Qui en douterait, même si l'humain a besoin de faire des "expériences" pour le démontrer.
Cette fois on parle des rats, mais il y a de tellement nombreux autres cas de démonstrations d'empathie entre animaux, comme la populaire vidéo que je poste ensuite (toutes les versions ont des images un peu floues).
Une étude sur des rats jette une nouvelle lumière sur la conscience animale – les rats manifestent de l'empathie
(NaturalNews) Un animal dont le nom sert souvent d'insulte peut receler plus de traits ''humains'' comme la compassion que ce qu'on soupçonnait auparavant. Une étude récente faite par des chercheurs de l'université de Chicago suggère que les rats sont capables d'un comportement qui semble basé sur une empathie envers les autres membres de leur espèce.
Des rats compatissants ?
Les arguments contre les tests sur animaux tendent à se centrer sur ces animaux qui nous sont le plus proches, comme les grands singes ou sur ceux que les humains considèrent comme animaux de compagnie comme les chats et les chiens. En même temps, les arguments pour les tests animaux se centrent souvent sur la notion que les bêtes ne fonctionnent que par instinct, à la différence des impulsions finement réglées de l'espèce humaine. Pourtant, des rats, selon une étude récente, publiée le 19 décembre 2011 par le journal Science, ont changé leurs habitudes en libérant un autre rat emprisonné.
Des psychologues de l'université de Chicago ont mené une série d'expériences où ils ont mis un rat dans une cage à barreaux qui ne pouvait s'ouvrir que de l'extérieur. Ils ont laissé un autre rat en liberté autour de la cage pendant une heure de temps. Le rat libre a commencé par tourner autour de la cage, en essayant de creuser en dessous ou de la mordre. En voyant à plusieurs reprises que son acolyte restait emprisonné, le rat en liberté a appris comment ouvrir la cage et libérer l'autre rat. ''Il est certain que c'est intentionnel'', dit le co-auteur de l'étude. ''Ils marchent droit vers la porte et l'ouvrent''. Une fois le rat emprisonné libéré, les deux animaux engagent une course enthousiaste.
L'expérience a été conçue pour déterminer si les rats agissent surtout par curiosité pour le mécanisme de la cage. Les rats qui étaient face à une cage vide étaient moins disposés à apprendre à faire fonctionner le loquet. 23 rats sur les 30 qui ont vu un rat emprisonné dans une cage ont appris à ouvrir la cage, mais seuls 5 rats sur 40 qui avaient une cage vide ont appris à faire fonctionner le mécanisme. Les rats ont réagi à la vue d'un animal en peluche dans la cage de la même manière que face à une cage vide.
Choisir l'altruisme à la place du chocolat
Les rats ne recevaient aucune récompense en venant au secours de leurs acolytes emprisonnés. Dans une séquence de l'expérience, de la nourriture fut offerte en alternative. On présentait deux cages aux rats en liberté, l'une avec un autre rat emprisonné, l'autre avec des morceaux de chocolat. ''Ces rats adorent leur chocolat,'' expliquent les chercheurs. Ils furent surpris d'observer qu'il y avait la même probabilité pour que les rats libèrent leur collègue rongeur que celle d'ouvrir la cage avec le chocolat.
Et en plus, les rats engageaient un partage. ''La chose la plus ''choquante'' est qu'ils laissaient une partie du chocolat pour l'autre rat,''. Les rats sauveurs ont laissé du chocolat pour le rongeur récemment libéré dans plus de la moitié des essais. ''Ce n'est pas comme s'ils rataient le chocolat,'' ''En fait ils le sortaient parfois de la cage mais ne le mangeaient pas.''
Le sexe peut jouer un rôle dans le comportement du rat, selon les chercheurs. Une des auteurs de l'étude, Peggy Mason a noté que les rats femelles montraient plus d'empathie que les mâles. Toutes les 6 femelles de l'étude ont libéré un rat emprisonné ; 17 mâles sur 24 ont fait de même.
Les chercheurs disent que l'étude démontre que l'empathie sociale n'est pas limitée aux humains et aux primates. ''Il y a bon nombre d'idées dans la littérature démontrant que l'empathie n'est pas limitée aux humains et aux primates et cela a été bien démontré chez les singes, mais chez les rongeurs ce n'était pas très clair,'' a dit Jean Decety, professeur de psychologie et de psychiatrie à l'université de Chicago. ''Nous avons rassemblé par une série d'expériences la preuve chez les rongeurs d'un comportement d'aide basé sur l'empathie, et c'est vraiment la première fois que nous y avons assisté.''
Traduit par Hélios
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Ce message a été modifié par YAmA - 22 janvier 2012 à 15:53.










