(Deuxième partie)
par Mark H. Gaffney, pour le Foreign Policy Journal, le 11 février 2011
Ce texte passe en revue les preuves de délits d’initié sur des transactions dans les jours et les heures précédant les attentats terroristes du 11/9. Dès le début, le phénomène est apparu comme étant mondial.
Un consultant, Jonathan Winer, a déclaré à ABC : "Il est absolument sans précédent de voir des cas de délits d’initiés répartis dans le monde entier, du Japon aux États-Unis de l’Amérique du Nord à l’Europe." 1 La liste des pays touchés est longue, notamment les États-Unis, l’Allemagne, le Japon, la France, le Luxembourg, Hong Kong, le Royaume-Uni, la Suisse et l’Espagne.2 Très vite, des enquêtes indépendantes furent diligentées sur trois continents avec la conviction que les traces mèneraient aux terroristes.
Les communiqués de presse de différentes personnalités de premier plan dans la communauté bancaire internationale a laissé peu de doute sur la valeur à charge de ces preuves. Ernst Welteke, président de la German Deutsche Bundesbank, a déclaré aux journalistes qu’ "un examen préliminaire par des régulateurs et examinateurs allemands au sein de la Banque avait montré qu’il y avait eu des ventes très suspectes d’actions portant sur des compagnies aériennes et des sociétés d’assurance, ainsi que des transactions dans les marchés de l’or et du pétrole, avant le 11-Septembre, et que cela suggère…. une préconnaissance des attentats." Welteke a déclaré que ses chercheurs étaient tombés sur … des preuves quasi irréfutables de délit d’initiés. Welteke a été très direct : "Ce que nous avons trouvé nous a convaincus que des personnes connectées aux terroristes ont essayé de tirer profit de cette tragédie" 3.
Au Royaume-Uni, les régulateurs de la City de Londres ont enquêté sur une vague de ventes suspectes traitées juste avant les attentats.4 "La Financial Services Authority (FSA), un organisme de surveillance des marchés boursiers, a été chargée de l’enquête du fait qu’elle possède un service de surveillance des transactions qui contrôle les opérations suspectes sur les marchés d’options." Un porte-parole de la FSA a confirmé que les régulateurs du marché en Allemagne, au Japon et aux États-Unis avaient reçu des informations sur la vente à découvert d’actions de sociétés d’assurance et de compagnies aériennes dont le cours a chuté à la suite des attentats. Parmi les locataires du WTC se trouvaient des dizaines de banques et de compagnies d’assurance, dont plusieurs allaient maintenant devoir payer des milliards de dollars pour couvrir les lourdes pertes subies lors des attaques.5
En supposant que ces individus avaient eu une préconnaissance des attaques, ils s’apprêtaient à faire des profits énormes en revendant les actions bien avant leurs concurrents, sans oublier les énormes bénéfices potentiels sur le blanchiment d’argent électronique via les ordinateurs qui, et les auteurs des transactions le savaient, allaient être détruits dans les heures suivantes.
Richard Crossley, un analyste londonien, a déclaré qu’il avait détecté des ventes à découvert suspectes et des liquidations de titres (share dumping) sur une grande quantité d’actions. CBS a également annoncé une recrudescence marquée d’achats de "Put Options" sur United et American Airlines.6 La hausse était survenue dans les jours précédant les attentats du 11/9. Une "put option" est un contrat permettant à son détenteur de vendre une action à un prix déterminé au bout d’un certain laps de temps. Certaines sources à Wall Street ont déclaré à CBS qu’ils n’avaient jamais vu ce genre de déséquilibre du marché (trading imbalance) avant le 11/9. Les seules compagnies touchées étaient United et American Airlines, toutes deux impliquées dans les attentats. Les actions d’American Airlines auraient chuté de 39% en une seule journée. Celles d’United Airlines ont été encore plus touchées, avec 44% de baisse.
