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Quand on veut, on peut.


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80 réponses dans ce topic

#61 riverkeeper

riverkeeper

    Chercheur

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Posté 30 mai 2012 à 00:55

Voir le messageChercheur aussi, le 29 mai 2012 à 16:33, dit :

Riverkeeper ,

Tu veux dire : " Sortez de votre ornière " , " vivez votre  voie " , " sortez des sentiers battus " ? c'est çà ?

ô que oui ! sortir des sentiers battus et rebattus ... il me vient un souvenir... j'étais dans les gorges du Queyras... il y a de nombreuses années ... on m'avait bien averti de ne pas m'aventurer n'importe où, danger, etc... j'ai marché longtemps, monté, pris un petit sentier et ensuite bifurqué ici et là, j'ai suivi le vent ^_^ ... et puis au tournant d'un bosquet , une ruine de maion, que les murs de pierre envahis de lierre d'herbes folles, de fruitiers au tronc enlacant les pierres et... une fontaine qui coulait sa source vive dans un vieux bassin moussu ...

En mars 1983, j'étais dans l'Ungava pour quelques jours ... on m'avait bien averti de ne pas m'aventurer loin des sentiers battus !! j'ai emprunté une paire de raquette, de bons vrais mocassins prêtés par le cuisinier du chantier qui m'avait préparé une collation et j'ai marché, marché dans la neige, loin des sentiers battus, loin des routes... je voulais me retrouver seule loin de toute vue de civilisation loin de tout bruit ... la neige a commencé, une petite tempête je voyais moins loin devant et moins loin derrière... pas grave... je continue... à mesure que j'avançais je me sentais de plus en plus légère, de plus en plus ''garnde'' aussi, un sentiment de plénitude... et pourtant, je me disais absolument personne au monde ne sait où je suis en ce moment !! et la neige va finir par effacer toutes mes pistes...  j'ai continué, grisée, emportée... les épinettes noires accompagnaient ma route , elles sont centennaires mais pas plus haute que ça, toutes noires pleine de lichen qui pendent au branches avec un petit plumeau de verdure tenace au sommet ... et puis soudain, plus une seule épinette, ni proche ni loin je m'arrête , je respire, j'écoute le silence du Grand Nord, et je réalise, la neige s'étant calmée un peu que je suis au milieu d'un lac ... j'ai senti l'immensité de l'eau sous moi ...toute seule au milieu d'un lac gelé au nord de la Caniapiscau ...je crois que je suis devenue l'espace d'un instant autre chose que moi !! .... et puis je suis repartie... la tempête s'est calmée, j'ai continué et monté une petite colline où j'ai partagé ma collation avec un geai gris et un tamia ... et je crois aussi que de ces moments forts de ma jeunesse me vient une réserve de foi et de confiance indestructible dans l'Inconnu

merci de m'avoir lue
merci chercheur aussi...

#62 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

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Posté 30 mai 2012 à 09:23

Voir le messageBreizhfox, le 30 mai 2012 à 00:07, dit :

Peur de faire un mauvais choix de vie (pour soi, sa femme, ses kids),
Personnellement, à part si on choisi l'isolement comme Riverkeeper, je ne pense pas que vivre à la campagne comporte plus de risques que vivre en ville. En ville il y a les voitures (enfant), il faut de l'argent pour tout (se garer, boire et manger) et surtout les loisirs, ce qui fait qu'en cas de perte d'emploi, la dèche, de mon point de vue, est plus sévère qu'à la campagne. En cas de dèche, à la campagne, il y a toujours de belles balades à faire. Les loisirs pour enfants sont beaucoup moins chers (danse, karaté, théâtre) qu'en ville...etc.
Le bon ou mauvais choix dépend plus de la connaissance de notre propre critère de vie que de la différence ville/campagne.

Citation

Peur aussi de le vivre comme une régression, la plupart d'entre nous ont 50% de ses aïeuls qui étaient des paysans, pas par choix, mais par obligation. Dans certaines familles, l'évocation de ce mode de vie ancestral (paysans rustres et mal éduqués, sales, ivrognes, hygiène de vie limite, nourriture qui manquait de variété) peut même être rédhibitoire,

Oui pour cette vision du campagnard et c'est toujours le cas aujourd'hui de la part des citadins, alors que... C'est risible puisque à la campagne, il y a autant de gens cultivés qu'en ville. Je ne m'exprimerai pas sur un quelconque ratio entre gens cultivés et rustres à la campagne, comparativement en ville. Mais la campagne aujourd'hui c'est aussi beaucoup d'ex citadins qui sont revenus à la terre. Des gens qui lisent, des artistes, des guerrisseurs que l'on croise en prenant un café dans un bar un matin (vécu). En ville, les gens sont souvent pollués par les médias, ne parlent que de séries tv et de people, à la campagne, en effet, l'esprit y est davantage traditionnaliste. Quoi qu'il en soit, des rustres y'en a partout, pas plus à la campagne qu'ailleurs.

Citation


Peur d'être dépendant des aléas climatiques (hiver rigoureux, mauvaises récoltes, ...),

Parce que les citadins n'en sont pas dépendants ? :)
Les blocages due à la neige en hiver, à la ville, ce sont des bouchons interminables, à la campagne, des routes pas déneigées. Les récoltes consommées par les citadins dépendent elles aussi des aléas climatiques. Je pense qu'en ville, nous ne sommes pas à l'abri des aléas climatiques, nous les vivons différemment c'est tout.

"Quand on veut on peut" certains comme Top In Hamburg semble dire que vouloir n'est pas suffisant. En effet, ce n'est pas suffisant mais ce que signifie cette phrase, c'est que vouloir est le premier pas, la première marche. Ca semble une évidence ;)

Et oui Breizh je te rejoins farpaitement, il n'y a pas deux solutions, il y en a beaucoup, à chacun de trouver celle qui lui convient par rapport à ses peurs, ce qu'il aime et ses choix de vie.
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#63 Breizhfox

Breizhfox

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Posté 30 mai 2012 à 11:09

attention il y a la notion de vivre à la campagne (relativement à la portée de tous) qui est différente de la notion de vivre à la campagne ET être en dehors du système (c-a-d acquérir une autonomie relative par rapport au système).

