Sumer
#1
Posté 05 mars 2003 à 15:57
Donc vus les sujets que l on aborde en ce moment sur le forum, c est bien de parler des sumeriens mais personnes na vraiment apporté quelque information sur eux alors, je vais commencé par ces 3 sites, c est peut etre pas les meilleurs mais bon.
http://perso.wanadoo.fr/spqr/clio.htm
http://secretebase.f...s/sumeriens.htm
http://home.nordnet....html/sumer.html
Donc bcp de thèorie vient de la traduction des tablettes sumerien, nibiru , la crèation de l homme etc.
Bref un sujet a creusé.
#2 yoda
Posté 05 mars 2003 à 16:50
1) Sumer s'écrit Sumer et pas Summer (j'ai cru que tu voulais parler du retour de l'été aux u.s.a.)
2) première civilisation qui naquit sur terre... (!?)
Ce message a été modifié par yoda - 05 mars 2003 à 16:50.
#3
Posté 05 mars 2003 à 17:37
Il est vrai que les tablettes sumeriennes semblent etre les plus anciennes formes d'ecriture
le catalogue complet des tablettes avec les originaux et les traductions en anglais quand ca a ete fait :
http://www-etcsl.ori...k/catalogue.htm
Ici un site en francais
http://perso.wanadoo...eCuneiforme.htm
Pilo
#4 c-cube
Posté 05 mars 2003 à 21:20
Je me suis intéressé à cette civilisation il y a quelques années maintenant et plus particulièrement à la fameuse épopée de Gilgamesh.
Au sujet du légendaire Gilgamesh, il y a plusieurs détails intéressants. L'un des plus intéressants concerne son origine. La légende raconte qu'il se disait lui même être homme au 2/3 et dieu pour 1/3, un détail qui a fait couler beaucoup d'encre quant à son interprétation.
Si vous vous passionnez pour la civilisation sumérienne, je vous recommande chaudement l'oeuvre remarquable du romancier Robert Silverberg au sujet de Gilgamesh et qui s'intitule sobrement "Gilgamesh, roi d'Ourouk". Un régal !
Une autre légende remarquable de cette civilisation, qui ne le fut pas moins, est celle du Dieu Oanes, mi homme mi poisson et sorti de l'océan pour apporter de multiples connaissances au peuple sumérien (agriculture, écriture, astronomie, etc.)... Certains y ont vu le premier récit connu d'une rencontre rapprochée entre les hommes et une peuplade extraterrestre.
Vraiment la civilisation sumérienne est très importante pour le patrimoine mondial de l'humanité. Et dire qu'elle se situait en plein coeur de l'Irak actuel...
#5
Posté 06 mars 2003 à 16:26
Le net n est pas tres riche en site francophone mais bon en voisi quelqu un.
Le plus complet est celui qui a mis une partie du livre la 10 eme planète(deja sur le forum)
http://pageperso.aol...espassions.html
Et d autre tout aussi intèressent:
http://www.alternati...s/annunaki.html
http://www.atlantyd....le.php3?sid=163
http://ufoweb.free.fr/planeteX.htm
#6
Posté 07 mars 2003 à 14:22
Citation
j croit qu il fait reference a la Trinite (pere ,fils et saint esprit pour les chretiens ou corps ame esprit)
on a tous un tiers de divin
#7 c-cube
Posté 07 mars 2003 à 17:09
Citation
on a tous un tiers de divin
Non, je ne crois pas en ce qui concerne la trinité au sens chrétien du terme. La civilisation sumérienne est antérieure de plus de 3000 ans à l'ère chrétienne et cette notion de trinité n'est nullement abordée dans l'épopée de Gilgamesh.
Par contre, pour la distinction corps, âme, esprit... qui sait? C'est une interprétation possible en effet.
D'autres, plus hardis dans leurs hypothèses, y ont vu l'expression de la composition de l'ADN de Gilgamesh (1/3 extraterrestre, 2/3 humain).
Sans aller jusque là, je dirais que c'est peut être un calcul du degré de filiation avec une lignée royale considérée comme divine (ce qui n'exclu pas totalement l'hypothèse extraterrestre).
L'étrange proportion (1/3 et 2/3) s'explique, par exemple, si Gilgamesh est le descendant d'une famille où des "dieux" (quelle que soit la nature de cette divinité) ont épousé des humains "ordinaires" et où les "hybrides" ont tantôt épousé des dieux, tantôt des humains.
#8
Posté 04 février 2006 à 14:09
moi se qui me surprend le plus qu'en je lis quelque livre sur les summeriens
se sont le degres avancer de leur connaissance. voila une civilisation plusieur fois
millenaire et elle connait beaucoup de chose que nous avons decouvert il y a pas longtemps.
sur le cosmos, sur les mathematiques etc....
apres avoir lu la 10eme planete tout est remis en question.
si tout ce qui il y a dans se livre et exact nous sommes a mille lieu de la verite sur notre histoire.
est ce bien dans les ecrit summerien que l'on dit que venus et une planete qui est venu dans le systeme solaire apres sa creation.
#9 Salamandre
Posté 04 février 2006 à 22:20
Vous n'avez pas l'impression qu'ils se foutent de vous?
Elle commencerait pas en Atlantide, la civilisation?
Ce message a été modifié par Salamandre - 04 février 2006 à 22:22.
#10
Posté 05 février 2006 à 08:58
Salamandre, le Samedi 04 Février 2006, 22:25, dit :
Il suffit de constater tous les objets manufacturés trouvés dans les mines de charbon ou autres.
Evidemment, pour l'histoire "officielle", ces objets n'existent pas.
#11
Posté 05 février 2006 à 09:12
Salamandre, le Samedi 04 Février 2006, 22:25, dit :
#12
Posté 05 février 2006 à 09:25
L'Atlantide retrouvée de Charles BERLITZ.
Après la lecture de ce livre, les plus sceptiques seront convaincus.
#13
Posté 05 février 2006 à 10:15
SI ca peut vous etre utile.
Texte ou tablettes sumériennes
« Enki et Ninhursag » au musée de Philadelphie. Exhumé parmi 3000 textes religieux, administratifs, économiques, et dédicatoires lors de fouilles américaines entre 1889 et 1900
Une autre variante se trouve au Louvre, 27 vers.
« Poème du Super sage » d’origine inconnue se trouve au British Muséum. Cette tablette est la troisième et dernière du Poème d’Atrasis le super sage. Elle contient un récit du déluge.
Ce sont la les principales sources cosmogoniques des mythologies mésopotamiennes.
