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Dossier sur les délits d'initiés du 11 Septembre.


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Posté 12 octobre 2011 à 16:53

Tragédie du 11-Septembre : un aperçu de la face cachée
(Deuxième partie)
par Mark H. Gaffney, pour le Foreign Policy Journal, le 11 février 2011
Ce texte passe en revue les preuves de délits d’initié sur des transactions dans les jours et les heures précédant les attentats terroristes du 11/9. Dès le début, le phénomène est apparu comme étant mondial.
Un consultant, Jonathan Winer, a déclaré à ABC : "Il est absolument sans précédent de voir des cas de délits d’initiés répartis dans le monde entier, du Japon aux États-Unis de l’Amérique du Nord à l’Europe." 1 La liste des pays touchés est longue, notamment les États-Unis, l’Allemagne, le Japon, la France, le Luxembourg, Hong Kong, le Royaume-Uni, la Suisse et l’Espagne.2 Très vite, des enquêtes indépendantes furent diligentées sur trois continents avec la conviction que les traces mèneraient aux terroristes.
Les communiqués de presse de différentes personnalités de premier plan dans la communauté bancaire internationale a laissé peu de doute sur la valeur à charge de ces preuves. Ernst Welteke, président de la German Deutsche Bundesbank, a déclaré aux journalistes qu’ "un examen préliminaire par des régulateurs et examinateurs allemands au sein de la Banque avait montré qu’il y avait eu des ventes très suspectes d’actions portant sur des compagnies aériennes et des sociétés d’assurance, ainsi que des transactions dans les marchés de l’or et du pétrole, avant le 11-Septembre, et que cela suggère…. une préconnaissance des attentats." Welteke a déclaré que ses chercheurs étaient tombés sur … des preuves quasi irréfutables de délit d’initiés. Welteke a été très direct : "Ce que nous avons trouvé nous a convaincus que des personnes connectées aux terroristes ont essayé de tirer profit de cette tragédie" 3.
Au Royaume-Uni, les régulateurs de la City de Londres ont enquêté sur une vague de ventes suspectes traitées juste avant les attentats.4 "La Financial Services Authority (FSA), un organisme de surveillance des marchés boursiers, a été chargée de l’enquête du fait qu’elle possède un service de surveillance des transactions qui contrôle les opérations suspectes sur les marchés d’options." Un porte-parole de la FSA a confirmé que les régulateurs du marché en Allemagne, au Japon et aux États-Unis avaient reçu des informations sur la vente à découvert d’actions de sociétés d’assurance et de compagnies aériennes dont le cours a chuté à la suite des attentats. Parmi les locataires du WTC se trouvaient des dizaines de banques et de compagnies d’assurance, dont plusieurs allaient maintenant devoir payer des milliards de dollars pour couvrir les lourdes pertes subies lors des attaques.5
En supposant que ces individus avaient eu une préconnaissance des attaques, ils s’apprêtaient à faire des profits énormes en revendant les actions bien avant leurs concurrents, sans oublier les énormes bénéfices potentiels sur le blanchiment d’argent électronique via les ordinateurs qui, et les auteurs des transactions le savaient, allaient être détruits dans les heures suivantes.
Richard Crossley, un analyste londonien, a déclaré qu’il avait détecté des ventes à découvert suspectes et des liquidations de titres (share dumping) sur une grande quantité d’actions. CBS a également annoncé une recrudescence marquée d’achats de "Put Options" sur United et American Airlines.6 La hausse était survenue dans les jours précédant les attentats du 11/9. Une "put option" est un contrat permettant à son détenteur de vendre une action à un prix déterminé au bout d’un certain laps de temps. Certaines sources à Wall Street ont déclaré à CBS qu’ils n’avaient jamais vu ce genre de déséquilibre du marché (trading imbalance) avant le 11/9. Les seules compagnies touchées étaient United et American Airlines, toutes deux impliquées dans les attentats. Les actions d’American Airlines auraient chuté de 39% en une seule journée. Celles d’United Airlines ont été encore plus touchées, avec 44% de baisse.
Bien que de nombreuses actions aient chuté, il y aussi eu les grands gagnants, en particulier dans le secteur militaire. Des entrepreneurs comme L-3 Communications, Allied Techsystems et Northrop Grumman ont tous déclaré d’importants bénéfices.7 Le grand vainqueur, cependant, reste Raytheon, qui fabrique les missiles Tomahawk. Au cours de la semaine suivant les attaques du 11/9, les actions de Raytheon ont subi une hausse phénoménale de 37%.8 Avant le 11/9, l’achat "Call Options" (un contrat d’achat d’une action à un certain prix) sur Raytheon avait étrangement effectué un bond de 600%.
La vente de bons du Trésor américain sur cinq ans a également augmenté juste avant le 11/9, nous rapporte le Wall Street Journal.9 Parmi les achats, une transaction unique de 5 milliards de dollars fait penser à [une opération menée par] de grands investisseurs.
Le Wall Street Journal a expliqué que "les bons du Trésor US sont parmi les meilleurs investissements dans l’éventualité d’une crise mondiale, en particulier celle qui frappe les États-Unis. Ces bons sont très prisés pour leur fiabilité et leur soutien de la part du gouvernement américain, et généralement ils grimpent quand les investisseurs fuient les investissements plus risqués comme les actions." Michael Shamosh, un stratège travaillant pour Tucker Anthony Inc, a déclaré au Wall Street Journal : "S’ils avaient vraiment voulu faire quelque chose comme ça, ils l’auraient fait dans le cadre du marché à cinq ans. [Car] Il est extrêmement liquide, et les traces seraient difficiles à repérer." L’article a ajouté que "La valeur de ces bons a fortement augmenté depuis les événements du 11-Septembre."
La Securities and Exchange Commission (SEC) a lancé sa propre enquête sur les allégations de délits d’initiés. Pendant des semaines, la SEC est restée muette au sujet de l’ampleur de son enquête, puis, à la mi-octobre, elle a lancé des demandes aux agences boursières à travers le monde pour plus d’informations sur une liste de 38 actions différentes.10 Harvey Pitt, le président de la SEC, a déclaré au House Financial Services Committee : "Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver ces individus et les traduire en justice."11 Mais de fait, il était déjà trop tard.
