Hum hum, donc je reviens plus sérieusement.
Vous êtes donc deux à avoir répondu à ces questions.
Pour la première réponse, celle de Carribean, elle parle de prophétie et de possibilités introduites par « je vois »… et pour Alcore, au final, la même chose, un fantasme : « les gens » se battent entre eux… plus de compassion… la nécessité d’avoir un « chef bien avisé ».
Merci donc d’avoir daigné répondre, ceci dit, peut être aurais je du préciser quelque peu ma question en la formulant ainsi :
Par rapport à votre lecture du réel, c'est-à-dire à votre environnement, pouvez vous me dire qui va se battre contre qui ?
Personnellement, je ne peux pas répondre à cette question. Dans mon environnement, personne ne risque de se battre contre personne puisque nous sommes déjà interdépendants et conscients de cela (dans l’entraide) et que nous possédons déjà un réseau de production de produits alimentaires de proximité (producteurs de légumes, fruits, miel, lait, éleveurs…). Donc par rapport à ma lecture du réel, une guerre civile n’est pas possible tel que les choses sont actuellement.
Concernant les banlieues et pour avoir vécu/travaillé en banlieue parisienne (et y travailler encore). Toute « guerre civile » comme vous l’appelez aurait comme « force contraire » l’armée. L’armée française, qui même que bien moyennement équipée pour certains ordres, est 10 fois plus puissante qu’un groupe, même armé, de civils.
Ce type de guerre civile, pour moi, est un peu ce à quoi on encourage la populasse petit à petit… pour quelles raisons me direz vous ? Il suffit d’en deviner les conséquences : « diabolisation » des dissidents et renforcement sécuritaire (on le sent d’ailleurs déjà dans les propos de certains ici).
Oui j’ai bien écrit « encourage »…
Je ne rentrerai pas dans le débat de la crise économique ici, pour éviter le HS. Mais il me semble évident que la réalité que l’on nous impose est factice :
- économie virtuelle et agences de notation qui notent des pays comme on fait entrer un restau dans un guide michelin : est ce que le restau qui n’est pas dans le guide n’existe pas, ne propose pas à manger ?
- Une crise, donc, en parfait décalage avec les réalités et priorités objectives :agriculture, travail qui est plombé par le système lui-même, et fiscalité ankylosante…
- La nécessité de globaliser pour apporter de l’ordre et du bonheur (par l’avoir) à tous (Attali et politicien annoncant le NOM).
Bref je ne m’étends pas, mais une masse populaire se manipule par les crises : économiques ou sociales.
Personnellement, je trouve que certaines idées émergent, semblant relever d’idées dîtes "alternatives", sont en fait de l'ordre réactionnelles, émotionnelles et relèvent de manipulation, et finalement sont très consensuelles, comme cette idée de futur monde à la Mad Max :
Tiré de l'"ingénierie sociale" (
Gouverner par le Chaos).
Dans le livre précité, à propos de la construction d'un réel factice afin de manipuler les masses : " A défaut de construire directement le réel, on peut donc chercher à s'en approcher de manière asymptomatique en construisant une réalité. Ensuite, le mécanisme très largement partagé de la
prophétie auto-réalisatrice fait le reste :
à force d'agir et de penser en fonction d'une certaine image du réel, on en vient
à façonner le réel lui-même selon cette image. (..)
Cette technique a l'avantage d'éliminer toute forme de contestation"
(ah oui c’est vrai, quand on conteste, même à coup de références et d’explication rationnelles, on est taxé de Bisounours

)
Le piège du virtuel n’est pas qu’il existe, mais que l’homme en vienne à ne plus faire la différence entre virtuel et factuel/reel.
Réellement, il n’y a pas encore de communauté assez remontée et organisée, pour en venir à la guerre civile, pas encore, pas au jour d’aujourd’hui. Même s’il est vrai que l’on a remplacé, ces dernières années, la sempiternelle lutte des classes par la lutte identitaire, voire religieuse (merci la droite…) (joli tour de passe passe qui permet d’appauvrir les classes moyennes avec un peu de vaseline).
Quant au 93, cela fait 30 ans que c’est ainsi, le « problème » ne remonte pas à aujourd’hui ou à une dizaine d’années et sa source est une mauvaise gestion du pays, de celle là même, virtuellement économique, que l’on veut faire avaler au peuple à coup de théories économiques non seulement obsolètes, mais qui ne sont pas au service du vivant.
Quant à toi Mag, je ne pense personnellement pas que tu "n’as pas d’autre solution", je pense que tu n’envisages pas d’autre solution… ce qui est fondamentalement différent.
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.