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Boycott intelligent des produits US/UK


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15 réponses dans ce topic

#1 EcliptuX

EcliptuX

    Père fouettard

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Posté 04 avril 2003 à 10:26

Trouvé sur le forum des Editions Félix
Le site indiqué est extra !!!


Citation

Je viens tout juste de decouvrir un site qui me semble francais, on y montre la majorite des produits dont la maison mere est aux EU/UK, lorsque vous choisissez une type de produit, vous pouvez meme voir l'influence du bigboss dans le gros lobbie economique en laissant la souri vis-a-vis la colonne "Lobbies". Y'a beaucoup d'autres infos comme l'impact environnemental etc etc... Je termine ca ici, voici un copier/colle d'un texte parmi tant d'autre..... http://www.transnationale.org/

Citation

Les bons comptes du faucons-business - Le Nouvel Observateur - 03/04/2003

Les néoconservateurs qui règnent à la Maison-Blanche et ont «pensé» la guerre d?Irak ne sont pas seulement des idéologues. Ce sont aussi des hommes d?affaires avertis. Enquête sur la face cachée de la nouvelle doctrine stratégique américaine

Parce qu?il joue, en coulisses, un rôle d?influence dans l?administration Bush, on l?appelle «le Prince des ténèbres». Jamais pourtant le nom de Richard Perle, inventeur avec Paul Wolfowitz du concept de «guerre préventive», n?avait été associé ni au business ni aux «affaires»... Jusqu?à ce mercredi 26mars, où sa démission forcée du Conseil consultatif de Défense (Defense Policy Board) a révélé les termes de son fuligineux contrat avec le Hutchinson Whampoa, conglomérat chinois contrôlé par Li Ka-shing, un milliardaire de Hongkong: 725 000 dollars s?il obtenait du Pentagone, dont il est le conseiller écouté, le feu vert pour la vente de Global Crossing, société américaine de télécom hautement sensible; 125000 dollars «seulement» si le ministère de la Défense refusait le «deal».

Dans sa déclaration sous serment, Perle, faucon notoire et grande figure des néoconservateurs américains, l?extrême-droite au pouvoir, a aggravé son cas en expliquant que sa présidence du Conseil de Défense lui donnait des problèmes de sécurité nationale? une «connaissance intime dont ne pouvait se prévaloir aucun des membres du Conseil des Investissements aux Etats-Unis», l?instance qui supervise les investissements étrangers.

Le président du Conseil consultatif de Défense coupable de conflit d?intérêts? Pour ceux qui connaissent l?impact sur la doctrine militaire américaine de cet organisme privé qui se réunit dans les locaux mêmes du Pentagone, l?accusation est terrible. Richard Perle est l?ancien secrétaire adjoint à la Défense de Ronald Reagan.

Sa haine des «ennemis stratégiques» des Etats-Unis, aujourd?hui l?Irak, l?Iran, la Corée du Nord et la Syrie, n?a d?égal que le zèle qu?il déployait naguère contre les communistes et «l?empire du Mal». Dans son conseil figure Henry Kissinger, le gardien de la flamme républicaine. Lui, rouler pour la Chine? C?est un peu comme si l?on insinuait que Jean-Pierre Chevènement, grand pourfendeur de l?Amérique, recevait des pots-de-vin du complexe militaro-industriel US?

Pourtant les initiés hochent la tête: proche du secrétaire à la Défense, Richard Perle a travaillé naguère pour le groupe Hollinger International, familier des entreprises de haute technologie. Et il a lui-même de bien curieuses fréquentations?

En janvier 2003, raconte Seymour Hersh, spécialiste des problèmes de défense au «New Yorker», le Prince des ténèbres rencontrait à Marseille, non loin de la maison qu?il possède dans le Luberon, Adnan Kashoggi, célèbre courtier en armes et avions pour le compte de l?Arabie Saoudite.

Lors du déjeuner, Kashoggi a présenté le gourou du Pentagone, qui est aussi directeur général associé de Trireme, entreprise spécialisée dans les investissements dans les technologies de sécurité ? «un marché d?avenir avec la menace terroriste», précise la brochure de la société ?, à Harb Saleh al-Zuhair, autre intermédiaire saoudien.

