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Contes Indiens (des Indes).


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4 réponses dans ce topic

#1 YAmA

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Posté 06 octobre 2011 à 10:06

Deux tigres convoitaient un grand morceau de fromage.

Chacun disait qu’il lui appartenait parce qu’il avait été le premier à le voir.
Ils étaient sur le point de se battre.
Déjà leurs griffes acérées brillaient sous le soleil.
La mort attendait patiemment que l’un des deux trépasse quand soudain, un renard arriva sur l’aire du combat. Aussitôt, les tigres se tournèrent vers ce visiteur inattendu et lui demandèrent de trancher leur différend.

« Cher renard, habitant de la jungle, pouvons-nous faire appel à votre grande sagacité ? Voulez-vous s'il vous plaît nous donner un conseil sage et nous nous soumettrons à n'importe quel jugement que vous nous donnerez ».

Après avoir longuement expliqué au renard le motif de la querelle, ce dernier, l’air sagace déclara :
« O, vous les plus rapides de tous les prédateurs de la jungle, je vous remercie de votre confiance en me demandant d’arbitrer votre querelle. Soyez certains que j'agirai le plus impartialement du monde ».

Le renard s’est alors assis devant les deux tigres querelleurs et a commencé les débats. Après la vérification des faits et l'audition des arguments des deux parties, il s’est adressé aux demandeurs de la façon suivante ainsi :
"O, grands tigres, j'ai écouté votre affaire et assurément, il peut être dit beaucoup de choses de chaque côté. Cependant, il me paraît juste de couper ce morceau de fromage en deux parts égales et d’en remettre un morceau à chacun d’entre vous. »

Les deux tigres se sont regardés puis ont acquiescé en disant : « Sage renard ta décision est vraiment juste et nous acceptons ton jugement ».

Le renard, qui comme chacun le sait, est très rusé continua de la sorte : « Mais pour arriver à un résultat plus juste et plus équitable encore, je dois moi-même diviser le fromage en deux parts égales et vous les donner afin que vous ne commenciez pas à vous battre à nouveau. Apportez-moi une balance et un couteau pointu. »
Les tigres pensaient que c'était une idée très sage de laisser diviser le fromage par le renard et apportèrent à la hâte une balance et un couteau de cuisine bien affûté.

Le renard à l’aide de ce couteau coupa le fromage en deux parties d’un seul coup. Il mit chaque partie sur un plateau de la balance et constata qu’un des plateaux n’était pas à la même hauteur que l’autre. « Mmmmmmm », dit le renard « il me semble que les deux moitiés ne sont pas égales du tout. » Il prit le morceau le plus lourd et en coupa une tranche afin de le rendre semblable à l’autre. Il mangea la tranche qu’il venait de couper et reposa les morceaux sur les plateaux de la balance.

Il regarda à nouveau les plateaux. Le morceau dont il avait pris une tranche était maintenant plus léger que l'autre. Le renard secoua la tête et dit : « Nah! Cela ne va pas. Les deux pièces ne semblent pas être égales. » Les tigres étaient bien d’accord avec cette observation. Le renard prit le morceau le plus lourd et coupa une tranche afin de le rendre semblable à l’autre. Il mangea la tranche qu’il venait de couper et reposa les morceaux sur les plateaux de la balance.

Cela continua pendant près d’une heure. Petit à petit, le renard mangeait les tranches qu’il ôtait de la pièce de formage la plus lourde. Lorsque les morceaux de fromage devinrent minuscules, les tigres se regardèrent avec stupéfaction. Ils s’étaient engagés à respecter la décision du renard, ils ne pouvaient donc rien dire mais n’en pensaient pas moins.

Il ne restait plus à présent qu’un seul minuscule morceau de fromage dans un des plateau de la balance. Le rusé renard le mit dans sa bouche et jeta au loin la balance et le couteau avant de disparaître dans les bois.
Les deux tigres se rendirent compte mais un peu tard qu'ils avaient été bernés. Ils avaient été bien idiots de s’être disputés pour morceau de fromage qu'ils auraient pu amicalement diviser et manger.

La morale de cette histoire : il ne faut pas se battre pour des petites choses, mais les partager avec nos semblables car lorsqu’un litige survient, c'est toujours un troisième larron qui en profite !
Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.