Bien que de nombreuses actions aient chuté, il y aussi eu les grands gagnants, en particulier dans le secteur militaire. Des entrepreneurs comme L-3 Communications, Allied Techsystems et Northrop Grumman ont tous déclaré d’importants bénéfices.7 Le grand vainqueur, cependant, reste Raytheon, qui fabrique les missiles Tomahawk. Au cours de la semaine suivant les attaques du 11/9, les actions de Raytheon ont subi une hausse phénoménale de 37%.8 Avant le 11/9, l’achat "Call Options" (un contrat d’achat d’une action à un certain prix) sur Raytheon avait étrangement effectué un bond de 600%.
La vente de bons du Trésor américain sur cinq ans a également augmenté juste avant le 11/9, nous rapporte le Wall Street Journal.9 Parmi les achats, une transaction unique de 5 milliards de dollars fait penser à [une opération menée par] de grands investisseurs.
Le Wall Street Journal a expliqué que "les bons du Trésor US sont parmi les meilleurs investissements dans l’éventualité d’une crise mondiale, en particulier celle qui frappe les États-Unis. Ces bons sont très prisés pour leur fiabilité et leur soutien de la part du gouvernement américain, et généralement ils grimpent quand les investisseurs fuient les investissements plus risqués comme les actions." Michael Shamosh, un stratège travaillant pour Tucker Anthony Inc, a déclaré au Wall Street Journal : "S’ils avaient vraiment voulu faire quelque chose comme ça, ils l’auraient fait dans le cadre du marché à cinq ans. [Car] Il est extrêmement liquide, et les traces seraient difficiles à repérer." L’article a ajouté que "La valeur de ces bons a fortement augmenté depuis les événements du 11-Septembre."
La Securities and Exchange Commission (SEC) a lancé sa propre enquête sur les allégations de délits d’initiés. Pendant des semaines, la SEC est restée muette au sujet de l’ampleur de son enquête, puis, à la mi-octobre, elle a lancé des demandes aux agences boursières à travers le monde pour plus d’informations sur une liste de 38 actions différentes.10 Harvey Pitt, le président de la SEC, a déclaré au House Financial Services Committee : "Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver ces individus et les traduire en justice."11 Mais de fait, il était déjà trop tard.
Le San Francisco Chronicle a rapporté que la SEC avait pris l’initiative sans précédent de faire appel à "des centaines, sinon des milliers d’acteurs clés dans le secteur privé."12 Le San Francisco Chronicle a écrit : "Dans une déclaration de deux pages émise à ‘toutes les entités liées à la gestion de la bourse’ à l’échelle nationale, la SEC a demandé aux entreprises de désigner des personnes expérimentées qui comprendraient "la nature sensible" de l’affaire, et sur qui l’ont pourrait compter pour "garder une discrétion appropriée" pour relier les enquêteurs du gouvernement et de l’industrie." Les informations demandées devaient rester en toute confidentialité. La déclaration de la SEC comportait le passage suivant :
"Nous vous demandons de diffuser l’information au sein de votre institution uniquement aux personnes concernées."
Dans son livre "Franchir le rubicon", l’ancien détective du LAPD Mike Ruppert explique cette opération de délégation sans précédent de la SEC :
Ce qui se passe quand vous déléguez à quelqu’un une enquête relevant de la sécurité nationale ou d’une enquête criminelle est que vous rendez illégal pour lui de révéler publiquement ce qu’il sait…. En réalité, il devient un agent du gouvernement et est contrôlé par la réglementation gouvernementale, plutôt que par sa propre conscience. Du coup, il peut
fortunés anonymes dans le but d’installer des sociétés-écrans dans des juridictions étrangères, comme l’île de Jersey, où la réglementation bancaire et la surveillance être jeté en prison sans audience s’il parle publiquement. J’ai vu cette menace implicite utilisée maintes fois dans le cadre d’enquêtes fédérales, contre des agents de renseignements, et même contre des membres du Congrès des États-Unis qui sont de par leur serment si étroitement liés aux secrets et aux différents accords, qu’ils ne sont même pas en mesure de divulguer les activités criminelles au sein du gouvernement par crainte d’incarcération.13
Remarquez que cela signifie sans doute qu’Al-Qaïda n’avait rien à voir avec les délits d’initié.14
Lorsque les preuves ont ramené jusqu’à Wall Street, la SEC a agi rapidement pour contrôler les preuves et museler les témoins potentiels.