Objectif, selon Hersh: convaincre des capitalistes de Riyad, dont les néocons critiquent violemment le gouvernement, de prendre des parts dans Trireme. Le tout sous couvert d?une discussion fumeuse sur une «alternative à l?invasion irakienne». Perle dément la finalité de la rencontre. Fait un procès à Hersh.

Mais cet épisode gênant donne la mesure des réseaux de cet «intellectuel organique» (Gramsci) de l?extrême-droite américaine, aussi sensible à l?idéologie qu?aux intérêts matériels.

Le clan des faucons n?a que mollement défendu ce haut dignitaire de la défense, pris avec Global Crossing en flagrant délit de confusion des genres. Hormis l?hommage symbolique de Donald Rumsfeld à son «ami Richard», ni fleurs ni couronnes pour le démissionnaire du Conseil de Défense.

Comme si son départ forcé venait à point nommé faire diversion à l?autre affaire, plus grave celle-là, qui concerne Dick Cheney, vice-président des Etats-Unis, ancien ministre de la Défense de Bush père et ex-patron d?Halliburton, le numéro un mondial des services pétroliers.

L?objet de ce scandale, qui a choqué même les médias les plus favorables à la guerre en Irak et au projet de pax americana?

Avant même le premier coup de canon, le Pentagone octroyait à une poignée d?entreprises américaines le monopole de la reconstruction.

Avec comme bénéficiaires d?une première adjudication de 1,5milliard de dollars dont le département de la Défense refuse de dévoiler les soumissionnaires, deux sociétés connues pour leur sympathie et leurs contributions au Parti républicain:

- Bechtel, leader mondial de l?ingénierie, naguère présidé par George Schultz, patron du Département d?Etat sous Reagan.

- Et Halliburton (via sa filiale Kellogg Brown), dont Cheney a tenu les rênes jusqu?en 2000, avant de devenir le colistier de «W» Bush.

Les néoconservateurs font valoir les états de service d?Halliburton au Koweït, après la première guerre contre l?Irak, puis en Bosnie. Mais comme l?entreprise a fait entre-temps, sous la houlette de Cheney, d?excellentes affaires en Libye et en Iran, et décroché, en 1998, un contrat de 73millions en Irak, l?opinion s?interroge sur les déclarations postérieures du même Cheney contre «l?axe du Mal» et ces trois «Etats voyous».

La Maison-Blanche, elle, a enfin mesuré les dégâts potentiels de ce passé imparfait. Alors que le «Guardian» révélait que Cheney continuait depuis son élection à être rémunéré par son ancienne firme (au titre de «compensations différées»!), elle a finalement décidé d?écarter Halliburton de la reconstruction de l?Irak?

«L?indifférence de Perle aux conflits d?intérêts illustre l?arrogance des nouveaux détenteurs du pouvoir qui se croient intouchables, explique un familier du Pentagone et de la CIA.

Mais ses mésaventures constituent aussi un excellent rideau de fumée: pendant que Perle jure ses grands dieux que les honoraires perçus pour service rendu à Global Crossing seront reversés aux victimes de la guerre, on ne regarde ni du côté de Cheney ni du côté de Bush?» Elucubrations d?opposant? Pas sûr.

Avec l?administration Bush sont réapparus les mauvais génies ? et les intérêts privés ? qui avaient mis Reagan en laisse, avant de l?instrumentaliser lors de la première «révolution libérale».

La nouvelle révolution conservatrice s?articule autour d?une galaxie de think tanks, dont l?American Entreprise Institute est le centre et le Project for the New American Century (Pnac) la force de projection.

On retrouve là, autour de la garde noire de Bush Jr., le top du business et la crème des intellectuels ultraconservateurs. Dick Cheney et Donald Rumsfeld y côtoient Paul Wolfowitz et Richard Perle, bien sûr, mais aussi Gary Bauer (suppôt de la Coalition chrétienne), Eliott Abraham (membre du Conseil de sécurité intérieure), les penseurs néocons Bill Kristol, Bob Kagan et Gary Schmit, éditeurs du «Weekly Standard», et encore Bruce Jackson.