Le San Francisco Chronicle a rapporté que la SEC avait pris l’initiative sans précédent de faire appel à "des centaines, sinon des milliers d’acteurs clés dans le secteur privé."12 Le San Francisco Chronicle a écrit : "Dans une déclaration de deux pages émise à ‘toutes les entités liées à la gestion de la bourse’ à l’échelle nationale, la SEC a demandé aux entreprises de désigner des personnes expérimentées qui comprendraient "la nature sensible" de l’affaire, et sur qui l’ont pourrait compter pour "garder une discrétion appropriée" pour relier les enquêteurs du gouvernement et de l’industrie." Les informations demandées devaient rester en toute confidentialité. La déclaration de la SEC comportait le passage suivant :
"Nous vous demandons de diffuser l’information au sein de votre institution uniquement aux personnes concernées."
Dans son livre "Franchir le rubicon", l’ancien détective du LAPD Mike Ruppert explique cette opération de délégation sans précédent de la SEC :
Ce qui se passe quand vous déléguez à quelqu’un une enquête relevant de la sécurité nationale ou d’une enquête criminelle est que vous rendez illégal pour lui de révéler publiquement ce qu’il sait…. En réalité, il devient un agent du gouvernement et est contrôlé par la réglementation gouvernementale, plutôt que par sa propre conscience. Du coup, il peut
fortunés anonymes dans le but d’installer des sociétés-écrans dans des juridictions étrangères, comme l’île de Jersey, où la réglementation bancaire et la surveillance être jeté en prison sans audience s’il parle publiquement. J’ai vu cette menace implicite utilisée maintes fois dans le cadre d’enquêtes fédérales, contre des agents de renseignements, et même contre des membres du Congrès des États-Unis qui sont de par leur serment si étroitement liés aux secrets et aux différents accords, qu’ils ne sont même pas en mesure de divulguer les activités criminelles au sein du gouvernement par crainte d’incarcération.13
Remarquez que cela signifie sans doute qu’Al-Qaïda n’avait rien à voir avec les délits d’initié.14
Lorsque les preuves ont ramené jusqu’à Wall Street, la SEC a agi rapidement pour contrôler les preuves et museler les témoins potentiels.
Malgré tous les efforts de la SEC, quelques détails sont arrivés jusqu’à la presse internationale. À la mi-octobre 2001, The Independent (Royaume-Uni) a indiqué qu’ "au grand embarras des enquêteurs, il est …. apparu que la société utilisée pour acheter nombre des "Put Options" (où un trader, en effet, parie à la baisse sur les prix des actions) sur United Airlines a été dirigé jusqu’en 1998 par Alvin "Buzzy" Krongard, aujourd’hui directeur de la CIA."15 Les preuves ont été d’autant plus incriminantes, car dans au moins un cas, l’acheteur n’a pas réussi à récupérer les 2,5 millions de dollars de profits sur l’action d’UAL. La seule explication plausible est que quelqu’un à la banque acheteuse craignait de se faire remarquer, et donc arrêter.
Pour la plupart, les organes de presse américains n’ont pas repris l’histoire qui, clairement, lie Wall Street et la communauté du renseignement américain aux attaques du 11/9. En effet, le New York Times a participé à la dissimulation d’informations.16 George Tenet écrit dans ses mémoires qu’il a recruté Buzzy Krongard en 1998 pour en faire son adjoint à la CIA, sans doute pour servir de liaison personnelle avec Wall Street.17 Jusqu’en 1997, Krongard était le président d’Alex Brown Inc, la plus ancienne banque d’investissement aux USA. Alex Brown a été acquise par Bankers Trust en 1997, qui à son tour, a été racheté par la Deutsche Bank en 1999. Vers le milieu des années 1990, Krongard avait été consultant auprès du directeur de la CIA James Woolsey.
En 1998, Bankers Trust-Alex Brown a refusé de coopérer avec un sous-comité du Sénat qui, à l’époque, tenait des audiences sur la participation des banques américaines à des activités de blanchiment d’argent.18 À l’époque, Bankers Trust, à l’instar d’autres grandes banques américaines, était dans le secteur des banques privées. Cela signifie que Bankers Trust travaillait pour des clients sont inexistantes. Selon Ruppert, le dernier poste occupé par Krongard chez Alex Brown consistait à superviser les "relations avec la clientèle."19 Cela signifie que Krongard organisait personnellement des transactions confidentielles et des transferts pour les clients fortunés anonymes de la banque.
Les banques privées offrent généralement une gamme de services à leurs clients afin de les protéger d’une quelconque surveillance. Les banques privées mettent en place plusieurs comptes à l’étranger dans de multiples endroits sous des noms divers. Ils arrangent aussi le traitement rapide, confidentiel et difficile à tracer, de sommes d’argent à travers les différentes frontières juridictionnelles. Dans de nombreux cas, les banques privées ne savent même pas à qui appartient le compte ; cela signifie bien sûr que même les banquiers ne peuvent suivre les transactions avec la "diligence requise".
De nombreuses banques privées ne s’y essayent même pas, par peur d’effrayer leurs clients, notamment les clients étrangers. Même si les banquiers privés sont chargés d’appliquer les contrôles juridiques contre le blanchiment d’argent, là où de telles lois existent, dans la pratique la surveillance est généralement faible voir inexistante. J’ai été choqué d’apprendre que même si c’est illégal pour les banques américaines de blanchir de l’argent sale transitant par les États-Unis, il n’est pas illégal pour elles d’accepter l’argent sale provenant d’autres pays. Pas surprenant donc que de nombreuses banques américaines soient ouvertement en affaires avec des barons de la drogue d’Amérique centrale, des marchands d’armes, ou d’autres entités suspectes.
Pour ces raisons, il n’est pas étonnant qu’au cours des dernières décennies, les autorités n’aient pas réussi à endiguer le flot grandissant d’argent sale et d’avoirs d’origine illicite.
