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Le mariage sacré, l'union interdite


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195 réponses dans ce topic

#1 atrahasis

atrahasis

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Posté 25 septembre 2011 à 01:50

Bonjour,

je voudrais partager avec vous un sujet qui me préoccupe depuis bientôt 2 ans déjà. A travers le récit de mythes mésopotamiens, du Poème de l'Atrahâsis au récit de Enki dans le jardin de Dilmun, il est question de la création de l'Homme par des dieux fatigués cherchant à se défaire de leur charge, et de la porter sur une nouvelle création ; l'Homme. Cet homme né du sang d'un dieu sacrifié et d'un homme sauvage. Bref je pense que beaucoup déjà connaissent ce récit. Ceci m'a beaucoup intrigué et mené à élaborer une réflexion qui s'est complétée au fil de mes découvertes. Et le résultat m'a surpris. Il m'apparaît maintenant qu'il ne s'agissait pas d'une première création, mais plutôt d'une deuxième. Cette création du 7e jour et qui n'est pas l'oeuvre de la main de Dieu, mais de celle de Satan.

Pour aborder cette réflexion j'ai besoin de citer de nombreuses sources. Celles-ci nous amènerons de nouveaux éléments ou nouvelles pistes, de sorte qu'ainsi se construira pièce par pièce tel un jeu de puzzle qui se complète en une vue d'ensemble d'un phénomène mondial des plus surprenant, occulte, mais qui en même temps va puiser dans les bas-fonds de notre inconscient. C'est une part entière de l'histoire de notre humanité qui sera analysée. Bien vite un thème viendra récurent, exprimé en symboles, celui de l'union de 2 mondes, une théogamie ; le mariage sacré. Et ce thème on le retrouve partout, tout autour de nous, particulièrement dans l'art, la peinture, la poésie, le cinéma... mais qui nécessite un pré-requis pour le comprendre, connu des seuls initiés. Et pourtant nous verrons que nous pouvons en découvrir beaucoup, et certaines choses cachées apparaîtront alors d'une limpide évidence. A l'instar de ce tableau de Nicolas Poussin : "Les bergers d'Arcadie", sur lequel l'on peut voir 3 bergers scrutant un tombeau et cette énigmatique inscription "Et in Arcadia Ego" - "Même en Arcadie J'existe" - et l'on oublie d'y voir la Madone se trouvant au premier plan, impossible de la rater pourtant, alors que c'est elle qui est la clé.

Image IPB

Les bergers d'Arcadie de Nicolas Poussin.


"Au 7e jour, Satan se donna une parèdre. Ensemble ils donnèrent naissance à de nombreux enfants et s'en allèrent conquérir le monde." Voilà une phrase qui résume ce que nous affirmerons. Je tenterai de démontrer l'existence d'un couple primordial, et qui se réincarne au fil des millénaires, entraînant avec eux la perte d'une grande partie de l'humanité. A cette mise en évidence, les Ecrits de la Bible et du Qoran se trouveront des plus précieux, éclairés sous un jour nouveau, comme un témoignage humain de la Parole authentique de notre Créateur. Vous comprendrez qui sont les dieux du polythéismes, ou les djinns ou les anges, d'où ils viennent et pourquoi leur nombre croît sans cesse. Nous parlerons religion, mythologie et spiritualité des anciens peuples et je mettrais en évidence la supercherie de l'Initiation. Bref le sujet sera vaste, il couvrira de nombreux domaines. Aussi il vous faudra être patients et assidûs car j'ai beaucoup d'éléments à citer ^^

Bonne lecture, et bonne réflexion.

(PS: ceci est la reprise d'un même sujet que j'ai traité sur un autre forum. Je le reprend ici avec vous et je tâcherai d'être plus spécifique, de le rendre plus abordable.
Il sera complété progressivement.)

Ce message a été modifié par atrahasis - 25 septembre 2011 à 01:51.


#2 YAmA

YAmA

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Posté 25 septembre 2011 à 07:33

C'est un sujet très intérressant.
Pourquoi dis-tu que ce couple entraîne avec la lui la perte d'une grande  partie de l'humanité et dans quelles conditions ?




Une phrase que tu peut comprendre:

Je veux vous dire que je relie l’essence des êtres à la mienne et que la mienne fait Un avec l’essence de Celui qui est venu me réveiller.

Un passage de la Vie de
Marie Madeleine (Myriam) tel qu’il fût lu dans la mémoire des annales akashiques
ou mémoire de l’Univers.

Ce message a été modifié par YAmA - 25 septembre 2011 à 07:35.

Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.

#3 atrahasis

atrahasis

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Posté 25 septembre 2011 à 14:25

YAmA vous aurez votre réponse. Il me faut d'abord déconstruire plusieurs idées reçues et que vous vous rendiez compte du niveau de manipulation de ce monde.

Et oui je comprend votre citation qui a d'ailleurs parfaitement sa place.

Bon allez je commence.

Introduction

Le mariage sacré est une union charnelle à caractère cérémonial entre un homme et une femme sur le plan terrestre, et le monde invisible sur le plan céleste. Il met en relation de nombreuses croyances et traditions ancestrales. C'est un symbole puissant des sociétés occultes. A lui, il relie de nombreux peuples primitifs tels que l'Egypte Antique, Babylone, la Grêce, Rome, les celtes, les scandinaves, les coréens, les chinois, les peuples d'Afrique et du Moyen-Orient... etc aux écoles des mystères, au chamanisme, aux cathares, aux templiers, aux roses-croix, à l'Ordo Templis Orientis, et aussi à la Monarchie, celle qui fait autorité puisque d'origine divine.

Définition

Rien de tel que wikipédia pour commencer notre enquête :

Citation

Hieros Gamos ou Hiérogamie, (du Grec hieros = sacrée et gamos = mariage, rapport sexuel), désigne une union sacrée à caractère sexuel, un accouplement (parfois mariage) le plus souvent entre deux divinités ou entre un dieu et un homme ou une femme.

Définition[modifier]

La hiérogamie se situe dans un cadre symbolique, souvent rituel, elle associe à l'activité sexuelle un signifiant d'ordre symbolique ou mystique.

Elle peut qualifier l'union sexuelle de principes divins, mais aussi les pratiques rituelles visant à remettre en scène ces phénomènes divins, ou simplement des relations sexuelles ritualisées, où la consommation sexuelle a valeur de symbole mystique.

Le psychanalyste Carl Gustav Jung la place parmi d'autres symboles fondamentaux universels de l'humanité, dans son ouvrage Métamorphoses de l'âme et ses symboles.

Histoire[modifier]

Il s'agit d'une notion très ancienne, retrouvée dans nombre de civilisations. La tradition véhicule une pléthore d'exemples tel Horus, fruit de l'union d'Isis et de son frère Osiris, qui montre de plus que cette notion ne prend pas en compte l'interdit de l'inceste. Le rite hiérogamique, présent dans une foule de cultes antiques, est repris dans le cérémonial de nombreuses sociétés secrètes.

On peut distinguer deux types de hiérogamies : la version païenne et la version mystique.

Dans l'optique païenne[modifier]

Dans plusieurs traditions païennes et néo-païennes, où une analogie est établie entre la fertilité de la terre et la fécondité de la femme, la hiérogamie, le plus souvent accomplie dans la nuit précédant le 1er mai (célébration de Beltaine dans la mythologie celtique, nuit de Walpurgis dans le folklore germanique), est un rite de fertilité, censé symboliser la plantation de la graine dans la Terre et favoriser les pluies.

Dans l'optique mystique[modifier]

Dans d'autres contextes, le Hieros Gamos revêt la forme d'un rite initiatique qui permettrait aux participants d'acquérir une expérience religieuse profonde par des rapports sexuels. Certains experts y voient une référence à la théorie néo-platonicienne selon laquelle une âme est originellement androgyne et se scinde en deux lors de l'incarnation sur terre, sa part féminine allant dans un corps de femme et sa part masculine dans un corps d'homme. Dans cette optique, la plénitude spirituelle ne serait retrouvable que dans la réunion des principes complémentaires (« syzygie ») qu'offre une hiérogamie.

Une telle vision se retrouve dans le gnosticisme, qui pose l'“assomption syzygique” (réunion du masculin et du féminin) comme l'une des plus hautes fins de l'existence spirituelle d'un être humain. On peut citer à ce titre le logion 22 de l’Évangile selon Thomas (apocryphe chrétien issu de la bibliothèque de Nag Hammadi) : « [...] n°7 : Irons-nous dans le Royaume ? Jésus leur dit : Quand vous ferez le deux Un, [...] afin de faire le mâle et la femelle en un seul [...] ».

Exemples[modifier]

En Mésopotamie, au printemps, le rite du mariage sacré unissait le Roi (remplaçant le dieu Dumuzi) et la prêtresse (représentante de la Déesse Ishtar). Les festivités étaient très joyeuses et se déroulaient dans l’allégresse.

L'existence de tels rituels depuis des temps immémorables a souvent laissé des traces dans plusieurs cultures, ce qui a suscité des accusations de relations incestueuses à l'égard de plusieurs groupes religieux jugés d'hérétique comme le paulicianisme, le bogomilisme, le catharisme, l'alévisme ou le sabbétaisme.

Un exemple moderne de hiérogamie se trouve dans la religion Wicca, dans laquelle les participants s'engagent dans ce que Gerald Gardner, fondateur du culte, appelait le "Grand Rite". Un homme et une femme, assumant les identités du Dieu cornu et de la Déesse, s'engagent dans une union sexuelle pour célébrer la conjonction sacrée des principes opposés/complémentaires masculin et féminin de l'Univers.

De tels rituels sont évoqués dans le film Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick et dans le roman Da Vinci Code de Dan Brown.

http://fr.wikipedia..../Mariage_sacré

Il s'agit donc d'un rituel religieux et qui symbolise l'union entre 2 principes, l'un féminin et l'autre masculin.

Image IPB
L'hexagramme ou Sceau de Salomon symbolise un union de 2 principes.
Formé de 2 triangles superposés, celui ayant la pointe vers le bas représente
le principe féminin, tandis que la pointe vers le haut, le principe masculin.


Le "hieros gamos" a une origine perdue dans le temps et semble très ancien comme le suggère diverses statuettes ou inscriptions:

Image IPB
Hieros gamos, c 10,000 BC Europe, Negev Desert (Campbell 1988, Avi-Yonah)

Image IPB
Hieros gamos, creatrix goddess, shrine with bulls heads and pregnant Goddess.
Catal Huyuk Anatolia 7,500 B.C. - 5,500 B.C. goddess (Melaart).

source: http://www.dhushara....eros/hieros.htm

Comme le précise Wikipédia, il faut distinguer 2 types de Mariage Sacré. L'un est un rite annuel qui était tenu au début du printemps et possède un côté symbolique; c'est un rite de fertilité. L'autre, mystique, est en fait mal connu. Il semble envisageable de considérer que le 1er type de Mariage Sacré est une célébration populaire celle-ci étant l'expression symbolique du mariage mystique, celui-là constituant un véritable "mystère". Nous tenterons d'y voir plus clair. Pour ce faire nous aurons besoin de citer des sources et introduire de nouveaux éléments de réflexion.

Voici un lien qui décrit avec détails les célébrations de la fête du Nouvel An babylonien ; la fête de l'«Akitu».
12 jours durant sont célébrés la Passion, la mort, et la renaissance du dieu Marduk (le huitième jour). Le onzième jour est le jour des noces.

La religion à Babylone
http://religion.mrug...%20religion.htm
(pour les liens, j'exprimerai l'essentiel nous concernant ici-même. Le lien est là en guise de référence ou pour ceux voulant approfondir.)

Le Mariage Sacré dans d'autres civilisations:

Citation

Étymologie :

Hiérogamie est un terme technique des mythologues : il signifie tout simplement “mariage sacré*”, du grec hiéros gamos : « (Ce) mythe remontant à l’époque indo-européenne* est, au printemps, l’union du dieu* du Ciel (ou parfois du Soleil) avec une déesse incarnant le pouvoir de génération, de production.
La forme la plus répandue est celle qui fait recouvrir la Terre Mère par le Ciel Père. On la trouve chez les Germains, les Scythes, les Grecs, union d’Ouranos le ciel avec Gaïa la terre, (ce qui donne le jardin Paradeisos)n.
Ces derniers célébraient le Hiéros Gamos, le Mariage Saint de Zeus et Héra la protectrice.»

En effet, pour Jean Haudry (in La religion cosmique des Indo-Européens*, Arché, Milano) : « un des thèmes majeurs de leur religion est le Héros s’immortalisant en conquérant “la belle saison de l’année” ».
Mais cette étymologie est un peu courte car il nous semble remarquable qun’e grec hieras, hieracos signifient “faucon”, d’où hieraticos “sacerdotal” et comment alors ne pas penser à Circé, la devineresse au faucon *…

* Faucon : …et aussi aux premières dynasties des Ægyptos dont l’attribut était le faucon Horus, figurant le fils de Rê, le Soleil… Dans la mythologie* germano-scandinave, un aigle domine l’Arbre du Monde et il se nomme Aar. Les chevaux de la Soleil, Sol, étaient Arvak “Grand-Veilleur” et Alsvinn “Très-Rapide”. Har “Très-Haut éminent” est une Kenning pour Odhin ou Jafnhar “l’également éminent”, le second du trinêtre Odhin (Wotan) avec Thridi “le 3ème”, qui sont aussi trois “montagnes” ou trois dolmens gnomons de repérage solsticial aux fins de calage solaire de l’année ! (...)

Un document pdf de 32 pages à cette adresse:
http://racines.tradi...am/hierogam.pdf

Une chose intrigante lorsque nous étudions les cosmogonies des divers peuplades est que l'on retrouve cette "théogamie" exprimé généralement en un union du Ciel et de la Terre comme principe de Création. Particulièrement dans les 3 conceptions suivantes :

Cosmogonie mésopotamienne

Image IPB
Sceau sumérien représentant les Anunnaki

Xe au XIe siècle av. J.‑C.

Les mythes de la création, d'origine sumérienne, mettent en scène deux êtres primordiaux : l'un féminin, Tiamat, l'eau salée et l'autre masculin, Apsū, l'eau douce. De leur union naissent tous les dieux, dont les principaux sont Enlil, Adad, Enki (Ea), Ishtar, Mardouk, mais aussi des dieux dominants Annunaki qui exploitent les dieux Igigi en les faisant travailler durement afin de nourrir tous les dieux.

La voûte céleste, les étoiles, la terre, les enfers... furent formés du cadavre de Tiamat, au terme d'une guerre gagnée par Mardouk. Puis l'homme fut créé à son tour pour servir les dieux lorsque les Igigi se révoltèrent contre les Annunaki. L'homme fut façonné à partir d'argile trempée dans la chair et dans le sang d'un dieu sacrifié, donnant ainsi à la créature un peu de l'intelligence divine.
Article détaillé : Épopée de Gilgamesh.

Cosmogonie de l'Égypte antique

Image IPB
Rê à bord de sa barque

La cosmogonie varie en fonction de la région, et les dieux tutélaires ont souvent les rôles les plus importants.

À Héliopolis ; Issu du Noun, l'océan primordial, émerge Rê qui est à la fois le soleil, Atoum l'être achevé ou encore khepri la renaissance. En se masturbant, il met au monde Shou le sec. De son crachat naît Tefnout, l'humide. De ce couple en naît un autre, Nout, le ciel et Geb, la terre que leur père sépare en levant les bras. Viennent ensuite Osiris et Isis, Seth et Nephtys. Le premier couple symbolise le renouveau végétal et avec eux vient la légende d'Osiris, alors que le second est stérile. Voir le mythe de la création héliopolitaine.

À Memphis ; Au début des temps, Ptah le démiurge, issu du Noun, l'océan primordial, prit conscience de son existence. Puis il prit le limon de la terre, créant et modelant l'Homme. Aussitôt son œuvre créatrice terminée, il céda la place à son successeur Rê, le soleil. Rê, seigneur d'Héliopolis, parcourt chaque jour son domaine dispensant à l'humanité dons et bienfaits. Voir le Mythe de la création memphite.

En Haute-Égypte, Amon (père des dieux fondateurs du monde) féconda l'œuf cosmique d'où naquit toute vie.
Article détaillé : Mythe de la création du monde en Égypte antique.

(Mais je pense plus généralement à l'union de Nout et de Geb.)

Cosmogonie gréco-romaine antique

Gaïa - Chronos - Ouranos.

Selon la Théogonie d'Hésiode, au début était le Chaos, un tout incommensurable au sein duquel les éléments constituant le monde actuel étaient mélangés. Quatre entités s'en séparèrent : Gaïa (la Terre), Éros (le Désir amoureux vu comme force créatrice primordiale), Érèbe (les Ténèbres des Enfers) et Nyx (la Nuit). Gaïa engendra Ouranos (le Ciel), le premier principe fécondateur mâle (pour les Anciens, le Ciel fécondait la Terre par ses pluies, comparables à une semence), et de leurs étreintes naquirent les Titans, dont Cronos, les trois Cyclopes et les Hécatonchires (géants à cent bras).

Selon la tradition orphique, l'eau et des éléments formèrent spontanément la terre, d'où un Chronos monstrueux surgit, lequel créa l'Éther, l'Érèbe et le Chaos, puis engendra un œuf d'où naquit Éros, qui donna à son tour naissance à la Lune et au Soleil puis à la Nuit, avec qui il conçut Ouranos et Gaïa.
Articles détaillés : mythologie grecque et Religion grecque antique.

Source http://fr.wikipedia....wiki/Cosmogonie


Enfin, pour terminer ce 1er chapitre, sachez que le clip de Lady Gaga, Bad Romance, est une symbolique moderne (d'inspiration à la fois égyptienne et gothique) du mariage sacré.

Ce message a été modifié par atrahasis - 25 septembre 2011 à 17:13.


#4 atrahasis

atrahasis

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Posté 25 septembre 2011 à 18:44

Le mariage sacré mystique en Egypte et en Occident à travers le culte de Myriam

Image IPB

Citation

UN MARIAGE SACRE

Ce bas-relief du Temple d'Edfou en Egypte symbolise l'union du dieu Amon "l'invisible" et de la mère du futur Pharaon qui apparaîtra comme le fils du dieu; cette union sacrée, ou hiérogamie, se concrétise par l'échange entre les personnages de deux "croix de vie", qui assureront l'immortalité' du futur Roi.

. Quel que soit le nom du dieu, Amon en Egypte ou Marduk à Babylone etc..., une hiérogamie reste une hiérogamie. Dans le christianisme, le dieu-lumière, trine, féconde une vierge dénommée Myriam-Marie dont le nom signifie: "née de l'écume", et rappelle celui d'Aphrodite. La fécondation s'opère par l'ombre du Saint-Esprit, émanation du Père et du Fils, mais engage la Trinité toute entière: l'enfant-lumière qui naîtra s'identifiera au Fils, première émanation du Père; Fils qui sera donc à la fois, géniteur par le Saint-Esprit et fruit de la hiérogamie. Des antécédents précis à cet inceste "divin" existent au moins dans les mythologies égyptiennes, notamment dans celle d'Isis et d'Osiris. Le culte isiaque s'était largement répandu dans tout l'Empire, comme le montre Apulée dans ses "Métamorphoses" (livre XI), jusque dans la lointaine Ibérie, où l'on donnera le nom d'Isis au dernier Père de l'Eglise: Isidore de Séville mort en 636; Isidore est le don d'Isis.

Au Xllème siècle en Occident, le culte de Myriam, devenue Marie, sera développé par les moines cisterciens à la suite de Bernard de Clairvaux, qui eut la grâce d'être nourri du lait marial. Marie sera couronnée Reine du Ciel à l'instar d'Isis, et considérée comme l'épouse du Christ son fils; telle est la signification reconnue de la mosaïque de l'abside de l'église Santa-Maria in Trastevere, à Rome, réalisée vers 1140/1145.

La naissance du dieu "lumière de lumière" provoque nécessairement la venue des Mages, princes et prêtres de Mithra, dieu solaire assimilé à Apollon et au Soleil invincible d'Emèse depuis 274. Les Mages viennent adorer leur dieu, le Soleil, dans sa dernière manifestation, sa dernière re-naissance sous les traits d'un nouveau-né, après que des bergers l'aient aidé à sortir de la caverne conformément à la mythologie mithriaque.

En définitive, la fixation annuelle depuis 335 de la naissance du Christ au 25 Décembre confirme l'opinion émise d'une succession sans discontinuité des cultes dits païens et du christianisme; le syncrétisme nécessaire, même si certains universitaires hostiles à la pensée de Mircea Eliade le nient, s'est manifesté par l'institution progressive d'un rituel nouveau inspiré par la théologie du dieu unique venant accorder à Constantin, son représentant, le pouvoir d'unifier l'Empire.

Source: http://srg.hereses.c...on chretien.htm

Nous aurons l'occasion d'y revenir.


La nature divine du Monarque

C'est ici que nous aborderons les travaux de James Georges Frazer qui s'avèrent très important.

"Vers la fin du néolithique, les sociétés humaines se sédentarisent et s'organisent en cités. Un rôle émerge dans la société qui devient rapidement fondamental : celui de roi.
Des Pharaons égyptiens aux anciens royaumes africains, le roi est investi de pouvoirs sacrés. Il n'est pas un être humain comme les autres, mais une sorte de demi-dieu détenant des pouvoirs magiques. C'est lui qui assure le retour de la pluie, préside aux cérémonies agricoles et est responsable des récoltes.
Par ses forces vitales, le roi assure l'unité, la survie du groupe, et il permet à la nature de se régénérer.
Pour faire face au danger que représente la maladie ou la mort inattendue du roi, qui menacerait la prospérité de la communauté, il n'existe qu'un moyen. Un moyen radical : tuer le dieu-roi dés qu'apparaissent les signes de son déclin physique, afin de transmettre son « âme » à un successeur vigoureux.
Le thème de la mort et renaissance du dieu est associé aux rites agricoles des cycles de la nature. Chaque année, on célèbre chez de nombreux peuples « les esprits des blés et des bois »."

exemple:

Citation

La nature divine de Pharaon

Pharaon est à la fois dieu et roi humain. Ces deux aspects de sa personnalité sont inextricablement mêlés. Dieu, souvent désigné par l’expression neter nefer , le « dieu parfait », est le fils charnel d’une divinité : à haute époque, du dieu-soleil (Rê), d’Héliopolis, la plus ancienne capitale d’Égypte, et, à partir de la XVIIIème dynastie, du dieu Amon de Thèbes. À l’Ancien Empire, la filiation divine est simplement indiquée par le titre « Fils de Rê », souvent suivi de la précision « de son corps », qui prouve qu’il faut bien interpréter « Fils charnel de Rê » ; au Nouvel Empire, des textes et des représentations décrivent en détail comment le dieu Amon, qui d’ailleurs selon son nom d’Amon-Rê est tenu à cette époque pour une hypostase du dieu Rê, prenait la forme et l’aspect du pharaon régnant pour s’unir charnellement à la reine afin de procréer l’héritier légitime du trône.

C’est sans doute grâce à cette origine divine et au fait qu’un sang divin coule dans les veines de l’enfant royal, garçon ou fille, que, à la différence des autres civilisations antiques, la reine égyptienne peut, le cas échéant, soit exercer la royauté au même titre qu’un mâle, soit transmettre les droits à la couronne à son mari quand il n’est pas héritier légitime. Ces mêmes raisons, et surtout le désir de conserver intacte la pureté du sang divin, expliquent peut-être que le mariage consanguin du pharaon avec une de ses sœurs ou demi-sœurs soit sinon une règle, du moins une pratique très fréquente. Toutefois, on peut aussi expliquer cette coutume, que suivront encore les souverains lagides, en évoquant le désir d’imiter le couple mythique idéal, celui d’Osiris et d’Isis, tous deux enfants du dieu Geb (la Terre) et de la déesse Nout (le Ciel), qui étaient eux-mêmes frère et sœur.

En tant que roi, Pharaon est considéré comme le successeur légitime d’Horus, premier souverain de l’Égypte. De même qu’Horus, dieu-faucon fils d’Osiris et d’Isis, hérita de son père la royauté unifiée de l’Égypte, de même Pharaon est conçu comme l’« Horus vivant », la réincarnation du premier roi mythique. C’est même là son titre le plus ancien. Dès les premières dynasties, à l’époque thinite, le nom du roi est toujours précédé du titre « Horus » : on parle non pas du « pharaon X... », mais de « l’Horus X... » Ce titre subsistera jusqu’à la fin de l’histoire égyptienne, et les souverains lagides ou romains porteront eux aussi leur « nom d’Horus » ; c’est ainsi que l’empereur Auguste se fera appeler « l’Horus, Celui au bras puissant, Le Grand de force ».

http://toutankharton.com/Nature

James Georges Frazer

L'anthropologue écossais sir James George Frazer (1er janvier 1854 - 7 mai 1941) est le premier à avoir dressé un inventaire planétaire des mythes et des rites. Les 12 volumes de son Rameau d'or, parus entre 1911 et 1915, décrivent des milliers de faits sociaux et religieux, soit relevés par l'auteur sur le terrain ou dans ses lectures, soit relatés par ses correspondants cosmopolites (diplomates, administrateurs coloniaux, explorateurs, missionnaires). En tentant d'interpréter cette masse de comportements, Frazer fondait — sans le savoir — l'anthropologie religieuse et la mythologie comparée.

Citation

"L'esprit du sauvage n'est pas vide; lorsqu'on se familiarise avec ses croyances et ses superstitions, avec la nature compliquée de ses lois et de ses coutumes, les idées préconçues qu'on se formait sur sa simplicité disparaissent bien vite... Nous nous moquons de ses fétiches et de ses superstitions, mais nous négligeons de suivre l'enchaînement d'idées et l'effort intellectuel qui les ont créés. Après des observations qui s'étendent sur plus de dix-neuf années, j'en suis venu à la conclusion qu'il n'y a rien dans les usages et les fétiches d'Afrique qui ne corresponde à un raisonnement défini." (Thomas Lewis)

"L'étude des peuples primitifs est extrêmement curieuse et elle est pleine de surprises. Il y a vingt ans que je suis parmi les tribus Thonga et Pédi de l'Afrique du Sud; plus j'avance, plus je m'étonne du grand nombre, de la complexité et de la profondeur des rites de ces gens qu'on qualifie de sauvages. Seul un observateur superficiel pourrait les accuser d'être superficiels. Si nous prenons la peine de chercher la raison de ces étranges coutumes, nous trouvons à leur base des raisons secrètes et obscures, des principes difficiles à comprendre et les plus fervents adeptes des rites eux-mêmes n'en peuvent donner l'explication. Découvrir ces principes, et donner ainsi la véritable explication de ces rites, telle est la tâche de l'ethnographie, tâche délicate entre toutes, car nous ne pouvons la mener à bien qu'en oubliant nos idées à nous pour nous plonger entièrement dans celles des peuples primitifs" (A. Junod)

Ces paroles de poids, fruit d'une longue expérience, méritent d'être méditées par ceux qui s'imaginent que le système compliqué des coutumes sauvages a pu naître sans un long processus de raisonnement dans l'esprit de ses fondateurs. Certes nous ne sommes pas toujours à même de découvrir la raison pour laquelle tel usage ou tel rite a pu être institué, car nous ne faisons que commencer à comprendre l'esprit du sauvage; mais tout ce que nous savons de lui tend à montrer que sa pratique, si absurde qu'elle nous paraisse, a eu son origine dans des raisonnements précis, et a un but défini et très certain. (commentaire de JG Frazer)

L'étrange cérémonie du bois de Némi

Cette cérémonie était tenue au temps de la fondation de Rome.

« Dans le bosquet sacré se dressait un certain arbre auprès duquel, à toute heure du jour, voire aux heures avancées de la nuit, un être au lugubre visage restait embusqué. À la main, il tenait un glaive dégainé; de ses yeux inquisiteurs, il paraissait chercher sans répit un ennemi ardent à l’attaquer. Ce personnage tragique était à la fois prêtre et meurtrier, et celui qu’il guettait sans relâche devait tôt ou tard le mettre à mort afin d’exercer lui-même la prêtrise à sa place. Telle était la loi du sanctuaire. Quiconque briguait le sacerdoce de Némi ne pouvait exercer les fonctions qu’après avoir tué son prédécesseur de sa main; le meurtre perpétré, il restait en possession de la charge jusqu’à l’heure où un autre, plus rusé ou plus vigoureux que lui, le mettait à mort à son tour.

À la jouissance de cette tenure précaire s’attachait le titre de roi; mais jamais tête couronnée n’a dû dormir d’un sommeil aussi fiévreux, hanté de rêves aussi sanguinaires, car d’un bout de l’année à l’autre, hiver, été, sous la pluie ou par le soleil, il avait à monter sa garde solitaire »


[Frazer, 1981,p. 19].

Le Rameau d'Or (1890-1915).


Citation

James George Frazer a publié, de 1890 à 1915, les douze volumes du Rameau d’or, dont le succès a été universel et qui, toujours réédité, n’est jamais tombé dans l’oubli. Il s’agit pourtant d’un texte bien étrange, si on le compare avec ce qu’est en train de devenir l’anthropologie. Bientôt, Malinowski et ses disciples imposeront à la fois le travail sur le terrain et l’élaboration d’une problématique aussi scientifique que possible. Conçu et réalisé comme une gigantesque compilation élaborée à partir de textes disparates, le Rameau d’or, il faut l’admettre, ne répond a aucun critère de scientificité. Il n’en est que plus utile d’essayer de comprendre les raisons d’un succès aussi durable.

2 Le Rameau d’or est une vaste fresque dans laquelle James George Frazer rapporte des centaines de mythes et de rites de tous les continents. L’auteur a voulu élucider le mystère du meurtre du « roi sacré » et, ce faisant, pense avoir trouvé la clé de la pensée magique des peuples « sauvages ».

3 Il débute par un récit en forme d’énigme. Le récit est celui d’un curieux mythe datant de la Rome archaïque. Sur le bord du lac Nemi, près de Rome, vivait un prêtre-roi dévolu à la déesse Diane. Lorsqu’il commençait à vieillir, le maître des lieux devait être remplacé selon un rituel étrange et brutal : le roi devait être tué par le prétendant à sa fonction, un esclave fugitif. Mais ce dernier ne pouvait commettre son crime qu’après avoir dérobé une branche de l’arbre sacré auprès duquel vivait le prêtre-roi. « Telle était la loi du sanctuaire. Quiconque briguait le sacerdoce de Nemi ne pouvait occuper les fonctions qu’après avoir tué son prédécesseur de sa main ; le meurtre perpétré, il restait en possession de la charge jusqu’à l’heure où un autre, plus rusé ou plus vigoureux que lui, le mettait à mort à son tour. »

• Pourquoi faut-il tuer le roi ?

4 Frazer s’interroge alors sur la signification de ce mythe, que l’on racontera encore longtemps dans la Rome civilisée. Pourquoi faut-il tuer le roi lorsque ses forces déclinent ? Et pourquoi faut-il d’abord cueillir ce précieux rameau ?

5 Ces deux questions forment l’intrigue d’une histoire dont la trame court tout au long du Rameau d’or. L’ouvrage est monumental. Il fut d’abord publié en 1890 sous la forme de deux épais volumes. Mais par la suite, Frazer, travailleur solitaire et encyclopédiste insatiable, ne cessera d’enrichir et développer son sujet.

6 La troisième édition, publiée en 1911 et 1915, ne comprend pas moins de douze volumes ! Car pour mener son récit, l’auteur nous propose une vaste exploration des mythologies des peuples de l’Antiquité et des sociétés primitives. L’énigme du meurtre du « Roi des bois », puis celle du « Rameau d’or », sera le prétexte, pour Frazer, de comprendre le fonctionnement de la pensée primitive et de percer le mystère des rituels magiques.

7 L’ouvrage débute par une longue étude sur le thème du « Roi magicien dans la cité primitive ». Dans plusieurs sociétés, des pharaons égyptiens aux anciens royaumes africains, le roi est investi de pouvoirs sacrés. II n’est pas un être humain comme les autres, mais une sorte de demi-dieu détenant des pouvoirs magiques. C’est lui qui assure le retour de la pluie, préside aux cérémonies agricoles et est responsable des récoltes.

8 • Roi-prêtre, roi-dieu ou roi-magicien... la royauté sacrée incarne la communauté et les forces de la nature. Par ses forces vitales, le roi assure l’unité, la survie du groupe, et il permet à la nature de se régénérer. C’est pourquoi sa vie et sa santé sont si précieuses aux yeux des sociétés qui le vénèrent. Mais les rois, même élevés au rang de dieux, meurent un jour. Et la mort du souverain est toujours une phase critique pour une communauté. Dans le volume suivant, Le Dieu qui meurt, Frazer alors examine les mythes et rites liés à la disparition du roi.

9 Pour faire face au danger que représente la maladie ou la mort inattendue du roi, qui menacerait la prospérité de la communauté, il n’existe qu’un moyen. Un moyen radical : tuer le dieu-roi dès qu’apparaissent les signes de son déclin physique, afin de transmettre son « âme » à un successeur vigoureux.

10 Le thème de la mort et renaissance du dieu est associé par Frazer aux rites agricoles des cycles de la nature. Chaque année, on célèbre chez de nombreux peuples « les esprits des blés et des bois » auxquels Frazer consacre un épais volume.

11 Puis, dans un autre volume, Frazer s’intéresse au thème du « bouc émissaire », la mise à mort d’un dieu ou d’un animal sacré (le bouc). Ce rituel a pour but de purger la société du mal qui la guette. Le Rameau d’or s’achève avec le conte scandinave de Balder le Magnifique. Ce mythe vise à répondre à la seconde question posée en début d’ouvrage : pourquoi le prétendant au statut de prêtre-roi doit-il d’abord cueillir le Rameau d’or avant le meurtre du roi en place ?

La mort de Balder le Magnifique

12 Dans la mythologie nordique, Balder, dit le Magnifique, fils d’Odin, le chef suprême des dieux, est à la fois le plus beau, le plus sage, le meilleur des dieux. Pour le protéger et l’éloigner de tout danger, sa mère réussit à obtenir un privilège : Balder sera rendu invulnérable à tous les objets qui pourraient le blesser ou le tuer. Devenu imperméable aux blessures, les frères et sœurs de Balder s’amusent donc à lui jeter des pierres, des flèches, sans qu’il n’éprouve rien. Mais Loki, un dieu malfaisant, apprend que Balder n’est pas immunisé contre tout. Il existe une plante, le gui, contre laquelle Balder n’a pas été protégé.

13 Loki va donc cueillir du gui et en donne une branche à Hother, un dieu aveugle et très puissant. Hother s’empare de la branche de gui et la projette avec son arc sur Balder. Celui-ci tombe et meurt sur le coup. C’est l’effroi et la consternation parmi les dieux et les humains. Le corps de Balder sera transporté au bord de la mer où il sera brûlé. Le mythe nous dit que sa femme, folle de désespoir en voyant le corps de son époux, se jettera dans les flammes du bûcher. Le dieu Balder est donc mort, tué par une branche de gui. Frazer relie ce fragment de mythe au schéma du Rameau d’or. Comprendre la signification de ce mythe, ce serait élucider les raisons d’être de cette branche sacrée.

14 L’interprétation que donne Frazer de ce mythe est la suivante. Balder est tué par une branche d’arbre. Mais cette branche est celle d’un arbre sacré dont le gui est « l’âme extérieure ». Le gui représente « l’âme » du chêne. Il faut donc d’abord arracher cette âme avant de mettre le chêne à mort. La mort de Balder, assimilé au chêne, le fait de brûler son cadavre sur un bûcher, constitueraient le sacrifice nécessaire pour régénérer la nature et la communauté. Ce mythe accompagne et justifie les rituels annuels du feu, qui ont lieu un peu partout dans les sociétés agraires. Ils appellent au retour de la nature. Le mythe de Balder serait donc à relier aux rituels de la cueillette du gui et aux cérémonies du feu.

15 Pour Frazer, le mythe est le récit qui accompagne un rite ; et le rite est un geste magique destiné à agir sur la nature et les forces qui la dirigent. Il est donc parvenu à résoudre sa double énigme : celle du meurtre du roi et celle du rameau d’or. Il faut tuer le roi et le remplacer pour éviter que l’âme sacrée ne se dégrade. Le rameau d’or est le vecteur de cette âme, source vitale qui se transmet de génération en génération chez les humains, et de saison en saison dans la nature. Voilà pourquoi le prétendant au titre de prêtre-roi ne peut pas être n’importe quel putschiste. Il faut d’abord qu’il s’empare de la force vitale, qu’il soit sacralisé avant de remplacer le roi déchu.

• La théorie frazérienne de la magie

16 Dans la pensée magique, la nature est gouvernée par des esprits et des forces que l’homme « primitif » vénère et cherche à se concilier. Chaque année, la renaissance de la nature s’effectue par l’intervention d’un roi-magicien, qui recrée le monde des plantes. Les rituels sacrés pratiqués par ce roi ont pour but de redonner vie aux végétaux, de faire venir la pluie, d’éloigner les maladies. Pour Frazer, la magie fonctionne selon un principe de « sympathie », c’est-à-dire par ressemblance et imitation. Par exemple, la fumée qui s’élève au-dessus du feu rappelle les nuages qui couvrent le soleil. Pour faire venir les nuages, l’orage et la pluie, il faut donc, chez les Zunis (Indiens du Nouveau-Mexique), pratiquer un feu cérémoniel.

17 La causalité magique repose sur une loi d’analogie, dite homéopathique : le feu est semblable au soleil, les nuages à la fumée, et ainsi « tout semblable appelle le semblable ».

18 La pensée magique repose également sur une autre loi, la loi de contagion, qui veut que les choses qui ont été en contact continuent d’agir à distance. Ainsi, le roi-magicien ne doit pas être mis en contact avec le sol, sinon il se pervertit, se dégrade... C’est ainsi que, dans nombre de sociétés où règnent des rois-dieux, des pharaons à l’empereur du Japon, on évitait soigneusement que le roi ne touche le sol afin que la force ne se dégrade au contact de la terre. Voilà pourquoi il fallait transporter le roi sur les épaules de ses serviteurs ou étaler un tapis sous ses pieds.

19 Pour agir sur la nature et pour assurer la prospérité des récoltes, pour protéger la société du mal, il convient donc de pratiquer toute une série de rituels sacrés. Car pour Frazer, le rite est le versant pratique du mythe. Le mythe entretient avec le rite le même rapport que la science avec la technique. Peu à peu, selon Frazer, la pensée magique sera remplacée par la religion (lorsque les hommes auront compris qu’il existe un monde des dieux distinct de celui de la nature). Puis cette dernière sera remplacée par la science.

20 Cette conception évolutionniste des trois âges de la pensée - magie, religion, science - est courante à l’époque. Sur ce point, Frazer ne fait que reprendre les idées de ses prédécesseurs. Mais il formule cette conception évolutionniste au moment même où les anthropologues sont en train de l’abandonner...

21 L’œuvre de Frazer a connu un retentissement extraordinaire. Les éditions successives du Rameau d’or rencontreront un énorme succès, grâce notamment à l’activisme de la femme de Frazer, qui a consacré sa vie à faire connaître et à traduire l’œuvre de son mari. Le Rameau d’or a inspiré des psychanalystes comme Sigmund Freud et Geza Roheim, des écrivains (Ezra Pound, James Joyce, David H. Laurence, Thomas S. Eliot). Chez les anthropologues, en revanche, la réception sera beaucoup plus froide.

22 Frazer débute en effet son entreprise dans les années 1880, à une époque ou l’anthropologie est dominée par l’évolutionnisme. Il est fortement influencé par Robertson Smith, son professeur devenu son meilleur ami. Et une grande partie de sa construction intellectuelle lui est redevable. Mais quand il termine son œuvre, dans les années 1920, l’anthropologie ne raisonne plus dans les mêmes termes et les critiques commencent à s’accumuler.

23 Dès 1902, Marcel Mauss critiquera la théorie frazérienne de la magie sympathique et sa conception évolutionniste des âges de la pensée. Arnold van Gennep reproche à Frazer de tisser des liens arbitraires entre des mythes issus de lieux et d’époques différentes, créant ainsi des constellations mythologiques artificielles. Robert Lowie a des mots très durs à l’égard de Frazer et de sa construction intellectuelle : « C’est un érudit, non un penseur. »

24 Mais ce sont les Britanniques qui porteront les critiques les plus acerbes. Bronislaw Malinowski se déclare d’abord « englouti, captivé » par l’œuvre frazérienne, avant de prendre ses distances « devant certaines naïvetés théoriques du Rameau d’or ». Mais c’est Edmund Leach, une des grandes figures de l’anthropologie britannique, qui a les mots les plus durs à l’égard de Frazer. Il le présente comme un érudit humaniste, un savant en chambre qui n’a fait que compiler des documents de deuxième main en leur donnant une forme littéraire propre à séduire le public. Au fond, écrit-il méchamment, « les capacités de Frazer se trouvèrent réduites à celles d’un rat de bibliothèque prodigieusement vorace et laborieux ». On peut consulter les ouvrages de Frazer pour leur bibliographie, ajoute-t-il, « quand au reste, il amasse la poussière ».

