Aller au contenu


La culture libre comme alternative

culture libre alternative licence œuvre liberté subversion

  • Please log in to reply
49 réponses dans ce topic

#31 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 780 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 03 février 2012 à 12:28

Voir le messageceolien, le 03 février 2012 à 11:43, dit :

M'autorises-tu à te citer ? Sous quelles conditions ? Avec ton pseudo ou préfères-tu l'anonymat total ?

Tu sais quoi, tu fais comme ta conscience te dicte ;)

Bonjour Poussière d'Etoile,
Merci pour ta réponse. J'ai en effet dû mal interpréter tes propos, qu'à cela ne tienne, ça m'a permis d'exprimer un point de vue.

Citation

Pourquoi le medecin se fait payer ou le chirurgien plasticien? c'est une vocation et (il y a un fort coté artisitique académique pour le plasticien) pourtant ça te choque?

Non non, j'ai du mal m'exprimer. Ca ne me choque absolument pas que l'on gagne de l'argent. Ce qui me choque, c'est quand, dans quelque métier que l'on soit, on le fait pour l'argent, ou pour le résultat (la fierté, ou même manipuler...), au détriment du simple fait de faire la chose parce que c'est ce pourquoi on est fait à l'instant t (et même changer !). C'est différent. Hé hé, je suis rémunérée pour ce que je fais quand même. En effet, lorsqu'on bosse, il faut bien planifier. Mais pour se dire que si ça ne marche pas, il va falloir trouver une autre solution pour vivre.

C'est un contrat éthique. Même lorsque j'étais commerciale, j'ai toujours fonctionné comme ça. Tu vois, même dans le commerce, on peut exercer son métier en souhaitant, avant même de gagner de l'argent, faire du bon boulot.
Et quand tu parles du domaine de la santé (car comme le dit Céo, tous les secteurs sont, de mon point de vue, touchés par cette folie du résultat), il me semble que le scandale des prothèses mammaires en est un exemple frappant. Le gars a déclaré qu'il avait fait l'impasse sur certaines règles dans le but d'être plus rentable.
Notre société même encourage ce truc - en plus de la spéculation, du confort et de la survie qui dépend aujourd'hui, au moins dans nos têtes, du pognon - on paie les impôts de l'année précédente, il faut donc chaque année gagner plus pour ne pas passer par une année à manger des patates, voire à mettre la clé sous la porte pour les PME (faudrait développer :razz:). On calcule la santé d'une entreprise non pas à la satisfaction de ses clients, mais au profit. On fait des tableaux, à la fin de l'année, et on se gargarise. Pire, même l'éthique est devenue source de profit. Il n'y a qu'à voir les slogans de la grande distribution !
Bref...

Citation

Je ne vois dans tes propos qu' idéal que j'applique actuellement mais je ne suis pas soumis aux contraintes de professionnalisme, faut pas tout mélanger et surtout savoir relativiser selon la situation!

Je suis soumis aux contraintes de professionnalisme justement. Je suis professionnelle. J'ai des charges. Et pour moi, un idéal, si tu ne l'incarnes pas, c'est inutile... c'est du rêve, une chimère. Je participe à des vidéos clips pour des petits groupes qui n'ont pas beaucoup de budget, gratuitement. J'ai même en projet de chorégraphier un clip d'un groupe de hip hop, gratos. Uniquement parce que ce qui m'importe, avant de gagner de l'argent, c'est de faire ce qui me plait, au mieux (j'ai même chanté en lead pour un groupe, gratos).

Et je vais t'avouer un truc, mais alors très sincère, j'ai tout plaqué (ma vie dans le privé) il y a 5 ans avec deux enfants à charge et seule. Un jour mon premier boss (la première boîte pour laquelle j'ai bossé 4 ans) m'a dit, pour me garder alors que j'étais démissionnaire, "combien tu veux ?" je lui ai répondu "Ce que je veux, vous ne pouvez me le donner, c'est l'expérience" (j'avais fait le tour de mon taf). Et je pense que c'est parce que j'applique cet idéal et cette logique de faire du bon boulot avant même de faire la chose pour survivre, ou pour le résultat, que pour moi, ça marche et ce depuis 5 ans.

J'espère que le libre fera prendre conscience à des gens que l'argent n'est pas une fin, mais juste un moyen.
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#32 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 780 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 03 février 2012 à 12:41

Voir le messagePoussière d, le 03 février 2012 à 12:15, dit :

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 02 février 2012 à 23:35, dit :

Si tu fais les choses pour le résultat, alors tu n'es pas dans la chose que tu fais, mais dans ce qu'elle pourrait t'apporter. Avec ce dernier positionnement on va droit à la déception, de mon point de vue

WOUA c'est beau, sérieusement c'est la phrase qui "pète" néanmoins cela signifie que si tu ne fais pas les choses pour le résultat, alors tu es dans la chose que tu fais et pas dans ce qu'elle peut t'apporter donc satisfaction d'après toi!
J'appelle ça de l'hypocrisie, quel créateur, ne cherche pas à dépasser ses limites et atteindre un résultat, tu penses sérieusement qu'on ne peut être dans ce qu'on fait à partir du moment où on envisage d'atteindre un objectif où ce que cela peut apporter!
Je trouve cette phrase beaucoup trop réductrice!

Je comprends. Imagine juste faire la chose pour faire la chose elle même et n'en attendre rien. Essaie de te l'imaginer.

