"Deux cris dans la nuit" ou le meurtre du père dans la société
#1
Posté 08 décembre 2011 à 18:34
Pour ceux qui ont reconnu, on peut le voir comme un petit clone d'Alain Soral (ils travaillent ensemble). Néanmoins il a une réflexion intéressante et carrément politiquement incorrecte.
Vidéo de présentation
#2
Posté 08 décembre 2011 à 19:35
Hugo Chavez
#3
Posté 08 décembre 2011 à 23:01
"Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur car le mari est le chef de la femme comme Christ est le chef de l'Église etc. (...) les femmes doivent être soumises à leur mari en toutes choses... etc. (...) que l'homme aime sa femme, et que la femme respecte son mari."
Donc, selon l'analyse de Johan Livernette :
Messieurs, aimez votre femme. Mesdames, respectez votre mari.
La femme n'est pas l'égale de l'homme en droits.
La femme n'est donc pas fondée en droit à mener une carrière professionnelle égale à celle des hommes.
La vocation de la femme est d'être uniquement une mère (autrement c'est une "poufiasse", dixit Johan Livernette).
La révolution se fera "par les burnes et le livre".
Et pas une femme sur ce forum pour s'élever contre ce genre de propos ?
Tout ça pour justifier la thèse d'un complot "luciférien anticatholique judéo-maçonnique" ?
De plus, Livernette parle sans cesse du christianisme, en se réclamant en réalité du catholicisme, tout en dénonçant le protestantisme comme un des visages de "Lucifer". Selon Livernette, seul le catholicisme est le christianisme.
Je voudrais tout de même faire remarquer que le premier à avoir avancé l'idée d'un déclin de la famille et de l'image du père dans la société occidentale était un juif : Freud.
#4
Posté 08 décembre 2011 à 23:25
Freud n'a pas avancé l'idée d'un déclin, il l'a encouragé !
#5
Posté 08 décembre 2011 à 23:59
Trintawak, le 08 décembre 2011 à 23:25, dit :
Freud n'a pas avancé l'idée d'un déclin, il l'a encouragé !
Mais Trintawak, si on ne peut pas demander à un homosexuel de définir l'homme (en tant qu'être sexué et assumant le fait d'être un homme), je suppose que c'est parce qu'il n'est pas un homme ?
Alors, un homosexuel c'est quoi au juste ?
Pour la suite, je vais supposer que tu as écrit "et encore moins le père", et non "et encore moi le père", ce qui donne à ta phrase un sens pour le moins curieux.
Je n'irai pas jusqu'à invoquer Freud et son édifiante théorie sur le sens des lapsus.
#6
Posté 09 décembre 2011 à 00:50
Trintawak, le 08 décembre 2011 à 23:25, dit :
Freud n'a pas avancé l'idée d'un déclin, il l'a encouragé !
Euh.. Au fait Trintawak, après réflexion, où as-tu lu que je définissais l'homme ici ? Je parle plutôt au nom des femmes, ce qui somme toute est tout à fait légitime, non ?
#7
Posté 09 décembre 2011 à 05:30
Citation
#8
Posté 09 décembre 2011 à 09:07
Quant à l'image du père... je suggère à ce "monsieur" d'aller consulter une personne compétente car il a visiblement quelques soucis à régler avec le sien...
Claude Rochet, Le nihilisme aujourd'hui, extrait de Gouverner par le bien commun.
#9
Posté 09 décembre 2011 à 09:24
je ne partage pas les avis plus haut
moi la phrase que j'ai retenu c'est "tu aimeras ta femme comme toi même"
je ne vois pas dans cette phrase de suprématie sexiste
il est demandé à l'homme de respecter sa femme autant qu'il se respecte et à sa femme d'en faire autant
ce n'est pas un concept qui me choque mais plutôt que j'aimerais voir appliqué plus souvent
ceux qui ont un problème avec l'autorité auront bloqué sur les premières phrases qui ne prennent leur sens que dans cette notion de respect
je continue le visionnage.....
#10
Posté 09 décembre 2011 à 09:29
napo, le 09 décembre 2011 à 05:30, dit :
Le discours de Johan Livernette n'est pas creux du tout. Livernette travaille avec Soral, et Livernette se situe dans la lignée de la pensée de Soral, qui n'a pas une pensée creuse.