• Une postérité paradoxale

25 La gloire du Rameau d’or auprès du grand public semblerait donc n’avoir eu d’égal que le peu d’estime des milieux spécialisés.

26 Pourtant, quelques anthropologues ne partagent pas cet avis. Le thème principal du Rameau d’or, celui de la « royauté sacrée », continue d’intéresser certains spécialistes, notamment ceux qui étudient les fondements symboliques du pouvoir.

27 C’est le cas de l’anthropologue belge Luc de Heusch, qui se qualifie lui-même de « néofrazérien ». Spécialiste de l’aire culturelle des Kongo d’Afrique centrale, L. de Heusch s’inspire des thèses frazériennes pour interpréter les systèmes de pensée liés aux royaumes sacrés présents pendant plusieurs siècles en Afrique centrale. Car le « meurtre rituel » du roi du lac de Nemi ne fut pas qu’un vieux mythe romain. Il y a peu encore, on se livrait au régicide rituel dans certaines royautés d’Afrique, comme chez les Nyakyusa de Tanzanie. Un roi sacré y vivait reclus, et était censé garantir la prospérité du pays par la force germinative qui résidait dans son corps. Il avait le pouvoir de faire tomber la pluie, de procurer de la nourriture, du lait et des enfants. C’est pourquoi « il était rituellement étranglé ou enterré vivant lorsqu’il tombait gravement malade ».

28 La symbolique du pouvoir, les tabous royaux, les rites du bouc émissaire, les rituels agraires... bien des pistes mythologiques explorées par Frazer continuent à stimuler la réflexion de certains mythologues sur la magie, la mythologie et la pensée sauvage.

http://www.cairn.inf...hp?BISHPAGE=153

Citation

L'immense enquête de Frazer qui constitue la matière du Cycle du Rameau d'Or, s'ouvre, avec les premières pages du Roi magicien dans la société primitive (The Magic Art and the Evolution of Kings), sur la présentation d'une institution romaine archaïque riche de contenu dramatique et symbolique, qui va jouer, au long non seulement du premier volet du Cycle, mais de l'oeuvre entier, un rôle thématique fondamental, en dépit de l'abondance des détours et des parcours surajoutés de l'itinéraire frazérien.
Près du Lac de Némi, dans les monts Albains, se trouvait un sanctuaire voué au culte de Diane. Le prêtre de ce sanctuaire, qui portait le titre de "Roi", et plus précisément de "Roi du Bois", accédait à la fonction sacerdotale en tuant son prédécesseur. Encore fallait-il, pour disposer en quelque sorte du droit de meurtre sur la personne du prêtre en place, que le "prétendant" au sacerdoce ait au préalable détaché en la cassant une branche d'un arbre à l'intérieur de l'enceinte du sanctuaire, dans laquelle ne pouvait pénétrer que les esclaves fugitifs (1), qui y trouvaient la vie sauve, et une précaire liberté, reçue en échange d'un meurtre qui mettait le meurtrier en péril de mort. Pour les Romains, la branche ainsi détachée de l'arbre du sanctuaire de Némi - arbre dont Frazer fera l'hypothèse qu'il s'agissait d'un chêne - était une sorte de substitut ou d'équivalent symbolique du rameau d'or qu'Enée avait cueilli avant d'entreprendre son voyage au pays des morts.

(1) "Seul un esclave fugitif avait le droit", s'il le pouvait, de briser un de ces rameaux. Le succès de sa tentative lui permettait d'attaquer le prêtre en combat singulier ; s'il parvenait à le tuer, il régnait à sa place, sous le titre de Roi du Bois. Il est clair que les Rois du Bois, passé l'épisode mythique de Verbius, étaient des esclaves fugitifs, mais Frazer ne s'attarde pas sur ce point.

A la Diane de Némi étaient associées deux divinités mineures : la nymphe Egérie, dont le premier roi de Rome, Numa, aurait été l'amant, et Verbius, superbe cavalier et conducteur de char, avatar latin du héros grec Hippolyte, chasseur émérite et amant de la chasseresse Artémis. L'analyse initiale de Frazer conduit à envisager une équivalence entre le couple Hippolyte-Artémis, et un couple Verbius-Diane ; Verbius pouvant être envisagé comme le premier Roi du Bois, le couple Verbisu-Diane serait la première forme d'un couple associant le prêtre de Némi et sa déesse. Le Roi du Bois, "descendant" de Verbius par le moyen d'une chaîne de meurtres rituels, est l'époux mystique de la Diane sylvestre des monts Albains, divinité tant de la nature "sauvage", celle des bois et des animaux que l'on chasse, que de la nature domestiquée, celle que "traitent" l'agriculture et l'élevage. En clair, Artémis-Diane apparaît ici sous le double aspect d'une divinité de la nature en général et de la fécondité, cette notion s'appliquant à la seule nature domestiquée. Nous tenons un premier résultat. Si ce prêtre, dés lors prêtre de la nature et de la fécondité, porte le titre de "roi" alors qu'il ne détient aucune souveraineté de caractère politique, c'est qu'il doit y avoir à l'inverse un rapport entre la "royauté", en tant qu'elle est effectivement détentrice de souveraineté, et la fécondité. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de pouvoir sans sacré. Et c'est ménager la place à venir de la magie, car si la royauté doit aller de pair avec la possibilité d'une manipulation des forces naturelles qui commandent aux mécanismes de la fécondité. Si le roi est magicien, alors le magicien peut devenir roi. L'analyse de l'institution du Roi du Bois nous conduit à nous interroger sur l'origine et la nature de la magie, d'une part, de la souveraineté, d'autre part.

Le Rameau d'Or, Introduction p. XXXI-XXXII

Citation

C'est au chapitre IV que seront étudiés les rapports entre magie et religion : de la science il est peu question. La première partie du chapitre V en développe les idées selon les deux directions parallèles que nous venons de tracer. Le magicien devient ici un dieu-humain, c'est à dire un homme - qui n'est donc pas un dieu et pour lequel, en outre, la question de la divination ne se pose pas -, mais qui, dans un monde encore seulement magique - qui n'est pas parvenu à la conception d'un monde divin - détient des pouvoirs qui en font un dieu parmi les hommes. Ce qui fonde cette divinité humaine, c'est la possibilité qu'a le magicien d'agir sur la nature.

Le Rameau d'Or, Introduction

Or nous retrouvons cet union, cette théogamie, à la suite de cette cérémonie.

Citation

(...) Or, dans le 1er chapitre de cet ouvrage, nous avons trouvé des raisons de croire que le prêtre, portant le titre de Roi du Bois à Némi, avait pour compagne la déesse du bois sacré, Diane en personne. Ne se peut-il que ce Roi et cette Reine du Bois aient été représentés par des personnages véritables dont nous trouvons les pendants dans les joyeux masques qui jouent le rôle de Roi et de Reine de Mai, de marié et mariée de la Pentecôte, dans l'Europe moderne? Et ne se peut-il que leur union ait été célébrée chaque année dans une théogamie ou mariage divin? Dans plusieurs parties de l'ancien monde on représentait dramatiquement des mariages de dieux et de déesses comme rites religieux; aussi n'y a-t-il rien d'invraisemblable dans la supposition que le bois sacré de Némi ait été le théâtre d'une cérémonie annuelle de ce genre. De preuve directe, il n'y en a pas; mais l'analogie, nous allons essayer de le montrer, plaide en faveur de cette opinion.

Le Rameau d'Or, Chapitre 12, p. 333

Ce message a été modifié par atrahasis - 25 septembre 2011 à 20:12.


#5 YAmA

YAmA

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Posté 25 septembre 2011 à 20:27

Quelles sont tes interrogations sur ce sujet ?
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Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.

#6 atrahasis

atrahasis

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Posté 25 septembre 2011 à 22:38

Mes interrogations? J'ai une grande considération pour les travaux de Frazer, je trouve son analyse brillante. Bref, j'adhère à 100%. C'est une oeuvre souvent citée et malheureusement peu connue, et toujours d'actualité. Je lui fais donc la place qu'elle mérite.

Bien, à partir des travaux Frazer nous avons plusieurs éléments/pistes :
- Le roi est magicien.
- On découvre que l'élévation parmi les dieux procède d'un rituel. De son vivant le roi est la personnification du dieu principal, et à sa mort il rejoint ses ancêtres et devient lui-même un dieu. Ainsi on ne naît pas dieu ; on le devient. C'était plutôt une tare puisqu'elle est réservée à un esclave fugitif. Le citoyen, lui, est épargné de ce fardeau. La royauté est quelque chose qui se dérobe, et pour cela il faut commettre un crime. Le prédécesseur doit mourir d'une mort violente. Et enfin, vient l'union avec une déesse, mais qui est elle aussi personnifiée par une prêtresse ou directement par l'épouse du prétendant.
- L'Arbre Sacré qui ornait l'extérieur de ces temples. Et le Rameau qui représente l'âme du premier ancêtre.
- Diane, la déesse de la chasse et de la fécondité. Et plus généralement les déesses mères.
- Les dieux, qui étaient-ils vraiment? Des Hommes? ou des démons?

Cette dernière question est importante, il y a tout lieu d'y répondre sans plus tarder.

Comprendre le concept de dieux:

Selon les fragments écrits du phénicien Sanchoniathon, en gros, après le déluge, les hommes avaient perdu leur ancienne tradition. Egarés, ils commencèrent à vénérer les astres et le soleil. Les dieux dit-il, étaient de grands hommes qui ont marqué leur temps et qui ont été fait dieux à leur mort; on élevait alors des statues, on les vénérait, on pratiquait la divination. Ensuite ces dieux furent associés aux astres (aux constellations), et l'on commença à inventer toutes sortes de mythes afin que plus personne n'y comprenne quoi que soit.

Le roi est la personnification du dieu principal du Panthéon. A Babylone c'est Marduk qui tient ce rôle. C'est un dieu de la foudre, de la pluie, de la fertilité, et un puissant magicien. Il correspond à Zeus chez les Grecs ou Jupiter chez les Romains, qui est aussi un dieu de la foudre, de surcroît lié au chêne. Les premiers rois de Rome étaient tous des personnifications de Jupiter, tout comme Pharaon l'est de Horus. Par contre chez les Egyptiens il est d'essence solaire, mais symbolise toujours la fertilité et la renaissance de la végétation.

Les dieux n'étaient pas que des rois de leur vivant. On retrouve bien souvent une trinité à la tête du panthéon. Cela pourrait s'expliquer dû au fait de l'organisation tri-partite des sociétés anciennes. A savoir la division en castes (paysans - guerriers - prêtres) faisant tel que chaque caste avait son dieu tutélaire. Bien que ceci n'est pas la seule explication au concept de Trinité.

Donc, voilà comment Frazer nous explique cette distinction à procéder au concept de dieux :

Citation

Le sauvage ne comprend pas les pensées de l'homme civilisé et vice-versa. Quand le sauvage prononce le mot de "dieu", il a dans l'esprit un être d'un certain genre; le civilisé emploie son mot correspondant pour dieu, et il pense à un être d'un genre tout différent; et si, comme il arrive souvent, les deux hommes sont également incapables de se placer au point de vue l'un de l'autre, la confusion et l'erreur peuvent seules résulter de leur discussions. si nous, hommes civilisés, voulons n'appliquer le nom de Dieu qu'à la conception particulière que nous nous sommes formée de la nature divine, alors certes, nous devons reconnaître que le sauvage n'a pas de dieu du tout. Mais nous nous tiendrons plus près des faits de l'histoire, si nous admettons que la plupart des sauvages les plus élevés possèdent au moins une notion rudimentaire de certains êtres surnaturels qui sont parfaitement aptes à recevoir le nom de dieux, mais pas au sens que nous donnons à ce terme.

Le Rameau d'Or, T1, p.236

Les dieux sont des êtres invisibles et immortels. Nous en venons à la notion de possession par des entités. Frazer distingue deux types de possession : temporaire ou permanente. Cette distinction est importante :

Citation

Possession temporaire

(...) ces dieux incarnés sont communs dans la société primitive. L'incarnation peut être temporaire ou permanente. Dans le premier cas, l'incarnation, - connue sous le nom d'inspiration ou de possession,- se révèle par des connaissances surnaturelles plutôt que par une puissance surnaturelle. En d'autres termes, ses manifestations ordinaires sont la divination et la prophétie plutôt que les miracles. D'un autre côté, quand l'incarnation n'est pas seulement temporaire, quand l'esprit divin s'est établi d'une manière permanente dans un corps humain, on attend généralement de l'homme-dieu qu'il prouve sa qualité en opérant des miracles. Il nous faut toutefois ne pas oublier que l'homme, à ce stade de la pensée, ne considère pas les miracles comme des violations de la loi naturelle. Comme il ne conçoit pas l'existence d'une loi naturelle, l'homme primitif ne peut pas concevoir qu'elle puisse être transgressée. Pour lui, un miracle est simplement la manifestation extraordinairement frappante d'un pouvoir ordinaire.

La croyance à l'incarnation temporaire, ou inspiration, est très répandue. On suppose que certaines personnes sont possédées de temps à autre par un esprit ou une divinité; tant que dure la possession, leur propre personnalité est abolie, la présence de l'esprit se révèle par des frissons et des tremblements convulsifs dans tout le corps de l'individu, par des gestes de folie et des yeux hagards; tout cela, on l'attribue, non à l'homme lui-même, mais à l'esprit qui est entré en lui; et dans l'état anormal où il se trouve, toutes les éjaculations qu'il émet sont acceptées comme la parole du dieu ou de l'esprit qui habite en lui et qui parle par sa bouche. (...)

Un chef de famille brahmane qui accomplit les sacrifices bi-mensuels, détient par là même, suppose-t-on, une divinité temporaire. D'après les termes des Satapatha-Brahmana, "Celui qui est consacré approche des dieux et devient une des divinités". Toutes les formules de la consécration sont audgrabhana (élévatoires), attendu que celui qui est consacré s'élève (ud-grabh) de ce monde vers le monde des dieux. Il s'élève au moyen de ces mêmes formules. "Celui qui est consacré devient Vichnou, et quand il sacrifie, il est sacrificateur." Quand il a accompli le sacrifice, il redevient homme; il se dépouille de son caractère sacré avec ces paroles : "Maintenant je suis celui que je suis réellement", paroles que les Satapatha-Brahmana expliquent ainsi : "quand il est consacré, il devient, pour ainsi dire non-humain; et comme il ne serait pas séant à lui de dire "je quitte la vérité pour entrer dans l'ignorance", et comme en réalité il redevient homme, eh bien! qu'il se dépouille donc (de la consécration) en disant : "Maintenant je suis celui que je suis réellement". La manière dont le sacrificateur passait de l'ignorance à la vérité, de l'humain au divin, constituait le simulacre d'une nouvelle naissance. On l'aspergeait d'eau, c'était le symbole de la semence. Il feignait d'être embryon, et s'enfermait dans une hutte spéciale, qui représentait la matrice. Sur sa robe, il portait une ceinture, et au-dessus la peau d'une antilope noire ; la ceinture représentait le cordon ombilical, la robe et la peau d'antilope noire représentaient les membranes internes et externes (l'amnios et le chorion) dans lesquelles est enveloppé l'embryon. Il était interdit au sacrificateur de se gratter avec ses ongles ou un bâton, parce qu'il était un embryon ; si un embryon se grattait avec les ongles ou un bâton, il mourrait. S'il se déplaçait dans la hutte, c'est parce que l'enfant bouge dans le sein de sa mère. S'il tenait les poings fermés, c'est parce qu'un enfant en fait autant. Si, pour se baigner, il enlevait la peau d'antilope noire et conservait sa robe, c'est parce que l'enfant vient au monde avec l'amnios et non le chorion. Grâce à ces pratiques, il acquérait, en plus de son vieux corps naturel et mortel, un nouveau corps qui était sacré et immortel, investi de pouvoirs surhumains et ceint d'une auréole de feu. Ainsi, grâce à une nouvelle naissance, à une régénération de sa nature charnelle, l'homme devient dieu. A première naissance, disaient les Brahmanes, l'homme ne naît qu'en partie; ce n'est que par le sacrifice qu'il vient véritablement au monde. On pouvait considérer comme une phase de la nouvelle naissance les rites funéraires, qui assuraient le passage final de la terre au ciel. "En vérité", disaient-ils, "l'homme naît trois fois. La première fois, il naît de son père et de sa mère; il naît une deuxième fois quand il a sacrifié; enfin, quand il meurt et qu'on le place sur le feu, il en renaît; c'est sa troisième naissance. Voilà pourquoi on dit que l'homme naît trois fois.

Il sera bon cependant de signaler deux façons particulières de produire l'inspiration temporaire, parce qu'elles sont peut-être moins connues que les autres, et parce que nous aurons l'occasion de les mentionner plus loin. L'une consiste à sucer le sang, encore chaud, d'une victime sacrifiée (généralement agneau, chèvre, taureau). (...)

Dans l'Inde méridionale, un danseur du diable "entaille et lacère sa chair" jusqu'à ce que le sang coule; il se cingle d'un énorme fouet, appuie sur une torche brûlante contre sa poitrine, boit le sang qui coule de ses blessures, ou boit le sang du sacrifice, en approchant de sa bouche la gorge de la chèvre décapitée. ensuite, comme s'il avait acquis une nouvelle vie, il se met à brandir son bâton de clochettes et à danser d'un pas rapide, mais sauvage et désordonné. Tout à coup l'esprit descend. Il n'y a pas moyen de se méprendre à ce regard brillant, à ces bonds frénétiques. L'individu renâcle, roule des yeux hagards, il tourne sur lui-même. Le démon a maintenant pris possession de son corps, et bien qu'il conserve la faculté de parler et la faculté de se mouvoir, toutes deux se trouvent sous le contrôle du démon, son moi conscient se sépare de lui, comme aboli. Les assistants signalent l'évènement en poussant une grande clameur, accompagnée d'un bruit vibratoire particulier, produit par un mouvement de la langue et de la main, ou de la langue seule. On adore alors le danseur du diable comme une divinité présente, et tous les assistants le consultent à propos de leurs maladies, de leurs besoins, de la santé de leurs parents absents, des offrandes qu'ils doivent faire pour l'accomplissement de leurs voeux, bref sur tous les points où les connaissances divines sont nécessaires. (...)

Le second moyen de produire l'inspiration temporaire dont nous voulons dire un mot ici consiste à faire usage d'un arbre ou d'une plante sacrée. Ainsi, dans l'Hindoukouch, on allume un feu avec des branches du cèdre sacré, et la Dainyal ou sibylle, la tête couverte d'un drap, en respire la fumée épaisse et âcre, jusqu'à ce qu'elle soit saisie de convulsions et s'affaisse sur le sol, privée de sens. Elle se relève bientôt et entonne un chant strident, que les auditeurs reprennent et répètent tout haut. La prophétesse d'Apollon mangeait, de même, le laurier sacré, et devait en recevoir les fumées avant de commencer ses prédictions. Les bacchantes mangeaient du lierre, et leur furie inspirée était due, croyaient certains, aux propriétés excitantes et intoxicantes de la plante. (...)

On croit que la personne temporairement inspirée acquiert non seulement la science divine, mais aussi, du moins quelquefois, le pouvoir divin. (...) On croyait qu'une certaine image d'Apollon, qui s'élevait dans une caverne sacrée à Hylae, près de Magnésie, communiquait une force surhumaine. Des hommes sacrés qu'elle inspirait, bondissaient dans les précipices, déracinaient des arbres énormes et les transportaient sur leur dos le long des plus étroits défilés. Les derviches inspirés accomplissaient des exploits du même ordre. (...)

Possession permanente

De croyances de ce genre, il est facile de passer à la conviction que certains hommes sont possédés, d'une façon permanente, par une divinité ou qu'ils sont, de quelqu'autre façon non définie, doués d'un degré si élevé de pouvoir surnaturel, qu'on les met au rang des dieux, et qu'ils reçoivent en hommage des prières et des sacrifices. Quelquefois on n'accorde qu'à ces dieux humains que des fonctions purement surnaturelles ou spirituelles. Quelquefois, ils exercent en outre le pouvoir politique suprême. Dans ce dernier cas, ils sont rois en même temps que dieux, et le gouvernement est une théocratie. Dans les îles Marquises, il y avait une classe d'hommes qu'on déifiait pendant leur vie. Ils possédaient, croyait-on, un pouvoir surnaturel sur les éléments; ils pouvaient produire des moissons abondantes ou frapper la terre de stérilité; et ils pouvaient infliger la maladie ou la mort. On leur offrait des sacrifices humains pour détourner leur courroux. (...)

La Grêce ancienne connut, elle aussi, des déifications d'hommes vivants. Le philosophe Empédocle se fit passer non seulement pour magicien, mais pour dieu; s'adressant en vers à ses concitoyens, il leur dit:

"O amis, dans cette grande cité qui s'étage sur les pentes roussies de la citadelle d'Agrigente, vous qui vivez à de belles tâches, vous qui offrez à l'étranger un port tranquille et beau, je vous salue!
Parmi vous, je vais avec une dignité suprême. De guirlandes, de guirlandes fleuries, vous couronnez mon illustre front.
Je ne suis plus un homme mortel; je suis déjà une immortelle divinité.
Où que j'aille, le peuple fait cercle autour de moi et m'adore.
Et des milliers de disciples me suivent, pour apprendre la meilleure voie.
Les uns implorent de moi des visions prophétiques; d'autres sous l'accablement d'une agonie douloureuse, voudraient entendre des paroles de réconfort et ne plus sentir leur souffrance."


Il s'affirmait capable d'enseigner à ses disciples l'art de soulever ou d'apaiser le vent, celui de faire tomber la pluie et briller le soleil, d'écarter les maladies et la vieillesse et de ressusciter les morts. Lorsque Démétrius Poliorcète restaura la démocratie athénienne, en 307 avant Jésus-Christ, les Athéniens lui décernèrent par décret, à lui et à son père Antigonus, les honneurs divins, et cela de leur vivant à tous deux. Les deux nouvelles divinités reçurent le nom de Dieux-Sauveurs. On leur érigea des autels et un prêtre fut attaché à leur culte. La population vint à la rencontre de Démétrius le Sauveur, avec des hymnes et des danses, des guirlandes, de l'encens et des libations; la foule fit la haie dans les rues en chantant qu'il était le seul vrai dieu, car les autres dieux dormaient ou demeuraient au loin, ou n'existaient point. Selon l'expression d'un poète contemporain dont les vers étaient répétés en choeur dans les cérémonies publiques et chantés en secret:

"Dans la cité sont entrés
Les plus grands et les plus chers des Dieux,
Car le même moment a amené
Déméter et Démétrius.
Déméter vient célébrer les augustes mystères de la Vierge,
Et lui, il va joyeux, et beau, et riant,
Comme il sied à un dieu.
C'est un beau spectacle: tous ses amis l'entourrent,
Et lui est au milieu d'eux;
Ils sont pareils aux étoiles, lui au soleil;
Fils de Poséidon, le puissant, fils d'Aphrodite,
Salut à toi!
Les autres dieux demeurent bien loin
Ou n'ont point d'oreilles,
Ou n'existent pas ou ne se soucient pas de nous.
Mais tous nos yeux voient ta présence,
Toi qui n'est pas un dieu de bois ou de pierre, mais un vrai dieu,
Aussi, est-ce vers toi que vont nos prières."

(...)

En 1900, un montagnard du Vizagapatam déclara qu'il était un dieu incarné, et ses prétentions à la divinité furent acceptées par cinq milles personnes; et lorsqu'un gouvernement sceptique envoya la force armée pour supprimer le mouvement qui menaçait de créer des troubles politiques, ces adeptes témoignèrent de la foi qui était en eux en poussant la résistance jusqu'à l'effusion de leur sang. Deux agents qui refusèrent de ployer le genou devant le nouveau dieu furent assommés. Toutefois, dans la bagarre on arrêta le dieu lui-même, on le porta à la prison où il mourut, comme un simple mortel. (...)

Le christianisme lui-même n'est pas toujours resté à l'abri de ces erreurs malheureuses; il a même souvent eu à subir les extravagances de vains prétendants à une divinité égale, sinon supérieure, à celle de son grand fondateur. Au IIe siècle, Moutan, le Phrygien, prétendait être la Trinité incarnée, et unir en sa seule personne le Père, le Fils et le Saint Esprit. Ce n'est point là un cas isolé, ni la prétention exorbitante d'un seul esprit mal équilibré. Depuis les premiers temps jusqu'à nos jours, il ne manque pas de sectes qui ont cru que le Christ, et même que Dieu était incarné en tout chrétien pleinement initié; leurs membres ont poussés la croyance jusqu'à sa conclusion logique en s'adorant les uns les autres. Tertullien rapporte que telle était l'habitude des chrétiens de Carthage au second siècle; les disciples de saint Colomban l'adoraient comme personnification du Christ, et au VIIIe siècle, Elipand de Tolède parlait du Christ comme "d'un dieu parmi les dieux", voulant dire par là que tous les croyants étaient des dieux comme Jésus lui-même. L'adoration réciproque était la règle chez les Albigeois, et les rapports de l'Inquisition de Toulouse en font mention des centaines de fois, au début du XIVe siècle. Elle est encore pratiquée par les Pauliciens d'Arménie et les Bogomiles des environs de Moscou. Les Pauliciens, pour justifier leur croyance, sinon leur pratique, invoquaient l'autorité de saint Paul qui a dit "Ce n'est pas moi qui parle, mais le Christ qui est en moi". Aussi les membres de cette secte russe sont-ils connus sous le nom de christs. "Chez eux, hommes et femmes assument également la fonction de professeurs, et, en cette qualité, ils mènent une vie sévère, ascétique, s'abstiennent des plaisirs les plus innocents et les plus ordinaires, s'épuisent dans de longs jeûnes et des exercices religieux extatiques, et abhorent le mariage. Au cours des transports que leur causent leurs prétendue sainteté et inspiration, ils se donnent les noms non seulement de professeurs et de prophètes, mais encore de "Sauveurs", de "Rédempteurs", "Christs", "Mères de dieu". Bref ils se déclarent simplement Dieux, et s'adressent mutuellement des prières comme à des dieux véritables et à des Christs vivants ou des Madones. (...)

Les Tartares bouddhistes croient à un grand nombre de Bouddhas vivants qui officient comme Grands Lamas à la tête des monastères les plus importants. Lorsqu'un de ces Grands Lamas meurt, ses disciples ne se lamentent pas, car ils savent qu'un autre apparaîtra bientôt; il est déjà né et c'est un petit enfant. Leur seule anxiété est de découvrir le lieu de sa naissance. Si, au moment de leur perplexité, ils aperçoivent un arc-en-ciel, ils y voient un augure envoyé par le lama défunt pour les guider vers le berceau. Parfois, le divin enfant révèle lui-même son identité. "Je suis le Grand Lama, dit-il le Bouddha vivant de tel et tel temple. Portez-moi à mon ancien monastère, je suis son chef immortel." (...) Le chef de tous les Lamas est le Dalai Lama de Lhassa, la Rome du Tibet. On le regarde comme un dieu vivant, et lors de son décès, son esprit divin et immortel renaît dans un enfant. (...) Mais le Grand Lama est loin d'être le seul homme à passer pour dieu dans ces contrées. (...)

Après cet examen de la position religieuse qu'occupe le roi dans les sociétés primitives, nous pouvons conclure que les prétentions à des pouvoirs divins et surnaturels mises en avant par les monarques de grands empires historiques comme l'Egypte, le Mexique et le Pérou, ne provenaient pas simplement d'une vanité démesurée, et n'était pas l'expression oiseuse d'une flatterie éhontée; elles n'étaient qu'une survivance et une extension de l'ancienne coutume sauvage de déifier les rois pendant leur vie. Les Incas du Pérou, par exemple, qui se disaient enfants du soleil, étaient révérés comme des dieux; ils ne pouvaient avoir tort, et personne ne songeait à nuire à la personne, à l'honneur, aux biens du monarque ou d'un membre de sa famille. (...)

Les premiers rois de Babylone, depuis Sargon 1er jusqu'à la quatrième dynastie d'Ur, ou même plus tard, prétendaient être des dieux de leur vivant. Les monarques de la 4e dynastie d'Ur, en particulier, firent bâtir des temples en leur honneur; ils élevèrent des statues dans divers sanctuaires et ordonnèrent au peuple de leur offrir des sacrifices. Le huitième mois était tout spécialement consacré aux rois; on leur offrait des sacrifices à la nouvelle lune et le quinze de chaque mois. (...)

Les rois d'Egypte étaient déifiés de leur vivant; on leur offrait des sacrifices, et des prêtres spéciaux célébraient leur culte dans des temples spéciaux. Le culte des rois rejetait même, parfois, dans l'ombre, celui des dieux. Ainsi, pendant le règne de Mérenra, un haut fonctionnaire déclara qu'il avait fait élever plusieurs temples sacrés pour que les esprits du roi, l'immortel Mérenra, pussent être invoqués "plus que tous les autres dieux". On n'a jamais mis en doute la prétention du roi à la divinité; il était le "Grand Dieu", l'Horus d'or et le fils de Ra. Il prétendait que son autorité s'étendait non seulement sur l'Egypte, mais aussi "sur tous les pays et toutes les nations, ce monde entier dans sa longueur et sa largeur, l'Orient et l'Occident, toute la carrière du grand circuit du soleil, le ciel et tout ce qu'il renferme, la terre et tout ce qui est sur elle, toute créature qui marche sur deux ou quatre pattes, tout ce qui vole ou qui flotte, le monde entier lui offre ce qu'il produit."
En fait, tout ce qu'on pouvait dire du Dieu-Soleil, on l'appliquait aussi au roi d'Egypte; ses titres étaient directement tirés de ceux du Dieu-Soleil. "Au cours de sa vie, nous rapporte-t-on, le roi d'Egypte épuisait toutes les conceptions de la divinité que les Egyptiens avaient pu se former. Dieu surhumain par sa naissance et son titre royal, il devenait après sa mort l'homme déifié. Il résumait ainsi tout ce qu'on savait du divin." (...)

Le Rameau d'Or, T1, p.238-263


Suite bientôt...

Ce message a été modifié par atrahasis - 25 septembre 2011 à 22:43.


#7 Prema

Prema

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Posté 25 septembre 2011 à 23:05

Merci pour ce partage très intéressant.

Deux remarques :

- Concernant le seau de Salomon, cette étoile apparaît bien avant la tradition judaïque, dans les védas de l'Inde et plus particulièrement elle est le symbole de chakra du cœur, au centre de la poitrine.
Ces deux triangles représentent l'un les 3 premiers chakras -1, 2 et 3 - (animal/matière) et l'autre les chakras 5, 6 et 7 (ange/spiritualité).
Ainsi au centre du cœur l'animal, dompté, et l'ange, se trouve unis dans le cœur (4).

- Il ne faut pas s'étonner que tu te sois fait viré du forum (dont tu as évoqué le nom sur le chat) car il est modéré par des gens assez engagés religieusement dans des traditions monothéistes, qui considèrent l'existence de plusieurs dieux comme blasphématoire...
Si le climat était une banque il serait déjà sauvé.
Hugo Chavez

#8 atrahasis

atrahasis

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Posté 26 septembre 2011 à 04:37

Ok, oui je savais que le Sceau n'était pas d'origine Judaïque. Le roi Salomon a eu de nombreuses épouses. Des princesses de royaumes étrangers, afin de nouer des liens avec ces états. Il a permis à ces femmes de pratiquer leur religion, a construit un temple à la déesse Astarté pour ses épouses. Se faisant, divers courants se sont mélangés au sein de la maison de Salomon. Et ça n'a pas plu à YHWH. La Reine de Sabba est vue comme la tentatrice, la prostituée, et comme une incarnation de cette Astarté.

Les traditions et religions de l'Inde je ne connais pas bien ; elles sont complexes. J'en parlerai pourtant, un peu.

Poursuivons.

« On croyait qu'une certaine image d'Apollon, qui s'élevait dans une caverne sacrée à Hylae, près de Magnésie, communiquait une force surhumaine. Des hommes sacrés qu'elle inspirait, bondissaient dans les précipices, déracinaient des arbres énormes et les transportaient sur leur dos le long des plus étroits défilés. Les derviches inspirés accomplissaient des exploits du même ordre. (...) »

Réfléchissez à ceci il est alors possible d'imaginer comment des monuments aussi imposants et fait de pierres titanesques, comme les pyramides d'Egypte par exemple, ont pu être érigés : Soit à bras d'homme ou plus précisément de "surhommes" demi-dieux ; on pouvait en attribuer plusieurs à soulever de lourdes charges. Soit par l'aide d'un magicien et qui faisait appel aux esprits pour soulever ces charges, ou encore les rendre plus légères. Il est possible d'imaginer plusieurs scénarios.

DOCUMENT ANNEXE:

TRANSES ET PRODIGES
Le symbolisme et l’opérativité des trois feux hermétiques

Albrecht Pierre-Yves

Thèse de doctorat présentée à la Faculté des Lettres de l’Université de Fribourg (Suisse) 2007

Source: http://ethesis.unifr...=AlbrechtPY.pdf

De la lecture pour développer le sujet de la possession : transe, soufisme, chamanisme...
379 pages. Je dois avouer que je n'ai pas tout lu. Mais cette thèse est fort bien documentée, je la conseille.

On découvre le concept de "mania" qui caractérise cet état de transe proche de la folie. Chaque dieu provoque un état d'âme qui lui est propre. Il est parfois très sauvage et d'autres fois tient un discours raffiné. Il y a de nombreux niveaux de possession. Au cours de la guerre de Troie, Achille et Hector étaient certainement sujets à la mania du guerrier. C'est plus évident encore pour Ajax, qui prit de folie, se rua massacrer un troupeau de moutons. On rejoint la notion de "rage du berserk" des tribus scandinaves. Ces guerriers deviennent alors des plus redoutables sur le champ de bataille. Mais il faut voir la réalité des choses : ce sont des possédés. Sur cette base, au Moyen-Age émerge l'idée de moines-guerriers ; la secte des assassins. Puis ce sera les Templiers. Le but était de créer des super-combattants sujets à cette mania, autrement dit ayant la force d'un démon. Bref.

Voici un aperçu en guise d'introduction à cette thèse :

Citation

INTRODUCTION
I. Polysémie de la zaouïa : Le cycle de ses fonctions comme fait social total


(...)
Le culte des saints : celui-ci est à intégrer dans une perspective pluriculturelle sur tout le pourtour de la Méditerranée. La civilisation méditerranéenne a développé tout au long de son histoire une sorte de « religion parallèle » touchant les trois religions du livre, le judaïsme, le christianisme et l’islam, impliquant le culte du saint chargé de grâce ou de baraka, comme intermédiaire entre les fidèles et Dieu. Pour l’islam, le saint marabout est tout à la fois un Sayed, un seigneur, ou un Salih , un saint, un Wali, une autorité, un Siddiq , un authentique, consacré de son vivant ou après sa mort, possesseur de pouvoirs divers qui lui sont conférés par sa baraka . Celui-ci, vénéré dans sa qoubba (sanctuaire, mausolée), elle-même intégrée dans le contexte de la zaouïa, draine un flot de pèlerins venus chercher dans cet espace « magnétisé », consolations, grâces et guérisons.
Le « pouvoir » du saint mort est inséparable de la relation qui l’unit au vivant. Comme tous les cultes des saints, le culte maraboutique a été l’objet des critiques d’un clergé « orthodoxe » soucieux d’épurer la religion de ses scories païennes.

Il n’est pas inintéressant de citer ici une critique très dépréciative concernant le marabout mais décrivant un bon nombre de phénomènes pouvant encore aujourd’hui être observés :

Tout ce que l’Islam réprouve et condamne s’est restructuré dans les pratiques maraboutiques : les danses extatiques, les hurlements des instruments de musique, l’agitation et le cri, la sueur et la boue, la violence des couleurs et des vêtements récusant violemment la rigueur et l’austérité de l’Islam. Ces conduites, dont certaines aberrantes comme marcher sur du verre, boire de l’eau bouillante, dévorer la chair crue, s’ouvrir la tête à coups de hache, manger de l’orge comme des animaux, ces conduites, donc, sont d’allure païenne et orgiaque. Elles ont renoué avec un passé antérieur à l’Islam et elles infestent la vie quotidienne d’une foule de gens qui ne peuvent évoluer d’une façon moderne. Les confréries et les marabouts ont par exemple produit une conception de la maladie et de la folie en rapport avec la magie, la possession et le surnaturel. Certains saints sont exclusivement vénérés comme les seuls aptes à guérir les maladies mentales. (El Khayat, 1994, 63)

Concernant le phénomène pluri-culturel lié au culte des saints, nous pouvons relever que le tarentisme se pratiquait encore il n’y a pas si longtemps dans la basse Italie ; ceci pour démontrer que le culte des saints déborde les frontières religieuses et semble se rattacher à un tronc commun de paganisme archaïque. On dansait encore dans les Pouilles dans les années soixante ; pour se libérer du venin, le pizzicato (le piqué) pratiquait un rituel analogue à celui de Bouya Omar : danse, chant, couleurs, faisaient partie de la panoplie thaumaturge et l’entraînaient dans la sarabande des jours, jusqu’à ce que Saint Paul par sa voix lui accorde la grâce de la guérison, comme les saints de la qoubba marocaine accordent encore aujourd’hui leur hukm (jugement) au possédé maghrébin. De manière générale, à la fin de l’antiquité tardive, le pourtour de la Méditerranée était tissé d’un réseau de sympathies et un itinéraire spirituel entraînait les pèlerins tout autour de celle-ci, remontant l’Italie, traversant la Gaule et l’Espagne pour redescendre sur l’Afrique et même traverser en large cette dernière. On s’échangeait les reliques des « grands invisibles » qui servaient de stèles au chemin du sacré, approvisionnait les sanctuaires des ossements vénérés ; une étrange ferveur enflammait tout le bassin méditerranéen, unissant des peuples si différents dans un semblable enthousiasme. Ceci pour relever que les possédés d’alors, pourtant chrétiens de confession, comme leurs semblables dans les zaouïas d’aujourd’hui, se soumettaient à la question du saint : tribunal invisible où un dialogue s’instaurait entre l’illustre défunt et les démons de l’envoûté, répondant à l’interrogatoire des instances célestes.

II. La zaouïa : espace thérapeutique

D’autres définitions de la zaouïa, celle d’un Berque (1958, 122) dit en substance ceci :

L’orientation générale de la zaouïa au XVIIème siècle était plutôt dans ces tendances confuses à l’exaltation dévote, au culte des saints et à l’ésotérisme, que dans une spéculation nettement différenciée entre écoles. La sagesse est éclectique. Elle compose, sans les synthétiser, théologie rationnelle, croyance populaire et mysticisme….

Ou cette autre de Pascon (1984, 256):

qu’il y a un cycle de la zaouïa. Il commence dans l’ascèse et la pauvreté : investissant non point seulement dans la mystique et la sainteté, mais aussi et surtout, dans l’original, la marginalité, l’extraordinaire et le prodigieux.

D’une lecture à l’autre, puis d’un voyage à l’autre, nous découvrîmes peu à peu l’existence d’une chaîne de sanctuaires s’intéressant particulièrement aux résolutions thérapeutiques de la possession et de la magie. Avant la dimension mystique ou dévotionnelle c’est d’emblée ce secteur très particulier et spectaculaire de la zaouïa qui attira notre attention, pour cette raison que nous constations des analogies frappantes entre les symptômes des déments (massari) qui se pressaient au portillon des marabouts et ceux de la clientèle de l’institution que nous dirigions, institution recevant des personnes à l’état de conscience modifié par l’abus de substances toxicomanogènes, et nous souhaitions identifier ces deux clientèles au niveau de la symptomatologie, du diagnostic, et surtout de la thérapie. Concernant les symptômes relatifs à une certaine perception extra-sensorielle que les deux catégories semblaient partager, Tadie, (2002, 38), professeur de neurochirurgie à l’université Paris XI, affirme :

Bien sûr, nous savons que tout un tas de phénomènes absolument banals peuvent provoquer des hallucinations absolument extraordinaires : anorexie trop longue, surmenage, alcoolisme, terreur, substances hallucinatoires, mais ce qui nous rend perplexes et nous incite à nous pencher plus avant sur les phénomènes des perceptions extra ou supra sensorielles, c’est la rémanence des perceptions, des sensations, des sentiments et des résultats décrits par tous les sujets qui reviennent de ce qu’ils appellent « leurs voyages », qu’ils soient civilisés curieux, civilisés souffrants ou primitifs initiés, et ce, quels que soient l’époque et le pays dans lesquels se déroule ce « voyage ». Cela a beau être inexplicable, cela est ! L’inexplicable est têtu.

