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Marinaleda, un exemple à suivre !


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7 réponses dans ce topic

#1 Magnus

Magnus

    Hein ?

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Posté 23 décembre 2011 à 16:20

http://www.marinaleda.com/inicio.htm

lisons donc le wiki :

"Marinaleda est une commune d'Espagne, dans la province de Séville, communauté autonome d'Andalousie. Son fonctionnement est pensé comme une globalité.

Particularités politiques

Depuis la fin de l'ère franquiste, Marinaleda fonctionne en démocratie directe. Tous les aspects de la vie sociale, politique et économique de la commune y sont discutés et mis en œuvre collectivement par les citoyens.
Juan Manuel Sánchez Gordillo, maire de Marinaleda, est un militant de la gauche anticapitaliste. Depuis plus de 30 ans , il est régulièrement réélu mais n'est avant tout que le porte-parole de la volonté générale : car, ici, tous les élus sont révocables par simple vote des habitants.
Toutes les questions concernant la communauté (logement, emploi, équipements, impots, etc) sont soumises à la concertation et au vote populaire au cours de la centaine d'assemblées générales qui se tiennent chaque année.
La délinquance étant inexistante, cette municipalité n'a pas de service de police.
Economie

L' économie locale est principalement d'origine agricole (culture et mise en conserve de divers légumes). La collectivisation des terres, la présence d'une coopérative agricole populaire et d'une usine en sont des atouts majeurs.
Les bénéfices produits par la communauté ne sont pas distribués mais réinvestis pour financer la création de nouveaux emplois ainsi que divers services et équipements municipaux (piscine, terrain de sport, etc) que chacun peut utiliser gratuitement.
Les grands propriétaires terriens (notamment un duc ami du roi Juan Carlos !) ont été expropriés et la terre partagée également entre tous.
Le salaire de tous les travailleurs, quel que soit leur poste, est de 47 euros par jour à raison de six heures et demie de travail quotidien1.
Le cout de la vie y est faible, à l'image du prix de location des logements (15 euros/mois) ou de celui de la garderie d'enfant (12 euros/mois cantine comprise).
Logement

La somme à acquitter pour un logement se monte au final à 15,52 euros par mois.
À tout fils ou à toute fille d'habitant qui a besoin d'une maison, la mairie fournit le terrain, le matériel et l'architecte gratuitement a condition que le futur habitant de la dite maison participe à la construction.
Les ouvriers qui édifient la structure sont des professionnels de la construction, des maçons sous contrat de la mairie, qui viennent en renfort pour diriger les autoconstructeurs et pallier le manque de savoir-faire des habitants. Les futurs voisins d'un même quartier se mettent à travailler ensemble sur le groupe de maison à construire2.
Oppositions

Les habitants ont du lutter parfois durement pour imposer ce système municipal sans chômeurs ni promoteurs, qui demeure toutefois très critiqué par la droite. Bien des menaces ont été proférées à leur encontre et l'expropriation de quelques grands propriétaires (aristocrates ou capitalistes) au profit de tous ne s'est pas faite sans de nombreux procès. Le maire lui-même à été victime de deux attentats de la part de l'extrême droite.

et encore cet article : http://www.lepost.fr...-en-europe.html

"Depuis l’alerte google Alternatives au capitalisme j’ai récemment découvert l’existence de MARINALEDA, une commune de 2645 habitants en Andalousie « où Marx vivrait s’il était encore en vie, avec zéro chômage, zéro policier et des habitations à 15 euros par mois » (1). Une alternative au capitalisme réalisée à moins de 2000 km de chez nous et qui fonctionne depuis plus de 30 ans sans que je n’en aie jamais entendu parler ? A la première occasion, c’est donc sac à dos, train, bus et autostop que j’irai pour vérifier si cette belle utopie existe vraiment…

Comme c’est Pâques, je tombe en pleine Semana Santa. Au village voisin on m’avertit : « Leur maire est un fou, quand nous autres, Espagnols, faisons des processions religieuses, eux ils font la fête pendant 5 jours »