Nos ancêtres vénérables, ce sont les anciens habitants de la Mésopotamie. Créateurs au tournant du IV° et III° millénaires avant JC, non seulement de la haute civilisation la plus antique connue a ce jour, mais aussi du premier système viable d’écriture. Leur situation géographique sur cette aire ouverte également à l’Orient et à l’Occident, en même temps que leur prépondérance intellectuelle et technique leur ont permis de diffuser partout, des siècles durant, les plus brillants acquis de leur culture.
Ils ont inspirés les auteurs de la Bible et de plus loin encore le vieux monde hellénique ; bref la civilisation chrétienne.
La mythologie sumérienne, les documents de langue sumérienne couvre une période se constituant d’un premier temps, un premier tiers dans le développement trois fois millénaires mais continue de la civilisation locale. Est proposé ici comme un tout, en toute son « histoire » et tous ses documents connus, aussi bien l’expression akkadienne que sumérienne ; La mythologie de l’ancienne Mésopotamie.
La Mésopotamie : Une civilisation hybride.
Les textes ont été écrits en sumérien, en akkadien, puis traduit de l’un à l’autre et vice versa. Ce phénomène met en cause les propres racines de la civilisation mésopotamienne, et donc de sa mythologie.
Environ -3000 : Naissance de l’écriture qui est une invention d’un système de signes propres à matérialiser et fixer la pensée et la parole.
On trouve à l’origine une, voire plusieurs populations distinctes, installées dans le pays, nul ne sait depuis quand, et que rien ne permet d’identifier en elle-même.
Au IV°-III° : on recense 2 populations
Une branche sémitique ( Akkadien )
Une branche isolée : les sumériens
Ces deux groupes étaient d’abord indépendants et porteurs chacun de sa propre culture. On ignore ce qui les a rassemblés mais ils ont semblés vivre cote à cote, de plus en plus rapprochés et mêlé sans heurt culturel ou racial. Mais le brassage a été immense, ce qui donne cette civilisation hybride.
Pour ce qui est du culturel, c’est le sumérien qui prime. Ils se taillent la part du lion au niveau de l’ingéniosité, inventivité et de la volonté de progrès. Ils ont découvert l’écriture, une quantité de notions, de procédés, de techniques, d’institutions. La preuve en est qu’en akkadien, énormément de mots sont empruntés au sumérien.
Quantitativement les sémites ont été envahissant, notamment au niveau du domaine religieux qui d’apport sumérien s’est sémitisé. Les implications sont nombreuses mais on ne peut que constater la prépondérance culturelle des sumériens de façon éclatante.
On pourrait penser qu’ils sont doués d’une imagination brillante et fougueuse, d’une vigueur verbale peu commune et capable d’un lyrisme puissant (comme dans les écrits de la Bible ou du Coran) ; or ces dispositions sont quasiment introuvables en Mésopotamie ancienne. Ils ont plutôt une attitude verbale et mentale carrément prosaïque, rigide et froide, mais logique, précise, férue d’analyse et de savoir, et étrangement rationnel. Une sorte de passion pour l’inventaire, le classement les anime. Bref un tempérament de juriste, de comptable, de savants méticuleux plus que des poètes ou des vaticinateurs. (Notez ici une certaine forme de domination du cerveau logique sur le cerveau émotionnel, ca pourrait avoir son importance plus tard)
On peut donc parler aux premiers temps de la civilisation mésopotamienne d’une hégémonie culturelle des sumériens devenue suméro-sémitique. Il est impossible de dissocier ces 2 hérédités, c’est pourquoi il n’est jamais mis en avant que la mythologie mésopotamienne, la tenant ici pour un tout vivant et autonome don insécable sur toute sa durée.
Voila c'est extrait du livre de Jean Bottero et Samuel Noah Kramer, qui sont parmi la petite 100aine de sumérologue capable de déchiffrer et de donner une interprétation des tablettes.
Bien avous
#14 Salamandre
Posté 05 février 2006 à 11:22
Citation
Et les officiels de la préhistoire n'auront jamais de vraies preuves, même si elles existent! L'histoire humaine écrite dans les livres classiques ne doit pas être modifiée. Comme les dogmes d'une religion.
#15
Posté 05 février 2006 à 11:53
1)Les Rmoahals
2)Les Tlavatlis
3)Les Toltèques
4)Les Touraniens
5)Les Sémites
6)Les Akkadiens
7)Les Mongols
Quand Platon parlait de l'Atlantide, il faisait uniquement référence à l'ïle de Poséidonis qui fut engloutie en 9564 avant J.Ch.
Le livre de Michel Coquet intitulé Histoire des peuples et des civilisations explique très bien ces notions.
Je tiens à souligner qu'il n'y a pas de supériorité d'une race par rapport à l'autre.
Tout cela fait partie de l'évolution de la vie.
Les Rmoahals venaient de la Lémurie.
#16
Posté 05 février 2006 à 12:27
Je suis moi aussi partisan de cette idée selon laquelle, avant Sumer, il y a eu un age d'or de l'humanité, age d'or qu'on appelle "Atlantide".
On peut penser qu'Atlantide serait donc cette fameuse "première civilisation", puisque c'est laquelle fut la première qui nous interesse. On leur prete une intelligence hors du commun, et une techcnologie de pointe, ce que nous savons tous.
Sumer est la première à l'heure actuelle parce que c'est la seule dont, officiellement, on a des traces d'existence en particulier a travers l'Ecriture. Ce que représente le passage a l'écriture est cognitivement un bouleversemment majeur de l'évolution, dans la façon de représenter le monde ( Lisez Mc Luhan, si vous voulez approfondir la chose, c'est un canadien de génie ! il explique parfaitement bien ce passage, ainsi que les suivants comme l'imprimerie etc... )
Grosso modo, le fait de passer à l'écriture crée un nouveau moyen de communication, et du coup on arrete de se parler selon le face à face qui est la façon la plus "complete" d'échanger sur le plan physique.
Pour l'atlantide, il n'existe pas de trace... Alors on peut chercher tout un tas d'explication a ce fait, comme le fait que tout a été détruit, que les Atlantes sont en fait les martiens qui ont fui la destruction de l'atmosphere de leur planete, etc... Mais le fait est que Sumer , on en a des traces, donc pour le moment c'est la première.
L'atlantide est tres largement source de spéculation. Faire l'hypothèse qu'elle fut sur Terre bien avant Sumer est interessant mais sous entend beaucoup trop de chose qu'il n'est malheuresement possible de traiter que sous la forme de la spéculation.