Le CV de ce dernier mérite un gros plan: ancien vice-président du géant de l?aéronautique militaire Lockheed Martin, le lobbyiste Bruce Jackson est le président du Comité pour la Libération de l?Irak et l?instigateur de la lettre du «groupe de Vilnius», par laquelle dix anciens satellites de Moscou ont rallié George Bush et sa croisade contre l?Irak.

«Après avoir eu la peau de l?Union soviétique ? "l?empire du Mal" ?, ces activistes continuent une guerre totale par d?autres moyens. Forts de leur emprise sur les monarchies pétrolières, ils visent le contrôle des débouchés et des richesses énergétiques de l?Irak (deuxièmes réserves mondiales), de l?Iran et du pourtour de la Caspienne.

Adossés au complexe militaro-industriel, ils rêvent à la fois du pouvoir et de l?argent», commente le politologue William Hartung. Dans une étude sur le «military-industrial-think tank complex», Hartung démontre qu?idéologues unilatéralistes, anciens patrons et consultants des grands contractants de la Défense constituent bien «les forces motrices de la diplomatie et de la stratégie militaire de l?Amérique».

Exemples de ces personnages multicartes: Thomas Donnelly, vice-président du Pnac et théoricien d?une défense hypermusclée, travaille pour Lockheed Martin, qui fabrique les F-16 et F-117 de l?US Air Force.

Tandis que l?ex-général Jay Garner, pressenti pour superviser la reconstruction de l?Irak après la guerre, préside aux destinées de SY Coleman, un des principaux manufacturiers du système antimissile Patriot.

Le pouvoir et l?argent: ce couple indissociable se lit en filigrane de l?organigramme du nouveau complexe militaro-industriel.

A côté des idéologues ? Paul Wolfowitz ou Bob Kagan ?, il met en relief, au sommet, le vrai pouvoir du vice-président Dick Cheney, l?homme du pétrole. Il éclaire d?un jour cru les hommes de la propagande: un Bill Kristol, par exemple, dont le «Weekly Standard» est financé par Robert Murdoch, propriétaire de la très belliciste chaîne d?infos Fox News et du «New York Post», se voit accusé d?avoir bénéficié des largesses du géant failli Enron.

Et donne une silhouette inquiétante aux hommes d?influence du réseau: Donald Rumsfeld (ex-patron du labo pharmaceutique Searl) et Richard Perle, tous deux chargés d?assurer la liaison avec les milieux d?affaires.

Comme Reagan, George Bush est au c?ur de ces n?uds d?influence, où business, haute politique et idéologie font ménage à trois.

Tout a été dit, avant l?élection de «W», sur ses liens avec les pétroliers et l?habilité de l?un et des autres à utiliser au mieux cet «actif» immatériel inestimable qu?est le nom Bush.

Mieux qu?une marque déposée, un véritable sésame quand il s?agit d?obtenir un permis de forage au Moyen-Orient ou de faire construire, aux frais du contribuable, un stade valorisant une équipe de base-ball achetée à bas prix.

Depuis novembre 2000 et l?arrivée de Bush fils à la Maison-Blanche, ces liaisons dangereuses se sont renforcées. Condoleezza Rice, qui a passé neuf ans chez Chevron (pétrole), est à la fois directrice du Conseil national de Sécurité? et architecte de la nouvelle stratégie pétrolière américaine en Asie centrale.

Quant à Dick Cheney, ci-devant patron d?une entreprise pétrolière opérant dans le monde entier, c?est comme numéro deux des Etats-Unis qu?il s?emploie à remodeler son ancien champ d?activité: le Proche et le Moyen-Orient.

«Sur presque tous les aspects de la politique intérieure et extérieure, les intérêts du grand business dictent leur loi», explique l?économiste Paul Krugman, soulignant le poids de cette armée de hauts responsables recrutés par l?administration républicaine, qui règnent désormais sur les industries pour lesquelles ils travaillaient.

Comme disait ? presque ? Clausewitz, la guerre est la continuation du business par d?autres moyens.

