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Pesticide : le Roundup, cancers et malformations


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26 réponses dans ce topic

#1 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 31 mars 2003 à 22:33

Citation

Il y a quinze mois, c'était une "hypothèse". Face à la progression inquiétante du nombre de bébés garçons arrivés avec une malformation génitale dans son service d'endocrinologie pédiatrique, au CHU de Montpellier, face à l'apparition de pubertés de plus en plus précoces chez les filles, le professeur Charles Sultan mettait en cause les pesticides, soupçonnés de copier l'activité des hormones femelles - les oestrogènes - ou d'annihiler l'action des hormones mâles, les androgènes (1).
L'équipe du CHU avait alors été frappée par la fréquence de ces anomalies dans le milieu agricole.
Les rares études épidémiologiques engagées sur le sujet, comme l'observation du monde animal, l'hermaphrodisme des ours polaires ou la féminisation des panthères, allaient dans ce sens.
Depuis, des taux anormalement élevés de pesticides ont été retrouvés dans les couches de glace polaire, et de plus en plus d'animaux sont concernés : les grenouilles américaines, constatait en octobre la revue Nature, qui dénonçait l'atrazine, un herbicide.
Depuis, surtout, l'équipe du professeur Sultan a engagé avec le soutien de l'Europe une étude épidémiologique sur le sujet : 2 043 naissances ont été suivies en 2002 à la maternité montpelliéraine Clémentville, dont la moitié (1 033) de garçons. Vingt-cinq ont une malformation : 4 micropénis, 12 cryptorchidies, 7 hypospadias, 2 pseudo-hermaphrodismes (3).
Bilan : "Il existe une augmentation de la prévalence des malformations génitales du garçon. Les taux sont dix fois supérieurs aux données habituelles, cent fois plus pour le pseudo-hermaphrodisme. C'est énorme", s'inquiète le professeur Sultan, d'autant que "l'étude a été menée dans une maternité qui n'accueille pas de grossesses à risques".
Autre constant : parmi ces 25 enfants, 8 d'entre eux (32 %) avaient un parent exposé aux pesticides. Dans un échantillon témoin de 50 enfants "normaux" tiré parallèlement au sort, seulement 4 avaient des géniteurs exposés. "Un enfant d'agriculteur a quatre fois plus de risques d'avoir une malformation génitale", conclut le professeur Sultan. Des analyses plus poussées sur le pseudo-hermaphrodisme montrent une activité biologique anormalement élevée des oestrogènes.
L'étude vient d'être présentée à Copenhague. "Pour la première fois, on dispose de données de prévalence vraies", souligne le professeur Sultan, encouragé par un début de prise de conscience, même si "un certain nombre d'autorités minorent le problème" si "les responsables de santé publique n'ont pas conscience de l'ampleur du phénomène" : "Les grandes revues de pédiatrie s'intéressent au sujet. Les pesticides auraient aussi une incidence sur la croissance, le développement neurologique; C'est un problème de société, un cri lancé pour susciter une prise de conscience. On balance 22 produits chimiques sur les pêches de Gard, 15 000 tonnes de pesticides sont stockées en France ; Il faudrait déclarer un moratoire sur leur utilisation."
En attendant, Charles Sultan s'apprête à lancer une nouvelle étude sur la puberté précoce. Pour lui, pas de doute, les pesticides sont en cause. A l'automne, son service a reçu une petite d'un mois, "avec les seins d'une gamine de 12 ans". La fille du propriétaire du moulin du Capitoul, dans le Lodévois. Il y a deux ans, deux tonnes d'arsenic étaient découvertes sur le site, ancien entrepôt d'insecticides de Metaleurop dans les années 60. Le propriétaire a porté plainte pour "empoisonnement et tentative d'empoisonnement". L'affaire s'est soldée par un non lieu (3).
Sophie GUIRAUD
(1) Midi Libre du 30 novembre 2001.
(2) Hypospadias - l'orifice de l'urètre n'est pas au niveau du gland -, cryptorchidie - testicules non descendus -, micropénis - verge courte
(3) Un appel, en cours, sera examiné jeudi par la chambre d'instruction de Montpellier.
Source : Midi-Libre - Arsitra

#2 mariuss66

mariuss66

    Anti-impérialisme notoire

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Posté 31 mars 2003 à 22:53

L'article parle des pesticides, mais je pense qu'un autre facteur explique peut-être la puberté précoce des jeunes d'aujourd'hui: les hormones de croissance présentes dans la viande, utilisées afin de faire grandir le cheptel plus rapidement (rentabilité oublige, voir ma signature...).
Donc, ces hormones se retrouvent dans notre alimentation, dans le lait maternel et aussi dans les produits laitiers. Avec les mêmes effets que sur le cheptel....
Le capitalisme est encore et toujours la source de tous nos ennuis...

#3 NewEve

NewEve

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Posté 31 mars 2003 à 23:44

Pesticides, Hormones de croissance, agents de conservation, mal-bouffe, OGM, etc.

Faut-il encore se surprendre des effets de la connerie humaine ?!?   :puni:

On va encore une fois s'en prendre "aux-gros-méchants-gouvernements-et-multi-nationnales" qui le mérite amplement.   :bravooo:

Mais j'espère que nous n'oublierons que l'on peut les faires "chier" un peux juste par nos choix de consommation !  :pong:

Je m'excuse de l'utilisation du gros mot, pour ceux que celà va choquer XX

Gros Bisou

#4 gwelan

gwelan

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Posté 01 avril 2003 à 11:22

Il faut rajouter à cela le cas de Malcolm Montenssier, qui est un cas assez extraordinaire de mâle ayant connu une grossesse qu'il a pu mené à terme et qui s'est déclarée viable.

Ce cas est suivi à la faculté vétérinaire de Toulouse.

Malcom est en outre affligé d'une hyper salivation qui rend les examens extrêmement difficiles, et ce quand il veut bien sortir de son camping car. Il semblerait que le climat de la région Midi Pyrénnée soit en cause, car à la faculté vétérinaire de Lisieux, des chercheurs affirment obtenir de meilleurs résultats avec Grégoire de Beaulieu, cousin par alliance de Malcolm.

Les deux sujets présentent toutefois une commune allergie à l'ail et aux fines herbes, mais rien n'a été établi formellement à l'égard des pesticides.

#5 astral

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Posté 01 avril 2003 à 20:25

C est beau comme article mais ce serait bcp plus intéressant si il donnait le non des pesticides et surtout la matière active utilisé dans c est produit la.
Par exemple des dérivé indolacétique peuvent provoqué se trouble la.
Et aussi quel DL50, est prescrite pour cette matière active la.(dl50 dose létale pour que la morts survienne).
Bref déjà si il donnait des trucs scientifique concernent les pesticides ce serait bien.
Et la on peut bien sur revenir sur la lutte biologique et les produit bio.

#6 Julie

Julie

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Posté 24 avril 2003 à 07:30

Il me semble qu'il y à eu aussi une enorme baisse de la fertilité constaté en Irlande depuis une dizaine d'anée. Quelqu'un a des infos à ce sujet ?

#7 nexus11

nexus11

    Toujours en pleine recherche...

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Posté 01 mars 2004 à 21:01

Hélas ! Les pesticides ne sont pas seuls en causes, il y a des imitateurs d'oestrogènes partout, et on peut difficilement les éviter : dans les colles, dans les détergents industriels et domestiques, les produits ménagers, les désodorisants, les produits d'hygiènes (shampooing, savon, gels douches...) les plastiques (en particulier le PVC qui mérite à lui seul un dossier) y compris les plastiques alimentaires (en particulier les films souples, l'intérieur des boites de conserves), les insecticides domestiques (bien-sûr), les peintures, certains COV...
Un reportage de la BBC sur ce sujet était passé sur Planète en 97-98, les conclusions n'étaient pas bonnes du tout.
J'avais une liste des produits mais je ne la retrouve plus, j'ai quand même trouver ces sites en anglais, mais il y en a plein d'autres...
http://www.ehso.com/...edisrupters.htm
http://website.lineo.../chemicals.html
http://e.hormone.tulane.edu/
sur le site du WWF (en français) :
http://www.worldwild...res/ctclfr4.pdf

#8 nexus11

nexus11

    Toujours en pleine recherche...