Personnellement je la perçois comme une allégorie. La symbolique de sagesse et d'intelligence représente non pas un passé révolu, mais le futur à atteindre. C'est une sorte de vision prophétique a mon sens qui est devenu un mythe puis une légende.
Apporter des éléments réellement tangible a l'hypothèse de l'Atlantide, terrestre ou martienne, est tres tres difficile. On en ignore tout.
Néanmoins on peut largement s'interesser aux Sumériens, et comprendre qui ils sont , car ce dont on est sur, c'est que selon l'hypothèse de l'atlantide, on peut supposer que ces sumériens ont été influencés par la sagesse des Atlantes. Qu'ils sont peut etre l'élite dominante de Sumer... Mais ce n'est la qu'enchainement de supputation imbriquée, qui n'est qu'une mauvaise façon d'essayer de convaincre.
Voila ce qui est dit du tempéramment des Sumériens : On pourrait penser qu’ils sont doués d’une imagination brillante et fougueuse, d’une vigueur verbale peu commune et capable d’un lyrisme puissant (comme dans les écrits de la Bible ou du Coran) ; or ces dispositions sont quasiment introuvables en Mésopotamie ancienne. Ils ont plutôt une attitude verbale et mentale carrément prosaïque, rigide et froide, mais logique, précise, férue d’analyse et de savoir, et étrangement rationnel. Une sorte de passion pour l’inventaire, le classement les anime. Bref un tempérament de juriste, de comptable, de savants méticuleux plus que des poètes ou des vaticinateurs
Cela est tiré de l'interpétation des fameuses tablettes.
Ils sont quand meme profondément reptilien si l'on en croit cette interpétation officielle. Ce ne sont pas artistes Atlantes mais plutot des savants d'ailleurs.
Ensuite ... Les spéculations peuvent aller bon train !
Bien a vous.
#17
Posté 06 février 2006 à 23:16
j'ai revu un episode de s cités d'or un dessins animé que je regarder etant enfant
et je me suis apercu qu'il representer les olmeques si je ne me trompe pas en
une sorte d'humanoide reptilien. un message encore pour nous dire de
revoir l'histoire car tout n'est pas dit comme cette soucoupe volante emprissoner dans la glace
dans le dessin animé l'age de glace . les ecrit summeriens devrait etre enseigner a l'ecole car
il doivent etre surement moins polluer d'elucubration que certain texte contemporain.
#18
Posté 06 février 2006 à 23:40
Ici :
http://www.onnouscac...=ST&f=15&t=7160
Mais attention, c'est du brutal...
#19
Posté 07 avril 2006 à 14:25
Sumer est la première civilisation de l'histoire.
cette affirmation est vraie puisque c'est la plus ancienne civilisation connue et étudiée par la science qu'est l'histoire.
peut-etre il y eut des civilisations pré-historiques, ces civilisations hypothétiques sont inconnues des historiens et inexistantes dans l'histoire. certaines sont relatées par les mythologies et étudiées par sciences parralèles.
Les plus anciens villes et écrits ont été trouvés en Mésopotamie (mot qui signifie « entre les fleuves », ce sont les terres qui se trouvent entre l'Euphrate et le Tigre). c'est à cause de cela que la région est appelée « le berceau de la civilisation. »
les premiers campements qui dates de 11000 ans dans cette région font partis de la préhistoire pas de l'histoire, car l'histoire commence avec l'écriture, ce n'est pas un dogme, c'est un choix arbitraire.
Les premiers écritures connus ont été trouvés à Uruk (qui est maintenant Warka, en Irak), la citée-état capitale du pays de Sumer ; ils sont datés de 3300 avant J.-C.
rien n'interdit d'imaginer qu'il y à eut des civilisations avant. les historiens autorisent a imaginer et à chercher (heureusement). il tiendront compte seulement du "matériel" qui "atteste" la réalité d'une civisiation antérieur a Sumer, ils ne tiendront jamais compte d'une interprétation ou d'une idée.
apportez du matériel qui atteste une civilisation plus vielle que Sumer et la date du début de l'histoire reculera.
une pierre trouvé dans une strate géologique ou un vase trouvé dans un puit de mine ce sont des "indices", les institutions ne tiennent pas compte de l'indice. il ne faut pas être injuste avec les historiens, les livres changent a mesure des découvertes.
une zone étendue avec des restes de batiments, des outils, des supports d'écriture, ce n'est plus un indice, c'est du matériel qui atteste. il fut découvert en 1961 à Tartaria (Roumanie) des tablettes d'argile avec des signes pictographiques, datées à peu près 1000 ans avant Sumer et qui ressemblent beaucoup à l'écriture sumérienne. certains scientifiques russes, britanniques et américains tres respectueux de l'institution pensent que les sumériens viennent dans cette zone et ils auraient migrés en mésopotamie. cela est une théorie scientifique sérieuse défendu par de vrais historiens mais pas encore une "vérité historique". chacun a sa vérité personnelle, il existe une vérité historique, ce n'est pas un dogme, c'est une évolution qui tient compte des découvertes (comme la vérité personnelle), mais on ne change pas les livres d'histoire chaque semaine.
#20
Posté 07 avril 2006 à 15:00
Par contre pour l'Atlantide, l'hypothèse la plus probable est que Platon parle de l'ïle de Théra, comme dit Rodney. C'était une colonie crétoise du 2°millénaire, au temps où la civilisation dite minoenne dominait le bassin méditerranéen. L'éruption du Santorin a englouti une partie de l'île et le nuage et le souffle ont probablement détruit les bateaux des minoens. Or comme la mer était leur principal moyen de subsistance, et que leur marine de guerre était leur principal moyen de défense, ils ont probablement été à la fois envahis et affamés.
Leur civilisation et leurs infrastuctures ont été récupérées par ceux qu'on appelle les mycéniens, que les grecs du temps de platon pensaient être des ancètres mythiques, en particulier à cause des palais dits "cyclopéens" (parce qu'ils étaient immenses) qu'ils ont laissé. Après la chute de Mycène due aux mystérieux doriens, la grèce passe dans une période de 1200 de régression où elle perd l'écriture, les ages sombres. L'histoire des civilisations antérieures a dû être gardée par la tradition orale et un peu mysticisée. Platon arrive presque 2000 ans après la chute de Mycène, ce n'est donc pas étonnant qu'il ait donné le chiffre de 12000 années, car en terme de générations la période des âges sombres est très longue.
#21 Didier
Posté 07 avril 2006 à 22:41
Je trouve que Santorin sert un peu à tout: la destruction de l'Atlantide, les 12 plaies d'Egypte... La grande explosion, c'est bien entre 1600 et 1400 av JC ? (Je prends large).)