Jean-Gabriel Fredet


#2 Homer

Homer

    Avocat du diable

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Posté 04 avril 2003 à 13:59

Pour moi, aucun boycott ne peut être intelligent. Qui va-t-on toucher? Les grands patrons qui feront un peu moins de bénef, big deal... :rolleyes:

Mais qui va morfler en réalité? Les ouvriers et les employé qui vont y perdre leur job suite aux fermetures ou restructurations d'usines...

Et puis même comment reconnaître les produits anglo-américains? Cochonou et Justin Bridoux, on le croirait pas, mais c'est sous contrôle américain (Sarah Lee), Orangina (Cadburry Schweppes)...

Ce message a été modifié par Homer - 04 avril 2003 à 13:59.


#3 EcliptuX

EcliptuX

    Père fouettard

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Posté 04 avril 2003 à 14:11

Je suis bien d'accord avec toi Homer, mais ce que j'ai trouvé intéressant sur ce site, c'est que justement, on voit à quel niveau on va toucher l'entreprise en la boycottant.
Même si rien n'est jamais parfait, je trouvais intéressant de noter qu'une étude avait été faite à ce niveau :roll:

#4 The Struggle Within

The Struggle Within

    L'homme qui a vu l'Homme qui a vu Dieu

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Posté 04 avril 2003 à 17:32

C'est curieux je suis d'accord avec Homer et Ecliptux à la fois.

Mais en fait ce ne sont pas des pays qu'il faut boycotter mais bel et bien le capitalisme me semble-t-il c'est l'idéologie qui est la plus destructrice, pas les hommes ! Alleeeeeeeeeez Marx enleve ton masque et arrete de te cacher sous des pseudos à la metalicca :)

J'entends déjà les gens me répondre oui mais c'est bien l'homme qui appuie sur la gachette : je vous repondrais seulement : oui, mais l'homme peut etre sauve. Pas le systeme capitaliste qui ressemble à un virus s'auto-régénérant (chais pas si c'est très français ça !), car a travers les querelles apparemment steriles entre keynesiens, neo keynesiens, liberaux, adeptes des anticpations rationelles etc. ce sont des remedes aux limites du systeme dans sa globalite qui sont cherchees ...

(et whoah ! comme dirait spiderman ... Cette histoire de régénération vient de me faire penser à l'Apocalypse de St Jean : y a bien une des têtes de l'hydre qui a été jadis blessée mais qui s'est régénérée ? Le capitalisme a été blessé par le marxisme/socialisme mais, régénéré, il revient encore plus fort !)

Oui c'est quand même limite cette interprétation autant pour moi.

#5 vicflame

vicflame

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Posté 06 avril 2003 à 13:00

Salut !

Je souhaitais seulement donner mon avis à propos du boycott...
C'est une arme "à double tranchants", et s'il est vrai que boycotter peut se justifier, il est aussi vrai que ce sont plus souvent les ouvriers et travailleurs qui paient les pots cassés !

A ce propos, j'aurais sounaité faire référence au livre de Marc San, "Les Insoumis". On y parle moins de boycottt que de DECREDIBILISER les grandes multinationales. A ce moment-là, c'est tout de suite la tête de l'entreprise que l'on vise ! Mais malgré tout, ce sont les ouvriers qui paient... En fait, je crois qu'il faut savoir ce que l'on veut : oser le boycott ou la décrédibilisation, même au prix de pertes d'emploi (dans ce cas, on instaurera un rapport de force et cerdtaines multinationales pourraient disparaître au prix d'efforts prolongés, bien entendu), ou alors laisser faire, et là la situation ne peut qu'empirer ! Selon moi, le premier choix est le meilleur, mais c'est personnel !

Une autre remarque que je tenais à faire depuis bien longtemps :
contre qui fait-on un boycott ? Contre des multinationales ou contre un (ou des ) peuple(s) (ici, en l'ocurrence, les Américains et les Anglais) ??? Parce que je sais que les médias ont fortement intensifié (comme d'habitude) les réactions anti-françaises et anti-belges (curieusement, il n'y a pas eu de réactions anti-alemandes, remarquons-le...) aux U.S.A. et en Angleterre, et les réactions anti-américaines et anti-anglaises dans nos pays et en Europe.