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Posté 01 mars 2004 à 21:30

J'ai trouvé !
Voilà une belle liste, c'est en anglais, surtout il y a l'utilisation habituelle de chaque produit (c'est le plus important) :

Background information on common endocrine-disrupting compounds
Amitrol
This compound is used as a defoliant, a herbicide, a reagent in photography and a plant growth regulator. It is used in non-selective weed control.

Atrazine
Atrazine is used as a selective herbicide for weed control in agriculture... one of the most abundantly used herbicides in the world.

Arsenite
Sodium arsenite is used in the manufacture of dyes and soap for use on skins; for treating vines against certain scale diseases; as an insecticide, especially against termites; as an antiseptic, topical acaricide, hide preservative and herbicide.Copper Acetoarsenite:This compound is used as an insecticide, wood preservative, larvicide, pigment (particularly for ships and submarines), fungicide, bactericide and molluscicide. It is used in the control of the Colorado beetle, as a poison bait for caterpillars and grasshoppers, in the control of mosquitoes and was formerly used medically for certain skin diseases.

Benzophenone
Fixative for heavy perfumes, especially in soaps. Also used in the manufactur of antihistamines, hypnotics; insecticides.

Benzo(a)pyrene
A polycyclic aromatic hydrocarbon formed as a combustion byproduct in the use of petrochemicals.

Bisphenol A
The basic building block of polycarbonate plastic, bisphenol A is also an intermediate in the manufacture of polymers, epoxy resins, , fungicides, antioxidants, dyes, phenoxy, polysulfone and certain polyester resins, flame retardents and rubber chemicals.

Butylated hydroxyanisole (BHA)
Antioxidant in fat-containing foods and in edible fats and oils; prevents food from becoming rancid and developing objectionable odors; preservative and antioxidant in cosmetic formulations.

Cadmium
* Cadmium itself is a heavy metal with widespread use, including in electroplating, photoelectric cells, soft solder and solder tor aluminum; deoxidizer in Ni plating,Ni-Cd storage batteries; process engraving, electrodes for cadmium vapor lamps, photometry of ultraviolet sun-rays. The powder is also used as an amalgam (1 Cd: 4 Hg) in dentistry.
* Cadmium chloride is used in photography, in paints, pigments, glass and glazes, in electronic components, as a nemoticide, pesticide and a fungicide, in dyeing and calico printing, in the manufacture of cadmium yellow, in galvanoplasty, in the manufacture of special mirrors, as an ice-nucleating agent, as a lubricant, in analysis of sulfides to absorb hydrogen sulfide,as a polymerization catalyst.
* Cadmium oxide is used in electroplating, storage battery electrodes, catalyst, semiconductors, manufacture of silver alloys, ceramic glazes, nematocide, anthelminic, phosphors, glass, cadmium electroplating, and an ascaricide in pigs (i.e., it kills ticks).

Dithiocarbamate
* SODIUM DIETHYLDITHIOCARBAMATE: This compound is used as a pesticide, fungicide and chelating agent with strong affinity for mercury, copper, nickel and zinc. It is used in the evaluation of T-cell deficient diseases, in the inhibition of superoxide dismutase in mice and of cisplatin nephrotoxicity in rats, in AIDS-related complex, in immunopharmacology and in cancer immunotherapy. It has clinical use in acute nickel carbonyl, cadmium and thallium poisoning. It is used in colorimetric determination of small quantities of copper and for its separation from other metals. It is also used as a latex accelerator in rubber processing and as a chemical intermediate in the production of other diethyldithiocarbamate metal salts, such as zince selenium and tellurium salts.
* SODIUM DIMETHYLDITHIOCARBAMATE: Fungicide; corrosion inhibitor; rubber accelerator; intermediate; polymerization shortstop; nematocide and herbicide with a fumigant action.
* LEAD DIMETHYLDITHIOCARBAMATE: a vulcanization accelerator.

DDT
One of the 12 POPS listed by the Stockholm Convention on Persistent Organic Pollutants, DDT's allowed use is now restricted to disease vector control, specifically to kill mosquitos spreading malaria in the developing world. The POPs treaty calls for an eventually phase-out of use as cost-effective alternatives are developed. Some agricultural use continues in Asia and also, as indicated by continuing wildlife contamination, in the Americas.

p, p'-DDE
One of the principal metabolites (breakdown products) of DDT

Dieldrin
Usage banned by the Stockholm Convention on Persistent Organic Pollutants. A non-systemic, persistent organic insecticide with contact and stomach action.

Endosulfan
Insecticide; pesticide. Very widespread modern use.

Ethylene thiourea
This compound is used as a polymer vulcanizing and curing agent. It is extensively used as an accelerator in the curing of polychloroprene (neoprene) and other elastomers. It is also used in electroplating baths, as an intermediate for anti-oxidants, in insecticides, dyes, pharmaceuticals and synthetic resins.

Furans
Usage banned by the Stockholm Convention on Persistent Organic Pollutants. Combustion byproducts of combustion of organochlorine chemicals, furans have also been used as intermediates in the preparation of pharmaceuticals, insecticides and other chemicals and as solvents for resins and in the formation of lacquers.

Heptachlor
Usage banned by the Stockholm Convention on Persistent Organic Pollutants. As an insecticide heptachlor was used for control of the cotton boll weevil, termites, ants, grasshoppers, cutworms, maggots, thrips, wireworms, flies, mosquitoes, soil insects, household insects and field insects. It has some fumigant action, and was applied as a soil treatment, a seed treatment or directly to foliage.

Kepone
Used as an insecticide, fungicide, pesticide for control of the banana root borer and tobacco wireworm and bait for control of ants and cockroaches.

Lindane
Banned in many (but not all) countries, lindane is used as a pesticide to control lice and other ectoparasites. It is also used as a foliar spray and soil application for insecticidal control of a broad spectrum of phytophagous and soil dwelling insects, animal ectoparasites and public health pests. It is used on ornamentals, fruit trees, nut trees, vegetables, tobacco and timber. This chemical is found in baits and seed treatments for rodent control. In pet shampoo it is "to maintain the natural luster of the coat" and kill ticks, lice and sarcoptic mange mites.

Malathion
Used as an insecticide on fruits, vegetables, ornamentals, household and livestock use. It is also used as an acaracide, in the control of flies and other insect pests in animal and poultry houses, in the control of adult mosquitoes in public health programs, in the control of human body and head lice and in flea and tick dips. It is used in veterinary medicine as an ectoparasiticide.

Methoxychlor
This compound is an insecticide used to control a wide range of insect pests (particularly chewing insects) in field crops, forage crops, fruit, vines, flowers, vegetables, and in forestry. It is also used for the control of insect pests in animal houses and dairies, and in household and industrial premises. It is used in veterinary medicine as an ectoparasiticide.

Mirex
Usage banned by the Stockholm Convention on Persistent Organic Pollutants. This compound was used as an insecticide, a pesticide and a flame retardant for plastics, rubber, paint, paper and electrical goods; in antifouling paints, rodenticides and additives for antioxidant and flame retardant mixtures for stabilized polymer compositions, ablative compositions, anthelmintic compositions and lubricant compositions. Applied in paper, paint, rubber, electrical, adhesive and textile applications; also used in thermoplastic, thermosetting and elastomeric resin systems.

Nitrofen
This compound is an herbicide used on many vegetables, a number of broad-leaved and grass weeds, cereals, rice, sugar beet, some ornamentals, broccoli, cauliflower, cabbage, brussel sprouts, onions, garlic and celery. It is also used in nurseries for roses and chrysanthemums.

Pentachlorophenol
This compound is used as an insecticide for termite control, pre-harvest defoliant, general herbicide, wood preservative, synthesis of pentachlorophenyl esters, molluscide, fungicide, bactericide, antimildew agent, slimicide and algicide. The technical material finds extensive use in cooling towers of electric plants, as additives to adhesives based on starch and vegetable and animal protein, in shingles, roof tiles, brick walls, concrete blocks, insulation, pipe sealant compounds, photographic solutions, and textiles and indrilling mud in the petroleum industry.

Pentachloronitrobenzene
This compound is used as a fungicide for seed and soil treatment. It is also used as an herbicide, in slime prevention in industrial waters and to control damping off and other fungal infections.

Phenol, 4-tert-Butyl
Intermediate in the manufacture of varnish and lacquer resins; As a soap antioxidant; Ingrediantin de-emulsifiers for oil field use; In motor oil additives.