#2 YAmA

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Posté 06 octobre 2011 à 11:06

Connaissz vous l'histoire de PUTANA ? :guitare:

Je vais vous en faire part non sans soulever une relation entre le mot indien Putana et notre Putain national, qui descend du latin:

(1121 ou 1134) De l’ancien français putain, cas régime de pute (→ voir -ain), de l’adjectif putsale »), du verbe latin putere « puer, sentir mauvais » ou de Putidus (fétide, puant).

La signification de Putidus (fétide, puant) se rapproche le plus de Putana qui signifie en indien: Putréfaction.

Il est étrange de remarquer une fois de plus comment le latin s'inspire de l'indien, à moins que les deux languages aient une source commune...

Voici en tout cas l'histoire de Putana.
Dans la mythologie hindou, Putana était une rakshasi, une démonette, qui fût tuée par l'enfant dieu Krishna.

Pendant toute son enfance, Krishna se signale déjà par de nombreux miracles, aidé en cela par son frère Balarâma.
Déjà, tout bébé, il déjoue les plans de son oncle qui envoie une nourrice qui n’est autre que la redoutable Putana, une Rakshasa dont le lait est empoisonné.
Mais, sortant indemne de la tétée, c’est au contraire Krishna qui vide la sorcière de tout son lait puis de tout son corps…







Article wiki en anglais très intérressant traduit sommairement tout en bas par moi.




Legend

Image IPB

The people of Vraj cutting Putana's body and burning her body.


The legend of Putana and Krishna is narrated in many Hindu texts:   Bhagavata Purana, Harivamsa (part of Mahabharata), Brahma Vaivarta Purana, Vishnu Purana, Garga Samhita and Prem Sagar.[5]

Putana (also called as poothani), the "killer of infants", was sent by Krishna's evil uncle Kamsa to kill Krishna.
Putana assumed the disguise of a young, beautiful woman and came to Gokul (Vraj) - Krishna's home-town. Her beauty resulted in her being mistaken by gopas (cowherds) as a manifestation of goddess Lakshmi. Stunned by her beauty, Krishna's foster-mother Yashoda allowed Putana to take the infant Krishna in her lap and suckle him. Putana had smeared her breast with an mandana, an intoxicant, to kill Krishna.

However, Krishna squeezed her breasts and sucked her life (prana), as well as her milk. In pain, Putana screamed, pleading for her release, but in vain. She ran out of the town with Krishna still clinging to her and finally fell dead.

She then assumed her real demonic form, turning trees to the distance of three gavyuti (a unit of distance equivalent totally to 12 miles) to dust.[6][7] The people of Vraj cut Putana's body, burying her bones and feet and burning the flesh and skin. The fragrant smoke rose out of the flames, as Putana was cleansed of all sin by breast-feeding Krishna and she attained the same heaven that Yashoda acquired.
Thus, Putana, like Yashodha, is also considered as a foster-mother of Krishna as she breast-fed him.

In later versions of the myth, the intoxicant smearing on Putana's breast is replaced with poison or the milk itself is said to be poisoned.
Another version of the tale portrays Putana as stealing Krishna at night, when everyone else is asleep.





K. M. Munshi had a totally different take on the myth in his Krishnavatara series. Though Putana came with evil intentions, she is portrayed as being happy to see Krishna and her maternal instinct rises, telling her "Take this lovely boy to your breast. You are wicked and miserable woman. You have never seen joy before, joy which thrills your whole body and mind with mad delight." Overjoyed and forgetful of her poisoned breasts, she took Krishna in her lap and suckled him. In the process, she surrenders to Krishna saying "I give you all, my beloved child... I am yours." Further, Putana is purified and liberated from her mortal body by Krishna.





Traduction sommaire du à mon aglais de base, désolé.

Putana (aussi appelée POOTHANI), la "Tueuse d'enfants", Fût envoyée auprès de Krishna, par son oncle maléfique Kamsa, pour tuer Krishna. Putana pris l'apparence d'une jeune et jolie jeune femme fort séduisante, et se rendit dans la ville de Gokul (VRAJ), la ville ou se trouvait Krishna.