J’apprends que la fête de la paix qui tombe durant la Semaine Sainte y est effectivement une tradition depuis plusieurs années et beaucoup de jeunes de Sevilla, Granada ou Madrid ont rejoint les villageois. Des lectures, des films ou une conférence, en solidarité avec la Palestine, ainsi qu un appel au boycott des produits israéliens ouvrent les soirées de concerts et de fête. Pour les nuits, l’immense complexe poly-sportif reste ouvert pour loger les visiteurs de l’extérieur. Une première auberge est en construction.

En tant que membre de l’association de solidarité Suisse-Cuba, je m’étais déplacée pour voir s’il existait effectivement une expérience socialiste un peu similaire à la révolution cubaine ici en Europe et j’en ai eu pour mon compte.

Le droit à la terre et au travail

A Marinaleda aussi, il a fallu d’abord passer par une réforme agraire. « La lutte révolutionnaire du peuple cubain a été une lumière pour tous les peuples du monde et nous avons une grande admiration pour ses acquis », m’explique Juan Manuel Sanchez Gordillo, maire communiste, réélu depuis 31 ans. Il était le plus jeune édile d’Espagne en 1979. En 1986, après 12 ans de luttes et d’occupations où les femmes ont joué le rôle principal, ce village a réussi à obtenir 1200 ha de terre d’un grand latifundiaire, terre qui a aussitôt été redistribuée et transformée en coopérative agricole de laquelle vit aujourd’hui presque tout le village. « La terre n’appartient à personne, la terre ne s’achète pas, la terre appartient à tous ! ».

A la ferme de la coopérative, EL HUMOSO, les associés travaillent 6.5h par jour, du lundi au samedi, ce qui donne des semaines de 39 h. Tout le monde a le même salaire, indépendant de la fonction. 400 personnes du village les rejoignent pendant les mois de novembre à janvier (olives), et 500 en avril (habas, haricots de Lima).

La récolte (huile d’olive extra vierge, artichauts, poivrons, etc.,) est mise artisanalement en boite ou en bocal dans la petite fabrique HUMAR MARINALEDA au milieu du village où travaillent env. 60 femmes et 4-5 hommes en bavardant dans une ambiance décontractée. Le tout est vendu principalement en Espagne. Une partie de l’huile d’olive part pour l’Italie qui change l’étiquette et la revend sous un autre nom. « Nous avons la meilleure qualité, mais malheureusement, c’est eux qui ont les canaux pour la commercialisation » m’explique un travailleur de la ferme. Avis donc aux magasins alternatifs de chez nous pour leur proposer un marché direct…

Les bénéfices de la coopérative ne sont pas distribués, mais réinvestis pour créer du travail. Ça a l’air si simple, mais c’est pour cela que le village est connu pour ne pas souffrir du chômage. En discutant avec la population, j’ai pourtant appris qu’à certaines époques de l’année, il n’y a pas assez de travail dans l’agriculture pour tous, mais que les salaires sont tout de même versés. Comme à Cuba, l’habitation, le travail, la culture, l’éducation et la santé sont considérées comme un droit. Une place à la crèche avec tous les repas compris coûte 12 euros par mois. A nouveau, ça rappelle Cuba où l’éducation est gratuite, depuis la crèche jusqu’à l’université.