Tout d’abord, nous choisîmes pour terrain la confrérie rahhaliyya pour étudier cette sorte de thérapie cultuelle. La zaouïa de Bouya Omar est située sur les bords du fleuve de la Tassaout, à 30 km de Kalaât Sraghna, dans la direction de Marrakech et à 3 km de ‘Al A’ttaouia. Avant chaque intervention thérapeutique auprès des possédés, les chorfas (descendant du Prophète ou du Saint à l’origine de la lignée maraboutique) se distinguent par des pratiques étonnantes allant de l’absorption d’eau bouillante à l’ingestion de vipères et de scorpions vivants, et sans qu’il ne leur en coûte le moindre dommage, tandis que d’autres plongent en certaines occasions dans un four brûlant sans y subir la moindre brûlure. Tout cela au milieu de rites et prières, danses et jubilations avec ce résultat éloquent que les possédés, pour beaucoup, s’en trouvent apaisés et reviennent même à une conscience normalisée. D’autres chorfas servent d’intermédiaires, entre les possédés et un tribunal invisible présidé par le saint, censé interpeller puis chasser les démons. Favret-Saada (1991) parlant du désorceleur « aux prises avec un sorcier invisible », confirme ces jeux de rôles « subtils » entre l’exorciste et l’instance responsable de l’envoûtement.

Plus que les prodiges en eux-mêmes, attestés par de nombreux auteurs, notre intérêt gravite autour d’une série de questions pouvant se résumer comme suit : l’économie de toutes ces actions ; la nature de ces thérapies étranges, l’invulnérabilité des guérisseurs en rapport aux trois feux, soit l’eau bouillante, le venin, le four. Quelle est la symbolique de cette pratique et comment justifier son opérativité, (son efficacité symbolique) en relation avec le champ de la thérapie. A quoi rime cette « parodie » efficace d’une cour d’assises mythique ? Ou, dans d’autres zaouïas, la pratique de l’incubation ou de la lecture du Coran comme remède efficient. Y-a-t’il un dénominateur commun entre toutes ces espèces de thérapies susceptibles de guérir de la djinnopathie ? (possession par les djunûn, entités invisibles)

(...)

Citation

On pourrait établir une comparaison entre les effets thérapeutiques miraculeux recherchés pour les « aliénés » et ceux du pèlerinage à Lourdes ou à Saint-Jacques de Compostelle. Tout cela procède des mêmes attitudes mentales et noie dans les mêmes délires de foules des organisations psychiques un peu débiles, crédules selon une forte indigence intellectuelle, bassement populaires. (El Khayat, psychiatre)

Citation

S’exprimant au sujet du chamanisme nord-américain des Mohaves et de celui des Sedang Moï indochinois, Devereux (1970, 15) interprète les rituels de ces populations comme des signes de l’hystérie. Ces constatations nous obligent à considérer le chaman comme un être gravement névrosé ou même comme un psychotique en état de rémission temporaire. Pour certains, le chamanisme et la possession relèveraient d’un processus schizoïde provoquant une « dissociation effective de l’identité », celle-ci caractérisant avec évidence une pathologie d’ordre psychiatrique. Ceci donne le ton à une certaine « opinion » matérialiste, incapable de percevoir à travers les « prodiges » (karamat) la manifestation plus subtile d’un « pouvoir », lui-même lié à un contexte éminemment symbolique. L’argumentation devient ici impossible et réduit à néant ce qu’elle ne peut pas saisir « parce qu’elle refuse d’entrer dans le jeu ».

Ainsi, il nous semble qu’on ne peut réduire toute la pratique zaouïenne et la symbolique qui l’entoure à de la pure fantaisie (...)

Citation

III. L’enquête

La thèse présente s’appuie sur un travail de terrain de longue haleine impliquant de nombreux séjours dans les endroits concernés1, un repérage d’un grand nombre de zaouïas susceptible de fournir un échantillonnage suffisant des différents styles de confréries, de leurs ressemblances et de leurs différences, d’en extraire ce qui leur est commun et essentiel, particulier voire anecdotique.

L’enquête a été effectuée auprès des zaouïas suivantes qui toutes ont été visitées de nombreuses fois : les zaouïas de Bouya-.Omar, de Sidi Rahhal, de Sidi Ahmad dans les environs de Marrakech, celle de Sidi Ahmed Erguibi, de Sidi Ahmed Larossi, d’Ach-Chikh Mrabih Rabo près de Smara, le marabout de Mansour Oulde-Jaba Ouldgziyda à proximité de Layoune, la zaouïa de Chikh Ben Moukhar aux confins sud-est du Maroc, la zaouïa de Sidi m’Hammed Ibn Ali proche de Zagora, celle de Sidi M’hamed Ben Nacer à Tamegrout, quelques marabouts isolés dans le Haut Atlas près du Mt Tubkal, le sanctuaire de Moulay Abddessalam proche de Tatouan et la zaouïa de Sidi Mohammed Ben Aïssa à Meknès.

(...)
Enquêtes, interviews auprès de nombreux adeptes, foqarâ’, fogha, tolba (hommes religieux, guérisseurs, exorcistes), avec le moqaddem (responsable administratif) Aïssaoua de Marrakech, avec le naqib de Sidi Rahhal (chef des chorfa) et le Shaykh (maître spirituel) des Alawiya, le Sirr Bentounès qui nous gratifia de plusieurs enseignements, nous ont permis de confronter les divers témoignages, d’en dégager les points communs et les différences, tous ceux-ci contribuant progressivement à une meilleure compréhension des phénomènes observés.

Citation

TABLE DES MATIERES

FRIBOURG, LE 17 AVRIL 2007 ......... 3

INTRODUCTION ......... 5
I. POLYSEMIE DE LA ZAOUÏA : LE CYCLE DE SES FONCTIONS COMME FAIT SOCIAL TOTAL ......... 5
II. LA ZAOUÏA : ESPACE THERAPEUTIQUE ......... 8
III. L’ENQUETE ......... 13
IV. ARGUMENT DE LA THESE : ......... 15
a) Thaumaturgie ......... 15
b) Le soufisme comme cadre symbolique ......... 16
c) Alchimie : l’opérativité symbolique entre la compréhension matérialiste ......... 16
et spiritualiste ......... 16
V. LES THEMATIQUES EN PRESENCE ......... 21
1ÈRE PARTIE : LA TRANSE ......... 22

CHAPITRE I. ......... 22
CATEGORISATION DES TRANSES ......... 22
A. LA TRANSE ACTIVE ......... 28
1. La transe enstatique ......... 28
2. La transe héroïque ......... 29
B. LA TRANSE MIXTE ......... 30
1. La transe chamanique ......... 30
2. Transe initiatique ......... 37
L’initiation pubertaire ......... 41
L'initiation magique ......... 45
L’initiation trifonctionnelle ......... 49
3. Transe hermétique ......... 55
4. La transe mantique ......... 60
5. Transe métamorphique ......... 62
C. LA TRANSE PASSIVE ......... 65
1. Transe djinnopathique ......... 65
2. Transe cathartique populaire ......... 73

CHAPITRE II ......... 76
UN FIL D’ARIANE : LES TRANSES DANS LA GRECE ARCHAÏQUE ......... 76
A. LES TRANSES ARCHETYPALES ......... 76
1. La mania d'Aphrodite ......... 79
Aphrodite céleste et Aphrodite populaire ......... 79
Aphrodite ténébreuse ......... 80
2. La mania d'Apollon ......... 83
3. La mania d’Arès ......... 84
La gloire des croisades ......... 86
4. La mania de Dionysos ......... 87
5. La mania des Muses ......... 90
B. LA MEMOIRE CHEZ LES GRECS OU LA SORTIE HORS DU TEMPS ......... 92
C. COMPLEMENTARITE ANTAGONISTE ET TRIFONCTIONNALITE DE LA TRANSE ......... 96

CHAPITRE III. ......... 110
LA LAÏCISATION DE LA TRANSE EN OCCIDENT ......... 110
1. DEMEMBREMENT DE LA TRANSE « VISIONNAIRE » ET IRRUPTION DU « TEMPS » HISTORIQUE ......... 111
2. REACTION A LA LAÏCISATION : HERMETISME ET ALCHIMIE ......... 117
3. POSSESSION ET THERAPIE DANS LE CULTE DES SAINTS CHRETIENS ......... 120
4. TRANSE HERMETIQUE MEDIEVALE ......... 122
5. LA TRANSE DU GRAAL ......... 124
6. LA TRANSE CONTEMPORAINE ......... 129
1. Le rapport du cocaïnomane à l’espace et la transe héroïque ......... 130
2. Le rapport de l’héroïnomane à l’espace et la transe jubilative ......... 132
3. Le rapport de l’ « halluciné » à l’espace et la transe mixte ......... 135

CHAPITRE IV. ......... 140
« AUTOUR DES ZAOUÏAS » : ENQUETES SUR LE TERRAIN RELATIVES A LA
POSSESSION ET AUX PRATIQUES CHERIFIENNES ......... 140
1. METHODOLOGIE : LES LIMITES DE L’ENQUETE ETHNOGRAPHIQUE CLASSIQUE ET
L’APPORT DE L’ETHNOLOGIE POST-MODERNE ......... 140
2. CARNET DE ROUTE « SUR LA PISTE DES ZAOUÏAS » ......... 145
Le tribunal des djunûn à Bouya Omar ......... 145
La logothérapie spirituelle à Sidi Ahmed Erguib ......... 149
L’incubation à Sidi Ahmed Larossi ......... 155
La présence du Fqih herméneute ......... 157
Hadra dans le désert et thérapie musicale ......... 161
Le tribunal mythique à la zaouïa de Sidi m’Hammed Ibn Ali ......... 164
Le jugement du Saint à la zaouïa de Sidi M’hamed Ben Nacer ......... 167
La Hadra du printemps dans l’Atlas ......... 170
Retour à Bouya Omar ......... 173
La Hadra de la bouilloire ......... 178
L'Imara (danse sacrée) de Moulay Abdessalam ......... 184
Les dompteurs du feu spirituel à la zaouïa de Sidi Mohammed Ben Aïssa ......... 187
2IÈME PARTIE : PRATIQUES ISSUES DE LA TRANSE ......... 197

CHAPITRE V. ......... 197
DU SOUFISME AU MARABOUTISME ......... 197
A. LES TEMPS DE L’ASCESE ET DE LA PAUVRETE ......... 197
B. L’EMERGENCE DU MYSTICISME ......... 200
C. LES CODIFICATEURS ......... 203
D. VERS UNE METAPHYSIQUE DE LA LUMIERE ......... 205
E. PENETRATION DU SOUFISME DANS LE MAGHREB ......... 211

CHAPITRE VI. ......... 221
CYCLES DE LA ZAOUÏA ; VERS UNE ECONOMIE DE LA SAINTETE ......... 221
1) LE POUVOIR SYMBOLIQUE DU SAINT A L’INTERIEUR DE LA ZAOUÏA ......... 224
2) DECLIN DE L’AUTONOMIE POLITIQUE DE LA ZAOUÏA AU XXEME SIECLE ......... 225
3) LA ZAOUÏA COMME POUVOIR DU CONTRE-ORDRE ......... 227
4) « UNE ECONOMIE DE LA SAINTETE »: LE CAS DE BOUYA OMAR ......... 233

CHAPITRE VII. ......... 236
LA SYMBOLIQUE DES POUVOIRS A LA ZAOUÏA DE BOUYA OMAR ......... 236
A) LES CHORFA « MUWALIN AL-IDN » OU LES MAITRES DE L’EXORCISME/ADORCISME ......... 237
1. Les pouvoirs du tribunal invisible (mahkama) ......... 239
2. Le pouvoir du ntiq ou le sceau identitaire ......... 240
3. Les pouvoirs du Sri’ ou de la transe judiciaire ......... 241
4. Les pouvoirs liés à l’incarcération (rsid) ......... 246
5. Les pouvoirs du symbolisme ......... 247
6. Théurgie et hermétisme à Bouya Omar ......... 250
B) LES MAITRES DU CACHET (MUWALIN AL-TABA’) ET LES POUVOIRS DES 3 FEUX ......... 255
1. Le pouvoir du moqraj (la bouilloire), du simm (serpent) et du farran (four) ......... 256

CHAPITRE VIII. ......... 262
UNE INTERPRETATION DES « TROIS FEUX » PAR LE MOUL AL-TABA‘ ......... 262
A) L'ECORCE ET LE NOYAU ......... 262
B) LE SYMBOLISME DES «TROIS FEUX» ......... 271

CHAPITRE IX. ......... 279
PHENOMENE D’INCOMBUSTIBILITE ANALOGUE ......... 279

CHAPITRE X. ......... 288
ENTRETIEN AVEC UN CHRIF «ALCHIMISTE » DE MEKNES............................... 288
3IÈME PARTIE : ALCHIMIE, TRANSE ET PRODIGES...........302

CHAPITRE XI. ......... 302
L’ALCHIMIE SPIRITUELLE EN ISLAM DANS SES RAPPORTS AVEC LES
MECANISMES EXPLICATIFS DES PRODIGES ......... 302
1. L’ALCHIMIE SPIRITUELLE ET LE MONDE DU MALAKUT ......... 309
2. L’IMAGINATION ACTIVE ......... 312
3. ATTESTATION DES THAUMATURGIES CONJOINTES A L’IMAGINATION ACTIVE ......... 314
4. ATTESTATION DES LIENS DE PARENTE ENTRE L’ALCHIMIE SPIRITUELLE ET
L’IMAGINATION ACTIVE ......... 316
5. L’IMAGINATION ACTIVE ET LA HIMMA ......... 327
6. TRANSE ET IMAGINATION ACTIVE ......... 334
7. L’OPERATIVITE DU SYMBOLISME ET DE L’HERMENEUTIQUE ......... 337
CONCLUSIONS ......... 346
1) LA PLAUSIBILITE DES PRODIGES DANS LE REGARD DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE ......... 346
2) LA FACE CACHEE DE LA MATIERE « QUANTIQUE » ......... 348
3) LES TROIS « MATIERES » ......... 353
4) L’EFFICACITE SYMBOLIQUE ......... 359

GLOSSAIRE ......... 364

TABLE DES MATIERES ......... 370

B I B L I O G R A P H I E ......... 374

Source: http://ethesis.unifr...=AlbrechtPY.pdf

Ce message a été modifié par atrahasis - 26 septembre 2011 à 04:39.


#9 YAmA

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Posté 26 septembre 2011 à 07:47

Citation

- Les dieux, qui étaient-ils vraiment? Des Hommes? ou des démons?


Il ne peut pas y avoir d'autre dieux que Dieu.


Les dieux dont tu fait allusion, qui furent nommés ISIS OSIRIS, etc...ne sont à ranger qu'avec les autres avatars dans lesquels ils se sont incarnés: Adam Eve, etc...

Mais qui peut savoir réellement quelles furent leurs autres identités ?
Il y a deux courants sur cette planète: Celui qui procède de la vie et qui s'incarnes pour aider l'humanité directement ou en silence pour la faire évoluer jusqu'à ce qu'elle retrouve sa place dans le panthéon cosmique des autres planètes; et le courant qui éssaie de freiner cela, et d'asservir l'humanité, d'ou une confusion énorme à tous les niveaux entre usurpateurs, et avatars sacrés authentiques, venant parfois d'autres planètes, comme Vénus afin d'aider les êtres humains.

Le couple primoridial humain était-il vraiment adam et eve ?
Sur le plan humain peut-être, mais je crois que cette histoire débute bien avant, et ailleurs...
Ce couple sacré représente t-il l'Alpha et l'Oméga dont Jésus faisait allusion ?
En tout cas par Mariage sacré, il faut entendre "noces cosmiques".
Le mariage terrestre ne peut pas être associé aux noces cosmiques.

Le mariage sacré n'est somme toute, qu'un rite figé, basé sur du tantrisme, copiant les noces cosmiques, rares.
Celles-ci sont le Graal de chaque être.

Lorsque les noces cosmiques surviennent, le couple doit être suffisament élevé spirituellement pour avoir brisé le cercle des incarnations, lorsque ceci survient, les deux âmes fusionnent littéralement poiur reformer un être androgyne (originel). A partit de cet instant, l'être n'oubliera plus jamais quel que soit son chemin, son identité.

Je crois que Jésus, était un tel être et qu'en acceptant de s'incarner sur Terre pour aider les humains, il a retrouvé la division féminin/ masculin.
C'est ce qui lui a permis de retrouver sur Terre, le chemin, la voix de son  Père.
Si ceci est éxacte, sa moitié aussi devrait possèder la faculté de retrouver la mémoire soit de manière induite (par sa moitié) soit naturellement et progressivement à chaque incarnation.

On comprend mieux ainsi la légitimité d'un tel "couple" à participer à notre évolution, car ayant renoncé au Graal que chaque être recherche, ayant également renoncé à leur propre fusion et Amour cosmique.
Un dépouillement de toute considération matérielle.
Ceci ayant peut-être lancé le mythe du mariage sacré...

Un tel cas de figure doit forcément marquer l'art, et l'histoire, car il est évident que cela ne peut pas être gardé secret tout au long de leurs incarnations...



Citation

- Concernant le seau de Salomon, cette étoile apparaît bien avant la tradition judaïque, dans les védas de l'Inde et plus particulièrement elle est le symbole de chakra du cœur, au centre de la poitrine.
Ces deux triangles représentent l'un les 3 premiers chakras -1, 2 et 3 - (animal/matière) et l'autre les chakras 5, 6 et 7 (ange/spiritualité).
Ainsi au centre du cœur l'animal, dompté, et l'ange, se trouve unis dans le cœur (4).

J'ajoutes qu'un scientifique allemand avait creer des objets sonores, sous la forme d'une éspèce de tamis à travers lequel il faisait passer des sons.
En mettant du miel à de la limaille de fer et avec un certain son, des montagnes se formaient et se déformaient.

Avec de l'huile et le son i, on voyait se déssiner sur le tamis les lettres iiiiiiiii.
A un moment il mit de la peau, la sienne, sechée en petite quantité et pulvérisée sous forme de poudre.
Un sceau de salomon parfait est apparut en difusant au tamis un certain son.

La femme du scientifique, qui était décédé au moment du documentaire qui passait sur ARTE, indiquait qu'ils s'étaient toujours refusé à tiré des conclusions ou des interprétations des résultats de leur expèriences.

En tout cas le sceau de Salomon qui est effectivement très très ancien, plus ancien même que la religion juive, symbolise "Dieu dans l'homme".

Ce message a été modifié par YAmA - 26 septembre 2011 à 07:55.

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#10 Prema

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Posté 26 septembre 2011 à 08:58

Voir le messageYAmA, le 26 septembre 2011 à 07:47, dit :

En tout cas le sceau de Salomon qui est effectivement très très ancien, plus ancien même que la religion juive, symbolise "Dieu dans l'homme".

C'est une des interprétations d'un autre nom pour cette étoile :  étoile de DAVID >>   DAV = Divin  >>  ID = identité
Si le climat était une banque il serait déjà sauvé.
Hugo Chavez

#11 atrahasis

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Posté 26 septembre 2011 à 13:15

YAmA vous utilisez les mots appropriés. Mais là après avoir introduit, j'entre dans la partie de déconstruction et de diabolisation de mon raisonnement. Je conçois les choses différemment.

Un rapide tour d'horizon des croyances populaires concernant la mort :

"Pour les Grecs, il valait mieux être en vie qu'être mort." C'était une sorte d'existence morose. Les mythes Grecs sont des tragédies ; ils chantent la jeunesse, l'ascension, la gloire du héros, puis vient sa fin tragique. L'après-vie se terminait dans l'Hades, l'Enfer des Grecs. Ce lieu devait leur être connu car ils le décrivent avec moult détails, parlant de ses fleuves, de ses habitants, de ses flammes, et des tortures qu'ils pouvaient y subir. Sisyphe est condamné à pousser un rocher pour l'éternité, Tantale à être incapable de saisir eau et nourriture et de les porter à sa bouche, Prométhée à être attaché à un rocher, un aigle lui dévorant le ventre... Pour eux c'était un lieu bien réel.

Chez les Egyptiens, la mort est vue comme une transition. Ils ne la craignent pas. Leur soucis était de mourir sans que l'on puisse appliquer les rites funéraires selon leur tradition. Ils ont inventés "l'art de bien mourir". Si ces rites venaient à ne pas être tenus, alors le défunt connaitrait à subir la "deuxième mort" tant redoutée. Ils doivent cependant veiller à ne pas commettre de mauvaises actions de leur vivant car leur âme sera pesée sur la balance de Maât.

Chez les mésopotamiens, on croit aussi à la survie de l'âme après la mort. Dans l'Epopée de Gilgamesh, Enkidu revient un temps du monde des morts et parle de l'Enfer. Les morts sont décrit comme ayant l'apparence d'oiseaux.

Citation

Le récit de la "Descente d'Ishtar" aux enfers donne une description plutôt inattendue des défunts qui "comme des oiseaux sont vêtus d'un vêtement de plumes". Faut-il la prendre au pied de la lettre et en déduire que les Mésopotamiens imaginaient que leurs défunts avaient l'apparence d'oiseaux? Au regard de la VIIe tablette de "l'épopée de Gilgamesh" cela n'a rien d'impossible. En effet, dans ce passage, Enkidu entrevoit sa mort et raconte à Gilgamesh qu'un être monstrueux l'a enlevé pour l'emmener aux Enfers et, pour ce faire, l'a transformé en oiseau:
"Il me frappa, il me transforma en pigeon."
"Il lia mes bras comme (les ailes) d'un oiseau"
"Il m'emmena captif vers la demeure de l'obscurité, le séjour d'Irkalla."
(Epopée de Gilgamesh VII 182-184)

(Mourir au pays des deux fleuves, Van Der Stede V., Peeters Publishers)

Les croyances étaient diversifiées mais aussi se rejoignent. Chaque point de vue contient une part de vérité.

Mais l'arrivée du christianisme va tout chambouler. Désormais l'idée d'un Salut devient possible. Il y a l'idée d'un péché originel dont tous les Hommes sont affublés ; les Hommes ont besoin d'être sauvés. De Dieu, il n'y en a qu'un ; le Créateur. Tous les autres dieux deviennent des imposteurs et des démons. Les autorités (romaines) de l'époque ne savent comment réagir face aux missions chrétiennes qu'ils considèrent comme un trouble à l'ordre publique. Il fallait leur trouver quelque reproche afin de les faire arrêter, mais il était bien difficile de leur porter accusation tant leur conduite était irréprochable, se comportant comme le Christ puis les apôtres leur avait enseigné. Les romains les forçaient alors à s'agenouiller devant l'Empereur et reconnaître ainsi son titre divin. Mais les chrétiens s'y refusaient catégoriquement. Ils préféraient subir les tortures et la mort que de s'agenouiller devant un autre dieu. Cela a beaucoup surpris les Romains. Le christianisme était clairement subversif pour son temps. Il se propageait rapidement au sein des populations avec son idée de rédemption. Pour les savants religieux de l'époque il leur était difficile de comprendre ces enseignements ; la bible ne ressemble en rien de ce qu'ils connaissaient. C'est un OVNI pour le monde païen. Désormais il y a deux visions du monde que tout oppose qui se cotoient.

Tout à coup, la supercherie était dévoilée : les dieux sont des démons!

Citation

Les dieux revinrent donc sur la scène du monde, escortés par tout ce que l'art, la science la littérature avaient d'illustre. Impossible après cela d'avouer que ces mêmes dieux, ces déesses, que l'on admirait comme de gracieuses créations de l'imagination populaire, ne furent que des démons ; que ces chefs-d'oeuvre de l'art statuaire avaient servi à la Théurgie, rendu des oracles réels bien que mensongers ; que ces charmantes fictions, peuplant l'univers de mille êtres fantastiques, décorant la nature de tout ce qui contribue au triomphe de la forme, à l'exaltation des sens, n'étaient que des séductions de l'enfer.

On écarta dès lors les éloquents réquisitoires des Pères de l'Eglise contre la littérature de l'antiquité. Saint Justin, Clément d'Alexandrie, Tertullien, Lactance, enfin tous les Pères des trois premiers siècles avaient affirmé la nature diabolique du paganisme, la réalité des oracles par le ministère des démons. La plupart de ces Pères soutenaient que Platon, en ce qu'il avait de mieux, n'était que le plagiaire de la Bible; que Pythagore pouvait avoir connu Daniel ; que Zoroastre ou Zaratus avait été le disciple d'un prophète hébreu... C'en fut assez. Et l'on crut devoir venger du même coup la philosophie et la poésie du paganisme.

Au nom de cet art encore mal défini, la critique, la science proscrivit les opinions populaires relatives aux opérations théurgiques, aux communications avec un autre monde. La sorcellerie, comme ayant trop de ressemblance avec les jonglerie de l'antiquité, dut subir le même sort. Tout cela n'était désormais aux yeux de la raison souveraine que supercherie, jonglerie, prestidigitation, hallucination.
Plus tard, à la faveur d'étonnantes découvertes et du progrès toujours croissant des sciences physiques, l'on crut pouvoir appliquer une foule de phénomènes appartenant à la magie, par l'électricité et... par le magnétisme !

Les Pères avaient raison. Le paganisme, dans ses milles formes, c'était le règne de Satan par les mauvaises passions de l'homme, le culte des esprits, qui se manifestaient alors comme ils le font aujourd'hui, et que les dupes de ces temps-là prenaient pour des âmes errantes ou de bons génies, tout comme les spirites de nos jours.

Citation

Porphyre nous représente à la fois trois phases importantes de l'erreur antique :  l'idolâtrie, la sophistique, l'initiation. Il serait inutile cependant de chercher dans cette curieuse  personnalité la fermeté dans les jugements, la constance dans les doctrines. Il semble vraiment que ceux qui se livrent à l'erreur soit par le fait même pris de l'esprit de vertige et de contradiction. Ce n'est pas un phénomène qu'on n'admire que de nos jours.

Porphyre admet des dieux, il veut qu'on leur offre des sacrifices (De Philosophia Oracularum ap. Euseb. Proep. Evang., IV, 9). Dans un autre endroit il affirme que tous les dieux sont des démons, que l'on ne doit point leur offrir de sacrifices ; il veut qu'on ne s'attache qu'au Dieu véritable (De Abstin. Ibid et sqq., 10). A son premier point de vue, il distingue soigneusement la divination et les guérisons merveilleuses, des prestiges de la magie par l'opération des démons. Mais dès qu'il affirme que tous les dieux sont des démons, l'anathème fulminé contre la magie retombe sur la divination et sur tous les prodiges opérés par l'assistance des bons génies. En effet, ceux-ci réclamant des sacrifices sanglants, qu'ailleurs notre philosophe flétrit comme des impiétés qui ne conviennent qu'aux noirs habitants des entrailles de la terre, il devait conclure qu'autant que les dieux chtoniens et infernaux, les dieux célestes ou atmosphériques appartenaient à la race des mauvais génies.

L'ouvrage de Porphyre sur la Philosophie des Oracles débute ainsi :

«Ce recueil, comprendra un grand nombre de dogmes philosophiques de la vérité desquels les dieux mêmes nous ont assurés par leurs oracles. Nous parlerons aussi de la manière de les consulter, parce que cette sorte de connaissance sert beaucoup à la contemplation et à l'entière pureté de la vie. Quant à l'utilité de cet ouvrage, elle sera facilement reconnue de ceux qui, dans leur ardeur pour la vérité, ont plus d'une fois fait des voeux pour que la divinité se manifestât sensiblement, afin que l'autorité de ces divins enseignements fît cesser toute crainte de l'erreur (ibid. IV, 7)».

Après ce préambule, il conjure le lecteur de ne pas s'exposer aux yeux du profane ce qu'il va dire.
Et que lui apprennent ses dieux ?
Apollon, interrogé sur la divinité de Jésus-Christ appelle le Sauveur "un dieu mort, condamné, à une mort cruelle par des juges très sages"!
Mais voici que la soeur d'Apollon, Hécate, consultée sur la divinité de Jésus-Christ, semble réclamer contre la sentence de son frère. «Vous savez, dit-elle, quel est l'état d'une âme séparée de son corps... Celle qui vous occupe en ce moment, est l'âme d'un très excellent homme ; mais ceux qui l'honorent sont dans l'erreur».
Et comme quelques-uns demandaient à l'oracle : «Pourquoi donc a-t-il été condamné ?» la déesse répondit : «Le corps est toujours exposé aux tourments mais cela n'empêche pas que l'âme des gens de bien n'ait le ciel pour demeure.
Quant à celle-ci, elle est fatale aux autres âmes qui ne sont pas destinées à recevoir les faveurs des dieux ni à connaître Jupiter, et elle est cause de leur erreur. C'est pour cela que les dieux ne les aiment pas. Mais pour lui, il est comme de bien, et demeure au ciel en compagnie des gens de bien (S. Aug, Civ. Dei, XIV, 23).

En rapportant cet oracle, saint Augustin se demande : «Quand Porphyre ou Hécate dit que c'est par une fatalité que Jésus-Christ engage les chrétiens dans l'erreur, je voudrais bien savoir s'Il les y engage volontairement ou malgré Lui. Si c'est volontairement, comment est-Il juste ? et si c'est malgré Lui, comment est-Il bienheureux ?» (Ibid).

M. Renan, dont l'esprit est plus avancé que celui ou ceux de Porphyre, s'est enfin chargé de la réponse ; et grâce à lui nous savons désormais que Jésus, en homme de génie, a trompé les hommes volontairement, mais... pour leur bien (Vie de Jésus, p. 253).

Dans sa fameuse Lettre à Anébon (Jambl. De Mysteriis, init. ed. Gale Ox), Porphyre ruine tout ce qu'il a édifié ailleurs. Il ne se contente pas de déclarer, comme il l'a fait en d'autres ouvrages, que les dieux sont des démons ennemis du genre humain, que les sacrifices sont des impiétés ; mais les oracles, qu'il a compulsés, étudiés, dans l'idée d'en faire un ensemble, un système religieux à opposer au christianisme1, les oracles subissent à leur tour une honteuse flétrissure. Pour lui, pour Porphyre, les oracles des dieux ne sont plus guère que des inepties, des impiétés !...

Voilà donc la plus grande autorité philosophique du paganisme à son déclin, l'ennemi le plus implacable de Jésus-
Christ, forcé par l'évidence des choses d'avouer, d'une part, la réalité des prodiges opérés par les dieux, et  d'une autre part la dépravation et la nature inférieure de ces mêmes dieux. Que deviennent après cela les oracles par lesquels il prétend combattre, ruiner la religion chrétienne ? En affirmant que ces oracles viennent du démon, ne fait-il pas l'éloge plutôt de cette religion qui lui inspire tant de haine ?


La vérité sur le pendule et le magnétisme, L-H Rémy.
Document pdf
http://fr.gloria.tv/...153635

Pour aller plus loin il faudrait parler du magnétisme animal. J'avais fait un sujet mais ce serait trop long à être repris ici. Vers la fin du 18e siècles de nouveaux moyens thérapeutiques étaient expérimentés, on voit apparaître l'hypnose et le mesmérisme dans le milieu médical. La guérison procède d'une étape critique du patient qui est la transe. Au cours de ces scéances de transes, des phénomènes surnaturels se produisent, généralement incontrôlables ; don des langues, esprit de prophétie, lévitation, contorsion des membres... Mesmer pensait avoir trouvé l'explication aux phénomènes de guérison miraculeuses : un fluide invisible qui circule le long de son corps et qui se transmet au patient. Il appelle ce fluide "magnétisme animal" et s'en va présenter sa théorie à l'Académie de Médecine de Vienne, heureux de cette découverte. Mais il est pris pour un charlatan et s'exile à Paris, ou il continue ses recherches et poursuis de faire connaître ses travaux. Il recevra l'attention de certains médecins qui le suivront et formera des disciples. Mais il aura du mal à faire passer sa théorie auprès des institutions. C'est que, en réalité, la transe est une forme de possession et le patient un médium. L'agent invisible n'est pas un fluide mais il s'opère par l'action de l'entité parasite. La poursuite de ces expériences donnera naissance au spiritisme, contact avec les esprits, vers le milieu du 19e siècle. Voici comment est exprimée la philosophie de ces esprits :

Citation

Religion et philosophie.

C'est le vrai terrain des esprits. Ils s'accordent entièrement sur l'immortalité de l'âme, ce qui doit être, et ne tarissent pas sur la grandeur, la bonté de Dieu et la charité mutuelle que nous devons avoir ; du reste, pour le plus grand nombre, c'est un esprit hardi de réforme, qui nie le surnaturel du christianisme et en attaque les dogmes principaux. Sur ce fond ils ont dessiné les inventions les plus admirables : en haut, l'éducation continuée à travers les plaisirs de toutes sortes; en bas, l'avènement futur de l'âge d'or, par l'expansion de la doctrine nouvelle, l'union prochaine de tous les hommes, et la réconciliation avec la nature, qui se transformera pour leur plaire. En attendant l'harmonie universelle, les esprits s'accusent les uns les autres de mensonge; les esprits supérieurs signalent ceux de la basse classe comme grossiers et pleins de vices, et désavouent leurs médiums comme n'étant pas suffisamment passifs ou ayant une folie particulière. Les rétractations posthumes de plusieurs grands personnages ont jeté beaucoup de trouble dans les croyances. Dans un très-intéressant article de la Revue des Deux -Mondes (1" septembre 1853), M. A. Maury a établi la filiation de ces mystères.

La doctrine nouvelle s'appelle le spiritisme.


Mesmer, Le magnétisme animal, les tables tournantes et les esprits,
Ernest Bersot, p. 127-128


Ensuite, et pour revenir au mariage sacré, voyez ce que dis "Le Livre d'Enoch" de ces unions Terre-Ciel:

Citation

CHAPITRE 7
1. Quand les enfants des hommes se furent multipliés dans ces jours, il arriva que des filles leur
naquirent élégantes et belles.
2. Et lorsque les anges, les enfants des cieux, les eurent vues, ils en devinrent amoureux ; et ils
se dirent les uns aux autres : choisissons-nous des femmes de la race des hommes, et ayons
des enfants avec elles.
3. Alors Samyaza, leur chef, leur dit : je crains bien que vous ne puissiez accomplir votre
dessein.
4. Et que je supporte seul la peine de votre crime.
5. Mais ils lui répondirent : nous vous le jurons.
6. Et nous nous lions tous par de mutuelles exécrations ; nous ne changeront rien à notre
dessein, nous exécuterons ce que nous avons résolu.
7. En effet ils jurèrent et se lièrent entre eux par de mutuelles exécrations. Ils étaient au nombre
de deux cents, qui descendirent sur Aradis, lieux situé près du mont Armon.
8. Cette montagne avait été appelée Armon, parce que c’est là qu’ils avaient juré et s’étaient liés
par des mutuelles exécrations.
9. Voici le nom de leurs chefs : Samyaza, leur chef, Urakabarameel, Akibeel, Tamiel, Ramuel,
Danel, Azkeel, Sarakmyal, Asael, Armers, Batraal, Anane, Zavebe, Samsaveel, Ertael, Turel,
Yomyael, Arazeal. Tel furent les chefs de ces deux cents anges ; et le reste étaient tous avec
eux.
10. Et ils se choisirent chacun une femme, et ils s’en approchèrent, et ils cohabitèrent avec elles ;
et ils leur enseignèrent la sorcellerie, les enchantements, et les propriétés des racines et des
arbres.

11. Et ces femmes conçurent et elles enfantèrent des géants
12. Dont la taille avait trois cents coudées. Ils dévoraient tout ce que le travail des hommes
pouvait produire, et il devint impossible de les nourrir.

13. Alors ils se tournèrent contre les hommes eux-mêmes, afin de les dévorer.
14. Et ils commencèrent à se jeter sur les oiseaux, les bêtes, les reptiles, les poissons, pour se
rassasier de leur chair et se désaltérer de leur sang.
15. Et alors la terre réprouva les méchants.


Source: Le livre d'Hénoch, Le livre des veilleurs

Et J.G Frazer de l'exprimer ainsi :

Citation

(...) les femmes donnaient de leur fécondité à la déesse, qu'elles lui offrissent leur chevelure ou leur chasteté. Mais, pour quelle raison, peut-on demander, faisaient-elles une telle offrande à Astarté, qui était elle-même la grande déesse de l'amour et de la fertilité? Quel besoin avait-elle de recevoir la fécondité de ses adoratrices? N'était-ce pas plutôt à elle de la leur accorder? Ainsi posée, la question néglige tout un côté important du polythéisme, peut-être même la religion primitive en général. Les dieux avaient autant besoin de leurs adorateurs que les adorateurs avaient besoin d'eux. Les avantages conférés étaient réciproques. Si d'une part les dieux faisaient produire la terre avec abondance, s'ils donnaient la fécondité aux troupeaux et à la race humaine, ils espéraient d'autre part qu'on les récompenserait de leur générosité en leur octroyant la dîme de leurs bienfaits ou des tributs. Ils ne vivaient que de cette dîme; sans elle, il leur aurait fallu mourir de faim. Leur ventre divin demandait à être rempli et leur énergie procréatrice revivifiée; c'est pourquoi les humains devaient leur donner une part de leur viande et de leur boisson et sacrifier à leur intention ce qu'il y avait de plus viril chez l'homme (NDR: leur barbe) et de plus féminin chez la femme. Les sacrifices de ce genre ont été trop souvent méconnus ou incompris par les historiens des religions.


Le Rameau d'Or, T1, p.30


Donc, ma réponse à cette importante question : les dieux sont des démons mais ils étaient aussi des hommes de leur vivant.

#12 YAmA

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Posté 26 septembre 2011 à 14:49

Qu'entends tu par "Démons" ?

Penses tu que ces démons aient quittés l'enfer ? Crois-tu au diable ? Enfin: as-tu lu le Secret des étoiles sombres ?
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#13 atrahasis

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Posté 27 septembre 2011 à 02:03

Voir le messageYAmA, le 26 septembre 2011 à 14:49, dit :

Qu'entends tu par "Démons" ?

Penses tu que ces démons aient quittés l'enfer ? Crois-tu au diable ? Enfin: as-tu lu le Secret des étoiles sombres ?

Lorsque le Livre d'Enoch parle de "géants", il se réfère à la désignation de "Titans". Les titans sont les premiers dieux, plus sauvages, liés aux forces de la nature, et généralement opposés aux autres dieux dans les mythologies. Mais en définitive peu de choses les sépare : les dieux sont aussi des titans simplement leur apparition est plus tardive. De même "démon", "ange" ou "djinn" tout cela c'est la même chose ; ce sont ces mêmes entités invisibles sous des noms différents. Simplement on les appelle plus volontiers démons lorsqu'ils sont bestial ou charlatan et dieu ou ange lorsqu'ils apportent quelques bienfaits. Que certains soient plus fréquentables que d'autres n'a rien d'étonnant ; les Hommes sont tout autant diversifiés. Par contre, toutes ces entités ont en commun d'être damnées c'est-à-dire rattachées à jamais à notre monde. Je pense qu'elles habitent les profondeurs de la Terre. Toutes ces entités qui ont conclu un pacte avec le diable recevront une place privilégiée en Enfer ; elles en seront les gardiens ou les bourreaux, ou libres de voyager de par le monde pour tromper les humains et récolter leur dîme. Mais comme ils n'ont plus de corps (et que l'enfer à force de ne connaitre que ça, c'est chiant), ils ont une haine naturelle vis-à-vis des vivants.

"Le Secret des étoiles sombres" je possède le tome 1. De ce que j'en ai lu, c'est vrai qu'il parle aussi du mariage sacré. Mais l'auteur est très habile pour tourner les choses à sa façon. Il égare le lecteur en parlant extra-terrestres, des reptiliens buveurs de sang (détournement de la symbolique du serpent - j'y viendrai) et au final réussi un excellent travail de désinformation. Et non, je ne crois pas aux ET (hypothèse qui n'a aucun fondement en découvrant par soi-même les anciennes mythologies et croyances + à lire : "veilleur où en est la nuit" de Jean Robin).