Mise en confiance par sa beauté, la mère adoptive de krishna laissa l'enfant à Putana afin qu'elle lui donne le sein.
Putana avait entaché son sein avec un mandana, un poison, pour tuer Krishna.

Pourtant, Krishna a têté son sein et a vidé de sa vie (prana) Putana, en même temps que son lait.
Dans la douleur, Putana a crié, en suppliant pour sa libération, mais en vain.
Krishna alla au bout se cramponnant toujours à elle, et Putana est finalement tombée morte.

Elle reprit sa forme diabolique réelle, en réduisant les arbres en poussière à la distance de trois gavyuti (une unité de distance équivalente complètement à 12 miles).
Les gens de Vraj coupèrent le corps de Putana, en enterrant ses os et pieds et en brûlant la chair et la peau. ,
Une odeur de Rose s'échappait de la fumée, comme Putana fût nettoyé de tout le péché en allaitant Krishna, elle atteigna donc le même état de pureté que Yashoda  avait acquis.

K.M.Munshi tient une autre version de cette histoire:
Il pense que Putana est venue avec des intentions mauvaises concernant Krishna, mais décrite comme étant heureuse de voir Krishna et  sentant en elle l'instinct maternelle, lui disant "Prend ce joli garçon à ton sein. Tu es une femme méchante et misérable.Tu n'as jamais ressentie une telle joie auparavant, la joie qui exalte ton corps entier et ton esprit d'une manière aussi délicieuse" Folle de joie et oubliant que le lait de ses seins était naturelement empoisonné, elle a pris Krishna dans ses genoux et l'a allaité.
Dans le processus, elle capitule à Krishna disant "je te donne tout, mon enfant chéri... Je me livre à toi. "
Putana est alors purifié et libéré de son corps mortel par Krishna.








Cette histoire est aussi étrangement ressemblante avec celle de Marie-madeleine et jésus d'un certain point de vue, surtout sur le statut de la "prostituée". mais la comparaison est trop maigre.

Putana est une démonette dont la putréfaction du corps fait périr la végétation.

Elle est en tout cas comme marie madeleine transcendée après sa rencontre avec Krishna.

Ce message a été modifié par YAmA - 06 octobre 2011 à 11:12.

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#3 chuma

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Posté 06 octobre 2011 à 11:06

Et oui bien dit ;-)

Excellente journée

Chuma
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#4 YAmA

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Posté 06 octobre 2011 à 15:39

Autre similitude troublante entre les mythes:


Isis, en utilisant sa propre force magique et les talents d'Anubis, réussit à ressusciter son défunt mari, juste le temps de se faire féconder par lui. Elle chercha ensuite refuge à Khemnis, dans le Delta, où, loin de la jalousie de Seth, elle donna naissance à Horus.




Comparons avec cette histoire indienne:



A cet instant, soudain, la forêt entière devint sombre et très vite Savitri vit une grande silhouette debout devant elle. C’était Yama, le Dieu de la mort. « Je suis venu pour chercher votre mari » dit Yama et il baissa les yeux vers Satyavan, et aussitôt l’âme du jeune homme quitta son corps. Quand Yama fut sur le point de partir, Savitri, lui courut après et le supplia en pleurant de la prendre aussi avec lui et l’accompagner sur la terre des morts, ou bien si ce n’était pas possible de lui rendre la vie de Satyavan. Yama répondit, "mon enfant, ton tour n’est pas encore venu. Rentre chez toi. Savitri, suppliait, implorait tant et si bien que Yama lui dit qu’il était prêt à lui accorder n’importe quelle faveur à l’exception de celle qui consisterai à rendre la vie à Satyavan. Savitri demanda alors, ."Dieu Yama, faites que j’ai de beaux fils » « Accordé » répondit Yama. Alors Savitri répliqua, « Mais comment puis-je avoir des fils sans Satyavan , mon mari ? J’ai besoin de lui pour cela. Alors je vous prie donc de lui rendre la vie. » Yama, piégé, ne pouvant faillir à sa parole dût alors céder. Un dieu ne revient jamais sur une faveur qu’il accorde. Le corps de Satyavan revint alors à la vie. Il se réveilla lentement de la stupeur où il était plongé et le couple repartit vers leur hutte où ils vivèrent heureux jusqu’à la fin de leur jour. Ils eurent des enfants et l’histoire de leur amour fit le tour de l’Inde et du monde...



