Bon appétit ou bonne chance ?
En pleine lecture de "Manifeste pour la terre et l'humanisme" de Pierre Rabhi
.
Dans son bouquin, Pierre Rabhi aborde deux thèmes : le respect de la terre et notre rapport à celle-ci (via l'agriculture et l'alimentation) et l'avènement d'un humanisme planétaire (seule perspective pour lui capable de donner un sens à l'histoire de l'humanité, en tant que phénomène).
Dans le premier chapitre, "La terre", Pierre Rabhi fait un point sur les pratiques agricoles et sur notre alimentation.
Il fait le triste constat, très juste, que le monde a faim alors que celui-ci n'a jamais, à travers l'histoire, eu autant les moyens de produire les ressources alimentaires nécessaire pour nourrir toute la population mondiale. Alors que l'agriculture "moderne" était censé réduire la faim dans le monde, elle a eu l'effet inverse (appauvrissement des pays du sud, destruction de la paysannerie et dépendance au système économique mondiale qui fixe les règles agricoles, ainsi que les prix).
Surtout ne pas remettre en cause le dogme de l'agriculture moderne et sa mission salvatrice : éradiquer les pénuries et les famines de la surface de la terre. Telle a été la situation depuis la fin de la seconde guerre mondiale. L'échec est au rendez-vous. Force est de constater. En 2025, on prévoit que 1,2 milliards d'être humain auront faim.
Il précise également que la crise alimentaire ne touche pas uniquement les pays pauvres mais que celle-ci est aux portes des "pays occidentaux". Que nous ne serons pas épargnés.
Il explique très simplement l'absurde logique de cette agriculture "moderne", responsable de tragédies économique, écologique (destruction des sols, pollution des eaux et de l'air, contamination des corps. Destruction de la biodiversité. Brevetage du vivant.) et sociale à travers le monde (destruction du monde rural, appauvrissement des pays du sud...).
Il termine ce chapitre sur une solution, l'agro-écologie, qui consiste à intégrer dans la production agricole les lois de la nature, la gestion de l'eau, le reboisement, la lutte contre l'érosion et l'appauvrissement des sols, la protection de la biodiversité, la relation de l'humain avec son environnement....la relocalisation de la production/transformation/distribution/consommation.
"Manifeste pour la terre et l'humanisme" de Pierre Rabhi -
Commencé par
Smartmobs
, 25 jan 2012 à 18:44
6 réponses dans ce topic
#1
Posté 25 janvier 2012 à 18:44
#2
Posté 25 janvier 2012 à 19:04
Au sujet de l'agriculture moderne (et tout le système qui va avec) voilà ce que j'en pense en substance.
Que ce soit en France ou sur le reste de la planète, l'équation est simple (équation fixé et imposé par ces messieurs de l'industrie agricole, pétrochimique etc etc etc) : engrais chimiques + pesticides de synthèse + semences sélectionnées = agriculture moderne.
Une agriculture "conventionnelle" productiviste et polluante.
L'agriculture occidentale, est une agriculture de guerre. La majeur partie des pesticides, engrais chimiques, fertilisants de synthèse, insecticides sont issus de gaz et produits chimiques utilisés dans la confection d'armes lors de la première et seconde guerre mondiale (ex le Nitrate). Remplacer le fumier naturel par le nitrate.
On justifiera bien cela par la course au progrès et la modernisation des outils de production alimentaires ("Et puis, Il fallait bien nourrir la France après la guerre"). Pourtant l'explication est bien plus simple : recycler les usines fabriquant de la chimie militaire en usines fabriquant de la chimie agricole (ex Monsanto). Il ne faut faire appel qu'à son bon sens pour comprendre les velléités des industriels. Produire et détruire. L'ensemble des composants chimiques utilisés dans l'agriculture se retrouvent dans les sols (et les nappes phréatiques), dans l'air (que nous respirons), dans nos assiettes et donc, logiquement et pour finir cette chaîne, dans nos organismes.
L'impact de l'agriculture moderne :
- Érosion accélérée des sols par la déforestation et les pratiques agricoles qui compactent, dévitalisent et asphyxient les sols.
- Destruction des métabolismes naturels de la terre par l'agrochimie, avec les conséquences qui en découlent directement : pollution des eaux, des environnements naturels, atteinte à la santé.