Citation
ce n'est pas exagéré ? Allez 1000.
Moi j'aime bien l'hypothèse d'une Troie située en Angleterre, très fournie en détails assez probants. Je rappelle entre autres que les achéens de l'Iliade (achaioi) sont cités parmi les peuples de la mer venus du nord. (je développe dans un des trop nombreux topics atlantide)
Donc des foyers de peuplement de partout, c'est assez mon avis aussi.
#22
Posté 07 avril 2006 à 23:09
Pour le 2000 ans mon clavier a fourché, Platon (427-348) parle 1200 ans après l'éruption,et les âges sombres ont duré 500 ans mea culpa...Désolée mais quand on écrit vite...
Malheureusement, Troie est bien à Troie...il y a beaucoup de preuves, et pas seulement grecques, des registres Hittites qui nomment une ville à l'emplacement des 7 villes superposées découvertes pas schlimmann qu'ils nomment d'un nom proche d'Ilion, le nom grec de Troie.
Pour le Santorin, on a retrouvé des pierres ponces lui appartenant en Egypte, et le passage d'un nuage noir inexplicable est noté dans les archives égyptiennes. On en a trace jusque dans des écrits chinois.
Les "peuples de la mer" sont mal définis, on parle de "doriens" dont les "achéens", les habitants de l'achaïe dans le péloponnèse seraient les descendants. Mais alors ils ne seraient jamais sortis de la Méditerrannée (pour se faire manger par des monstres marins non mais ça va pas???).
Mais rien n'interdis de croire à autre chose!
#23
Posté 07 avril 2006 à 23:15
Culture de Vinca (europe de l'est): 6000-3000
çatal hüyük (turquie): 6000
Jiroft: 4000-5000
#24 Didier
Posté 09 avril 2006 à 20:24
Citation
HYpothèse : comme les anglo-saxons baptisent les villes australiennes, canadiennes, américaines des toponymes qu'ils connaissent déjà, on peut penser que Troie ou Ilion a pu désigner plusieurs villes à des époques différentes.
#25
Posté 11 avril 2006 à 11:11
En plus on a trouvé dans les 7 villes successives des traces de guerres et d'incendies comme dans l'Iliade. En plus la Troie découverte se situe vers l'Hellespont comme le dit encore l'Iliade.
Et sans rire, les grecs ne s'aventuraient pas au delà de Gibraltar à part pour aller dans certaines villes proches, jamais ils ne seraient allé vers ce qu'ils considéraient être les limites de l'univers.
#26
Posté 11 avril 2006 à 11:52
Dacia.org
Histoire :: Autres
L’installation en Europe septentrionale et occidentale des peuples carpatho-danubiens à l’ère proto-historique
Dans l’espace carpatho-danubien, à l’ère proto-historique, un peuple s’est formé: celui que les Roumains d’aujourd’hui considèrent comme le premier ensemble cohérent de leurs ancêtres lointains mais directs. Ce peuple a commencé à émigrer hors de son aire d’origine vers des terres fertiles plus au nord et à l’ouest. L’étendue de ses terres augmentait, vu la fonte de la calotte glaciaire, et le climat devenait plus clément. Personne ne peut encore établir avec certitude le temps, en milliers d’années, que cela a pris pour que les collines peu élevées en altitude se couvrent de forêts. Personne non plus ne peut affirmer avec certitude quel fut le processus biologique de formation de ces forêts, ni quand il a commencé, ni quand ces zones forestières ont pu devenir l’habitat privilégié de nombreux insectes, oiseaux et autres animaux. Ni dire avec une égale certitude quand l’homme, poussé par sa curiosité, a commencé à s’installer et à habiter dans ces forêts, à la recherche de nourriture. L’archéologie ne nous fournit encore aucune réponse précise.
Commençons par jeter un oeil sur une carte de l’Europe. Nous voyons la chaîne carpatho-hercynienne se poursuivre vers les Monts Beskides et Tatra. De part et d’autres de ces régions montagneuses coulent des fleuves et rivières: certains coulent vers le nord, d’autres vers le sud. Au Nord, nous constatons la présence de bassins hydro-géographiques comprenant: l’Elbe, l’Oder, la Vistule et le Niémen, tandis que le bassin du Danube (que les Grecs appelaient l’Ister) se trouve au sud (rappelons aussi que “Danu” est la déesse védique de la pluie et des prairies grasses). Le bassin du Danube rassemble presque toutes les rivières et les fleuves prenant leur source sur le flanc méridional des chaînes montagneuses que nous avons mentionnées.
Quand le climat s’est réchauffé, les Pélasges carpatho-danubiens ont quitté leur foyer originel pour conquérir le monde environnant:
1. Une première vague, nordique, que l’on peut appeler la branche balto-mazurienne, s’est divisée plus tard en deux groupes de peuples: les peuples germaniques et les peuples slaves.
2. Une seconde vague, qui devient dès lors la branche méridionale du peuple carpatho-danubien, a donné ultérieurement naissance à deux autres groupes:
a) La branche du Sud-Est, comprenant les Sumériens, les Ramantes de Troie, les Hittites et les Garamantes d’Afrique du Nord.
b) La branche du Sud-Ouest, qui formera plus tard la race européenne dite “latine”: les Daco-Gètes, les Thraces, les Illyriens, les Latins (futurs porteurs de l’empire romain), les Italiques, les Ibères, que l’on retrouvera sur les territoires actuels de l’Espagne, du Portugal et de la France.
c) La branche orientale, qui a donné naissance à la spiritualité védique et qui partira à la conquête de l’Asie, plus précisément du Sud de la Chine, du Bassin du Tarim (les Tokhariens), de l’Inde (les Aryens védiques), du Japon (dont la population aïnoue étant un résidu lointain de ces migrations), etc.
Ces conclusions sont déduites de la logique, car les preuves archéologiques sont très peu nombreuses aujourd’hui. Le problème qu’il convient de résoudre: quels éléments de preuves peut-on ajouter aux quelques rares références que nous possédons déjà?