Phthalates:
* Butyl benzyl phthalate ( BBP): This compound is used as a plasticizer for polyvinyl and cellulosic resins. It is used as an organic intermediate, a solvent and a fixative in perfume.
* Di-n-butyl phthalate (DBP): This compound is used in plasticizers, cosmetics, safety glass, insecticides, printing inks, paper coatings, adhesives, elastomers and explosives. It is used as a solvent in polysulfide dental impression materials, solvent for perfume oils, perfume fixative, textile lubricating agent and solid rocket propellent.
* Di-ethylhexylphthalate (DEHP): used in vacuum pumps. It is also used as a plasticizer for polyvinyl chloride, especially in the manufacture of medical devices, and as a plasticizer for resins and elastomers. It is a solvent in erasable ink and dielectric fluid. It is also used as an acaricide for use in orchards, an inert ingredient in pesticides, a detector for leaks in respirators, testing of air filtration systems and component in cosmetic products.
* Di-n-pentyl phthalate (DPP): Plasticizer for nitrocellulose and resin laquers; prevention of foam in manufacture of glue; in rubber cements.


Thiram
This compound is used as a fungicide, bacteriostat, pesticide, rubber vulcanization accelerator, scabicide, seed disinfectant, animal repellent, insecticide, lube oil additive, and wood preservative. It is used in anti-septic sprays and in the blending of lubricant oils. It is used against Botrytis, rusts and downy mildews and as a seed dressing against "damping off" and verticillium wilt. It is also used as an ethanol antagonist and deterrent in mixtures of the methyl, ethyl, propyl and butyl derivatives. Other uses include an antioxidant in polyolefin plastics and a peptizing agent in polysulphide elastomers. It is used in soaps and rodent repellents and as a nut, fruit and mushroom disinfectant.

Toxaphene
Usage banned by the Stockholm Convention on Persistent Organic Pollutants. This compound is an insecticide and pesticide. It was used on cotton crops, cattle, swine, soybeans, corn, wheat, peanuts, lettuce, tomatoes, grains, vegetables, fruit and other food crops; for control of animal ectoparasites, grasshoppers, army-worms, cutworms and all major cotton pests. It controls livestock pests such as flies, lice, ticks, scab mites and mange. It also controls mosquito larvae, leaf miners, bagworms, church bugs, yellow jackets and caterpillars.

Trifluralin
This compound is used as a pre-emergence herbicide, especially for cotton plants.

Zineb
Agricultural fungicide; insecticide.

Ziram
An agricultural fungicide and as a repellant to birds and rodents. It is also a rubber vulcanization accelerator. It is used in adhesives including those used in food packaging, paper coats for non-food contact, industrial cooling water, latex-coated articles, neoprene, paper and paperboard, plastics (polyethylene and polystyrene) and textiles.

#9 Pikpikandré

Pikpikandré

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Posté 07 janvier 2005 à 14:51

Topic combiné avec topic existant

Un pesticide produit par Bayer entrave le bon développement des enfants

Des scientifiques japonais mettent en garde  contre le glyphosate, un pesticide fabriqué par la
firme Bayer. Le Dr Yoichiro Kuroda, directeur du  Tokyo Metropolitan Institute for Neuroscience a
établi - article paru dans la revue spécialisée  Kagaku - que le glyphosate nuit au développement du  cerveau humain et peut provoquer des troubles du  comportement.

"Si l'on tient à la santé de nos enfants, il faut  se montrer très prudent envers les produits  chimiques employés dans l'agriculture", déclare  Kuroda. "Le cerveau humain est très fragile sensible  pendant sa phase de développement. L'industrie  chimique a jusqu'à présent ignoré ces risques"  poursuit-il. Kuroda dirige l'enquête Effects of  Endocrine Disrupters on the Developing Brain (Effets des  troubles hormonaux sur le développement du  cerveau), soutenue par le gouvernement japonais.

Le glyphosate est utilisé depuis les années 80 dans les cultures viticoles, fruitières,  céréalières et potagères. C'est l'un des herbicides les  plus répandus aux USA et en Europe. Son principe  actif se retrouve dans deux produits BAYER, Liberty  et Basta, qui ont représenté pour l'année en cours un chiffre d'affaires de presque 200 millions  d'euros. Bayer commercialise également cet herbicide en association avec des semences génétiquement  modifiées (colza, maïs, riz,  betteraves à sucre).

Philipp Mimkes, de la Coordination contre les  méfaits de Bayer demande à la firme de rendre
publiques toutes les analyses de toxicité effectuées au  sujet de tous les produits chimiques et
pesticides. "Il est inadmissible que des produits  chimiques soient commercialisés pendant des décennies  sans que le public soit au courant des dangers  qu'ils présentent. L'exemple du glyphosate montre bien  qu'en cas de nécessité les entreprises doivent  être tenues de rechercher quelles incidences leurs  produits peuvent avoir sur la santé et de garantir le libre accès au résultat de ces recherches."

Bayer a attendu jusqu'à ces derniers mois pour connaître enfin une défaite au plan juridique
lorsque la firme a essayé d'empêcher l'association environnementaliste Friends of the Earth de publier les résultats d'études sur les risques présentés par le glyphosate. Bayer est le deuxième
fabricant mondial de pesticides, sa gamme comprend des principes actifs extrêmement dangereux tels que le parathion, fenamiphos et monocrotophos.

source : Coordination contre BAYER

#10 Cheminot

Cheminot

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Posté 07 janvier 2005 à 15:19

Il faut également savoir que le glyphosate (H2O3P-CH2 - HN - CH2-COOH) est le composant essentiel du Roundup.

#11 loupdessteppes

loupdessteppes

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Posté 15 mars 2005 à 07:52

Topic combiné avec topic exisant.

Le gentil chienchien qui vas enterrer ses os après un passage au round'up ne risque pas d'en faire de très vieux....

Citation

LE MONDE | 12.03.05
ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 13.03.05

Des études françaises montrent in vitro des effets indésirables du glyphosate, substance active de l'herbicide de Monsanto. Le possible mécanisme d'une cancérogenèse évoqué par ces travaux reste à prouver chez l'homme.

L'herbicide le plus utilisé dans le monde : le Roundup de Monsanto, et les produits concurrents formulés, comme lui, à base de glyphosate, ont longtemps joui d'une réputation d'innocuité vis-à-vis de la santé humaine et de l'environnement. Mais plusieurs études récentes semblent indiquer que ce principe actif, utilisé aussi bien par les agriculteurs que les services de voirie ou les jardiniers du dimanche, pourrait n'être pas aussi anodin que le clament ses promoteurs.

L'enjeu est de taille, puisque l'utilisation du glyphosate croît avec celle des organismes génétiquement modifiés, dont la grande majorité a été spécifiquement conçue pour "tolérer" ce produit actif, fatal aux végétaux.

De fait, alors que le Roundup et ses pareils étaient à l'origine employés sur les mauvaises herbes, "ils sont devenus un produit alimentaire depuis qu'on les utilise sur les OGM, capables de les absorber sans succomber", soutient le biochimiste Gilles-Eric Séralini. Membre depuis des années de la Commission du génie biomoléculaire (CGB) française, chargée d'instruire les dossiers de demande d'essais en champ, puis de commercialisation des OGM, il ne cesse de réclamer des études plus poussées sur leur impact sanitaire éventuel.

Membre également du Criigen, une association qui a fait du contrôle des OGM son cheval de bataille, il a orienté ses propres recherches sur l'étude de l'impact du glyphosate. Dans un article publié le 24 février dans la revue américaine Environmental Health Perspective, le biochimiste et son équipe de l'université de Caen mettent en évidence, in vitro, plusieurs effets toxiques de ce composé et des adjuvants qui lui sont associés pour faciliter sa diffusion.

Pour leur étude, les chercheurs ont utilisé des lignées de cellules placentaires humaines, au sein desquelles des doses très faibles de glyphosate ont montré des effets toxiques et, à des concentrations plus faibles, des perturbations endocriniennes. Ce qui, pour Gille-Eric Séralini, pourrait expliquer les taux parfois élevés de naissances prématurées et de fausses couches constatées dans certaines études épidémiologiques - controversées cependant - portant sur les agricultrices utilisant le glyphosate. "L'effet que nous
avons observé est proportionnel à la dose, mais aussi au temps", souligne-t-il.

Son équipe a aussi comparé les effets respectifs du glyphosate et du Roundup. Et a constaté que le produit commercial était plus perturbateur que son principe actif isolé. "L'évaluation des herbicides doit donc prendre en compte, dit-il, la combinaison adjuvant-produit."