Les maisons auto-construites

Plus de 350 maisons ont déjà été construites par les habitants eux-mêmes. Il n’y a pas de discrimination et l’unique condition pour une attribution est de ne pas déjà disposer d’un logement. La municipalité met à disposition gratuitement la terre et les conseils d’un architecte, Sevilla fait un prêt des matériaux. Les maisons ont 90m2, deux salles d’eau et une cour individuelle de 100m2 où on peut planter ses légumes, faire ses barbecues, mettre son garage ou agrandir en cas de besoin. Comme dans certaines régions à Cuba, un groupe de futurs voisins construisent ensemble pendant une année une rangée de maisons mitoyennes sans savoir encore laquelle sera la leur. Une fois le logement attribué, les finitions, l’emplacement des portes, les ouvertures peuvent être individualisées par chaque famille. Le loyer se décide en réunion du collectif. Il a été arrêté fixé à moins de 16 euros par mois. Les constructeurs deviennent ainsi propriétaires de leur maison, mais elle ne pourra jamais être revendue. (En dehors de l’auto-construction, j’ai rencontré une famille qui loue à 24 euros par mois ainsi que la seule ouvrière de la fabrique Humar Marinaleda qui vient de l’extérieur et qui paye, elle, 300 euros pour son logement. Les personnes qui souhaitent vivre à Marinaleda doivent y passer deux ans d’accoutumance avant une décision définitive).

Le coiffeur, qui fait plutôt partie de la minorité de l’opposition, est propriétaire de sa maison et se plaint de devoir travailler quand même. A ma question, pourquoi il ne vend pas sa maison à une des nombreuses familles espagnoles qui aimeraient venir rejoindre ce village, il dit qu’il y a tout de même aussi des avantages de rester ici. (L’opposition serait financée par le PSOE, Partido socialisto obrero espagnol, selon certaines sources).

Ce samedi de Pâques, les intéressé-e-s sont invités à la mairie pour une petite conférence. Le maire nous explique son point de vue sur différents points avant de répondre à nos questions. En voici quelques extraits ou résumés :

S’organiser

« Il faut lutter unis. Au niveau international, nous sommes connectés avec Via campesina, puis nous nous sommes organisés syndicalement et politiquement », nous communique le maire. Esperanza, 30 ans, éducatrice de profession, conseillère sociale bénévole de la municipalité, m’avait déjà expliqué ceci la veille au « syndicat », bar et lieu de rencontres municipal : « Ici, nous avons fait les changements depuis le bas, avec le SAT, syndicat de travailleurs d’Andalousie, anciennement SOC, syndicat fondé en 76, juste après Franco, et avec la CUT, collectif unitaire de travailleurs, parti anticapitaliste ».

Pas de gendarme

« Nous n’avons pas de gendarmes ici - ça serait un gaspillage inutile » Les gens n’ont pas envie de vandaliser leur propre village. « Nous n’avons pas de curé non plus –gracias à Dios ! » plaisante le maire. La liberté de pratiquer sa religion est pourtant garantie et une petite procession religieuse timide défile discrètement, sans spectateurs, dans le village en évitant la place de fête.

Le capitalisme

« La crise ? Le système capitaliste a toujours été un échec, la crise ne date pas d’aujourd’hui. L’avantage de la crise : le mythe du marché est tombé (...) Les réalités sont toujours les mêmes : quelque 2% détiennent 50% de la terre (…). Ceux qui veulent réformer le capitalisme veulent tout changer pour que rien ne change ! Dans le capitalisme, on a des syndicats de régime et non pas des syndicats de classe, il y a beaucoup d’instruments d’aliénation, pas de liberté d’expression, seulement la liberté d’acquisition (...) A Marinaleda, nous serons les premiers quand il s’agit de lutter et les derniers à l’heure des bénéfices. »

Démocratie

« Nous pratiquons une démocratie participative, on décide de tout, des impôts aux dépenses publiques, dans des grandes assemblées. Beaucoup de têtes donnent beaucoup d’idées. Nos gens savent aussi qu’on peut travailler pour d’autres valeurs qu’uniquement pour de l’argent. Quand nous avons besoin ou envie, nous organisons un dimanche rouge : par exemple certainement dimanche après cette fête, il y aura assez de jeunes volontaires qui viendront nettoyer la place ou préparer un petit déjeuner pour les enfants et tout ceci pour le plaisir d’être ensemble et d’avoir un village propre (…). La démocratie doit être économique et sociale, pas seulement politique. Quant à la démocratie politique, la majorité 50%+1 ne sert à rien. Pour une vraie démocratie, il faut au moins 80-90% d’adhérents à une idée. D’ailleurs, toutes nos charges politiques sont tous sans rémunération ».

