Selon Soral, la "virilité intellectuelle" est une valeur morale. Elle recouvre des qualités telles que l'honnêteté, la bravoure, la loyauté, la droiture, la cohérence etc.
C'est aussi mon analyse. Le plus drôle, c'est que ce sont des qualités qu'il ne possède même pas.
Cette "virilité intellectuelle" s'opposerait à la "féminité intellectuelle", caractérisée par la séduction ,le mensonge, la corruption, la mauvaise foi, etc., tous les qualificatifs qu'on retrouve par ailleurs chez Soral pour désigner les auteurs du "complot mondial" : les juifs et les protestants.
Soral est indéniablement misogyne et machiste. Qu'il attribue donc ces caractéristiques "féminines" - selon l'image qu'il a du féminin - aux groupes qu'il dénigre est logique.
Deux valeurs s'opposent : le catholicisme et un islam idéal d'un côté (c'est le bien masculin : l'authenticité de la parole, propre au catholicisme et aux "vrais" hommes ; le "savoir aimer", propre au catholicisme et aux "vrais" hommes ; l'esprit de justice propre au dieu de l'islam et aux "vrais" hommes ; la "virilité" mythique de l'islam et des "vrais" hommes).
Et de l'autre côté le judaïsme et le protestantisme (c'est le mal féminin : l'hypocrisie propre au judaïsme et aux femmes, le discours victimaire propre au judaïsme et aux femmes, l'art de la manigance et l'absence de franchise propres au judaïsme et aux femmes ; le goût en commun des protestants et des femmes pour l'argent, le goût en commun des protestants et des femmes pour les biens matériels).
Selon Soral, le bien est masculin, le mal est féminin.
Oui, mais il n'y a pas que ça; ces "valeurs" attribuées à ces religions - je ne parle pas de la notion de masculin et de féminin qu'il leur associe - sont également issues des écrits de Guénon et préparent la religion mondiale unique du NWO: fusion du Catholicisme et de l'Islam sous la bannière de l'imam Mahdi.
En ce sens, on ne peut pas dire que Soral soit "homophobe". Chez Soral, l'amour est d'ailleurs de l'ordre du masculin, c'est à dire que seuls les hommes sont capables de donner de l'amour (propos repris aussi par Livernette : l'homme aime la femme, la femme respecte l'homme ; puisque la femme est de toute façon incapable d'aimer, alors elle ne doit à l'homme que du respect).
C'est d'ailleurs à se demander s'il n'y a pas une certaine homosexualité cachée en lui; pas l'homosexualité de "fiottes", mais une homosexualité bien "virile" - du moins en apparence.
L'homosexualité ne pose pas de problème particulier à Soral. C'est plutôt l'envahissement par le féminin qui pose un problème à Soral. Cet envahissement par le féminin est symbolisé par l'acte de pénétration. On retrouve dans le discours de Soral quantité d'allusions : "se faire enculer", "pédé" "lopette" etc. situations de soumission et d'humiliation selon Soral.
Soral a peur des femmes, c'est clair. Et cela vient probablement de ses relations conflictuelles avec les femmes de sa famille ainsi que sa virilité étouffée par son père .
Quant aux termes qu'il emploie, j'ai l'impression que c'est encore pour se conforter dans une image super-virile: eux, sont féminins, mais, moi, je suis tout le contraire. À l'entendre l'affirmer si souvent, c'est à se demander s'il en est bien certain.
Dans le psychisme de Soral, les dominants, les "Tout Puissants", relèvent fantasmatiquement du féminin (le judaïsme se transmet par la mère ; voir aussi le mythe de la Mère Juive toute puissante. Le protestantisme quant à lui accorde des droits illégitimes aux femmes, comme le droit d'être pasteur ; la culture protestante est un foyer du féminisme).
Les dominés, ou persécutés, sont selon Soral fantasmatiquement des hommes (thème de "l'homme battu", récurent chez Soral).
Quand le masculin se soumet au féminin, volontairement ou non, l'homme devient une "fiotte", soumise à la "Toute Puissance féminine". Il est un homme qui "baisse la tête" (métaphore pour dire qu'il "débande").
Soral pose une première équivalence : "juif = féminin". Puis, il opère un retournement de situation. Le persécuté traditionnel (le juif) devient le persécuteur. Parallèlement à ça, la persécutée traditionnelle (la femme) devient la persécutrice.
Encore une fois, ses rapports frustrants avec sa mère, sa castration psychologique par son père et sa jalousie envers sa soeur - je n'invente rien, c'est lui-même qui a déballé toutes ses rancoeurs familiales non digérées - sont probablement à l'origine de ces obsessions névrotiques.
J'ai trouvé ces vidéos qui montrent à quel point ce type a des problèmes avec les femmes:
http://www.dailymoti...-part-1_webcam#
http://www.dailymoti...e-part-2_webcam
À remarquer : Soral se vit lui-même comme un persécuté. Il est battu par son père dans son enfance,
Je pense en effet que Soral a été complètement écrasé par son père, pas seulement battu, et qu'il est resté un enfant craintif à l'intérieur de lui-même et qu'il n'a pas développé sa virilité.
Pour compenser, il s'est forgé cette image virile caricaturale: machisme, grande gueule, ...
agressé physiquement par le Betar, rejeté par les media etc. Sa demande médiatique est interprétable : c'est une demande d'amour ; la demande de Soral, en dépit des apparences, est résolument féminine (Soral dit au monde : "aimez-moi"). Soral est d'ailleurs provoquant et hystérique, comme s'il testait les limites ou demandait un amour inconditionnel.
C'est clair que derrière ce masque viril caricatural, Soral est indéniablement féminin, selon ses critères: hyper-émotif, manipulateur, incohérent, menteur, mauvaise foi, peu courageux,... et qu'il a un grand besoin de reconnaissance.
Soral aime la virilité parce qu'il se vit, inconsciemment et fantasmatiquement, comme une femme (femme battue, certes, mais qui aime ça).
Soral aime ce qu'il lui manque.
Je ne suis pas certaine qu'il aime être battu. Mais comme on a tendance à reproduire ce qu'on a vécu dans l'enfance, il a du mal à avoir des relations équilibrées et reproduit des situations conflictuelles où il a absolument besoin d'être, cette fois-ci, le dominant et non plus le dominé. D'où, quand il sent qu'il perd le contrôle, ses réactions hystériques et ses coups bas.