Parce que vivre à la campagne ne veut pas forcément dire qu’on est plus en dehors du système qu’un citadin. Le citadin peut être moins dépensier en transport et chauffage. De plus l’habitat du citadin perturbe moins l’environnement. C’est un point que je peux détailler et qui est discutable, mais à mon avis si tous les humains étaient parqués dans des mégapoles occupant 1% de la surface du globe et que l’humain laisse les 99% de la surface du globe à la nature ça ne peut être que bénéfique pour la nature.  

Pour moi vivre à la campagne Et vivre en dehors du système est difficilement concevable. On peut acquérir une autonomie relative mais jamais absolue (à moins d’aller mourir dans une grotte), dès qu’on utilise une route, une assurance, un service public, une banque, on est dans le système. C’est comme la corruption, il y a une limite bien claire entre être corrompu ou non, il n’y a pas de différence entre la petite et la grande corruption, une fois qu’on a franchi la ligne on est tout simplement corrompu.  

On peut avoir un indicateur de «dépendance au système» au même titre qu’on peut évaluer une « empreinte écologique ». Tiens ça serait amusant, on pourrait comparer ce qu’on apporte au système par rapport à ce qu’on en reçoit (avec cet indice on serait surpris que certains travailleurs sociaux et des riches entrepreneurs seraient en haut de l’échelle, alors que des punks anarchistes RMIstes ou des racailles seraient peut être en bas de l’échelle).

#64 pimousse

pimousse

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Posté 31 mai 2012 à 03:47

Voir le messageBreizhfox, le 30 mai 2012 à 11:09, dit :

On peut avoir un indicateur de «dépendance au système» au même titre qu’on peut évaluer une « empreinte écologique ». Tiens ça serait amusant, on pourrait comparer ce qu’on apporte au système par rapport à ce qu’on en reçoit (avec cet indice on serait surpris que certains travailleurs sociaux et des riches entrepreneurs seraient en haut de l’échelle, alors que des punks anarchistes RMIstes ou des racailles seraient peut être en bas de l’échelle)
Certes, sauf qu'on peut moins dépendre du système que quelqu'un d'autre sans pour autant plus lui apporter, voire même lui apporter moins (je parle d'apports sains). Bon là t'as pris un exemple extrême mais bon, je me méfie de ce genre d'indicateurs et à ce qu'on peut mettre dedans.

Et puis un travailleur social, admettons un vrai "mouton" bien intégré, qui prend tous les jours sa voiture pour aller travailler, qui joue régulièrement au loto, va régulièrement au mc-do, consomme à outrance, passe sa vie dans un bureau pour avoir quelques semaines de vacances, etc... pas facile à dire s'il est moins dépendant du système que l'anar RMIste dont tu parles, si l'on ne prend pas que le côté financier en compte.
Et puis est-ce que son "empreinte" est vraiment meilleure sur le long terme...


Voir le messageBreizhfox, le 30 mai 2012 à 11:09, dit :

Pour moi vivre à la campagne Et vivre en dehors du système est difficilement concevable. On peut acquérir une autonomie relative mais jamais absolue (à moins d’aller mourir dans une grotte), dès qu’on utilise une route, une assurance, un service public, une banque, on est dans le système. C’est comme la corruption, il y a une limite bien claire entre être corrompu ou non, il n’y a pas de différence entre la petite et la grande corruption, une fois qu’on a franchi la ligne on est tout simplement corrompu.  
Oui mais tout n'est pas entièrement à jeter dans le système, enfin je parle pour moi. Vivre "en dehors" du système je le vois plutôt comme rejeter le superflu et ce que je considère comme néfaste, pas forcément tout.
Tu as raison, on reste de toute façon un minimum dépendant du système mais partir à la campagne pour moi c'est plus un moyen de fuir un mode et un surtout un cadre de vie. La ville ça reste le symbole de ce qui répugne dans la société: la vie à 100 à l'heure, un pousse à la consommation, etc...

C'est un vrai sevrage pour changer ses habitudes de vie et c'est d'autant plus dur quand on reste dans le même contexte avec les galeries commerciales du centre ville, les fast-food à chaque coin de rue, des cafés partout, les transports en commun (à la place du vélo ou de ses pieds) etc...
Et une fois ce sevrage passé, on ne veut plus côtoyer tout ça (au quotidien en tout cas) et s'ajoutent des choses auxquelles on ne faisait pas attention auparavant mais qui apparaissent alors comme une "pollution": panneaux publicitaires à outrance, la foule, etc...

Ce message a été modifié par pimousse - 31 mai 2012 à 03:56.

« Par des citations on affiche son érudition, on sacrifie son originalité. »
arff...

#65 Smartmobs

Smartmobs

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Posté 01 juin 2012 à 12:37

En guise de réponse amicale à Top in Hamburg et au delà....

1 - J'ai constaté qu'un sujet sur "la volonté" avait été ouvert en parallèle, parfait ça me permettra d'aborder la vie à la campagne et d'éviter le quand on veut on peut, certains ici abordent ce sujet bien mieux que moi. C'est autant mon sujet que le votre :)
2 - Oui je pense que la vie à la campagne est plus saine et plus agréable que celle que l'on peut mener en ville. Pour soi, pour sa famille, pour ses enfants...
3 - Qu'on le veuille ou non, la vie y est moins chère. C'est un fait et bonne chance à celui qui voudra prouver le contraire (je suis un Jedi sur excel).
4 - L'environnement urbain détourne l'individu de son être intérieur, de son soi véritable. Les distractions y sont bien trop nombreuses, la campagne permet de se recentrer.
5 - La pollution sonore et atmosphérique, très peu pour moi. Je préfère l'odeur des champs et du lilas.
6 - Les rapports humains à la campagne y sont plus sains et surtout plus vrais. "Mieux vaut moins mais mieux". L'entraide y est présente et accepté sans regarder son voisin du coin de l'oeil avec suspicion.
7 - Un enfant s'épanouit plus au contact de la nature qu'au contact des pots d'échappements. Il grimpe aux arbres, tombe, se fait mal et recommence.
8 - Les tentations consuméristes y sont absentes, on va à l'essentiel et on "profite" des plaisirs simples de la vie. Une ballade et une sieste au bord d'un étang vaudront toujours mieux à mon sens qu'une virée au centre commercial et sont nettement moins coûteuses.
9 - Je n'ai pas grand chose à ajouter à ce qui a déjà été dit par CTT, Herkimer, Breizhfox et Riverkeeper
10 - Les possibilités sont infinies alors qu'elles sont figé en ville. Ensuite c'est une question d'imagination et de créativité (Vous saviez qu'avec un bouchon en liège et un cure dents on pouvait faire un bateau et avec un l'étui d'un babybel un nez de clown ?!).