Malgré tous les efforts de la SEC, quelques détails sont arrivés jusqu’à la presse internationale. À la mi-octobre 2001, The Independent (Royaume-Uni) a indiqué qu’ "au grand embarras des enquêteurs, il est …. apparu que la société utilisée pour acheter nombre des "Put Options" (où un trader, en effet, parie à la baisse sur les prix des actions) sur United Airlines a été dirigé jusqu’en 1998 par Alvin "Buzzy" Krongard, aujourd’hui directeur de la CIA."15 Les preuves ont été d’autant plus incriminantes, car dans au moins un cas, l’acheteur n’a pas réussi à récupérer les 2,5 millions de dollars de profits sur l’action d’UAL. La seule explication plausible est que quelqu’un à la banque acheteuse craignait de se faire remarquer, et donc arrêter.
Pour la plupart, les organes de presse américains n’ont pas repris l’histoire qui, clairement, lie Wall Street et la communauté du renseignement américain aux attaques du 11/9. En effet, le New York Times a participé à la dissimulation d’informations.16 George Tenet écrit dans ses mémoires qu’il a recruté Buzzy Krongard en 1998 pour en faire son adjoint à la CIA, sans doute pour servir de liaison personnelle avec Wall Street.17 Jusqu’en 1997, Krongard était le président d’Alex Brown Inc, la plus ancienne banque d’investissement aux USA. Alex Brown a été acquise par Bankers Trust en 1997, qui à son tour, a été racheté par la Deutsche Bank en 1999. Vers le milieu des années 1990, Krongard avait été consultant auprès du directeur de la CIA James Woolsey.
En 1998, Bankers Trust-Alex Brown a refusé de coopérer avec un sous-comité du Sénat qui, à l’époque, tenait des audiences sur la participation des banques américaines à des activités de blanchiment d’argent.18 À l’époque, Bankers Trust, à l’instar d’autres grandes banques américaines, était dans le secteur des banques privées. Cela signifie que Bankers Trust travaillait pour des clients sont inexistantes. Selon Ruppert, le dernier poste occupé par Krongard chez Alex Brown consistait à superviser les "relations avec la clientèle."19 Cela signifie que Krongard organisait personnellement des transactions confidentielles et des transferts pour les clients fortunés anonymes de la banque.
Les banques privées offrent généralement une gamme de services à leurs clients afin de les protéger d’une quelconque surveillance. Les banques privées mettent en place plusieurs comptes à l’étranger dans de multiples endroits sous des noms divers. Ils arrangent aussi le traitement rapide, confidentiel et difficile à tracer, de sommes d’argent à travers les différentes frontières juridictionnelles. Dans de nombreux cas, les banques privées ne savent même pas à qui appartient le compte ; cela signifie bien sûr que même les banquiers ne peuvent suivre les transactions avec la "diligence requise".
De nombreuses banques privées ne s’y essayent même pas, par peur d’effrayer leurs clients, notamment les clients étrangers. Même si les banquiers privés sont chargés d’appliquer les contrôles juridiques contre le blanchiment d’argent, là où de telles lois existent, dans la pratique la surveillance est généralement faible voir inexistante. J’ai été choqué d’apprendre que même si c’est illégal pour les banques américaines de blanchir de l’argent sale transitant par les États-Unis, il n’est pas illégal pour elles d’accepter l’argent sale provenant d’autres pays. Pas surprenant donc que de nombreuses banques américaines soient ouvertement en affaires avec des barons de la drogue d’Amérique centrale, des marchands d’armes, ou d’autres entités suspectes.