Luttes futures et amendes…

Le maire appelle à participer à la grève générale annoncée par le SA pour ce 14 avril, en solidarité avec les sans terres en Andalousie qui ne bénéficient pas encore de leur droit à la terre et aussi pour nos revendications à nous. Il préconise aussi la nécessité de nationaliser les banques, l’énergie, les transports, etc. Nous devons 20-30 millions de pesetas d’amendes pour nos luttes différentes…

La culture, les fêtes

« Nous faisons beaucoup de fêtes avec des repas communs gratuits, et il y a toujours assez de volontaires pour organiser tout cela. La joie et la fête doivent être un droit, gratuites et pour tous. Ce n’est pas la mayonnaise des médias qui vont nous dicter ce qui doit nous plaire, nous avons une culture à nous. »

Expérience sociale unique en Europe

Avec un sol qui n’est plus une marchandise, mais devenu un droit pour celui qui veut le cultiver ou l’habiter, une habitation pour 15 euros par mois, du sport ou la culture gratuits ou presque (piscine municipale 3 euros pour la saison), un sens communautaire de bien-être, je pense pouvoir dire que Marinaleda est une expérience unique en Europe. Chaque samedi d’ailleurs, le maire répond également aux questions des villageois présent-e-s à la maison communale sur la chaîne de la TV locale. Cela nous rappelle l’émission « Alô présidente » de Hugo Chavez, un autre leader pour lequel Gordillo a exprimé son admiration.

La désinformation

Apaga la TV, enciende tu mente - Eteins la TV, allume ton cerveau, ce premier mural m’avait frappé, il se trouve jusqu’en face de la TV locale… A ma question en lien avec la désinformation, Juan Miguel Sanchez Gordillo me fait part de son plan d’écrire un livre sur « Los prensatenientes » – la demi-douzaine de transnationales qui possèdent les médias dans le monde. « Pendant que la gauche écrit des pamphlets que personne ne lit, la droite économique, la grande bourgeoisie, installe chez toi plein de canaux de télévision racontant tous les mêmes valeurs et propageant la même propagande mensongère. (…) Au niveau de l’information, l’éducation est très importante » et, en ce qui concerne le programme national de l’éducation, cela ne lui convient pas. Jean Manuel Sanchez Gordillo me confie donc qu’il compte venir bientôt en Suisse pour étudier notre système d’éducation qui est organisé au niveau cantonal... Probablement il pense que nous sommes une vraie démocratie avec des programmes scolaires indépendants du pouvoir…

Des expériences alternatives au capitalisme qui font peur

Par rapport aux médias, la question que je me pose à nouveau est la suivante : Pourquoi l’expérience de Marinaleda est si mal connue en Espagne ainsi qu’auprès de nos édiles ? Pourquoi Cuba, cas d’école au niveau mondial en ce qui concerne la désinformation, mérite un budget annuel de 83 millions de dollars de la part des Etats-Unis, consacrés uniquement au financement de la désinformation et des agressions contre ce petit pays ?

Y aurait-il des alternatives au capitalisme qui fonctionnent depuis longtemps et qui font si peur à certains ?"
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#2 antitout

antitout
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Posté 24 décembre 2011 à 01:27

ca a l'air a premiere vue formidable .

Avec ma petite pension Canadienne  je vivrai richement s'ils m'acceptent .

a reflechir ...

#3 Breizhfox

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Posté 20 mars 2012 à 11:59

Marinaleda fournit le minimum : le droit au logement, au travail, à la santé et à l'éducation


Citation

En 1986, après 12 ans de luttes et d’occupations où les femmes ont joué le rôle principal, ce village a réussi à obtenir 1200 ha de terre d’un grand latifundiaire, terre qui a aussitôt été redistribuée et transformée en coopérative agricole de laquelle vit aujourd’hui presque tout le village. « La terre n’appartient à personne, la terre ne s’achète pas, la terre appartient à tous ! ».
This, je pense qu'une des clefs du succès de cette mini société passe par là.