Leur échec est spectaculaire. En 1999, un comité d’experts en Allemagne, en Suisse et du Trésor US a reconnu que 99,9% de l’argent blanchi échappait régulièrement à la détection. Ces experts ont estimé que le total annuel se situait entre 500 et 1000 milliards de dollars, une somme ahurissante, dont la moitié environ est blanchie par l’économie des États-Unis, et le reste par l’Europe.20
Après le départ de "Buzzy" Krongard pour la CIA, son successeur chez Alex Brown était son ancien adjoint Mayo Shattuck III, qui avait travaillé pour la banque pendant de nombreuses années. En 1997, Shattuck avait aidé Krongard à mettre en place la fusion avec Bankers Trust, et y était resté après que la Deutsche Bank eût acquis Bankers Trust-Alex Brown en 1999.21
Selon le New York Times, Bankers Trust a été "l’une des [banques] les plus mal gérées de Wall Street", et pendant les années 1990, elle a fait l’objet de nombreux scandales. En 1994, les clients et les régulateurs accusaient la banque "de tromper ses clients à propos de ses produits dérivés à risque." L’affaire a fait le buzz quand des enregistrements ont été rendus publics, où l’ont entendait les vendeurs ricaner en parlant d’arnaquer les clients naïfs. En 1999, la Bankers Trust fut accusée de complot criminel et plaida coupable, après qu’il fut révélé que des cadres de haut niveau avaient créé une caisse noire d’au moins 20 millions de dollars de fonds non réclamés.22 Bankers Trust a dû payer une amende de 63 millions de dollars et aurait été contrainte de fermer, si ce n’était pour le fait qu’elle venait d’être acquise, à ce moment précis, par la Deutsche Bank, la plus grande banque d’Europe.
Selon le New York Times, Mayo Shattuck III "a été nommé codirecteur de la banque d’investissement en janvier [2001], et a été chargé de superviser 400 courtiers de la Deutsche Bank qui s’occupaient de la clientèle aisée."23 Il est curieux de voir que Shattuck a démissionné immédiatement après les attentats du 11-Septembre.
Dans une note à la page 499, le Rapport de la Commission sur le 11-Septembre fait allusion au rôle probable de Mayo Shattuck III dans l’achat des "Put Options" de United Airlines, juste avant le 11/9. La note ne mentionne pas directement Shattuck ni la Deutsche Bank, mais tente d’expliquer les accusations de délits d’initiés comme ceci :
Un seul investisseur institutionnel américain n’ayant aucun lien concevable avec Al-Qaïda a acheté 95% des "Put Options" d’UAL le 6 septembre [2001] dans le cadre d’une stratégie qui comprenait également l’achat de 115 000 actions d’American le 10 septembre. De même, une grande partie des négociations apparemment suspectes le 10 septembre ont été attribuées à un bulletin d’information commercial spécifique aux États-Unis…. qui recommandait ces transactions.24
Évidemment, nous sommes censés conclure que "American" signifie American Airlines. Mais ici, il pourrait tout aussi bien s’agir d’American Express. Si les autres entreprises identifiées par la SEC dans son enquête sur les délits d’initiés. Qu’en est-il de la flambée des "Call Options" sur Raytheon avant le 11/9, par exemple, ou de la montée en flèche des "Put Options" sur le géant Morgan Stanley, qui possédait des bureaux dans le WTC2 ? Le Rapport de la Commission sur le 11-Septembre ne dit pas un mot sur ces éléments-là. Tout cela nous amène à conclure que la vérité est à lire entre les lignes, dans le soin remarquable que la Commission met à éviter d’évoquer la plus grosse partie de cette affaire de délits d’initiés.
En effet, si ces transactions étaient véritablement innocentes, comme l’indique le rapport, alors pourquoi la SEC a-t-elle muselé les potentiels lanceurs d’alertes en faisant appel à toutes les personnes impliquées dans son enquête ? La réponse probable est que le nombre d’acteurs de Wall Street impliqués est tel, que la SEC ne pouvait pas risquer un processus ouvert, de peur de dévoiler l’impensable. Cela expliquerait aussi pourquoi la SEC a limité la diffusion de l’information à ceux qui avaient "besoin de savoir", ce qui signifie évidemment que très peu de participants à l’enquête de la SEC avaient une vision complète de l’affaire. Enfin, cela expliquerait pourquoi la SEC n’a finalement donné aucun nom. Tout ceci fait penser à une vaste et inquiétante activité criminelle à Wall Street dans les jours et les heures précédant le 11/9. La SEC a été comme un chirurgien qui ouvre un patient sur la table d’opération pour enlever une tumeur, pour le recoudre directement après avoir constaté que le cancer s’est métastasé dans tout le système.
À un stade précoce de son enquête, peut-être avant que les responsables de la SEC ne soient pleinement conscients des conséquences éventuelles, la SEC a recommandé à ce que le FBI enquête sur deux transactions suspectes. Nous le savons grâce à un mémo de la Commission sur le 11-Septembre déclassifié en mai 2009, qui concerne une réunion d’août 2003 au cours de laquelle des agents du FBI ont informé la Commission sur la question des délits d’initiés. Le document indique que la SEC avait transmis l’information au sujet des opérations suspectes au FBI le 21 septembre 2001, soit dix jours seulement après les attentats du 11/9.28
transactions de la Deutsche Bank pre-11/9 étaient réellement couvertes, comme l’affirme le Rapport de la Commission sur le 11-Septembre dans sa note, ces transactions ne sauraient répondre à la définition de délit d’initié. Toutefois, sans plus d’informations, il n’est pas possible de confirmer ou de réfuter les faits dans ce cas particulier.
Néanmoins, l’explication symbolique de la Commission n’est pas convaincante. Deux études statistiques publiées depuis montrent une quantité inhabituelle de transactions pour United et American Airlines dans les jours précédant le 11/9. L’auteur de la première étude a écrit que les résultats étaient "compatibles avec des transactions relevant du délit d’initié effectuées par des investisseurs possédant une préconnaissance des attentats."25
Le deuxième document, émis par la Swiss Banking Institute, rejoint cette conclusion.26 Une troisième étude s’est intéressée à l’index Standard & Poor’s 500 (SPX) et a relevé "des volumes anormaux de transactions dans les index SPX "Out of The Money" (OTM) et "In The Money" (ITM) de septembre 2001 des "Put Options", et dans les index ITM des "Call Options" de septembre 2001".