Gilles-Eric Séralini reconnaît que son étude devra être prolongée par des expériences sur l'animal. Mais il récuse les critiques qui lui sont faites sur l'absence de lien réaliste entre les doses in vitro et en utilisation normale : "Les agriculteurs diluent du produit pur et sont ponctuellement exposés à des doses 10 000 fois plus fortes, insiste-t-il. Nos résultats montrent qu'il faut considérer le temps d'exposition."

OURSINS MODÈLES

Il est rejoint dans ses conclusions par Robert Bellé, de la station biologique (CNRS) de Roscoff (Finistère), dont l'équipe étudie depuis plusieurs années l'impact des formulations au glyphosate sur des cellules d'oursin. Ce modèle reconnu d'étude des phases précoces de la cancérogenèse a valu son prix Nobel de médecine 2001 à Tim Hunt. En 2002, l'équipe finistérienne avait montré que le Roundup agissait sur une des étapes clés de la division cellulaire.

"Cette dérégulation peut conduire à un cancer", prévient Robert Bellé, qui, pour se faire comprendre, tient à résumer les mécanismes de la cancérogenèse : lors de la division de la cellule en deux cellules filles, la copie en deux exemplaires du patrimoine héréditaire, sous forme d'ADN, donne lieu à de très nombreuses erreurs. Jusqu'à 50 000  par cellule. C'est pourquoi des mécanismes de réparation, ou de mort naturelle de la cellule (apoptose), s'enclenchent automatiquement. Mais il arrive que celle-ci échappe à cette alternative (mort ou réparation) et puisse se perpétuer, sous une forme instable, potentiellement cancéreuse à longue échéance.

L'équipe bretonne a récemment montré (Toxicological Science, décembre 2004) qu'un "point de contrôle" des dommages de l'ADN était affecté par le Roundup, alors que le glyphosate seul n'avait aucun effet. "On a démontré que c'est un facteur de risque certain, mais pas évalué le nombre de cancers potentiellement induits, ni le moment où ils se déclarent", admet le chercheur. Une gouttelette pulvérisée serait susceptible d'affecter des milliers de cellules. En revanche, "la concentration dans l'eau et les fruits est bien inférieure, ce qui est plutôt rassurant".

Pour le chercheur, il ne s'agit pas forcément d'interdire le produit - "C'est désormais aux pouvoirs publics d'évaluer les bénéfices et les risques" -, mais il importe que les utilisateurs prennent toutes les précautions, pour eux-mêmes comme pour le public. "J'ai vu des gens en combinaison en pulvériser à quelques mètres d'une cour de récréation", s'insurge-t-il.

"De telles études in vitro ne sont pas suffisantes pour déduire des effets sur l'homme", insiste cependant Sophie Gallotti, coordinatrice des études sur les contaminants à l'Agence française pour la sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Même sentiment chez Rémi Maximilien, expert toxicologue auprès de l'Afssa, pour qui l'expérience sur les oursins "montre un mécanisme potentiel de cancérogenèse qui reste à prouver chez l'homme".

INTERPRÉTATION CONTESTÉE

Pour sa part, Monsanto n'est pas impressionné par ces résultats. "Ce n'est pas à nous de juger de l'intérêt de ces publications, dont nous ne contestons pas la validité, mais l'interprétation", indique Mathilde Durif, porte parole de la filiale française du géant américain. Ces résultats sont en contradiction avec la soixantaine d'autres études disponibles, et "ni les autorités européennes ni l'Organisation mondiale de la santé ou l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) des Nations unies n'ont classé ce produit comme cancérigène".

Le glyphosate est cependant un produit actif, "et il est nécessaire de l'utiliser selon les préconisations". Une attitude de précaution qui semble légèrement contredite par les efforts de marketing de la firme. Celle-ci n'est-elle pas actuellement attaquée par une association bretonne qui lui reproche de faire de la "biodégradabilité" de son produit un argument publicitaire, déjà jugé mensonger par la justice américaine ?

Hervé Morin


#12 diamant bleue

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Posté 04 avril 2005 à 09:02

Quand des OGM et des pesticides conjuguent leurs effets néfastes sur notre santé.

La France a consommé environ 100.000 tonnes de pesticides divers par an à la fin des années 1990. Notre pays s'est classé troisième au monde pour l'emploi des pesticides, derrière les Etats Unis et le Japon.

L'agriculture n'est pas le seul secteur utilisateur des pesticides divers. Par exemple pour les désherbants, les autres usages recouvrent la gestion des infrastructures autoroutières et des voies navigables de France, le nettoyage des voies de chemins de fer par les trains désherbeurs de la SNCF, les applications par la plupart des services départements de l'équipement pour l'entretien des bords des routes et par les services des villes et des communes pour leurs espaces verts. Par ailleurs, de nombreux produits phytosanitaires et antiparasitaires sont proposés aux jardiniers amateurs qui ne respectent pas toujours les conditions d'emploi, pourtant toujours indiquées sur les emballages.

Le professeur Dominique Belpomme, en collaboration avec Bernard Pascuito, ont rappelé, dans leur ouvrage "Ces maladies créées par l'homme - Comment la dégradation de l'environnement met en péril notre santé" paru chez Albin Michel en 2004, que la stérilité est une menace pour les sociétés industrialisée: "L'effet féminisant des pesticides et autres substances chimiques à action oestrogène concerne toutes les espèces, et en particulier l'homme". Ils décrivent en particulier le scandale des pesticides : "La contamination se fait principalement par ingestion, mais aussi par inhalation. Les pesticides contaminent l'eau de boisson, les fruits et les légumes que nous mangeons (près de 10% des échantillons analysés en provenance de produits fruits et légumes français, dépassent les limites maximum de résidus de pesticides), le lait et même les viandes...". " Des propriétés cancérigènes se manifestent de façon nette. A cela trois raison : l'accumulation continuelle des pesticides dans la chaîne alimentaire et donc dans notre organisme; leur stockage dans les tissus adipeux et leur relargage permanent en direction de nos cellules des tissus qu'ils cancérisent".

Dans leur ouvrage publié par les éditions La Martinière en mars 2004, intitulé : « La société cancérigène – Lutte-t-on vraiment contre le cancer ? », Geneviève Barbier et Armand Farrachi citent de nombreuses sources responsables : les dioxines, les additifs alimentaires, l’air et les sols, les rayonnements ionisants, les champs électromagnétiques … et les pesticides, bien entendu. Ces auteurs rappellent que le cancer est aujourd’hui la deuxième cause de mortalité en France, et la première chez les hommes. Cet ouvrage « dénonce, chiffres à l’appui, les silences des discours officiels et les intérêts de bien des lobbies. Car la disparition du cancer serait préjudiciable à des pans entiers de notre économie ».

Une brochette d'éminents spécialistes, du secteur de la santé notamment, ont pris une grande décision en lançant en mai 2004 "L'Apple de Paris" pour avertir l'opinion publique de cet état de fait, lié aux dangers pour la santé de nombreux produits chimiques.

Parmi la gamme des pesticides autorisés à la commercialisation, la spécialité désignée herbicide total, le "Roundup" du groupe Monsanto, dont la matière active est le glyphosate, serait la plus utilisée à travers le monde. Breveté en 1969 et commercialisé depuis 1975, cet herbicide a été, pendant des années, réputé peu toxique et peu rémanent, donc peu dangereux pour la santé publique et l'environnement.

Au cours des ces dernières décennies, nos connaissances sur les dangers de ce produit sont apparues clairement.
L'avancée biotechnologique en matière d'OGM a accru l’emploi du "Roundup" par l'accroissement des mises en culture de plantes génétiquement modifiées pour tolérer cet herbicide.

Nous rapportons ci-après un rapport britannique qui fait état des derniers résultats des recherches, notamment françaises, à travers l’équipe du Professeur Gilles-Eric Séralini de l’Université de Caen, sur la toxicité du "Roundup" et de sa matière active, le glyphosate.

La situation et les risques encourus doivent inciter les responsables en cause et les administrations concernées à réagir promptement dans l'intérêt de la santé publique et du maintien de notre environnement dans une perspective durable pour nos contemporains et les générations à venir.

Si vous êtes conscients de cette situation, je vous invite à diffuser largement ces informations dans votre entourage.
Merci d'avance et bien à vous

Jacques Hallard.
15 mars 2005.