La vaisselle :


Citation


"Quand je fais la vaisselle, je commence toujours par tout trier. Les verres avec les verres, les assiettes empilées avec les assiettes, les couverts ensemble, puis l'artillerie lourde : casseroles, plats, les gros machins. Et, à part, loin derrière, parce que ceux là je ne les aime pas trop, les boites en plastique. Je ne sais si c'est mon esprit cartésien qui me vaut ce comportement, mais déjà, je trouve une satisfaction à contempler cette vaisselle sale et pourtant rangée. Un début d'organisation. Comme une armée en déroute, qui rentre cabossée et crottée du champ de bataille mais qui conserve encore suffisamment de discipline militaire pour marcher en ordre rangé.

Deux bacs d'eau, toujours : un pour laver, tiède, et un pour rincer, brûlant. Et tout doit être disposé dans un ordre précis : vaisselle sale, bac d'eau tiède, bac d'eau chaude pour le rinçage, égouttoir. Pas question qu'une assiette sale survole l'eau de rinçage pour aller dans le bac de lavage. Ces allers-retours inutiles et désordonnés diminuerait mon plaisir.

Je commence toujours par les verres. Leur transparence les destine à un traitement de faveur : à eux l'eau la plus pure et la plus chaude, à eux les gestes les plus délicats. Ils sont si fragiles. J'aime les retirer du bac de rinçage brûlant, du bout des doigts, immaculés, comme recréés à neuf. C'est d'ailleurs ce que j'aime dans la vaisselle - entre autre - cette quasi-résurrection d'objets fatigués.

Puis viennent les assiettes : un grand plaisir. Très faciles à nettoyer, à ranger, dociles, robustes, généreuses, un excellent rendement effort/satisfaction : une volumineuse pile de vingt assiettes se nettoie aussi vite qu'une casserole, si bien qu'on doit être vigilant car on peut avoir fini sans s'en rendre compte et se priver ainsi du plaisir d'éprouver la vitesse à laquelle le travail s'exécute. Ce serait dommage, non ?

Les couverts, c'est un peu moins gratifiant. Ca pique, ça coupe, parfois des restes d'aliments ont séché et il faut frotter. Frotter vivement sur une petite surface, tout le contraire des assiettes qui se nettoient d'un geste ample. Mais on peut en prendre plein à la fois, en grosses poignées sonores et dégoulinantes.

Arrivent alors les pièces volumineuses. Pause : l'eau de lavage est devenu trouble. Des petits morceaux de nourriture difficilement identifiables flottent à la surface, égarés. L'eau du bac de rinçage à perdu quelques degrès et se voile à peine d'un halo blanchâtre. Fin de la pause.

Les plats maculés de sauce offrent des paysages magnifiques : lorsque la mousse du liquide vaisselle et l'éponge s'en mèlent, c'est un festival de matières et de couleurs que ne renierait pas des artistes contemporains. On connait la fin de l'histoire, toujours la même : le plat retrouve son état initial, sa couleur blanche, ou noire, ou ivoire, uniforme, lisse. Mais les aspects intermédiaires, eux, sont toujours uniques. A chaque coup d'éponge, à chaque plongée dans l'eau, de nouvelles images. Parfois il faut lutter. Centimètre carré par centimètre carré, gagner du terrain sur la grosse trace de cramé à coup d'éponge metallique. La réduire, l'anéantir. D'autres fois, la graisse nous envahit et s'étend de toute part. Sur le dos des mains, sur les éponges, une pellicule flotte à la surface de l'eau. Catastrophe écologique dans l'évier. Il faut tout vider, laver, évacuer, purger. Mais peu importe. Nous sommes confiants, nous n'avons jamais perdu aucune de ces batailles.

Enfin viennent les mal aimées. Qu'elles me pardonnent ! Ces tristes boites de plastiques bien pratiques pour ranger des restes au réfrigérateur, ou pour partir en pique nique, mais qui manquent de franchise : elles ne savent jamais dire si elles sont propres ou sales. Elles affichent la transparence du verre, mais retiennent la graisse comme personne. Leur légèreté les rend, paradoxalement, difficiles à manipuler. Elles glissent, ne pèsent pas assez dans la main, présentent des interstices difficilement accessibles à l'éponge, se ressalissent très facilement, et mentent continuellement sur leur état de propreté. Même après un passage dans l'eau de rinçage, une nouvelle eau, spécialement coulée pour elles, elles demeurent douteuses.

Voilà, tout est propre, tout goutte paisiblement. Un dernier coup d'éponge sur l'évier, derniers paysages fantastiques sur les parois d'inox, avant le rinçage final, dernière image - troublante, presque triste - de morceaux de nourriture tassés les uns contre les autres au fond de l'évier, détrempés, grelottants, queue de radis, bout de pain gorgé d'eau, morceau de spaghetti, croûte noire de provenance inconnue, qui, malgré leur statut de survivants, n'auront obtenu qu'un bref sursis et se trouveront impitoyablement précipités dans le trou sans fond du tout à l'égout."

Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#33 Poussière d'étoiles

Poussière d'étoiles

    Confirmé

  • Membres
  • 46 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : NPC
  • Intérêts : Ecologie.
    Spiritualité Déiste.
    Recherche.