Les auteurs ont conclu qu’il y avait "des preuves tangibles et circonstanciées venant étayer la présence de délits d’initiés."27
Notez également que dans sa note, la Commission ne fait aucune mention des 36
Bien que, dans les deux cas, les noms aient été censurés sur le document déclassifié, l’excellent travail d’investigation de Kevin Ryan a permis de savoir à qui la SEC faisait référence pour au moins un des cas.29 L’identité du trader suspect est étonnante, et cela aurait dû faire la une des journaux du monde entier. Kevin Ryan a été en mesure de remplir les blancs du fait que, par chance, le censeur a laissé suffisamment de détails dans le document pour identifier le groupe suspect qui, comme il s’avère, n’était autre que Wirt Walker III, un lointain cousin de l’ex-président G.W. Bush.
Quelques jours avant le 11/9, Walker et son épouse Sally ont acheté 56 000 actions de Stratesec, l’une des entreprises en charge de la sécurité du World Trade Center jusqu’au jour des attentats. Stratesec assurait également la sécurité à l’aéroport international de Dulles, d’où le vol AA 77 a décollé le jour du 11 septembre 2001, et gérait aussi la sécurité d’United Airlines, qui possédait deux des trois autres avions prétendument détournés. À l’époque, Walker occupait le poste de directeur de Stratesec. Étonnamment, le frère de Bush, Marvin, était aussi membre du Conseil d’administration.
L’investissement de Walker fut extrêmement rentable, lui rapportant 50 000 dollars de plus-value en quelques jours. Étant donné les liens entre le World Trade Center et la famille Bush, la SEC aurait dû immédiatement demander une enquête par le FBI. Pourtant, de façon incroyable, et dans un exemple ahurissant de malfaisance criminelle, le FBI a conclu que, puisque Walker et sa femme n’avaient "aucun lien avec le terrorisme"… "il n’y avait pas de raisons de poursuivre l’enquête." Le FBI n’a même pas interrogé [ces personnes].
Le Rapport de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre omet aussi de mentionner les autres éléments de preuve sur des délits d’initiés que je n’ai pas encore présentés, à savoir, les 400 disques durs retrouvés par des ouvriers dans les ruines du WTC. Selon l’agence Reuters et CNN, dans la période qui a suivi le 11/9, les entreprises de carte de crédit US, de télécommunication et de comptabilité ont embauché une société allemande nommée Convar afin de récupérer les données sur les disques durs endommagés.30
Convar a obtenu le contrat parce que, deux ans auparavant, elle avait développé une méthode exclusive pour la récupération de données en utilisant une technologie de pointe à balayage laser. Peter Wagner, un porte-parole de Convar, a déclaré à CNN que le nouveau processus laser "permettait de lire les différentes surfaces des disques, puis de créer un disque virtuel."
En décembre 2001, Convar avait examiné 39 disques durs et dans la plupart des cas, avait réussi à récupérer 100% des données. La société recherchait spécifiquement des clés de chiffrement qui indiquent un dossier financier. Convar a trouvé sur les disques les preuves d’une "hausse inexpliquée du nombre de transactions avant les attentats." Peter Henschel de Convar a déclaré à CNN que "des sommes d’argent anormalement élevées, peut-être plus de 100 millions de dollars, ont transité par les ordinateurs au moment même de la catastrophe." Henschel a déclaré :
"Nous suspectons que l’information concernant les attentats a été utilisée pour envoyer des ordres sur des transactions financières et des autorisations, dans l’espoir qu’au milieu du chaos, les criminels auraient une bonne longueur d’avance… Bien sûr, il est possible que des Américains aient été pris d’une étonnante frénésie de shopping ce mardi matin. Mais dans ce cas, il y a beaucoup de transactions qui ne peuvent pas être expliquées."
Après l’histoire initiale publiée par CNN et Reuters, la question des disques durs du WTC a disparu des journaux, et rien n’a été rajouté depuis. Bien que les rumeurs sur internet que Kroll aurait racheté Convar demeurent sans fondement, il est néanmoins clair que quelqu’un a fait disparaître l’histoire (et les preuves).31
Mais quelle raison auraient-ils eu pour le faire ?
À moins que les indications initiales de Convar comme quoi les délits d’initiés avaient effectivement eu lieu fussent effectivement fondées.
La citation de CNN par Peter Henschel mentionnée ci-dessus, selon laquelle "des sommes d’argent anormalement élevées, peut-être plus de 100 millions de dollars, ont transité par les ordinateurs au moment même de la catastrophe", a été confirmée plus tard de façon véritablement effrayante par un employé de la Deutsche Bank de New York qui a survécu aux attaques. Le lanceur d’alertes qui pour sa protection insiste pour garder l’anonymat, a déclaré à Mike Ruppert qu’ "environ cinq minutes avant l’attaque tout le système informatique de la Deutsche Bankl avait été pris en charge par quelque chose d’extérieur que personne dans le bureau n’a reconnu, et chaque fichier a été téléchargé à une vitesse fulgurante vers une destination inconnue".32
Ici, l’expression importante est "cinq minutes avant l’attaque."
Véritablement effrayant.

Ce message a été modifié par YAmA - 12 octobre 2011 à 17:18.

Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
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Posté 12 octobre 2011 à 17:06

Tragédie du 11-Septembre : un aperçu de la face cachée
(Premiere partie)
par Mark H. Gaffney, pour le ForeignPolicyJournal, le 11 février 2011
Traduction Vincent pour ReOpenNews
Dans son important ouvrage paru en 2006, Némésis, les Derniers Jours de la République Américaine, troisième et dernière partie d’une trilogie, le regretté Chalmers Johnson, ancien expert du Japon et de la politique étrangère des États-Unis, écrit que jusqu’à 40% du budget du Pentagone est "clandestin", c’est-à-dire dissimulé aux yeux du public1. Même si ce pourcentage est plus ou moins correct, et je pense qu’il l’est, le chiffre est inquiétant parce qu’il indique que le contrôle démocratique sur le développement et la recherche militaire aux États unis ne fonctionne plus. Auquel cas nos valeurs démocratiques et notre mode de vie sont aujourd’hui en danger ; non pas de l’extérieur, puisqu’aucun ennemi étranger ne peut détruire la Constitution américaine, mais de l’intérieur.