Bon ben c'est pas mal, là on a fait un bon tiers du sujet et j'ai suffisamment commenté (merci pour vos questions pertinentes YAmA, vous m'y aidez). C'est très théorique mais vous comprendrez mieux certaines choses lorsque j'aurai fini et que j'analyserai la symbolique de quelques films.

Nous arrivons dans la partie la plus difficile. Nous avons parlé de la face visible il faut maintenant aller voir du côté des écoles des mystères et appréhender l'enseignement luciférien.
Bien qu'il faille encore parler du culte des arbres, de la déesse mère, des fêtes du printemps, de religion catholique, de la symbolique du cerf ... tout un programme.

Ce message a été modifié par atrahasis - 27 septembre 2011 à 02:13.


#14 YAmA

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Posté 27 septembre 2011 à 07:15

Citation

"Le Secret des étoiles sombres" je possède le tome 1. De ce que j'en ai lu, c'est vrai qu'il parle aussi du mariage sacré. Mais l'auteur est très habile pour tourner les choses à sa façon. Il égare le lecteur en parlant extra-terrestres, des reptiliens buveurs de sang (détournement de la symbolique du serpent - j'y viendrai) et au final réussi un excellent travail de désinformation. Et non, je ne crois pas aux ET (hypothèse qui n'a aucun fondement en découvrant par soi-même les anciennes mythologies et croyances + à lire : "veilleur où en est la nuit" de Jean Robin).

Je me doutais que ta réponse serait celle-ci. (je m'excuse de vous tutoyez, mais j'ai une aversion pour le vouvoiement que je n'emploi à contre coeur qu'au travail, ni voyez pas un manque de respect).

De fait en occultant la réalité ET, vous vous amputé (tiens j'ai réussit) d'un pan tout entier d'une réalité déjà difficile à cerner, lorsqu'on en possède une bonne partie.
Je dis "réalité ET" car l'armée française elle-même à reconnu dans le rapport COMETA l'éxistence d'OVNIS sillonnants le ciel, et imprégnant leurs traces sur le sol parfois, comme à Aix en provence.

Ce n'est pas comme si aucune observation, aucun témoins n'éxistait au sujet des OVNIS ou des ET, si c'était le cas, on en parlerai pas.

Y aurait-il une raison philosophique ou religieuse qui vous empêche de croire en leur réalité, et sur cette question il va falloir apporter une réponse honnête :smile:
J'aimes beaucoup aussi les histoire anciennes, la mythologie, les livres "saints", mais force est de constater qu'entre les allégories, le folklore, les interprétations tronquées de leur auteurs car aborder sous l'angle tantôt du mysticisme, tantôt du religieux, tantôt de la désinformation ou du partie pris,il est très difficile d'y retrouver son chemin, et ce n'est pas le multiculturalisme des écrits qui nous aide.

Je reconnait la difficulté à accepter par exemple un livre comme celui d'anton parks, moi-même éprouve certaines réserve, non pas sur la réalité de ce qu'on peut y lire, mais sur l'orientation donnée.
Un exemple:
En admettant que TOUT le récit soit vrai sauf Un détail, comme par exemple la création des premiers hommes par les anunnakis, ce simple fait peut tromper gravement sur nos origines réelles. Cependant, on sent quand même que l'auteur est sincère, puisqu'il parle des kaditsus, qui étaient les propriétaires légaux de la terre avant l'arrivée des reptiliens, j'en déduit que relater ce détail, rend caduque le fait de penser qu'Anton travailles à la désinformation par channeling conscient ou non.

De toute façon toute information est bonne à prendre surtout lorsqu'il s'agit d'un témoin aussi privilégier et d'une histoire aussi importante, à condition de ne pas aborder le livre sans une solide culture de l'ésotérisme, et si possible un "vécu".

Ce livre n'est absolument pas une exception sur les différentes sources qui inonde notre réalité, il ne s'agit pas de les accepter ou de s'y fier, il s'agit de les collecter, et je suis certain qu'avec votre érudition concernant les thèmes que vous aborder et sous l'angle selon lequel vous les avez acquis, vous ne pourriez qu'en sortir fortifier dans vos connaissance et surtout dans votre compréhension de ce qui régit les démons, les anges, les esprits de la nature, les créatures astral, enfin bref tout le bestiaire mystique et celeste...

Si vous disposez de temps pour lire je peut vous orienter vers une liste de livres sérieux concernant d'une part les ET et les esprits de la nature par exemple, abordés sous deux points de vue privilégiés.


PS: j'ai pris un peu d'avance puisque j'ai pris connaissance de vos interventions sur d'autres forums.
J'attends votre conclusion globale sur vos interventions concernant le mariage sacré.

Ce message a été modifié par YAmA - 27 septembre 2011 à 07:23.

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#15 atrahasis

atrahasis

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Posté 27 septembre 2011 à 13:23

Le phénomène OVNI est récent dans notre histoire. "La guerre des mondes" (1898) de H.G. Wells est le premier roman à mettre en scène une civilisation étrangère. Ses martiens tenaient le rôle d'envahisseurs, une manière allégorique de dénoncer la colonisation anglaise. Mais ce n'est pas vraiment une première ; lors de ce siècle beaucoup de gens croyaient qu'il y avait des habitants sur la lune. Maintenant on sait qu'il n'y en a pas, ni sur Mars, ni partout où l'on cherche. Il y a bien des bactéries dans l'espace mais pas d'êtres évolués. Les débuts d'une ère technologique agrémentée de conquête spatiale ont favorisé l'émergence d'une littérature de science fiction. Puis, au cours de la seconde guerre mondiale, le phénomène sort des livres et rejoint la réalité. Des gens s'intéressent au phénomène, l'ufologie apparaît et compile de nombreux témoignages. Puis viennent les premières canulars ; aux states l'affaire George Adamski, en France l'affaire Trans-en-Provence (si je ne me trompe pas). Hynek et Jacques Vallée ne croient plus en un phénomène tole-et-boulon mais se dirigent vers une explication immatérielle. C'est déjà la fin de l'âge d'or de l'ufologie, depuis les observations n'ont pas cessées mais plus rien de concret n'en sortira. Les témoignages apportés sont principalement affaire de militaires, gendarmes, pilotes de ligne, soit des corps de métier fortement impliqués dans la franc-maçonnerie. Maintenant nous connaissons l'affaire Blue Beam, les soucoupes nazies, l'avion supersonique Aurora et l'existence de projets militaires classés secret-défense... ce qui permet de penser à une explication beaucoup plus terre-à-terre et artificielle. Jacques Vallée, Gildas Bourdet et Jean Sider pensent que le phénomène est plus ancien et se mélange au folklore d'autrefois. J'ai étudié cette piste un moment ; petit peuple, fées, lutins, trolls... etc  Les cercles de culture étaient déjà connus - bien que moins répandu - il y a plusieurs siècles mais étaient attribués à l'action des démons. Puis il y a eu Zecharia Sitchin et Anton Parks qui sont arrivés avec de nouvelles possibilités : une planète à l'orbite particulièrement large qui repasserait tous les X milles ans près de la Terre, des êtres reptiliens apportant la civilisation à l'humanité, des traces dans la mythologie mésopotamienne... retour à une explication tôle-et-boulon que j'avais quitté. Je lisais beaucoup Sitchin, c'était il y a 5-6 ans. J'ai donc voulu en savoir plus. C'est ainsi que je me suis mis à la mythologie et à l'étude des civilisations anciennes. Et je n'ai rien trouvé corroborant l'hypothèse de Sitchin. Puis j'entends parler de franc-maçonnerie et de sociétés secrètes. Ces gens font partie de l'élite qui dirige le monde, donc en étudiant leur littérature je devrais mieux comprendre. Pas d'EBE là non plus. Et voilà comment je me suis mis sur la piste du mysticisme et des religions. Puis le cinéma et les clips musicaux révèlent beaucoup de choses, à partir du moment où ils sont réalisés par des occultistes, très nombreux dans ces domaines artistiques. Le clip de Katy Perry - Extraterrestrial est révélateur par exemple. Avec Kanye West ils prennent l'apparence de ce fameux couple primordial mais sous forme d'allégorie ET. Et dans de nombreuses productions, les ET jouent l'allégorie de ces démons, un peu comme les Martiens de H.G. Wells et l'armée britannique.

D'un autre côté j'ai un passif avec le monde des esprits. Rien d'exceptionnel toutefois. Lorsque j'étais enfant mes parents pratiquaient le spiritisme. Il m'arrivait d'être sujet à la possession temporaire. Puis plus tard j'ai côtoyé quelqu'un qui l'était à son tour, sans le savoir. Mais je ne comprenais pas. C'est plus fréquent qu'on ne le croit, et pas facilement décelable car généralement on n'y prête pas attention. Ca se remarque principalement la nuit et dans les rêves. Maintenant c'est fini tout ça.

Donc je me sens plutôt à l'aise en explorant cette piste, pour moi c'est "intuitif" et familier.

YAmA je n'utilisais le "vous" que par politesse, on peut se tutoyer :)

Ce message a été modifié par atrahasis - 27 septembre 2011 à 13:27.


#16 atrahasis

atrahasis

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Posté 27 septembre 2011 à 19:18

Nous allons voir combien le symbolisme évoqué jusqu'à présent se retrouve en sa pleine substance dans certaines confréries comme les écoles des mystères, dont Platon disait qu'elles étaient des lieux de débauche.
Si à l'origine le mariage sacré était un rite pratiqué uniquement par des prêtres qui avaient la charge de roi, et donc se limitait à un cadre strictement monarchique, nous avons tout lieu de croire que cette connaissance ait pu rapidement se dérober et tomber entre les mains de sociétés occultes (ce qui eut pour conséquence la multiplication des dieux). L'existence de ces "écoles de l'initiation" pourrait remonter jusqu'à Nemrod, à Babylone. Elles se seraient ensuite développées à travers le Mithraïsme ou d'autres cultes. Mais leurs activités étant tissé d'obscurité nous nous contenteront de ce que l'histoire a pu nous en rapporter.

Le culte de Mithra est bien plus ancien que celui qui était pratiqué à Rome et en Ibérie. Il est finalement assez mal connu. Voici ce que j'ai pu trouver dans la littérature de nos "comploteurs" :

Citation

Dans le yash X, du Zenda Avesta, le Livre Sacré des zoroastriens de Perse, Mithra naît sur la montagne mythologique Hara Bérèzaith (le Meru des hindous), où se trouve aujourd'hui l'Elbruz dans le Caucase, contrepartie physique du Hara Bérèzaith, de même que le Kailas pour le Meru en Inde. Il porte une épée dans la main et un mundus dans l'autre. C'est le Kosmokratôr des Grecs, le Régent de l'Univers. Parfois on le représente avec une torche à la place de l'épée; parce qu'il est aussi le Porteur de Lumière, l'envoyé du Soleil. (...)

Quand Mithra naît (renaît), avec Lui se trouvent deux étranges personnages, qui sont ses aides, ou témoins. Deux serviteurs nommés Cautès et Cautopatès. (Ce qui nous fait souvenir de la révélation alchimico-tantrique de Mozart, dans La Flûte Enchantée, avec Pamino et Pamina, Papageno et Papagena.) Un de chaque côté du Dieu ressuscité, ou naissant. Ils portent des torches. Cautès dirige le feu vers le haut et Cautopatès vers le bas. Ils symbolisent ainsi le jour et la nuit. Le Temps, puisque Dieu est entré à nouveau dans le Temps et va y entamer son combat avec le Taureau, avec le Démiurge. Les deux figures énigmatiques sont aussi des représentations de l'Aiôn gnostique, du Zervân perse (curieuse similitude avec servant, domestique), du Sarapis égyptien, du Kronos grec et du Saturne romain. Tous sont régents du royaume des morts. Zervân contrôle le Temps indéfini; c'est-à-dire, l'Éternel Retour. Pour les zervantistes iraniens, Ahura Mazda, le Dieu des zoroastriens, et Ahriman, le Démon, tirent leur origine de Zervân, le Temps, de même que Mithra pour sa renaissance comme Dieu-Homme. Mais, pour Zarathustra, Zervân est seulement un intermédiaire au service d'Ahura Mazda. La position humble et secondaire de Cautès et Cautopatès, comme aides et témoins du processus de la Résurrection, nous signalerait que c'est Zarathustra qui a raison, et non les zervantistes. L'Aiôn est seulement le régent d'un cycle démiurgique, le signalisateur d'un temps, d'une Ere astrologique, lui aussi prisonnier du Démiurge. (Peut-être volontairement?) Les témoins apportent et retirent la Lumière. Et sans cette illumination personne ne verrait ce qui se passe par là. Ils sont, donc, la conscience, qui est donnée par le Temps, par Saturne, et qui s'immortalisera avec le guerrier aryen, s'il parvient à vaincre dans le combat alchimique contre le monde illusoire du Démiurge.

Mithra est aussi appelé "le Voleur du Taureau" parce qu'il dérobe un taureau pour le sacrifier à l'intérieur d'une caverne. Ce thème très étrange du vol se répète constamment dans les histoires mythiques. Héraklès va lui aussi voler les pommes d'or du Jardin des Hespérides, et Jason vole la Toison d'Or à Médée avec l'aide de Médée, cette soror mistica. Je crois que le Gral doit aussi être volé. Dans ce monde ennemi nous sommes des étrangers, sur ce champ de bataille, et nous sommes entrés " comme un voleur dans la nuit"... Et bientôt, ce Cautès-et-Cautopatès se transforme en Bon et Mauvais Larrons de la légende kristique, du Kristianisme Esotérique. (Et ce sont Demas et Cystas dans le christianisme judaïque, deux cipayes). En vérité, le Temps, KronosSaturne, c'est le Larron, puisqu'il dérobe les images de notre vie, la jeunesse et l'existence entière. Cautès et Cautopatès symbolisent le Temps, le passage du Jour à la Nuit, de la Lumière à l'Obscurité. Parce que toute l'Histoire racontée ici s'accomplit à l'intérieur du Temps - de même que toute histoire qu'on puisse raconter - où un Dieu est retourné pour le vaincre et récupérer l'Éternité. Mais maintenant de façon consciente.


LA MESSE MITHRAÏSTE

Messe, du latin messis, récolte, offrande. Feriae messis, fête romaine des moissons. Missus, envoyé. Mesias, le Soleil, envoyé annuel qui fait mûrir les fruits. Nous l'avons dit, à chaque nouvelle Ere astrologique on commence à raconter la même Histoire sur la naissance d'un Dieu et son incarnation parmi les hommes. Une impulsion, une énergie puissante recommence à se projeter, donnant vie à l'Archétype, le revêtant de symboles et d'un habillage correspondant au temps nouveau, avec le déplacement du point vernal par rapport à la terre et aux constellations du Zodiaque. Et elle explose dans l'Inconscient Collectif des hommes, donnant aux héros une autre possibilité de s'enflammer d'enthousiasme et de pouvoir capter le message et son sens, ouvrant la Porte Etroite, ou Fenêtre de sortie de cet Univers. Déroutant le Démiurge. A l'origine du Temps, il y a Wotan crucifié sur la roche, ou sur un frêne. Là-bas, dans le nord des glaces, dans 1'Hyperborée recemment perdue, Aryana Baiji, le Continent primitif des aryens polaires, Asgard. Le Kristos grec, le Kosmokratôr, ou Kosmokristos, c'est Wotan. Esprit Solaire, anima mundi, crucifié sur les quatre règnes de la Nature, selon Platon. Mithra est aussi Wotan; parce que tous sont Wotan. L'Archétype ne se personnalise que très rarement. Sa venue parmi les humains est comme un feu qui s'étend, un incendie inextinguible. Les hommes ne font que contribuer à sa propagation, au cours d'un Âge déterminé. Ce sont les mages ou Magis perses (Mage -"Celui qui sait"), prêtres de Zarathustra, du Mazdéisme, qui favorisèrent la religion et le culte de Mithra, en accord avec leur propre religion zoroastrienne; parce que Mithra serait un intermédiaire, ou le Fils d'Ahura Mazda. C'est ainsi que les zoroastriens prétendaient s'adapter à l'Ere du Bélier. .(La ressemblance entre le nom aryo-perse de Magi et le Machi araucan ne laisse pas d'être étrange à première vue. En allemand le Ch se prononce comme le g espagnol, ce qui donnerait exactement Magi...) Il y a des signes indubitables de wotanisme chez Mithra. Comme Wotan, Lui aussi est accompagné d'un corbeau et d'un chien - degrés, en outre, de l'initiation mithraïste. Curieusement, le corbeau s'appelle Korax, et Korakenke était le nom du Corbeau de l'Inka, ou Inca. De plus Korava est aussi le corbeau et le nom sanscrit de l'un des camps dans la Grande Guerre du Mahabharata. Les Korava et les Pandava deviennent les Vanes et les Ases de la saga germanique. D'autre part, nous avons déjà dit que l'Inka était un Viking, descendant et adorateur de Wotan. Comme tous les héros solaires, Mithra lui aussi réalise une série de travaux symboliques, qui devraient bénéficier à ceux qui le suivront.

En plus de sacrifier le taureau, il boit et donne à boire son sang, au cours d'une cérémonie liturgique et ritualiste, comprenant la consécration du sang et sa transmutation en Liqueur de Vie Éternelle (refrigerium) par la descente d'une Force d'en-haut, d'un Autre Univers. Le sang du Taureau a été transmuté en sang-de-Mithra. Puis il mange et donne à manger de la chair du Taureau, également transsubstanciée en sa propre chair ("Prenez et buvez, ceci est mon sang; prenez et mangez, ceci est ma chair"). La cérémonie magique est une répétition ab aeterna de la cérémonie aryenne hyperboréenne de la Minnetrinken, quand les gerreris bersecos buvaient leur propre sang astral, le Sôma, comme les rois de 1'Atlantide buvaient la liqueur du Gral dans des coupes d'orichalque. Les anciens aryens perses buvaient l'Ahoma. Cette Messe Mithraïste est célébrée après le départ de Mithra, seulement par les initiés de plus haut grade, par les "Pères".

Un autre grade est celui de "Lion". Le "Père Suprême" est le Chef de l'Église de Mithra. Et Père, ou Saint Père, devient aussi le nom du Pape de l'Église chrétienne de Rome. En outre, Pape veut dire père. Un autre grade de la religion ésotérique de Mithra est Mile, le soldat, d'où proviennent les mots milice et militaire. Tout le culte de Mithra est célébré en latin, et parvient à avoir une influence et une importance énormes chez les légions de l'Empire romain, parce que Mithra est "le Seigneur des Armées" et que sa religion est guerrière, de sorte que la Légion romaine se conforme, presque ésotériquement, à un principe mithraïste. (...) C'est aussi de la "Milice" mithraïste que se seraient inspirés les guerriers assassins perses, du "Vieux de la Montagne". Les couleurs des officiants de Mithra sont alchimiques. La curie chrétienne de Rome s'en emparera ultérieurement. Les légions romaines portent le culte de Mithra jusqu'aux confins de l'Empire. En Espagne, les Corridas de Taureaux sont une relique de ce culte, et elles furent à l'origine religieuses et ésotériques. Le "costume de lumières" du torero correspond aux couleurs alchimiques des degrés initiatiques du mithraïsme et le rituel de la Corrida est sacré, hiératique. Avec le temps la Corrida s'est exotérisée, grégarisée. Mais le roi Alphonse le Sage en son Code "Les Sept Parties", interdisait le paiement en argent et tout gain matériel à la "Fiesta Brava". Parce que les Corridas de Taureaux sont une Messe archaïque, du Bélier, avec ses antécédents encore plus anciens, dans le Taureau et sa "Danse des Abeilles", des prêtresses vierges du Minotaure, en Crète. Mile est le soldat au service volontaire de Mithra, qui affronte le combat héroïque comme ascèse guerrière, comme gnôsis, contre les puissances de ténèbres et au service du Dieu de la Lumière, de Mithra, d'Ahura Mazda. Le torero lui aussi, de même que Mithra, se purifie dans le sang du Taureau, en même temps qu'il rédime l'animal. Ils vont surmonter la chute, purifier le métissage avec l'homme-animal, le "péché racial" des Dieux et des Héros.

Dans certaines messes mithraïstes le vin consacré remplaçait le sang comme boisson. Le sang de l'animal était transsubstancié, de même qu'en alchimie se produit la transformation du plomb en or Le représentant de Mithra sur terre est le Pater Patrum, Père des Pères, le "Grand Pasteur", le Summus Pontifex. Il donne les sept degrés de l'initiation, chacun sous la protection d'une planète. Le Pater est protégé par Saturne. Les emblèmes du Pater sont un anneau et un sceptre, symboles de la sagesse et du marié en Mithra. Toutes choses reprises par l'Église romaine. Mais le Pater est aussi un Magi. Il n'y aurait rien de mal dans ce plagiat commis par le christianisme, s'il ne s'était agi uniquement d'attirer dans ses rets les légions romaines, convertissant et désarmant matériellement et spirituellement les guerriers, les castrant moralement. Ils ont fait le même coup avec le wotanisme, et la conversion forcée des saxons. Plagiat, spoliation, falsification et corruption du divin de ce qui est plein de Sens dans la formation réelle d'un Archétype.


MITHRA EXTRAIT L'EAU DE LA PIERRE

Un des miracles de Mithra a consisté à extraire l'eau de la Pierre, en la frappant avec une épée. (Souvenons-nous Excalibur a été extraite d'une roche). Eau de la Vie Éternelle, fons perennis. Et Anna perennis était le nom de la boisson magique des romains. C'est à Moïse, le "sauvé des eaux" que l'on attribuera plus tard un acte similaire : frappant le rocher dans le désert avec la Baguette ou le Caducée du Pharaon, il fera surgir l'eau pour calmer la soif des gens de l'exode. Mais tout cela aussi a été exotérisé, pour l'appliquer à l'histoire nationale juive, alors même que Moise n'était pas juif, mais égyptien, nommé Osarsiph et peut-être prêtre d'Aton, qui dut s'échapper après le triomphe des prêtres d'Amon et la déroute d'Amenophis IV, dit Akhenaton. Avec l'abolition de son culte monothéiste. Mithra est représenté coiffé du bonnet phrygien, celui-là même qu'utilisaient les rois de l'Atlantide pour sacrifier le taureau et boire son sang dans des coupes d'orichalque, selon Platon. Ce bonnet équivaut à l'uraeus des pharaons égyptiens, la tête de cuivre émergeant de leur front. Les uraeus sont au nombre de sept, le nombre des shakras et des degrés de l'initiation mithraïste. Celui du front représente le Serpent Kundalînî, déjà activé, le pouvoir du Vrîl ; c'est-à-dire, la Baguette, le Caducee, le Sceptre, 1' Épée. L'énergie capable d'extraire la force occulte de la Pierre, du lapis, et de faire renaître un Dieu, et l'Âge d'Or. L'or alchimique, Aurum potabile, que l'on boit et qui donne la vie éternelle. Le Sôma, l'Ahoma, Anna Perennis, la Quintessence, la Liqueur Philosophale. Le Bonnet Phrygien est plié vers l'avant, formant un saillant pareil à l'uraeus. Il représente aussi Kundalîni, et a été offert au héros comme récompense par les Dieux. Mithra le porte et le héros devra le mériter, découvrant le message caché dans son symbolisme.

La protubérance sur le crâne de Buddha signifie également la Kundalînî active. Il est extrêmement curieux que ce soit du culte et de la "Messe" de Mithra que vienne la coutume de se saluer en se serrant la main droite, junctio dextrarum. Le pater sacrum, le mystagogus, l'Initiateur, salue ainsi l'adepte, l'heliodromus, le Courrier du Soleil, à l'instant où il lui accorde ce degré d'initiation. Ni les romains, ni les grecs, ni les hindous ne se saluaient de cette manière. C'est un salut initiatique du zoroastrisme, qui s'est corrompu comme tant d'autres choses. (...) Ainsi se saluèrent Mithra et le Soleil, établissant leur Pacte.


http://suidhel.chez....MystesMytra.htm

Si vous n'avez rien compris à la 1ère lecture, c'est normal :)
J'avais prévenu : on aborde la partie difficile.
Ainsi vous avez déjà une idée des concepts tordus qu'enseigne Lucifer-Wotan.

Je ne peux pas me prononcer sur l'association qui y est faite entre Mithra et Eglise Catholique Romaine - l'énorme emprunt que l'Eglise à fait à ce culte - mais j'ai tendance à donner raison à l'auteur. De fait je comprend que certains aient pu accuser mes conceptions monothéistes. Parce que je ne retiens que ce que la Bible dit, et non ce qu'en ont fait les institutions religieuses. Par contre voyez comment les franc-maçons ont une vision perverse et déformée des Ecritures ; Moïse Egyptien du culte d'Aton, Jésus incarnation de Wotan... ils croient que les patriarches bibliques sont des initiés, tout comme eux. :diable2:


Edit: je précise pour les francs-maçons offusqués, que la véritable initiation luciférienne n'a lieu qu'à partir du 33e degré. Peut être avec un début dés le 13e ou 18e degré (vu l'importance de ces nombres). Dans tous les cas, le Grand Maître EST la réincarnation de Hiram. Tout FM le sait.

Ce message a été modifié par atrahasis - 27 septembre 2011 à 19:47.


#17 YAmA

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Posté 27 septembre 2011 à 20:09

Merci pour ta réponse si "complète" tu n'as pas la langue de bois.
Concernant trans en provence il s'agit d'un cas particulier, le premier dont j'ai eut connaissance il y a ...fort longtemps, avec le livre de jean claude bourret "réalité OVNIS" et pour lequel aucunes explication n'a vu jour.
Aterrissage et trace sur le sol dont les herbes ont subies une inversion chimiques irreproductible en laboratoire (et ailleurs).

Il te manque à ton palmarès de lecture John E. Mack, directeur du département psychiatrie à Harvard et lauréat du prix pulitzer pour une biographie de laurence d'arabie.

Si il ne fallait ne lire qu'un livre concernant les OVNIS ou la réalité ET c'est celui-la. (titre du livre: dossiers extra-terrestre).
la polémique concernant la sortie de ce livre fût à la hauteur de la notoriété et du sérieux de son auteur...décédé, renversé par une voiture à la sortie d'une conférence sur le sujet.


Concernant la FM.
Ceux-ci n'ont aucun intérêt à faire prendre conscience de la réalité ET par le commun des mortels car cela occulterait leurs initiations.
Ceux-ci sont d'ailleurs contrôlés pour ce qui du top 300 jusqu'au top 10 FM par des forces occultes :smile: (reptiliens).


Il est vrai que beaucoup de  comissaires, inspecteurs et hommes du rangs sont FM (fautes de mieux), cependant rien ne les astreint à prendre partie pour telle ou telle version, et le rapport COMETA reste donc viable dans son fondement et contenu.


Je dois avouer que je n'ai pas lue ta dernière intervention, je le ferais demain après-midi.
Le fait d'invoquer Mithra est interessant en soi :ehoh:

Ce message a été modifié par YAmA - 27 septembre 2011 à 20:10.

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#18 atrahasis

atrahasis

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Posté 27 septembre 2011 à 20:12

Les Mystères d'Eleusis

Citation

1. Le mythe de Déméter

Les Thesmophories sont des fêtes en l'honneur de Déméter, réservées aux femmes. Tout en admettant les femmes, mais aussi les enfants, les étrangers, et les esclaves, les mystères d'Eleusis constituent le pendant masculin des Thesmophories.
Les mystères d'Eleusis reproduisent l'histoire de la déesse Déméter elle-même : celle-ci, raconte le mythe [lire l'Hymne homérique à Déméter] est à la recherche de sa fille Koré, enlevée par Hadès. Elle chemine ainsi jusqu'à Eleusis, où elle est reçue par Céléos et Métanire. Elle y met fin à son jeûne en buvant le kykéon (boisson dont elle indique elle-même la composition), et se charge en secret d'immortaliser leur fils Démophon en le plongeant dans le feu. Surprise par Métanire, elle s'interrompt, et révèle à ses hôtes sa divinité. Elle retrouve ensuite Koré, à Eleusis même : désormais, Koré passera la moitié de chaque année hors des Enfers (c'est le retour du printemps) ; quant à Démophon (confondu avec Triptolème), il voyagera pour dispenser l'initiation qu'il a reçue.

Ces mystères figurent principalement le mystère du passage de la vie à la mort, et inversement.

Les mystères d'Eleusis sont traditionnellement interprétés comme une figure du changement des saisons. Le mythe de Koré traduit en effet le rythme des saisons, l'attente du printemps, et le désir de la nature féconde. Mais les mystères d'Eleusis présentent des points communs avec des rites sacrificiels (Déméter est apparentée à la Grande Mère en Asie mineure, et son culte y trouve une de ses sources) ; dans le rituel, le blé se substitue à la victime sacrificielle. La présence du blé fait également songer aux rites de mariage (cf. confarreatio des Romains). Les mystères d'Eleusis ont donc une signification avant tout humaine, car l'on y trouve une figuration du mariage, de la mort, de la colère, et de la réconciliation [W. Burkert, op. cit., p. 324-325].
La vie et la mort se conjuguent étroitement (comme dans les rites liés au mariage), ce que les vers de la tragédie rendent à leur manière [cf. Sophocle, Antigone, v. 816 : "L'Achéron seul m'est promis pour époux", dit Antigone ; autres références dans W. Burkert, op. cit., p. 354, note 65].
Héraclès (également connu pour ses descentes aux enfers) est étroitement lié, lui, aux "petits mystères" (cf. ci-dessous), qui, disait-on, avaient été créés pour lui. Il est l'"archétype du myste éleusinien" (W. Burkert). Mais le fondateur des grands mystères est Eumolpe (ancêtre des Eumolpides), dont le souvenir est lié à celui des poètes thraces, prêtres d'Apollon, qui furent sans doute à l'origine des mystères d'Eleusis.


2. Les mystères d'Eleusis sont-ils secrets ?

En principe, leur déroulement est secret. Mais, en dehors du cœur même de l'initation (probablement, l'épiphanie de la divinité, aux yeux des mystes), beaucoup d'éléments sont connus grâce à la littérature et à l'archéologie (cf. iconographie présentée dans l'article Eleusinia du dictionnaire Daremberg & Saglio).


3. Fonctionnement des mystères d'Eleusis

Deux familles athéniennes sont chargées de l'accomplissement des mystères : celle des Eumolpides (qui fournissent les hiérophantes, "montreurs d'objets sacrés"), et celle des Kéryces (qui fournissent les dadouques, "porteurs de torche"). A l'hiérophante et au dadouque s'ajoutent un prêtre de l'autel (issu des Kéryces), et une prêtresse de Déméter.
Les candidats à l'initiation sont des "mystes" (premier degré d'initiation) ou des "époptes" (degré utime, ne peut être atteint qu'un an plus tard) ; mais mystes et époptes ne sont pas séparés au cours de la célébration des grands mystères. Les mystes sont accompagnés de leurs parrains, les "mystagogues".
Il existait des "Petits mystères", qui avaient lieu au mois de Boedromion (en février-mars, pour le retour de Koré et la naissance du printemps) à Agra (près d'Athènes) ; cette initiation "rapide" était sans doute assez sommaire. Les "Grands mystères" se déroulaient, eux, à Eleusis même, en septembre (pour la fin du printemps, et la descente de Koré aux enfers). [Lire Plutarque, Vie de Démétrios, p. 403, sur le bouleversement du calendrier pour Démétrios pressé de devenir épopte...]
La procession des mystes et des époptes (entre Athènes et Eleusis) dure neuf jours, et imite la marche de Déméter en colère, à la recherche de sa fille. Cette procession comprenait une dérision des néophytes par les initiés des années précédentes. Comme Déméter, les mystes marchent à la lumière des flambeaux, portent des rameaux ([W. Burkert, op. cit., p. 336], et portent une statue de Dionysos, en criant "Iacchos, Iacchos" : celui-ci est sans doute destiné à épouser Koré (c'est au VIe siècle que Dionysos aurait été introduit dans les Eleusinies).
Après ces neuf jours de procession, le myste doit boire le kykéon (voir ci-dessus), et sacrifier un porcelet [signification : lire W. Burkert, Homo Necans, éd. 2005, p. 323].
Autre préalable par lequel le myste doit passer : la thrônosis [parodiée dans les Nuées d'Aristophane, v. 264-268]. Le myste s'asseoit sur un tabouret, et fait une première fois l'expérience de la présence de la déesse, qui retrouve sa fille [W. Burkert, op. cit., p. 329-330].
La procession aboutit au Télestérion, le lieu de l'initiation. Un nouveau télestérion est inauguré juste après la Guerre du Péloponnèse [lire la description de ce lieu dans W. Burkert, op. cit., p. 316]. Dans l'obscurité, les initiés se livrent à des rituels secrets dont nous ne savons pas grand chose, mais qui devaient comprendre le sacrifice symbolique d'un enfant qui représente le peuple [cf. Démophon plongé dans le feu par Déméter, dans l'hymne homérique à Déméter], et (en vue de l'époptie) le sacrifice d'un bélier [Burkert, op. cit., p. 337-339 : le bélier figure dans les mariages sacrés, mais est aussi associé à l'accès au monde des morts]. L'allusion à l'hiérogamie se retrouve dans le discours d'Andocide, Sur les Mystères, § 124. Puis ils voient apparaître, dans une illumination provoquée par l'hiérophante, la déesse elle-même [W. Burkert, op. cit., p. 335]. Ainsi, l'initié, en voyant apparaître Déméter, imite-t-il Déméter elle-même voyant enfin apparaître sa fille, Koré.
Déméter accouche d'un enfant, qui figure le retour de la vie, et la fécondité de la nature.
L'hiérophante présente également un épi de blé [interprétation : W. Burkert, op. cit., p. 343-344]
L'initiation comprend, en clôture, la rencontre du myste avec la "ciste", corbeille en osier d'où sort un serpent, en présence de Déméter et de Koré [W. Burkert, op. cit., p. 330-331, pour la description précise et la signification]. Le myste prononce alors un "synthéma", c'est-à-dire un "mot de passe", cité par Clément d'Alexandrie. Selon W. Burkert, l'initiation est "garantie par le mot de passe".
Après la cérémonie proprement dite, la fête se poursuit à l'extérieur, avec des sacrifices de taureaux, et une libation.


http://www.anagnosis...ysteres_eleusis


#19 atrahasis

atrahasis

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Posté 27 septembre 2011 à 20:35

En effet, je ne connais pas le livre de John E. Mack. J'ai pu me rendre compte que l'hypothèse ET n'était pas nécessaire, on peut se passer de ce type d'explications, par contre si on devait la prendre en compte ça complique largement l'affaire. J'en ai déjà mal au crâne. (tu m'en excuseras).

L'article sur Mithra je l'ai ajouté. C'est une exclusivité de la version ONCT :)


L'Orphisme

Une autre grande école des mystères. Là avec ces articles on est au coeur du sujet. On retrouve déjà des similitudes entre tout ce qu'on a vu. Ce document-ci est essentiel :

Citation

† ALEXANDER FOL
L’ORPHISME : LES METAPHORES GRECQUES DE LA FOI DOCTRINALE NON LITTERAIRE


Le nom d’Orphée apparaît pour la première fois dans un fragment du poète grec Ibycus, au VIe siècle av. J.-C. La consignation de ce nom reflète une tradition orale centenaire de glorification du personnage générique du poète-chantre, qui s’accompagne d’une lyre (cithare), mais qui est à la fois un prophète, un guérisseur, un maître à penser, un roi et un prêtre. Le « brillamment connu » est conçu par les Thraces et les Hellènes comme chargé de cette mission auprès des hommes et il est préféré à l’unanimité, en tant que personnage/idée, à d’autres chantres et poètes thraces mythiques tels Thamyris et Musée.

La préférence littéraire-philosophique d’Orphée en sa qualité de maître chargé de révéler l’essence cosmique, divine et humaine est due à la foi exprimée par le ritualisme thrace, observé et décrit par les écrivains grecs. Le ritualisme thrace conçoit le dieu principal sous deux aspects : chthonien et solaire, « Dionysos » et « Apollon ». Selon cette croyance, le « dieu démembré » meurt pour renaître et marquer le début de tous les cycles célestes, terrestres et humains de la mort et de la résurrection. Le ritualisme thrace s’adresse à Dionysos, le dieu d’Orphée. Aussi, selon le mythe, le poète-prophète est-il démembré à l’exemple de son Dieu, par des bacchantes thraces, prêtresses de Dionysos. Les prêtresses sont tatouées, comme on le voit sur les vases attiques du Ve s. av. J.-C., pour afficher leur responsabilité et leur culpabilité, mais aussi leur noble origine. La foi en la nouvelle naissance transforme Orphée en un anthropodémon qui a obtenu l’immortalité. L’anthropodémon est le médiateur entre les hommes et les dieux, mais cette médiation n’est pas physique. Elle est intellectuelle, éthique, susceptible de transmettre les requêtes des mortels et d’apporter les messages des immortels.

C’est ainsi que sont formées les images des autres prédicateurs de la foi orphique en l’immortalité de l’esprit. Par exemple, Zalmoxis est mentionné par Hérodote sous les termes de roi, prêtre, maître des Gètes, « les plus équitables et les plus vertueux de tous les Thraces ». Comme Orphée, Zalmoxis apparaît sous les traits d’un anthropodémon et sa médiation intellectuelle est décrite comme une doctrine aristocratique qui introduit les adeptes à l’immortalité spirituelle. Selon une des deux versions d’Hérodote, Zalmoxis se rendit chez les Gètes après avoir été un certain temps l’esclave de Pythagore. Ce lien, tout en n’étant pas prouvable, est complètement justifié du point de vue culturel et historique, dans la mesure où il reflète la continuité attestée entre la foi orphique des Thraces et la philosophie pythagoricienne sur la structure du Cosmos et l’immortalité de l’âme.

D’autre part, la Thrace est considérée comme le pays de la connaissance secrète, car selon la vision grecque, le Nord, c’est-à-dire la Thessalie et la Thrace, est la direction de la religion et de la magie. Les Thessaliens et les Thraces sont reconnus comme maîtres de la religion et de la magie.
Tout au Nord gouverne l’Apollon Hyperboréen, qui personnifie la révélation lumineuse, alors que son disciple Orphée devient naturellement le maître de la Connaissance, donc de l’immortalité. « Guérisseur du corps et de l’esprit », Orphée, en chantant les mots sacrés, conquiert toute la nature vivante et morte. Il a donné son nom à une religion, différente de la religion olympienne. Apparu au IIe millénaire av. J.-C. dans la zone méditerranéenne, sur la base de croyances du Proche-Orient ou de l’Egypte, l’orphisme se propage en Crète, en Béotie, en Thessalie, en Phocide, y compris Delphes, en Macédoine Orientale et en Thrace, ainsi que dans les îles de Samothrace, Lemnos, Naxos, Imbros et Thasos. En raison du sort historique différent des Thraces et des Hellènes, la foi orphique des cités de la Grèce antique se transforme en une doctrine littéraire-philosophique aux racines pythagoriciennes, alors qu’en Thrace et dans d’autres sociétés et communautés sud-est européennes non littéraires, elle se maintient dans le rituel folklorique oral jusqu’à l’avènement du christianisme.

Les sources écrites, archéologiques, épigraphiques, numismatiques et ethnologiques permettent de déterminer les deux niveaux de l’orphisme thrace. Le niveau populaire, de masse, est fondé sur l’enthousiasme mystérieux, sur le principe de la possession qui introduit le Dieu dans le croyant. Le niveau aristocratique est inspiré par l’idée de l’extase ou, en d’autres termes, par l’élévation de l’élu vers la Divinité. Les croyants enthousiastes espèrent, au moyen de la possession divine, se voir purifiés, s’affranchir du mal. De leur côté, les croyants extatiques sont sûrs d’obtenir l’immortalité spirituelle et intellectuelle. Selon les observateurs grecs anciens, les « Thraces s’immortalisent par les pratiques rituelles et par les prières chantées », en se pliant en outre aux exigences de l’abstinence totale. D’après Grégoire de Nazianze, les deux niveaux des mystères thraces se distinguent par les verbes θρησκεύειν et μυεῖν.

Les deux niveaux délimités sur le plan social de la doctrine orphique orale sont fondés sur la vision de la Grande Déesse Mère, personnifiant l’Univers, qui conçoit et met au monde son Fils-Soleil/Feu/Apollon/Dionysos. Le Fils, sous ses deux aspects, anime le monde, mais pour continuer le cycle de la Mort–Nouvelle Naissance, il s’unit par mariage sacré avec la Grande Déesse Mère. La hiérogamie réside dans le sacrifice rituel du Fils chthonien, sous des traits zoomorphes. Il renaît à nouveau, pour donner vie à soi-même dans l’image solaire. Né de l’union des énergies cosmiques, l’enfant issu de la hiérogamie devient le maître, le prophète, le roi, le chantre du Cosmos. Or, comme « toute la musique est d’origine thrace et asiatique », selon la tradition littéraire grecque, et que la musique est la Connaissance, Orphée initie ses adeptes à la foi en la Grande Déesse Mère et en son Fils-Soleil/Feu. Les divinités paritaires apparaissent donc sous leurs diverses personnifications, connues aussi bien en Europe du Sud-Est qu’en Asie Mineure.