Pour ces raisons, il n’est pas étonnant qu’au cours des dernières décennies, les autorités n’aient pas réussi à endiguer le flot grandissant d’argent sale et d’avoirs d’origine illicite.
Leur échec est spectaculaire. En 1999, un comité d’experts en Allemagne, en Suisse et du Trésor US a reconnu que 99,9% de l’argent blanchi échappait régulièrement à la détection. Ces experts ont estimé que le total annuel se situait entre 500 et 1000 milliards de dollars, une somme ahurissante, dont la moitié environ est blanchie par l’économie des États-Unis, et le reste par l’Europe.20
Après le départ de "Buzzy" Krongard pour la CIA, son successeur chez Alex Brown était son ancien adjoint Mayo Shattuck III, qui avait travaillé pour la banque pendant de nombreuses années. En 1997, Shattuck avait aidé Krongard à mettre en place la fusion avec Bankers Trust, et y était resté après que la Deutsche Bank eût acquis Bankers Trust-Alex Brown en 1999.21
Selon le New York Times, Bankers Trust a été "l’une des [banques] les plus mal gérées de Wall Street", et pendant les années 1990, elle a fait l’objet de nombreux scandales. En 1994, les clients et les régulateurs accusaient la banque "de tromper ses clients à propos de ses produits dérivés à risque." L’affaire a fait le buzz quand des enregistrements ont été rendus publics, où l’ont entendait les vendeurs ricaner en parlant d’arnaquer les clients naïfs. En 1999, la Bankers Trust fut accusée de complot criminel et plaida coupable, après qu’il fut révélé que des cadres de haut niveau avaient créé une caisse noire d’au moins 20 millions de dollars de fonds non réclamés.22 Bankers Trust a dû payer une amende de 63 millions de dollars et aurait été contrainte de fermer, si ce n’était pour le fait qu’elle venait d’être acquise, à ce moment précis, par la Deutsche Bank, la plus grande banque d’Europe.
Selon le New York Times, Mayo Shattuck III "a été nommé codirecteur de la banque d’investissement en janvier [2001], et a été chargé de superviser 400 courtiers de la Deutsche Bank qui s’occupaient de la clientèle aisée."23 Il est curieux de voir que Shattuck a démissionné immédiatement après les attentats du 11-Septembre.
Dans une note à la page 499, le Rapport de la Commission sur le 11-Septembre fait allusion au rôle probable de Mayo Shattuck III dans l’achat des "Put Options" de United Airlines, juste avant le 11/9. La note ne mentionne pas directement Shattuck ni la Deutsche Bank, mais tente d’expliquer les accusations de délits d’initiés comme ceci :
Un seul investisseur institutionnel américain n’ayant aucun lien concevable avec Al-Qaïda a acheté 95% des "Put Options" d’UAL le 6 septembre [2001] dans le cadre d’une stratégie qui comprenait également l’achat de 115 000 actions d’American le 10 septembre. De même, une grande partie des négociations apparemment suspectes le 10 septembre ont été attribuées à un bulletin d’information commercial spécifique aux États-Unis…. qui recommandait ces transactions.24
Évidemment, nous sommes censés conclure que "American" signifie American Airlines. Mais ici, il pourrait tout aussi bien s’agir d’American Express. Si les autres entreprises identifiées par la SEC dans son enquête sur les délits d’initiés. Qu’en est-il de la flambée des "Call Options" sur Raytheon avant le 11/9, par exemple, ou de la montée en flèche des "Put Options" sur le géant Morgan Stanley, qui possédait des bureaux dans le WTC2 ? Le Rapport de la Commission sur le 11-Septembre ne dit pas un mot sur ces éléments-là. Tout cela nous amène à conclure que la vérité est à lire entre les lignes, dans le soin remarquable que la Commission met à éviter d’évoquer la plus grosse partie de cette affaire de délits d’initiés.
