Il m'est venu l'idée d'ouvrir ce sujet suite à de nouvelles en quelques mois concernant des personnes qui refusent argent, média, et tout ce qui caractérise cette société capitaliste malade.
Je commence avec un russe, Grigorie Perelman (un autre sujet a été ouvert à son sujet sur ONCT), mathématicien de génie et un (ex)footballeur espagnol Javi Poves.
J'espère que ce sujet prendra du volume avec d'autres exemples de véritables résistants!
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Un mathématicien russe a refusé un prix d'un million de dollars
Le Russe Grigori Perelman, désigné en mars lauréat d'un prix du millénaire du Clay Mathematics Institute (CMI), a annoncé à cet institut, après plusieurs semaines de suspense, qu'il n'acceptait pas la récompense d'un million de dollars offerte avec le prix.
"Le docteur Perelman nous a indiqué qu'il avait décidé de ne pas accepter le prix d'un million de dollars. A l'automne 2010, le CMI annoncera comment la récompense sera utilisée au profit des mathématiques", a indiqué jeudi 1er juillet le CMI sur son site internet.
"J'ai refusé" le prix, a déclaré par téléphone Grigori Perelman à l'agence de presse russe Interfax, ajoutant que "la raison principale est un désaccord avec la communauté (...) mathématique. Leurs décisions ne me plaisent pas, je les considère injustes".
"Je pense que la contribution du mathématicien américain Richard Hamilton à la résolution de ce problème n'est pas inférieure à la mienne", a-t-il précisé.
La "conjecture de Poincaré"
Grigori Perelman était déjà absent au début du mois de juin à Paris lors d'une cérémonie destinée à le récompenser pour avoir résolu la "conjecture de Poincaré". Pour avoir résolu ce célèbre problème, le Russe s'était déjà vu décerné en 2006 la médaille Fields, considérée comme le "Nobel des mathématiques". Une autre récompense qu'il a refusée.
Il s'agit d'une "immense percée en mathématiques", a souligné le président du Clay Mathematics Institute. Cette structure américaine dédiée à la diffusion du savoir en maths avait présenté en 2000 sept "problèmes du millénaire" promettant une récompense d'un million de dollars pour la résolution de chacun d'eux.
"A la surprise générale"
Seulement trois ans plus tard, Grigori Perelman annonçait "à la surprise générale" la solution du problème de topologie posé en 1904 par le mathématicien français Henri Poincaré, sur lequel "il avait travaillé en secret pendant sept années", résume Cédric Villani, directeur de l'Institut Poincaré à Paris.
Faisant fi des canons de la presse scientifique, Perelman, aujourd'hui âgé de 43 ans, avait publié sa démonstration sur un site internet. Ses résultats ont ensuite été longuement vérifiés par d'autres mathématiciens.
Le casse-tête connu sous le nom de "conjecture de Poincaré" est un test permettant de dire si une forme quelconque est une sphère en trois dimensions. La surface de la Terre ou une peau d'orange sont des sphères en deux dimensions situées dans un espace à trois dimensions.
(Nouvelobs.com)
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Un footballeur quitte son club et le "foot business"
Le joueur espagnol Javi Poves met un terme à sa carrière professionnelle et rentre du même coup au panthéon du football. On ne sait pas grand chose des performances de Javi Poves sur un terrain de football, tout juste qu’il venait - à 24 ans - d’intégrer l’équipe première du Sporting Gijon (première division espagnole) après deux saisons passées en réserve.
S’il n’a pas marqué de son empreinte les pelouses espagnoles, le joueur est déjà rentré dans l’histoire du jeu grâce à des déclarations dignes d’un Eric Cantona des grands jours.
Ecoeuré par le monde du football, dégoûté par le "foot business", le défenseur a rompu son contrat avec son club de manière unilatérale. Trop c’est trop...
"Tout n’est qu’argent"
"Plus tu connais le football, plus tu te rends compte que tout n’est qu’argent, que c’est pourri, et tu perds un peu tes illusions", explique-t-il dans El Pais.
Un seigneur. Javi ne se contente pas de quitter son club, il le fait avec panache. Avant de laisser ses coéquipiers à leurs études, il a demandé que son salaire ne soit pas versé sur son compte bancaire, pour ne pas encourager la spéculation.
Il a aussi refusé une voiture offerte par une entreprise aux joueurs du club, estimant qu’il n’en avait pas besoin. La classe...
Sans rire, Javi a expliqué à ses dirigeants qu’il souhaitait mettre un terme à sa carrière par rejet d’un "football professionnel qui n’est qu’une affaire d’argent et de corruption". "C’est du capitalisme, et le capitalisme c’est la mort" a-t-il déclaré. "Ce que je sais, c’est que je ne veux pas vivre prostitué comme 99% des gens (...) Je ne veux pas être dans un système qui se base sur les profits qui se font sur la mort d’autres personnes en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie", déclare t-il encore.