Posté 03 février 2012 à 12:43

Bon effectivement j'ai mal compris où tu voulais en venir mais au final tu as su m'expliquer et c'est tant mieux car je te rejoins totalement sur tes derniers messages, un forum est fait pour ça, échanger,partager  et j'étais à coté de ton raisonnement (pour lequel j'adhère) .
Je m'inscrit dans le cadre du libre échange par mes activités internet je suis sur de nombreux site de promotion et de partage artisitique , j'ai même fait un tutorial gratuit sur une de mes techniques de peintures qui était dispo sur  tadam Megaupload, et depuis sa fermeture faut que je trouve un autre hebergeur!

J'espère aussi de tout mon coeur qu'il y aura une prise de conscience que l'argent n'est pas une fin!

Ce message a été modifié par Poussière d'étoiles - 03 février 2012 à 12:44.


#34 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 780 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 03 février 2012 à 13:01

La loi considère, l'état considère. On peut débattre longuement sur ces petites cases, cette folie des étiquettes, qui nous mènent là ou nous sommes aujourd'hui. Et de la nécessité des diplômes et du manque de reconnaissance que nos sociétés ont pour la pratique, le terrain, l'expérience et au final le résultat (talent, satisfaction du client...). Bref.

J'avais posté un billet, dans les méandres du forum, sous une conversation à laquelle peu participent, que j'avais écrit sur la pyramide de Maslow, un exemple :
http://www.onnouscac...le/page__st__90 le post 97

Pour en revenir à ma phrase choc qui pète et arrache une boule :D Porter son attention au présent, à ce que l'on fait, ce n'est pas nier ce qui est nécessaire, c'est reconnaître l'essentiel.
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#35 Drahciel

Drahciel

    Expert

  • Membres
  • 179 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : En Galice
  • Intérêts : Le pourquoi du comment

Posté 03 février 2012 à 13:15

C'est beau tout ça :-)

Donc si je comprend bien tout ça, c'est bien la législation qui est a la traine.
Le libre fait deja parti de notre inconscient grace a internet.
Si je fais un copier coller d'un autre site,d'une image, je ne me demande même pas si il y a des droits ou non... (Je sais c'est mal)
Le libre est la suite logique de l'accès ouvert offert par internet et le seul moyen de l'empecher serait de fliquer a 100% le net (techniquement/financierement impossible, ouf...) ou de le fermer (sniff...)

Cependant, je me demande, est-ce qu'un post sur un forum est soumis a une forme de législation.
Peut-on considérer un post comme une oeuvre au même titre qu'un essai ou documentaire ou encore poème, etc... ?
Au final peut-on considérer que chacune de nos actions sont digne d'être associer a une forme d'art ?? (Je repasse les chemises comme un artiste par exemple :-) C'est pas moi qui le dit ! )
Ou est la frontière entre l'art et le "commun", le "normal", "le sans saveur" ?

Parce qu'en fait j'ai l'impression que l'art libre a toujours exister et est l'essence même de l'Art. Les mécènes et les notables l'ont fait lentement dérivé vers sa forme capitaliste actuelle non ?
Demain c'est loin...

#36 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 780 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 03 février 2012 à 13:17

Voir le messageDrahciel, le 03 février 2012 à 13:15, dit :

Parce qu'en fait j'ai l'impression que l'art libre a toujours exister et est l'essence même de l'Art. Les mécènes et les notables l'ont fait lentement dérivé vers sa forme capitaliste actuelle non ?
Oui.
:D
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#37 Smartmobs

Smartmobs

    Confirmé

  • Membres
  • 93 Messages :
  • Genre : Homme

Posté 03 février 2012 à 13:35

Une majeur partie des "grands artistes" ont vécu dans une certaine pauvreté, voire même une précarité. Sans se soucier de l'aspect financier. Rimbaud et sa vie de bohème. Van Gogh qui était quasi sdf, devait vendre ses toiles pour se payer une couche et un repas chaud. Baudelaire qui était criblé de dettes et occupa près d'une quarantaine de domiciles faute de payer ses loyers, et ceci malgré son génie
Kezia Jones a commencé à jouer dans le métro parisien. Et il aurait probablement continué s'il n'avait pas été signé.

Je cite ces artistes mais j'aurais également pu parler de tous ces auteurs qui étaient soit fonctionnaires, soit instituteurs (et donc qui n'avaient pas de mécènes)....cela ne les a pas empêché de pratiquer leur passion et "d'accoucher" de chefs d'oeuvres.

Le propre de l'artiste est de vivre son art (ou de faire vivre son art) et non pas de vivre de son art. Peu importe le résultat. D'ailleurs un artiste ne recherche aucun résultat. Le résultat fait partie d'une logique économique. Logique bien loin de la sensibilité d'un artiste. C'est le propre de notre système économique (capitaliste) de vouloir un rapport marchand avec les choses.
Le seul résultat que peut éventuellement attendre un artiste c'est la reconnaissance de ses pairs.

Un musicien compose, arrange tant qu'il ne se sent pas en osmose avec sa création. Lorsqu'il ressent que sa compo correspond à son intention, émotion, initiale. Cela peut se faire au bout d'une semaine ou au bout de 3 mois. Mais à un moment il se dit juste "c'est bon, j'arrête, c'est ca que je veux partager".

L'art, comme la pensée, est collective. Et donc libre, et se partage.

Smartmobs (pseudo artiste des bacs à sable)

Ce message a été modifié par Smartmobs - 03 février 2012 à 13:37.


#38 Magnus

Magnus

    Hein ?