J’argumenterais que l’estimation de Chalmers Johnson a été corroborée le 10 septembre 2001, à la veille de la plus terrible attaque terroriste de l’histoire des États-Unis, lorsque le Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a reconnu durant une conférence de presse que le Departement of Defense (DoD) ne pouvait justifier l’emploi de 2300 milliards de dollars (2.3 trillions of dollars) dans le budget astronomique du Pentagone, un montant si énorme qu’il en devient inconcevable2. Tout espoir que l’Armée américaine puisse encore apporter de la clarté dans sa manne budgétaire fut anéanti le lendemain matin à 9h38, lorsque l’aile ouest du Pentagone fut dévastée par les flammes, cible d’une attaque terroriste. Curieusement, le point exact de l’impact correspond aux bureaux comptables du DoD situés au premier étage. La destruction chirurgicale de ses archives et de son personnel, dont la quasi-totalité est morte dans l’attaque, soulève d’importantes questions quant aux bénéficiaires du 11-Septembre. Compte tenu de l’immensité du Pentagone, les chances statistiques pour que ce soit une coïncidence ont incité les sceptiques de la version officielle à voir derrière cette attaque un objectif caché. Comme disait Gorge Profonde : "Suivez la trace de l’argent."
Le bureau de la comptabilité du Pentagone a-t-il été détruit parce que de diaboliques individus l’avaient prévu ainsi ? Difficile à croire, car l’aile ouest représentait une cible bien plus difficile à atteindre que l’aile est. Viser l’aile ouest nécessitait une approche laborieuse au-dessus des gratte-ciels d’Arlington. L’approche finale était particulièrement risquée et s’apparentait à un parcours d’obstacles en descente, contourner des appartements et un important complexe immobilier, l’Annexe de la Navy, situé à peine à 400 mètres du Pentagone, au sommet d’une colline qui s’élève depuis les rives de la rivière Potomac. En avril 2008, j’ai interviewé Clyde Vaughn, Général de Brigade, un témoin crédible sur les événements de cette matinée. Vaughn expliqua par téléphone que le 11-Septembre, il se rendait à son travail au Pentagone via l’autoroute Shirley (I-395) lorsque l’attaque se produisit. Le général me raconta que l’appareil détourné (probablement le vol AA 77) avait évité de justesse l’Annexe de la Navy et aurait tamponné le mémorial de l’US Air Force qui occupe actuellement le site, si ce monument haut de 80 mètres avait existé à l’époque du 11-Septembre3. Le nouveau mémorial fut construit en 2006 et consacré la même année.
Pourquoi les terroristes n’ont-ils pas choisi l’approche dégagée par la rivière Potomac? L’approche par la rivière leur aurait donné de fortes chances de s’écraser contre les bureaux du Secrétaire à la Défense Rumsfeld et du Chef d’Etat Major, situés sur le côté opposé du bâtiment, en plein milieu de l’anneau extérieur. L’emplacement de leurs bureaux n’était pas un secret. Les terroristes auraient certainement été plus intéressés à décapiter la structure militaire de la machine guerrière américaine plutôt qu’une poignée d’employés comptables.
Ce matin-là, il y eut d’autres anomalies concernant ces frappes. Le crash du Vol AA11 contre la Tour Nord à 8h36 aurait également dû attirer l’attention, parce que le point d’impact aux 95ème et 96ème étages était trop remarquable pour être le fruit du hasard. Les deux étages étaient occupés par Marsh & McLennan, l’une des plus importantes compagnies d’assurances au monde, ayant des liens familiaux avec la firme privée du renseignement Kroll Associates qui détenait le contrat pour la sécurité du World Trade Center. En effet, le réseau de connexions étroites est si enchevêtré que si je devais en tracer tous les liens, ils feraient facilement l’objet d’un livre. Je me contenterais ici d’ébaucher les connexions les plus évidentes.
Le 11-Septembre, le PDG de Marsh & McLennan était Jeffrey Greenberg, fils de Maurice “Hank” Greenberg, le propriétaire d’AIG, le plus important conglomérat d’assurances au monde (ou deuxième plus important, selon la source). L’autre fils de Greenberg, Evan, était PDG de Ace Limited, une autre importante compagnie d’assurances. Maurice Greenberg avait été un administrateur de la Banque de la Réserve fédérale à New York pendant de nombreuses années, et fut son président en 1994-95. Greenberg fut aussi vice-président du Conseil des relations extérieures (Counsil of Foreign Relations, ou CFR), qui publia en 1996 son rapport « Making Intelligence Smarter: The future of U.S. Intelligence » ("Rendre le Renseignement intelligent : l’Avenir du Renseignement américain"), à la suite duquel le Sénateur Arlen Specter proposa le nom de Greenberg comme candidat pour diriger la CIA4. C’est finalement George Tenet qui obtint le poste, mais le simple fait que Greenberg ait été dans la course montre bien l’étendue de son influence. En 1993, le vaste conglomérat d’assurances AIG a apparemment financé la société d’espionnage de Wall Street, Kroll Associates, la sauvant de la faillite. Par la suite, Kroll est devenue une filiale d’AIG. Après l’attentat à la bombe de 1993 au World Trade Center, Kroll a obtenu des Autorités portuaires de New York le contrat d’amélioration de la sécurité au World Trade Center, devançant dans la démarche deux autres sociétés5. Kroll était toujours détentrice du contrat pour la sécurité du WTC lors des attaques du 11-Septembre. L’un des directeurs de Kroll, Jerome Hauer, dirigeait également le Bureau de Gestion des Mesures d’Urgence du maire de New York Rudolph Giuliani, situé au 23ème étage du WTC7 6.