En effet, si ces transactions étaient véritablement innocentes, comme l’indique le rapport, alors pourquoi la SEC a-t-elle muselé les potentiels lanceurs d’alertes en faisant appel à toutes les personnes impliquées dans son enquête ? La réponse probable est que le nombre d’acteurs de Wall Street impliqués est tel, que la SEC ne pouvait pas risquer un processus ouvert, de peur de dévoiler l’impensable. Cela expliquerait aussi pourquoi la SEC a limité la diffusion de l’information à ceux qui avaient "besoin de savoir", ce qui signifie évidemment que très peu de participants à l’enquête de la SEC avaient une vision complète de l’affaire. Enfin, cela expliquerait pourquoi la SEC n’a finalement donné aucun nom. Tout ceci fait penser à une vaste et inquiétante activité criminelle à Wall Street dans les jours et les heures précédant le 11/9. La SEC a été comme un chirurgien qui ouvre un patient sur la table d’opération pour enlever une tumeur, pour le recoudre directement après avoir constaté que le cancer s’est métastasé dans tout le système.
À un stade précoce de son enquête, peut-être avant que les responsables de la SEC ne soient pleinement conscients des conséquences éventuelles, la SEC a recommandé à ce que le FBI enquête sur deux transactions suspectes. Nous le savons grâce à un mémo de la Commission sur le 11-Septembre déclassifié en mai 2009, qui concerne une réunion d’août 2003 au cours de laquelle des agents du FBI ont informé la Commission sur la question des délits d’initiés. Le document indique que la SEC avait transmis l’information au sujet des opérations suspectes au FBI le 21 septembre 2001, soit dix jours seulement après les attentats du 11/9.28
transactions de la Deutsche Bank pre-11/9 étaient réellement couvertes, comme l’affirme le Rapport de la Commission sur le 11-Septembre dans sa note, ces transactions ne sauraient répondre à la définition de délit d’initié. Toutefois, sans plus d’informations, il n’est pas possible de confirmer ou de réfuter les faits dans ce cas particulier.
Néanmoins, l’explication symbolique de la Commission n’est pas convaincante. Deux études statistiques publiées depuis montrent une quantité inhabituelle de transactions pour United et American Airlines dans les jours précédant le 11/9. L’auteur de la première étude a écrit que les résultats étaient "compatibles avec des transactions relevant du délit d’initié effectuées par des investisseurs possédant une préconnaissance des attentats."25
Le deuxième document, émis par la Swiss Banking Institute, rejoint cette conclusion.26 Une troisième étude s’est intéressée à l’index Standard & Poor’s 500 (SPX) et a relevé "des volumes anormaux de transactions dans les index SPX "Out of The Money" (OTM) et "In The Money" (ITM) de septembre 2001 des "Put Options", et dans les index ITM des "Call Options" de septembre 2001".
Les auteurs ont conclu qu’il y avait "des preuves tangibles et circonstanciées venant étayer la présence de délits d’initiés."27
Notez également que dans sa note, la Commission ne fait aucune mention des 36
Bien que, dans les deux cas, les noms aient été censurés sur le document déclassifié, l’excellent travail d’investigation de Kevin Ryan a permis de savoir à qui la SEC faisait référence pour au moins un des cas.29 L’identité du trader suspect est étonnante, et cela aurait dû faire la une des journaux du monde entier. Kevin Ryan a été en mesure de remplir les blancs du fait que, par chance, le censeur a laissé suffisamment de détails dans le document pour identifier le groupe suspect qui, comme il s’avère, n’était autre que Wirt Walker III, un lointain cousin de l’ex-président G.W. Bush.
Quelques jours avant le 11/9, Walker et son épouse Sally ont acheté 56 000 actions de Stratesec, l’une des entreprises en charge de la sécurité du World Trade Center jusqu’au jour des attentats. Stratesec assurait également la sécurité à l’aéroport international de Dulles, d’où le vol AA 77 a décollé le jour du 11 septembre 2001, et gérait aussi la sécurité d’United Airlines, qui possédait deux des trois autres avions prétendument détournés. À l’époque, Walker occupait le poste de directeur de Stratesec. Étonnamment, le frère de Bush, Marvin, était aussi membre du Conseil d’administration.