  • Modérateurs
  • 5 664 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Paris

Posté 03 février 2012 à 13:35

Perso je considére qu'il faut un contre pouvoir aux majors : les grandes maisons d'editions, les grands producteurs de cd, dvd, se tapent 95% du marché : radio - télé - pub, on n'entend qu'eux, on ne voit qu'eux.
La tentative du libre, c'est pour moi celle des petits, il faut déja qu'ils soient vus et entendus pour qu'il y a un droit d'auteur. Dans cette optique, je salue le site qui a fait sortir Grégoire : sa musique est pas top, mais des internautes ont payé la production du cd, les ventes ont décollé, et chacun a été rétribué. Cette forme de production anti majors me botte !
Après, il y a aussi à prendre du coté du Japon : là bas, le téléchargement est légal, et il n'y a pas de crise, et on entend les petits comme les grands. Il faudrait regarder comment ils parviennent à avoir cette industrie florissante alors que le gratuit est autorisé, légalisé.
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#39 Poussière d'étoiles

Poussière d'étoiles

    Confirmé

  • Membres
  • 46 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : NPC
  • Intérêts : Ecologie.
    Spiritualité Déiste.
    Recherche.

Posté 03 février 2012 à 14:10

Voir le messageSmartmobs, le 03 février 2012 à 13:35, dit :

D'ailleurs un artiste ne recherche aucun résultat. Le résultat fait partie d'une logique économique. Logique bien loin de la sensibilité d'un artiste. C'est le propre de notre système économique (capitaliste) de vouloir un rapport marchand avec les choses.
Le seul résultat que peut éventuellement attendre un artiste c'est la reconnaissance de ses pairs.

Là je me permet d'intervenir car c'est Faux, La résultante de la recherche artisitique dépasse la reconnaissance de ses pairs, cela fait des années que je recherche à reproduire un effet tâche d'huile avec mes mélanges acrylique, je n'ais, à ce jour, pas réussit à avoir de résultats probant, je fais ça aucunement pour une reconnaissance mais parce que comment dire je veux trouver le moyen technique de le réaliser avec de l'acrylique, c'est peut être impossible auquel cas je me bat contre un moulin à vent mais cela m'a obsédé suffisamment pour que je puisse t'affirmer que je recherche ce résultat artistique.
De même la maîtrise technique et la finesse d'une peinture est en soit un résultat artistique! Donner une parfaite transparence à un vétement pour en dévoiler les dessous, reproduire la parfaite reflexion zénitale sur un pantalon pour en simulé le velours, l'éclat et la profondeur d'un oeil pour en souligner "un regard perçant" tous ses exemples peuvent faire parti d'une recherche de résultat!

#40 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 780 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 03 février 2012 à 14:56

Certes, certes, on peut voir les choses ainsi.
Ceci dit, c'est en ratant une tarte qu'est apparue la Tarte Tatin :smile:

Citation

L'histoire de la tarte Tatin est assez sympathique, elle trouve son origine à la fin du XIXème siècle, dans un restaurant du plein centre de la France, en Sologne (à Lamotte-Beuvron dans le Loir et Cher).
Ce sont deux soeurs, Caroline et Stéphanie Tatin qui inventèrent, un peu par hasard, la célèbre tarte. La tarte ne s'est pas renversée comme on le prétend mais elle a brûlé !
Aussi une des soeurs a décidé de garder les pommes maintenant caramélisées, de mettre la pâte sur le dessus pour que les pommes ne brûlent pas plus et de la remettre au four. Ce fut un grand succès !
Ouais c'est bon la tarte Tatin... :grin: mais j'ai toujours un faible pour les trucs à l'envers :smile:

Y'a plein de grandes chansons qui sont des compo ratées à la base... Bref tout ça pour dire que "to be or not to be... that is the question" (et non pas "to succeed or not to succeed", enfin je ne sais pas vous, mais moi ca m'détend :D))
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#41 ceolien

ceolien

    copyleft

  • Membres
  • 1 855 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation :

Posté 03 février 2012 à 22:30

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 03 février 2012 à 12:28, dit :

Tu sais quoi, tu fais comme ta conscience te dicte ;)

Bon ok. Je vais donc m'approprier toute la gloire de cette citation, réclamer des sommes indécentes dès que quelqu'un s'en sert, faire voter des lois pour contrôler ce que les autres en font et les punir sévèrement si cela va l'encontre de mes intérêts.
Accessoirement, peut-être que je te reverserai 1% de ce que je n'aurai pas dépensé en caviar, mégateufs et bagnoles de luxe, histoire de donner de moi une image de philanthrope tout en obtenant une réduction sur mon ISF.
Ensuite, j'écrirai un bouquin qui parlera de ce moment d'illumination où ma conscience m'a chuchoté que faire les choses par intérêt n'est pas la meilleure façon de les faire. :grin:


Voir le messageDrahciel, le 03 février 2012 à 13:15, dit :

Cependant, je me demande, est-ce qu'un post sur un forum est soumis a une forme de législation.

Oui. Et même à plusieurs... Mais cela, la modération t'en parlera mieux que moi !


Voir le messageDrahciel, le 03 février 2012 à 13:15, dit :

Peut-on considérer un post comme une oeuvre au même titre qu'un essai ou documentaire ou encore poème, etc... ?

Je ne vois pas pourquoi on ne le pourrait pas. Oui certainement, c'est une œuvre de l'esprit bien sûr.