En France, on consacre 25 à 35% de notre budget au logement (loyer ou emprunt sur 25/30 ans).

On nourrit un rentier ou un combo promoteur+propriétaire-terrien+notaire+banque en leur consacrant 1/3 de notre salaire sur des décennies !!!

Tout ça pour des tas de pierre.

Si cette spéculation était balayée et le tiers de notre salaire passait dans l'économie réelle on s'en porterais AMHA pas plus mal.
L'immo est surévalué et créé un déplacement de richesse des forces vives et productrices (jeunes et travailleurs) vers les rentiers et improductifs (retraités multipropiétaires et banques/agences immobilières/notaires/multinationales de constructions).

D'ailleurs l’Allemagne est un des pays où l'immo est moins cher, ce n'est pas un hasard si l'économie s'en porte bien (d'autres facteurs aussi, mais il est intérssant que le logement est à un coût abordable). à MArinaleda, le loyer est de 15€

Citation

La délinquance étant inexistante, cette municipalité n'a pas de service de police.
pas de fonctionnaires d'improductifs, encore une source d'enrichissement de la population qui ne consacre pas une partie de son salaire à payer d'autres gens (on imagine que les bureaucrates, les religieux, les improductifs qui surveillent, contrôlent, vérifient sont réduits au stricte minimum).

Citation

avec zéro chômage
0 chômage, le plein emploi, pas de chômeur à prendre en charge par une partie de la société (sauf j'imagine les personnes âgées, les enfants et handicapés)

Mini société mais bien optimisée et totalement viable d'un point de vue économique.

Ce message a été modifié par Breizhfox - 20 mars 2012 à 12:15.


#4 Catarineta Tchi Tchi

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Posté 20 mars 2012 à 12:54

Il n'y a surtout rien qui justifie que l'on paye pour une terre ou un lieu d'habitation, tout comme l'air et l'eau.

Faudrait savoir, on joue collectif ou on joue pas collectif ?

Le droit à la propriété ne me choque pas si il est provisoire et gratuit.
Si mes enfants ont droit, pleinement, à une terre ou un appart ou une maison, alors à ma mort, ca ne me choque pas que ma maison soit donnée à une famille autre que la mienne.
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#5 nautilus

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Posté 20 mars 2012 à 13:02

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 20 mars 2012 à 12:54, dit :



Le droit à la propriété ne me choque pas si il est provisoire et gratuit.
Si mes enfants ont droit, pleinement, à une terre ou un appart ou une maison, alors à ma mort, ca ne me choque pas que ma maison soit donnée à une famille autre que la mienne.

c' est un des piliers de l' économie distributive:
le droit d' usage ( vs le droit de proprièté)
à voir su ce forum ou sur le lien suivant ...
http://www.lecolibri.org/
"La manipulation consciente et intelligente des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique.
Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays"
Propaganda -1928 -E. Bernays

#6 Breizhfox

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Posté 20 mars 2012 à 14:10

Un autre avantage est aussi que c’est une petite structure, ne nécessitant pas  une bureaucratie importante.

Sans aller dans la théorie de l’implosion comme décrit dans ce schéma,  nous sommes dans une société (si on raisonne d’un point de vue français ou européen) qui commence à atteindre une limite entre le ratio de travailleurs/ improductifs (retraités, chômeurs, fonctionnaires, bureaucrates). Plus il y a de travailleurs productifs (dans le sens créé de la richesse)  dans une communauté, plus la communauté s'enrichit.

Image IPB


Un peu comme quand on compare, dans un même secteur d'activité, un grosse société économique (avec des frais généraux importants, une spécialisation du personnel et des bénéfices faibles et centralisés en haut de la pyramide) avec une petite société (avec frais généraux faibles, du personnel polyvalent, des bénéfices plus important et mieux répartis).