OGM : Le glyphosate est toxique et le “Roundup” est encore plus mauvais

Résumé :

A la lumière de nouvelles preuves scientifiques, le Docteur Mae-Wan Ho et le Professeur Joe Cummins réclament une révision urgente de la réglementation relative à l’herbicide le plus largement répandu dans le monde.

Source : Glyphosate toxic and “Roundup” worse. Mae-Wan-Ho et Joe Cummins. ISIS Press Release 07/03/2005.

“The Institute of Science in Society” = ISIS, est une organisation basée à Londres, Grande Bretagne. Le site web est http://www.i-sis.org.uk Les informations générales concernant cet institut sont disponibles auprès de Sam Burcher, joignable par sam@i-sis.org.uk L’institut ISIS est dirigé par Mae-Wan HO, dont la messagerie est m.w.ho@i-sis.org.uk Le texte original en anglais et les références sont accessibles par les membres de l’ISIS sur le web par : http://www.i-sis.org.uk/GTARW.php

De nouveaux résultats de recherches soulèvent des inquiétudes sérieuses quant à la sécurité liée à l’emploi de l'herbicide le plus généralement utilisé [spécialité commerciale « Roundup » dont la matière active est le glyphosate]. Ces résultats devraient se traduire par des ondes de choc auprès des partisans des cultures de plantes génétiquement modifiées pour être tolérantes à cet herbicide. Ces cultures représentent maintenant 75% de toutes les plantes génétiquement modifiées et cultivées à travers le monde.

Mais le pire réside dans le fait que la formulation [commerciale] la plus commune de cet herbicide est bien plus toxique que la matière active elle-même qu’elle contient ; par ailleurs, cette spécialité commerciale est fabriquée par le même géant des biotechnologies qui a créé les plantes génétiquement modifiées et tolérantes à cet herbicide.

L’herbicide à large spectre d’action à base de glyphosate (N-(phosphonométhyl)glycine], est généralement vendu sous la formulation commerciale « Roundup » (du groupe Monsanto, de Saint Louis, dans l’état du Missouri aux Etats-Unis). Il a été fréquemment employé sur des cultures, ou des sols nus, dans le monde entier, depuis son introduction dans les années 1970.

La spécialité commerciale est une association de glyphosate avec d'autres produits chimiques comprenant un agent tensioactif mouillant (détergent), le polyoxyéthylèneamine qui favorise la dispersion des gouttelettes pulvérisées sur les feuilles des plantes. L'utilisation du « Roundup » a particulièrement augmenté dans les pays où l’on cultive des plantes génétiquement modifiées – et tolérantes à cet herbicide – qui ont été créées par Monsanto.

Le glyphosate tue les plantes en inhibant une enzyme, la synthétase 5-énolpyruvyl-shikimate-3-phosphate (= EPSPS), laquelle est nécessaire pour la synthèse des acides aminés aromatiques tels que la phénylalanine, la tyrosine et le tryptophane; ces acides aminés participent à la synthèse des vitamines et de beaucoup de métabolites secondaires tels que les folates, l’ubiquinone et des naphthoquinones.

On a cru pendant longtemps que cet herbicide avait une action plutôt spécifique et qu’il était moins toxique que d'autres herbicides, parce que la voie biochimique du shikimate n'est pas présente chez les mammifères ni chez les humains. Cependant, le glyphosate agit en empêchant la liaison du phosphoénol pyruvate au niveau du site actif de l'enzyme, et le phosphoénol pyruvate est un métabolite central qui est présent dans tous les organismes vivants; de ce fait, il présente la potentialité d'affecter d'autres voies métaboliques.

Ceci a été confirmé par beaucoup d’études portant sur la toxicité liée à cet herbicide ; ces travaux publiés ont été passés en revue dans le rapport intitulé « The Case for a GM-free Sustainable World » qui a été diffusé par l’ISP (Independent Science Panel), un jury international pour une science indépendante [1].

Une étude épidémiologique conduite dans l'Ontario et portant sur des populations d’agriculteurs a prouvé que l'exposition de ceux-ci au glyphosate a presque doublé le risque des avortements spontanés tardifs [ 2 ]. Le Professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe de recherche de l'université de Caen en France, ont de leur côté décider d’approfondir les effets de cet herbicide sur les cellules du placenta humain.

Ils ont maintenant prouvé que le glyphosate est toxique pour les cellules placentaires humaines, tuant une grande proportion de celles-ci après 18 heures d'exposition à des concentrations inférieures à celles qui sont employées en agriculture [ 3 ]. De plus, le « Roundup » est toujours plus toxique que sa matière active, le glyphosate : sa toxicité est au moins le double. Cet effet augmente au cours du temps et il a été obtenu avec des concentrations de « Roundup » 10 fois plus faibles que celles utilisées dans les pratiques agricoles.

L'enzyme aromatase est un précurseur de la synthèse des oestrogènes (hormones femelles) à partir des androgènes (les hormones mâles). Le glyphosate interagit avec le site actif de l’enzyme mais son effet sur l'activité enzymatique s’est montré minimal, tout au moins tant que le « Roundup » n’était pas impliqué.

Mais il est intéressant de souligner que le « Roundup » a augmenté l’activité enzymatique après une heure d’incubation, probablement en raison de son effet d'agent tensioactif, en rendant le substrat des androgènes plus disponible pour l'enzyme. Mais après une l'incubation de 18h, le « Roundup » a invariablement inhibé l'activité enzymatique. L'inhibition étant associée à une diminution de la synthèse des ARN messagers, ce qui suggère que le « Roundup » diminue le taux de transcription de gène. Séralini et ses collègues suggèrent que d'autres ingrédients dans la formulation commerciale du « Roundup », augmentent la disponibilité ou l'accumulation du glyphosate dans les cellules.
Il y a, en effet, une évidence directe que le glyphosate inhibe la transcription de l’ARN chez les animaux à une concentration qui se situe bien au-dessous du niveau qui est recommandé pour l’application en pulvérisation de la spécialité commerciale. La transcription a été inhibée et le développement embryonnaire a été retardé chez des oursins après une exposition à de faibles concentrations de l’herbicide et/ou de l’agent tensioactif , le polyoxyéthylèneamine. On doit considérer ce pesticide comme pouvant présenter un risque pour la santé par inhalation lors d’une application par pulvérisation [ 4 ].

Une recherche récente a prouvé qu'une brève exposition au glyphosate commercial avait endommagé le foie chez des rats, comme indiqué par la dispersion des enzymes intracellulaires dans cet organe. Dans cette étude, le glyphosate et son agent tensioactif contenu dans la spécialité « Roundup » se sont également avérés agir en synergie pour augmenter les dommages au niveau du foie [ 5 ].

Trois études de cas récentes ont suggéré une association entre l'utilisation de glyphosate et le risque du lymphome non-hodgkinien [ 6-8 ]. Par ailleurs, une étude épidémiologique menée dans les états de l’Iowa et de la Caroline du Nord, aux Etats-Unis, qui comprend plus de 54.315 utilisateurs privés et applicateurs professionnels de pesticides, suggère un lien entre l'utilisation de glyphosate et le myélome multiple [ 9 ]. Le myélome a été associé aux agents qui causent soit des dommages au niveau de l’ADN, soit une suppression de l’immunité. Ces études n'ont pas fait de distinction entre la spécialité commerciale « Roundup » et la matière active, le glyphosate et il serait important que des recherches soient entreprises.

Il y a maintenant un ensemble de preuves selon lesquelles l’emploi du glyphosate exige :
• des mises en garde pour la santé publique au niveau mondial et
• une nouvelle révision de la réglementation concernant ce produit herbicide.

En attendant, son utilisation devrait être réduite à un minimum, par mesure de prudence et de précaution.