- Perte considérable des la biodiversités végétales et animales.
- Manipulations génétiques, brevetages et privatisation du vivant (semences). - élimination des paysans.
- surconsommation de protéines animales (pour la production et dans la consommation quotidienne).
- destruction des abeilles, auxquelles nous devons 30% de notre alimentation grâce à la pollinisation.
" Notre génération vit un très grand dilemme, parce que le capitalisme, actuellement dominé par le capital financier et les multinationales, a imposé une agriculture dont le but n'est pas de produire des aliments. Ils veulent seulement produire des marchandises pour gagner de l'argent. "
Produire plus, plus vite, plus fort....Les agriculteurs ont été englobés dans cette logique. Même si cela ne les dédouane pas. Ils se rendent comptent qu'ils ont été tromper et qu'ils ont été victimes de manipulation de la part des industriels. En y laissant une part de leur santé au passage.
Aujourd'hui un ménage ne consacre plus que 15% de son budget à l'alimentation. La grande distribution et l'industrie agro-alimentaire ont fait un mal que nous ne mesurons pas (enfin si, on commence à le découvrir grâce à quelques bouquins et quelques documentaires pertinents sur le sujet). Cela fait 60 ans que nous courons vers une industrialisation de notre nourriture (de la production à la distribution). Et si nous n'y prenons pas gardes nous n'aurons plus qu'une alimentation au goût aseptisé dans un emballage chatoyant avec des noms différents.
Notre alimentation - La "nourriture" a fait place à "la bouffe".
Le fromage, les légumes, les fruits, la viande, les céréales, toute la production alimentaire répond à la même logique. Une logique financière. Une logique économique et de destruction des terroirs (et de ses petits producteurs). Ainsi qu'à une logique de standardisation du goût.
Sous couvert de protection sanitaire (et de durée de conservation), les industriels veulent produire des aliments en masse et standardiser les goûts, quitte à détruire les recettes originelles à grand renfort de produits chimiques (levures artificielles, agents de saveurs, ferments etc etc) avec la complicité de l'industrie pharmaceutique.
Avant, il fallait compter 48 heures pour fabriquer un camembert. Aujourd'hui 4 heures. Cela ne peut se faire qu'au détriment du goût et de la qualité. Par cette uniformisation, on effectue un lavage de cerveau des consommateurs.
Alors que ce soit l'agriculture qui est pratiqué majoritairement ou que ce soit l'alimentation que nous trouvons dans les supermarchés, des solutions existent : Les AMAP (prix de production et non pas prix du marché), l'achat direct chez le producteur. Le boycottage de la grande distribution. Les jardins collectifs, cultiver son lopin de terre....les possibilités ne manquent pas. Elles demandent de la sensibilité, de l'engagement et le souhait de sortir du schéma imposé.
Et l'envie de "renouer avec ce monde de saveurs subtiles qui préparées avec art réjouissent l'âme et le corps et favorisent la convivialité." La nourriture et le plaisir de cuisiner.
Que ce soit en France ou sur le reste de la planète, l'équation est simple (équation fixé et imposé par ces messieurs de l'industrie agricole, pétrochimique etc etc etc) : engrais chimiques + pesticides de synthèse + semences sélectionnées = agriculture moderne.
Une agriculture "conventionnelle" productiviste et polluante.
L'agriculture occidentale, est une agriculture de guerre. La majeur partie des pesticides, engrais chimiques, fertilisants de synthèse, insecticides sont issus de gaz et produits chimiques utilisés dans la confection d'armes lors de la première et seconde guerre mondiale (ex le Nitrate). Remplacer le fumier naturel par le nitrate.
On justifiera bien cela par la course au progrès et la modernisation des outils de production alimentaires ("Et puis, Il fallait bien nourrir la France après la guerre"). Pourtant l'explication est bien plus simple : recycler les usines fabriquant de la chimie militaire en usines fabriquant de la chimie agricole (ex Monsanto). Il ne faut faire appel qu'à son bon sens pour comprendre les velléités des industriels. Produire et détruire. L'ensemble des composants chimiques utilisés dans l'agriculture se retrouvent dans les sols (et les nappes phréatiques), dans l'air (que nous respirons), dans nos assiettes et donc, logiquement et pour finir cette chaîne, dans nos organismes.