Alors oui pour MOI, la campagne sera toujours mieux que la ville.


"J’ai vécu tant de choses et je crois avoir trouvé, à l’heure qu’il est, le secret de mon bonheur… Une vie tranquille et retirée du monde à la campagne, avec la possibilité de me rendre utile pour les gens auxquels il est facile de venir en aide et qui n’ont jamais été habitué à en recevoir. Et le travail, qui, espérons-le peut avoir son utilité ; puis le repos, la nature, les livres, la musique, l’amour de son prochain, telle est ma conception du bonheur. Et enfin plus que tout le reste, toi pour compagne, et des enfants peut être : que peut désirer de plus le cœur d’un homme?" Tolstoi.



@Top in Hamburg, quand on blesse l'empire, l'empire contre attaque.

A l'absurde nul n'est tenu....Heureusement je ne suis pas de trop mauvaise humeur aujourd'hui et j'ai d'autres guerres à mener.
J'ai lu ta présentation et vu que tu affectionnes les poèmes, ça tombe bien moi aussi :smile:


Il court, il court le furet…
Ah non ce n'est que la taupe de Hambourg.
Tes appétits sont spartiates dans un monde en lambeaux.
Si le bonheur est personnel, il en est de même pour la bêtise.

Tes paroles myopes projetés par tes lacunes écornes ma sensibilité.
Soit,on ne peut pas toujours fuir, je sors donc mon épée de son fourreau.
En garde chevalier !!

Il court, il court le furet…
Mais non ce n'est qu'une taupe de Hambourg !
Tu es un rationnel, je suis un passionnel, what's else ?
Pour l’heure tu célèbres tes joies froides
En remuant ta lame dans une plaie chaude.

Brise muette l’écho de tes non-dits, mais tu en as trop dit camarade.
Soit, Rambo aussi a été blessé au fond du gouffre, et il s'en est sorti.
Pourtant je n'ai pas ses biscotos.
Machiavel me tente, mais je suivrai Sun Tzu.
"C'est pas ma guerre".

Il court, il court le furet...
Pfff on s'en fou ce n'est qu'une taupe de Hambourg.
J'ai perdu mon titre de noblesse la nuit du 4 Août.
Et je suis plus touyette en plastique que cuillère en argent.

Il court, il court....
Bouger n'est jamais un besoin, mais un désir, une envie.
Lire c'est bien, comprendre c'est mieux.
Je suis nettement moins doué que toi pour la poésie.


Lis Walden de Thoreau et va passer quelques jours au vert, tu comprendras. Sinon nul ne le pourra pour toi, je le crains.

Je file, j'ai poney ;)



"Glorifier la vie c'est lui rendre quelque chose d'aussi original que la vie elle-même"
André Gide


ndlr : désolé pour les fautes d'orthographes.

Ce message a été modifié par Smartmobs - 01 juin 2012 à 12:50.


#66 Top in Hamburg

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Posté 01 juin 2012 à 13:18

@Smartmobs :  :langue:
Le chamane est un malade qui s'est guéri lui-même.
Mircea Eliade

#67 Top in Hamburg

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Posté 01 juin 2012 à 14:54

Susceptible, colérique le smartmobs ? Aurais-je mis le doigt là ou ça fait mal ?

D'accord pour la vie à la campagne. Oui mais....
C'est bien beau les oiseaux qui chantent mais la vie, la vraie, ne se résume pas à ça.

Une fois installé ? Quid du boulot ? Si c'est pour passer 2 ou 3 heures dans les transports je ne vois pas trop l'intérêt.
Et quid de l'école ? En sachant que plus en plus d'écoles en milieu rural ferment faute d'enseignants et de suffisamment d'élèves.
Quid des distances ? En ville tout est à porter de jambes, de métro ou de vélo.
Quid des services médicaux ? Ou il n'y a pas forcément d'hopitaux à proximités et de moins en moins de médecins.
Le chamane est un malade qui s'est guéri lui-même.
Mircea Eliade

#68 pimousse

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Posté 01 juin 2012 à 15:57

Voir le messageTop in Hamburg, le 01 juin 2012 à 14:54, dit :

Une fois installé ? Quid du boulot ? Si c'est pour passer 2 ou 3 heures dans les transports je ne vois pas trop l'intérêt.
La plupart du temps tu passes moins de temps à faire un trajet plus long campagne-ville sur route que ville>ville dans les bouchons.
A moins que tes horaires et ta destination soient compatibles avec les transports en commun, et encore... le bus dans les embouteillages...

Voir le messageTop in Hamburg, le 01 juin 2012 à 14:54, dit :

Et quid de l'école ? En sachant que plus en plus d'écoles en milieu rural ferment faute d'enseignants et de suffisamment d'élèves.
Quid des cars scolaires?
Quid des écoles qui ferment dans les coeurs de ville?

Voir le messageTop in Hamburg, le 01 juin 2012 à 14:54, dit :

Quid des distances ? En ville tout est à porter de jambes, de métro ou de vélo.
Oui sauf que 90% de ce qui est en ville sont des cafés, magasins pour shopping, bureaux (agences immo, etc...),... enfin rien d'indispensable au quotidien dans la majorité des cas. En général quand tu habites en ville, les gens vont faire leurs courses et leurs divers achats dans les zones commerciales, en dehors des villes. Pour ce qui est des commodités indispensables, les villages ne sont pas des no-mans land non plus, elles y sont.