Références bibliographiques

1. The Case for a GM-Free Sustainable World, Chapter 7, ISIS & TWN, London & Penang, 2003.
2. Savitz DA, Arbuckle , Kaczor D, Curtis KM. Male pesticide exposure and pregnancy outcome. Am J Epidemiol 2000, 146, 1025-36.
3. Richard S, Moslemi S, Sipahutar H, Benachour N and Séralini G-E. Differential effects of glyphosate and Roundup on human placental cells and aromatases
4. Marc J, Le Breton M, CormierP, Morales J, Belle´R and Mulner-Lorillo O. A glyphosate-based pesticide impinges on transcription. Toxicology and Applied Pharmacology 2005, 203, 1-8.
5. Benedetti AL, de Lourdes Vituri C, Trentin AG, Dominguesc MAC and Alvarez-Silva M. The effects of sub-chronic exposure of Wistar rats to the herbicide Glyphosate-Biocarb. Toxicology Letters 2004, 153, 227–32.
6. De Roos AH, Zahm SH, Cantor KP, et al. Integrative assessment of multiple pesticides as risk factors for non-Hodgkin’s lymphoma among men. Occup Environ Med 2003, 60, E11 http://oem.bmjjourna...t/full/60/9/e11
7. Hardell L, Eriksson M, Nordstrom M. Exposure to pesticides as risk factor for non-Hodgkin’s lymphoma and hairy cell leukemia: pooled analysis of two Swedish case-control studies. Leuk Lymphoma 2002, 43,1043–1049.
8. McDuffie HH, Pahwa P, McLaughlin JR, Spinelli JJ, Fincham S, Dosman JA, et al. 2001. Non-Hodgkin’s lymphoma and specific pesticide exposures in men: cross-Canada study of pesticides and health. 2001, Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2001,10,1155–63.
9. De Roos AJ, Blair A, Rusiecki JA, Hoppin JA, Svec M, Dosemeci M, Sandler DP and Alavanja MC. Cancer incidence among glyphosate-exposed pesticide applicators in the agricultural health study. Environ Health Perspect 2005, 113, 49-54.
The Institute of Science in Society, PO Box 32097, London NW1 OXR
telephone: [44 20 8643 0681] [44 20 7383 3376] [44 20 7272 5636]
General Enquiries sam@i-sis.org.uk - Website/Mailing List press-release@i-sis.org.uk

Définitions et compléments :

Aromatase ou cytochrome P450 : c’est une l'enzyme qui synthétise les oestrogènes à partir des androgènes. Les aspects médicaux et génétiques du déficit en aromatase sont consultables en français sur le site : http://www.orpha.net.../aromatase.html

Folates ou acide folique ou vitamine B9 isolée en 1945 dans les épinards ; elle abonde dans les feuilles des végétaux. Et on la trouve aussi dans les fromages fermentés « bleus ». Les folates sont indispensables pour les fonctions suivantes : synthèse de l’ADN, de l’ARN, des protéines et de certains neuromédiateurs, respiration cellulaire et transport de l’oxygène dans les hématies.

Lymphome non hodgkinien : un groupe de cancers qui prennent naissance dans les cellules du système lymphatique. De plus amples détails en français peuvent être trouvés sur les sites : http://www.cancer.ca...ngId-fr,00.html et http://www.celmedbio...oduits/LNH.html

Myélome multiple des os ou maladie de Kahler : maladie qui se traduit par une prolifération maligne des plasmocytes, initialement localisée à la moelle osseuse. Le plasmocyte est une variété de cellule lymphoïde qui se trouve dans la moelle osseuse et surtout dans le tissu lymphoïde. Normalement, on ne le trouve pas dans le sang. Il sécrète les immunoglobulines. Dans le myélome, il y a prolifération médullaire de plasmocytes qui fabriquent et excrètent un type unique d'immunoglobuline (monoclonale) qu'on peut retrouver dans le sang et les urines.Cette maladie apparaît en général après 40 ans et touche plus souvent l'homme que la femme. Les informations médicales sont notamment disponibles sur les sites suivants :

http://www.med.univ-...eur/myelome.htm et http://www.medinfos....m-kahler4.shtml

Ubiquinone : molécule dont l’une des chaînes latérales comporte 10 composés appelés isoprénoïdes (ces composés sont semblables à ceux que l’on trouve dans les aromates et les épices), d’où le nom de coenzyme Q10 (ou coQ10). Sa structure moléculaire est proche de celle de la vitamine K mais sa fonction s’apparenteà celle de la vitamine E. Présente dans toutes les cellules du corps (d’où son appellation qui rappelle l’ubiquité), elle est un fournisseur d’énergie et un antioxydant, capable en outre de soigner l’insuffisance cardiaque et l’infertilité masculine. Pour plus d’information, l’on peut consulter notamment les deux sites suivants :

http://www.thierryso...o/edito016.html et http://www.lexpress....p?news_id=12487

Naphtoquinones ou naphthoquinones : molécules phénoliques trouvées dans certaines essences de bois associées à des tanins et des flavonoïdes. Elles présentent un fort pouvoir antioxydant et elles sont toxiques pour les organismes pathogènes (bactéries, champignons, insectes). L'effet antioxydant s'explique par le fait que ces diverses substances piègent des molécules intermédiaires très réactives, en propageant les réactions d'oxydation qui, très souvent, sont des réactions en chaîne. L'effet antimicrobien de cinq naphthoquinones a été analysé vis-à-vis la bactérie phytopathogène Erwinia carotovora.

Voir : http://pubs.nrc-cnrc..._ns_nf_cjm11-04

Note : les lecteurs de français peuvent aussi se reporter à l’article « Le Roundup n’intoxique pas que les mauvaises herbes » de Hervé Morin, journal «Le Monde», dimanche 13-lundi 14 mars 2005, page 17. (voir ci dessus post de loupdessteppes)

Traduction, définitions et compléments en français :
Jacques Hallard, Ing.CNAM, consultant indépendant
Adresse : 2240 chemin du Tilleul F.13160 Châteaurenard
Courriel : jacques.hallard@wanadoo.fr
Fichier OGM Glyphosate toxic & « Roundup » worse.rtf.

source : arsitra.org

#13 EcliptuX

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Posté 04 avril 2005 à 10:05

Tiens à ce sujet j'ai reçu ceci :

Citation

Une publication scientifique qui bouleverse nos relations à la bio-sécurité


Ce n'est pas parce qu'elle a été produite à Caen, dans l'Université pour laquelle je suis fier de travailler, que je voudrais vous entretenir aujourd'hui d'une publication scientifique qui va bouleverser profondément les questions de sécurité du travail, de sécurité alimentaire, de toxicologie humaine...

C'est plus exactement parce qu'en une dizaine de pages, elle vient ouvrir des perspectives nouvelles pour le mouvement qui s'oppose au pouvoir absolu des semenciers et des agro-industriels sur l'alimentation de la planète. Et parce qu'elle souligne des responsabilités nouvelles et écrasantes pour toutes nos commissions de sécurité alimentaire, et nos responsables d'Etat.

De quoi s'agit-il ? Un article publié fin février dans une grande revue scientifique d'environnement : Environnemental Health Perspectives, 25 février 2005. Une revue du National Institute of Health des Etats-Unis, ce qui nous permets donc de lire cet article de libre-diffusion dans le monde entier : http://ehp.niehs.nih...8/abstract.html

Le titre ne fait pas glamour (Differential effects of glyphosate and Roundup on human placental cells and aromatase, par Richard S, Moslemi S, Sipahutar H, Benachour N, Seralini GE. 2005.), et ne laisse pas présager de la révolution que je vous annonce.

Alors décryptons.

Il s'agit d'une étude sur la toxicité du RoundUp, le principal herbicide répandu dans le monde, produit par Monsanto, première transnationale de l'agro-chimie. Une grande partie des OGM commercialisés sont dits "RoundUp ready", c'est-à-dire tolérants à cet herbicide. Une telle tolérance permet justement d'utiliser à dose encore plus massives et par diffusion large (souvent par avion) cet herbicide, sans abimer les cultures de maïs ou de soja modifiées.

L'article étudie la toxicité de cet herbicide sur des cellules du placenta, et démontre qu'il s'agit d'un perturbateur endocrinien, ce qui pourrait expliquer les cas de fausse-couches sur les paysannes aux Etats-Unis. Elle montre aussi que ces effets sont rencontrés avec des concentrations inférieures à celles qui sont préconisées dans l'agriculture.

Mais surtout, l'article compare les effets toxicologiques du RoundUp et de son principe actif, le glyphosate. Et c'est de là que vient la découverte révolutionnaire que je vous annonçais : Le RoundUp est bien plus toxique que son composant principal. L'adjuvant qui est ajouté pour rendre le glyphosate utilisable (facilité à se disperser, dilution,...) provoquerait un accroissement de ses effets toxiques.

Dans les demandes de mise sur le marché, les agro-chimistes étudient la toxicité du composant principal, et non pas celle de l'ensemble du produit (principe actif + adjuvant). Or l'article montre que loin d'être se simples produits de dilution, les adjuvants multiplient les effets toxiques du principe actif.

