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Quand on veut, on peut.


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63 réponses dans ce topic

#61 riverkeeper

riverkeeper

    Chercheur

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Posté hier à 00:55

Voir le messageChercheur aussi, le 29 mai 2012 à 16:33, dit :

Riverkeeper ,

Tu veux dire : " Sortez de votre ornière " , " vivez votre  voie " , " sortez des sentiers battus " ? c'est çà ?

ô que oui ! sortir des sentiers battus et rebattus ... il me vient un souvenir... j'étais dans les gorges du Queyras... il y a de nombreuses années ... on m'avait bien averti de ne pas m'aventurer n'importe où, danger, etc... j'ai marché longtemps, monté, pris un petit sentier et ensuite bifurqué ici et là, j'ai suivi le vent ^_^ ... et puis au tournant d'un bosquet , une ruine de maion, que les murs de pierre envahis de lierre d'herbes folles, de fruitiers au tronc enlacant les pierres et... une fontaine qui coulait sa source vive dans un vieux bassin moussu ...

En mars 1983, j'étais dans l'Ungava pour quelques jours ... on m'avait bien averti de ne pas m'aventurer loin des sentiers battus !! j'ai emprunté une paire de raquette, de bons vrais mocassins prêtés par le cuisinier du chantier qui m'avait préparé une collation et j'ai marché, marché dans la neige, loin des sentiers battus, loin des routes... je voulais me retrouver seule loin de toute vue de civilisation loin de tout bruit ... la neige a commencé, une petite tempête je voyais moins loin devant et moins loin derrière... pas grave... je continue... à mesure que j'avançais je me sentais de plus en plus légère, de plus en plus ''garnde'' aussi, un sentiment de plénitude... et pourtant, je me disais absolument personne au monde ne sait où je suis en ce moment !! et la neige va finir par effacer toutes mes pistes...  j'ai continué, grisée, emportée... les épinettes noires accompagnaient ma route , elles sont centennaires mais pas plus haute que ça, toutes noires pleine de lichen qui pendent au branches avec un petit plumeau de verdure tenace au sommet ... et puis soudain, plus une seule épinette, ni proche ni loin je m'arrête , je respire, j'écoute le silence du Grand Nord, et je réalise, la neige s'étant calmée un peu que je suis au milieu d'un lac ... j'ai senti l'immensité de l'eau sous moi ...toute seule au milieu d'un lac gelé au nord de la Caniapiscau ...je crois que je suis devenue l'espace d'un instant autre chose que moi !! .... et puis je suis repartie... la tempête s'est calmée, j'ai continué et monté une petite colline où j'ai partagé ma collation avec un geai gris et un tamia ... et je crois aussi que de ces moments forts de ma jeunesse me vient une réserve de foi et de confiance indestructible dans l'Inconnu

merci de m'avoir lue
merci chercheur aussi...

#62 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

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Posté hier à 09:23

Voir le messageBreizhfox, le 30 mai 2012 à 00:07, dit :

Peur de faire un mauvais choix de vie (pour soi, sa femme, ses kids),
Personnellement, à part si on choisi l'isolement comme Riverkeeper, je ne pense pas que vivre à la campagne comporte plus de risques que vivre en ville. En ville il y a les voitures (enfant), il faut de l'argent pour tout (se garer, boire et manger) et surtout les loisirs, ce qui fait qu'en cas de perte d'emploi, la dèche, de mon point de vue, est plus sévère qu'à la campagne. En cas de dèche, à la campagne, il y a toujours de belles balades à faire. Les loisirs pour enfants sont beaucoup moins chers (danse, karaté, théâtre) qu'en ville...etc.
Le bon ou mauvais choix dépend plus de la connaissance de notre propre critère de vie que de la différence ville/campagne.

Citation

Peur aussi de le vivre comme une régression, la plupart d'entre nous ont 50% de ses aïeuls qui étaient des paysans, pas par choix, mais par obligation. Dans certaines familles, l'évocation de ce mode de vie ancestral (paysans rustres et mal éduqués, sales, ivrognes, hygiène de vie limite, nourriture qui manquait de variété) peut même être rédhibitoire,

Oui pour cette vision du campagnard et c'est toujours le cas aujourd'hui de la part des citadins, alors que... C'est risible puisque à la campagne, il y a autant de gens cultivés qu'en ville. Je ne m'exprimerai pas sur un quelconque ratio entre gens cultivés et rustres à la campagne, comparativement en ville. Mais la campagne aujourd'hui c'est aussi beaucoup d'ex citadins qui sont revenus à la terre. Des gens qui lisent, des artistes, des guerrisseurs que l'on croise en prenant un café dans un bar un matin (vécu). En ville, les gens sont souvent pollués par les médias, ne parlent que de séries tv et de people, à la campagne, en effet, l'esprit y est davantage traditionnaliste. Quoi qu'il en soit, des rustres y'en a partout, pas plus à la campagne qu'ailleurs.

Citation


Peur d'être dépendant des aléas climatiques (hiver rigoureux, mauvaises récoltes, ...),

Parce que les citadins n'en sont pas dépendants ? :)
Les blocages due à la neige en hiver, à la ville, ce sont des bouchons interminables, à la campagne, des routes pas déneigées. Les récoltes consommées par les citadins dépendent elles aussi des aléas climatiques. Je pense qu'en ville, nous ne sommes pas à l'abri des aléas climatiques, nous les vivons différemment c'est tout.