Voir le messageTop in Hamburg, le 01 juin 2012 à 14:54, dit :

Quid des services médicaux ? Ou il n'y a pas forcément d'hopitaux à proximités et de moins en moins de médecins.
Des hôpitaux et cliniques dans les grandes ville, il y en a plein en périphérie, donc largement accessibles depuis les villages. Pour les plus petites villes, le peu qu'il y a sont en général en périphérie plutôt qu'au centre.
Des médecins il y en a en village, c'est en ville qu'ils se multiplient de manière démesurée.


Après je ne connais pas tous les villages ni toutes les grandes villes, je parle pour ce que je connais et je veux bien imaginer que c'est pas pareil partout mais j'ai l'impression que tu caricatures un peu.

Ce message a été modifié par pimousse - 01 juin 2012 à 15:58.

« Par des citations on affiche son érudition, on sacrifie son originalité. »
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#69 alcore

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    Prince d'Euphore

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Posté 01 juin 2012 à 16:00

Là ou il y a une volonté il y a un chemin, la foi deplace les montagnes, pouvoir c'est vouloir etc, les citations et proverbes ne manquent pas.

Par contre il est évident que bien souvent parvenir à l'objectif necessite des étapes necessaires qui, si non réalisées menent à l'échec. Les exemples sont nombreux, à commencer par la télé réalité (puisque c'est à la mode) le fait de passer à la tv ne transforme pas en "star", il en faut un peu plus dans ce cas.

Tout comme devenir millionnaire, on se leve pas un matin en se disant " et si je devenais millionnaire (lol) " pour parvenir à cet objectif il faut develloper d'autres competences comme la gestion, le management, la communication etc

Pareil pour les sportifs, on se leve pas un lendemain de cuite en voulant battre le record du 100 metres....

Par contre il est tres facile de devenir un clodo, suffit de ne rien faire mais je doute que ce soit le reve d'une majorité de gens.

On peut rever toute sa vie... ou faire de sa vie un reve

#70 Herkimer

Herkimer

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Posté 01 juin 2012 à 17:02

Voir le messageTop in Hamburg, le 29 mai 2012 à 13:08, dit :

Vous critiquez l'exode rural du 20éme siècle mais vous proposez la même chose dans l'autre sens avec comme motivation un retour à la terre (d'ailleurs vous passez sous silence le taux de suicide des agriculteurs qui est assez inquiétant). Comme si cela était la source du bonheur. C'est assez égoïste. Le tout saupoudré de bonnes intentions.

Pourquoi certains agriculteurs se suicident-ils d'après toi ? Qu'est ce qui est égoïste ? Tu peux creuser un peu stp ?

#71 zemba

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Posté 01 juin 2012 à 17:31

bon histoire de dire quelque chose "je veux voler depuis tout petit et lancer des boules de feu", pourtant j'y arrive toujours pas :) qd à la campagne ou à la ville, la vrai question est avez-vous des préoccupations plutot citadines ou rurales, aimez vous plutot aller au théatre que faire du camping ? par exemple, et on se rendra compte que certaines personnes sont citadines dans l'âme et d'autres rurales, et ce qui est réellement important c'est d'évoluer dans un milieu qui vous correspond le mieux, sans avoir à faire 150 ou 200 km pour faire ce qu'on aime faire.

#72 riverkeeper

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Posté 01 juin 2012 à 17:49

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 30 mai 2012 à 09:23, dit :

Voir le messageBreizhfox, le 30 mai 2012 à 00:07, dit :

Peur de faire un mauvais choix de vie (pour soi, sa femme, ses kids),
Personnellement, à part si on choisi l'isolement comme Riverkeeper, ....

Salut Catarineta ... Je n'ai pas vécu dans l'isolement et je n'ai pas choisi l'isolement... j'ai choisi l'autonomie... vivre loin de la ville et du village oui, mais avec un réseau de contacts et de clients, un atelier et un bureau à la maison ... et j'ai tout bâti à partir de rien, ou plutôt un premier emprunt à un parent de 9000$ rembousé en un an.

S'inquièter des ''risques'' est vraiment une mentalité très moderne et surtout une mentalité ''d'assurance de risque'' ... c'est un des défauts des sociétés modernes, penser prévenir les risques... on ne peut pas prévenir certaines choses ( comme un ouragan !) on peut surtout se préparer soi-même à toutes les éventualités, et s'Instruire en conséquence;

Plutôt que s'inquièter des services médicaux s'instruire sur toutes les manières de se soigner et se guérir soi-même... plutôt que s'inquièter du boulot, s'intégrer lentement et surement dans la communauté environnante et développer ses habiletés personnelles, manuelles, intellectuelles et contribuer à ''l'économie'' locale, au moins en partie

... la vie à la campagne est saine , smartmobs dit vrai, malgré la manière dont la campagne est méprisée et incomprise par les sociétés, comme l,est la nature, ( sauf si on peut en tirer profit ) on trouve encore à y vivre d'une manière plus proche de la nature humaine et ses facultés de base

... mais si on veut vivre à la campagne exactement comme à la ville, alors c'est même pas la peine de discuter, les arguments comme ceux de top in hamburg ne conduisent nulle part ...

Il est question de faire un choix relatif à la qualité de la vie quotidienne ... on choisit d'abord l'habitat dans lequel on souhaite évoluer... ensuite on explore, on découvre, on s'adapte, on construit et on évolue...

Quant aux agriculteurs qui se suicident, je croirais, sans être plus informée, que ce sont des entreprises de niveau industriel qui sont dès le départ et pour toujours accablées par l'adminsitratif, les dettes, les obligations de performance et les aléas du climat en y ajoutant l'indifférence des ''consommateurs'' pour ce métier et ceux et celles qui l,accomplissent chaque matin avec des efforts fournis et sans relâche ... faut pas que ça coûte cher  se laisser nourir par les autres

Tout se paie ici bas ... quand on veut, pour pouvoir faut avoir d'abord compris ça, comme le mentionne alcore ... alors pour boucler la boucle de mon post, je précise que j'ai choisi l'autonomie, accepté dès l'adolescence de payer de ma personne pour ce que je vis ... payer par mon travail manuel, les corvées, les chantiers, par mes recherches et expérimentation, en apprentissage constant auto-didacte,  en ne cherchant pas la richesse mais le partage ,en créant et construisant autour de moi et... en moi, orientant aussi ma vie intérieure vers un ''monde intérieur meilleur'' ....

