Breizhfox, le 21 mars 2012 à 08:57, dit :
Libre à toi de croire que la politique française de recourir aux marchés pour financer de gros projets à taux bas en espérant que les retombées économiques soient plus importantes que les intérêts à payer soient une mauvaise politique.
Libre à toi de croire que l’on pouvait faire la même chose en s’auto finançant, en se faisant des prêts à soi même.
J’ai argumenté, donné des sources et des exemples pour expliquer mon point de vue. Je trouve ça plus enrichissant intellectuellement de me tourner vers le « comment » que vers le « pourquoi » (ça fait moins café du commerce)
L'emprunt ne se justifie que lorsque qu'on a corrélé sa devise à une certaine quantité de métal précieux et qu'on veut respecter cette corrélation. Lorsqu'on ne veut pas respecter cette corrélation, on fait de la création monétaire. Lorsque les États-Unis ont fait défaut sur l'or en 1971, on est passé d'un système où, indirectement à travers le dollar étalonné sur l'or, la monnaie des différents pays représentait une certaine quantité d'or à un autre système où la monnaie représente désormais une dette. Pour faire simple, avant, la monnaie était constituée de pièces et de lingots d'or et depuis 1971 la monnaie est une créance sur une banque. La monnaie fiduciaire (pièces et billets) est une créance sur une banque centrale alors que la monnaie scripturale (argent virtuel des comptes bancaires et postaux) est une créance sur banque qui est créée lorsque ladite banque accorde un crédit à une personne physique ou morale. La monnaie scripturale ou argent virtuel représente 90% de la masse monétaire contre 10% pour la monnaie fiduciaire.
Lorsqu'une banque accorde un crédit, c'est-à-dire crée de l'argent ex-nihilo, elle inscrit au passif de son bilan la somme qu'elle va prêter à son client, puis inscrit le même montant à l'actif en tant que créance sur le client, et au fur et à mesure du remboursement du crédit, cette somme qui est à l'actif et au passif diminue jusqu'à devenir nulle. Cela signifie que si le client ne rembourse pas elle va devoir trouver elle-même la somme manquante pour équilibrer son bilan afin que l'argent qu'elle a créé soit détruit. C'est le principe de l'argent-dette.
Dans ce contexte de l'argent-dette, l’État doit pouvoir créer son propre argent puisque l'argent n'est plus une richesse réelle (métal précieux) mais un simple instrument de paiement virtuel. La justification pour légitimer l’abandon de la création monétaire est l'inflation. Or, lorsqu'on lutte contre l'inflation on augmente le chômage et à l'inverse lorsqu'on lutte contre le chômage on crée de l'inflation. Donc si le but est d'arriver au plein emploi, il faut nécessairement qu'il y ait assez d'argent qui circule dans l'économie pour favoriser la production et les échanges. La solution est donc d'indexer les salaires sur l'inflation afin d'en limiter les effets dans la mesure du possible. En période de crise, lorsque les banques ne prêtent quasiment plus d'argent, comme c'est le cas actuellement, le chômage augmente puisque le flux d'argent qui sort de l'économie (au fur et à mesure que les prêts sont remboursés) est supérieur au flux d'argent rentrant dans l'économie (avec les nouveaux prêts). La crise ne peut aller qu'en s'aggravant puisque cette hausse du chômage, qui pousse les ménages à limiter fortement leurs dépenses, entraîne une baisse des gains des entreprises, incitant les banques commerciales à accorder encore moins de crédits. Afin de sortir de cette spirale infernale, l’État doit pouvoir relancer l'économie en recourant à la création monétaire puisqu'il est le seul agent qui peut avoir une action contra-cyclique. La seule nécessité par rapport à la création monétaire, c'est de mettre en place des garde-fous pour éviter des abus pouvant déboucher sur de l'hyperinflation.
L’État était bien géré jusqu'en 1972, l'année qui précéda l'interdiction qui lui a été faite de pouvoir créer son argent. C'est à partir de 1973 que le déficit budgétaire à été systématiquement "programmé" et voté, et curieusement jusqu'en 2008, le montant de ce déficit équivalait aux intérêts de la dette. La réponse à ta question par rapport à ce que tu appelles le déficit structurel est donc implicite lorsqu'on évoque la loi de 1973 et l'article 123 du traité de Lisbonne : c'est la création monétaire. Évidemment pour la dette, il ne faudra rembourser que les personnes physiques et morales qui, la différence de la Banque Rothschild, n'ont pas de responsabilité dans cette situation.
Breizhfox, le 21 mars 2012 à 08:57, dit :
Je trouve ça plus enrichissant intellectuellement de me tourner vers le « comment » que vers le « pourquoi » (ça fait moins café du commerce)
Cela montre surtout que tu es dépourvu de bon sens parce que pour pouvoir régler un problème il faut d'abord en rechercher la cause (ou les causes) réelle(s) sinon on ne fait que lutter contre des causes apparentes qui ne sont en réalité que des effets. Cependant rassures-toi, la transparence intellectuelle dont tu fais preuve te prédestine à une longue carrière cinématographique dans des rôles de fantômes, donc tout n'est pas perdu. Il faudra juste que tu fasses un effort pour faire disparaître cette tendance à se ridiculiser afin d'être être crédible.
Breizhfox, le 21 mars 2012 à 08:57, dit :
Beau discours, bien calibré conspirationiste et démagogique, tu va te plaire ici. Je ne partage absolument pas ta croyance.
Tu es encore vers le pourquoi (pourquoi sommes nous endetté) et tu ne te focalises pas vers le comment (comment sortir de la mélasse).
Tu as beau sortir ton beau discours «pompidou- 1973-rotchild-FED détenue par des banques » ça n’empêche pas une chose :
la France en dépense 450€ (dont 43€ d’intérêt de la dette) et elle en gagne 300€ *. T’as beau créer de la monnaie à 0%, effacer la dette et ses intérêts d'un trait comptable, tu auras grosso modo une dépense de 400€ et une recette de 300€. On appelle ça couramment vivre au dessus de ses moyens en terme de bon sens paysan.
On fait comment ?
*
http://fr.wikipedia....udget_pour_2010
Tu veux te faire passer pour une personne intelligente, mais malheureusement pour toi, tu n'as tout simplement pas les moyens de tes prétentions intellectuelles.
Le pire étant qu'à l'instar de nombreux autres moutons, tu vis dans un monde où les gens sont majoritairement beaux et donc fondamentalement bons... et les quelques individus qui sont laids, lorsqu'il leur prend de se réunir en association de malfaiteurs (loi de 1901) en vue de commettre un braquage, organisent une conférence de presse devant la banque visée afin d'informer tout le monde des modalités de leur projet... et comme les banquiers sont des personnes d'une rare beauté, ils règlent le problème en donnant, la main sur le cœur, des trilliards à ces monstres confus qui, grâce à cette abondance d'argent dont ils ne savent que faire, deviennent soudainement beaux à leur tour !
En somme, il n'est pas nécessaire de recourir à la drogue ou à des technologies complexes pour expérimenter une réalité alternative, il suffit simplement de boire les paroles des politiques et des médias jusqu'à plus soif.
Ce message a été modifié par Master - 23 mars 2012 à 21:53.