Ceci signifie que Kroll avait un accès inconditionnel aux trois bâtiments qui furent détruits le 11-Septembre. Cette coïncidence surprenante aurait dû constituer une raison suffisante pour que la Commission sur le 11-Septembre enquête sur le passé trouble de Kroll, ainsi que sur ses relations avec AIG, Ace, et Marsh & McLennan. La Commission était pourvue de l’autorité d’assignation à comparaitre, et aurait pu creuser suffisamment pour connaitre la vérité. Malheureusement, les enquêteurs officiels n’ont pas cherché à connecter les éléments entre eux. Bien que Kroll soit basé à New York, elle servait (et elle sert toujours) une clientèle internationale à travers 60 bureaux dans 27 pays. Pendant des années, la société à été accusée à plusieurs reprises, et/ou officiellement inculpée, de conspiration. En 1995 le gouvernement français a expulsé plusieurs ressortissants américains du territoire, dont un employé de Kroll répondant au nom de William Lee, pour espionnage présumé de l’industrie française. Le fait que Lee ait opéré sous couvert de Kroll avait rendu les autorités françaises suspicieuses du fait que l’opération de Paris puisse battre sous pavillon de la CIA7. Les Français étaient surement au courant de la pratique utilisée de longue date par Kroll d’embaucher d’anciens agents de la CIA, du FBI, et du Renseignement Britannique. Kroll/AIG n’ont fait aucun effort pour dissimuler le fait qu’entre 1997 et 2003, le conseil d’administration d’AIG incluait Frank G. Wisner, Junior, le fils de l’un des fondateurs de la CIA8. Wisner Junior est également membre du Conseil des relations extérieures (CFR). Wisner Junior a également servi en tant qu’ambassadeur des États-Unis dans plusieurs pays, dont l’Égypte, et est un membre du Conseil des Relations étrangères9.
A l’heure où j’écris, le nom de Franck G. Wisner est apparu aux infos. La semaine dernière, le Président Obama a envoyé Wisner en tant qu’émissaire personnel pour une concertation avec le dictateur assailli égyptien Hosni Moubarak10. Alors que la pression populaire augmentait pour obtenir la démission de Moubarak, Wisner avait mis Obama dans l’embarras en encourageant publiquement Moubarak à mettre fin à la crise et à rester au pouvoir. Sans l’ombre d’un doute, son action reflète l’opinion de Langley, qui préférerait à tout prix voir Moubarak rester au pouvoir. La CIA a longtemps soutenu le régime de Moubarak et fut autorisée en retour à utiliser l’Égypte comme un port pour les restitutions de prisonniers et la torture. Le pied de nez de Wisner à son propre président donne sans aucun doute la mesure de la piètre opinion que la Sécurité nationale US a d’Obama. Cela montre assurément la faiblesse d’Obama en tant que président11.
Le gouvernement français a-t-il réagi de manière trop expéditive lorsqu’il a expulsé un employé de Kroll pour suspicion d’espionnage industriel ? Peut-être, mais les Français avaient de bonnes raisons de veiller à ce que la CIA ne s’ingère pas dans leurs affaires. Il est fort probable que les Français aient eu en mémoire l’Operation Gladio, le réseau peu scrupuleux du Renseignement, secrètement mis en place en Europe par la CIA, l’OTAN et les services de renseignements extérieurs britanniques après la Deuxième Guerre mondiale12. "Gladio" signifie "glaive" en italien, et est la racine du mot "gladiateur". Appelées les "Armées secrètes", elles opéraient dans tous les pays de l’OTAN, et étaient constituées de milliers de soldats paramilitaires. On dénombrait dans leurs rangs des criminels de la pègre et des trafiquants de drogue ; et surtout, la CIA a gardé toute l’opération secrète pendant presque 40 ans.
Bien que les armées secrètes fussent supposées former le noyau d’un mouvement de résistance armée dans l’éventualité d’une invasion soviétique de l’Europe de l’Ouest, l’invasion ne s’est jamais produite, et les forces entraînées par la CIA étaient parfois utilisées à des fins moins charitables. Il s’agissait de campagnes de diffamation et de désinformation, de bombardements massifs, d’enlèvements, d’assassinats et de tentatives de coup d’État ; le tout était attribué aux communistes. Avant son terme, des centaines d’incidents se sont ajoutés à la campagne de terreur mise en scène par la CIA en Italie, en France, en Grèce, en Belgique, et dans d’autres nations européennes.
L’existence de Gladio fut d’abord dévoilée par la presse italienne en août 1990, à l’époque de l’invasion du Koweït par Saddam Hussein; et cela a aussitôt déclenché un séisme politique sur le continent. Comme dit l’adage, les mauvaises nouvelles circulent vite. Le traumatisme s’est transformé en indignation lorsque les Européens ont appris que pendant des décennies, la CIA et l’OTAN avaient commandité des attaques terroristes dans les nations démocratiques de l’Europe. Tous ces attentats, comme dit plus haut, avaient été attribués aux communistes. L’objectif de Gladio était de semer la peur au sein de la population européenne, et par conséquent, d’affaiblir les partis de gauche.
Si tout cela relève du fantasme pour le lecteur, la cause en est simple : à ce jour, les médias américains n’ont jamais informé le peuple américain sur la longue et abominable histoire de la CIA dans l’organisation du terrorisme international. Aux États-Unis, on la désigne par le doux euphémisme de "contre-terrorisme". Bien que l’Américain moyen soit ignorant de ce fait, la plupart des Français savent probablement que sous couvert du Gladio, la CIA a appuyé une tentative de coup d’État en 1958 fomentée par des réactionnaires de l’armée française à l’encontre du Président français Charles de Gaulle. Les forces rebelles françaises étaient opposées à la décision controversée de De Gaulle de mettre fin à l’occupation militaire en Algérie. La plupart des Français connaissent probablement l’implication de la CIA dans un complot pour faire assassiner De Gaulle vers le milieu des années 60 ; tentative qui heureusement, a échoué13. De Gaulle a survécu à une trentaine de tentatives d’assassinat. A l’époque, l’implication de la CIA a provoqué une quasi-rupture des relations franco-américaines. De Gaulle a violemment réagi en retirant la France de l’OTAN, et ordonna aux Forces armées américaines de quitter la France. Les États-Unis furent forcés de déménager le siège de l’OTAN de Paris à Mons, en Belgique. Le peuple américain n’a jamais su la vérité sur ce qui s’était réellement passé. En fait, ils ne la connaissent toujours pas, tout simplement parce que la presse américaine ne les en a jamais informés.