Et... les oiseaux qui chantent à la campagne, accomplissant leur destinée d'oiseaux font un excellent résumé de la Vrai Vie ! ^_^

River

#73 Top in Hamburg

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Posté 02 juin 2012 à 17:08

Voir le messageHerkimer, le 01 juin 2012 à 17:02, dit :


Pourquoi certains agriculteurs se suicident-ils d'après toi ?



La PAC abreuve les agriculteurs inutilement de subventions en guise de rénumération et les pousse à grossir et à investir en machines couteuses, à défaut de leur permettre de vendre leurs produits au juste prix.
Les agriculteurs sont écrasé sous le poids des dettes et ne s'en sortent pas. Suicide....

Donc ce retour à la terre proné par certains n'est pas si idilique pour les urbains qui se lancent dans une activité agricole.

Voir le messagepimousse, le 01 juin 2012 à 15:57, dit :

Voir le messageTop in Hamburg, le 01 juin 2012 à 15:54, dit :
Quid des services médicaux ? Ou il n'y a pas forcément d'hopitaux à proximités et de moins en moins de médecins.
Des hôpitaux et cliniques dans les grandes ville, il y en a plein en périphérie, donc largement accessibles depuis les villages. Pour les plus petites villes, le peu qu'il y a sont en général en périphérie plutôt qu'au centre.
Des médecins il y en a en village, c'est en ville qu'ils se multiplient de manière démesurée.

Citation

Quelques chiffres

Il est vrai que le pays connaît de véritables déserts médicaux, surtout dans les régions rurales. Selon les chiffres du Conseil National de l’Ordre des Médecins, 264 466 médecins sont en exercice sur le territoire national. Il n’y a jamais eu autant de médecins en France depuis 30 ans. Pourquoi alors parle-t-on d’un manque de médecins ?

Le véritable problème n’est pas le nombre de médecins mais leur répartition sur le territoire national. La densité médicale est en moyenne de 306 médecins pour 100 000 habitants  mais dans les régions les plus rurales, elle peut tomber jusqu’à 239 (en Picardie) et monter jusqu’à 370 (en PACA). Cette tendance ne va pas s’arranger (en 2010, seuls 23% des nouveaux médecins inscrits au Conseil de l’Ordre se sont installés en milieu rural).

A cette inégalité de répartition s’ajoutent plusieurs problèmes :
-l’âge moyen des médecins est de 51 ans : la population médicale vieillit. Dans plusieurs régions, les départs à la retraite ne sont plus remplacés par l’installation de nouveaux médecins.
-la féminisation de la profession. Or, on sait que le temps de travail des femmes, pour des raisons familiales, est inférieur à celui des hommes.
-la population française vieillit, ce qui va accroître les besoins médicaux.

Plusieurs solutions ont été envisagées : mesures financières incitatives, création de « maisons médicales » rendant l’exercice médical plus attractif en milieu rural, mesures coercitives, appel aux médecins étrangers...

Source

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Mircea Eliade

#74 Catarineta Tchi Tchi

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Posté 02 juin 2012 à 17:17

Voir le messageTop in Hamburg, le 02 juin 2012 à 17:08, dit :

La PAC abreuve les agriculteurs inutilement de subventions en guise de rénumération et les pousse à grossir et à investir en machines couteuses, à défaut de leur permettre de vendre leurs produits au juste prix.
Les agriculteurs sont écrasé sous le poids des dettes et ne s'en sortent pas. Suicide....

Donc ce retour à la terre proné par certains n'est pas si idilique pour les urbains qui se lancent dans une activité agricole.

Ptdr !
Le gros raccourci : retour à la terre = agriculteur intensif.
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#75 pimousse

pimousse

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Posté 02 juin 2012 à 18:55

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 02 juin 2012 à 17:17, dit :

Ptdr !
Le gros raccourci : retour à la terre = agriculteur intensif.
Pourquoi se contenter d'un potager :grin:

Quoi qu'on pourrait aller chercher le taux de suicide des jardiniers, on sait jamais :P

Ce message a été modifié par pimousse - 02 juin 2012 à 18:56.

« Par des citations on affiche son érudition, on sacrifie son originalité. »
arff...

#76 Top in Hamburg

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Posté 02 juin 2012 à 18:59

Ah désolé je pensais que l'on parlait du suicide chez les agriculteurs ;)
Je me suis embrouillé !! :D

Ce message a été modifié par Top in Hamburg - 02 juin 2012 à 19:11.

Le chamane est un malade qui s'est guéri lui-même.
Mircea Eliade

#77 Chercheur aussi

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Posté 02 juin 2012 à 20:02

Voir le messagepimousse, le 02 juin 2012 à 18:55, dit :

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 02 juin 2012 à 17:17, dit :

Ptdr !
Le gros raccourci : retour à la terre = agriculteur intensif.
Pourquoi se contenter d'un potager :grin:

Quoi qu'on pourrait aller chercher le taux de suicide des jardiniers, on sait jamais :razz:

Si tu arrives à les convaincre qu'il ne sont pas rentables peut-être mais comme ce n'est pas leur but ...

#78 Smartmobs

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Posté aujourd'hui à 05:26

@ Pas-Tip-Top de Hamburg (tu permets que je t’appelle de la sorte ? Tu as pris quelques familiarités à mon encontre, c’est anecdotique ce genre de chose, hein !!)

Pimousse a utilisé le bon terme dans l'un de ses messages, tu carricatures. Dans ton approche des choses, je ressens la séparation. La séparation entre les citadins bergers et les ruraux moutons. Mais sais tu que parfois les bergers ont une tête de mouton ?


