La marche unilatérale des États-Unis vers la guerre est le symbole du détournement d'une République puissante par un petit groupe d'individus qui n'a jamais été élu.
La guerre qui se prépare est la plus impopulaire de l'histoire moderne alors que les États-Unis et leur ridicule toutou Tony Blair ne l'ont pas encore commencé. En raison de mon opposition à la guerre, des Koweïtiens m'accusent de soutenir Saddam Hussein, alors que j'avais dénoncé en 1985 le financement du fascisme Ba'asiste par le Koweït, pays fier alors de contribuer à la guerre contre "les Perses". Je ne tolère pas non plus, la posture ridicule de certains membres de l'opposition irakienne qui soutiennent l'impérialisme états-unien en prétendant qu'il amènera la démocratie en Irak.
Aujourd'hui, beaucoup d'États-uniens pensent qu'il est trop tard pour revenir en arrière et que leur pays court à la catastrophe. En effet, même l'opposition démocrate ne dénonce pas la politique de George W. Bush Au Congrès, le lobby sioniste, l'extrême droite chrétienne et le complexe militaro-industriel, trois groupes extrêmement minoritaire mais influents, font passer toutes leurs idées sans contestation ni débat.
Ces groupes tiennent aussi les médias qui ont fait disparaître de leur antenne tout propos dissonant et participent pleinement à l'effort de guerre. Les discours vont tous dans le même sens : on parle des 17 résolutions que l'Irak n'a pas respecté mais pas des 64 résolutions non respectées par Israël, on ne parle pas plus des souffrances du peuple irakien causées par douze années d'embargo.
La junte de Bush ment aux Américains sur les véritables buts de sa guerre privée. On ne dit pas à la population que Wolfowitz , Feith, Perle et Donald Rumsfeld dont aucun n'est élu, veulent depuis longtemps une guerre en Irak, puis une autre en Iran et l'annexion par Israël de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. On ne compare pas le nombre de Palestiniens tués par Israël avec le soutien de Washington aux nombres de morts causés par Saddam Hussein. On ne dit pas aux États-uniens que pour tenir l'Irak, il faudra peut-être 400 000 hommes dans le pays pendant dix ans, ce qui coûtera 1000 milliards de dollars.
Les États-Unis glorifient la démocratie dans les discours, mais elle est en fait humiliée par une petit groupe d'hommes influents.