Thème unique et peu commun d'une femme faisant réssuciter son mari afin d'avoir des enfants.

Ce message a été modifié par YAmA - 06 octobre 2011 à 15:47.

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#5 YAmA

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Posté 07 octobre 2011 à 18:05

Scotché je suis.

Je viens de découvrir une autre prostitué dans la religion Perse.
voyez plutôt:

Citation

Pari (Avesta : Pairika), était considéré comme une belle femme bien que maléfique dans la mythologie primitive, et est devenue moins mauvaise et plus belle jusqu'à ce qu'à la période islamique elle devienne un symbole de beauté similaire aux houris du Paradis.

Cependant, une autre femme maléfique, Patiare, symbolise maintenant les prostituées.



Cette Patiare rappel notre Putana :)





Issu du texte wiki suivant:
Mythologie persane


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.{C}{C}
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La Mythologie de l'Avesta - La mythologie perse est principalement contenue dans l'Avesta et dans les livres traditionnels pehlevis.
Le meilleur recueil de mythologie perse ancienne est contenu dans le Shâh Nâmâ de Ferdowsi, écrit il y a plus de mille ans. La plupart des informations à propos des dieux persans antiques peut être trouvé dans les textes religieux de Zoroastre tels que l'Avesta et dans des sources ultérieures comme le Bundahishn et le Denkard. L'Avesta original date d'environ 1400-1200 av. J.-C., et était conservé à Istakhr jusqu'à ce qu'un incendie provoqué par les troupes d'Alexandre le Grand le détruise[1]. La version actuelle date du XIIIe ou du XIVe siècle et contient seulement une partie du texte original.
Le folklore perse est le terme collectif désignant les croyances et les pratiques du groupes culturel et linguistique apparenté des peuples anciens qui habitaient le plateau iranien et ses marches, ainsi que les territoires de l'Asie centrale de la mer Noire jusqu'au Khotan (aujourd'hui appelé Ho-t'ien, en Chine).

Sommaire
[masquer] Caractéristiques[modifier]

La mythologie perse est à la fois très voisine et profondément différente de la mythologie de l'hindouisme. Elle en est très voisine parce que les Iraniens sont, de tous les peuples indo-Européens, celui dont la langue a le plus d'affinité avec le sanscrit et aussi celui qui est resté avec les Aryens de l'Inde en relations les plus fréquentes. Elle en est profondément différente, parce que la religion des anciens Perses acquit de bonne heure un caractère beaucoup plus moral que mythologique.
« La nature de l'homme est complexe,» dit Bréal, «et il lui serait impossible de ne pas mettre quelque chose de son être moral dans les mythes qui occupent son imagination. Le démon qui retient les eaux du ciel fut regardé comme un type de méchanceté et de perversité; le dieu qui foudroie comme le vengeur de la justice. C'est ce côté religieux […], très visible dans certains hymnes védiques, qui frappa surtout les Perses; […] ils en firent le cadre de leur religion. » (Bréal, Hercule et Cacus).
Dieux[modifier]

Contrairement à d'autres mythologies, la mythologie perse a seulement deux dieux principaux: Ormazd (ou Ahura Mazda) et Ahriman. Ahura Mazda était le dieu de la lumière, de la construction et de la fertilité. En contraste, Ahriman était le dieu de l'obscurité, de la destruction, de la stérilité et de la mort. Cette paire était en conflit permanent. Les gens mauvais suivaient Ahriman, alors que les gens bons suivaient Ormazd.
Ormazd[modifier]

Ormazd (Ahura Mazda ou encore Çpeuta-Mainyu) est le maître et le créateur du monde; il est souverain, omniscient, dieu de l'ordre; il a le Soleil pour œil; le ciel est son vêtement, brodé d'étoiles; Atar, l'Éclair, est son fils; Apô, les Eaux, sont ses épouses. Mais Ahura Mazda n'est pas le seul dieu; il n'est que le premier de sept divinités suprêmes, les Amshaspands, qui règnent chacun sur une partie de la création, et qui semblent n'être qu'un dédoublement, une multiplication d'Ahura Mazda.
Au-dessous d'Ormazd et des six Amshaspands, la mythologie iranienne plaçait, comme divinités bienfaisantes : Mithra, le «maître du libre espace»; Tistrya, le dieu de l'orage; Verethragna, le dieu de la victoire; elle connaissait en outre un grand nombre d'autres dieux de même nature, les Izeds.
Ahriman[modifier]