Ainsi, des Carpates, à travers l’Haemus (l’actuelle Stara Planina), jusqu’aux Rhodopes et au Pangée, les dieux sont-ils invoqués la nuit au son des flûtes de bois, au battement des cymbales et des tympans. C’est ainsi qu’apparaissent devant les croyants les images de la Grande Déesse Mère, connue encore sous les noms de Cybèle, Bendis, Cotyttô, et de son Fils/Soleil/Feu, qui, dans les milieux populaires thraces en Thrace européenne et en Asie Mineure, est appelé le plus souvent
(Dionysos-) Zagreus et (Dionysos-) Sabazios.

La Grande Déesse Mère apparaît comme une vision de la foi sous l’aspect d’une Montagne, avec une grotte-sein. Son Fils se transforme en un taureau qui est rituellement massacré, démembré et mangé par les possédés. Lors de la séance rituelle, il renaît dans son hypostase de loup (chien dans le rite). Cette nouvelle naissance du dieu est conçue comme la conséquence du mariage rituel sacré, lors duquel le sang du taureau s’infiltre dans la Terre-Mère pour la féconder. C’est en cela que consiste le vrai mystère rituel, que les initiés n’ont le droit de divulguer à personne.

Quand le taureau meurt, il est appelé Dionysos-Zagreus. A sa renaissance, le Fils est nommé Hélios ou Apollon le Loup. Apollon le Loup s’identifie à l’Apollon Hyperboréen, car il se dirige du nord au sud, comme les loups qui viennent du nord, au-delà du vent du nord thrace Borée. Ainsi le monde est-il divisé en deux parties – la partie des ténèbres, l’Au-delà, gouverné par Dionysos, et la partie de la lumière, la révélation, gouvernée par Hélios/Apollon. Et contrairement au mystère des possédés (les enthousiastes), le mystère des élevés (les extatiques) est fondé sur la croyance qu’ils deviendront, en leur qualité d’élus et d’initiés, les enfants issus du mariage sacré, à l’instant même où le Fils-Soleil effleure de ses rayons la Grande Déesse Mère.

Aussi le roi des Thraces-Odryses Kotys Ier (383-359 av. J.-C.) se définit-il dans une de ses inscriptions comme « païs d’Apollon ». Un des ses successeurs se nomme dans les inscriptions orphiques « [païs] d’Hélios » et « [païs] de la Montagne Mère ». Les rois-serviteurs du Fils-Dieu sous son apparence solaire réunissent leurs adeptes dans des locaux isolés, dans des sanctuaires fermés, voire dans des salles souterraines. Là, le souverain, qui est en même temps le « vivant Orphée », le maître-prédicateur de la connaissance de l’immortalité, accomplit le rite d’initiation des hommes aristocrates, vêtus d’habits de lin, sans armes. Ils apprennent à se taire, en puisant à la force de
l’énergie intellectuelle éternelle.

Les familles orphiques des rois-prêtres accomplissent également d’autres rites. Par exemple, les Gètes adorent leur anthropodémon Zalmoxis, qui parvint à les convaincre de son immortalité en restant quatre ans enfermé dans la grotte-sein, pour réapparaître la cinquième année. Les Gètesimmortels envoient un messager auprès de leur Maître divinisé, en le précipitant, au préalable, sur la pointe de trois lances : s’il est pieux, purifié dans l’extase, l’homme meurt. Le centre sacral et résidentiel des Gètes peut être situé près de la ville d’Ispérih, en Bulgarie du Nord-Est, où se trouve la tombe royale construite d’après les exigences de la foi doctrinale.

Les Besses, attestés comme un clan de prêtres, officient dans le sanctuaire central thrace des Rhodopes, dédié à Dionysos d’après Hérodote. Il est rond, a un toit ouvert ; au centre de la rotonde se trouve un autel. Le jour, quand le Fils-Soleil (Apollon) est à son zénith, ses rayons descendent jusqu’à l’autel. La nuit, quand le Fils-Feu (Dionysos) se retrouve dans l’hémisphère ténébreux du Cosmos, au même endroit, des flammes s’élèvent vers le firmament sombre, constellé d’étoiles. Les prêtres devinent la volonté de leur dieu aussi bien dans les rayons du Soleil que dans les flammes du feu.

Les Edoniens adorent leur montagne du Pangée, image de la Grande Déesse Mère. Dans son sein souterrain sacré, le roi divinisé Rhésos, le héros de la guerre de Troie, s’efforce d’interpréter la révélation de Dionysos. Lors de la célébration des mystères du dieu dans la montagne, ses versants se couvrirent d’une plante, nommée cithare, née des gouttes du sang d’Orphée et produisant des sons identiques à ceux de son instrument.

Les Odryses érigent des sanctuaires en l’honneur de la Grande Déesse Mère dans des chênaies sacrées. Quand la chênaie sacrée ne se trouve pas dans une montagne rocheuse, mais dans la plaine, les Odryses placent au milieu des arbres un fragment de roc personnifiant la Grande Déesse Mère.

Aussi, au Ve siècle av. J.-C., le roi-prêtre odryse fondait-il ses villes fortifiées dans ce genre d’endroits sacrés. Le vaste territoire sacralisé odryse a été localisé dans la « Vallée des rois », à l’ouest de la ville de Kazanlâk, en Bulgarie du Sud. Au IVe siècle av. J.-C., le roi odryse Seuthès III fit bâtir sa capitale Seuthopolis (près de Kazanlâk) d’après un plan architectural grec. Le sanctuaire à l’autel central se trouvait dans la résidence du roi.

Sous l’influence très forte du syncrétisme religieux hellénistique, qui fait cohabiter des mythes, des cultes et des rites de divinités relevant de croyances différentes, la doctrine aristocratique orphique perd progressivement son caractère ésotérique de mystère initiatique. A mesure que le pouvoir des rois de Thrace s’affaiblit, leur doctrine se fait plus profane, jusqu’à s’abaisser, au temps de la conquête romaine encore, au niveau d’une foi universelle où les différences sociales et
doctrinales s’estompent. Il s’agit en l’occurrence de la foi dans le Dieu-Cavalier, connu sous le nom de Héros Thrace.

L’image du Cavalier-Chasseur est modelée sur des plaques votives et funéraires en relief du Ier au IIIe siècle. Leur nombre ne cesse d’augmenter suite aux fouilles ou aux découvertes fortuites, pour
dépasser actuellement les 5 000. Ainsi le Héros anonyme devient-il le nom propre de cette divinité, dans la mesure où il personnifie un protecteur héroïsé, un anthropodémon immortel. Les inscriptions sur les plaques votives révèlent que le Héros Thrace est caractérisé par les épithètes thraces les plus diverses, ce qui n’empêche pas de le désigner par des appellations plus générales comme celle de « maître/souverain ». Le Dieu-Cavalier thrace est la croyance personnifiée de l’omniprésence du principal dieu orphique : le Fils de la Grande Déesse Mère.

En raison de leur foi païenne en ce Dieu, les Thraces, souvent définis comme « sauvages » par les auteurs de l’Eglise, adoptent de très bonne heure la religion chrétienne. Le christianisme trouve chez eux un terrain favorable, du fait que leur ancien orphisme oral penche irrésistiblement vers le monothéisme, personnifié par le Fils de la Grande Déesse Mère et argumenté par quelques auteurs néoplatoniciens jusqu’au VIe siècle.

Des images de l’époque impériale présentent Orphée non seulement sous les traits du « pasteur de Dieu », selon l’iconographie chrétienne, que certains hommes de lettres ou sculpteurs identifient aux représentations d’Abraham ou de Moïse, mais aussi en Orphée sur la croix. L’Orpheos Bakkikoc crucifié, dans la pose de Jésus Christ supplicié, est l’illustration la plus évidente du rapprochement entre la foi orphique et la religion paléochrétienne. L’origine de ce rapprochement remonte
probablement au temps où l’apôtre saint Paul prêchait la foi chrétienne sur le littoral égéen à Thessalonique et à Philippes (près de Kavala, en Grèce du Nord). Or, ces prédications avaient pénétré en Thrace dès les premières années de son histoire en tant que province romaine.


http://www.occitanie...ages/20Alex.pdf
Alexander Fol, "L'Orphisme : les métaphores grecques de la foi doctrinale non littéraire".

Ce message a été modifié par atrahasis - 27 septembre 2011 à 20:38.


#20 atrahasis

atrahasis

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Posté 27 septembre 2011 à 21:15

La perversion poursuit son train. Né de l'Orphisme, vient alors

Le Gnosticisme

Citation

1. INTRODUCTION: LES RACINES DU GNOSTICISME

1.1 La fascination pour l’Orient

Ex oriente lux: c’est de l’Orient que vient la lumière. Cet adage en vogue chez les alchimistes et les théosophes durant la Renaissance, illustre bien la fascination exercée par le mysticisme oriental sur les mentalités occidentales[1]. Cette fascination se trouve pour une large part à la racine du mouvement gnostique, aussi bien dans son expression antique qu’à notre époque. On la trouve déjà présente au VIe siècle avant Jesus-Christ, avec les théogonies élaborées sous l’influence des doctrines orphiques (du nom du personnage mythologique Orphée, dont elles prétendaient tirer leurs sources). Ces théogonies, ou récits mythiques de la naissance des dieux, s’écartent sensiblement de celle d’Hésiode, lequel organisa et classifia le panthéon de la mythologie grecque au VIIIe siècle avant Jésus-Christ. Les théogonies orphiques, au vrai peu populaires, comprenaient trop d’éléments asiatiques pour pouvoir être considérées comme grecques de caractère. Cependant, leurs préoccupations philosophiques et scientifiques, leur subtilité ainsi que les nombreuses abstractions qu’elles comportent, en font davantage des systèmes métaphysiques que des mythologies[2]. Comme le notent plusieurs spécialistes, avec l’Orphisme, qui continua à se développer jusqu’au début de l’ère chrétienne, nous avons affaire à une des racines du Gnosticisme antique[3]. L’aspect spéculatif des théogonies orphiques, axé sur une connaissance destinée à un groupe d’initiés, sera en effet un trait dominant du Gnosticisme dans ses diverses expressions.

1.2 Le mythe de Dionysos

Le mythe de Dionysos sous ses diverses formes, va revêtir une signification existentielle de la plus haute importance en tant qu’autre matrice du Gnosticisme. Dionysos est originellement la divinité rustique du vin et, chez les Orientaux, du délire orgiaque. A ce propos le philosophe français Jean Brun, dans son ouvrage “Le Retour de Dionysos”, écrit:

“L’ivresse dionysiaque tente (…) de conférer au corps de chacun le pouvoir de vagabonder en dehors des cadres de l’ici et du maintenant qui lui sont assignés; telle est la raison pour laquelle, dans le culte de Dionysos, le vertige joue un rôle si important: il vise à mettre hors de lui-même celui qui s’abandonne à des tourbillons qui l’engloutissent dans l’océan d’une sensation illimitée où toutes les synesthésies sont permises. (…) Dionysos promet la dilatation du moi jusqu’aux frontières du monde et prétend briser l’étroite prison corporelle dont chaque homme est prisonnier, en lui faisant goûter l’extase d’une vie infinie. Ainsi, Dionysos, maître du temps et de l’espace, se veut l’évangéliste d’une sensation cosmique.”[4].

Plus tard, il deviendra le chef du panthéon de l’Orphisme, symbolisant le retour de la mort à la vie et, partant, la vie éternelle, comme l’atteste Plutarque[5]. La forme la plus développée de ce mythe mérite qu’on s’y arrête: Dionysos-Zagreus est le fils de Zeus et de Demeter. Les Titans, symbolisant les forces tumultueuses de la nature, le mettent à mort à l’instigation de Junon, jalouse de Demeter, et jettent les morceaux de son corps dans un chaudron. La déesse Pallas-Athéna réussit cependant à retirer le coeur encore palpitant de la victime et l’amène immédiatement vers Zeus, qui frappe les Titans par des éclairs, et, à partir du coeur qui bat encore, crée Dionysos. Les membres du corps de Zagreus sont enterrés au pied du Parnasse, et Zagreus devient une divinité des régions inférieures où il accueille les âmes des morts et les aide à accomplir leur purification. Avec cette forme tardive du mythe de Dionysos se dessine un dualisme entre une partie supérieure de l’être (le coeur, à partir duquel Zeus ressuscite Dionysos) et une partie inférieure (destinée au séjour des morts). Ce qui rend le mythe de Dionysos fort intéressant dans sa récupération orphique c’est la théologie qui le sous-tend, et qui nous rapproche du Gnosticisme: quand, au commencement de la vie des dieux, Dionysos est tué par les Titans, des particules de sa divinité tombent dans les corps humains, de telle sorte que le corps humain est appelé la prison de l’âme (notion tout à fait platonicienne par ailleurs). Dans cette prison corporelle, l’âme souffrante doit endurer le cycle des temps. Seuls les initiés qui vivent de manière juste et suivent un régime végétarien trouveront le salut, tandis que les impies seront condamnés à la transmigration éternelle des âmes et aux châtiments de l’enfer[6].

1.3 Alexandre le Grand et la divinisation du monarque

Au IVe siècle avant Jésus-Christ Alexandre le Grand, conquérant l’empire des Perses, atteignit les rives de l’Indus et du Syr Daria, non loin des frontières actuelles de la Chine. Par ce biais, La religion des Perses faisait son entrée dans la sphère occidentale, même si Alexandre lui-même semble avoir été davantage intéressé par sa propre divinisation comme roi d’un empire s’étendant des rivages méditerranéens jusqu’aux contrées mentionnées[7]. Cette divinisation du souverain, notion typiquement orientale très éloignée de la culture politique hellénique, et qui rencontra bien de l’opposition du vivant d’Alexandre, aussi bien parmi ses troupes qu’en Macédoine, serait pourtant un jour reprise à Rome même, devenant l’expression de l’unité politique de l’empire. Plus encore, elle deviendra l’expression politique d’un mouvement mystique ascensionnel par lequel l’homme prétend conquérir un statut divin par ses propres actes ou sa propre pensée. Le culte de l’empereur, hérité de la tradition despotique orientale, organisait en quelque sorte un cadre culturel et politique à l’intérieur duquel d’autres formes de mystique ascensionnelle, comme celle du Gnosticisme, pourraient se développer.

1.4 Les religions à mystère

Parallèlement, les religions à mystères qui fleurissent au sein de l’empire romain à partir du premier siècle avant Jésus-Christ renouvellent cette fascination pour l’Orient: culte d’Isis ou de Mithra, ce dernier importé en Europe par les légions romaines. Des liens entre le Mithraïsme et les Vedas indiennes ont été mises en relief, même si elles demeurent indirectes. De plus, le Mithraïsme maintient avec le Mazdéisme perse (sous sa forme zoroastrienne) deux idées essentielles: d’abord un ardent zèle pour la pureté morale, laquelle est maintenue par une attitude belliqueuse, celle d’un soldat de la foi (d’où le succès de cette religion orientale parmi les légions romaines); ensuite une vénération de la lumière, le soleil étant considéré comme le seul principe à ne jamais avoir été conquis, d’où l’expression sol invictus, reprise par l’empereur Julien l’Apostat au 4e siècle de notre ère. Julien, adepte du culte de Mithra, se fera baptiser dans le sang d’un taureau égorgé au-dessus de lui, autre résidu de l’ancienne religion perse. Dans la mythologie perse, le premier homme, Gayomart, et le taureau primitif, Gosh, étaient les créatures originelles à la source de toute vie. Cette paire homme/animal semble avoir été un reste de croyances plus anciennes encore d’après lesquelles tout était le résultat de l’immolation d’une victime par un sacrificateur originel.

Tout ceci ne nous donne cependant pas la clé de la naissance du Gnosticisme antique, nébuleuse de courants difficile à cerner, en raison de ses multiples facettes. De plus, il faut distinguer entre les racines juives et les racines helléniques du Gnosticisme, car elles donnent naissance à deux branches différentes de cette religion antique. On a souligné la désillusion du monde gréco-romain vis-à-vis de sa religion traditionnelle, devenue obsolète à ses propres yeux et ne répondant pas aux aspirations d’hommes et de femmes pénétrés de culture grecque[8]. Le questionnement philosophique né des dialogues de Platon, le contact du monde païen aussi bien avec le Judaïsme (et plus tard le Christianisme) qu’avec les religions orientales, allaient servir de base à cette concoction théosophique qu’on appelle le Gnosticisme, du mot grec “gnosis” c’est-à-dire “connaissance”. A ce propos Hans Jonas décrit la formation du Gnosticisme durant les premiers siècles avant Jésus-Christ, comme le point de rencontre des anciennes religions orientales avec la culture rationelle de l’Hellénisme occidental[9] . Une forme initiale de Gnosticisme semble se frayer un chemin dans les toutes premières communautés chrétiennes, comme en témoignent les mises en garde qu’on trouve dans plusieurs épitres du Nouveau Testament (la lettre de Paul aux Colossiens, la première lettre de Paul à Timothée, où le mot “gnosis” apparaît dans l’expression “la fausse connaissance” [pseudônumou gnôseôs]; première lettre de Jean, peut-être aussi la lettre aux Hébreux.)[10]

1.5 Les racines judaïsantes du Gnosticisme

La branche juive du Gnosticisme quant à elle (celle sans doute contre laquelle réagissent les auteurs du Nouveau Testament) peut-être rapportée à Philon d’Alexandrie, cette figure centrale du Judaïsme au premier siècle de notre ère, qui, dans ses commentaires sur l’Ancien Testament, interprète de manière allégorique les récits bibliques en faisant d’ailleurs violence au texte. Philon, grand admirateur de Platon, veut réconcilier la pensée de ce dernier avec le Judaïsme, raison pour laquelle il sera appelé le premier néo-platonicien. Ceci dit, il introduit dans la pensée de Platon de nombreuses opinions empruntées a l’Orient. Ainsi on a pu dire dans l’Antiquité que “soit Platon philonise, soit Philon platonise”[11]. Philon trace une frontière très nette entre Dieu et le monde matériel. Dieu, selon lui, ne peut exercer directement une action sur le monde matériel; il le fait à travers l’intermédiaire d’agents, les anges juifs ou les démons païens. Pour lui, la Création a été un processus graduel de moulage de la matière, et c’est au cours de ce processus que le mal a surgi (thème central dans la pensée gnostique, comme on le verra). L’âme, emprisonnée dans le corps, a connu une existence antérieure. Pour s’assurer de son salut, l’humanité doit donc briser la servitude de cet emprisonnement et s’élever par une sorte d’extase vers une vision immédiate de Dieu[12].

2. L’ENSEIGNEMENT GNOSTIQUE

2.1 Les écrits

A partir du deuxième siècle, de nombreux écrits à caractère gnostique, en particulier des évangiles apocryphes, commencent à pulluler: Évangile de Thomas, très à la mode aujourd’hui, dont le texte coptique fait partie des documents retrouvés à Nag-Hammadi en Haute-Égypte en 1945, et qui datent du quatrième siècle. La version originale grecque de l’Évangile de Thomas remonte aux alentours de l’an 140, et a probablement été composée à Édesse, l’actuelle ville d’Urfa en Turquie du sud-est [13]. Parmi les 52 traités de la bibliothèque de Nag-Hammadi, se trouve l’Évangile de la Vérité, attribué à Valentin, lui-même fondateur d’une des principales écoles de spéculation gnostique. Voici comment Barnstone, dans son introduction à cet évangile gnostique, en résume le message:

Dans la spéculation valentinienne, les péchés du monde, notre erreur, notre esprit enfermé dans l’ignorance, les ténèbres et la matière, sont directement causés par Dieu, le Dieu des Juifs et des Chrétiens. Mais le salut demeure possible dans chaque personne. A travers l’illumination et la connaissance (gnosis), le salut peut atteindre l’âme individuelle. Chaque “événement cosmique” de connaissance de soi-même affecte l’univers tout entier, contribuant à apporter la grâce au monde et à réduire les dommages causés par Dieu.[14].

Saint Irénée, père de l’Église du deuxième siècle est l’auteur d’un traité intitulé “Contre les Hérétiques”, dirigé contre les Gnostiques. Ce traité est une source primordiale pour notre connaissance du Gnosticisme antique, et la précision des détails fournis par Irénée sur la doctrine gnostique a été confirmée par la recherche contemporaine. Voici comment il résume de façon lapidaire la pensée valentinienne: “La connaissance est le salut de l’homme intérieur” (I, 21, 4). L’Évangile de Philippe, généralement valentinien de caractère, a sans doute été rédigé en Syrie dans la deuxième moitié du troisième siècle. Il comprend une série de paroles concernant l’éthique et les sacrements, ainsi que des métaphores et des arguments ésotériques[15]. Avec Mani, né en Perse en l’an 216, et père de la secte des Manichéens dont fit partie Saint Augustin dans sa jeunesse[16], le monde est le théâtre où s’affrontent le Bien et le Mal. Le monde étant l’oeuvre du Mal, il faut travailler à sa disparition en s’abstenant de toute procréation. Mani voyait en Jésus la Lumière révélée qui devait permettre à l’humanité de libérer la lumière qui était en elle, alors que l’univers disparaîtrait dans un gigantesque embrasement[17].

2.2 Les principales doctrines du Gnosticisme antique

La liste des écrits gnostiques est longue, et plutôt que de la passer en revue, tâchons de présenter les traits principaux de l’enseignement gnostique, par delà la diversité voire le caractère hétéroclite de ces écrits relevés par tous les chercheurs contemporains. Je me limiterai ici aux écrits gnostiques liés d’une manière ou d’une autre au Judaïsme et au Christianisme, laissant volontairement de côté la tradition gnostique païenne, comme la trilogie “Hermès trismégiste”, ainsi que l’oeuvre du plus grand penseur de l’Antiquité païenne tardive, Plotin, dont la pensée rejoint par certains côtés le courant gnostique, même s’il le critique sévèrement, notamment dans un traité spécifiquement intitulé “Contre les Gnostiques”[18].

* Le salut se trouve dans une connaissance de type spéculatif, réservée à une élite intellectuelle d’initiés, de sages, de philosophes, connaissance inaccessible aux masses. Cette connaissance cachée est révélée à ces initiés dans les écrits gnostiques, comme en témoigne le tout début de l’Évangile de Thomas: “Voici les paroles cachées que Jésus le Vivant a dites et qu’a transcrites Didyme Jude Thomas. Et il a dit: “Celui qui parvient à l’interprétation de ces paroles ne goûtera point la mort”.

* La connaissance est jugée supérieure à la foi, et la question primordiale n’est pas celle, intensément existentielle: “Que dois-je faire pour être sauvé de mes péchés?”, mais plutôt celle-ci, abordée de manière spéculative: “Quelle est l’origine du mal? Comment l’ordre primitif de l’univers peut-il être restauré?[19]

* Un dualisme matière/esprit très prononcé prévaut chez les Gnostiques. La matière est intrinsèquement mauvaise, et la source de tout mal. Notons que ni chez les Platoniciens, ni dans la pensée zoroastrienne on ne trouve une telle dépréciation du cosmos[20]. C’est aussi sur cette dépréciation que portera l’essentiel de la critique de Plotin contre le Gnosticisme.

* Si la matière est mauvaise, c’est que l’acte de la Création de l’univers est lui aussi mauvais, et doit être attribué à une forme inférieure de la divinité, nommée le Démiurge, que les gnostiques identifient avec Yahweh, le dieu de l’Ancien Testament, rebaptisé Ialdabaoth, ou Yao. D’où la suppression de tout l’Ancien Testament dans le canon biblique établi par le chrétien gnostique Marcion au deuxième siècle. Dans le traité gnostique l’Hypostase des Archons (“la réalité des autorités”) Ialdabaoth blasphème même contre la divinité. Il est l’ennemi de Dieu. On retrouve Yaldabaoth dans un traité assez proche, probablement composé à Alexandrie vers la fin du 3e siècle, auquel on a donné le titre “Des Origines du Monde”, et qui est un résumé de toutes les idées gnostiques, rassemblant des éléments de la pensée juive, des motifs manichéens, des idées chrétiennes, des concepts philosophiques et mythologiques grecs, des thèmes astrologiques et magiques, des traditions égyptiennes[21]. Dans les Diagrammes Ophites, autre texte gnostique rapporté par Origène, on peut lire: “L’archon des soi-disant Archontiques est le dieu maudit des Juifs, qui fait la pluie et le tonnerre. Il est le Démiurge de ce monde, le Dieu de Moïse décrit dans son récit de la création”[22]. On ne saurait donc être plus éloigné du récit de la Création, dans Genèse 1:31 où il est dit: “Dieu vit alors tout ce qu’il avait fait, et voici: c’était très bon.”[23]

* Le Dieu suprême, lui, n’a pas de personnalité, et demeure totalement inconnaissable. Il est l’ “Abîme insondable”. Cependant sa perfection et sa plénitude (le Plerôme) ne peuvent que se transmettre à d’autres sphères spirituelles, par voie d’émanation. Ces sphères spirituelles, anges ou éons, sont organisées dans une hiérarchie commençant par le plus spirituel (le plus près du Dieu suprême) jusqu’au moins spirituel, le démiurge, qui crée la matière et l’humanité, c’est-à-dire le domaine du mal. Les éons qui se trouvent en haut de la hiérarchie spirituelle peuvent être adorés, par exemple l’éon de la Vérité[24]. Le premier chapitre du Livre Secret de Jean, importante théogonie gnostique, s’intitule: “De Sophia, mère du Créateur monstrueux Ialdabaoth Yahweh”[25]. Sophia est parfois une émanation directe du Dieu suprême (elle fait partie du Plérôme), parfois la mère d’une autre Sophia qui elle-même engendre le Démiurge.

(...)

Source et fin:
E. Kayayan
LE RETOUR DU GNOSTICISME
www.ajol.info/index.php/actat/article/view/52292/40919

L'enseignement Luciférien est protéiforme et permet de s'adapter à d'autres courants religieux. C'est ainsi que rapidement, peut-être même peu de temps après la mort du Christ, un autre christianisme a vu le jour, un christianisme mystique, détourné de ses enseignements et poursuivant toujours les mêmes buts que s'étaient fixés les écoles des mystères : la gnose chrétienne. Ses adeptes sont les premiers hérétiques de l'histoire.

Ce message a été modifié par atrahasis - 27 septembre 2011 à 21:28.


#21 YAmA

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Posté 27 septembre 2011 à 21:45

Citation

J'ai pu me rendre compte que l'hypothèse ET n'était pas nécessaire, on peut se passer de ce type d'explications, par contre si on devait la prendre en compte ça complique largement l'affaire. J'en ai déjà mal au crâne. (tu m'en excuseras).


Au contraire, si l'éxistence ET est avérée (et elle l'est), elle est une part essentielle de la substance des écriture, et de l'histoire.
C'est d'ailleurs pour cela que la vérité est ténue et difficile à discerner, non pas du fait de l'éxistence ET, mais du fait d'une volonté "extérieure" à occulté LA vérité.

On pourrait d'ailleurs aisément remplacer les ET par les démons, car peu importe la forme, c'est la volonté sous jacente qui éxiste dans une forme exterieure à l'humanité de niveller celle-ci vers le bas.
Encore qu'on ne tient compte ici que d'une réalité ET adverse, cela se complique encore lorsque l'on considère qu'une autre faction "alliée" éxiste aussi, plus discrète, pour le moment.


Tu ne peut pas éluder la réalité ET d'un simple revers de main sous le seul prétexte que l'équation serait plus ardue à résoudre. Lis le livre que je t'ais conseillé et suis ton propre jugement, objectif, quoiqu'il en coûte...
Cela ouvre des perspectives certes compliquées, mais qui contiennent en elles les réponses à leurs propres compléxifications.
Cela n'ôte pas l'éxistence des Djinns, démons ou autres esprits défunts ou du bas astral, qui ont également leurs éxistences propres, mais crois-moi, ceux-ci ont bien moins d'interférence avec le monde humain que les ET, et de loin.

Ce message a été modifié par YAmA - 27 septembre 2011 à 21:49.

Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.

#22 atrahasis

atrahasis

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Posté 29 septembre 2011 à 01:59

Analyse :

Si vous avez bien lu le déroulement de ces mystères, il émane de frappantes similitudes entre ces écoles. Nous pourrions dresser un tableau comparatif des analogies cérémonielles (en se tenant à ces 3 articles) :

Mithra

- Thème du dieu qui ressuscite. Fils Solaire.
- Mithra est la réincarnation de Wotan.
- Wotan est crucifié sur la roche ou sur un frêne.
- Figure sous l'apparence d'un chien.
- Porte un bonnet phrygien, rappelant l'uraeus égyptien. Représente la kundalini. Ainsi qu'une excroissance du crâne (voir symbolique de la corne du cerf).
- Thème d'une descente aux enfers.
- Sacrifice d'un taureau, dans une caverne.
- Doit boire le sang consacré du taureau. L'échange avec un(e) partenaire (non précisé mais il ne peut s'agir que de son épouse). Le sang est ici transmuté "en sang de mithra" ; cela répond d'un mystère. On peut aussi utiliser du vin consacré transmuté à la place du sang.
- Doit manger la chair de l'animal, transmutée en chair de Mithra.
- Renaît accompagné de deux régents du royaume des morts.

Mystères d'Eleusis

- Thème du dieu qui ressuscite. Fils Feu/Solaire.
- Réincarnation de Herakles ou de Eumople (selon qu'il s'agisse des petits ou grands mystères).
- Thème de la déesse mère.
- Thème d'une descente aux enfers.
- Deux niveaux d'initiation : petits et grands mystères.
- L'aspirant pratique une abstinence totale.
- Sacrifice d'un porcelet.
- Doit boire le Kykéon.
- Sacrifice d'un enfant dans certains cas, dans d'autres l'enfant est remplacé par du blé (où le blé symbolise le mariage).
- Sacrifice d'un bélier. Et de préciser : "le bélier figure dans les mariages sacrés, mais est aussi associé à l'accès au monde des morts"
- Hiérogamie avec la déesse Déméter.
- Renaît accompagné de Déméter et Koré.
- Sacrifice de taureau.

Mystères d'Orphée

- Thème du dieu qui ressuscite. Fils Feu/Solaire.
- Dyonisos/Apollon/Orphée est la réincarnation de Dyonisos.
- Thème de la déesse mère.
- Orphée est figuré crucifié sur la croix.
- Deux niveaux d'initiation : l'un est "une possession qui introduit le dieu dans le croyant" (populaire), l'autre est celui qui permet l'élévation divine, l'immortalité (pour les VIP).
- L'aspirant pratique une abstinence totale.
- Sacrifice "du fils sous les traits d'un taureau". (= Transmutation de la chair du taureau ?)
- Hiérogamie avec la déesse mère Cybèle ou autre.
- Renaît sous son hypostase de chien ou de loup. "Cette nouvelle naissance du dieu est conçue comme la conséquence du mariage rituel sacré, lors duquel le sang du taureau s’infiltre dans la Terre-Mère pour la féconder. C’est en cela que consiste le vrai mystère rituel, que les initiés n’ont le droit de divulguer à personne." Il est intéressant que le mot "Hypostase" a une connotation trinitaire. On peut donc également dire qu'il renaît accompagné de deux démons.


J'ai essayé d'être le plus exact possible dans le déroulement de la cérémonie.
Et cette boisson, le Kykéon, à base de quoi est-elle faite?

Kykéon: Ingrédients : farine d'orge, lait de chèvre caillé, miel, vin (peut varier légèrement).

Exemple dans l'Odyssée :

Citation

Quand Ulysse et ses compagnons abordent l’île, vingt-deux d’entre eux, conduit par Euryloque, se laissent attirer jusqu’au palais par une voix harmonieuse. La magicienne (NDR: Circé) les accueille et leur offre un breuvage composé de gruau d’orge, de miel et de lait caillé. Dès qu’ils ont bu, elle les transforme d’un coup de baguette en pourceaux. Euryloque, resté dehors, court avertir Ulysse, qui part à la recherche de Circé. Hermès lui apparaît alors sous la forme d’un beau jeune homme tenant un roseau d’or. Le dieu Hermès à la baguette d’or lui remet l’herbe « moly » et lui donne des conseils pour triompher de Circé. Quand il arrive chez la magicienne, celle-ci lui offre le cycéon, ce breuvage qu’ont absorbé ses compagnons, mais elle échoue à le transformer d’un coup de baguette. Ulysse tire son épée ; apeurée, Circé lui offre de partager son lit. Là encore, Ulysse, suivant les recommandations d’Hermès, demande à la magicienne de jurer par « le grand serment des bienheureux » qu’elle ne cherchera plus à lui faire de mal. Ceci fait, Ulysse et Circé s’unissent, puis elle rend aux compagnons leur apparence humaine. Elle aide enfin le héros et son équipage à préparer leur départ.

Je ne trouve rien de concret qui puisse expliquer les effets si étonnants de cette boisson... sauf si l'on considère que cette boisson est transmutée en sang du dieu à la manière du sang ou du vin dans le culte de Mithra. Là ça change tout ; la boisson consommée aurait alors principalement un rôle symbolique, et ce serait la "transmutation" qui donnerait un pouvoir particulier à cette boisson. Hélas je crois qu'on n'en saura pas plus sur le mystère de la transmutation, il faudra s'en tenir à cette explication.


Conclusion:

Les similitudes avancées sont trop frappantes ; il ne peut s'agir que d'un seul et même rituel transposé d'un mystère à l'autre!
Et son but est dévoilé : l'union à la déesse donnerait droit à l'immortalité spirituelle par la renaissance sous forme de Trinité...
De même une version destinée au public vise à "introduire le dieu dans le croyant"...


Une question me taraude : Ces rites existent-ils toujours à l'heure actuelle dans la franc-maçonnerie qui se veut héritière entre-autre de la Gnose, de Orphée et de Mithra? Faute de pouvoir le démontrer, la question reste ouverte. Mais il y a tout lieu de le penser.


Une autre piste aura attiré votre curiosité : vous avez peut être remarqué certaines coïncidences avec un autre personnage, je veux parler de Jésus Christ. Alors, comment expliquer cela??


A suivre...


Edit: J.G. Frazer rapporte cette anecdote concernant un simulacre de mort et renaissance joué dans une tribu africaine :

Citation

Chez les Akikuyus de l'Afrique-Orientale britanique, tous les membres de la tribu, hommes ou femmes, doivent passer par le simulacre d'une seconde naissance. L'âge auquel s'accomplit la cérémonie varie avec les facilités du père à se procurer la chèvre ou la brebis indispensable à la bonne exécution du rite; mais il semble que la seconde naissance ait généralement lieu quand l'enfant a dix ans au moins. Si la mère ou le père de l'enfant est mort, un homme ou une femme en tient lieu pour la circonstance, et en pareil cas l'enfant regarde désormais la femme comme sa propre mère. On tue une chèvre ou une brebis l'après-midi, et on met à part l'estomac et les intestins. La cérémonie a lieu le soir dans une hutte, les femmes seules ont le droit d'y assister. On fait passer un morceau rond de peau de chèvre ou de peau de mouton par-dessus l'une des épaules et par-dessous l'autre-bras de l'enfant qui doit renaître; de même l'estomac de l'animal est placé au dessus de l'autre épaule de l'enfant et sous un autre bras. La Mère, ou la femme qui en tient lieu, s'assied sur une peau sur le sol, tenant l'enfant entre les genoux. On lui passe les boyaux de la brebis ou de la chèvre autour du corps et on en ramène l'extrémité face à l'enfant. Elle pousse des cris comme si elle accouchait; une autre femme coupe le boyau comme s'il s'agissait du cordon ombilical et l'enfant imite les vagissements d'un nouveau-né. Tant qu'un garçon n'est pas passé par le simulacre de la seconde naissance, il ne peut ni assister aux préparatifs des funérailles de son père, ni aider à le transporter dans le désert pour y mourir. Autrefois, la cérémonie de la seconde naissance coïncidait avec la cérémonie de la circoncision; aujourd'hui elles sont distinctes. On peut supposer qu'à l'origine ce curieux simulacre de seconde naissance faisait régulièrement partie des rites d'initiation auxquels devaient se soumettre tout garçon ou toute fille kikuyn avant d'être reconnu comme membre adulte de la tribu; en effet, dans bien des parties du monde, un simulacre de mort ou de résurrection était joué en semblables circonstances par les candidats, ainsi qu'à l'admission dans certaines sociétés secrètes. Le but de ce simulacre de mort ou de résurrection n'est pas clair; on peut supposer qu'il a pour but, d'après les principes de la magie homéopathique ou imitative, de communiquer au candidat la puissance d'un fantôme ou de le mettre à même de revenir une seconde fois au monde quand il sera mort pour de bon.


Rameau d'Or, T1, p55-56

Ce message a été modifié par atrahasis - 29 septembre 2011 à 02:16.


#23 Isabelle333

Isabelle333

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Posté 29 septembre 2011 à 03:08

Wow je suis venu ici vela 3 jours
et pendant que j'étais entrain d'écrire
j'ai été interrompu, une coupure
maintenant que c'est résolu
je m'élance ...

Mais avant :


"Brave eau" à
atrahasis
pour le partage de tes recherches
c'est un don de nos jours de partager aussi bonnement

"Brave haut" à
Prema
lorsque tu as écris

Deux remarques :

- Concernant le seau de Salomon, cette étoile apparaît bien avant la tradition judaïque, dans les védas de l'Inde et plus particulièrement elle est le symbole de chakra du cœur, au centre de la poitrine.
Ces deux triangles représentent l'un les 3 premiers chakras -1, 2 et 3 - (animal/matière) et l'autre les chakras 5, 6 et 7 (ange/spiritualité).
Ainsi au centre du cœur l'animal, dompté, et l'ange, se trouve unis dans le cœur (4).

Je partage ton "haut pignon"


et pour

YAmA

j'ai une question pour toi
t'es-il arrivé d'aimer une personne plus que toi-même dans ta vie ?
tu sais la Passion d'Aimer un autre avec un grand A ?


Isabelle
x0x0x0x0x0

Ce message a été modifié par Isabelle333 - 29 septembre 2011 à 03:14.


#24 atrahasis

atrahasis

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Posté 29 septembre 2011 à 05:26

Merci Isabelle :)

Le christianisme et Jésus-Christ

L'Eglise de Christ ayant émergé, il suscite rapidement un bond quantique à l'échelle des consciences. Longtemps illusionnés par la gaieté des rites du paganisme qui se déroulaient tantôt dans le rire ou tantôt dans le larmoiement rituel, tantôt dans l'extase de ses banquets et boissons, sa musique envoûtante, ses masques, ses représentations théâtrales et ses orgies, sans réellement en comprendre les tenants, les gens réalisent qu'ils ont été berné par leurs dieux sanglants. Tout n'était que décors en carton et poudre aux yeux, la magie n'était plus que superstition et affaire de charlatans et les sorciers étaient devenus des hérétiques. Mais Satan préparait déjà sa revanche et à frapper de sa foudre la nouvelle Eglise établie...

Six réflexions (en restant dans le cadre de notre sujet) :


1) Tout d'abord, il y a un gros problème concernant le nom de Jésus Christ : "Jésus" n'a jamais été entendu par l'oreille humaine jusqu'à la traduction du Nouveau Testament de 1526 par Sir William Tyndale. Parce qu'avant cela, la lettre "J" n'existait tout simplement pas! Jusqu'alors son nom était dans la vulgate latine : "Iesus". Le problème est que le nom de Jésus Christ est un mot magique!

Citation

« Il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom qui ait été donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés. » Actes 4, 12

« Quiconque appelle le nom de l’Adôn est sauvé. » Romains 10, 13.

«  Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et Je vais à toi. Père saint, garde les en ton nom, ce nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous » Jean 17,11

« Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons; » Marc 16, 17

IESUS se décompose en syllabes IE-SUS, or le 'SUS' se prononce pareillement que "Zeus". "SUS" signifie en latin pourceau ou cochon.
En français "Jésus" se décompose J-ésus, et "Ésus" est la divinité principale de la mythologie celtique gauloise... soit Satan.
Le nom de "Jésus" a été travaillé afin qu'il corresponde à des calculs de guématrie et qu'il contienne le chiffre "666".

Alors quel est le vrai nom de Jésus, celui qui est un mot magique?
Dans le Qoran c'est "Issa".
En langue araméenne c'est "Yéshoua".