"Quand on veut on peut" certains comme Top In Hamburg semble dire que vouloir n'est pas suffisant. En effet, ce n'est pas suffisant mais ce que signifie cette phrase, c'est que vouloir est le premier pas, la première marche. Ca semble une évidence ;)

Et oui Breizh je te rejoins farpaitement, il n'y a pas deux solutions, il y en a beaucoup, à chacun de trouver celle qui lui convient par rapport à ses peurs, ce qu'il aime et ses choix de vie.
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#63 Breizhfox

Breizhfox

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Posté hier à 11:09

attention il y a la notion de vivre à la campagne (relativement à la portée de tous) qui est différente de la notion de vivre à la campagne ET être en dehors du système (c-a-d acquérir une autonomie relative par rapport au système).

Parce que vivre à la campagne ne veut pas forcément dire qu’on est plus en dehors du système qu’un citadin. Le citadin peut être moins dépensier en transport et chauffage. De plus l’habitat du citadin perturbe moins l’environnement. C’est un point que je peux détailler et qui est discutable, mais à mon avis si tous les humains étaient parqués dans des mégapoles occupant 1% de la surface du globe et que l’humain laisse les 99% de la surface du globe à la nature ça ne peut être que bénéfique pour la nature.  

Pour moi vivre à la campagne Et vivre en dehors du système est difficilement concevable. On peut acquérir une autonomie relative mais jamais absolue (à moins d’aller mourir dans une grotte), dès qu’on utilise une route, une assurance, un service public, une banque, on est dans le système. C’est comme la corruption, il y a une limite bien claire entre être corrompu ou non, il n’y a pas de différence entre la petite et la grande corruption, une fois qu’on a franchi la ligne on est tout simplement corrompu.  

On peut avoir un indicateur de «dépendance au système» au même titre qu’on peut évaluer une « empreinte écologique ». Tiens ça serait amusant, on pourrait comparer ce qu’on apporte au système par rapport à ce qu’on en reçoit (avec cet indice on serait surpris que certains travailleurs sociaux et des riches entrepreneurs seraient en haut de l’échelle, alors que des punks anarchistes RMIstes ou des racailles seraient peut être en bas de l’échelle).

#64 pimousse

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Posté aujourd'hui à 03:47

Voir le messageBreizhfox, le 30 mai 2012 à 11:09, dit :

On peut avoir un indicateur de «dépendance au système» au même titre qu’on peut évaluer une « empreinte écologique ». Tiens ça serait amusant, on pourrait comparer ce qu’on apporte au système par rapport à ce qu’on en reçoit (avec cet indice on serait surpris que certains travailleurs sociaux et des riches entrepreneurs seraient en haut de l’échelle, alors que des punks anarchistes RMIstes ou des racailles seraient peut être en bas de l’échelle)
Certes, sauf qu'on peut moins dépendre du système que quelqu'un d'autre sans pour autant plus lui apporter, voire même lui apporter moins (je parle d'apports sains). Bon là t'as pris un exemple extrême mais bon, je me méfie de ce genre d'indicateurs et à ce qu'on peut mettre dedans.

Et puis un travailleur social, admettons un vrai "mouton" bien intégré, qui prend tous les jours sa voiture pour aller travailler, qui joue régulièrement au loto, va régulièrement au mc-do, consomme à outrance, passe sa vie dans un bureau pour avoir quelques semaines de vacances, etc... pas facile à dire s'il est moins dépendant du système que l'anar RMIste dont tu parles, si l'on ne prend pas que le côté financier en compte.
Et puis est-ce que son "empreinte" est vraiment meilleure sur le long terme...


Voir le messageBreizhfox, le 30 mai 2012 à 11:09, dit :

Pour moi vivre à la campagne Et vivre en dehors du système est difficilement concevable. On peut acquérir une autonomie relative mais jamais absolue (à moins d’aller mourir dans une grotte), dès qu’on utilise une route, une assurance, un service public, une banque, on est dans le système. C’est comme la corruption, il y a une limite bien claire entre être corrompu ou non, il n’y a pas de différence entre la petite et la grande corruption, une fois qu’on a franchi la ligne on est tout simplement corrompu.  
Oui mais tout n'est pas entièrement à jeter dans le système, enfin je parle pour moi. Vivre "en dehors" du système je le vois plutôt comme rejeter le superflu et ce que je considère comme néfaste, pas forcément tout.
Tu as raison, on reste de toute façon un minimum dépendant du système mais partir à la campagne pour moi c'est plus un moyen de fuir un mode et un surtout un cadre de vie. La ville ça reste le symbole de ce qui répugne dans la société: la vie à 100 à l'heure, un pousse à la consommation, etc...

C'est un vrai sevrage pour changer ses habitudes de vie et c'est d'autant plus dur quand on reste dans le même contexte avec les galeries commerciales du centre ville, les fast-food à chaque coin de rue, des cafés partout, les transports en commun (à la place du vélo ou de ses pieds) etc...
Et une fois ce sevrage passé, on ne veut plus côtoyer tout ça (au quotidien en tout cas) et s'ajoutent des choses auxquelles on ne faisait pas attention auparavant mais qui apparaissent alors comme une "pollution": panneaux publicitaires à outrance, la foule, etc...

Ce message a été modifié par pimousse - aujourd'hui à 03:56 .