Voir le messageDrahciel, le 03 février 2012 à 13:15, dit :

Au final peut-on considérer que chacune de nos actions sont digne d'être associer a une forme d'art ?? (Je repasse les chemises comme un artiste par exemple :smile: C'est pas moi qui le dit ! )

Oui, pourquoi pas ? On pourrait bien considérer que l'art c'est peut-être même, avant tout, l'art d'identifier de l'art.


Voir le messageDrahciel, le 03 février 2012 à 13:15, dit :

Ou est la frontière entre l'art et le "commun", le "normal", "le sans saveur" ?

J'aurais tendance à reformuler la question en « Quand est la frontière ? » ou « Comment est la frontière ? ».
Y a-t-il même une frontière ?
Pour moi c'est un état d'esprit qui détermine cette perception de ce qui est du domaine de l'artistique. Et d'ailleurs il n'y a peut-être pas tant d'art que de perceptions de l'art. On le voit bien avec ce sujet et d'autres.


Voir le messageDrahciel, le 03 février 2012 à 13:15, dit :

Parce qu'en fait j'ai l'impression que l'art libre a toujours exister et est l'essence même de l'Art. Les mécènes et les notables l'ont fait lentement dérivé vers sa forme capitaliste actuelle non ?

Exactement ! Cette remarque est même valable pour la culture libre dans son ensemble. Y compris pour les logiciels libres.

Saviez-vous par exemple qu'historiquement parlant, le logiciel est initialement libre ?
De fait, le logiciel libre est apparu avant le logiciel propriétaire (on dit aussi privateur).

Au départ, la programmation était affaire de chercheurs, de scientifiques.
Ils s'échangeaient donc tranquillement du code et des programmes entiers, sans même se poser la question d'une quelconque licence. Car partager la connaissance, dans le milieu scientifique, c'est juste la façon naturelle de procéder pour que la science avance.

Puis c'est devenu un business. Certains se sont dit qu'ils pourraient tirer profit de logiciels dont le code serait tenu secret et dont ils auraient la pleine maîtrise de la redistribution.

Le logiciel libre, dans sa forme actuelle, n'est donc en définitive qu'un retour aux sources (expression qui devient du même coup un jeu de mot pour geeks).
Avec le logiciel libre, on revient à l'état naturel de ce que le logiciel a toujours été : un savoir à partager librement. Parce que le savoir pour faire le logiciel fut donné librement et qu'il n'y a pas de raison pour s'approprier tout l'édifice juste parce qu'on est venu y déposer sa petite pierre.

À ce titre, l'historique du logiciel libre est juste passionnant. Et je vous invite à vous intéresser à la biographie de Richard Stallman qui est un des piliers fondateurs de ce mouvement.


Voir le messageSmartmobs, le 03 février 2012 à 13:35, dit :

L'art, comme la pensée, est collective. Et donc libre, et se partage.

Oui. Et le fait qu'on ait pu envisager sérieusement de faire autrement est une absurdité spécifique à notre temps.

La culture libre n'est donc qu'un juste retour des choses.


Voir le messagePoussière d, le 03 février 2012 à 14:10, dit :

Là je me permet d'intervenir car c'est Faux, La résultante de la recherche artisitique dépasse la reconnaissance de ses pairs, cela fait des années que je recherche à reproduire un effet tâche d'huile avec mes mélanges acrylique, je n'ais, à ce jour, pas réussit à avoir de résultats probant, je fais ça aucunement pour une reconnaissance mais parce que comment dire je veux trouver le moyen technique de le réaliser avec de l'acrylique, c'est peut être impossible auquel cas je me bat contre un moulin à vent mais cela m'a obsédé suffisamment pour que je puisse t'affirmer que je recherche ce résultat artistique.
De même la maîtrise technique et la finesse d'une peinture est en soit un résultat artistique! Donner une parfaite transparence à un vétement pour en dévoiler les dessous, reproduire la parfaite reflexion zénitale sur un pantalon pour en simulé le velours, l'éclat et la profondeur d'un oeil pour en souligner "un regard perçant" tous ses exemples peuvent faire parti d'une recherche de résultat!

Et je te pose cette question en toute cordialité : Ne t'es-tu pas demandé si ce n'est pas précisément ton obsession du résultat qui te donne autant de mal ? Est-ce que la question du lâcher prise ne s'est pas imposée d'elle-même à un moment ?

Par exemple en matière de composition musicale, je remarque pour m'a part que « m'efforcer de » ne donne rien de bon. Et c'est après un temps de relaxation, ou en passant complètement à autre chose, sur un tout autre projet ou même une autre activité, voire en dormant, que peut me venir LE truc que j'attendais. Comme s'il fallait simplement laisser respirer l'âme.

C'est peut-être différent en peinture ou arts plastiques ceci dit. As-tu déjà discuté de ton problème technique avec tes pairs justement ? Ou même des chimistes, des techniciens ?

Ce message a été modifié par ceolien - 03 février 2012 à 23:56.

« Le principe de la culture libre est de proposer légalement des œuvres, des informations, des créations en libre partage pour tous. Il est question de proposer une alternative libre et d'œuvrer au maintien de cette possibilité. » - Wikipédia, article sur la culture libre (version du 10 mars 2011)

#42 Le Passant

Le Passant

    Confirmé

  • Membres
  • 50 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Devant mon écran

Posté 04 février 2012 à 23:08

La culture libre représente, selon moi, l'élément sur lequel la société de demain sera fondé.