Qui de l'emploi ?
Oui il y a moins d'offres d'emplois mais les possibilités de création d'entreprises en sont plus grandes. Moins de concurrence et plus de demande. Artisanat, yoga, danse, service à la personne, épiceries multi-services, bâtiment...les secteurs ne manquent pas pour celui qui veut créer et travailler. Celui qui veut, il peut.
Et puis il y a aussi le télétravail...

Pour reprendre l'exemple de la brasserie artisanale, on comptait environ 1200 brasseurs en 1900, il y en a moins de 400 aujourd'hui. Mais fort heureusement la tendance est à la hausse car ici ou là des personnes créent pour réhabiliter un savoir faire et non pas pour faire du fric. Je te parle de la bière mais les exemples ne manquent pas dans d'autres secteurs.

Quid des médecins ?
Pose toi les bonnes questions sur les raisons qui font que les médecins refusent de s'installer en milieu rural. Aujourd'hui la médecine n'est plus une vocation mais une profession. Et comme de nombreuses facettes de notre société on en a oublié le sens traditionnel.
Une activité qui était à l'origine tournée vers les autres et leur bien être, on en a fait une profession ou règne les rapports marchands. Aujourd'hui un médecin qui s'installe en ville cherche avant tout à avoir une clientèle rapidement et un gros chiffre d'affaire. Pourtant, et c'est du vécu, un médecin à la campagne a sa salle d'attente remplie à longueur de journée. Sauf que ce médecin à la campagne il consacre du temps aux gens ce qui n'est pas le cas de celui situé en ville. Et  à mon avis en terme de "pouvoir d'achat" il est pas plus malheureux.

Quid des écoles qui ferment en milieu rural ?
Dernièrement j'ai passé quelques jours en Corrèze, dans un petit village. J'y ai discuté avec les habitants et ces gens m'ont raconté comment ils s'étaient battu contre la fermeture de leur école. En l'occupant et en résistant. Et à la fin ils ont réussi. Leur école n'a pas fermé. Pour quelles raisons les écoles ferment à la campagne ? Tout simplement car comme de nombreux secteurs aujourd'hui, l'éducation national cherche à faire des économies, en réduisant le nombre de professeurs et en concentrant les élèves dans des classes surchargés.
Alors moi j'ai envie de te demander, quid de la qualité de l'enseignement dans une classe surchargé ?

Quid des agriculteurs ?
Figure toi que les jeunes agriculteurs s'installent pour la majorité en bio dorénavant et non en intensif. Et ils s'en sortent,  par exemple graçe au système des AMAP qui leurs permet de bénéficier d'un revenu garanti et de fournir à leurs clients des produits de qualités et de saison (Tu savais que la tomates était un fruit d'été. Pourtant en supermarché on en trouve toute l'année, bien belle, bien brillante et bien ronde). Tout le monde est content, les agriculteurs et les clients.

Pour information, le frein à l'installation agricole il n'est pas à mettre sur le dos des revenus mais sur la difficulté d'accéder au foncier. Et le bio, si on ne se contente pas de regarder l'étiquette au supermarché, cela coûte moins cher à produire.


Citation


Paul et Mick : Le choc des mondes.

Paul et Mick, deux amis d’enfance, se retrouvent autour d'un repas avec leur famille.

Paul habite en Lozère avec Marie et leur fils de 19 ans dans une ferme isolée. Le premier voisin est à 5 kms et la préfecture compte 12000 habitants. Paul et Marie ont des vaches laitières, activité ancestrale dans la famille. Mais aujourd’hui le lait n’apporte pas suffisamment de revenus, alors ils ont déniché une vieille recette de fromage, la tome du Gevaudan, et ont décidés d’en faire avec leur lait. Ils circulent sur les marchés pour vendre leur production.
Mick, lui, habite à Paris avec sa femme Claire. Ils sont tous les deux cadres dirigeants dans l’industrie informatique. Leurs revenus feraient pâlir un joueur de foot de première division. Ca marche bien, au prix de journées harassantes qui ne leur laissent guère le temps de s’occuper de leurs 3 enfants. Ces derniers ont des résultats scolaires à peine passables et passent trop de temps devant la télévision, l’ordinateur et sur leur téléphone portable.
Paul explique à Mick, sa vie au milieu de rien, c'est-à-dire de l’essentiel, ainsi que le développement de son activité dans le fromage. Le repas est pris en plein air, sur la table de bois burinée par les saisons et décolorée par les étés. Dans toutes les directions, ils sont submergés de prairies accueillantes, de collines ondoyantes et de forêts rafraîchissantes. Les enfants de Mick font la tête : pas de réseau pour les téléphones ni les ordinateurs portables, pas de télévision, c’est vraiment la mort ce trou !
Mick louche sur la grange qui semble abandonnée au bout du terrain.
- C’est quoi cette grange ?
- Oh, elle ne sert plus à rien, répond Paul. J’avais pensé en faire un gîte, mais ça ne doit intéresser personne, ici.
Mick est plongé dans ses réflexions pendant quelques secondes puis s’exclame :
- Personne ? Mais si, rétorque-t-il. Un lieu idéal pour se sevrer des drogues modernes que sont l’informatique, Internet et toutes les formes de multimédia incrustées dans nos oreilles, nos poches et au bout de nos doigts. Tu pourrais y faire un lieu de décompression pour citadin over déborded, avec obligation de se lever et de se coucher avec le jour, sans écran. Un truc de vacances pour ados blasés.
- Ah, tu crois ?
- Et tu pourrais te faire un max de fric, je t’assure ! C’est comme ton fromage que tu vends à un prix dérisoire. C’est rien 6 € le kilo. Avec un emballage accrocheur, tu passes par le circuit adéquat de distributeurs de produits bios et tu doubles ton prix pour un fromage de cette qualité !
Cette fois c’est Paul qui est plongé dans un abîme de réflexion, mais ça ne dure pas longtemps.
- Tu sais Mick, ce que nous rapporte notre fromage est suffisant. Et moi, ce qui m’intéresse, c’est de voir des gens sur les marchés, de leur expliquer comment je fais mon fromage, de partager mon plaisir avec eux. Pas d’avoir un max de thunes, comme tu dis, mais juste d'être heureux.



