Il s'agit donc de la culture libre telle que décrite dans ma signature. L'article Wikipédia actuel, même s'il est sans doute encore perfectible, aide à se faire une idée du sujet :
http://fr.wikipedia....i/Culture_libre
Actuellement, l'introduction de cet article présente les choses ainsi :
Citation
Les mécanismes juridiques des licences libres dédiés à la culture sont également inspirés du logiciel libre; l'utilisation des licences art libre ou creative commons a ainsi permis l'émergence de la musique libre et de l'art libre.
La culture libre défend notamment l'idée que les droits d'auteurs ne doivent pas porter atteinte aux libertés fondamentales du public. Elle agit, entre autres en utilisant de façon détournée les monopoles accordés par les droits d'auteur, à travers des licences libres, cela afin d'autoriser précisément les usages que ces lois proscrivent par défaut.
Il est donc notamment question, dans un sens large, d'œuvres sous licences libres ou sous licences ouvertes et que l'on qualifie aussi d'œuvres libres. Wikipédia elle-même est un exemple d'œuvre libre.
Concrètement, le plus petit dénominateur commun à toutes ces œuvres réside dans la possibilité pour tout un chacun de s'en procurer légalement une copie, gratuite ou non, à titre privé et de la partager librement et gratuitement avec qui l'on veut, comme on le souhaite ; pourvu que le nom de l'auteur et la licence demeurent clairement accessibles.
D'autres œuvres qui appartiennent à ce mouvement ont une licence plus permissive qui autorise la modification de l'œuvre originale, voire son exploitation commerciale. Certaines exigent qu'on redistribue sous la même licence les œuvres qui seraient dérivées de l'originale. On appelle aussi cela des licences « virales ».
Historiquement, comme l'indique Wikipédia, tout part du logiciel libre. Et cela s'étend ainsi à la musique, aux images et photographies, à l'audiovisuel, aux livres et BD, aux journaux et articles, aux jeux vidéo... Bref, à toutes les œuvres et produits culturels imaginables, mais pas seulement.
Saviez-vous en effet qu'il existe aujourd'hui des produits manufacturés dont la recette ou les modes de fabrication sont sous licence libre ? C'est le cas de l'OpenCola ou de la Free Beer par exemple. Ou bien encore du circuit imprimé Arduino.
La catégorie culture Libre de Wikipédia aide à recenser un peu tout ça.
Au-delà des œuvres elles-mêmes et dans un sens encore plus large, on parlera de culture libre pour désigner le mouvement culturel du libre en soi, avec ses acteurs, ses codes, ses modes d'organisation, ses valeurs, ses textes ou discours fondateurs, ses productions, ses luttes, ses réussites ou ses échecs, ses personnalités et structures emblématiques, ses mèmes... En gros, tout ce qui contribue à produire un agrégat social qui prend la forme d'une culture commune, avec aussi parfois ses divers courants.
Pour ma part, j'ai découvert le libre à la fois par le biais de l'informatique et de la musique.
Je cherchais un moyen de partager librement mes propres réalisations sur le web tout en étant clair sur les conditions d'accès et de redistribution.
C'est en effectuant des recherches que j'ai découvert le concept de licence libre et que j'ai compris que le système d'exploitation GNU/Linux, dont j'avais vaguement entendu parler et qui était encore assez confidentiel à l'époque (vers 2003-2004), était lui-même lié à l'origine de ces licences.
Aujourd'hui, je n'utilise plus que GNU/Linux et presque exclusivement des logiciels libres sur mon ordinateur, aussi bien à titre personnel que professionnel. Je lis des livres libres, j'écoute de la musique libre, je joue à des jeux libres, etc.
Bien sûr, j'accède encore aussi à du contenu non libre que j'achète ou que je consulte légalement car je suis totalement opposé, pour moi-même, au téléchargement illégal. Je sais que cela fera bondir certains et on pourra en parler si vous le souhaitez.
Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça maintenant ?
Tout simplement parce qu'il me semble que la culture et les œuvres libres sont méconnues et souvent sous-estimées quand ce n'est pas carrément méprisées. De même que leur potentiel n'est pas assez exploité.
L'une des valeurs fondamentales sur laquelle repose le mouvement culturel libre, c'est le partage du savoir.
C'est l'idée que la connaissance n'a pas de propriétaire, qu'elle appartient à tous, doit être partagée le plus largement possible et que nous pouvons tous y contribuer. La coopération et l'ouverture l'emportent sur la compétition et le secret. La base même du mouvement se situe là et c'est une idée aussi puissante que fragile.
Puissante parce qu'elle est capable de bâtir en un rien de temps des réalisations autrement inimaginables, mais fragile parce qu'elle est hautement subversive et donc menacée.
Le système actuel, je ne vous apprendrai rien, ne fonctionne pas comme ça et n'encourage pas vraiment ces valeurs. Nous sommes littéralement conditionnés par ce système à la compétition, la défiance, l'égoïsme, etc.
Mais je pense qu'il peut être salutaire de savoir qu'il existe une troisième voie entre se laisser bouffer ou conditionner par le système et entrer dans une forme d'affrontement qui confine à l'illégalité.
Cette troisième voie c'est la culture libre et elle n'attend que votre soutien et vos contributions pour croître et se répandre.
Je lis par exemple, dans les débats autour de la fermeture de Mégaupload ou autres plateformes de téléchargement illégal, qu'il faudrait taper un bon coup sur les majors par la voie du boycott. Ou bien encore se radicaliser dans l'illégalité de façon à télécharger toujours autant de contenus sous copyright mais autrement.
Pour ma part cela va faire bientôt sept ans que je n'ai pas acheté de musique commerciale. Depuis l'ancêtre des lois crétines et liberticides d'aujourd'hui que fut la loi DADVSI en fait... Et je ne télécharge pas de musique sous copyright pour autant.
Comment est-ce que je fais ? Suis-je un hermite ? Allergique à la musique ? Mes oreilles sont-elles tombées toutes seules à force d'entendre politiciens et médias de masse raconter nawak ?
Non. C'est juste qu'au lieu de soutenir financièrement les majors du disque, dont la complainte face au piratage sert clairement d'alibi pour mieux nous museler, j'écoute, je soutiens et je crée de la musique libre.
Il y a tant à faire dans ce domaine ou dans d'autres secteurs du libre ! Et vous aussi vous pouvez.
Partagez et participez. C'est fait pour boudiou !
La culture libre existe. Elle est peut-être le germe du prochain monde et elle vous tend les bras.
Merci.
Ce message a été modifié par ceolien - 30 janvier 2012 à 11:15.