Pour que cela soit possible, il faudra inévitablement repenser l'économie. La crise financière aidant, cela ne tardera pas.

#43 Herkimer

Herkimer

    Expert

  • Membres
  • 132 Messages :
  • Genre : Femme

Posté 05 février 2012 à 22:32

Je me demande s'il ne serait pas possible de référencer des liens par thème permettant d'accéder directement à des sites proposant du libre ou faire quelques fiches techniques (ex : Livres, musique, images, logiciels etc... voire 2 catégories Loisirs / Pro). Désolée si ma question est à côté de la plaque, car si je comprends ce que vous entendez par culture libre dans son aspect éthique, je ne suis pas à l'aise avec le jargon informatique, et je me dis que cela pourrait aider les personnes comme moué... par ex je pourrais presque télécharger illégalement sans même m'en rendre compte :oops:.

J'arrive mieux à appréhender la chose à travers les exemples donnés par Catarinetta Tchi Tchi ;) (je ne savais pas que cela portait le nom de culture libre, merci donc !). Car de mon côté par rapport à quelques projets personnels, je réfléchis aussi à la possibilité de m'inscrire dans une démarche alternative, ayant déjà donné question classique...

La difficulté à mon sens c'est quand on en vient à devoir trouver le cadre juridique adéquat à son activité, il ne faut pas se planter si l'on souhaite maîtriser l'aspect éthique. Je ne dis pas que c'est impossible, j'y réfléchis moi-même, mais je sais par expérience qu'on se retrouve vite piégés par le "toujours plus", ne serait-ce que pour payer les contributions fixes... on retombe facilement dans le filet.

Mais peut-être que je suis un peu HS là, non ?

#44 Le Passant

Le Passant

    Confirmé

  • Membres
  • 50 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Devant mon écran

Posté 06 février 2012 à 00:09

Herkimer, tu peux débuter en allant sur ce site qui répertorie différents médias sous licence "creative common".

#45 ceolien

ceolien

    copyleft

  • Membres
  • 1 855 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation :

Posté 06 février 2012 à 17:06

Voir le messageLe Passant, le 04 février 2012 à 23:08, dit :

La culture libre représente, selon moi, l'élément sur lequel la société de demain sera fondé.

Pour que cela soit possible, il faudra inévitablement repenser l'économie. La crise financière aidant, cela ne tardera pas.

Je suis plutôt du même avis et c'est pour cela que je parlais un peu plus haut de l'écosociétalisme qui serait pour moi le système économique optimal pour le développement de la culture libre. En tout cas le plus en accord avec ses valeurs.


Voir le messageHerkimer, le 05 février 2012 à 22:32, dit :

Je me demande s'il ne serait pas possible de référencer des liens par thème permettant d'accéder directement à des sites proposant du libre ou faire quelques fiches techniques (ex : Livres, musique, images, logiciels etc... voire 2 catégories Loisirs / Pro). Désolée si ma question est à côté de la plaque, car si je comprends ce que vous entendez par culture libre dans son aspect éthique, je ne suis pas à l'aise avec le jargon informatique, et je me dis que cela pourrait aider les personnes comme moué... par ex je pourrais presque télécharger illégalement sans même m'en rendre compte :oops:.

Non, ta question ne me semble pas à côté de la plaque. :smile:

C'est juste que je pensais avoir donné les liens les plus appropriés dans mon premier post et aussi qu'un outil de type wiki me semble plus adapté pour lister les ressources libres existantes. Parce que sinon elles se trouveront inévitablement noyées dans la discussion.

Donc, il y en a déjà pas mal de référencées sur Wikipédia, mais voici quand même celles que je connais (certaines de ces ressources sont elles-mêmes des annuaires) :

Musique : Littérature : Vidéo : Photos :
  • Flickr (le champ de recherche avancé permet de trouver des photos sous licence libre ou de libre diffusion)
Jeux vidéos : Logiciels : Encyclopédie : Dictionnaire : Je suis sûr que j'en oublie, mais c'est déjà un début. À vous de compléter ! :grin:

Ce message a été modifié par ceolien - 06 février 2012 à 17:10.

« Le principe de la culture libre est de proposer légalement des œuvres, des informations, des créations en libre partage pour tous. Il est question de proposer une alternative libre et d'œuvrer au maintien de cette possibilité. » - Wikipédia, article sur la culture libre (version du 10 mars 2011)

#46 Herkimer

Herkimer

    Expert

  • Membres
  • 132 Messages :
  • Genre : Femme

Posté 06 février 2012 à 20:39

Oki, merci Le Passant ! Triple arf, je n’avais pas vu que le wiki répertoriait déjà pas mal de sites… merci d’avoir complété ceolien ;)

#47 Le Passant

Le Passant

    Confirmé

  • Membres
  • 50 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Devant mon écran

Posté 06 février 2012 à 22:09

Voir le messageceolien, le 06 février 2012 à 17:06, dit :

Je suis plutôt du même avis et c'est pour cela que je parlais un peu plus haut de l'écosociétalisme qui serait pour moi le système économique optimal pour le développement de la culture libre. En tout cas le plus en accord avec ses valeurs.

Je suis 100% d'accord! J'ai découvert l'écosociétalisme il y a quelque années et ce fût une véritable révélation!