L'impact de l'agriculture moderne :
- Érosion accélérée des sols par la déforestation et les pratiques agricoles qui compactent, dévitalisent et asphyxient les sols.
- Destruction des métabolismes naturels de la terre par l'agrochimie, avec les conséquences qui en découlent directement : pollution des eaux, des environnements naturels, atteinte à la santé.
- Perte considérable des la biodiversités végétales et animales.
- Manipulations génétiques, brevetages et privatisation du vivant (semences). - élimination des paysans.
- surconsommation de protéines animales (pour la production et dans la consommation quotidienne).
- destruction des abeilles, auxquelles nous devons 30% de notre alimentation grâce à la pollinisation.
" Notre génération vit un très grand dilemme, parce que le capitalisme, actuellement dominé par le capital financier et les multinationales, a imposé une agriculture dont le but n'est pas de produire des aliments. Ils veulent seulement produire des marchandises pour gagner de l'argent. "
Produire plus, plus vite, plus fort....Les agriculteurs ont été englobés dans cette logique. Même si cela ne les dédouane pas. Ils se rendent comptent qu'ils ont été tromper et qu'ils ont été victimes de manipulation de la part des industriels. En y laissant une part de leur santé au passage.
Aujourd'hui un ménage ne consacre plus que 15% de son budget à l'alimentation. La grande distribution et l'industrie agro-alimentaire ont fait un mal que nous ne mesurons pas (enfin si, on commence à le découvrir grâce à quelques bouquins et quelques documentaires pertinents sur le sujet). Cela fait 60 ans que nous courons vers une industrialisation de notre nourriture (de la production à la distribution). Et si nous n'y prenons pas gardes nous n'aurons plus qu'une alimentation au goût aseptisé dans un emballage chatoyant avec des noms différents.
Notre alimentation - La "nourriture" a fait place à "la bouffe".
Le fromage, les légumes, les fruits, la viande, les céréales, toute la production alimentaire répond à la même logique. Une logique financière. Une logique économique et de destruction des terroirs (et de ses petits producteurs). Ainsi qu'à une logique de standardisation du goût.
Sous couvert de protection sanitaire (et de durée de conservation), les industriels veulent produire des aliments en masse et standardiser les goûts, quitte à détruire les recettes originelles à grand renfort de produits chimiques (levures artificielles, agents de saveurs, ferments etc etc) avec la complicité de l'industrie pharmaceutique.
Avant, il fallait compter 48 heures pour fabriquer un camembert. Aujourd'hui 4 heures. Cela ne peut se faire qu'au détriment du goût et de la qualité. Par cette uniformisation, on effectue un lavage de cerveau des consommateurs.
Alors que ce soit l'agriculture qui est pratiqué majoritairement ou que ce soit l'alimentation que nous trouvons dans les supermarchés, des solutions existent : Les AMAP (prix de production et non pas prix du marché), l'achat direct chez le producteur. Le boycottage de la grande distribution. Les jardins collectifs, cultiver son lopin de terre....les possibilités ne manquent pas. Elles demandent de la sensibilité, de l'engagement et le souhait de sortir du schéma imposé.
Et l'envie de "renouer avec ce monde de saveurs subtiles qui préparées avec art réjouissent l'âme et le corps et favorisent la convivialité." La nourriture et le plaisir de cuisiner.
Ce message a été modifié par Smartmobs - 25 janvier 2012 à 19:22.
#3
Posté 25 janvier 2012 à 19:42
salut, donc l'auteur est convaincu que la solidarité et le respect entre les individus eux memes et vis à vis de l'environnement est nécessaire?
Si oui, il a tout à fait raison c'est la seule solution, encore faut il que les gens s'en aperçoivent et qu'ils en aient envie, si cela se fait notre socité srea radicalement différente je pense.
Il est sympas ton sujet et d'ailleur il rejoint un vaste ensemble de sujets qui mettent en évidence cette perspective de modifiaction comportementale de l'etre humain vis à vis de son environnement ( les autres humains, les autres etres vivant, et notre planète)
Si oui, il a tout à fait raison c'est la seule solution, encore faut il que les gens s'en aperçoivent et qu'ils en aient envie, si cela se fait notre socité srea radicalement différente je pense.