De même qu'Ormazd est entouré de six Amshaspands et d'autres divinités bienfaisantes, Angra Mainyu (Ahriman), le dieu malfaisant qui envahit la création pour en bouleverser l'ordre, et qui est conçu sous la forme d'un serpent, est accompagné de six démons issus des ténèbres cosmiques et d'un grand nombre d'autres divinités malfaisantes.
Démons[modifier]

Il y beaucoup de démons ou daeva (en Persan: div) dans la mythologie perse. L'étymologie de ce nom vient du mot indo-européen deiva signifiant "céleste, brillant". De même que les Indiens Aryens, les iraniens pré-Zoroastriens considéraient que les démons étaient des êtres saints et sacrés; mais Zoroastre a rejeté Daeva et l'appela le mal. Malgré cela, les persans vivant au sud de la mer Caspienne ont continué à adorer les démons et ont résisté à la pression visant à leur faire accepter le zoroastrianisme. La légende du Démon Blanc (Div-e Sepid en Persan) du Mazandaran survit encore de nos jours. Le dieu zoroastrien du Mal, Ahriman ou Angra Mainyu (i.e Pensée Mauvaise) dans l'Avesta a perdu son identité originelle et est parfois représenté comme un Div. Les peintures religieuses post-islamiques représentent le dieu comme un homme géant au corps couverts de point et possédant deux cornes.
Les mythes[modifier]

Le plus important, on pourrait presque dire le seul mythe de la religion iranienne, c'est le double mythe d'Ahura Mazda et d'Ahriman.
Une lutte mythique[modifier]

Le mythe d'Ormazd et d'Ahriman consiste essentiellement dans la lutte des deux groupes d'êtres divins. Cette lutte nous apparaît sous une double forme; elle est matérielle ou spirituelle. Dans la lutte matérielle, Ahriman veut envahir le ciel; il est refoulé dans l'enfer; dans la lutte spirituelle ou mystique, Ahriman, principe de l'obscurité, du désordre, du mal, est de même refoulé par Ormazd, dieu de la lumière, de l'ordre et du bien. Dans le premier cas, l'arme d'Ormazd est Atar, l'Eclair; dans le second cas, c'est la piété ou encore la prière, personnifiée sous le nom de Vohu Mano.
La religion iranienne était donc puissamment systématisée; ce système n'était pas moins philosophique et moral que mythologique.
Le Bien et le Mal[modifier]


Image IPB

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Bas-Relief à Tus représentant des histoires mythiques populaires d'Iran.

Le personnage légendaire le plus célèbre dans la mythologie et les fables iraniennes est Rostam. De l'autre côté de la barrière se situe Zahhak, un symbole de despotisme qui a finalement été vaincu par Kaveh le Forgeron qui mena une révolte populaire contre lui. Zahhak était protégé par deux vipères qui sortaient de ses épaules. Peu importait le nombre de fois où ces vipères avaient été décapitées, de nouvelles têtes leurs poussaient pour le protéger. Le serpent, comme dans d'autres mythologies orientales était un symbole du mal. Mais beaucoup d'autres animaux et oiseaux apparurent dans la mythologie iranienne et les oiseaux, plus particulièrement, étaient symboles de bon présage. Le plus fameux de ceux-ci est Simorgh, un oiseau grand, beau et puissant, Homa, un oiseau royal de la victoire dont les plumes ornaient les couronnes et Samandar, le phoenix.

Pari (Avesta : Pairika), était considéré comme une belle femme bien que maléfique dans la mythologie primitive, et est devenue moins mauvaise et plus belle jusqu'à ce qu'à la période islamique elle devienne un symbole de beauté similaire aux houris du Paradis.

Cependant, une autre femme maléfique, Patiareh, symbolise maintenant les prostituées.
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