Et ce qui est vrai ici pour le RoundUp devrait se manifester aussi pour tous les autres produits. Dans ces conditions, l'ensemble des études de toxicité des produits phytosanitaires doivent être ré-évaluées. On ne peut plus se contenter de l'évaluation des principes actifs, mais bien des produits tels qu'ils sont commercialisés. On doit être en train de se creuser les méninges à la Commission Européenne pour reconsidérer la directive d'évaluation des produits phytosanitaires, afin de mieux évaluer les adjuvants en mélange, comme l'avait indiqué le Commissaire Byrne qui avait eu les résultats sous presse, en réponse à la question du parlementaire Paul Lannoye.

Quant aux mouvements écologistes, ils trouvent ici une caution scientifique irréfutable pour leurs craintes : les produits diffusés largement dans la nature ont des effets toxiques importants, mais de surcroîts qui ne sont pas évalués dans les conditions réelles d'exploitation. C'est d'ailleurs étonnant de la part d'entreprises qui plantent les OGM dans les champs, tels des savants fous, pour soi-disant tester les effets dans la nature globale. Ce double langage, qui consiste à ne pas expérimenter précisément les effets toxiques des produits tels qu'ils sont et à clamer que les plantations seraient des "études", nous oblige aussi à redéfinir le caractère "scientifique" des prétentions des agro-industriels.

Que disent les ministres de la Santé et ceux de l'Agriculture à la suite d'une publication scientifique de ce type ? Presque un mois de silence, c'est beaucoup ! Leurs responsabilités sont maintenant engagées : ils ne pourront plus dire "on ne savait pas". On sait maintenant, grâce à cet article,  que les produits tels qu'ils sont diffusés dans le commerce n'ont pas été évalués proportionnellement à leurs risques pour la santé.

Il convient que les études de mise sur le marché soient maintenant remises entièrement sur la table. Il est nécessaire que ce soient les produits complets qui soient évalués, et pas seulement leurs principes actifs.

Et il convient que tous les citoyens prennent conscience des enjeux de cette question, afin d'éviter qu'elle ne soit rapidement recouverte de silence.

Plus généralement, ils apparaît aussi clairement qu'il y a deux approches scientifiques dans l'évaluation des dangers des produits chimiques qui sont largement répandus sur la terre depuis un demi-siècle : l'une vise à minimiser les risques, et donc à étudier séparément les composants, et une autre vise à comprendre le monde réel, avec les interactions systémiques de tous les composants. Même s'il faut pour cela démonter les "secrets de fabrique" qui président à la composition globale des produits.

Comment une étude de toxicité d'un produit, une publication scientifique d'une dizaine de pages, nous amène à réfléchir sur l'ensemble des méthodes de l'agro-industrie. Et à remettre en cause largement l'efficacité des études toxicologiques pour l'évaluation des produits tels qu'ils existent.

Ajoutons aussi que la libre-diffusion sur internet de la connaissance contenue dans cet article essentiel est un atout pour les mouvements écologistes et des paysans du monde qui veulent la sécurité alimentaire et refusent de faire dépendre les cultures des projets industriels et profitables des transnationales de l'agro-chimie.

Finissons par une réflexion sur l'évaluation des articles scientifiques.
Les chercheurs sont évalués par ceux qui partagent en général le même point de vue (leur "communauté scientifique"). Or de plus en plus de recherches, une fois validées au sein d'une communauté donnée, connaissent une autre forme de validation, sociale celle-ci, quand d'autres s'en emparent pour éclairer le fonctionnement global du monde (scientifique, écologique, économique, social,...). Cette forme de "validation sociale" pourrait devenir un élément dans l'évaluation des publications scientifiques, une manière de créer une "science citoyenne".

En écrivant ce papier de vulgarisation et d'interpellation, je m'inscris dans cette nouvelle opportunité de redéfinir les objectifs et les méthodes de la science. Pour la rapprocher des besoins de compréhension du monde réel, systèmique, global, humain...

Caen, le 11 mars 2005
Hervé Le Crosnier


#14 picchou

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Posté 16 avril 2005 à 17:28

Ah le Runtop quel cochonnerie cette saleté, soit disant inoffencive pour la faune et bio dégradable !

Après la disparition du chlorate de soude du marché à cause de félés qui faisait des attentats avec en le transformant en poupre pyrotechnique ou en explosif redoutable !...

Il a bien fallu trouver un autre désherbant pour les allées et parterre cimenté où la mauvaise herbe ressort toujours; j'ai donc utilisé le désherbant soit disant meilleurs et avec quel résultat ?

Mes beaux escargots de Bourgogne que j'avais depuis plus de 30 ans sont morts à plus de 80%, les mauvaises herbes ont repoussée de plus belle et mes fougères vielles de 40 ans ont disparu.

Le chlorate lui ne détruisait que ce qui était arrosé et c'était efficace sur plusieurs années, mes escargots n'en sont jamais mort et mes fougères non plus !

Je pense que le vent a du répendre très loin cette saloperie et tout y est passé.

Alors un bon conseille n'utilisez pas cette M..... ! Du sel de cuisine en bonne concentration détruit la végétation pour plusieurs année et pas les alentours, ni la faune !

Bien sur on peut fabriquer du chlorate soi-même, mais ce n'est pas conseillé (produits chimiques dangereux) ensuite il ne serait pas judicieux d'en donner les composés puisque nous en sommes rendu à cet état de fait à cause de l'imbécilité humaine à toujours vouloir causer du tort à son prochain ! :shy:

#15 jeandb

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Posté 16 avril 2005 à 17:49

:marteau2: Bin  oui eclypdelux  c'est caisse que je te dis depuis longtemps déjà, il faut arroser la terre et laisser faire le soleil.En chauffant la terre mouillée ,il fait pousser la verdure biodiversifiée , c'est à dire avec uniquement des produits chimiques du ras des pâquerettes ,c'est à dire  bon pour la santé de insectes ..... et pas des produits de merde du genre miroir aux alouettes "mekipu" :bravooo:

#16 Eric

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Posté 17 avril 2005 à 07:45

"Il a bien fallu trouver un autre désherbant pour les allées et parterre cimenté"

L'eau des pâtes est un très bon désherbant. :biglol:

Il serait même interessant de tester l'eau des pâtes bio, histoire de voir si c'est dût à des résidus d'herbicides ou simplement à l'eau bouillante qui est aussi un désherbant...

Pour le Roundup, beaucoup de choses ont été dites lors de la derniere conférence des antiogm.
C'est disponible sur http://eric.dif.free.fr/

#17 picchou

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Posté 01 juin 2005 à 14:31

Ca y est vous pouvez renoncer au Roundup cancérigène, car on peut à nouveau acheter du chlorate de soude bien plus efficace et bien moins dangereux que le Roundup.

Vous trouverez maintenant le désherbant sous deux formes:

Soit liquide, prète à l'emploi dosé à 36 gr par litre

Soit en poudre, pur à 60% (en fait on n'a ajouté une subtance inerte)


Je rappelle que le chlorate de soude (en faite il s'agit de chlorate de sodium) était souvent détourné de l'usage pour lequel il était vendu et servait à produire un explosif redoutable à peu de frais qui malheureusement faisait la une de l'actualité dans les attentats !

Maintenant on ne peut plus normalement en faire de l'explosif, voir même simplement de la poudre ...
Du reste, les groupements terroristes préfère eux se servir à la source de fabrication, si on en croit la presse qui a annoncé un vol de 40 tonnes de chlorate de soude pur.

En un mot, c'est toujours le "pékin" qui fait les frais du système quand il veut simplement désherber son trottoir ou ses allées.

:malice:

#18 Cheminot

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Posté 01 juin 2005 à 14:48

c'est bizarre, j'utilise le chlorate depuis bientôt 10 ans, et pur. Notre coopérative agricole le vend depuis toujours.
Le chlorate se transforme tout simplement en sel (chlorure de sodium) et c'est son pouvoir oxydant qui tue l'herbe. Mais il n'y a plus de chlorate au bout de quelques jours, car la terre contient suffisamment de réducteur pour l'éliminer.
Le pb du glyphoste réside dans des liaisons carbone-phosphore très stables.

#19 loupdessteppes

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Posté 01 juin 2005 à 14:54

L'urine est un excellent desherbant, je quadrille ainsi  les allées de mon jardin pour les garder exemptes d'herbes.
:biglol:
Le purin d'orties tres concentré aurait egalemment des vertues desherbantes à verifier car je ne l'ai pas encore essayé.