Il est sympas ton sujet et d'ailleur il rejoint un vaste ensemble de sujets qui mettent en évidence cette perspective de modifiaction comportementale de l'etre humain vis à vis de son environnement ( les autres humains, les autres etres vivant, et notre planète)
Deus quem colimus bonus est.
Notre pouvoir ne réside pas dans notre capacité à refaire le monde mais dans notre habileté à nous recréer nous meme.Gandhi.
Il n'y a qu'une seule partie de l'univers que nous pouvons changer d'une façon certaine: nous meme.Aldous huxley
Pour certains,la vie est une ivresse continuelle,le plaisir passe mais le mal de tête reste.Proverbe Persan.
Notre pouvoir ne réside pas dans notre capacité à refaire le monde mais dans notre habileté à nous recréer nous meme.Gandhi.
Il n'y a qu'une seule partie de l'univers que nous pouvons changer d'une façon certaine: nous meme.Aldous huxley
Pour certains,la vie est une ivresse continuelle,le plaisir passe mais le mal de tête reste.Proverbe Persan.
#4
Posté 26 janvier 2012 à 11:35
Hug,
Je n'ai pas terminé la lecture du bouquin mais apriori oui.
Nous sommes responsable du désordre que nous avons instauré et c'est à chaque personne, convaincu, de prendre en main sa propre transformation. En substance, la base du changement c'est nous et que le changement individuel passera par un éveil de la conscience.
On peut manger bio, recycler son eau et se chauffer au solaire....et continuer à exploiter son prochain !

ÊTRE plutôt qu'AVOIR....vis à vis des individus et de notre environnement.
Je n'ai pas terminé la lecture du bouquin mais apriori oui.
Nous sommes responsable du désordre que nous avons instauré et c'est à chaque personne, convaincu, de prendre en main sa propre transformation. En substance, la base du changement c'est nous et que le changement individuel passera par un éveil de la conscience.
On peut manger bio, recycler son eau et se chauffer au solaire....et continuer à exploiter son prochain !
ÊTRE plutôt qu'AVOIR....vis à vis des individus et de notre environnement.
#5
Posté 26 janvier 2012 à 13:22
Pierre Rabhi, enfin un homme qui a su montrer patte blanche à mes yeux. De part ses discours et la justesse de ses analyses dans son domaine de prédilection, l'agriculture.
Un homme d'action avant d'être un homme de discours.

http://www.dailymoti...rom=embediframe
Un homme d'action avant d'être un homme de discours.

http://www.dailymoti...rom=embediframe
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.
#6
Posté 26 janvier 2012 à 14:22
Smartmobs, le 25 janvier 2012 à 19:04, dit :
Au sujet de l'agriculture moderne (et tout le système qui va avec) voilà ce que j'en pense en substance.
Que ce soit en France ou sur le reste de la planète, l'équation est simple (équation fixé et imposé par ces messieurs de l'industrie agricole, pétrochimique etc etc etc) : engrais chimiques + pesticides de synthèse + semences sélectionnées = agriculture moderne.
Une agriculture "conventionnelle" productiviste et polluante.
L'agriculture occidentale, est une agriculture de guerre. La majeur partie des pesticides, engrais chimiques, fertilisants de synthèse, insecticides sont issus de gaz et produits chimiques utilisés dans la confection d'armes lors de la première et seconde guerre mondiale (ex le Nitrate). Remplacer le fumier naturel par le nitrate.
On justifiera bien cela par la course au progrès et la modernisation des outils de production alimentaires ("Et puis, Il fallait bien nourrir la France après la guerre"). Pourtant l'explication est bien plus simple : recycler les usines fabriquant de la chimie militaire en usines fabriquant de la chimie agricole (ex Monsanto). Il ne faut faire appel qu'à son bon sens pour comprendre les velléités des industriels. Produire et détruire. L'ensemble des composants chimiques utilisés dans l'agriculture se retrouvent dans les sols (et les nappes phréatiques), dans l'air (que nous respirons), dans nos assiettes et donc, logiquement et pour finir cette chaîne, dans nos organismes.