Mais il y a une GROSSE rectification à apporter : ce n'est pas AUX PEUPLES qu'il faut en vouloir, mais A LEUR GOUVERNEMENT RESPECTIF !!! Soyons donc indulgents envers ces populations qui, bien souvent, souhaitent tout comme nous vivre dans la paix et le bonheur. J'ai beaucoup d'estime pour les citoyens anglais et pour les citoyens américains (il en va de même pour les Français et pour les Belges, et même pour les Allemands), mais je n'en ai aucun pour leurs gouvernements !!!

J'en viens même à me méfier de nos propres pays : en effet, les U.S.A. ont déclaré pouvoir s'appuyer sur 45 pays "alliés" dans cette seconde guerre du golfe, et nous n'en connaissons que 30 ! Les U.S.A. ont fait savoir que les 15 autres alliés souhaitaient rester anonymes, et que leur identité ne serait révélée "qu'en temps voulu"... Si ça se trouve, nos pays en font partie, allez savoir (les dirigeants peuvent être bien hypocrites, c'est bien connu, et les nôtres y compris) !!!

C'est vraiment à en devenir parano, parfois...  8-o  8-o  8-o

Vic.  :aureole:

#6 gwelan

gwelan

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Posté 06 avril 2003 à 17:47

Le boycott est une affaire de choix personnel. Ses interactions ne peuvent que faire couler beaucoup d'encre, il n'en reste pas moins un fait : si nous ne changeons rien à nos modes de vies, et donc à nos modes de consomation, il ya fort à parier que l'avenir ressemblera au présent.

A chacun d'envisager une façon de vivre correspondant à ses souhaits et impératifs personnels, intégrant ou non le fait que notre façon de vivre supporte et sponsorise l'état du monde, sur le plan économique, politique, environnemental.

Et n'oublions pas le petit bout de la lorgnette : notre conscience nous appartient et nous sommes les seuls à pouvoir la mettre en paix ou non.

#7 superyeti

superyeti

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Posté 06 avril 2003 à 18:49

comme le dit vicflamme dans la fin de son post au dessus ,je serai curieux de savoir l'identité des 15 pays qui ont decidé de rester dans l'ombre des anglo-américains  et qui n'on pas voulu apparaitre sur la liste dit "des pays coalisés"
bon je reviens au sujet du post qui est du boycott des produits US ,pour ma part je pense qu'il ne faut pas avoir d'états d'ame a rayer de sa liste des courses des produits anglais ou americains ,de toute facon eux ils n'en ont pas ,on peut voir le boycott du roquefort cher a José Bové(voila un warrior,loll)alors qu'on ne parlait pas encore du conflit en Irak, ils ne se genent pas du tout a baffouer les régles etablis par le commerce mondial lorsque ces regles ne leur conviennent pas

#8 littlemat

littlemat
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Posté 09 juin 2003 à 20:36

Le boycott est un outil intéressant à mon sens s’il vient s’inscrire dans une vision large et consciente de la consommation.
Comme certain le mettent en avant le boycott peut faire sombrer les emplois des plus démunis, pourtant à bien y réfléchir si on achète pas “Nike” il faudra bien acheter autre chose... donc l’emploi est il vraiment en danger ???

Je trouve le boycott ponctuel un peu court à mon sens. Je suis pour une consommation intelligente et réfléchie en profondeur, en fait ça revient à un boycott permanent. Comme l'abordait Gwelan, chaque produit acheté cautionne une industrie propre ou polluant la planète, respectueuse de la personne humaine ou pas du tout, qui redistribue correctement ses profits ou pas...
Est on une personne de bien lorsque nous achetons un objet fabriqué à par un enfant surexploité dans un pays dictatorial ? Ne pas le savoir change t il quelque chose ?
Par notre achat nous fournissons notre énergie pour que ce système perdure... dans la noirceur.
Il est bon de reconnaître notre responsabilité individuelle dans les malheurs du monde et de changer nos habitudes de consommation. Peut être vaut il mieux consommer moins et mieux en finançant par nos achats un monde plus juste, plus intelligent et peut être plus en harmonie avec l’image que nous avons de nous même. :aureole:
Nous réclamons tous un monde plus juste pour nous... ce monde ce doit d’être juste pour tous !!!
OUI pour le boycott permanent des entreprises les plus inhumaines au bénéfice des plus humaines.   :love:

#9 WesternBasilic

WesternBasilic

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Posté 13 octobre 2003 à 13:21

Citation

L’emploi est-il en danger ?
Selon moi, oui.