Alain Soral et Johan Livernette ont en commun ceci d'intéressant : tous les deux proposent de renouer avec ce qu'ils nomment les valeurs chrétiennes, plus particulièrement catholiques.
Par ailleurs, Soral ne dit pas que des conneries. Quand il dénonce le communautarisme gay et le communautarisme féministe, il a raison.
#11
Posté 09 décembre 2011 à 09:55
Vicente, le 08 décembre 2011 à 23:01, dit :
Absolument aucun problème en effet.
Claude Rochet, Le nihilisme aujourd'hui, extrait de Gouverner par le bien commun.
#12
Posté 09 décembre 2011 à 11:26
La publicité montre constamment l'homme comme un petit rigolo. C'est normal, si on veut qu'il achète, il faut bien qu'il soit amoindri.
Ma sensibilité, c'est qu'une femme peut être soumise à son mari, si celui-ci l'aime, je ne vois pas où est le problème.
C'était l'ancien système mais c'est visiblement révolu.
#13
Posté 09 décembre 2011 à 12:46
Vicente, le 09 décembre 2011 à 09:29, dit :
Alain Soral et Johan Livernette ont en commun ceci d'intéressant : tous les deux proposent de renouer avec ce qu'ils nomment les valeurs chrétiennes, plus particulièrement catholiques.
Par ailleurs, Soral ne dit pas que des conneries. Quand il dénonce le communautarisme gay et le communautarisme féministe, il a raison.
Tu peux estimer que les valeurs chrétiennes ont du sens pour toi, je ne partage pas cet avis.
Maintenant, il serait intéressant de définir ce qu'est un père, quel rôle il joue dans la construction de l'identité d'un enfant. Ne me donne pas comme argument que le père est là pour apprendre l'autorité et les règles - donc les valeurs chrétiennes - sinon, là, je vais me tordre de rire
#14
Posté 09 décembre 2011 à 13:44
la plupart des rois n'ont jamais été des "pères" respectables ,envoyant au combat "ses enfants" ou les laissant crever de faim pour remplir ses propres coffres
donc pour moi la mise en rapport mort du père/assassinat de Louis XVI n'a aucune valeur spirituelle mais factuelle : les gens qui se sont révolté crevaient bien de faim(certes ,ils ont été manipulés) ,il se sont révolté contre l'injustice du père et non ce que devrait être sa fonction
je ne vois pas là de complot sioniste mais le ras le bol d'un oppresseur...remplacé par un autre (et un autre,et un autre....)
ce qui tendrait à prouver que l'humain a bien besoin de cette notion de père protecteur
#15
Posté 09 décembre 2011 à 14:28
napo, le 09 décembre 2011 à 12:46, dit :
Maintenant, il serait intéressant de définir ce qu'est un père, quel rôle il joue dans la construction de l'identité d'un enfant. Ne me donne pas comme argument que le père est là pour apprendre l'autorité et les règles - donc les valeurs chrétiennes - sinon, là, je vais me tordre de rire
Le père empêche la mère de devenir abusive, en amenant progressivement l'enfant à se séparer de sa mère. Il a donc une fonction symbolique forte. La mère devient mère biologiquement. Le père devient père symboliquement.
La parole de la mère est aussi importante auprès de l'enfant, et véhicule une image du père. Cette image peut être positive, ou négative, ou ambivalente. Bien des enfants ont été élevés après la première ou seconde guerre mondiale, alors que leur père avait été tué. Mais ils pouvaient éventuellement trouver dans la réalité un référent paternel fort et positif qui était incarné par une autre personne que le père biologique. La mère avait aussi un rôle à jouer là-dedans, auprès de l'enfant orphelin de son père, par sa parole à elle, quand elle évoquait le père disparu. La façon qu'elle avait d'évoquer ce père qui n'était plus dans la réalité, influençait l'image que l'enfant se faisait de son père, et contribuait à la construction identitaire de l'enfant.
La marginalisation du père n'est pas bonne pour l'enfant. Dans les familles monoparentales, souvent la mère assume les deux rôles (paternel et maternel). S'il n'y a pas de référent paternel distinct du référent maternel, ou si le référent paternel est dévalorisé par la mère ou si le père est faible ou absent, c'est nocif.