L'impact de l'agriculture moderne :
- Érosion accélérée des sols par la déforestation et les pratiques agricoles qui compactent, dévitalisent et asphyxient les sols.
- Destruction des métabolismes naturels de la terre par l'agrochimie, avec les conséquences qui en découlent directement : pollution des eaux, des environnements naturels, atteinte à la santé.
- Perte considérable des la biodiversités végétales et animales.
- Manipulations génétiques, brevetages et privatisation du vivant (semences). - élimination des paysans.
- surconsommation de protéines animales (pour la production et dans la consommation quotidienne).
- destruction des abeilles, auxquelles nous devons 30% de notre alimentation grâce à la pollinisation.
" Notre génération vit un très grand dilemme, parce que le capitalisme, actuellement dominé par le capital financier et les multinationales, a imposé une agriculture dont le but n'est pas de produire des aliments. Ils veulent seulement produire des marchandises pour gagner de l'argent. "
Produire plus, plus vite, plus fort....Les agriculteurs ont été englobés dans cette logique. Même si cela ne les dédouane pas. Ils se rendent comptent qu'ils ont été tromper et qu'ils ont été victimes de manipulation de la part des industriels. En y laissant une part de leur santé au passage.
Aujourd'hui un ménage ne consacre plus que 15% de son budget à l'alimentation. La grande distribution et l'industrie agro-alimentaire ont fait un mal que nous ne mesurons pas (enfin si, on commence à le découvrir grâce à quelques bouquins et quelques documentaires pertinents sur le sujet). Cela fait 60 ans que nous courons vers une industrialisation de notre nourriture (de la production à la distribution). Et si nous n'y prenons pas gardes nous n'aurons plus qu'une alimentation au goût aseptisé dans un emballage chatoyant avec des noms différents.
Notre alimentation - La "nourriture" a fait place à "la bouffe".
Le fromage, les légumes, les fruits, la viande, les céréales, toute la production alimentaire répond à la même logique. Une logique financière. Une logique économique et de destruction des terroirs (et de ses petits producteurs). Ainsi qu'à une logique de standardisation du goût.
Sous couvert de protection sanitaire (et de durée de conservation), les industriels veulent produire des aliments en masse et standardiser les goûts, quitte à détruire les recettes originelles à grand renfort de produits chimiques (levures artificielles, agents de saveurs, ferments etc etc) avec la complicité de l'industrie pharmaceutique.
Avant, il fallait compter 48 heures pour fabriquer un camembert. Aujourd'hui 4 heures. Cela ne peut se faire qu'au détriment du goût et de la qualité. Par cette uniformisation, on effectue un lavage de cerveau des consommateurs.
Alors que ce soit l'agriculture qui est pratiqué majoritairement ou que ce soit l'alimentation que nous trouvons dans les supermarchés, des solutions existent : Les AMAP (prix de production et non pas prix du marché), l'achat direct chez le producteur. Le boycottage de la grande distribution. Les jardins collectifs, cultiver son lopin de terre....les possibilités ne manquent pas. Elles demandent de la sensibilité, de l'engagement et le souhait de sortir du schéma imposé.
Et l'envie de "renouer avec ce monde de saveurs subtiles qui préparées avec art réjouissent l'âme et le corps et favorisent la convivialité." La nourriture et le plaisir de cuisiner.
Que ce soit en France ou sur le reste de la planète, l'équation est simple (équation fixé et imposé par ces messieurs de l'industrie agricole, pétrochimique etc etc etc) : engrais chimiques + pesticides de synthèse + semences sélectionnées = agriculture moderne.
Une agriculture "conventionnelle" productiviste et polluante.
L'agriculture occidentale, est une agriculture de guerre. La majeur partie des pesticides, engrais chimiques, fertilisants de synthèse, insecticides sont issus de gaz et produits chimiques utilisés dans la confection d'armes lors de la première et seconde guerre mondiale (ex le Nitrate). Remplacer le fumier naturel par le nitrate.