Je sens bien que tu défends un mode de vie que nous sommes, ici et ailleurs, nombreux à ne pas partager. Soit. C’est ton choix. Question de sensibilité et de bon sens.
Difficile de t'expliquer plus les choses, malgré les nombreux points de vue que chacun d'entre nous a exprimé ici.

Tu vois, toi et moi dans notre vision de l’existence, de la vie, c’est un peu comme Paul et Mick, tout nous sépares. Si nous sommes tous deux des individus vivant sur la même planète, nous ne sommes radicalement pas du même monde.



Smartmobs (un loup déguisé en mouton....).


Ps: @Top in Hamburg : J'ai bien reçu ton MP. Je n'y répondrais pas, la méchanceté me laisse sans armes. Je t'ai déjà consacré mon insomnie.

Ps 2: Quand on crée un Topic, sitôt édité il ne nous appartient plus. Il vous appartient. A vous lecteurs et participants. Chacun lui fait prendre la direction qu'il souhaite, le façonne à sa façon, lui donne une couleur.
Si j'ai créé ce sujet ce n'était pas pour vendre un mode de vie, faire la morale ou crier bien fort que la campagne ça arrache une boule et que la ville ça pue. Il doit son existence à la lecture du sujet sur l'église du pessimisme et à tout ce que j'ai pu lire et entendre à droite ou à gauche. Ici ou là.
Personne ne cherche à convaincre personne.

A croire que le pessimisme est devenu un mode de vie, un mode de pensée et qu'il est encré en profondeur dans notre adn. Que l'on se complaît à dépeindre le monde en noir, par facilité. Comme si cela nous donnait un semblant d'existence.
La vie est parfois suffisamment dure avec son lot de déceptions et d'embûches pour en plus se polluer l'esprit d'informations négatives, dépressives et pessimistes. Si finalement nous détournions le regard de l'essentiel ? Pourquoi s'efforcer de voir le verre toujours à moitié vide alors qu'il est aussi à moitié plein ?

Alors je vois certains me taxer de bisounours ou d'utopiste. Soit. Je serai donc un bisounours vivant dans le monde des petits poney. Mais même si, comme certains le disent, le monde n'est que de la merde, j'y aperçois encore des moments de beautés.
Quand je vois certaines choses, un oiseau sur une branche, une araignée qui tisse sa toile, le coucher ou le lever du soleil (en ce moment), le vent dans les arbres, quand je sens l'odeur d'un verre de vin ou de quelques épices, l'odeur d'une peau, de la forêt humide, de petites choses simples et sûrement futiles à vos yeux j'ai presque envie de verser une larme car ces moments sont d'une grande pureté.
Et si pleurer c'est être une tapette, alors je suis une tapette.

Certains ici mettent comme barrière à la "volonté", au "vouloir" l'argent.
S'il savait que finalement l'argent n'est rien quand on a perdu l'essentiel. Que certaines choses sont plus importantes que l'argent. Que certaines choses ne s'achètent pas. Que l'on peut avoir tout l'or du monde, toutes les richesses, cela ne nous rends pas plus heureux si l'on a perdu l'essentiel.
L'essentiel ? Chacun le déterminera comme il le souhaite.

J'ai été sensible à certaines interventions de Riverkeeper, de Cat et de Herkimer. Merci.



Pour finir sur une touche rigolote

Ce message a été modifié par Smartmobs - aujourd'hui à 05:34 .


#79 Breizhfox

Breizhfox

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Posté aujourd'hui à 10:22

Voir le messageriverkeeper, le 01 juin 2012 à 17:49, dit :

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 30 mai 2012 à 09:23, dit :

Voir le messageBreizhfox, le 30 mai 2012 à 00:07, dit :

Peur de faire un mauvais choix de vie (pour soi, sa femme, ses kids),
Personnellement, à part si on choisi l'isolement comme Riverkeeper, ....

Salut Catarineta ... Je n'ai pas vécu dans l'isolement et je n'ai pas choisi l'isolement... j'ai choisi l'autonomie... vivre loin de la ville et du village oui, mais avec un réseau de contacts et de clients, un atelier et un bureau à la maison ... et j'ai tout bâti à partir de rien, ou plutôt un premier emprunt à un parent de 9000$ rembousé en un an.

S'inquièter des ''risques'' est vraiment une mentalité très moderne et surtout une mentalité ''d'assurance de risque'' ... c'est un des défauts des sociétés modernes, penser prévenir les risques... on ne peut pas prévenir certaines choses ( comme un ouragan !) on peut surtout se préparer soi-même à toutes les éventualités, et s'Instruire en conséquence;

(...)

coucou riverkeeper,

Effectivement, la question des risques est importante surtout quand on lit ton témoignage (http://www.onnouscac...ut/#entry423302 ) qui n'est pas très "vendeur", je trouve, pour ceux qui veulent suivre ta voie.

Tu ne réponds pas forcément à mon interrogation (mes peurs), concernant la vie de famille (surtout les enfants) quand on a choisi de vivre en autonomie loin de tout (lycée, copains, ...). Comment ça se passe ? la garde des enfants, leurs loisirs, leur vie sociale, leur scolarité ?

Je dis ça, c'est pas innocent, j’ai passé mes premières 18 années dans le fin fond de la Bretagne, on va pas dire que je m'y suis fait chier ou que j'en veuille à mes parents... mais presque. J'en garde des bons souvenirs (jouer au survivaliste en pleine cambrousse), mais aussi de mauvais (l'adolescence, surtout l'hiver,..) mais bon la frustration peut aussi avoir de bons côtés pour l'avenir des enfants ...

T’inquiète smartmobs, on a bien compris ton message initial qui est d’une qualité exceptionnel. ^^
Après chacun a son historique, ses besoins.