Compte tenu de ce résumé sommaire, la question se pose : les Français essayaient-ils d’envoyer un signal d’alarme aux Américains lorsqu’ils divulguèrent cette info-sensation au sujet du 11-Septembre à la presse mondiale ? En octobre 2001 le prestigieux quotidien français Le Figaro rapporta qu’en juillet 2001, tout juste deux mois avant le 11-Septembre, Oussama ben Laden avait reçu des traitements de dialyse ainsi que d’autres soins hospitaliers pour soigner une grave maladie rénale au Centre Hospitalier Américain de Dubaï, l’un des pays des Émirats Arabes Unis du Golfe Persique14. À l’époque, ben Laden était un homme recherché, et avait été inculpé par le Ministère de la Justice américain pour les attentats à la bombe en 1998 sur les ambassades américaines de Nairobi et de Dar es-Salaam. Pourtant, selon le rapport détaillé paru dans Le Figaro, les Américains traitèrent ben Laden comme un invité VIP. Le leader d’Al-Qaïda est arrivé avec une suite comprenant son médecin personnel, une infirmière, quatre gardes du corps, et au moins un de ses lieutenants. Ben Laden a apparemment tenu audience dans sa suite à l’hôpital, accueillant des membres de sa nombreuse famille, des officiels saoudiens, et même le responsable local de la CIA qui, à l’évidence, était un personnage bien connu dans ce minuscule pays.
L’officiel de la CIA a manifestement été aperçu alors qu’il entrait dans la chambre de ben Laden. Immédiatement après en être ressorti, il s’envola pour les États-Unis. L’article du Figaro a été suivi de près par un éditorial dans le Guardian (Royaume-Uni), qui fournissait plus de détails. Il constatait que les invités de ben Laden comprenaient le Prince Tourki al-Fayçal, alors chef du renseignement saoudien. L’éditorial citait également le renseignement français comme la source de l’article paru dans Le Figaro, et ajoutait que l’information avait été divulguée parce que les Français étaient "désireux de révéler le rôle ambigu de la CIA, et d’empêcher Washington d’étendre la guerre en Irak et ailleurs."15 si l’histoire est exacte, cela signifie qu’Oussama ben Laden était un agent actif du renseignement américain, et ce, jusqu’au matin du 11-Septembre. Il n’y a pas d’autre interprétation possible. Auquel cas, le peuple américain a été gravement induit en erreur, et a assurément été nourri d’un vaste tissu de mensonges sur les événements de cette journée tragique. J’ajouterais qu’il n’y pas eu de rétractations. Le Figaro a défendu son histoire. Pendant ce temps, les médias américains, rivalisant de bêtise, n’en ont jamais parlé.
Mais je m’éloigne du sujet. Revenons à AIG/Kroll. En 2005, le gouvernement du Brésil a officiellement inculpé le responsable exécutif de Kroll au Brésil, Eduardo Sampaio, ainsi que cinq autres employés de Kroll, d’infractions pénales, incluant la corruption et diverses violations de la loi brésilienne sur la confidentialité des données personnelles. Sampaio a apparemment échappé à l’arrestation en fuyant le pays16.
En 2006 une autre filiale de Kroll a défrayé la chronique pour "ses méthodes de facturation répréhensibles" alors qu’elle représentait Enron, l’ex-géant (ruiné) de l’énergie, devant la Cour17. La Société Enron s’est effondrée fin 2001, à la suite d’accusations de comptabilité frauduleuse ; en janvier 2002, elle avait embauché Zolfo Cooper, qui travaillait auparavant chez Kroll, pour traiter les poursuites du chapitre 11. Le syndic de faillite américain (US Trustee Program), qui gère les dossiers de faillite, a découvert des irrégularités après que Kroll eut réclamé une rémunération supplémentaire de 25 millions de dollars pour ses services. La société avait déjà reçu la coquette somme de 100 millions de dollars pour sauver Enron, mais voulait davantage, alors même que les actionnaires ne recevaient rien. Manifestement, les gens de chez Kroll pensaient que personne ne remarquerait une modique somme de 25 millions de dollars, de la menue monnaie comparée aux 30 milliards de dollars de coûts énergétiques gonflés qu’Enron avait escroqués à l’État de la Californie en 2000-2001. Tout était bon à prendre puisque Enron s’en était toujours tiré. Selon l’économiste Paul Krugman, les courriels ont confirmé qu’Enron avait truqué les marchés18. Le fameux "Golden State" [de Californie, NdT] fortement démocrate doit encore se remettre de ce qui doit être considéré comme une attaque partisane.