Bon il ne faut pas oublier qu’historiquement, les grosses sociétés humaines bureaucratiques ont toujours finis par intégrer/détruire les petites sociétés (indépendamment du fait qu’elles vivaient plus heureuses et de manière plus justes).  Parce que les sociétés bureaucratiques peuvent entretenir des militaires et des innovations technologiques et aussi des efforts de guerre plus importants dans la durée.

Voir Maori>Moriori
Anglais>indiens Amériques du nord
Conquistadores>Amérique latine
(Les cimetières des guerres de conquêtes sont remplis de hippies :cpasmafaute:, rofl faut que je la note celle ci)

Voir le messagenautilus, le 20 mars 2012 à 13:02, dit :

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 20 mars 2012 à 12:54, dit :

Le droit à la propriété ne me choque pas si il est provisoire et gratuit.
Si mes enfants ont droit, pleinement, à une terre ou un appart ou une maison, alors à ma mort, ca ne me choque pas que ma maison soit donnée à une famille autre que la mienne.

c' est un des piliers de l' économie distributive:
le droit d' usage ( vs le droit de proprièté)
à voir su ce forum ou sur le lien suivant ...
http://www.lecolibri.org/
+1 (dépassé mon quota de votes positifs, mais le cœur y est ^^)

Ce message a été modifié par Breizhfox - 20 mars 2012 à 14:14.


#7 Breizhfox

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Posté 20 mars 2012 à 14:24

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 20 mars 2012 à 12:54, dit :

Il n'y a surtout rien qui justifie que l'on paye pour une terre ou un lieu d'habitation, tout comme l'air et l'eau.

Faudrait savoir, on joue collectif ou on joue pas collectif ?

Le droit à la propriété ne me choque pas si il est provisoire et gratuit.
Si mes enfants ont droit, pleinement, à une terre ou un appart ou une maison, alors à ma mort, ca ne me choque pas que ma maison soit donnée à une famille autre que la mienne.
tu mets le doigts là où ça fait mal : l'héritage, une des plus grandes injustices sociales de notre époque (la notion d'abolir l'héritage s'oppose à la notion de mérite et de tradition familiale)

Ce message a été modifié par Breizhfox - 20 mars 2012 à 14:25.


#8 Catarineta Tchi Tchi

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Posté 20 mars 2012 à 14:36

Voir le messageBreizhfox, le 20 mars 2012 à 14:24, dit :

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 20 mars 2012 à 12:54, dit :

Il n'y a surtout rien qui justifie que l'on paye pour une terre ou un lieu d'habitation, tout comme l'air et l'eau.

Faudrait savoir, on joue collectif ou on joue pas collectif ?

Le droit à la propriété ne me choque pas si il est provisoire et gratuit.
Si mes enfants ont droit, pleinement, à une terre ou un appart ou une maison, alors à ma mort, ca ne me choque pas que ma maison soit donnée à une famille autre que la mienne.
tu mets le doigts là où ça fait mal : l'héritage, une des plus grandes injustices sociales de notre époque (la notion d'abolir l'héritage s'oppose à la notion de mérite et de tradition familiale)
L'héritage est une liberté individuelle.
Si les enfants ont envie d'habiter la baraque de leurs parents pourquoi pas... ou de bénéficier des fruits de leur vie.. ça ne me dérange pas.
Mais on doit pouvoir aussi penser différemment...

C'est tout le rapport de solidarité inter individus qui est en cause.
Et ce rapport est vicié par la notion d'impot et de répartition des richesses par une entité centralisée.
Subtilement, en payant des impots et en oeuvrant pour la société, on se dédouanne d'aider son prochain ou de donner.
L'échange payant est généralisé pour permettre une certaine égalité (utopique).

Acceptons plutot l'inégalité et tournons nous vers plus de solidarité humaine, locale, plutot que centralisée et deshumanisée par le rapport pervers et viscéral que nous entretenons avec l'argent.
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