La zone comprise entre l’Océan Atlantique et la “mer aux couleurs du ciel” (la Mer Noire) a abrité une vie culturelle préhistorique intense: que l’on songe à la fresque de la “danse du bison” découverte dans la grotte sanctuaire d’Altamira en Espagne, à celle, similaire, que l’on a retrouvée à Font-de-Gaume en France, du “félin d’ivoire” de Pavlov en Bohème à la fresque de la “panthère, des chevaux et du chevalier tué”, découverte dans la grotte sanctuaire de Cuciulat (et qui date d’une période entre –15.000 et –12.000 avant notre ère), des dessins rupestres de la grotte de Gaura Chindiei (-10.000 à –8.000 avant notre ère), deux sites de Roumanie, jusqu’aux formes étranges et cosmiques, apparemment étrangères à la terre voire “extra-terrestres”, d’un bas-relief trouvé dans la grotte roumaine de Sinca Veche. Je voudrais rappeler, ici, le notes daces-roumaines de Ion Pachia Tatomirescu, qui évoquait une unité de culture préhistorique/proto-historique propre à toute l’Europe, et qu’il qualifiait de “pélagique”. Elle aurait existé entre –30.000 et –8.175 avant notre ère. Après cette période, cette culture originelle de l’Europe se serait fragmentée en trois groupes distincts. Ceux-ci se seraient ensuite développés lors de ce que l’on appelle l’”acmé de l’âge néolithique”, avec une branche “ouest-pélagienne” (de l’Océan Atlantique aux Alpes), une branche “pélagienne -centrale” (des Alpes orientales à la Sardaigne jusqu’au Dniepr et à la “Mer des Gètes” (soit la Mer Noire), et des Carpathes septentrionales à la Mer Baltique, entre l’Oder et le Niémen, s’étendant jusqu’à la Sicile et la Crète. La Mer de Thrace (ou de Marmara) s’étant formée bien plus tard, lorsque la bande de terre reliant l’Asie Mineure à la péninsule balkanique a été submergée par la Méditerrannée, il y a environ 4000 ans, ce qui a formé, avec des résidus d’îles et l’émergence de nouvelles îles, la Mer de Thrace, que les Grecs appelèrent ultérieurement la Mer Egée
La troisième branche est la branche pélagienne orientale, dont le territoire initial s’étendait entre la Mer de Thrace (Mer Egée), la Mer des Gètes (Mer Noire) et le Dniepr. Son territoire s’est ensuite étendu jusqu’au Don et aux montagnes du Caucase. Des éléments de ce groupe ont traversé l’Anatolie et se sont installés à Chypre.
Tandis qu’il étudiait les cultures et les religions préhistoriques au départ de l’art rupestre des grottes d’Europe et d’Asie, André Leroi-Gournan fut l’un des premiers à démontrer “l’extraordinaire unité de l’art figuratif” de la préhistoire européenne, ainsi que la permanence, la persistance et la continuité de ces représentations, tant dans le temps que dans l’espace, depuis les Asturies jusqu’au Don. Cette unité culturelle et démographique a permis aux Européens, les Pélages proto-historiques, de marquer l’histoire de leur présence. Cette unité a conduit à l’émergence d’une langue commune –la langue pélagienne archaïque— que parlaient les peuples européennes du paléolithique et du mésolithique. Au départ, son vocabulaire, ne comprenait que les mots nécessaires à la vie quotidienne, mais ils’est enrichi et diversifié au fil des millénaires. Les modifications linguistiques, qui sont survenues au cours des deux derniers millénaires, fournissent beaucoup d’explications sur les événements qui se sont déroulés dans les ères les plus anciennes de la préhistoire européenne, lorsque la langue archaïque des peuples carpatho-danubiens a donné naissance, en Inde, au sanskrit, tandis que dans le sud de l’Europe, le latin vulgaire dominait pour se développer plus tard en un latin de culture (qui n’a disparu qu’au bout de deux mille ans).
Les Carpatho-Danubiens du Sud-Ouest ont diffusé leur langue partout, ce qui explique que la même langue de base, ou langue-souche, ait donné naissance à la langue dace-romaine (le valaque de Roumanie), l’italique, le rhéto-romanche et la langue parlée en Sardaigne.
La langue de la branche orientale des Carpatho-Danubiens sera parlée dans le bassin du Dniepr, en Crimée, dans le bassin du Don, au Caucase, par ceux qui formeront la première et la seconde vagues du peuple des Kourgans (-4.400 et –3.400 avant notre ère) et par leurs descendants qui sont restés sédentaires. Aujourd’hui, les restes épars de cette langue sont appelés des “îlots de latinitié”: on les trouve notamment dans la région de Cherson en Crimée ou sur la côte orientale ou nord-orientale de la Mer Caspienne, comme à Vatchi, Khoutchni et Kourakh, dans le Daghestan, une république de l’actuelle Fédération de Russie.On retrouve des résidus de cette langue dans la péninsule de Bouzatchi et même au Kazakhstan. On demeure surpris en constatant que la langue parlée par ces peuples à l’est, et même fort à l’est, présente des similitudes avec le Valaque. De même, les Tokhariens, un peuple de la branche aryenne, atteindront la Chine, les Aryens s’installeront en Inde tandis que les ancêtres des Aïnous actuels s’établiront au Japon.
La branche du Sud-Ouest des peuples issus de la matrice territoriale carpatho-danubienne font jeter les fondements de ce que l’on appelle aujourd’hui “la civilisation européenne archaïque”. Les institutions de cette civilisation sont donc issues, au départ, de l’espace carpatho-danubien, sacré et primordial. Ce concept de “civilisation européenne archaïque” a été forgé par Marija Gimbutas, qui fut professeur d’archéologie et de linguistique à l’Université de Los Angeles en Californie. Ce concept est né, chez Marija Gimbutas, en 1971, lors du 8ième Congrès international des sciences préhistoriques et proto-historiques, tenu à Belgrade (soit à Singidunum, son nom celto-latin). Cette civilisation européenne archaïque s’est d’abord étendue à des territoires aujourd’hui ukrainiens, moldaves, roumains, bulgares, serbes, macédoniens, monténégrins, bosniaques, croates, slovènes, albanais, grecs, turcs, hongrois, suisses, italiens, avec une extrémité septentrionale en Autriche, en Bohème, en Slovaquie, en Pologne et en Lithuanie, puis avec une pointe avancée méridionale dans les grandes îles de la Méditerranée: Sardaigne, Sicile, Crète, Chypre.