Des projets plein la tête
Et Javi, désormais libéré de ses angoisses de footballeur, a des projets plein la tête : "Aller découvrir le monde pour de vrai, en Afrique. Pour ça je n’ai pas besoin de beaucoup d’argent. Je suis déjà allé dans des hôtels en Turquie à 3 euros". Et s’il n’arrive pas à avoir "une vie propre" en Espagne, il ira "en Birmanie".
Qualifié par El Pais de "footballeur indigné", Javi trouve pourtant que le mouvement des Indignés espagnols manque de punch. Il prône une solution beaucoup plus radicale : "C’est un mouvement créé intentionnellement par les médias pour canaliser ce mal-être social et pour que cette étincelle ne devienne pas dangereuse et incontrôlable pour le système. A quoi ça va servir de gagner 1.000 euros plutôt que 800 ? (…) Ce qu’il faut faire c’est aller dans les banques et les brûler, couper des têtes".
Même Eric Cantona, qui appelait récemment à vider son compte bancaire, n’avait pas osé...
Source d'origine : El Pais
Repris par lepost.fr
Resistants en acte
Commencé par
Prema
, 15 oct 2011 à 12:25
2 réponses dans ce topic
#1
Posté 15 octobre 2011 à 12:25
Si le climat était une banque il serait déjà sauvé.
Hugo Chavez
Hugo Chavez
#2
Posté 15 octobre 2011 à 13:04
Si on regarde, on est tous, nous tous qui sommes conscients des tenants et aboutissants de ce système des résistants à notre place, à notre manière. Je le vois au boulot, on considère par exemple les personnes comme des sujets, et non comme des individus. Ca fait une sacré différence. Ca engendre toute une organisation, un accueil, un fonctionnement qui va un peu à l'encontre de notre société individualiste.
J'ai quitté mon ancien boulot, que pourtant j'adorais, parce que je ne pouvais plus supporter qu'on traite les personnes comme des marchandises, des imbéciles...
On peut tous être résistant... (V) (V) (V)
J'ai quitté mon ancien boulot, que pourtant j'adorais, parce que je ne pouvais plus supporter qu'on traite les personnes comme des marchandises, des imbéciles...
On peut tous être résistant... (V) (V) (V)
Ce message a été modifié par LeCurieux - 15 octobre 2011 à 13:04.
#3
Posté 15 octobre 2011 à 19:29
Il y avait un gars gare part dieu (Lyon), qui était SDF. grand maigre, cheveux/ barbe long poivre et sel, des lunettes rafistolés en cul de bouteilles.
Il dormait à l'extérieur sous un arche d'immeuble et passait ses journées dans la gare part dieu. Sa vie semblait être contenu dans deux gros sacs Leclerc.
Deux choses le distinguait des SDF habituels : il était sobre et ne mendiait pas.
Il piochait dans les poubelles de cette grande gare de quoi subsister : des restes de sandwich de voyageurs, mais aussi des magazines, des journaux, des mots fléchés. qu'il consommait à longueur de journée. même ses fringues c'était de la récup.
Un jour (à cette époque je traversais la gare quotidiennement pour aller de mon domicile au boulot, donc croisais cette personne quotidiennement) je m'arrête et discute avec lui. Il n'était pas dans une attitude de demandeur (d'argent), mais bien d'échange (d'idées). Il avait une grande culture et était lucide (pour rappel, il lisait à longueur de journée des journaux et magazines) et la honte de ma vie c'est quand en partant je lui propose qqs euros et il les a refusé... catégoriquement.
Cet homme était vraiment en dehors du système, pas de propriété, pas de domicile, pas de dépendance aux psychotropes, pas de compte bancaire, pas de RMI, pas de revenu, pas de dépense ...
Je crois, le seul anarchiste libre que j'ai rencontré de ma vie.
Il dormait à l'extérieur sous un arche d'immeuble et passait ses journées dans la gare part dieu. Sa vie semblait être contenu dans deux gros sacs Leclerc.
Deux choses le distinguait des SDF habituels : il était sobre et ne mendiait pas.
Il piochait dans les poubelles de cette grande gare de quoi subsister : des restes de sandwich de voyageurs, mais aussi des magazines, des journaux, des mots fléchés. qu'il consommait à longueur de journée. même ses fringues c'était de la récup.
Un jour (à cette époque je traversais la gare quotidiennement pour aller de mon domicile au boulot, donc croisais cette personne quotidiennement) je m'arrête et discute avec lui. Il n'était pas dans une attitude de demandeur (d'argent), mais bien d'échange (d'idées). Il avait une grande culture et était lucide (pour rappel, il lisait à longueur de journée des journaux et magazines) et la honte de ma vie c'est quand en partant je lui propose qqs euros et il les a refusé... catégoriquement.
Cet homme était vraiment en dehors du système, pas de propriété, pas de domicile, pas de dépendance aux psychotropes, pas de compte bancaire, pas de RMI, pas de revenu, pas de dépense ...
Je crois, le seul anarchiste libre que j'ai rencontré de ma vie.