Toujours en 2006, un "lanceur d’alertes" (Whistleblower) du nom de Richard A. Grove a témoigné publiquement et de façon étonnante de son implication dans l’empire Greenberg, parlant d’ « une expérience très personnelle qui avait failli lui coûter la vie19 ». Durant la période précédant le 11-Septembre, Grove travaillait comme vendeur pour Silverstream Software, une entreprise qui vendait des solutions de design à certaines sociétés de Wall Street, dont Merrill Lynch, Deutsche Bank, Banker’s Trust, Alex Brown, et Morgan Stanley. Selon Grove, Silverstream "mettait au point des plates-formes de transactions et de commerce", visant à "mettre sur le Net les principales activités commerciales des sociétés du Groupe 500, principalement par l’intégration et la mise à disposition sur le web des applications patrimoniales hétérogènes et des ordinateurs centraux, tout en simplifiant à la fois les processus d’exécution des tâches et les méthodes « papier » traditionnelles". "Le résultat [était] un moindre coût de fonctionnement et des transactions plus efficaces, du fait que les sources potentielles de problèmes organisationnels, comme les personnes, étaient écartées." 20
Grove a si bien réussi comme vendeur qu’il est devenu millionnaire (c’est ce qu’il prétend) avant d’avoir 30 ans. Il s’est seulement rendu compte après coup que le logiciel qu’il vendait avait permis d’opérer des transactions frauduleuses dans les heures qui ont précédé – voire même pendant – les attentats du 11-Septembre. Le logiciel le plus sophistiqué était destiné à Marsh & McLennan, qui, dit-il, a passé commande en 2000 d’une solution technologique dépassant de loin tout ce que nous avions réalisé pour les sociétés citées ci-dessus ; dans la mesure du possible, elle était utilisée pour relier électroniquement Marsh à ses principaux partenaires commerciaux via des portails Internet, avec l’objectif de créer "des transactions totalement informatisées" et "d’accélérer les mouvements de recettes et les cycles de renouvellement." Grove a signé l’accord avec Marsh & McLennan en octobre 2000. Après quoi, son employeur Silverstream a mis sur pied une équipe de 30-40 techniciens dans les bureaux clients du WTC 1, dirigée par plusieurs concepteurs de logiciels affectés à la conceptualisation et au développement du progiciel "de A à Z". Durant cette période, Grove a servi de liaison entre Silverstream et Marsh pour s’assurer que le logiciel fonctionnerait comme indiqué. L’équipe a travaillé jour et nuit, sept jours sur sept, pour terminer dans le délai octroyé par Marsh, à savoir le 11-Septembre 2001. Le résultat final fut "un système spécifique de connexion utilisé pour relier AIG et Marsh & McLennan, les deux plus grandes firmes commerciales de la planète à employer ce type de transactions." 21
Grove déclare que les premières irrégularités fiscales qu’il a remarquées datent d’octobre 2000, lorsqu’un collègue et lui-même ont aidé "à identifier des commandes suspectes d’un montant de 10 millions de dollars.’ Gary Lasko, le responsable du service informatique de Marsh a ensuite confirmé que "certains vendeurs abusaient de Marsh…en vendant…d’importantes quantités de matériel informatique inutile" pour le projet. Mais Grove ne s’en souciait pas vraiment à l’époque ; il ne connut pas de problèmes particuliers jusqu’au printemps 2001, lorsqu’il découvrit pendant ses négociations en vue de renouveler un contrat de licence avec Lasko, que son propre employeur, Silverstream, surfacturait Marsh "à hauteur de 7 millions de dollars, voire plus." Grove porta l’affaire à l’attention des dirigeants de Silverstream, mais on lui demanda de se tenir tranquille et de s’occuper de ses oignons. Un dirigeant de Marsh lui donna exactement le même conseil. Au travers de cet épisode, certains employés de Marsh avaient acquis la confiance de Grove et lorsque ce dernier leur fit part de ses inquiétudes, ils s’accordèrent pour dire que "quelque chose d’irrégulier était en train de se produire.’ Grove dresse la liste ces employés honnêtes dans son témoignage : Kathryn Lee, Ken Rice, Richard Breuhardt, John Ueltzhoeffer, ainsi que Gary Lasko ; tous ont péri le 11-Septembre22. De fait, une simple vérification confirme que ces noms apparaissent bien sur la liste des victimes au World Trade Center23.
Les choses commencèrent à prendre une mauvaise tournure le 5 juin 2001, au lendemain de l’envoi par Grove d’un courriel à son équipe de ventes, les informant que "Silverstream surfacturait à Marsh des millions de dollars sur lesquels nous ne touchions pas de commissions…’ Restaient deux possibilités : soit les membres de son équipe étaient floués sur les commissions qui leur étaient dues, soit Silverstream escroquait Marsh & McLennan. Plus tard ce jour-là, Grove reçut la confirmation de Gary Lasko comme quoi Marsh avait décidé de conserver Silverstream pour la phase suivante du projet. La prolongation était une excellente nouvelle et il en informa immédiatement son patron. Grove était particulièrement ravi, car la commission qui lui revenait "se montait à plus d’un million de dollars." Mais il n’en vit jamais la couleur, car dès le lendemain matin, Grove fut convoqué dans le bureau de son patron et leur collaboration s’arrêta net.
L’histoire ne s’arrête pas là. Quelques semaines plus tard, Grove eut un grave problème de santé qui nécessita une opération chirurgicale et plusieurs semaines d’hospitalisation. En août 2001, toujours alité à l’hôpital, il reçut la visite d’un cadre de la société Silverstream qui lui offrit 9.999 dollars en liquide, en plus d’une prolongation de sa couverture médicale en échange de son engagement à ne jamais parler de son travail chez Silverstream. Grove avait besoin de cette couverture médicale et accepta le deal. Toutefois, après sa convalescence, il eut quelques soupçons sur cet accord secret et décida, à tout le moins, de rester en contact avec certains employés honnêtes de Marsh, dont plusieurs étaient maintenant de proches amis. Peu de temps après, l’un d’eux prit ses dispositions pour permettre à Grove d’assister à une réunion dans les bureaux de Marsh & McLennan, au cours de laquelle les employés honnêtes devaient "interroger ouvertement le dirigeant suspecté d’être au coeur de ces affaires controversées de camouflages." Ce dirigeant avait donné son accord pour participer à la réunion par vidéo-conférence depuis son appartement situé dans les beaux quartiers de Manhattan. C’est cette même personne qui, plusieurs mois auparavant, avait demandé à Grove de fermer les yeux sur toute cette affaire. Grove était en possession de documents prouvant une activité illégale, et envisageait de les présenter lors de la réunion. Mais le jour J, il arriva en retard, à cause des bouchons dans Manhattan. Grove déclare qu’il se trouvait à moins de 2 ou 3 blocs du World Trade Center lorsque le Vol UAL 175 frappa la Tour Sud. A ce moment-là, pratiquement tous ses amis qui se trouvaient dans la Tour Nord étaient déjà décédés, ou pris au piège dans les étages supérieurs. Au total, ce sont plus de 300 employés de Marsh qui périrent ce matin-là. Aucun d’entre eux ne savait vraiment ce qui les attendait.
Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.