La branche carpatho-danubienne du Sud-Ouest a été incroyablement florissante au néolithique, donnant naissance au plus ancien système d’écriture du monde (Tartarie, Roumanie) et à une architecture fascinante, surtout pour la construction de temples, dont on retrouve des restes à Cascioarele en Roumanie, à Cranon en Grèce, à Porodin en Macédoine, à Gradesnita en Bulgarie, à Parta en Roumanie, à Sarmi-Seget-Usa, également en Roumanie. Sur ce site, précisément, on retrouve des traces du panthéon pélagien, aryen, carpatho-danubien; on sait que ces peuples vénéraient le soleil; le nom du Mont Surya dérive du mot “Surya”, le nom du soleil dans les Védas. Dans la nécropole de Cernavoda en Roumanie, deux statues de céramique ont été découvertes; on estime qu’elles datent de 4530 avant notre ère et représentent le “couple primordial”, avec le père-ciel (Samasua) et la terre-mère (Dakia), que l’on appelle aussi, parfois, le “penseur pontique-danubien et sa femme”. N’oublions pas que les conditions géographiques et climatiques, voire tectoniques, ont empêché le peuple initial carpatho-danubien de se déplacer entre –7540 et –5500. Donc, au cours de cette période, après un cataclysme sismique, où la plaque tectonique de la Mer Noire s’est élevée de 40 à 180 m, inondant la plaine du Danube inférieur et créant les détroits du Bosphore, tandis que la bande de terre reliant les Blakans à l’Asie Mineure s’est effondrée dans la Méditerranée, formant du même coup la péninsule balkanique et la Mer de Thrace (ou l’Egée). Toujours au cours de cette période, le centre sacré de Koga-Ion, s’est déplacé des Montagnes de Bucegi (le point focal sismique de Vrancea) vers le Mont Surya à Sarmi-Seget-Usa (dans la vieille langue sanskrite, cela signifie “Je suis pressé de fuir”).
Entre –4400 et –4200 avant notre ère, la première vague orientale de migration revient dans la zone pélagienne originelle: il s’agit d’une population “kourgane” qui s’était établie dans les bassins du Don et de la Volga; elle atteint d’abord les steppes du Nord-Ouest de la zone pontique puis déboule dans la vallée du Danube. Cette première vague migratoire de guerriers cavaliers va s’arrêter juste devant le confluent de la Save et de la Drave avec le Danube, ce qui amènera des éléments du peuple carpatho-danubien au-delà des Alpes, notamment dans la péninsule italique.
Les Pélages carpatho-danubiens seront contraints de se doter d’une meilleures organisation administrative, militaire et religieuse pour faire face aux migrations. La vie religieuse connaît alors un “revival” au nom des divinités sacrées traditionnelles, telles le dieu de la guerre, “Sol-Ares”, soit le “Jeune Soleil” ou le “fils du Père-Ciel”, qui s’appelle, dans cette mythologie, “Sama-Sua”, ou Salmos, Zalmos, Zalmoxis.
Les Carpatho-Danubiens amélioreront sans cesse leurs systèmes de défense, leurs armements, dont la production sera continuellement perfectionnée. Le site d’Ardeal (Terra Aruteliensis) devint ainsi l’un des centres métallurgiques les plus importants de l’Europe à l’époque.
Par la suite, la population issue de la migration kourgane a été assimilée à l’indigénat carpatho-danubien, harcelé, désormais, et de façon constante, par des peuples migrants, venus de l’Est. La fusion d’éléments kourgans et de l’indigénat carpatho-danubien donna naissance à un peuple belliqueux, les “Guerriers du Soleil”, connus entre –4400 et –3900 sous le nom de Daces (“Dax” signifiant tout à la fois “saint”, “chevalier” et “guerrier”). Hérodote, dans ses “Histoires” (IV, 93) parle d’eux comme “les plus braves, les plus honnêtes et les plus justes d’entre les peuples pélagiens”.
Les Carpatho-Danubiens ont donc inventé, à cette époque, les techniques et artefacts suivants :
1. La faucille (dont on retrouve des traces archéologiques dans les établissements de Gumelnita-Karanoco et de Cucuteni).
2. Le couteau de silex courbé, de 30 cm de long, qui devint, à l’âge des métaux, l’épée dace courbée, utilisée tout à la fois pour les moissons et pour affronter l’ennemi.
3. La charrue en bois de cerf ou en silex, qui sera en bronze ou en fer plus tard.
4. Le joug, utilisé pour la traction de charettes à boeufs.
5. La hache de silex à deux tranchants, plus tard en bronze puis en fer, fondue dans un moule en argile cuit; cet instrument sera typique des populations carpatho-danubiennes.
6. La roue du potier puis la roue de char, deux inventions attribuées aux Daces de Cucuteni.
7. Les chars ou chariots à deux, trois ou quatre roues.
Nos ancêtres ont donc inventé tous ces outils indispensables au développement d’une culture historique. Or n’importe quel peuple non européen serait fier aujourd’hui d’avoir été à la base de ces inventions. Ce n’est plus le cas de nos jours en Europe et en Roumanie. Il paraît que nous sommes devenus “modestes”. Ce n’est jamais qu’un manque navrant de fierté. En Roumanie, on continue à parler d’une origine latine et romaine, en négligeant délibérément l’héritage dace et carpatho-danubien.
Les vagues migratoires venues de l’Est ne se sont pas arrêtées à celles des premiers Kourganes; une seconde vague (de –3400 à –3200) et une troisième (de –3000 à –2800), toutes deux moins nombreuses, n’ont pas eu un impact important sur la démographie indigène.
Dans les premières années de ce 35ième siècle avant notre ère, le “pôle” démographique de la planète se situait donc dans l’aire carpatho-danubienne et pontique. Ce qui explique pourquoi une bonne moitié des populations nomades des steppes comprises entre le Dniepr et les Monts Ourals se sentait attirée par le niveau élevé de culture et par la richesse de leurs voisins vivant sur la rive occidentale du Dniepr. L’histoire évoque des “éleveurs de chevaux” qui apparaissent au sein de la population indigène de l’espace carpatho-danubien, puis disparaissent. Ces populations nomades, comme celles des deuxième et troisième vagues de Kourgans) ont atteint l’Europe occidentale, certains se portant même jusqu’à la péninsule ibérique.
Les Daces ont donc protégé l’Europe contre les assauts des barbares de la steppe, comme le feront leurs descendants en des périodes ultérieures de l’histoire. Quelles impulsions ont amené ces populations migrantes à nos frontières: l’attrait pour une culture supérieure, plus raffinée? La faim? La volonté de piller? Le mépris qu’ils éprouvaient pour le travail de l’honnête homme sédentaire? Les hypothèses peuvent se juxtaposer, se télescoper. Le débat est ouvert.