2) Ensuite, en tenant compte du contexte pagano-religieux de l'époque, Issa/Yéshoua a forcément été pris pour un de ces dieux qui parcouraient la Judée, tels nous l'avons vu, Empédocle ou encore Démétrius en Grêce. Les gens du peuple attendaient de lui qu'il opère des guérisons et des miracles. Tout le monde a du être surpris lorsque celui-ci commença à leur prêcher la bonne parole et raconter toutes sortes de paraboles afin de mieux connaître le Père, le Dieu d'Abraham et de Moïse. Ce sont les milieux juifs qui étaient visés par les paroles du Christ au départ, c'est parmi les juifs de l'époque que son discours se répandit. Ce n'est qu'avec Paul que le christianisme s'est universalisé. Mais pour les païens qui entendaient ses Paroles, il est évident qu'ils ne comprenaient pas et qu'ils firent du Christ un de ces dieux ou fils de dieu.

Exemple : ce passage de L'Evangile de Marc dans lequel le scribe croit que Issa/Yéshoua possède un démon (car il réalise des guérisons), et la réponse astucieuse de Celui-ci :

Citation

22 Et les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, dirent : Il est possédé de Béelzébul; c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons.
23 Jésus les appela, et leur dit sous forme de paraboles : Comment Satan peut-il chasser Satan ?
24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister;
25 et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne peut subsister.
26 Si donc Satan se révolte contre lui-même, il est divisé, et il ne peut subsister, mais c'en est fait de lui. (...)

30 Jésus parla ainsi parce qu'ils disaient : Il est possédé d'un esprit impur.


3) Le Nouveau Testament possède une symbolique empruntée aux écoles des mystères (dans ses 4 Evangiles). La Passion, la mort, la mise en terre, et enfin la résurrection du dieu avec le personnage de Marie Madeleine, puisque c'est elle qui ouvre le tombeau, tout cela n'a rien de surprenant pour un initié gnostique à l'époque. Lors de la scène du baptême dans le Jourdain par Jean Baptiste, Dieu apparaît sous la forme d'une "Colombe". Et qui parle ^^ Or Dieu n'a pas de symbole. Par contre, "la colombe" est un des nombreux symboles de la déesse mère. L'explication à y apporter est équivoque :
Il y a pu avoir interpolation (volontaire ou non) avec d'autres écrits gnostiques chrétiens.
Ou peut être le premier exemplaire écrit était-il un texte gnostique?

Si interpolation il y a eut, c'est peut-être aussi parce que:


4) l'histoire de "Jésus Christ" a été confondue avec celle de quelqu'un autre se faisant passer pour le Messie à la même époque et réalisant lui aussi des miracles. Il est possible que les véritables écrits conservés par les apôtres ne tenaient principalement qu'à un recueil des citations de Issa/Yéshoua qu'ils avaient entendus en le suivant. Rédiger des pages entières de papyrus était un travail fastidieux. Pour eux cela suffisait, il y avait là tout l'enseignement nécessaire. Après tout qui savait lire? La diffusion de l'enseignement se faisait par la parole. Mais lorsque le besoin de compiler les Evangiles se fit sentir, on trouva peu de choses à dire sur la vie du Sauveur... plutôt embarrassant. Son histoire a ainsi pu se compléter (volontairement ou non) avec le récit et l'initiation de - au choix : Simon le Magicien ou Dosithée. (D'après le Qoran, Issa n'est pas mort sur la croix mais un double lui a été substitué).

Citation

Les Gnostiques Helléniens

Les Helléniens étaient des Gnostiques issus de la Samarie. Ils ignoraient Jésus et la plupart de leurs maîtres prétendaient être des incarnation du Dieu suprême. Au début ils pratiquaient le baptème, comme Jésus, et les Esséniens de Jean Baptiste.

Simon le magicien et les Helléniens Simoniens :

Simon le magicien (moer en 64 ?) fait partie des plus anciens Gnostique dont on ait conservé le souvenir. Il était né à Gitta en Samarie..

C'est dans les "Actes des Apôtres, VIII.9-24", qu'il est parlé de lui pour la 1ère fois :

"... Or, avant cela, il y avait dans la ville un homme nommé Simon, qui exerçait la magie et étonnait le peuple de la Samarie, se disant être quelque grand personnage ; auquel tous s’attachaient, depuis le petit jusqu’au grand, disant : 'Celui-ci est la puissance de Dieu appelée la grande'. Et ils s’attachaient à lui, parce que depuis longtemps il les étonnait par sa magie. Mais quand ils eurent cru Philippe qui leur annonçait les bonnes nouvelles touchant le royaume de Dieu et le nom de Jésus Christ, tant les hommes que les femmes furent baptisés.
Et Simon crut aussi lui-même ; et après avoir été baptisé, il se tenait toujours auprès de Philippe ; et voyant les prodiges et les grands miracles qui se faisaient, il était dans l’étonnement. Or les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, leur envoyèrent Pierre et Jean, qui, étant descendus, prièrent pour eux, pour qu’ils reçussent l’Esprit Saint : car il n’était encore tombé sur aucun d’eux, mais seulement ils avaient été baptisés pour le nom du seigneur Jésus. Puis ils leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint.
Or Simon, voyant que l’Esprit Saint était donné par l’imposition des mains des apôtres, leur offrit de l’argent, disant : Donnez-moi aussi ce pouvoir, afin que tous ceux à qui j’imposerai les mains reçoivent l’Esprit Saint. Mais Pierre lui dit : 'Que ton argent périsse avec toi, parce que tu as pensé acquérir avec de l’argent le don de Dieu. Tu n’as ni part ni portion dans cette affaire ; car ton cœur n’est pas droit devant Dieu. Repens-toi donc de cette méchanceté, et supplie le Seigneur, afin que, si faire se peut, la pensée de ton cœur te soit pardonnée ; car je vois que tu es dans un fiel d’amertume et dans un lien d’iniquité'.
Et Simon, répondant, dit : Vous, supplierez le Seigneur pour moi, en sorte que rien ne vienne sur moi de ce dont vous avez parlé."


Saint Augustin, dans "Des hérésies", dit ceci à propos de Simon :

"Les Simoniens étaient attachés au parti de Simon le Magicien, dont il est parlé aux Actes des Apôtres. Ce personnage reçut le baptême de la main de saint- Philippe, et quand il vit que les Apôtres donnaient le Saint-Esprit par l'imposition des mains, il leur offrit de l'argent pour obtenir d'eux le même pouvoir. Ses magies lui avaient servi à tromper un grand nombre de personnes; et il enseignait l'abominable communauté des femmes. Selon lui, Dieu n'a pas créé le monde : les corps ne doivent pas ressusciter. Il assurait qu'il était le Christ, et se faisait passer pour Jupiter : Minerve était personnifiée par lui en une personne de mauvaise vie, nommée Hélène, dont il avait fait la complice de ses crimes; il donnait à ses disciples son portrait et celui de cette concubine, comme des objets dignes d'adoration, et à Rome il les avait fait placer, par autorité publique , parmi les images des dieux. Ce fut dans cette ville que saint Pierre mit fin à ses magies, en le faisant mourir, parla vertu toute-puissante de Dieu"..

Pseudo-Tertullien, dans "Adversus omnes haereses", en dit ceci :

"Il osa se proclamer la Vertu Souveraine, c’est-à-dire le Dieu suprême. Il ajoutait que le monde avait été créé par ses anges ; que, grâce à un démon qui errait autour de lui, et qui était la sagesse, il était descendu chez les Juifs pour se faire reconnaître par ce peuple ; qu’il n’avait pas souffert sous le fantôme de Dieu, mais qu’il avait comme souffert."

Et Irénée, dans "Contre les Hérésies, Livre 1 chap. 23; 1-3", ajoute cela :

"Il s'agit en effet de Simon de Samarie, ce magicien dont Luc, disciple et compagnon des apôtres, dit: 'Il se trouvait déjà auparavant dans la ville un homme du nom de Simon, qui exerçait la magie et émerveillait les gens de Samarie (.....)
Dans son désir de rivaliser avec les apôtres et de devenir célèbre lui aussi, il s'appliqua davantage encore à toutes les pratiques magiques, au point de rendre muets d'admiration une foule d'hommes. Il vivait au temps de l'empereur Claude, qui, dit-on, alla jusqu'à l'honorer d'une statue pour sa magie. C'est ainsi qu'il fut glorifié par un grand nombre à l'égal de Dieu. C'était lui-même, enseignait-il, qui s'était manifesté parmi les juifs comme Fils, qui était descendu en Samarie comme Père et qui était venu parmi les autres nations comme Esprit Saint: il était la suprême Puissance, c'est-à-dire le Père qui est au-dessus de toutes choses, et il consentait à être appelé de tous les noms dont l'appelaient les hommes.
Simon de Samarie, de qui dérivèrent toutes les hérésies, édifia sa secte sur le système que voici.
Ayant acheté à Tyr, en Phénicie, une certaine Hélène, qui y exerçait le métier de prostituée, il se mit à parcourir le pays avec elle, disant qu'elle était Ennoîa (sa Pensée première), la Mère de toutes choses, celle par laquelle, à l'origine, il avait eu l'idée de faire les Anges et les Archanges. Cette Pensée avait bondi hors de lui: sachant ce que voulait son Père, elle était descendue vers les lieux inférieurs et avait enfanté les Anges et les Puissances, par lesquels fut ensuite fait ce monde.
Mais, après qu'elle les eut enfantés, elle avait été retenue prisonnière par eux par malveillance, parce qu'ils ne voulaient pas passer pour être la progéniture de qui que ce fût. Lui-même, en effet, fut totalement ignoré d'eux: quant à sa Pensée, elle fut retenue prisonnière par les Puissances et les Anges qu'elle avait émis: pour qu'elle ne pût remonter vers son Père, elle fut accablée par eux de toute espèce d'outrages, jusqu'à être enfermée dans un corps humain et à être comme transvasée, au cours des siècles, dans différents corps de femme.
Elle fut, entre autres, en cette Hélène qui causa la guerre de Troie, et ainsi s'explique que Stésichore, pour l'avoir outragée dans ses poèmes, devint aveugle, tandis que, après s'être repenti et l'avoir célébrée dans ses 'palinodies', il recouvra la vue. Tout en passant ainsi de corps en corps et en ne cessant de subir des outrages, pour finir elle vécut même dans un lieu de prostitution: c'était la 'brebis perdue'..
C'est pourquoi il vint en personne, afin de la recouvrer la première et de la délivrer de ses liens, afin aussi de procurer le salut aux hommes par la 'connaissance' ('gnose') de lui-même. Car, comme les Anges gouvernaient mal le monde, du fait que chacun d'eux convoitait le commandement, il vint pour redresser cette situation. Il descendit, en se métamorphosant et en se rendant semblable aux Principautés, aux Puissances et aux Anges: c'est ainsi qu'il se montra également parmi les hommes comme un homme, quoique n'étant pas homme, et qu'il parut souffrir en Judée, sans souffrir réellement. Quant aux prophètes, c'est sous l'inspiration des Anges auteurs du monde qu'ils avaient débité leurs prophéties. Aussi les fidèles de Simon et d'Hélène ne devaient-ils plus se soucier d'eux."...


Simon le magicien aurait aussi écrit un livre appelé "Apophasis mégalè" ( Grande révélation / Grande déclaration) dont il ne reste que ce passage :

"Ces six racines, Noûs (Intelligence), Phoné (Voix), Logitmos (Raison), Epinoïa (Réflexion), Onoma (Nom), et Enthymésis (Pensée), sont aussi appelés les six grandes puissances. Mélée avec eux était la grande puissance, la puissance sans limites. Hestos (Celui qui se tient debout) fut la septième puissance, correspondant au septième jour après les six jours de la création. Cette septième puissance existait avant le monde, c'est l'Esprit de Dieu qui planait sur la face des eaux".

Dosithée (Dositheos) et les Helléniens Dosithéens :

Il est difficile de savoir si Dosithée était le disciple ou le maître de Simon le magicien car les documents se contredisent sur ce point. Ces deux hommes semblent bien s'être disputés la direction de la secte des Gnostiques Helléniens.

Dans les "Constitutions apostoliques" il est prétendu ceci :

"Cléobius et Simon le Magicien étaient disciples de Dosithée; mais ils le chassèrent, et lui ôtèrent le premier rang qu'il s'était voulu donner parmi eux."

Mais dans les "Homélies clémentines II, 23", il est affirmé cette version :

"... Conformément à la loi de la parité, Jésus avait douze apôtres, ce qui correspond au nombre des douze mois solaires, alors qu'il (Simon) avait trente disciples, ce qui correspond au nombre de jours de la lunaison. Un de ces trente disciples était une femme nommée Hélène, c'était le premier et le plus apprécié de Simon. Mais après la mort de Jean (Baptiste), il est parti en voyage en Egypte pour apprendre la pratique de la magie, et Dosithée, en répandant une fausse rumeur sur la mort de Simon, a réussi à prendre la tête de la secte.
Simon, en revenant, a pensé qu'il valait mieux dissimuler, et, sous prétexte d'amitié pour Dosithée, a accepté la deuxième place. Bientôt, cependant, il a commencé à faire allusion, devant les trente, que Dosithée ne connaissait pas aussi bien que lui les doctrines de l'école."


Le Pseudo-Tertullien, dans "Adversus Omnes haereses" (Contre tous les hérétiques) dit ceci :

"Je laisse de côté les hérétiques du judaïsme, le Samaritain Dosithée, par exemple, qui le premier osa répudier les prophètes comme n’étant pas inspirés par l’Esprit saint".

Et la chronique samaritaine raconce ceci :

"Dousis (Dosithée) fit différentes altérations à la loi de Moïse. Le grand-prêtre des Samaritains envoya différentes personnes pour se saisir de ce Dousis et de sa copie corrompue du Pentateuque."

Photius raconte ceci à propos de Dosithée

"Après l'entretien que Jésus-Christ eut avec la Samaritaine auprès du puits de Sichem, il s'éleva dans Samarie deux partis considérables, dont l'un soutenait que Jésus-Christ était le vrai Messie prédit par Moïse, en disant : 'Dieu vous suscitera un prophète semblable à moi'. L'autre soutenait que Dosithée, né à Samarie, et contemporain de Simon le Magicien, était le véritable Messie."

(Origene affirme également que Dosithée voulait persuader les apôtres qu’il était le Messie prédit par Moïse.)

Certains pensent que Dosithée aurait été le maître de Sadoc, le fondateur des Saducéens. Mais ce Sadoc vivait plusieurs siècles avant Dosithée. En fait Dosithée était un Samaritain, et comme tous les Samaritains il rejetait les livres les plus récents de l'Ancien Testament ... ce qui le rapprochait des Juifs Saducéens qui faisaient de même.

Ménandre et les Ménandriens :

Le Gnostique Ménandre est né à Capparétée en Samarie et a enseigné vers 98-117 ap.Jc à Antioche. Il disait qu'Ennoïa, la Pensée de Dieu, avait créé tous les univers par voie d'émanations successives d'entités de moins en moins pures à mesure qu'elles s'éloignaient de l'Être absolu. Il pratiquait également le baptème (par l'eau et le feu) pour rendre les gens immortels.

Irénée, dans "Contre les Hérésies, Livre 1;23; 5", dit ceci sur lui :

"Il (Simon) eut pour successeur Ménandre, originaire de Samarie, qui atteignit, lui aussi, au faîte de la magie. La première Puissance, disait-il, était inconnue de tous; quant à lui, il était le Sauveur envoyé des lieux invisibles pour le salut des hommes. Le monde avait été fait par des Anges, lesquels, affirmait-il à l'instar de Simon, avaient été émis par Ennoia (la Pensée)."

Saint Augustin, dans "Des hérésies", raconte ceci :

"Le chef des Ménandriens fut Ménandre, magicien lui-même comme Simon, son maître : il attribuait la création du monde, non à Dieu, mais aux anges."

Satornil / Saturninus et les Saturniniens : (...)
Basilide et les Basilidiens : (...)


http://atil.ovh.org/.../helleniens.php

* "Un de ces trente disciples était une femme nommée Hélène, c'était le premier et le plus apprécié de Simon." : Le parallèle avec l'Evangile de Philippe dans lequel il est dit la même chose de Jésus et de Marie Madeleine est troublant.

Ce message a été modifié par atrahasis - 29 septembre 2011 à 05:40.


#25 Isabelle333

Isabelle333

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Posté 29 septembre 2011 à 06:31

Ne tiens donc pas compte de ce Philippe veux-tu !

Je te reviens plus tard pour te partager que le mariage sacré
a existé
et existera toujours
et le chemin est très simple

Il débute par le premier grand amour de ta jeunesse ...

Tu sais ce genre d'amour que tu épprouves pour un autre sans savoir pourquoi
et qui pour la première fois
tu sens ton coeur qui parle plus fort que ta tête ou de ta quéquette lol !

Allez fais de beaux rêves bel ami vertuel


x0x0x00xx0

#26 atrahasis

atrahasis

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Posté 29 septembre 2011 à 17:02

Bonjour Isabelle,
- oui l'Evangile de Philippe est un évangile gnostique également, mais d'un autre mouvement. Simon est un gnostique héllénien tandis que l'Evangile de Philippe fait partie des écrits découverts à Nag Hamadi et sont plus tardifs. Mais la parenté gnostique demeure.
- nous ne parlons pas du même mariage, dans les faits je préfère de loin celui que tu évoques :) Le "mariage sacré" de ce sujet contient cette subtilité ironique qui donne à l'expression un certain charme... "macabre".


5) Les premiers pères de l'Eglise ainsi que les apôtres furent naturellement considérés comme des Saints. Mais rapidement, l'engouement populaire pour des personnalités chrétiennes honorables se transforma en une résurgence du culte des morts, reprenant tout du paganisme, des pélérinages à la vénération des reliques et à l'extase de ses foules. Le culte des Saints est contraire aux Ecritures

Citation

3. Possession et thérapie dans le culte des saints chrétiens

Conjointement à la transe hermético-initiatique qui poursuit son développement dans les premiers siècles de notre ère, commencent à bourgeonner sur tout le pourtour méditerranéen, transes de possession pathologique et thérapeutique, directement liées au culte des saints chrétiens. A la fin du VIème siècle, les tombes des saints chrétiens placées, d'abord en exil à l'extérieur des murs, sont ramenées au coeur de la cité.
L'ancien empire d'Occident avait ses coutumes : rendre à la mort ce qui est à la mort et au vivant ce qui revient au vivant ; les deux royaumes étaient alors farouchement délimités et le commerce de l'un avec l'autre sévèrement codifié. Les chrétiens, dès le IIIème siècle, redonnent de l’importance à la médiation des reliques et des ossements vénérables. Ossements et lambeaux de toutes sortes ayant appartenu aux saints, sont réintroduits dans la cité où l'on construit des cimetières dignes des plus grands des vivants. Mieux, le cimetière devient force centripète et acquiert une telle importance, que la ville, l'église, le pouvoir lui-même se structurent autour des mausolées.

Le saint Mort n'est plus mort. Ce que confirme l'inscription funéraire sur les tombes, celle de St. Martin, par exemple :

"Ci-gît Martin l'évêque, de sainte mémoire,
dont l'âme est dans la main de Dieu. Mais il est ici tout entier,
présent, manifesté par des miracles de toute sorte."


Et pouvait-on douter encore de la présence réelle du saint dans le sanctuaire, lorsqu'un Père de l'église aussi huppé qu'un Grégoire de Nysse laissait entendre que : "En posant les yeux sur les restes des saints, ils embrassent réellement le corps vivant dans sa prime fleur : ils font jouer l'oeil, la bouche, l'ouïe, tous les sens, et là, laissant couler des larmes de respect et de passion, ils adressent au martyr leurs prières d'intercession comme s'il était présent". Le cadre du culte est posé. Il ne s'agira plus, désormais, au cours du temps, que d'y introduire des rites, des musiques et des rythmes, des incantations pour parachever, en la rendant de plus en plus performante, l'oeuvre de guérison. Les possédés accourent en foule, cherchant auprès du saint le remède qui chassera les « diables » qui les habitent.

A la fin de l'Antiquité tardive le pourtour de la Méditerranée est tissé d'un réseau de sanctuaires qui entraîne les pèlerins de l'Atlantique jusqu'en Terre Sainte, remontant l'Italie, traversant la Gaule et l'Espagne pour redescendre sur l'Afrique. On s'échange les reliques qui servent de stèles sur le chemin, on approvisionne les sanctuaires des vénérés ossements ; une même ferveur enflamme tout le bassin méditerranéen. Les possédés d'alors, comme "leurs frères" dans les zaouïas d’aujourd’hui, se soumettent à la question du Saint : tribunal invisible où un dialogue s'instaure entre l'illustre défunt
et les démons de l'envoûté. Cour judiciaire où les cris du diable jaillissent par la bouche du damné, répondant à l'interrogatoire des instances célestes. Le chrétien des premiers siècles a une perception aiguë de la relativité du "moi" et d'une chaîne d'intermédiaires qui le relie à Dieu ou à Satan. Entre ces deux extrêmes, il faut négocier avec des daïmon, des "génies", des Lares, des anges, des esprits impurs, des
djunûn, toute une ribambelle d'acolytes invisibles, modifiant sans cesse la relation que l'individu entretient avec le bas et le haut. Cette idée majeure, consistante jusqu’au XIIIème, dans la chrétienté, pourtant perdure et résiste à l’érosion jusqu’en plein milieu du XXème siècle. Peut-on oublier, dans les Pouilles, le tarentisme, encore vigoureux dans les années soixante ?

Peut-on de même ignorer la puissance thaumaturge de Saint Hubert dans son sanctuaire des Ardennes, en activité depuis le XIIème siècle et qui fonctionne encore aujourd’hui ?


TRANSES ET PRODIGES
Le symbolisme et l’opérativité des trois feux hermétiques
Albrecht Pierre-Yves


#27 YAmA

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Posté 29 septembre 2011 à 17:05

Citation

Le culte des Saints est contraire aux Ecritures

Ainsi que l'idolatrie :)
Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.

#28 atrahasis

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Posté 29 septembre 2011 à 21:09

Oui YAmA tu as tout compris :)
La relation entre symbole et magie fait partie de ces choses qui échappent encore à notre esprit rationnel. Mais ces liens magiques existent et l'adversaire ne les connaît que trop bien.


6) Le culte de la Vierge Marie est contraire aux Ecritures.

Nous allons parler ici non pas de Marie, la mère de Issa/Yéshoua le Messie, qui a reçut la grâce de Dieu et qui est morte en paix. Mais Marie l'Illuminée, Isis-Marie, l'entité démoniaque qui se cache sous cette dernière, et qui se fait passer pour son "fantôme".

Mais après tout, c'est logique qu'il en soit ainsi. La Rome antique a toujours été friande des madones : la louve, la déesse Diane, Isis importée d'Egypte. Mais aussi magna mater, mater matuta, la déesse aurora, ou encore vesta ... toutes ces déesses dont il devient ardu d'en faire une liste tant elles étaient répandues et qui recevaient la bénédiction du peuple. A commencer par Vesta qui est devenue la Mère du foyer, et il était alors courant d'orner sa cheminée de sa statuette, là où elle est si bien près du feu, afin qu'elle apporte sa protection à la demeure. Rien d'étonnant donc de restituer la grande Dame à sa place dans les foyers et de voir quelques siècles plus tard des effigies de la Vierge Marie tenir à ce rôle. Celle-là est idolâtre et elle le restera toujours.

Et le récit du nouveau testament est pratique à justifier un tel synchrétisme, il y a deux candidates de choix : Marie en tant que Reine du Ciel, et l'autre Marie, Marie Madeleine en tant que déesse chtonienne. Par ce contrefait est conservé la mémore ancestrale d'une Déesse Mère féminine, une Vénus aux deux aspects tel que les mythologues se sont souvent interrogés sur l'existence de deux Aphrodites bien distinctes : Aphrodite uranie fille d'Ouranos, et Aphrodite pandémie fille de Zeus. L'une au ciel, et l'autre, sous la terre. Mais au final, il s'agit d'une même entité féminine selon ses 2 aspects ; l'un profane ou populaire, et l'autre, sacré.

Pour faire appel aux sources je cite ici l'ouvrage "Christianisme satanique et la création du septième jour" par G. Balima. C'est le livre auquel je faisais référence dans mon introduction et dont je ne peux m'empêcher de reprendre l'expression "création du 7e jour" tant elle est pertinente. L'auteur est africain et son analyse est vraiment intéressante. Il y a un parallèle évident avec nos recherches ici. De plus les extraits ne sont plus disponibles sur le net, alors je trouve utile de restituer ce chapitre en entier.

Présentation :

Citation

LE CHRISTIANISME SATANIQUE

Ce livre est le résultat d'une longue observation silencieuse qui a duré vingt-sept ans, une véritable enquête policière du monde spirituel qui démontre que l'église catholique n'est pas une église chrétienne. C'est la conséquence d'une mystérieuse expérience qui aurait contraint l'auteur à une investigation systématique et biblique sur les stigmatisés, les corps incorruptibles, les apparitions mariales et l'histoire de l'église.

LA CREATION DU SEPTIÈME JOUR

Après les six jours de création, Dieu se reposa de son travail le septième jour (Genèse 2 : 2-3). Mais suite à une révélation inédite émanant du Trône Suprême, l'auteur explique que pendant ce repos du Seigneur, Satan imita Dieu et créa à son tour des êtres humains, des animaux ainsi qu'une nouvelle biomasse. C'est cela la création du septième jour. Elle est la cause principale de tous les malheurs de l'humanité. Ce document démasque aussi les gros mensonges religieux du bimillénaire chrétien et dépouille les secrets des religions et des divinités, secrets cachés depuis la fondation de ce monde.


http://livre.fnac.co...u-septieme-jour

Extrait: (je reproduis le texte sans les illustrations que je n'ai plus)

Citation

LE CHRISTIANISME SATANIQUE ET LA CREATION DU 7eme JOUR

CHAPITRE III

LES APPARITIONS MARIALES

     Des fois, il suffit d’une petite étincelle pour provoquer un grand incendie. La révélation sur la création du septième jour que nous verrons bientôt a secoué toutes les assises de mon corps et réveillé aussi mon intellect. La découverte des démons religieux et leurs supercheries sur les stigmatisés et les corps incorruptibles ont remis en cause les fondements de ma foi catholique. Maintenant, rien ne va m’empêcher de douter de tous les phénomènes spirituels qui ne bénéficient pas du témoignage de la Sainte Bible. Rien ne va m’arrêter de douter de toutes les religions malgré leurs apparentes formes de pureté et d’innocence. Ainsi donc, n’ayant reçu aucune instruction spéciale de mes hôtes invisibles, je vois néanmoins que les apparitions de la Vierge Marie avec ses grands miracles sont d’origine satanique, une nouvelle stratégie des démons religieux.


I. Introduction au culte marial

     Depuis la résurrection du Seigneur Jésus jusqu’à nos jours, les apparitions mariales sont les plus spectaculaires dans le monde chrétien. Il est difficile de donner une date départ pour les premières apparitions car certains documents témoignent qu’elles auraient commencé du vivant de la Vierge Marie aux environs des années quarante (18). Mais c’est précisément le 27 novembre 1830 que s’ouvre à Paris, 148 rue du Bac, la première série d’apparitions mariales qui se répandra dans toute l’Europe avant de se propager dans le monde entier. Le XXe siècle est considéré comme le siècle de Marie à cause de la multitude de ses apparitions dans le monde. De nos jours, le phénomène s’intensifie et les miracles qui en émanent sont de nature à sidérer l’homme le plus sage de ce monde. Ces apparitions sont sans doute approuvées par le Saint-Siège de Rome ou par le clergé catholique de la localité concernée. Lorsque la Reine des cieux apparaît, elle guérit des milliers de malades, donne des conseils et des avertissements sur l’avenir, sollicite la construction de chapelles à son honneur, encourage la prière du chapelet, etc. Tous les illuminés qui ont eu le privilège d’être visités par la mère du divin sauveur opèrent eux-mêmes des miracles et possèdent des dons surnaturels et extraordinaires. Parmi eux se comptent les stigmatisés et les incorruptibles. La Madone occupe une place de choix dans l’église catholique où elle est vénérée sous des titres honorifiques tels que : reine des anges, reine des archanges, reine des patriarches, reine des prophètes, reine des apôtres, reine du monde à venir, Ève nouvelle, cité de Dieu, demeure de la sagesse, porte du ciel, refuge des pécheurs, mère de l’église, mère du perpétuel secours… (9). L’objectif de ce chapitre qui sera long et peut-être fastidieux, voudrait démontrer que ces apparitions mariales avec tous les phénomènes inhérents ne proviennent pas du Dieu d’Abraham. Il est une première tentative de démasquer les ruses du diable qui a fait du catholicisme un instrument efficace pour la ruine des âmes.


II. Critique du phénomène et identification de la dame des apparitions

     Durant mon vagabondage religieux qui m’a conduit à séjourner dans les différentes religions et sectes, je peux dire que mes amis Témoins de Jéhovah et Protestants n’ont pas réussi à me convertir à leur religion. Cependant, les démons religieux quant à eux, ont réussi à changer ma manière de percevoir le monde. Leurs attaques et leurs fourberies que j’ai réussi à démasquer par la grâce de Dieu m’ont contraint désormais à observer une discipline infaillible qui me préserve désormais de l’erreur. Il s’agit de comparer toute expérience spirituelle à la lumière de la Sainte Bible. Le filtre le plus rassurant, le microscope le plus puissant permettant de desceller les ruses et les embûches du malin est La Parole de Dieu : « Il est écrit ». Les mêmes méthodes utilisées par le Seigneur Jésus face au diable lors de la tentation au désert sont valables pour toute personne cherchant à démasquer les subterfuges du malin. De ce fait, j’utiliserai cette méthode du Christ dans mon étude critique sur le phénomène marial. Si Marie bénéficie du témoignage de la Bible, alors nous ne courons aucun risque d’implorer son assistance.

     Cette grande dame a donné son fils au monde et son fils a créé une grande religion et a offert sa vie en sacrifice pour la rédemption de l’humanité. Finalement, comme tout être humain elle a rejoint ses ancêtres dans la mort après avoir mené une vie simple auprès de son divin fils et des saints apôtres. Après sa mort, l’église catholique déclara en 1950 qu’elle est ressuscitée et montée au ciel corps et âme. C’est cela l’Assomption de la Vierge Marie. Contre toute attente, et sans être annoncée au préalable par la Bible à la manière dont Jean le Baptiste fut annoncé, la Vierge Marie commença à apparaître partout dans le monde et opère des miracles qui émerveillent la science. De plus, ceux qui ont eu le privilège de l’observer pendant les apparitions sont devenus des célébrités de leur vivant et même morts, leur dépouille attire des millions de pèlerins. Cependant, il convient de se poser la question suivante : cette dame des apparitions, est-elle vraiment la mère de notre Seigneur Jésus-Christ ou est-ce là encore une ruse du diable afin de perdre des âmes ? Après la chute de l’homme dans le jardin d’Éden, Dieu dans sa grâce incommensurable a pourvu un rédempteur qui nous a réconciliés avec lui. Alors, ces fameuses apparitions mariales sont-elles une seconde tromperie du malin dans le but de nous éloigner de nouveau du véritable Dieu ? Puisqu’il s’agit de notre âme immortelle que le diable cherche à ravir, alors, endons-la-lui cher. Examinons sans complaisance ces phénomènes à la lumière de la Bible afin de démasquer si possible, les ruses du malin. Si le diable veut réussir à tromper les chrétiens, il est de son intérêt de se présenter à nous sous le pseudonyme de Jésus-Christ, de la Vierge Marie ou d’un saint quelconque du passé. Si le diable a eu l’audace d’attaquer le Christ Jésus, le Verbe de Dieu en utilisant des passages de la Bible, alors, il est capable aussi de nous tromper et de nous conduire dans l’hérésie en utilisant tout ce qui constitue les fondements de notre foi catholique. Néanmoins, le Dieu créateur dans sa sagesse infinie devrait provoquer des failles afin de nous permettre de le retrouver, de reconnaître ses œuvres et de démasquer les manigances du malin.

     Dans cette enquête mariale, l’erreur n’est pas permise ; car s’il y a erreur, les conséquences seront éternelles et irréversibles. Pour ma part, je ne trouve aucun problème de critiquer ou de rejeter les apparitions mariales. Parce que le Dieu de vérité ne jettera personne en enfer pour avoir tenté de le chercher. Ce n’est pas votre église ou la Vierge Marie qui sauvera l’âme pécheresse. Le salut s’obtient seulement et uniquement par la foi en Jésus-Christ. Il y a surtout problème lorsque les apparitions mariales sont de type satanique et que l’homme, par manque de persévérance ou de connaissance accepte la chose et se laisse piéger par les conspirations du dieu de ce monde. N’ayons donc pas peur d’examiner le phénomène marial avec suspicion car avant tout, il s’agit de notre âme qui se trouve en péril.


Marie

     Nous savons que Marie n’était pas du tout vénérée au premier siècle. Bien sûr, pour avoir été la mère de Jésus, elle était une figure emblématique du christianisme mais elle n’y jouait pas un rôle monumental et le récit de la Bible en atteste. Le culte marial débuta précisément au Ve siècle lorsque le concile d’Ephèse la promulgua au rang de mère de Dieu. Ce concile marqua donc la naissance et la montée en puissance du culte marial. Les « grandes Dames » de l’époque, pour montrer l’importance du rôle de la femme dans le salut, saisirent l’opportunité et firent une promotion hors mesure du culte marial. Par la volonté des femmes, Marie devint alors un puissant modèle d’exemple de femme dans l’église et membre de la cour de Dieu. De nos jours elle est un des piliers centraux du catholicisme et aussi un sujet de grande controverse dans le christianisme.


Le droit divin

     Voici ce que déclare la loi de Dieu : « Tu ne te fabriqueras aucune idole, aucun objet qui représente ce qui est dans le ciel, sur la terre ou dans l’eau sous la terre ; tu ne t’inclineras pas devant des statues de ce genre, tu ne les adoreras pas… » (Exode 20 : 4 -5). Cette loi a été réitérée dans Deutéronome 4 : 16 que voici : « Ne tombez donc pas dans le péché en vous fabriquant des idoles, des images représentant des divinités, des hommes ou des femmes… ». Partant de là, on peut dire sans se tromper que toutes ces images et statues de la Vierge Marie, de Jésus-Christ, des apôtres, des anges gardiens, etc. sont une violation élémentaire de la loi de Dieu. Apparemment il n’y a aucun problème de décorer sa maison avec des images de son Dieu ou des portraits de certaines personnes qui ont notre affection. Si vous affichez une image du Christ ou de sa mère dans votre chambre, cela pourrait être acceptable dans une certaine mesure quand bien même la loi divine l’interdit. Encore faut-il être sûr que ces images sont authentiques car l’étude du saint suaire démontre que les iconographes se trompent souvent et ces images varient d’un pays à l’autre selon les cultures. Par exemple, la Vierge Marie des siècles passés était grosse et bien potelée. Dans notre siècle avec la diète, on la dessine mince et élancée. Il y a aussi Notre Dame d’Afrique où Marie est africanisée. Les images de Jésus-Christ ne se ressemblent pas du tout et il est fort possible que vous adorez l’image d’un Juif quelconque du temps du Christ. Néanmoins cela pourrait être tolérable à un certain degré. Mais lorsque vous vous agenouillez devant ces figurines pour dire une prière, c’est de l’idolâtrie quelles que soient les excuses avancées. C’est exactement ce que nous faisons dans l’église catholique. Une contradiction des préceptes de la Bible. Si vous voulez être un vrai chrétien, vous devez être biblique. Autrement, vous risquez de pratiquer un christianisme adapté à vos caprices et le dieu qui vous répondra sera différent du Dieu d’Abraham. Le culte idolâtrique marial n’est rien d’autre que de l’hérésie. L’iconographie est une ruse savamment planifiée par le diable afin de perdre des âmes.


La justification du culte idolâtrique

     En 787, le septième concile œcuménique de l’église catholique a autorisé la fabrication des icônes et le culte idolâtrique des icônes pour le simple fait que les personnes qui y sont représentées furent des êtres humains ayant possédé un corps physique et une âme. Le concile a ainsi annulé l’ordonnance de Dieu. Pourtant, le Dieu d’Abraham a dit : « Par contre, je leur ai ordonné ceci : écoutez ce que je vous dis, pour que je sois votre Dieu et que vous soyez mon peuple. Suivez exactement le chemin que je vous ai indiqué et vous vous en trouverez bien. » (Jérémie 7 : 23-24). Même si le septième concile œcuménique a autorisé de telles représentations graphiques, nous devons reconnaître néanmoins que le concile n’a aucun pouvoir, aucun droit, aucune compétence légale d’abroger la volonté et les lois de Dieu. Même le fils de Dieu en la personne du Seigneur Jésus-Christ s’est jugé incompétent devant de telles abrogations lorsqu’il déclara : « Ne pensez pas que je sois venu pour supprimer la loi de Moïse et l’enseignement des prophètes. Je ne suis pas venu pour les supprimer mais pour leur donner tout leur sens. Je vous le déclare et c’est la vérité : aussi longtemps que le ciel et la terre dureront, ni la plus petite lettre ni le plus petit détail ne seront supprimés de la loi, et cela jusqu’à la fin de toute chose. » (Mathieu 5 : 17-18). Vous voyez, les mêmes lois rudimentaires du temps de Moïse sont toujours en vigueur et attestent que l’iconographie est une déviation, une forme moderne d’idolâtrie.

     Peut-être que c’est le concile œcuménique qui a fondé le christianisme et peut donc s’approprier le droit de tronquer les lois de Dieu. Dans le cas contraire, il a trouvé les choses telles et n’a aucune compétence constitutionnelle divine de les remanier surtout que ces restructurations sont aux antipodes des préceptes de Dieu clairement griffonnés dans la Bible sous le titre « les dix commandements. » Ma démonstration n’est pas guidée par un excès de zèle. Ce n’est pas non plus du fanatisme aveugle ni de l’extrémisme religieux, mais simplement un constat amer et douloureux de la violation du droit divin.


Le Pape protestant ou le réveil de la conscience catholique

     Aux environs des années 610, une voix criait dans le désert : « Il n’y a pas de Dieu sauf Allah. » C’était la voix triomphante du prophète Mahomet qui annonçait la naissance de l’Islam. Cette nouvelle religion monothéiste qui considérait les représentations graphiques des êtres célestes comme une forme d’idolâtrie connut dès sa naissance un succès fulgurant qui menaçait de phagocyter le christianisme. Le Pape Léon V se posa alors une question : « Pourquoi le christianisme connaît-il un échec cuisant devant cette religion ? » Il consulta Les Saintes Écritures et s’aperçut que les images et les icônes sont une déviation spirituelle, une forme d’idolâtrie moderne et un culte blasphématoire au Dieu très haut. Il fut convaincu que la naissance de l’Islam était une punition de Dieu sur les chrétiens parce qu’ils remplissaient leurs maisons et leurs églises d’idoles et qu’ils se prosternaient devant ces statues pour adorer. Une prostitution spirituelle proscrite par le Dieu de la Bible. Par conséquent, en 815, il envoya des troupes militaires partout dans le royaume pour détruire icônes, statues et images de Jésus-Christ, de Marie et de tous les saints. Ce fut fait mais non sans résistance car beaucoup choisirent de mourir pour défendre leurs icônes. L’iconographie est donc possessive. Mais trente ans plus tard, l’iconographie fit un retour en force grâce à l’empereur Théodore qui le restaura officiellement en 843. Pour elle, les icônes sont un acte de foi et non de l’idolâtrie (11). De nos jours, l’église catholique enseigne que les icônes sont des supports visuels qui aident à prier. Ainsi donc, nous avons trouvé une porte de sortie et une bonne excuse pour contester les lois de Dieu. Les mosquées, les synagogues et les autres églises chrétiennes ont débarrassé leurs lieux de prière de toutes images qui pourraient être considérées comme des idoles. C’est ainsi que Dieu l’a voulu. Mais dans certaines églises catholiques richissimes, des fois, il y a plus de statues que de fidèles.

     Dans les synagogues, les mosquées et les églises chrétiennes, seul le nom de leur Dieu et de leur prophète sont mentionnés pendant leurs prières. Mais, nous, les catholiques, nous invoquons le nom de notre Dieu Jéhovah et de son prophète Jésus. Ce qui est juste. Mais nous invoquons aussi la mère de Jésus-Christ, le père adoptif de Jésus-Christ, les anges de Dieu ainsi que des milliers de saints et toujours nous trouvons des excuses pour ce culte non biblique.