Voir :

La Belgique se dirige-t-elle vers une faillite ?

Boycotter ou pas, notre position va-t-elle changer la donne, et empêcher une multinationale de virer une partie ou la totalité de ses travailleurs, pour aller se réimplanter ailleurs ?  Apparemment, les big boss font ce qu’ils ont envie. Et les banques et responsables politiques n’ont pas le pouvoir / pas l’envie de les en empêcher. Je pense que même si ces entreprises s’en vont, ça les arrange ; banquiers et politiciens ont reçu leur « prime » et se sont fait graisser la patte au passage. Contrat suivant.

Il est probable que si un maximum de personnes est conscient du pouvoir et du danger (sur l’emploi) que détiennent ces firmes multinationales, et décide de ne plus acheter leurs produits, les dirigeants de ces entreprises et actionnaires gagneront moins de milliards, et répercuteraient cette baisse sur l’emploi.
Mais si au départ, les travailleurs faisaient en sorte de ne pas adhérer à ce type de système ; ne pas postuler dans une firme multinationale, et préférer une entreprise locale plus « familiale » qui aurait moins de chance de faire ses valises illico, licencier une partie ou tous les travailleurs, pour s’implanter dans un pays du tiers monde...

Il est vrai que moi non plus je ne boycotte pas les missiles car je n’en achète pas. Mais c’est toute l’économie d’un pays ou la vente des produits et services d’un pays,  qui fait rentrer des capitaux. Ces dollars frais (sur les contrats de vente, sur les taxes, dessous de tables) peuvent nourrir la guerre.  (Et comme je n'aime pas les guerres ...)
Cette argent frais provient par exemple des marques US implantées dans nos contrées :
les cigarettes (elles sont presque toutes américaines), les grandes pompes à essence, des boissons gazeuses, des restaurations rapides,  …
J’ai fait mon choix : je préfère faire vivre le peuple européen ; je sélectionne ce que je veux dépenser avec mon argent : les cigarettes, l’essence, les boissons gazeuses ou alcoolisées, les snacks (je préfère aller chez Robert que chez Mc Crado)...
Quant à l’achat du carburant pour le véhicule ou le chauffage, je choisis de ne pas aller dans les grandes marques, afin de faire vivre d’autres vendeurs.

Les camions-citernes de petites et moyennes firmes font la même file d’attente que les camions-citernes des grandes marques ; Pour la vente au détail, dans les stations essence, les grandes sociétés pétrolières s’approvisionnent en carburant, au même endroit que les sociétés plus petites (« sans marques »). Donc le carburant est de même qualité. Pas, le prix.
A qualité égale, voilà une raison supplémentaire de ne pas payer plus cher son carburant.

WesternBasilic.

#10 Turquoise

Turquoise
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Posté 13 octobre 2003 à 19:04

Moi je pense que ce sont nos consciences qu'il faut changer. Boycoter les produits des multinationales (qu'elles soient américaines, européennes ou asiatiques) est une affaire de principe avant tout. Si chacun agit en conscience pour le bien de l'humanité, au moins il l'aura fait pour lui-même, parce qu'il s'estime et qu'il estime l'humanité. Peu importe de voir le résultat de l'effet boule de billard tout de suite. Les "créatifs culturels" qui prolifèrent partout dans le monde ont agi de la sorte sans savoir qu'ils étaient des millions.
Dire "non" c'est aussi exercer son libre-arbitre, c'est notre seule arme!!
Je suis d'accord avec vous que sur une grande échelle ça aurait des répercussions néfastes sur l'emploi, mais la solution n'est pas de dire "c'est la fatalité, on ne peut rien y faire". Si nous n'arrêtons pas le processus au moins de cette manière-là chacun dans notre petit coin et en informant autour de nous, et bien la situation empirera pour se terminer en apothéose avec la micro-puce,... et "ils"auront gagné  :puni:  
Alors, moi je dis "non" et je sélectionne sévère !
Turquoise :wink:

#11 hermes

hermes

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Posté 13 octobre 2003 à 19:44

Je ne vais pas épiloguer pendant des heures
faisons court mais bien .

le boycott certe !
Il ne nuis, que tres peu  aux pays souverains !
par contre il fait creuver les pays les plus pauvres ! et par la même occasion les gens   :poing:
humainement posons  nous les bonnes questions.....
qui profite le plus du boycott.!! :triste:


amicalement
hermes-thot
"Lege, lege, relege, ora, labora et invenies".

#12 Pierre_1

Pierre_1

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Posté 13 octobre 2003 à 20:50

Ceux qui en profitent le plus, c’est nous.
C’est clair, il n’en a pas pour tout le monde.

Il suffit d’imaginer des voitures pour 6 milliards habitants.

Il faut être juste.
Soit on réduit le nombre de gens ou on fait avec.
L’écologie ( :D ) et ses limites.
A chacun de choisir.

Cordialement.

Ce message a été modifié par Pierre_1 - 13 octobre 2003 à 21:13.


#13 Turquoise

Turquoise
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Posté 13 octobre 2003 à 22:33

Citation

Hermes tu dis :
le boycott certe !
Il ne nuis, que tres peu aux pays souverains !
par contre il fait creuver les pays les plus pauvres ! et par la même occasion les gens  
humainement posons nous les bonnes questions.....
qui profite le plus du boycott.!!

Citation

et Pierre_1 tu dis :
Ceux qui en profitent le plus, c’est nous.
Moi je crois que ni les riches ni les pauvres ne profitent du boycot à court terme, mais à long terme, l'humanité en profitera car en disant "non", on favorise le commerce local, le commerce juste (fair trade), on refuse les OGM, on favorise l'agriculture, etc.
Et je le répète le boycot c'est notre seule arme!
Avons-nous d'autres solutions ? C'est en masse que les choses doivent bouger. C'est trop facile de compter sur des Bové, certes efficace, et sur des politiciens qui n'en ont rien à foutre, et de se dire "non pas de boycot parce que les pauvres seront encore plus pauvres" pour avoir bonne conscience. Sorry mais il faut passer par là pour changer les choses. On n'est pas venu sur terre pour vivre une petite vie pèpère métro boulot dodo, mais pour sauver cette putain de terre, si on se sent vraiment faire un avec l'humanité, au prix de sa vie. Oui, moi je donnerais ma vie!
On trouvera bien d'autres boissons bien plus saines que le caca-cola si leurs usines devaient fermer (ce que j'espère au plus haut point!).
Avançons le coeur dans une main et l'épée dans l'autre, et c'est comme ça qu'on changera les choses !
Turquoise

#14 WesternBasilic

WesternBasilic

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Posté 13 octobre 2003 à 23:11

Take five, Turquoise, avançons.
Tout à fait d'accord avec vous.

Quant à choisir entre :

Citation

...des Bové, certes efficace...

un vrai acteur de terrain, sur le terrain, et un acteur su les planches :

Je choisis direct : Avec BOVE, contre les OMG !

:wink: WesternBasilic.

#15 Styvoo

Styvoo

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Posté 06 novembre 2003 à 08:18

Je pense que le boycotte et la seul arme que poséde le consommateur pour ce faire écouter, et en plus c’est une arme redoutable.

Avec ou sans boycotte c’est toujours l’ouvrier qui trinque alors autant essayer de faire bouger les choses…

En partent du principe que c’est tout le système qui est a refaire faut bien commencer par quelque choses….Et pourquoi nous simple consommateur ne redeviendrons-nous pas de véritables citoyens… (que nous ne sommes plus depuis longtemps..)

Les gens qui nous gouvernent et nous exploitent n’ont aucun scrupule.

Quand je propose a mes potes de ne plus aller manger chez Mc-do ceux-ci me répondent que cela va tuer des emplois….bosser chez Mc-Do moi je n’appelle pas ça un emploi…Et en plus il ne m’ écoute de toute façon pas…

Que faire alors….