A l’âge du bronze émerge la culture dace de Cotofeni, dominée par des idées religieuses, des symboles et des motifs sacrés: la double spirale, le culte des pins (avec les motifs correspondants, symbolisant le pin ou le sapin). Gebeizis, ou le “dragon des nuages”, semble être devenu, à cette époque, le dieu principal, avec, à ses côtés, Bendis, la grande déesse des forêts, de la lune et des divinations). Le peuple carpatho-danubien s’est donc répandu dans le monde entier et en a conquis de vastes espaces, en étant parfois vaincu. Ainsi, la civilisation qu’il a créée, et qui porte les noms de pélagienne, de thrace, de mycénienne, de pélagienne-thraco-mycénienne, ou de pélagienne-thraco-troyenne, a été détruite et conquise par d’autres vagues migratoires barbares, au nombre de quatre, venues de l’Est de la Caspienne entre –1900 et –1400: les Achéens, les Ioniens, les Doriens et les Eoliens, qui deviendront les Grecs.
Ces peuples se sont fixés dans le sud de la péninsule balkanique et en Asie Mineure. Ils ont chassé les Carpatho-Danubiens des îles de l’Egée. Ainsi en atteste la figure de l’Achéen Thémistocle, chef du groupe qui conquerra plus tard Lemnos et en expulsera les Thraces de Sinthion en –500. Ce sont ces peuples-là qui ont changé le nom de la Mer de Thrace pour l’appeler “Egée”. Ils prendront et détruiront Troie. Ces conquérants, toutefois, ont été absorbés et inclus dans la culture carpatho-danubienne. Ils en hériteront le panthéon et la mythologie: Gebeleizis devint Zeus; Bendis, la déesse, devint Aphrodite ou Vénus, tandis qu’Orphée et Bacchus ont été assimilés sans trop d’altérations. L’origine thraco-dace de ces dieux et déesses étant souvent reconnue comme telle.
Le transport du fer, de l’or et du bétail n’était pas sûr à l’époque sur les routes et pistes de Dacie. Les Daces ont décidé d’imposer au peuple un ordre héroïco-religieux et chevaleresque, ayant aussi pour tâche de dire le droit et de rendre la justice selon les coutumes daces et d’imposer les fameuses lois pélagiennes (ou pélasges ou “bellagiennes” ou “valachiennes”). L’imposition de ce code avait pour but de mettre fin aux pillages locaux et aux vols et larcins de toutes natures. Les “chevaliers” de cet ordre —dénommés les “chevaliers du Soleil”— étaient équipés d’armes de fer et parvenaient à avoir systématiquement le dessus sur leurs ennemis.
Comme nous l’avons déjà mentionné, les populations pélagiennes carpatho-danubiennes se sont divisées en deux groupes: ceux du sud, qui donneront la civilisation védique, que l’on connaît bien, et ceux du nord, plus anciens, qui ont donné par la suite naissance à deux grands groupes de peuples en Europe: les Germains et les Slaves.
L’un des documents les plus importants qui nous parlent des Daces, de leurs origines et de leurs descendants, est le “Chronicle Roll” ou le “Moseley Roll”, une chronique historique, dont l’original a été perdu mais dont des copies manuscrites du 15ième siècle attestent l’existence; ces copies datent du règne du roi d’Angleterre Henri VI et se trouvent dans les bibliothèques de l’University College de Londres et du “Corpus Christi College” de Cambridge. On en trouve également une copie à la “Bibliothèque Nationale” de Paris. Ces documents affirment être une généalogie des peuples germaniques. Dans cette chronique, Styeph, Steldius ou Boerinus, une même figure pour trois noms différents, est considérée comme le père fondateur des peuples germaniques, qui a eu neuf descendants, soit les pères des neuf peuples germaniques de l’antiquité: Geate, Dacus, Suethedus, Fresus, Gethius, Wandalus, Iutus, Gothus et Ciurinicius.
Je remercie ici le Dr. Alexandru Badin, mon collègue de New Jersey, pour ses descriptions minutieuses et complètes des liens existant entre la Dacie orientale et la Dacie occidentale. Dans son livre “Western Europe Dacia” (New York, The Geryon Press, 1998), le Prof. Badin met en lumière l’histoire légendaire de la Dacie, jamais auparavant décryptée et révélée, et récapitule les étapes qui ont marqué les origines de la Dacie d’Europe occidentale, en leur donnant une solide base historique et scientifique. Nos théories et opinions ont varié parfois, mais je ne cesserai jamais de lui rendre hommage.
Revenons aux neuf descendants de Boerinus (“boier” signifiant “homme noble” en roumain): il apparait évident que ces neuf personnages légendaires ne représentent pas des personnes mais des peuples. La science du préhistorien devient ainsi pareille à l’intrigue d’un roman policier: comment se fait-il que les Allemands ou les peuples germaniques actuels ont des ancêtres mythiques dont les noms sont “Geate” et “Dacus”? Est-ce dû à l’arrivée sur le territoire allemand actuel d’une tribu carpatho-danubienne, immédiatement après la disparition de la calotte glaciaire, quand le climat s’est réchauffé? Ou est-ce une simple coïncidence? Le héros anglo-saxon et scandinave, Beowulf, était, dit le texte, le chef d’un peuple appelé “Geate”, “Geatas”, “Guata” ou “Guatar”. Dans son célèbre ouvrage “The Medieval Word/World” (New York, New American Library, 1961), Friedrich Heer décrit la personnalité de trois professeurs célèbres de l’Université de Paris au 13ième siècle, tous venus d’Europe du Nord. L’un d’eux est “Boetius”, venu de Dacie. Il avait énoncé la théorie, fort débattue, de la “double réalité”, affirmant que le savoir et la religion étaient deux principes différents, chacun valable et juste en soi. Ses idées hérétiques ont été réduites au silence en 1277, à la suite d’un décret pontifical. Le site géographique de la Dacie, pays de Boetius, est contesté. Selon les Prof. Jensen S. Skovgaard, le terme “Dacie”, au moyen-âge, possède deux significations:la première de ces significations fait référence à l’Ordre des Dominicains ou des Franciscains; ensuite, deuxième signification, il suggère que la personne,dont on parle, est originaire d’une province de “Dacie”, dont le territoire recouvre le Danemark, la Norvège, la Suède et la Finlande. Il fait référence à l’ancienne “Dacie” des textes médiévaux, synonyme de “Dania” , soit le Danemark.
De ce fait, nous avons affaire àdeux populations différentes, vivant sur des territoires européens différents, qui partagent une même appelation de “Dacie”. L’un de ces groupes appartenait à l’Europe orientale, c’est-à-dire au foyer originel de l’Europe proto-historique, tandis que l’autre appartenait au territoire du Nord-Ouest du sous-continent européen, sur le territoire scandinave recouvrant aujourd’hui le Danemark (appelé, lui aussi, “Dacia” dans les anciens textes latins où le terme désigne une province ou une région), la Suède, la Norvège et la Finlande. Il est curieux de constater que la Dacie d’Europe orientale est mention née dans les sources historiques écrites dès le 2ième siècle avant J.C., tandis que la “Dacie” d’Europe occidentale n’est mentionnée que beaucoup plus tard, soit, grosso modo, au 4ième siècle après J.C.