Les lois de Marie contre celles de Dieu

     Lors de son apparition le 27 novembre 1830, la Vierge Marie a donné les instructions suivantes à la voyante : « Faire frapper sur des médailles les images de cette apparition de sorte que toute personne qui porterait ces médailles recevra d’abondantes grâces ». Ce fut le commencement du culte idolâtrique. Une violation manifeste de la loi de Dieu clairement écrite dans la Sainte Bible. Le projet connut alors le jour et la médaille fut baptisée « la médaille miraculeuse. » De 1832 à 1837, plus de dix millions d’exemplaires furent vendus. Jusqu’en 1876 plus d’un milliard de médailles furent vendues ou distribuées dans le monde entier. De nos jours, la planète terre est envahie par les statues de la Vierge Marie.

     Lorsque vous visitez la chapelle des apparitions mariales au 148 rue du Bac à Paris, vous observerez une majestueuse et impressionnante statue de la Vierge Marie devant laquelle s’inclinent des milliers de personnes en quête de grâce. Autour de cette statue, une inscription s’y trouve, invitant le monde entier à venir adorer devant cette idole afin de recevoir d’abondantes grâces. J’y suis allé six fois me prosterner. Ceux qui ne peuvent se rendre à Paris prennent le soin de placer un duplicata de cette statue devant eux pendant la prière. Cette pratique est observée dans le monde entier où les catholiques se retrouvent pour leurs prières. Cela est une invitation à l’idolâtrie pure et simple et personne ne s’en aperçoit. La mère de Dieu, peut-elle violer les lois de son Dieu ? Non. La vraie mère du Jésus-Christ, la fille de Sion, la fille aînée de la Jérusalem céleste ; Marie, l’illustre et très haute reine des cieux ; Marie, l’avocate plénipotentiaire des causes impossibles et désespérées ; Marie, une juive d’origine, soumise en tout à la volonté de Dieu ne fera pas cela.

     La médaille miraculeuse fut précédée cinq cent soixante-dix-neuf ans par le scapulaire brun du mont Carmel. Tous deux, comme des talismans ou des fétiches doivent être portés par les fidèles catholiques en quête de grâces. Notre bien-aimée mère, la très Sainte Vierge Marie, le rosier du printemps, le lys éclatant de blancheur est une femme juive qui sait et comprend que tailler des sculptures ou des images qui lui ressemblent est proscrit par la loi juive et constitue une violation grave de la loi de Dieu. Elle, la mère du Seigneur n’a point adoré d’images ou d’idoles de son vivant. Il n’y a aucune raison qu’elle le fasse après sa mort ou qu’elle encourage une multitude à enfreindre cette loi de Dieu. Par conséquent, l’identité de cette femme qui se présente sous le nom de la Vierge Marie est à revoir. Ces manifestations ne sont pas logiques, elles s’opposent à la raison et aux prescriptions du Dieu de la Bible. Il y a de fortes chances que cette femme qui nous apparaît sous le nom de la Vierge Marie soit plutôt une simulation du diable qui se fait passer pour notre adorable mère. Un vol d’identité. Un démon qui se présenterait comme un ange de lumière dans le but de nous tromper dans notre espérance. Le Dieu vivant s’est démarqué des idoles en prenant une position intransigeante et je vous exhorte à graver cela dans votre mémoire. Voici la position du Créateur : « Je suis le Seigneur, tel est mon nom. Je ne laisse pas à d’autres la gloire qui me revient, ni aux idoles l’honneur qui m’est dû. » (Isaïe 42 : 8). Par conséquent, le respect sacré que nous avons pour ces idoles, les prières et louanges qui leur sont adressées ne montent pas vers le Dieu très Haut.

     Moïse fut une grande figure du judaïsme. Ses yeux ont observé d’une manière quelconque le Maître de l’Univers. Il a reçu de Dieu les dix commandements (six cent treize commandements en réalité) pour sa nation et pour nous. Moïse a-t-il fait tailler l’image du Dieu vivant sur de la pierre ? Les Juifs ont-ils taillé des statues de Moïse ? Selon la Bible, Dieu lui-même, sous une apparence humaine est descendu sur le mont Sinaï afin de prendre un repas avec les soixante-dix anciens des tribus d’Israël (Exode 23 : 9-11). Ont-ils représenté ce Dieu vivant par des images, par la sculpture ou de la peinture ? Les hommes célèbres de l’époque de Jésus-Christ faisaient tailler leurs bustes afin d’éterniser leur image. Mais le Seigneur Jésus, s’est-il fait représenter par une figurine quelconque ? Aucun des serviteurs de Dieu (roi ou prophète) n’a violé ce précepte de Dieu. Seule la Vierge Marie des apparitions et l’église catholique transgressent cette loi de Dieu et cela est très préoccupant pour un chrétien qui veut marcher selon les prescriptions de son Dieu.

     Le Dieu d’Abraham n’a pas voulu être représenté par un objet quelconque. Par contre, les divinités païennes, les dieux égyptiens, les dieux de l’Inde, etc., ont été représentés par des idoles devant lesquelles se prosternent leurs fidèles. En matière de représentation graphique des êtres célestes, les icônes et les statuettes de maman Marie sont en tête de liste de par leur nombre et diversité. Cela ne relève pas de la volonté de Dieu clairement définie dans la Sainte Bible. Cela fait de nous de vrais idolâtres tels que les peuples de l’Inde et d’Égypte qui adoraient leurs dieux à partir de sculptures.

     Dans le monde entier où les catholiques se rassemblent, (surtout à Lourdes) les statuettes de Marie sont revêtues de somptueux vêtements et portées en procession. Les fidèles catholiques accompagnent ces statuettes avec des chansons et leur jettent des fleurs exactement comme font les Hindous avec leurs dieux. Pour cela, il n’y a pas un mot plus juste pour qualifier nos processions mariales ou celui du saint sacrement : l’adoration d’un objet qui n’est rien d’autre qu’une forme raffinée d’idolâtrie.

     Si vous permettez, je dirais que la seule idole que Dieu a permis de forger fut le coffre sacré (l’arche de l’alliance en or) qui contenait la manne, les tableaux des dix commandements, les écrits de Moïse, le bâton d’Aaron qui avait fleuri, etc. (Exode 25 : 10-22 ; Hébreux 9 : 4-5). Deux anges s’y reposaient de sorte que leurs ailes se touchaient. Même là, aucune instruction ne fut donnée de se prosterner devant ce coffre quand bien même il était souvent rempli de fumée, de la gloire de Dieu. Ce détail nous aide à comprendre que le fait d’adorer le saint sacrement n’est pas biblique à l’origine.

     La Bible dit : « Ainsi, frères, nous avons la liberté d’entrer dans le lieu très saint grâce au sang du sacrifice de Jésus. » (Hébreux 10 : 19). Mais en tant que catholiques, nous trouvons que Dieu est sacro-saint et qu’il est mieux de passer par Marie, oubliant que Dieu s’est fait homme et qu’il a marché parmi nous. La Bible enseigne qu’il y a un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et les hommes en la personne du Seigneur Jésus-Christ (1 Timothée 2 : 5) mais, nous, les catholiques, nous confessons que la Vierge Marie est aussi médiatrice et même co-rédemptrice, ayant participé à l’œuvre du salut des hommes. Ainsi, sans le dire, nous avons divinisé cette dame par amour.


L’humilité de notre mère

     Lorsque le divin ambassadeur, l’archange Gabriel annonça à Marie qu’elle sera la mère du sauveur, elle répondit : « Je suis la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi comme tu l’as dit. » (Luc 1 : 38). Comme vous le constatez, dès les premiers instants où le ciel entra en contact avec notre bien-aimée mère, elle précisa son credo et son plan d’action : la soumission à la volonté de Dieu, son engagement à servir Dieu dans l’humilité. En effet, durant sa vie sur terre, selon le rapport des quatre évangiles, elle accompagna son fils et prit soin de lui à la manière d’une servante sans jamais s’imposer. Telle est l’image que nous a laissée notre tendre mère. Mais la femme puissante qui apparaît sous le nom de la Vierge Marie réclame toujours que l’on bâtisse en son honneur des églises. Elle s’offre donc les basiliques les plus somptueuses de la planète et les chansons composées en son honneur sont les plus mélodieuses. À la manière des divinités égyptiennes et indoues elle réclame à être représentée par des statues, des images, des médailles, des icônes, devant lesquelles elle invite les fidèles à se prosterner. Il y a des jours de fête en son honneur (le 15 août), le mois d’octobre est entièrement consacré à Marie et les fidèles catholiques du monde entier, à cette période, récitent le chapelet dans leurs églises, dans les groupes de prières, en prenant soin de placer devant eux une représentation de la Vierge Marie…

     Où se trouve alors l’humilité de notre mère lorsqu’elle se fait ériger des basiliques somptueuses ? Pourquoi des basiliques en son honneur et pourquoi pas seulement en l’honneur de son divin fils Jésus ? Pourquoi est-elle au centre de toutes ces manifestations religieuses alors que nos regards devraient plutôt être orientés vers son fils ? Où se trouve l’humilité de la Mère du perpétuel secours, lorsqu’elle viole les préceptes de Dieu en se faisant adorer par les icônes ? De son vivant, et même après sa mort, le Seigneur Jésus n’a jamais demandé la construction d’une église en son honneur. Mais pourquoi la Vierge des apparitions fait-elle le contraire ? À qui revient la gloire ? À Dieu ou à Marie ? Pourquoi rivalise-t-elle d’ardeur avec Dieu en se faisant vénérer et adorer ?

     Parlant de sa naissance, en tant que fils de Dieu, le Seigneur Jésus aurait pu naître dans un endroit célèbre de la Rome antique. Mais il choisit de naître dans une étable, dans la mangeoire d’un animal. Dans sa naissance comme dans sa mort, il s’est fait très petit, il est descendu très bas. À la naissance du petit Jésus, la Sainte Famille de Nazareth n’a pas réussi à immoler un mouton pour la consécration de leur premier né à Dieu. Le couple était très pauvre et ils ont simplement offert deux tourterelles. C’est ainsi que Dieu l’a voulu. La pauvreté, la simplicité, l’humilité. Depuis l’Ancien testament jusqu’à nos jours, lorsque Dieu le père apparaît ou lorsque son fils Jésus se manifeste, ou lorsqu’il envoie ses anges, nous remarquons qu’ils sont toujours vêtus de simples robes blanches. Toujours dans la simplicité. Mais cette dame qui apparaît sous le nom de la Vierge Marie est toujours revêtue de précieux manteaux de Reine. Elle porte des couronnes en or et selon Myrna Nazzour, « elle brille de mille feux comme du diamant ». Dieu accorde-t-il une importance à l’accoutrement ? Les corps glorieux qui ont fait l’expérience de la résurrection, ont-ils encore besoin de se parer de précieux vêtements multicolores comme ceux de la Dame des apparitions ? Le Seigneur Jésus de son vivant, ou son précurseur, Jean le Baptiste, ont-ils accordé la moindre importance à l’accoutrement ?

     Lorsque nous reprochons au clergé catholique la grande attention accordée à Marie, on nous répond que Marie est simplement vénérée dans l’église catholique alors que l’adoration est réservée au Dieu très Haut. Pourtant, lorsque vous visitez les sites des apparitions mariales vous constatez que c’est plutôt Marie qui est adorée et que le bon Dieu reçoit très peu d’attentions. En effet, pour l’Europe de l’Ouest plus de soixante-cinq pour cent des églises catholiques sont concentrés sur le culte marial et plus de cent millions de pèlerins chaque année visitent ces sites mariaux


L’immaculée conception

     La doctrine de l’immaculée conception est un enseignement de l’église catholique depuis 1854 qui affirme que la mère du Seigneur Jésus serait née pure et exempte de tout péché. Ceci serait une grâce spéciale de son divin fils qui l’aurait préservée de toute souillure depuis le sein maternel.

Pourtant, Marie notre mère, l’étoile radieuse du matin, a reconnu qu’elle est une pécheresse comme tout être humain. En effet, dans l’évangile de Luc, elle considère Dieu comme son sauveur. Pourtant, ceux qui sont exempts de péchés sont saints et n’ont besoin d’aucun sauveur. Le sauveur est pour les pécheurs. Écoutons maman Marie : « De tout mon être je veux dire la grandeur du Seigneur, mon cœur est plein de joie à cause de Dieu mon sauveur. » (Luc 1 : 46). Par conséquent, cette doctrine de l’immaculée conception n’est pas biblique encore moins une doctrine chrétienne.


La prière du Seigneur

     Un jour, les disciples du Seigneur Jésus lui dirent : « Maître, apprends-nous à prier comme Jean l’a appris à ses disciples. Il leur dit : lorsque vous voulez prier, dites : notre père qui est aux cieux… ». À cette époque, l’ange Gabriel avait visité Marie il y avait environ trente ans. Il était donc possible de composer la prière mariale intitulée « Ave Maria ». Si cette prière mariale était nécessaire ou même utile, le Seigneur l’aurait enseignée à ses disciples. Si la prière mariale intitulée « Salve Regina » était importante pour nous rapprocher de Dieu, le Seigneur Jésus l’aurait mentionnée. Même si ce fut une omission de sa part, l’apôtre Paul nous l’aurait enseignée. Mais nous constatons qu’une prière qui impliquerait Marie ou un saint du passé ne fut enseignée ni par le Seigneur ni par ses apôtres. Paradoxalement, le Seigneur Jésus a interdit toute prière répétitive et c’est exactement ce que nous faisons dans la prière du rosaire où le « Je vous salue Marie » est répété cent cinquante fois dans une brève période de trente minutes. Si vous dites trente rosaires par jour comme nous avions l’habitude de le faire, cela donne un total de quatre mille cinq cents « Ave Maria » en un jour de prière. C’est précisément de telles répétitions que le Seigneur Jésus a proscrites.

     Depuis la création de l’homme jusqu’à la venue du sauveur, deux types de prière furent enseignés : la prière des psaumes que le Seigneur Jésus lui-même a récitée et le « Pater Noster » qu’il a aussi enseigné. Toutes les autres formes de prière doivent faire l’objet d’une grande méfiance si nous voulons marcher dans la volonté de Dieu. Si vous voulez prier, ouvrez votre cœur et parlez à Dieu tout comme on parle à son père. La récitation d’une formule composée n’est pas l’expression du cœur. Par expérience, je sais que la répétition rabâchée des « Ave Maria » ouvre des portes qui permettent aux démons de prendre contrôle de vos pensées et de bien s’installer dans votre corps. Une fois qu’ils y sont, alors commencent les visions accélérées, les apparitions, la prophétie, etc. À mon avis, ces Ave Maria répétés ressemblent beaucoup aux tantras hindouistes.


L’opposition du Seigneur Jésus

     Un jour, quelqu’un annonça au Seigneur Jésus : « Écoute, ta mère, tes frères et tes sœurs sont dehors et ils te demandent. ». Jésus lui répondit :

« Qui est ma mère et qui sont mes frères ? » Puis il regarda les gens assis en cercle autour de lui et dit : « Voyez, ma mère et mes frères sont ici. Car celui qui fait la volonté de Dieu est mon frère, ma sœur ou ma mère. » (Marc 3 : 32-35). Un autre jour, quelqu’une lui dit : « Heureuse est la femme qui t’a porté en elle et qui t’a allaité. » Mais Jésus lui répondit : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique ! » (Luc 11 : 27-28). Il n’y a rien d’injurieux dans ces passages et la deuxième phrase est plutôt un éloge à l’égard de Marie et de son divin fils. Mais contre toute attente, le Seigneur Jésus rétorqua ses interlocuteurs par une leçon qui peut être résumée de la manière suivante : « N’accordez d’importance ni à ma mère ni à ma famille mais plutôt, écoutez La Parole de Dieu et mettez-la en pratique ». Dans ces passages vous conviendrez avec moi que le Christ n’a pas répondu favorablement à la requête de sa mère qui attendait de le voir. Dans ce cas, le fait d’enseigner que Marie est la mère du perpétuel secours et avocate plénipotentiaire des causes impossibles et désespérées est un mensonge. Aussi, ce passage laisse croire que le Christ prévoyait qu’après lui, une tierce personne utiliserait frauduleusement le nom et l’identité de sa bien-aimée mère pour faire des miracles et égarer des âmes. Il a eu le flair, le pressentiment des erreurs à venir et a tenté de nous en préserver en nous recommandant vivement de nous référer toujours aux enseignements de la Bible. En effet, de son vivant, du temps de son fils, notre adorable mère, la très Sainte Vierge Marie n’a opéré aucun miracle. Comme toutes les femmes juives de l’époque, elle n’avait aucune autorité et devait garder le silence en public. Seuls le Seigneur Jésus et ses apôtres opéraient les miracles. Après la mort du Christ, qu’il soit ressuscité ou pas, c’est justice s’il réapparaissait pour accomplir des miracles. C’était une continuation logique de son œuvre. Cela me semble donc mal placé et même contradictoire de constater que c’est plutôt sa mère qui apparaît pour opérer des miracles extraordinaires après sa mort.


Les instructions prémonitoires du Christ

     Le seigneur Jésus disait : « L’antéchrist est déjà à l’œuvre. Il fera de grands miracles, même à faire tomber le feu du ciel pour tromper les élus s’il était possible ». Aujourd’hui, toutes les églises chrétiennes à l’humanité absolue sont d’avis que nous vivons les temps de la fin. Tout chrétien attend d’un moment à l’autre la venue du Christ et l’enlèvement de l’église qui marquera le début de la tribulation de sept ans. Après cela, le Seigneur Jésus descendra du ciel avec les rachetés afin d’établir sur terre le règne millénaire. Il est donc juste de se demander : où se trouve donc la réalisation des œuvres de l’antéchrist tant prédit par le Seigneur ? A-t-il menti ou s’est-il trompé ? Toutes les apparitions mariales avec les grands miracles qui les accompagnent me paraissent suspectes et pourraient être l’œuvre du malin dont le Seigneur de gloire nous a parlé d’avance. En effet, de toutes les églises chrétiennes ou soi-disant chrétiennes, l’église catholique seule est bombardée des apparitions mariales avec des miracles époustouflants. Prenons l’exemple du miracle sur la danse du soleil le 29 octobre 1917 à Fatima (Portugal). Il y avait en ce jour près de soixante-dix mille personnes de toutes les classes sociales y compris des médecins et des journalistes portugais qui étaient venus critiquer les apparitions. Tous ont été témoins de ce que les paysans ont appelé « la danse du soleil ». En effet, les témoins et la presse certifient que le soleil s’est décroché du ciel et est descendu sur terre en faisant des zigzags et en tournoyant vivement sur lui-même. Alors, la nature et tous les témoins de ce miracle étaient couleur arc-en-ciel. Puis, faisant semblant d’écraser les pèlerins, le soleil a regagné sa position au ciel sans nuire à personne. Par la suite, des miracles de guérisons spectaculaires ont été observés. Pour ma part, la danse du soleil a bel et bien eu lieu et je pense que cela concorde parfaitement aux avertissements du Seigneur Jésus sur le diable qui fera tomber le feu du ciel en présence de tous les hommes (Apocalypse 13 : 13).


La foule observant la danse du soleil

     Nous savons grâce aux recherches scientifiques que le soleil est né de l’explosion d’une supernova. Cette explosion a projeté les débris de terre dans un double mouvement circulaire et rotatoire. Par la suite, ces débris de terre, par la force des mouvements de rotation et par fusion ont donné naissance à toutes les planètes du système solaire. Le soleil, se trouvant au centre de toutes ces planètes les maintient sur orbite grâce à l’énergie qu’il dégage. C’est cela la loi de l’attraction universelle (12) et selon le docteur Richard Feynman (le cerveau de la bombe atomique), cette énergie qui maintient les planètes sur orbite est un mélange d’électromagnétisme et de quantum mécanique (quantum électrodynamique). Ainsi donc, nous savons qu’il est impossible au soleil de quitter son orbite pour danser sur terre et remonter au ciel. Si cela arrivait, les autres planètes quitteraient aussi leur orbite et pourraient s’entrechoquer, et ça sera la fin du monde. Il n’y a qu’un seul soleil et s’il avait dansé, la moitié de la planète s’en serait rendu compte. Mais rien de tel ne fut reporté à l’échelle mondiale. On peut donc dire qu’en réalité, la danse du soleil à Fatima était une simulation, une œuvre de puissance du malin.

     Le site Internet Youtube propose des enregistrements vidéo sur la danse du soleil (Medjugorje). Lorsque vous visionnez attentivement ces vidéos avec l’oeil du vingtième siècle, vous vous rendez compte que ce miracle était tout simplement un phénomène ufologique. Une savante orchestration des ovnis pour la ruine des âmes.


Pourquoi Marie ?

     Pourquoi la Vierge Marie fait-elle danser le soleil ? Pourquoi une telle démonstration de force de sa part ? Le Seigneur Jésus a-t-il fait danser le soleil afin de démontrer que c’est lui, le fils de Dieu tant attendu ? Non. Vu l’importance de la mission du Seigneur pour l’humanité, il lui était nécessaire de convaincre les hommes de son époque qu’il était le sauveur en accomplissant des miracles à faire danser le soleil. A-t-il perturbé le mécanisme des astres afin de s’attirer l’attention des hommes dans le but de sauver leurs âmes ? Pourquoi n’a-t-il pas secoué les planètes pour démontrer que c’est lui, le créateur de cet Univers impressionnant ? De telles méthodes seraient pourtant très efficaces pour la conversion des pécheurs. Eh bien, il ne l’a pas fait parce qu’il les a créées de manière à ce qu’elles ne puissent pas danser. Celui donc qui fait danser ces planètes opère un faux miracle, une puissante illusion qui échappe au contrôle de nos cinq sens.

     Lorsque Satan dit au Seigneur Jésus : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de se changer en pain. (Luc 4 : 3). A-t-il opéré ce miracle ? Non. Pendant son agonie sur la croix, Satan réitéra ses attaques en utilisant une tierce personne et les mêmes propos : « Si tu es le Fils de Dieu / si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même / Que le Messie, le roi d’Israël descende maintenant de la croix ! Si nous voyons cela, alors nous croirons en lui. » (Mathieu 27 : 40 ; Luc 23 : 37 ; Marc 15 : 32). Le Seigneur Jésus est-il descendu de la croix afin de confirmer son identité ? Bien sûr que non. Il sait qu’il est le Fils de Dieu sans l’ombre d’un doute. Par conséquent, il n’a pas besoin de le démontrer. La mission et l’humilité du Fils de Dieu ne lui permirent pas de condescendre aux requêtes du malin. Mais cette Dame qui se présente sous le nom de la Vierge Marie, sans qu’on ne lui demande quoi que ce soit, secoue les astres.


Le miracle des flammes

     Dans l’église catholique, on raconte que plusieurs fois des incendies ont consumé des maisons. Mais curieusement, les images de la Vierge Marie qui s’y trouvaient n’ont même pas été effleurées par les flammes. Lorsque nous demandons le sens de tels miracles du feu, on nous répond que c’est Marie qui a écrasé la tête du serpent et c’est pour cette raison que les démons ont un respect sacré pour elle. En effet, dans l’église catholique, Marie porte le titre de « terreur des démons ». De même, lorsque vous rentrez en contact avec les esprits méchants, parlez-leur du Seigneur Jésus et vous verrez qu’ils n’hésiteront pas à l’injurier et à le mépriser. Parlez-leur de Dieu le Père, et vous verrez qu’ils railleront sur lui. Parlez-leur des archanges Michel, Gabriel ou Raphaël et vous remarquerez qu’ils n’hésiteront pas à les traiter de lâches, etc. Mais lorsque vous leur parlez de la Vierge Marie, vous serez étonnés de leur réaction : un silence total. Meirad P. Hebga rapporte une telle expérience dans son livre « Sorcellerie et prière de délivrance » page 116 Inades édition. Le père Tardif du Canada pendant ses conférences rapportait aussi que lorsque la prière s’avérait inefficace pour délivrer une personne sous l’emprise des démons, il avait souvent recours à la récitation du chapelet (Ave Maria) et le résultat était efficace. Aujourd’hui, je me dresse contre cette doctrine et cette manière de voir les choses et je propose mon entendement : les démons sont des hors-la-loi. S’ils peuvent mépriser Dieu le Père et son Fils unique Jésus-Christ, alors ils ne se feront pas de souci pour la mère de Jésus-Christ. Les démons n’obéissent qu’à leur maître et n’ont de respect que pour Lucifer seul. Ainsi donc, s’ils respectent Marie, il y a de fortes chances que cette femme qui se présente sous le nom de Marie soit le diable en personne sous une fausse identité, le démon de l’enfer déguisé en ange de lumière. C’est la raison pour laquelle elle viole les lois de Dieu en invitant les hommes à se prosterner devant ses idoles.



#29 atrahasis

atrahasis

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Posté 29 septembre 2011 à 21:10


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Notre dame de Yagma

     J’ai toujours fait des reproches aux protestants et témoins de Jéhovah pour leur passivité sur les apparitions mariales malgré tous ces puissants miracles qui les accompagnent. Il y a quatorze ans de nos jours, j’ai vivement polémiqué avec un pasteur protestant qui avait la cinquantaine. Le débat que j’ai engagé concernait les événements mariaux mais il a conclu les débats par cette observation : « Peut-être que vous, les catholiques, avez raison ; peut-être que cette dame des apparitions est la mère du Seigneur Jésus. Mais nous, en tant que protestants, nous nous éloignons de ces choses car nous savons que le diable peut se présenter en ange de lumière et perdre les âmes par des miracles pseudo-chrétiens. Mais lorsque nous serons au ciel, nous interrogerons le Seigneur sur ces événements et alors nous saurons toute la vérité. Pour l’instant, nous ne prenons pas le risque de vendre notre âme au diable » Sur ce fait, j’ai trouvé sa réponse très sage. Mais le deuxième choc m’est venu de ma propre église. La Vierge Marie est apparue plusieurs fois à une jeune fille sur une colline dans le village de Yagma à quelques kilomètres de la capitale de mon pays et ces  événements attirent beaucoup de personnes. Le Pape Jean-Paul II a célébré une messe sur cette colline qui est devenue officiellement un lieu de pèlerinage national. Pour moi, cette visite papale est un acte du plus haut degré de reconnaissance des apparitions mariales au Burkina Faso. Le chef spirituel mondial de l’église catholique ne serait jamais monté sur cette colline pour célébrer une messe si tant soit peu de doutes sur l’authenticité des apparitions lui étaient montés au cœur. Mais de graves irrégularités ont fait éruption compromettant la beauté de ce culte marial burkinabé : la voyante a fait circuler une poudre noire sous la forme d’un encens qui lui aurait été donnée par la Vierge Marie. J’ai obtenu cette poudre par l’entremise du responsable du groupe charismatique de ma paroisse. J’ai commencé à discuter sur l’authenticité de cette poudre sans qu’on ne prenne la peine de m’écouter. Alors, je suis parti nuitamment sur la colline des apparitions pour prier. J’ai pris l’habitude d’y faire des veillées de prière une fois par mois lorsque je vais dans la capitale de mon pays. Quoique cela puisse paraître bizarre, au lieu de dormir à la maison, je préférais dormir sur la colline des apparitions afin d’être près de la Madone. Ce jour-là, à une heure du matin, j’ai allumé des cierges et j’ai jeté cette poudre sur les flammes. Alors, au lieu de prier selon mes habitudes, un lourd sommeil s’abattit impitoyablement sur moi et dans une vision, j’ai entendu le grognement d’un animal, on aurait dit un monstre qui menaçait de me dévorer. Alors, j’ai fui de la colline et j’ai rendu compte au responsable du groupe charismatique de ma paroisse. Plus tard, nous avons été choqués d’apprendre que la voyante a fait deux avortements consécutifs et selon les rumeurs, le clergé de la localité serait impliqué dans ce scandale sexuel. Chez nous, il n’y a pas de fumée sans feu et de telles rumeurs sont des vérités qu’on tente de cacher. Il y eut des altercations et ce fut la période où j’ai commencé à suggérer une possible implication du malin dans les apparitions mariales. J’ai alors commencé à douter de l’identité de cette femme qui se présentait sous le nom de la Vierge Marie, Reine du ciel.

     À l’époque du prophète Jérémie il y avait aussi une divinité païenne qui se nommait « la reine du ciel » à qui les Israélites offrirent des sacrifices et offensèrent gravement leur Dieu (Jérémie 7 : 16-19). Peut-être que cette divinité païenne a trouvé le moyen de perpétuer son culte idolâtrique à travers le catholicisme !


Myrna Nazzour

     Les apparitions de Marie revêtent souvent une forme de violence et de brutalité. Les voyants ne s’attendent jamais à une visite de la Madone et lorsqu’elle apparaît, les voyants sont apeurés et prennent la fuite comme on fuit un serpent. On observe cela sur I., un des voyants de Yougoslavie (12). De même, le 15 décembre 1982, Myrna parle de l’apparition de la Sainte Vierge de la manière suivante, pendant qu’une foule de croyants priait devant l’icône de la Vierge Marie, Myrna sentit soudainement quelque chose qui lui tirait la main vers le haut de la terrasse. « J’ai senti une force invisible qui me poussait et j’étais effrayée… Je me suis agenouillée sur le sol en tremblant, le visage contre le sol. Lorsque j’ai relevé ma tête, j’ai aperçu la Vierge Marie en face de moi. Elle brillait comme si elle était couverte de diamants. J’étais effrayée et je me suis sauvée en criant… » (14).

     Une huile dite sainte, coule souvent de l’icône de la Madone et souvent elle coule aussi des mains de Myrna. Mais un jour, Myrna fit cette prière devant le Père Elias Zahlaoui : « Oh ! Sainte Vierge Marie, ne permets plus que l’huile coule de mes mains mais seulement de ton icône. Les gens viennent ici à cause de toi et non à cause de moi ». Après avoir dit cette prière, elle annonça au Père Zahlaoui : « Père, on dirait que la Vierge est rentrée dans mon corps ». Et soudainement, l’huile s’est mise à couler abondamment des mains de Myrna comme une éponge engorgée d’huile (14).

     Par rapport à ces faits, je voudrais faire les observations suivantes : lorsque le Seigneur Jésus marchait sur l’eau vers ses disciples, ils eurent peur. Ce fut la première et la seule fois de l’histoire qu’un homme a marché sur l’eau. Il y a donc de quoi avoir peur et de croire à un fantôme surtout si cela arrivait la nuit (Mathieu 14 : 25-33). Mais après sa résurrection, lorsqu’il est apparu plusieurs fois à ses disciples, personne n’a pris la fuite par peur. C’était toujours une expérience merveilleuse de paix. Pourquoi donc les apparitions mariales font-elles si peur ? Lorsque Myrna implora la Madone de ne plus laisser l’huile couler de ses mains, le contraire arriva aussitôt. Pourquoi violer la volonté de cette jeune dame ? L’observation la plus importante est que, dans le miracle de l’huile, la voyante témoigne que la Vierge est rentrée dans son corps et c’est seulement après que l’huile s’est mise à couler de ses mains. Cela ressemble à une forme de possession temporaire même si des miracles éclatent par la suite. Ni les apôtres, ni les évangélistes d’aujourd’hui qui ont opéré des miracles ne disent avoir été possédés de cette manière. Ils font une prière et Dieu en réponse fait éclater des miracles. L’expérience du baptême du Saint-Esprit est complètement différente de ces modèles de possession.


La Vierge Marie face aux malheurs

     Si Marie est la mère du perpétuel secours et avocate plénipotentiaire des causes impossibles et désespérées, alors, pourquoi a-t-elle abandonné les Rwandais qui comptaient sur son intercession et qui ont consacré de longues heures à réciter le chapelet ? Pourquoi le génocide eut lieu, bien que le peuple rwandais, catholique fervent, comptât désespérément sur le secours maternel ? Pourquoi plus de huit cent mille personnes ont été sauvagement massacrées aux yeux de Marie qui n’a pas levé son doigt pour conjurer ce malheur alors que beaucoup de prières lui ont été adressées pendant si longtemps ? Pourquoi le sang des voyantes a été versé et pourquoi ont-elles été sauvagement massacrées et mutilées, elles, les porte-parole de Marie ! Après le massacre rwandais beaucoup de catholiques ont été désillusionnés et ont perdu leur foi. Beaucoup alors cessèrent d’aller à l’église. La faillite de l’intercession mariale pour le Rwanda m’a permis de découvrir davantage le subterfuge du malin qui se présente sous le nom de Marie. L’intervention de Dieu est infaillible lorsqu’il est invoqué et la Bible fait éloge de ses brillants exploits lorsque son peuple est sur le point d’être exterminé par un ennemi puissant. Alors, si la femme des apparitions venait de Dieu, pourquoi n’a-t-elle pas été capable de conjurer ce génocide auguré longtemps à l’avance ?


Le génocide Ruandais

Exemples de malheurs

     Les apparitions mariales sont toujours précédées de malheurs ou bien les malheurs éclatent après ces fameuses apparitions. Des fois elle apparaît au milieu des malheurs. Curieusement, presque toutes les prédictions de malheur annoncées par la Vierge Marie se sont réalisées sans que les nombreuses prières qui lui furent adressées puissent être capables de les conjurer. Est-elle peut-être liée à ces malheurs ?  Exemples : Le 19 juillet 1830 la Vierge Marie à travers de chaudes larmes révéla à Catherine Labouré que les rues seront pleines de sang dans un délai de quarante ans. En effet, en 1870 une guerre éclata en France et le sang coula dans les rues. Beaucoup de prêtres furent tués par les communards. Monseigneur, l’archevêque Darboy est fusillé. En septembre 1846, lors de son apparition à La Salette elle annonça des malheurs et précisa que ceux déjà arrivés l’année précédente provenaient de Dieu. En septembre 1665, une jeune fille, Benoîte Rancurel qui gardait les moutons eut l’apparition d’une dame majestueuse qui portait un bel enfant dans ses bras. C’est la Vierge du Laos. Elle sollicita la construction d’une chapelle en son honneur et annonça que plus tard le démon fera une guerre violente à la bergère et que par la suite elle portera des stigmates et des douleurs les vendredis. En janvier 1871, l’armée prussienne commandée par le général Von Schmidt est aux portes de Laval. La guerre fait rage et on ne peut dénombrer les morts. Il fait face au général Chanzy qui l’empêche de prendre la ville. À ces instants pathétiques, la Vierge Marie apparaît à quatre jeunes enfants dans un petit hameau appelé Pontmain aux confins de la Bretagne et de la Normandie. En automne 1918, presque à la fin de la première guerre mondiale la Vierge apparaît à Fatima au Portugal. Elle annonce d’autres malheurs et immédiatement toute l’Europe fut frappée par une épidémie de grippe. Les morts sont innombrables y compris les voyantes. Après cela, la deuxième guerre mondiale éclata. En 1981, la Vierge Marie apparaît au Rwanda et annonce des malheurs futurs, en 1990 une guerre éclata et le génocide ravagea entre huit cent mille et un million de personnes y compris deux des voyantes, etc., etc. Pourquoi se trouve-t-elle toujours au milieu des malheurs et pourquoi son intercession est-elle toujours inefficace ? Pourtant, n’est-elle pas l’avocate des causes impossibles et désespérées ?

     Les cimetières et les ossements humains sont des terrains de prédilection de Satan où il savoure sa victoire sur la race humaine. Le diable hait le Dieu très Haut mais il ne peut s’en approcher ni le nuire. C’est pour cela qu’il s’acharne sur l’homme qui est créé image visible du Dieu invisible. Son objectif principal est de saboter les œuvres merveilleuses de l’Éternel. Après une guerre ou une pandémie, les morts se comptent par milliers et cette Dame qui nous apparaît sous le nom de Marie pourrait bien être Lucifer en personne qui vient conduire les hommes sur une fausse piste d’intercession sachant bien qu’il a déjà planifié son massacre. Le culte marial étant un culte idolâtrique, une horreur pour le Dieu des armées, voici de quoi éloigner le Tout-Puissant de ces atrocités annoncées par la Madone, laissant le terrain libre au malin pour commettre tranquillement ses meurtres.


La puissance et l’infaillibilité de Dieu dans l’histoire

     Lorsque Sennachérib, le roi d’Assyrie avec sa puissante et indomptable machine de guerre s’apprêta à écraser Jérusalem, le roi Ezéchias invoqua l’éternel son Dieu qui lui répondit par le prophète Isaïe. La même nuit, l’ange du Seigneur entra en jeu et tua cent quatre-vingt-cinq mille  soldats assyriens et rendit ainsi l’invasion impossible (Isaïe 36 et 37). De même, au temps du prophète Élisée, lorsque les Syriens encerclèrent la Samarie, le siège fut long et si désastreux au point que certains Israélites affamés mangèrent leurs enfants pour éviter de mourir de faim. Il a suffi d’un petit acte de rien du tout de la part du Seigneur de l’impossible pour mettre fin au siège et secourir son peuple. Il fit simplement entendre le bruit d’une puissante armée équipée de chevaux et de chars. L’armée Syrienne pensa que la Samarie avait payé les Hittites et les Égyptiens pour les combattre. Alors, ils furent pris de panique, abandonnèrent le siège et s’enfuirent pour sauver leur vie en laissant derrière eux leur camp bondé d’animaux, de la nourriture ainsi que tout leur trésor. Par ce geste dérisoire, le Seigneur mit fin à ce long siège (2 Roi 7 : 6-7). De tels exemples sont légions dans la Bible et démontrent que le Dieu d’Israël est puissant et qu’il est capable de se défendre et de protéger ses enfants qui l’invoquent d’un cœur sincère. Si les prières adressées à maman Marie étaient approuvées par Dieu, alors elles auraient été efficaces. Mais toujours, ces prières sont inexaucées et la race humaine paie un lourd prix. Pour obtenir les faveurs du bon Dieu, il ne s’agit pas de prier d’une manière désordonnée car même les démons, les sataniques et les païens prient. Pour être exaucé, il faut le prier selon son plan et suivant sa volonté. Autrement dit, il bouchera ses oreilles et ne se laissera pas fléchir. La même désillusion eut lieu sur la colline de Massada à l’épopée romaine où plus de trois mille personnes se sont suicidées à l’approche de l’ennemi préférant la mort plutôt que l’esclavage. Pourtant, ils priaient et croyaient eux aussi que Dieu les défendrait et leur donnerait la victoire.


Les gloires de Marie

     On a toujours parlé des gloires de Marie mais jamais on ne fait mention des échecs de Marie. Pourtant, beaucoup de personnes ont eu recours au secours marial et ont été profondément déçues. Six fois, je me suis agenouillé devant l’impressionnante statue de la Vierge Marie au 48 rue du Bac, Paris. Cinq fois, j’ai été en pèlerinage à Lourdes et j’ai imploré le secours marial à la grotte de la Massabielle. Après les prières de la grotte, je passais des heures au cimetière de l’Angel de Lourdes sur la tombe du père Jacomo Fillon d’Udine, un pieux religieux qui est mort en odeur de sainteté et dont la tombe attire beaucoup de pèlerins… Non seulement je priais pour moi mais aussi pour des frères et sœurs catholiques de ma paroisse qui ne pouvaient se payer le voyage et qui m’ont remis leurs requêtes écrites sur du papier. Nos prières sont demeurées inexaucées alors que ces requêtes étaient des cas sociaux désespérés. Je ne parlerai pas du cas des paroissiens qui ont jeté leurs fétiches pour se consacrer à la prière mariale et qui sont repartis de nouveau à leurs fétiches par suite de profondes déceptions et qui pratiquent maintenant un christianisme hypocrite en consultant des charlatans et ayant dans leurs maisons des fétiches. Je ne dirai rien des déceptions de la bergère du groupe charismatique qui de nombreuses fois a fini par dire des phrases comme : « Jésus ne connaît pas la honte ; il est difficile de suivre Jésus… » ; résultat de tant de prières inexaucées. Certains pourtant se vantent d’avoir été exaucés par Marie pour le fait d’avoir réussi à réaliser leurs rêves. Pourtant beaucoup de personnes réussissent mieux sans pour autant passer par la prière. Les efforts humains, la grâce de Dieu et les circonstances de la vie suffisent des fois à réaliser de grandes choses. Que dire des célébrités de ce monde qui ne fléchissent jamais les genoux et qui sont pourtant meilleures que ceux qui prient. L’homme par ses propres efforts est capable de beaucoup choses. N’attribuons pas toujours nos mérites aux êtres célestes.