L’investissement de Walker fut extrêmement rentable, lui rapportant 50 000 dollars de plus-value en quelques jours. Étant donné les liens entre le World Trade Center et la famille Bush, la SEC aurait dû immédiatement demander une enquête par le FBI. Pourtant, de façon incroyable, et dans un exemple ahurissant de malfaisance criminelle, le FBI a conclu que, puisque Walker et sa femme n’avaient "aucun lien avec le terrorisme"… "il n’y avait pas de raisons de poursuivre l’enquête." Le FBI n’a même pas interrogé [ces personnes].
Le Rapport de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre omet aussi de mentionner les autres éléments de preuve sur des délits d’initiés que je n’ai pas encore présentés, à savoir, les 400 disques durs retrouvés par des ouvriers dans les ruines du WTC. Selon l’agence Reuters et CNN, dans la période qui a suivi le 11/9, les entreprises de carte de crédit US, de télécommunication et de comptabilité ont embauché une société allemande nommée Convar afin de récupérer les données sur les disques durs endommagés.30
Convar a obtenu le contrat parce que, deux ans auparavant, elle avait développé une méthode exclusive pour la récupération de données en utilisant une technologie de pointe à balayage laser. Peter Wagner, un porte-parole de Convar, a déclaré à CNN que le nouveau processus laser "permettait de lire les différentes surfaces des disques, puis de créer un disque virtuel."
En décembre 2001, Convar avait examiné 39 disques durs et dans la plupart des cas, avait réussi à récupérer 100% des données. La société recherchait spécifiquement des clés de chiffrement qui indiquent un dossier financier. Convar a trouvé sur les disques les preuves d’une "hausse inexpliquée du nombre de transactions avant les attentats." Peter Henschel de Convar a déclaré à CNN que "des sommes d’argent anormalement élevées, peut-être plus de 100 millions de dollars, ont transité par les ordinateurs au moment même de la catastrophe." Henschel a déclaré :
"Nous suspectons que l’information concernant les attentats a été utilisée pour envoyer des ordres sur des transactions financières et des autorisations, dans l’espoir qu’au milieu du chaos, les criminels auraient une bonne longueur d’avance… Bien sûr, il est possible que des Américains aient été pris d’une étonnante frénésie de shopping ce mardi matin. Mais dans ce cas, il y a beaucoup de transactions qui ne peuvent pas être expliquées."
Après l’histoire initiale publiée par CNN et Reuters, la question des disques durs du WTC a disparu des journaux, et rien n’a été rajouté depuis. Bien que les rumeurs sur internet que Kroll aurait racheté Convar demeurent sans fondement, il est néanmoins clair que quelqu’un a fait disparaître l’histoire (et les preuves).31
Mais quelle raison auraient-ils eu pour le faire ?
À moins que les indications initiales de Convar comme quoi les délits d’initiés avaient effectivement eu lieu fussent effectivement fondées.
La citation de CNN par Peter Henschel mentionnée ci-dessus, selon laquelle "des sommes d’argent anormalement élevées, peut-être plus de 100 millions de dollars, ont transité par les ordinateurs au moment même de la catastrophe", a été confirmée plus tard de façon véritablement effrayante par un employé de la Deutsche Bank de New York qui a survécu aux attaques. Le lanceur d’alertes qui pour sa protection insiste pour garder l’anonymat, a déclaré à Mike Ruppert qu’ "environ cinq minutes avant l’attaque tout le système informatique de la Deutsche Bankl avait été pris en charge par quelque chose d’extérieur que personne dans le bureau n’a reconnu, et chaque fichier a été téléchargé à une vitesse fulgurante vers une destination inconnue".32
Ici, l’expression importante est "cinq minutes avant l’attaque."
Véritablement effrayant.
Ce message a été modifié par YAmA - 12 octobre 2011 à 17:18.