Personnellement, je ne pense pas que le débat sur la descendance de Boetius de Dacie est un problème qui doit être résolu par les Suédois ou les Danois seuls. Je pense plutôt que la clef, nous permettant de comprendre l’ensemble de la problématique de la préhistoire et de la proto-histoire européenne, se situe ailleurs, notamment en Dacie orientale. La question est dès lors la suivante : est-il possible que ces deux provinces d’Europe et ces deux peuples, ayant des noms similaires et partageant bon nombre de coutumes issues d’une culture, d’une religion et d’une langue communes, possèdent un dénominateur commun historique, une histoire et un passé communs ou une origine similaire?
Les Pélages carpatho-danubiens ont transporté leurs symboles dans toutes les régions qu’ils ont conquises. Cela explique pourquoi nous trouvons la croix pélagienne nonseulement sur le sommet de Torocello près de Venise, mais aussi sur le Müncheberg en Allemagne. Cette croix, en effet, se retrouve partout, des Balkans à l’Asie Mineure et, de là, jusqu’en Inde, en Corée et en Indonésie (dans l’Ile de Bali). La plus ancienne croix pélagienne, vieille de plus de 7000 ans, a été découverte au sud du Danube, sur le territoire actuellement bulgare. L’oiseau héraldique de la Roumanie, soit le corbeau pélagien, est aussi l’oiseau sacré du dieu Mithra (le dieu solaire, appartenant au plus ancien panthéon védique). Cet oiseau était fort vénéré dans les provinces daces (cf. N. Densusianu, “Dacia preistorica, p. 426, Meridiane Publishing House, 1986). Il porte en son bec une croix pélagienne, parfois simple dans sa forme, parfois double. Dans le “Livre des Psaumes Slaves”, imprimé en 1575, la partie supérieure de cette croix prend la forme de la vieille svastika pélagienne, que l’on reconnaît comme un symbole de renaissance, plus exactement du soleil renaissant ou du soleil du printemps. On retrouve cette même croix dans le livre des psaumes slavo-roumains de 1577 (Branu & Hodos, Bibliographie roumaine, tome 1, 61-1576, 67-1577). La tombe du Negru Voda a été découverte le 31 juillet 1920. Sous la pierre tombale, il y avait un sarcophage où gisait le corps parfaitement conservé de ce grand seigneur et prêtre du 13ième siècle. Son linceul également était recouvert de croix pélagiennes.
Le texte intitulé “The Little Chronicle of the Leire Kings”, écrit au 12ième siècle de notre ère, évoque Dan, roi de Dacie, qui règna sur le pays pendant trois ans (“Erat ergo Dan Rex in Dacia per triennum”). R. W. Chambers nous ajoute une note infra-paginale fort intéressante : “Dacia = Den-mark”. Si l’on réexamine le document “Moseley Roll”, on découvre qu’il n’y a aucune référence à un roi Dan ou à un peuple dénommé les “Dani”. La première mention historique de ce roi et de ce peuple est beaucoup plus récente. “Dani”, “Dania”, “Denmark” sont des noms récents, qui ont remplacé le nom ancien et traditionnel de “Dacia”.
L’arrivée des “Danes” ou “Dani”, venus de cette Scandinavie septentrionale, fit qu’une partie de la population anciennement dace occupât les Pays-Bas actuels dont les citoyens s’appellent les “Dietsch” ou “Deutsche”. Cette dénomination se prononce presque comme le terme romain/latin de “Daci” (phonétiquement : “Datchi”). Malheureusement, le peuple roumain aujourd’hui est davantage préoccupé par sa survie physique que par une recherche de ses véritables origines et de sa vraie identité. Une longue série d’événements anormaux et dramatiques ont fait que ce peuple a oublié ou ignoré ses racines. En effet, les efforts déployés tout au long de l’histoire pour que notre peuple oublie ou ignore son histoire nationale et son identité ont été couronnés de succès. N’oublions jamais qu’un mensonge répété à satiété acquiert le statut de “vérité”, tandis qu’une vérité bien établie, que l’on a négligée de répéter, peut finir par être prise pour une hallucination ou une élucubration. Quand cet état d’hypnose du peuple dace-roumain finira-t-il? Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui les Daces-Roumains de renouer avec leur véritable histoire, avec leurs vraies origines?
A l’évidence, retrouver la vérité postule deux choses : quelqu’un qui s’en fasse le porte-voix et quelqu’un qui accepte d’écouter cette voix. Le premier pas a été fait!
Source:Voxnr
#27
Posté 11 avril 2006 à 12:31
Sagirait'il de la mythique Hyperborée?
#28
Posté 12 avril 2006 à 19:52
#29 Didier
Posté 12 avril 2006 à 22:04
Nietzche en parle pour en faire un pays exemplaire de ses valeurs. Les théosophes du 19ème et 20ème siècles bavardent beaucoup autour de sa capitale Ultima-Thulé, et de l'existence d'une ouverture vers l'intérieur de la Terre au-delà (théorie de la terre creuse).
La société Thulé en Allemagne a été évoquée comme une racine occulte de l'idéologie nazie.
Plein de sources connexes ici et ailleurs (mots-clés : Shamballah, Agartha, terre creuse, Thulé, Hyperborée, Atlantide).
En se contentant des sources grecques, plus quelques sources védiques (les aurores décrites dans les védas sont typiquement polaires et sûrement pas indiennes), on peut émettre l'hypothèse qu'Hyperborée a existé. On peut y voir un autre ancêtre de la Grèce à côté de la Dacie. Quand on cherche sur le sujet, on trouve. Pas forcément des preuves irréfutables, mais on trouve.
Le papier d'abraxas est très riche pour moi (voire trop).
#30
Posté 12 octobre 2006 à 19:56
Près de Jiroft, dans le Sud-est de l'Iran actuel se dresse des vestiges qui sont peut-être ceux du "pays d'Aratta" encore plus ancien que Sumer qui possède une écriture, la plus ancienne connue (partiellement déchiffrée), la légende de l'homme-scorpion, peut-être à l'origine de Gilgamesh et savait bâtir d'immenses bâtiments (400m de coté) en briques. En 2005, les fouilles sont en cours... Source : Arte 28/01/2006: "Aratta, a l'aube des civilisations"