La dévotion du premier samedi du mois

     Lors de son apparition à Fatima, la Très Sainte Vierge Marie a institué une nouvelle dévotion qui doit se faire tous les premiers samedis du mois. Cette dévotion consiste à consacrer le monde entier au cœur douloureux et immaculé de Marie. Selon notre mère du ciel, la Russie communiste dominera le monde et beaucoup de nations seront rasées. Même le Pape en souffrirait. Mais si cette dévotion était assidûment observée, son cœur immaculé triompherait, le communisme soviétique connaîtrait la chute et une période de paix serait accordée à la terre. Nous avons observé cette dévotion mariale jusqu’à la chute du communisme soviétique et nous continuons de prier. Le communisme soviétique est un système politique qui fait de l’athéisme son cheval de bataille. Toute religion y est considérée comme de l’opium qui endort le peuple et par conséquent est appelée à disparaître. Dans les pays communistes, les églises sont transformées en salles de théâtre, de cinéma, en magasins pour le stockage de vivres ou de munitions… Les serviteurs de Dieu ainsi que les chrétiens sont torturés, tués ou déportés. Puisque le communisme est incompatible à la foi chrétienne, il pourrait donc être d’origine satanique. Comme la Vierge Marie a prédit sa chute, proposé une méthode qui a triomphé, alors, elle est toute puissante et son œuvre rend gloire à Dieu. Néanmoins, observons les choses sous un autre angle car des fois, le véritable sens des choses est souvent voilé et la façade qu’on nous présente est toujours de la mascarade. Supposons que cette Dame qui se présente sous le nom de la Vierge Marie soit en réalité le diable qui prend l’apparence d’un ange de lumière dans le but de nous égarer loin du vrai christianisme, quel mensonge peut donc se cacher dans cette dévotion qui aurait provoqué la chute du communisme soviétique ?


Sur le plan politique, quelle est ma compréhension ?

     Jusqu’alors, le monde était divisé en deux grands blocs bipolaires et antagonistes : le capitalisme à économie libérale avec les USA en tête face au communisme de l’U.R.S.S. Ces deux systèmes politiques étaient incompatibles et chacun s’efforçait de phagocyter l’autre et d’imposer au monde son idéologie. Il était donc prévisible qu’un des systèmes vienne à disparaître. Quand bien même, le communisme a connu une prédominance dans certains domaines de la technologie (le spatial), ses fondements étaient néanmoins menacés à cause de la faiblesse de son économie et de l’austérité de sa politique. Surtout avec un rival puissant, prospère et impitoyable tel que le capitalisme, la chute de ce système politique était prévisible sans le concours de la prière.


Sur le plan spirituel, comment voir les choses ?

     Les systèmes politiques et religieux sont toujours de connivence. Dans le communisme, l’accent est mis sur l’action commune pour l’intérêt du peuple. L’intérêt personnel et les évasions spirituelles sont de facto caducs. Les religions sont interdites. À mon avis, le communisme athée était un refuge pour le malin et la chute de ce système représentait une grande défaite pour Satan qui cherchait à supprimer toute religion de la planète. Satan connaît aussi les plans de Dieu et sait que le communisme qui est sa religion va bientôt s’écrouler. Alors, ne pouvant plus combattre la religion par un système politique athée, il sera donc obligé de tolérer la religion dans laquelle sa présence sera toujours effective : les idoles. C’est ce qui expliquerait la tolérance facile et le succès du catholicisme orthodoxe dans les pays de l’ex-U.R.S.S. Nul doute que l’église catholique a combattu le communisme mais vous constatez qu’à sa chute, c’est la Vierge Marie qui apparaît et occupe le terrain par un culte idolâtrique. Juste de quoi ôter au christianisme sa valeur spirituelle en l’éloignant de Dieu. Ainsi donc, l’église devient de nouveau un instrument efficace pour la perte des âmes, un nouveau cheval de bataille pour Lucifer à travers l’iconographie : au lieu d’adorer Dieu, les hommes choisirent de se prosterner devant des images et des objets taillés.

     L’église catholique depuis ses origines était la représentation officielle du christianisme. Le malin a essayé en vain de détruire cette religion dès sa naissance en tuant le maximum de chrétiens à travers les empereurs de Rome ; et vu qu’elle était plutôt florissante, alors, le malin changea de méthode. Il est parvenu autrefois à faire tomber le judaïsme par l’idolâtrie et la fausse religion de sorte que les Hébreux, au lieu d’entrer dans la terre promise, jonchèrent le désert de leurs cadavres. L’idolâtrie est donc une arme efficace qui enflamme la colère de Dieu ; et le diable, une fois de plus appliquera cette même méthode avec le catholicisme par l’introduction d’une fausse mère qui remplira l’église d’idoles : c’est donc le même diable avec les mêmes ruses et le même résultat efficace tant dans le judaïsme que le catholicisme.


Remarque

     La dévotion sur la consécration du monde à Marie doit se faire tous les premiers samedis du mois. Cependant, nous savons que le samedi est le jour du sabbat qui est le jour de repos de l’Éternel. En ce jour, aucune entreprise ne doit être menée. Même allumer du feu pour cuire un repas est interdit. C’est le jour du Seigneur et c’est le jour du repos total. Toute personne qui ramasse même un simple bois pour cuire son repas en ce jour doit être mis à mort selon la loi de Moïse (Exode 31 : 14). Pourquoi cette dame du ciel viole-t-elle le repos sabbatique et y impose une dévotion qui oblige les gens à profaner le caractère sacré de ce jour spécifique ? Pourquoi avoir choisi le jour de repos du Seigneur pour que le monde lui soit consacré ? Le monde appartient déjà à Dieu et toute personne qui veut se consacrer au Dieu des chrétiens le fait par le moyen de la conversion qui est le baptême. Toute personne ou entité spirituelle qui veut donc que le monde lui soit consacré apparaît comme un rival ou un ennemi de Dieu. Si cette femme venait de Dieu, le Dieu à qui le monde appartient, alors, elle n’avait aucun besoin que le monde lui soit de nouveau consacré.

     Pendant le repos du Seigneur au septième jour après la création, Satan entra en jeu et pervertit l’œuvre de création en y introduisant la barbarie. Et si le monde se porte si mal c’est à cause de cette activité diabolique pendant le repos du Seigneur et cette nouvelle dévotion mariale imposée pendant ce jour sacré porte clairement la signature du dieu de ce monde.


Les apparitions

     Le christianisme est l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ. Ce ne sont pas les apparitions mariales ou d’un ange quelconque qui auraient donné naissance à cette religion. Si toute apparition d’êtres célestes provient forcément du Dieu d’Abraham, alors tous ceux qui croient aux apparitions mariales feraient mieux de se convertir aux nouvelles religions qui sont nées par la suite d’apparitions d’anges.

     Après la mort du Seigneur Jésus, le christianisme a tenu bon malgré les persécutions. Il était florissant sans le concours de Marie. Les apparitions mariales n’ont pas posé les fondements du christianisme. Elles sont apparues comme une gangrène qui ronge et divise les enfants de Dieu. Elles sont comme un cancer qui attaque la crédibilité de la foi catholique. En effet, les églises réformées évangéliques ne considèrent plus l’église catholique comme une église chrétienne à cause de nos idoles et de nos pratiques non bibliques. Pourtant, l’église catholique demeure ferme et imperturbable. Elle se réclame être l’église apostolique, la tête de toutes les églises chrétiennes et invite les églises évangéliques à se joindre de nouveau à elle. En effet, en juillet 2007, le Pape Bénédicte XVI déclara officiellement que « le christ Jésus a établi ici sur terre une seule église » qui est l’église catholique. Il renchérit que les autres dénominations ne peuvent pas être considérées comme des églises parce qu’elles n’ont pas la succession apostolique, c’est-à-dire, l’habilité d’être les successeurs des premiers apôtres du Christ. Pourtant, il y a abondance de preuves qui attestent que cette « église mariale », cette grande et puissante église catholique dont je suis fils est l’ennemie du christianisme véritable et je vous en convaincrai davantage.

     Je ne trouve pas utile de faire la promotion du culte marial ainsi que tous les phénomènes miraculeux qui l’accompagnent. La Bible enseigne clairement que seule la foi en Christ Jésus peut sauver l’homme. Ainsi donc, votre église ou dénomination et toutes ses œuvres de puissance ne sont pas utiles au salut si elles compromettent un tant soit peu votre intégrité et votre Foi en Jésus-Christ.


Les guérisons et miracles

     La Bible nous enseigne que beaucoup guériront des malades au nom du Seigneur Jésus mais seront rejetés. Par conséquent, les miracles de guérison observés lors des apparitions mariales ou pendant toute forme de prière ne portent pas forcément l’approbation de Dieu. Dans l’accomplissement d’un miracle, il faut reconnaître que ce n’est ni votre pouvoir, ni votre sainteté qui se manifeste mais tout simplement La Parole de Dieu qui produit des fruits en sa saison. Car, avec un peu de foi, un ordre donné au nom du Seigneur Jésus peut avoir des effets surnaturels. De même, la maladie n’est rien d’autre que la conséquence du péché, en un mot, un outil de Satan. Ni Ève ni Adam ne sont tombés malades avant la chute. Tous ces malheurs sont apparus avec Satan lorsqu’il fit tomber l’homme dans l’insubordination. Si Satan peut donner une maladie, il a aussi le pouvoir de la reprendre et de guérir ainsi la personne malade. De ce fait, toutes les guérisons miraculeuses de la Madone peuvent être une ruse du malin, des démons qui chassent des démons pour donner une simulation de guérison. Satan qui fait et défait les liens et qui se présente comme un ange de lumière (cf. 2 Corinthiens 11 : 14-15).


Les larmes de sang de Marie

     Le Seigneur Jésus fut saisi d’une grande angoisse juste avant sa passion et la sueur qu’il versât, était mêlée de sang (Luc 22 : 44). Certains chrétiens, par un excès de ferveur religieuse, affirment qu’il a même versé des larmes de sang. Lorsque son corps fut descendu de la croix, sa mère l’a tenu dans ses bras et a pleuré. Cette scène bouleversante a inspiré le célèbre artiste italien Michel-Ange qui a taillé une des plus émouvantes statues de Marie connue sous le nom de « la piéta ». Certaines sources catholiques disent que la Vierge Marie aurait versé des larmes de sang ce jour-là sur le corps de son divin fils. Ce dernier fait n’est pas confirmé par la Bible et néanmoins, la Vierge Marie, lors de ses multiples apparitions a déjà pleuré et du sang coulait de ses yeux. Les stigmatisés ont aussi versé des larmes de sang. Les statues de Marie pleurent et versent aussi des larmes de sang. Du vrai sang humain selon l’analyse des médecins. Des prières telles que le chapelet des larmes de sang a été composé pour invoquer les larmes de sang de la Vierge Marie. Voici un extrait : « Oh ! Très Sainte Vierge Marie, je vous offre les larmes de sang de celui qui vous a le plus aimé sur la terre et qui vous aime le plus tendrement au ciel (cinq fois). Oh ! Jésus exhausse mes prières à cause des larmes de sang de ta très sainte mère (cinquante fois)… » Pensez-vous que le Roi des cieux va permettre à sa bien-aimée mère de venir pleurer partout sur la terre comme une veuve désespérée ? L’œuvre du salut a été accomplie à la croix lorsque le divin sauveur paya le prix de nos transgressions et déclara : « Tout est achevé ! » (Jean 19 : 30). Les êtres humains sont sauvés, justifiés et sanctifiés s’ils acceptent l’œuvre de rédemption. Les larmes d’une mère ne changeront rien à la destinée des hommes. Si cette femme pleure, cela pourrait cacher une certaine astuce. On se souviendra que pour rivaliser avec Moïse, les magiciens, de connivence avec les divinités égyptiennes ont transformé les eaux en sang. Puisque ces divinités ont le pouvoir de changer l’eau en sang, elles peuvent aussi verser des larmes de sang à travers les statues mariales. Mon propre témoignage donnait l’exemple d’un démon qui trouvait des motifs pour pleurer et sangloter au-dedans de moi alors qu’il pleurait sa mort prochaine. À mon avis, les larmes de sang sont une tromperie de l’ennemi qui se joue de nos émotions.

     Tout ce sang versé par les stigmatisés, par les statues de Marie ou par Marie lors de ses apparitions est une forme moderne de sorcellerie. Dieu commande explicitement aux hommes de ne point tailler d’idoles ou d’images. Les hommes refusèrent et taillèrent des idoles et les idoles se mirent à pleurer du sang. Les hommes persistent davantage dans l’erreur en attribuant ces œuvres à Dieu. Permettez-moi de vous poser une question : dans toute l’histoire de la race humaine, depuis quand une pierre ou du plastique a-t-il saigné ? Si ces idoles saignent, ne vous trompez pas, elles sont bien vivantes car elles sont habitées par des êtres invisibles. Un saint ange de Dieu ne s’exprimera jamais dans une idole. Aussi, le Dieu très Haut s’est clairement démarqué des idoles (Isaïe 42 : 8) et par conséquent il n’y a aucune chance qu’il se manifeste à travers ces idoles de Marie. Curieusement, pendant que les statues de maman Marie pleurent de chaudes larmes, les idoles hindoues du dieu Ganesh (un homme avec une tête d’éléphant) se mettent à boire du lait. Le phénomène appelé « miracle du lait » fut observé par la presse et s’est produit dans plusieurs grandes cités telles que New York, Los Angeles, Canada, Kenya… (15). Nous vivons le siècle où les idoles commencent à s’exprimer.        


Le signe de l’adversaire

     Une semaine avant que je ne reçoive les premières apparitions du Seigneur Jésus, j’ai fait un rêve banal qui par la suite fut révélateur d’un principe divin : un gros serpent d’environ un mètre de long m’a pourchassé jusqu’à ce que je me hisse sur un rocher. Alors, ce serpent rabougri a tourné trois fois autour de moi. Après avoir bouclé un tour, de sa gueule, il creusait un trou à mes pieds et y enterrait quelque chose. Quelque temps après, commencèrent les apparitions de Jésus-Christ, jusqu’à la publication de ce livre. Quelquefois, lorsque je prie durant de longues heures, je vois un gros serpent qui s’éloigne de moi. De même, pour ma guérison, les marabouts d’Afrique m’ordonnèrent de faire trois fois le tour du marché avec un objet enfermé dans mon poing gauche et de l’offrir en sacrifice. Curieusement, lorsque j’ai rencontré le premier pasteur pentecôtiste, pendant la prière de délivrance, avant que je ne lui dise quoi que ce soit, il esquissa le même cérémonial : il m’a dit de fermer mon poing gauche, de maintenir le poing droit ouvert, de fermer les yeux et de me consacrer à Jésus-Christ. À ce même moment, il tourna lui aussi trois fois autour de moi dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et lança un cri de guerre : « Crac ! » comme s’il cherchait à briser un lien. À la fin de la prière, il m’annonça qu’il a vu un serpent pendant la prière. Il n’y a pas de doute, le malin m’avait scellé pour son œuvre.  Je l’ai vu, les marabouts l’ont vu, le pasteur pentecôtiste l’a vu et a tenté de briser ce lien. Le jeune pasteur qui m’a délivré après une longue intercession qui dura trois ans a fait mention de ce serpent. Curieusement, lorsque les divinités Égyptiennes ou de l’Inde se présentent, on observe le serpent à leur côté. Le serpent est le symbole du malin et dans les apparitions de la Vierge Marie à Sainte Catherine Labouré, sur la médaille miraculeuse, on voit bien un serpent aux pieds de la Madone. L’église catholique dira que c’est la femme qui a écrasé la tête du serpent et c’est ce qui explique la présence d’un serpent aux pieds de Marie. Pourtant, un tel raisonnement n’est pas biblique. En effet, toutes les Bibles enseignent que c’est la descendance de la femme qui écrasera la tête du serpent (Genèse 3 : 15) et cette prophétie s’est réalisée lorsque le Christ mourut sur la croix pour détruire les œuvres  du malin. La présence du serpent aux pieds de Marie devrait alors trouver une autre explication pour être crédible. En ce qui me concerne, j’ai vécu une expérience différente et les conclusions auxquelles j’aboutis sont différentes : le fait que le serpent ancien, l’ennemi juré du Dieu de la Bible apparaisse aux pieds de Marie est une confirmation que les apparitions mariales sont de type satanique.


La Vierge Marie et le serpent

     La toute première apparition mariale eu lieu du vivant de la vierge Marie dans des conditions qui incitent à la réflexion. En effet, le 02 Janvier 40, Nuestra Sefiora Del Pilar (Notre Dame du Pilier), accompagnée de milliers d’anges apparurent à Saint Jacques à Saragosse en Espagne. Curieusement, Saint Jacques qui eu cette apparition historique ne l’a pas mentionnée dans son épître et le livre des Actes des Apôtres n’en fait pas cas non plus. Seule la tradition de l’église catholique enseigne sur ces phénomènes. J’ignore ce que pensent les autres enfants de l’église catholique sur cette affaire. Mais moi, votre frère dans la fois, je remarque qu’il y eut plutôt deux différentes femmes répondant du nom de « Vierge Marie » qui se sont manifestées simultanément au début de l’air chrétienne : la première fut la mère de notre Seigneur Jésus-Christ. Elle est éternellement bienheureuse et elle était un être humain (fille de Joachim et de Anne). Elle résidait auprès de St Jean à Jérusalem. Elle offrait son soutien modeste aux apôtres qui s’efforçaient de poser les bases de l’église primitive malgré les embûches. Elle n’a jamais fait de miracles. En un mot, elle La Vierge, l’humble fille de Nazareth annoncé dans La Bible. Au même moment, une autre Vierge Marie, cette fois-ci un être spirituel accompagné de milliers d’anges apparurent à Saint Jacques. Celle-ci était puissante, elle opéra des miracles hors paires et offrit à Saint Jacques la toute première idole du catholicisme, laquelle devrait être placée dans une chapelle construite en son honneur. Ce fut le début du culte idolâtrique marial (18).



II. Autres observations non moins importantes


Les reliques

     Les évangiles rapportent que les malades qui touchaient le Seigneur Jésus-Christ étaient tous guéris. Plus tard, ses apôtres ont manifesté ces mêmes dons de puissance car, même les objets les ayant touchés guérissaient des malades et chassaient les démons lorsque ces objets leur étaient appliqués (acte des apôtres 19 : 11). Même leur silhouette guérissait les malades (actes 5 : 15). On pourra aussi citer l’exemple des ossements du prophète Élysée qui redonnèrent la vie à un défunt lorsque ce dernier le toucha par hasard. Cela démontre la puissance de Dieu et témoigne que l’Esprit Saint est présent dans ces corps même s’ils sont morts. Et par là, nous avons l’assurance que ce même Esprit Saint redonnera vie à ces corps à la résurrection des morts. De même, dans le catholicisme, les vêtements des saints sont découpés en miniatures, enveloppés dans des plastiques et distribués dans le monde entier à toute personne qui désirerait les porter sur soi. Ces reliques auraient le pouvoir de protéger, de guérir tous ceux qui les porteront. C’est cela le pouvoir des reliques et ces pratiques sont quelque peu analogues à celles des chrétiens des temps apostoliques. Mais comme toujours, le malin a su corrompre ces œuvres par des déviations pseudo-chrétiennes en introduisant dans l’église une autre forme de vénération de relique qui n’est rien que du paganisme et de la sorcellerie moderne. Des choses exagérées en grandeur nature et qui ne bénéficient pas du témoignage du peuple hébreu ni de celui des apôtres du Christ. En effet, la dépouille des saints de l’église catholique fait l’objet d’une nouvelle forme de culte jamais vue, ni même imaginée. Le phénomène a pris une tournure dangereuse au cours des siècles et ce qui se passe sous nos yeux n’est plus du christianisme. Pour preuve, les dépouilles des saints du catholicisme sont démembrées, découpées en morceaux et discrètement expédiées à d’autres églises pour être exposées et vénérées par les fidèles. Jusqu’au quatrième siècle, aucune église de l’empire romain ne pouvait être consacrée sans qu’il n’y ait de telles reliques. Par exemple, le corps incorruptible de Bernadette Soubirous a été ouvert et ses organes retranchés et distribués à des églises environnantes pour être enterrés ou vénérés. La tête de Sainte Catherine de Sienne est exposée dans une vitrine devant laquelle des fidèles se rassemblent pour prier tandis que les autres parties de son corps se retrouvent éparpillées dans le monde. Les ossements de Saint Calixte sont exposés dans une vitrine en république Tchèque et des milliers de personnes s’agenouillent devant ces reliques pour prier ; dans l’église « Chiesa del gesù » à Rome est exposée pour vénération la main de Saint Francis tandis que la moitié de son bras se retrouve au Singapour, à Hanoï, etc. Selon un ancien Évêque catholique, ces reliques sont discrètement enterrées sur l’autel où les messes sont célébrées. Par principe, la paroisse qui abrite la relique porte le nom du saint dont la relique se trouve enterrée. Le rôle de la relique à cet endroit de l’autel est de communiquer son pouvoir ou sa sainteté au prêtre qui célèbre la messe. Finalement, la messe elle-même devient un acte magique (30).

    Lorsque vous lisez les témoignages des magiciens convertis au christianisme, vous verrez que ces mêmes reliques sont aussi utilisées par les prêtres catholiques pour rentrer en contact avec le monde invisible des démons (22). Nous sommes allés trop loin parce que nous n’avons pas gardé les yeux sur les Saintes Écritures. Nous pratiquons de la sorcellerie dans sa forme la plus avancée et personne ne s’en aperçoit. Si les autres religions découpaient leurs morts en morceaux et se les distribuaient, cela nous aurait sauté à l’œil. Si les religions qui nous entourent se volaient les cadavres de quelques illuminés comme nous le faisons, nous aurions honte. Mais nous pratiquons ces choses sans nous gêner. Par conséquent, nous pratiquons tranquillement un christianisme non biblique et dangereux que j’appelle « un christianisme satanique ».

     Il faut noter que la vénération des dépouilles des saints du catholicisme, la forme la plus dangereuse a commencé aux environs des années 156 après le martyre  de Saint Polycarpe de Smyrne et s’identifie aux pratiques païennes en cours avant la naissance du christianisme. Je citerai l’exemple des supposés restes d’Oedipus et Theseus qui faisaient l’objet de vénération à Athènes longtemps avant l’ère chrétienne. Il y a aussi les ossements ou cendres de Aesculapius, l’affaire de la distribution des reliques de Bouddha juste après sa mort (aux environs de 400 avant Jésus-Christ) etc. (5), qui relevaient clairement du paganisme avant de faire leur entrée en force dans le catholicisme et malheureusement considérés comme des pratiques chrétiennes.


St François d’Assise     Ste Catherine             St Francis


Que dire du purgatoire catholique ?

     Toutes les Bibles (catholique, protestante et celle des Témoins de Jéhovah) sont absolument muettes sur le sujet du purgatoire. Ce mot n’existe sur aucune des pages de nos Bibles. Cette doctrine est encore un mensonge du diable subtilement introduit dans l’église catholique dans le but d’endormir les fidèles dans leur foi. Aucun patriarche, aucun prophète, aucun roi des temps bibliques n’a enseigné cela. Le Seigneur Jésus ou ses apôtres n’ont pas mentionné ce mot. Par conséquent, il n’y a pas de chance qu’un tel endroit puisse exister. Dans nos églises catholiques, les prêtres nous recommandent vivement de prier pour le repos des âmes de nos parents défunts. Ils nous conseillent aussi de prier pour les âmes du purgatoire et beaucoup de messes sont célébrées tous les jours dans les églises catholiques du monde entier pour le repos des âmes. On nous enseigne de même que les âmes du purgatoire peuvent intercéder de manière efficace en notre faveur. Étant donné qu’ils sont dans la souffrance transitoire, leurs prières s’avéreraient efficaces. À mon avis, cela ressemble plutôt à une invocation des morts. Cet enseignement n’est pas biblique, par conséquent il n’est pas chrétien.

     Adam et Ève ont-ils prié pour le repos de l’âme de leur bien-aimé Abel ? Noé a-t-il prié pour les âmes éplorées du déluge ? Le roi Saul et ses enfants, Samson et bien d’autres soldats moururent sur le champ d’honneur sans qu’une messe ne soit célébrée pour le repos de leurs âmes. Dans l’histoire de la Bible, seul Judas Macchabée a violé cette loi de Dieu et nous, en tant que catholiques l’avons imité par amour pour nos chers défunts. Pensez-vous aimer ces âmes plus que celui qui les a créées ?

     La Bible enseigne que l’obéissance docile est préférable aux sacrifices des bêtes les plus grasses. En effet, la désobéissance est aussi grave que la divination, et l’insoumission aussi grave que l’idolâtrie. (1 Samuel 15 : 22 -23). La désobéissance en Éden a fait de notre monde l’enfer que nous vivons aujourd’hui. La désobéissance des Hébreux a fait qu’ils ont aussi été temporairement abandonnés par leur Dieu et sont en permanence sous la menace de l’extermination. Ces deux exemples ne sont pas suffisants pour certains chrétiens qui continuent d’enfreindre les préceptes de Dieu en interrogeant des médiums ou des esprits de mort dans le but d’acquérir de la connaissance. C’est de là que viennent la plupart des doctrines sur le purgatoire. Exemple : Meinrad P. Hebga dans « Sorcelleries et prières de délivrance » (page 110), Inades Édition.

     Dans Lévitique 19 : 31 le Seigneur a interdit tout contact avec les morts. Avez-vous respecté cela ? Comment osez-vous employer des méthodes anti-bibliques et non chrétiennes pour aboutir à des résultats chrétiens ? Êtes-vous sûr que les informations reçues du monde invisible proviennent de Dieu et approuvées par lui ? La Bible enseigne qu’après la mort la situation des esprits est irréversible. Mais l’église catholique enseigne qu’il y a un purgatoire qui est un lieu de rachat. Si le purgatoire existe tel qu’on nous l’enseigne dans l’église catholique, il doit réussir surtout aux hommes riches. Parce que pour sortir du purgatoire il faudrait célébrer beaucoup de messes et des fois des neuvaines de messes. Et si vous n’avez pas laissé une fortune à votre veuve et à vos orphelins, vous risquez de poiroter longtemps dans cet endroit car les messes ne sont pas gratuites : les hommes pensent qu’ils peuvent muter les lois du monde spirituel à coup de messes. Pour ma part, l’idée du purgatoire semble un instrument pour la perte des âmes car la possibilité d’être racheté après la mort, à coup de messes, encourage certains catholiques à dormir dans leur foi ou à s’enliser dans leurs péchés au lieu de se battre pour les vaincre. Surtout, nous savons que le péché est bon, étant le reflet de notre nature pécheresse, qui s’efforcerait ou se priverait de quelques plaisirs ! Soyez avisé : c’est ici sur terre que se décide votre éternité. À la mort, Jésus-Christ ne peut plus rien faire pour vous. Il n’y a pas de pardon dans le séjour des morts. Vous trouverez des témoignages très édifiants sur les réalités de l’après-vie à travers les sites Internet suivants : www.ciel-et-enfer.skyrock.com ; www.gedeonchampion.com ; www.dailymotion.com (au niveau de recherche, écrire : enfer et paradis).


Satan, peut-il recevoir les prières adressées à Dieu ?

     Peut-on prier Dieu et être exhaussé par un démon ? S’il s’agit du Dieu d’Abraham, la réponse est oui. Parce que c’est un Dieu qui sait boucher ses oreilles et l’histoire du peuple juif est bondée d’exemples de ce type (Isaïe 1 : 15). Il exige une discipline de fer et recommande d’être adoré d’une manière très particulière. Mais si vous violez un tant soit peu le principe par lequel il veut être adoré, alors, il se détournera de vous. Surtout si vous abritez des idoles dans votre maison ou dans vos lieux de culte comme l’ont fait les Israélites du temps de l’exode, à coup sûr, ce Dieu vous tournera le dos et les démons religieux se joueront de vous.

     Pour illustrer le fait que vos prières peuvent être déviées avec succès à l’adresse d’un autre dieu ou d’un démon, je citerai l’exemple d’Isaac et ses deux fils : frappé par le poids de l’âge, le patriarche Isaac avait perdu la vue. Lorsqu’il bénissait Jacob, il pensait au fond de son cœur que c’était bien son fils aîné Ésaü qui se tenait devant lui. Alors, il prononça la bénédiction. Mais en réalité, c’était Jacob qui, par la duperie a détourné les bénédictions de son frère. Lorsqu’Ésaü arriva, la chose était irrémédiable et le patriarche Isaac reconnut que Jacob a usurpé la bénédiction de son frère et que par conséquent, il restera béni. Comprenez-vous enfin ce fait bizarre ? Une bénédiction ou une prière mal placée va toujours à la mauvaise adresse. Lorsque Ésaü implora une bénédiction quelconque, son vieux père lui répondit qu’il ne pouvait rien faire (Genèse 27). Le monde spirituel possède alors ses lois et principes qui échappent à la raison humaine. Il ne s’agit donc pas de prier à votre propre manière. Il faut être sûr de prier selon la bonne manière sinon, c’est le malin qui recevra votre louange en lieu et place du bon Dieu. Si vous pensez que tous les miracles qui s’opèrent dans vos prières sont un signe d’approbation de Dieu, vous vous trompez car les démons religieux sont aussi de grands faiseurs de miracles.


Les noms de Dieu

     Il m’est arrivé de consulter les dirigeants locaux de certaines religions pour régler un problème. Ils m’ont alors donné des noms à réciter communément appelés « les noms de Dieu ». Je devais réciter ces noms cent cinquante à deux cents fois toutes les nuits avant de m’endormir. Il y a environ cinquante noms. Vous verrez autour de vous des gens qui, à l’aide d’un chapelet, récitent continuellement un nom et qui comptent en égrainant leur chapelet. Il y a un nom pour chaque difficulté de la vie, pour les affaires, pour la protection, etc. et l’invocation de ce nom est très efficace. Curieusement, ces noms de Dieu ne se trouvent inscrits ni dans la Torah des Hébreux, ni dans la Bible des chrétiens, ni dans le Coran des musulmans. En réalité, ce sont des noms d’anges rebelles de Dieu qui se mettent au service des êtres humains.

     Si vous observez les objets de cultes récupérés lors des fouilles archéologiques des temples égyptiens (21), vous retrouverez les mêmes chapelets utilisés dans le catholicisme, dans l’islam et par certains bouddhistes. La taille des chapelets peut varier suivant les civilisations mais c’est toujours les mêmes. Je dois avouer que les divinités d’Égypte et de l’Inde ont trouvé le moyen de s’exprimer de nouveau dans ce siècle au travers de nos religions et cultures. Ils ont simplement changé de nom…
    

Chrétien : dizainier      sept douleurs      Islamic            Le mala   boudique ou hindou           Chaplete egyptien


Observation

     Dans ce document, je ne fais pas mention de la transformation que ces thaumaturges catholiques ont apportée dans leur milieu à travers leurs efforts, leur charité et leurs souffrances. Je ne parle pas non plus des efforts immenses que le catholicisme a tant déployés pour soulager la misère des hommes en transformant positivement le monde à travers leurs institutions. Non. Ici, je stipule d’une manière spécifique sur l’origine et le fondement spirituel de ces phénomènes et miracles catholiques à la lumière de La Parole de Dieu.



LE CHRISTIANISME SATANIQUE ET LA CREATION DU 7eme JOUR


#30 atrahasis

atrahasis

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Posté 30 septembre 2011 à 01:46

Nous arrivons progressivement à un dénouement dans notre raisonnement. Les idées se mettent en place. Continuons nos recherches sur cette prétendue "Reine du Ciel".

La Déesse

Citation

Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l’abîme,
O Beauté ? Ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l’on peut pour cela te comparer au vin.

Tu contiens dans ton œil le couchant et l’aurore,
Tu répands des parfums comme un soir orageux ;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l’enfant courageux,

Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien ;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques ;
De tes bijoux, l’Horreur n’est pas le moins charmant ;
Et, le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

L’éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !
L’amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l’air d’un moribond caressant son tombeau.

Que tu viennes du ciel ou de l’enfer, qu’importe,
O Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu !
Si ton œil, ton sourire, ton pied, m’ouvrent la porte
D’un Infini que j’aime et n’ai jamais connu ?

De Satan ou de Dieu, qu’importe ? Ange ou Sirène,
Qu’importe, si tu rends, – fée au yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! –
L’univers moins hideux et les instants moins lourds ?



Charles Baudelaire, Hymne à la beauté, Les fleurs du mal, 1861

Un article intéressant à lire est celui-ci sur les vierge noires :
http://www.marie-mad...es_noires-1.htm

Le texte est sous copyright, donc je ne peux pas le reproduire. Vous découvrirez de la sorte la déesse sous son aspect sombre et chtonien (et son goût prononcé pour le sang).
A défaut de texte, faisons seulement un tour rapide en images :

Artémis
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Cybèle (mystères d'Orphée)
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Isis
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Déméter et sa fille Koré (mystères d'Eleusis)
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Hécate au triple visage
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Marie Madeleine
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Marie-Myriam signifie "Née de l'écume". C'est une référence à Aphrodite/Venus. Mais il signifie aussi "illuminée". On retrouve ce sens dans le nom de Diane, puisque DI signifie également "illuminée".

Du côté de Babylone, Ishtar est aussi cette déesse.
Dans l'Epopée de Gilgamesh (aurait vécu vers ~ -2600), la reine du ciel (Ishtar) avait la réputation de changer ses amants en "animaux" (comprenez "en démons") et de leur apporter toutes sortes de malheurs.

Dans cet extrait elle fait ses avances au grand roi mais celui-ci refuse. Bizarrement, j'ai toujours vu dans cette scène le rôle de tentateur que prend le diable lors de l'épisode de la tentation dans le désert. Ou cela me fait encore penser à Faust et de ces histoires de pacte avec le diable. Au détail près que Méphistophélès est ici interprété par une femme.

Citation

Quant il eut coiffé sa couronne,
Ishtar-la-Princesse fut fascinée par la beauté de Gilgamesh.

«Allons, Gilgamesh (lui dit-elle), épouse-moi!
Offre-moi ta volupté! *[littéralement: "offre-moi en cadeau ton fruit"]
Sois mon mari, je serai ton épouse!
Je (te) ferai équiper un char de lazulite et d'or,
Aux roues d'or pur, au guide-rêne en ambre,
Attelé de bêtes fougueuses :*[lit.: "attelé de tempêtes"] de grands mulets,
Pour t'introduire en notre Palais, parmi les fragrances du cèdre!
Et quand tu y pénétreras,
Les plus hauts <dign>itaires du clergé te baiseront les pieds!
Se prosterneront devant toi les rois, les seigneurs et les princes!
Ils t'apporteront en [tri]bu[t] (tous) les produits de l'étranger et de chez nous.
Tes chèvres (ne) mettront bas (que) triplés, tes brebis, (que) bessons;
A la charge tes ânons l'emporteront sur les mulets adultes;
Tes chevaux de char triompheront à la course;
[Et tes boeufs], sous le joug, n'auront pas leur pareil!»

[Mais Gilgamesh] ouvrit la bouche, prit la [par]ole,
[Et s'adressa] à Ishtar-la-princesse:
«[Combien devrai-je te pay]er, si je t'épouse?
[Te faudra-t-il], pour ton corps, [parfums] et garde-robes?
[Te faudra-t-il] provisions et victuailles?
[Devrai-je te nourrir] d'une chère divine,
[Et te désaltérer] de breuvages royaux?
Me faudra-t-il [ ] [ ] ?
Devrai-je (te) verser [ ]?
[Me faudra-t-il (t')envelopper d'une cape [ ]?
[No]n! Je ne veux pas de toi [pour épouse]!
[(Car) tu (n')es (qu')un fourneau] [qui s'éteint au froid];
Une porte branla[nte] [qui n'a]rrête ni courants d'air, ni vents;
Un palais qui s'écra[se] sur ses (plus) braves [défenseurs];
Un éléphant [qui jette à bas] son harnachement;
Un morceau-de-bitume qui so[uille] qui le touche;
Une outre qui [se vide sur] son porteur;
Un bloc de pierre-à-chaux qui cause l'effondrement d'un mur de pierre;
Un bélier-de-siège qui démolit le rempart d'alliés;
Une chaussure qui bl[esse] son porteur!
Pas un de [tes] amants [que tu aurais aimé] toujours!
Pas un de tes favoris, [qui] aurait échappé [à tes pièges]!
Viens ça, que je [te] récite [le triste sort] de tes amoureux!

Tammuz, le chéri de ton je[une âg]e,
Tu lui as assigné une déploration annuelle!
Le Rollier polychrome, tu l'as aimé,
(Puis, tout à coup,) tu l'as frappé, et tu lui as brisé les ailes!
Et le voilà, réfugié dans les bois et qui piaille : "Mes ailes!"
Le Lion, à la vigueur incomparable, tu l'as aimé,
(Puis, tout à coup,) tu n'as cessé de lui faire tendre embûches sur embûches!
Le Cheval, passionné de combat, tu l'as aimé,
(Puis, tout à coup,) tu lui as assigné le Fouet à pointes et lanières;
Tu l'as condamné à des courses sans fin,
Et à ne boire (son eau) qu'après l'avoir souillée!
Tu as même endeuillé sa mère Silili!
Tu as aimé le Pâtre, le Berger-chef
[Qui] te préparait assidûment galettes (cuites) sous la cendre,
Et [chaq]ue jour te sacrifiait ses <che>vrettes,
(Puis, tout à coup,) tu l'as frappé et changé en loup,
Si bien que ses propres valets le pourchassent,
Et que ses chiens lui entament l'arrière-train!
Tu as aimé Ishullânu, le jardinier de ton Père,
Qui ne cessait de t'offrir des dattes par couffins
Et te procurait tous les jours un menu plantureux.
Tu avais jeté les yeux sur lui et tu l'étais allée provoquer:
"Jouissons de ta vigueur, mon (petit) Ishullânu!
Avance donc ta main et me (!) touche la vulve!"
Mais Ishullânu te disait: *[Ishullânu ne comprend pas l'allusion sexuelle]
"Que me demandes-tu là? Ma mère n'a-t-elle pas cuisiné?
Et n'ai-je pas (déjà) mangé?
(Tu ne m'offres) pour aliments que pain de malédiction et d'opprobres,
Et contre le froid, que joncs pour m[e] couvrir!"
Et toi, en l'entendant (ainsi) pa[rler],
Tu l'as frappé et chan[gé] en Crapaud,
L'assignant à demeure à son (lieu de) tra[vail],
Où [ ] ne monte ni ne descend!

Alors, moi aussi, si tu m'aimes,
Tu [me traiteras] (donc) comme eux!»



L'Epopée de Gilgamesh, Jean Bottéro,
p. 122-128; Tablette VI, version ninivite

Naturellement elle est aussi pour son aspect sombre Kali en Inde, Apis/Sekhmet en Egypte, et tant d'autres innombrables femmes...
En fait, en un sens, ELLE EST TOUTES LES DÉESSES A LA FOIS, d'hier et d'aujourd'hui !

Avant de dévoiler son identité, un passage de l'apocalypse mérite d'être médité :

Citation

1 puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m'adressa la parole, en disant: viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux. 2 c'est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l'impudicité, et c'est du vin de son impudicité que les habitants de la terre se sont enivrés. 3 Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. 4 Cette femme était vêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or, remplie d'abominations et des impuretés de sa prostitution. 5 Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. 6 et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement. 7 et l'ange me dit: Pourquoi t'étonnes-tu ? je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes. 8 La bête que tu as vue était, et elle n'est plus. Elle doit monter de l'abîme, et aller à la perdition. Et les habitants de la terre, ceux dont le nom n'a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie, s'étonneront en voyant la bête, parce qu'elle était, et qu'elle n'est plus, et qu'elle reparaîtra. (...)

18 et la femme que tu as vue, c'est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre.

1 après cela, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande autorité; et la terre fut éclairée de sa gloire. 2 Il cria d'une voix forte, disant: elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux, 3 parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son impudicité, et que les rois de la terre se sont livrés avec elle à l'impudicité, et que les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe. 4 et j'entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n'ayez point de part à ses fléaux. 5 Car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités. 6 Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double selon ses ÷uvres. Dans la coupe où elle a versé, versez-lui au double. 7 Autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil. Parce qu'elle dit en son cœur: je suis assise en reine, je ne suis point veuve, et je ne verrai point de deuil! 8 A cause de cela, en un même jour, ses fléaux arriveront, la mort, le deuil et la famine, et elle sera consumée par le feu. Car il est puissant, le Seigneur Dieu qui l'a jugée. 9 et tous les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront à cause d'elle (...)


Apocalypse de Saint Jean, Ch 17-18
http://www.bibleetno....htm#chapitre18


Suite bientôt.

Ce message a été modifié par atrahasis - 30 septembre 2011 à 03:41.