#80 Herkimer

Herkimer

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Posté aujourd'hui à 10:42

Voir le messageSmartmobs, le 04 juin 2012 à 05:26, dit :

Quid des écoles qui ferment en milieu rural ?
Dernièrement j'ai passé quelques jours en Corrèze, dans un petit village. J'y ai discuté avec les habitants et ces gens m'ont raconté comment ils s'étaient battu contre la fermeture de leur école. En l'occupant et en résistant. Et à la fin ils ont réussi. Leur école n'a pas fermé. Pour quelles raisons les écoles ferment à la campagne ? Tout simplement car comme de nombreux secteurs aujourd'hui, l'éducation national cherche à faire des économies, en réduisant le nombre de professeurs et en concentrant les élèves dans des classes surchargés.
Alors moi j'ai envie de te demander, quid de la qualité de l'enseignement dans une classe surchargé ?

Oui, et retourner à la cambrousse dans ces conditions ferait presque figure de BA, permettant justement de repeupler et d'éviter que des écoles et autres structures publiques ne ferment pour raison invoquée de manque d'effectifs. Après y'a aussi l'école à la maison pour ceux qui se sentiraient d'aller plus loin.

#81 riverkeeper

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Posté aujourd'hui à 17:26

Voir le messageBreizhfox, le 04 juin 2012 à 10:22, dit :

Voir le messageriverkeeper, le 01 juin 2012 à 17:49, dit :

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 30 mai 2012 à 09:23, dit :

Voir le messageBreizhfox, le 30 mai 2012 à 00:07, dit :

Peur de faire un mauvais choix de vie (pour soi, sa femme, ses kids),
Personnellement, à part si on choisi l'isolement comme Riverkeeper, ....

Salut Catarineta ... Je n'ai pas vécu dans l'isolement et je n'ai pas choisi l'isolement... j'ai choisi l'autonomie... vivre loin de la ville et du village oui, mais avec un réseau de contacts et de clients, un atelier et un bureau à la maison ... et j'ai tout bâti à partir de rien, ou plutôt un premier emprunt à un parent de 9000$ rembousé en un an.

S'inquièter des ''risques'' est vraiment une mentalité très moderne et surtout une mentalité ''d'assurance de risque'' ... c'est un des défauts des sociétés modernes, penser prévenir les risques... on ne peut pas prévenir certaines choses ( comme un ouragan !) on peut surtout se préparer soi-même à toutes les éventualités, et s'Instruire en conséquence;

(...)

coucou riverkeeper,

Effectivement, la question des risques est importante surtout quand on lit ton témoignage (http://www.onnouscac...ut/#entry423302 ) qui n'est pas très "vendeur", je trouve, pour ceux qui veulent suivre ta voie.

Tu ne réponds pas forcément à mon interrogation (mes peurs), concernant la vie de famille (surtout les enfants) quand on a choisi de vivre en autonomie loin de tout (lycée, copains, ...). Comment ça se passe ? la garde des enfants, leurs loisirs, leur vie sociale, leur scolarité ?
....................


Salut breizhfox ... j'ai rien à vendre... mais tu fais impasse sur les 35 ans vécues AVANT l'ouragan ? Faut-il croire que dans ta vie à toi il n'y a jaiams eu et il n'y aura jamais d'incident ? d'accident ? de maladie ? alors tu es mille fois béni et tu peux donc choisir n'importe quelle voie, il ne t'arrivera absolument rien du tout... rien !  ^_^

je ne peux pas répondre à tes interrogations qui sont issues de tes choix, des besoins que tu souhaite combler... je peux juste répondre que à partir du jour où je me suis installée, je me suis débrouillée pour que les choses se passent ... on ne peut pas faire de généralités avec la vie à la campagne... dans les villes on s'attend à une épicerie au coin de la rue, une biblio de quartier, une école aussi... à la campagne, il existe de multiples possibilités, plus ou moins éloigné de la ville, ou du village, plus ou moins développé, qui peuvent correspondre encore mieux au meilleur des deux mondes comme tu le conçois...
exemple... pour ma famille, l'école au village impliquait le départ à 7h du matin en bus, retour à 15h30 ... mais en compensation j'allais chercher les amis pour tout le w-e, et souvent plusieurs jours, voire semaines, pendant les vacances ... je n'étais pas très stricte sur les journées en classe, il est arrivé très régulièrement que l'école se fasse à la maison... j'ai toujours réussi à ''imposer'' mes choix aux directions scolaires, même jusqu'au secondaire... disons que j'ai aussi souvent agi hors norme, mais avec conviction et simplicité ...

Il me semble que la notion, l'idée de l'autonomie, du moins celle dont je témoigne, prend une forme, une figure plus ou  moins sombre, voire ''obscure'' pour certains lecteurs ! l'autonomie c'est se débrouiller par ses propres moyens, même en plein centre-ville... non ? moi, j'ai assumé mes affaires, mon travail, mon réseau, potager de subsistance, ressources en chauffage, pour une majeure partie autonome,  je ne me suis pas exclus, ni ma famille, de la vie humaine et sociale pour autant !! au contraire, j'ai été en contact et en relation avec des gens de tous les milieux et centres d'intérêt.

Pour revenir à ''quand on veut, on peut'' , je dirais qu'il faut se mettre en situation, sans avoir toutes les garanties ( qui est, je le répète, une mentalité moderne qui est faite pour diriger les masses et les contenir dans un seul et même système...)  pour ensuite - EN-SUITE-  découvrir les options et les possiblités, de même que les limites d'un choix...

on ne peut pas répondre vraiment, ni dans les détails aux interrogations AVANT ... comme on ne peut pas savoir de quelle manière on réagit devant tel ou tel évènement... à mois , bien entendu, de vivre dans un cadre très bien délimité, strict, avec une vie conforme, mais là, on se retrouve confronté à avoir des obligations et des comptes à rendre à tout le monde en premier, et à soi en dernier... l'expérimentation et l'évolution se font donc à un autre niveau, tout simplement... peut-être que c'est un niveau qui en est à l'étape de savoir ce qu'on veut, mais aussi, très important ! ce qu'on ne veut PAS ????

Le plus important ''vouloir/pouvoir'' que nous possédons en tout temps et en tout lieu est celui de décider d'être heureux, de se satisfaire de chaque jour et chaque circonstance , pas dans un sens passif, mais dans un sens d'Accueil ... trop vouloir mène à la confusion, au débordement, à la déception ... le lâcher-prise est tout autant, sinon plus important ...


Avec Vous
Riverkeeper ...............