#48 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 780 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 10 mars 2012 à 15:10

Une petite reflexion de Jodorowski sur le sujet


Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#49 ceolien

ceolien

    copyleft

  • Membres
  • 1 855 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation :

Posté 11 mars 2012 à 15:00

J'aime le sursaut dont il est question dans cette vidéo lorsqu'il dit qu'il faut arrêter de se vampiriser soi-même, de se faire du mal. Cette question dépasse même l'art puisqu'il parle de sortir d'une souffrance.

Oui l'art est aussi un sursaut. On crée parce qu'on a ce sursaut créateur ou bien encore ce sursaut qui sert éventuellement à exorciser la souffrance, à l'extraire comme un pus.

C'est pour cela, à mon, avis qu'il y a des œuvres inspirantes, élevantes, envoutantes ou apaisantes, mais aussi des œuvres qui donnent à voir l'horreur, la merde, le mal.
On peut trouver ces dernières moches et repoussantes, et dans une approche purement esthétique de l'art (une esthétique socio-normée, ne l'oublions pas...) leur accorder une moindre valeur. Et pourtant elles sont belles aussi, pour ce qu'elles représentent, pour le signifié qu'elles expriment. Et elles sont œuvre d'art aussi, au sens ou il y a une même impulsion à l'origine et qu'elles donnent à voir cette peau gluante dont s'est enfin débarrassé l'artiste. C'est alors la fin mortelle d'un processus qui est exposée.

Quand on donne naissance à un enfant il y a un placenta qui sort. Quand le papillon paraît il sort de son enveloppe qui a participé du processus. Est-ce que c'est pareil avec un corps humain en fin de vie ? Peut-être bien. Il s'envisage alors comme enveloppe.

Cette explosion de colère à laquelle on assiste dans la vidéo est elle-même une expression de ce processus. C'est la vie à l'œuvre. Se foutre un coup de pied au cul c'est ça, de façon illustrée.

J'aime bien le début aussi avec cette comparaison de l'œuvre aux fruits et le fait que cela s'inscrit dans une chaîne du vivant. La métaphore de l'arbre et du don du fruit est bien vue. Le fait que l'art est un processus vital aussi. Non pas un truc qui se décrète mais qui se vit.

Par contre, là ou je ne le rejoins pas c'est quand il parle de talent, de bon et mauvais, de vaiqueur et de vaincu dans un processus de lutte (boxe). Je vois bien de quoi il parle lorsqu'il évoque les excuses bidons pour ne pas vivre son impulsion créatrice, et je suis ok avec ça. Par contre, lier ceci à la notion de talent est à mon sens une erreur car ce n'est pas une question de talent si tu fais de l'art et il l'explique d'ailleurs lui-même !

Qu'une époque considère qu'un artiste a du talent certes. Mais n'oublions pas que c'est surtout une question de norme sociale ou intellectuelle en un temps T. On l'a déjà dit plus haut : des tas d'artistes aujourd'hui considérés comme de grands artistes étaient pauvres et ne vivaient pas de leur art. Et oui effectivement ça ne les a pas empêché de faire de l'art parce que c'était vital pour eux.


Outre l'art, je voudrais reparler un peu du libre et de la technique aussi.

Cette vidéo que tu nous soumets est proposée en Flash par l'outil mis à notre disposition par ce forum qui est un forum IP.Board.

Mais comme je l'ai déjà dit ailleurs, la technologie Flash pose problème pour tout un tas de raisons que l'April expose très bien ici :

http://www.april.org/flash

Aussi je préfère personnellement visionner les vidéos en HTML5 ou dans un lecteur externe (VLC par exemple) lorsque c'est possible.

Sur Youtube, c'est possible. Il suffit pour cela d'activer le HTML5 au bas de cette page :

http://www.youtube.com/html5

C'est la raison pour laquelle, lorsque j'insère ici une vidéo Youtube, j'aime autant fournir avec le lien direct de la vidéo en utilisant le bouton <> qui sert à insérer du code, comme ceci :

http://www.youtube.com/watch?v=BXuY2PmO0Vw

Il suffit alors de copier-coller l'adresse dans une fenêtre de son navigateur, une fois l'option HTML5 activée, et la vidéo ne se lira pas en Flash.

Il faut savoir que Flash, entre autres choses, vous trace. Il place le contenu de cette surveillance dans des dossiers cachés qui s'intitulent adobe et macromedia.

Sous GNU/Linux ces dossiers cachés (dont le titre commence donc par un point et qui correspondent à .adobe et .macromedia) se trouvent directement dans le dossier home de l'utilisateur. Les supprimer régulièrement (car ils seront recréés à chaque utilisation de Flash) est la chose à faire si on doit absolument utiliser Flash et que l'on aime pas être tracé(e).

De mémoire, sous Windows XP ces dossiers se trouvent dans C:\Documents and settings \ nom de l'utilisateur \ Application Data (ou Local Settings) que l'on retrouve après avoir activé l'affichage des dossiers cachés.

Sous Windows 7 ce sont les mêmes, sauf qu'ils sont dans le C:\nom d'utilisateur \ Roaming je crois bien.

Donc le soucis c'est que comme Flash, bien que gratuit, n'est pas un logiciel libre on ne sait pas ce qu'il fait de cette surveillance...

Le mieux serait encore de se passer de Flash tout court car c'est une très mauvaise technologie.

Ce message a été modifié par ceolien - 11 mars 2012 à 15:22.