On justifiera bien cela par la course au progrès et la modernisation des outils de production alimentaires ("Et puis, Il fallait bien nourrir la France après la guerre"). Pourtant l'explication est bien plus simple : recycler les usines fabriquant de la chimie militaire en usines fabriquant de la chimie agricole (ex Monsanto). Il ne faut faire appel qu'à son bon sens pour comprendre les velléités des industriels. Produire et détruire. L'ensemble des composants chimiques utilisés dans l'agriculture se retrouvent dans les sols (et les nappes phréatiques), dans l'air (que nous respirons), dans nos assiettes et donc, logiquement et pour finir cette chaîne, dans nos organismes.
L'impact de l'agriculture moderne :
- Érosion accélérée des sols par la déforestation et les pratiques agricoles qui compactent, dévitalisent et asphyxient les sols.
- Destruction des métabolismes naturels de la terre par l'agrochimie, avec les conséquences qui en découlent directement : pollution des eaux, des environnements naturels, atteinte à la santé.
- Perte considérable des la biodiversités végétales et animales.
- Manipulations génétiques, brevetages et privatisation du vivant (semences). - élimination des paysans.
- surconsommation de protéines animales (pour la production et dans la consommation quotidienne).
- destruction des abeilles, auxquelles nous devons 30% de notre alimentation grâce à la pollinisation.
" Notre génération vit un très grand dilemme, parce que le capitalisme, actuellement dominé par le capital financier et les multinationales, a imposé une agriculture dont le but n'est pas de produire des aliments. Ils veulent seulement produire des marchandises pour gagner de l'argent. "
Produire plus, plus vite, plus fort....Les agriculteurs ont été englobés dans cette logique. Même si cela ne les dédouane pas. Ils se rendent comptent qu'ils ont été tromper et qu'ils ont été victimes de manipulation de la part des industriels. En y laissant une part de leur santé au passage.
Aujourd'hui un ménage ne consacre plus que 15% de son budget à l'alimentation. La grande distribution et l'industrie agro-alimentaire ont fait un mal que nous ne mesurons pas (enfin si, on commence à le découvrir grâce à quelques bouquins et quelques documentaires pertinents sur le sujet). Cela fait 60 ans que nous courons vers une industrialisation de notre nourriture (de la production à la distribution). Et si nous n'y prenons pas gardes nous n'aurons plus qu'une alimentation au goût aseptisé dans un emballage chatoyant avec des noms différents.
Notre alimentation - La "nourriture" a fait place à "la bouffe".
Le fromage, les légumes, les fruits, la viande, les céréales, toute la production alimentaire répond à la même logique. Une logique financière. Une logique économique et de destruction des terroirs (et de ses petits producteurs). Ainsi qu'à une logique de standardisation du goût.
Sous couvert de protection sanitaire (et de durée de conservation), les industriels veulent produire des aliments en masse et standardiser les goûts, quitte à détruire les recettes originelles à grand renfort de produits chimiques (levures artificielles, agents de saveurs, ferments etc etc) avec la complicité de l'industrie pharmaceutique.
Avant, il fallait compter 48 heures pour fabriquer un camembert. Aujourd'hui 4 heures. Cela ne peut se faire qu'au détriment du goût et de la qualité. Par cette uniformisation, on effectue un lavage de cerveau des consommateurs.
Alors que ce soit l'agriculture qui est pratiqué majoritairement ou que ce soit l'alimentation que nous trouvons dans les supermarchés, des solutions existent : Les AMAP (prix de production et non pas prix du marché), l'achat direct chez le producteur. Le boycottage de la grande distribution. Les jardins collectifs, cultiver son lopin de terre....les possibilités ne manquent pas. Elles demandent de la sensibilité, de l'engagement et le souhait de sortir du schéma imposé.
Et l'envie de "renouer avec ce monde de saveurs subtiles qui préparées avec art réjouissent l'âme et le corps et favorisent la convivialité." La nourriture et le plaisir de cuisiner.
je te conseille le ivre noir de l'agriculture, qui explique tres bien l'état actuel de l'agriculture en France.
http://www.leparisie...011-1317709.php
http://cdurable.info...ement,3262.html
#7
Posté 01 mars 2012 à 22:39
"Réorienter d’urgence l’agriculture française"
Pour une autre politique agricole.
http://www.altermond...hp?article19209
Pour une autre politique agricole.
http://www.altermond...hp?article19209