#20 eureka

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Posté 23 août 2006 à 18:20

L'unrine au rondup est encore plus efficace :bravo:

des salauds qui méritent d'être pendus hauts et courts
mais je savais que c'était super efficace, on touche un bout de la plante et toute la plante est tuée
jusqu'à la racine (juste un pinceau suffit)
cela doit vraiment pas être toxique  :bravo:
c'est un herbicide systémique....tellement efficace
et utilisé par les pro du jardinage...SELECTIF
que l'on est pas prêt à abandonné, surtout pas la FIRME qui sait bien sûr bien
que c'est mauvais comme tout pour la nature et nous y compris
dans l'eau des nappes phréatiques....
que voulez vous, cela marche, cela rapporte, on va pas se laisser faire, CREATION d'emplois obligent

c'est à tuer, ..ce sont des criminels insidieux

Yves

Ce message a été modifié par eureka - 23 août 2006 à 18:20.


#21 eureka

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Posté 23 août 2006 à 18:23

si pas chlorate, alors nitrate d'ammonium (engrais) , aussi un explosif

tu sais avec de l'eau et du sel de cuisine je fais du chlorate

ou bien avec de la soude caustique, et du chlore

même mieux un perchlorate

avec acétone et autre chose de facile à trouver, on faut aussi un explosif

ce serait idiot de tout retirer

Yves

#22 naturelle

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Posté 24 août 2006 à 00:28

Conséquences de l'intoxication au Roundup

Par ingestion accidentelle :

Douleurs gastro-intestinales, vomissements, engargement des poumons, pneumonies, perte de conscience, destruction des globules rouges.

Par simple manipulation :

Irritations cutanées et oculaires, nausées, vertiges, céphalées, dierrhées, troubles de la vision, fièvres, faiblesses.

Le Roundup est 100 fois plus toxique pour les poissons. Il est également toxique pour les vers de terre, les bactéries du sol. De plus, il peut tuer les guêpes, les chrysopoïdes et les coccinelles. Il affecte les mycéliums, il inhibe la fixation de l'azote et fragilise les plantes par rapport aux maladies. Le Roundup est la première cause de maladie chez les jardiniers et la troisième cause chez les ouvriers agricoles. L'association Vermont Citizen's Forest cite, de plus, des cas d'atteinte des poumons, des palpitations, des nausées, des problèmes de stérilité, des aberrations chromosoniques.

Malgré tout celà, Monsanto continue à présenter le Roundup comme inoffensif, prétendant qu'il est inactivé rapidement dans le sol. Cela est faux et l'on retrouve des glyphosates dans les légumes un an après.
Et puis Monsanto pratique le bourrage de crâne et affirme dans ses publicités " Le Roundup n'est pas un herbicide, mais un outil pour éviter les labours et l'érosion ".

#23 eureka

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Posté 24 août 2006 à 12:59

Naturelle , (tu portes bien ton nom)

Tu as tout dit, mieux que moi
et c'est valable dans tous les domaines

Monsanto , c'est pour Mansante  :biglol:

si il y avait un jugement, même la madame pipi serait coupable
moi, je vais au chomage, comme un ami à moi
qui s'est disputé avec le patron, il est chimiste, car on mettait des crasses dans les shaampoing
donc parfois, être sans emploi, c'est mieux que d'être complice

Yves

#24 eureka

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Posté 24 août 2006 à 16:20

Voilà , trêve de bavardages, j'ai agis, par principe déjà, voilà mon message..que j'ai mailé à Monsanto,

il faut des actes aussi

Yves





STOP ROUNDUP PLEASE
that is not ROUND for health and then
ROUNDDOWN

criminal product for genetic human and animal
a product that one touch with a pencil
a plant body and all plant is killing
the rood with...
SURE, this product is SECURE,
I avertissing you , for God, now
no excuse, HYPOCRITES, then a future judgements for you, ...God is not happy

STOP because for you, it 's not to late

CONVERSION? MONSANTO, MASANTE

DISGUSTING product, ....

not totaly BIODEGRADABLE, ..

the not expensive CHLORATE SODIUM is a good alternative, ...biodegradable in NaCL
(salt)...but not enought ADDING VALUE
MOney is not all
MONSANTO is NOT a clean, RO, firma

STOP....WARNING

#25 cylbertjj

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Posté 24 août 2006 à 20:13

2 pour le prix d'une !
je ne vais probablement rien vous apprendre mais voici les copies de deux articles du "Canard Enchaîné" tirés de l'excellente, bien que réduite, rubrique "CONFLIT DE CANARD":
=> le premier date de début août :
Image IPB

=> le second :

Citation

Le Canard Enchaîné n° 4478 du 23 août 2006
PESTICIDES
On le sait mais on ne le répètera jamais assez : avec 67 000 tonnes de pesticides aspergées chaque année, la France occupe la troisième marche du podium derrière les États-Unis et le Japon. Et tous les deux ans c'est le même sketch, l'Institut français de l'environnement (Ifen) fait le compte des pesticides dans notre flotte et publie des résultats archimauvais. Ceux de 2004, qui sont tombés le 17 août, montrent que les poissons nagent dans des eaux encore plus polluées qu'en 2002. Puisque 96 % de l'eau analysée dans les rivières (contre 75 % il y a deux ans) et 61 % (contre 57 %) des échantillons récupérés dans les nappes souterraines sont enrichis en pesticides, L'éventail des molécules trouvées s'est lui aussi étoffé. Les rivières recèlent désormais 229 substances phytosanitaires différentes contre 201, les eaux souterraines 166 au lieu de 123. Et ce n'est pas le plan interministériel de lutte contre les pesticides, sorti du chapeau en juin dernier, qui va permettre d'atteindre le « bon état écologique des eaux » exigé par l'Europe d'ici 2015. Plutôt que d'instaurer une taxe sur les pesticides afin que les agriculteurs lèvent le pied, ce que font déjà les Danois, on se contente de vouloir diviser par deux d'ici à 2009 les molécules jugées les plus dangereuses (soit 50 sur les 400 autorisées) et d'encourager « l'agriculture raisonnéeé », C'est ce qui s'appelle noyer le poisson, non ?

Wait and see...
Moët Hennesy !

#26 eureka

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Posté 25 août 2006 à 19:03

IL y a qu'une chose à dire à ces criminels insidieux en cols blancs
allez vous faire cuire un oeuf à la dioxine
ou bien allez au diable, vous y êtes déjà
saloparts absolus, et ils sont pas dupes
business is business

Yves

#27 cylbertjj

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Posté 26 août 2006 à 20:44

Pour info :
Dans le n° 440 (septembre 2006) de "l'UFC QUE CHOISIR", un article confirmant celui du Canard, avec toutefois plus de précision.
Voici la copie des 2 parties les plus signifacatives du texte :(scanner en panne)

Citation

"PESTICIDES
Pollueurs encouragés.
"Plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides", l'annonce sonnait bien. Le document conjoint des ministères de l'Écologie et de l'Agriculture présenté fin juin tient pourtant plus du catalogue de "mesurettes" que d'un combat à la hauteur de l'enjeu. Alors que 80 % des rivières et plus de 50 % des nappes souterraines sont polluées par des produits phytosanitaires, que les sols et l'air sont contaminé, le plan ne prévoit même pas de réduire les tonnages utilisés. Seuls les produits classés parmi les plus dangereux sont touchés, leur quantité devant diminuer de 50 %. Mais ces substances activesreprésentent seulement 10 % du total. À 95 %, les pesticides vendus ne sont pas concernés par une réduction des usages.
...
L'expertise scientifique réalisée par l'INRA et le Cemagref, à la demande des deux ministères, et remise en décembre dernier avait d'ailleurs conclu qu'elle (l'agriculture raisonnée) avait peu d'impact sur la mise en œuvre des pesticides, en dépit de son coût élevé. "Cette démarche apparaît limitée tant que l'on reste dans des systèmes de culture générant des risqee phytosanitaires importants." Les experts préconisaient sans aucune ambiguïté d'aller vers une réduction de l'usage des pesticides. Leur voix a manifestement pesé moins lourd que celle de l'industrie phytosanitaire et de l'agriculture intensive."
Pour mémoire : autres articles (même page) :
un concernant la loi sur les OGM

Citation

"... la non transposition des directives européennes sur les OGM pourrait nous coûter 168 000 € par jour de retard."
un portant sur les [B]ÉTHER DE GLYCOL"
...
Wait and see...
Moët Hennesy !