« Le principe de la culture libre est de proposer légalement des œuvres, des informations, des créations en libre partage pour tous. Il est question de proposer une alternative libre et d'œuvrer au maintien de cette possibilité. » - Wikipédia, article sur la culture libre (version du 10 mars 2011)

#50 lembal

lembal

    "franchit d'autre(s) monde(s)"

  • Fondateurs
  • 1 270 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : France

Posté 27 avril 2012 à 16:30





Faut-il parler d'une véritable crise de l'industrie culturelle, lorsque les sociétés de gestion chargées de collecter les droits au nom des auteurs, artistes ou producteurs, ont augmenté leurs perceptions de plus de 50 % en dix ans ? Depuis 2000, comme le montre un rapport établi par la Cour des comptes, les ayants droit ont vu leur rémunération issue de la gestion collective augmenter de plus de 60 %.



Image IPB

L'an dernier, après avoir livré un véritable brûlot sur les niveaux de rémunération extrêmement élevés des dirigeants de la Sacem et d'autres sociétés de gestion collective de droits d'auteur, la Commission permanente de contrôle des sociétés de gestion avait publié un nouveau rapport non moins critique, qui dénonçait l'organisation d'une véritable "galaxie Sacem". Elle y décrivait le système en poupées-russes mis en place par les sociétés de gestion collective, souvent autour de la Sacem, pour multiplier les prélèvements de frais de gestion dans une grande opacité.

Cette année, le rapport réalisé par des magistrats de la cour des comptes se veut plus apaisant. Il commence néanmoins par souligner que les prélèvements de droits d'auteur répartis aux ayants droit ont considérablement augmenté en 10 ans, malgré la prétendue crise profonde de l'industrie musicale.

Entre 2000 et 2010, les montants collectés ont augmenté de 52 %, pour passer de 931 millions d'euros à plus de 1,4 milliards. Les sommes effectivement redistribuées aux ayants droit, elles, ont progressé de près de 62 %, avec un peu plus de 1 milliard d'euros affectés aux bénéficiaires en 2010. Sur la même période, selon les chiffres de l'INSEE, l'inflation en France a été d'environ 20 %. Les perceptions et reversements ont donc augmenté deux à trois fois plus vite que l'inflation. De quoi mettre en perspective les discours alarmistes qui assurent que Napster (né juste avant l'an 2000) et ses successeurs auraient tué l'industrie culturelle...

Depuis 2008, les perceptions qui avaient connu une décélération de leur croissance ont repris du poil de la bête, avec une hausse de 12,7 % en deux ans. "Cette tendance qui pourrait surprendre dans un contexte de tassement de l'industrie phonographique, recouvre des évolutions contrastées par types de droits et par sociétés", nuance toutefois la Commission. Elle fait remarquer que les augmentations sont dues principalement au secteur audiovisuel, et à une hausse importante des barèmes de la "rémunération équitable" payée par les discothèques ou les restaurants, entre autres. Les droits dits de "reproduction mécanique" qui reflètent les ventes de disques ont baissé de 13,6 %, et les revenus issus de la copie privée se sont stabilisés (en attendant la taxation du cloud qui promet de relancer la machine).

Dans un deuxième chapitre, consacré à la participation des membres des sociétés de gestion collective aux décisions prises en leur nom, le rapport revient par ailleurs en filigrane sur ses récentes critiques.

Sur la Galaxie Sacem : La Commission permanente "insiste à nouveau pour que les sociétés obtiennent de leurs partenaires et délivrent à leurs ayants droit une information complète sur les taux et les montants des frais de gestion perçus par les sociétés intermédiaires de collecte ou de répartition intervenant en amont de leur propre gestion". Elle recommande de faire obliger d'informer les adhérents sur "les contrats passés avec des sociétés intermédiaires, les coûts de gestion de celles-ci et le taux et les montants prélevés à ce titre sur les droits à répartir".

Sur la rémunération des dirigeants : L'article R321-6-1 du code de la propriété intellectuelle permettait déjà aux membres des sociétés de gestion collective de se faire adresser "le montant global des rémunérations versées aux personnes les mieux rémunérées", sans qu'il soit possible de connaître précisément le montant de chaque salaire. Devant le manque de transparence qu'elle avait critiquée, la Commission permanente a obtenu du ministère de la Culture qu'il précise que cet article ne faisait pas obstacle à l'application du R321-6, qui permet aux membres de consulter des comptes plus détaillés en se rendant au siège social, sans possibilité toutefois d'en avoir copie. "Cela vaut notamment pour les rémunérations individuelles des dirigeants", précise la Commission, qui avait encouragé les membres à demander des comptes.

Un certain nombre d'améliorations sont toutefois notées dans le fonctionnement des sociétés de gestion. Par exemple, désormais la Sacem mentionnera le fait qu'il est possible de n'apporter à la gestion collective qu'une partie de ses oeuvres, alors qu'auparavant les auteurs avaient obligation de confier à la Sacem la gestion de toutes leurs oeuvres passées et futures. La Spedidam, qui gère les droits de nombreux artistes-interprètes, s'est pour sa part engagée à revoir profondément le fonctionnement de son conseil d'administation, notamment pour limiter le nombre de pouvoirs de vote qui peuvent être confiés à un même membre.

De façon générale, la Commission demande aux sociétés de gestion d'améliorer leur "vie démocratique", en permettant par exemple le vote à distance dans les assemblées générales, y compris par voie électronique.

L’obligation de subir nous donne le droit de savoir. (Jean Rostand)