Très intéressant tout ça…
Qu’est-ce que la mort pour moi ? Pourquoi ai-je peur de mourir ? En ai-je vraiment peur en fait ?
Et si on répondait à ces questions juste en ce demandant ce qu’on attend de cette vie là ?
Quelles que soient nos expériences, nos victoires et nos échecs, on a tous une idée plus ou moins claire de ce qu’on cherche à accomplir : ça peut d’abord être identifier nos motivations profondes, le cap de notre vie. Ca peut parfois déjà prendre toute une existence…
Et puis un jour le déclic, la bonne marée pour quitter le port, et on commence alors enfin à vivre… et à craindre pour ce navire que notre âme a emprunté pour partir en quête ?
Parfois de grosses tempêtes viennent nous secouer la coque assez fort pour nous dérouter, voire interrompre le voyage. La carcasse grince, le mât hurle de douleur, mais une fois le cap difficile franchi, mais quel panard de naviguer. Et notre coque de noix on apprend à l’aimer d’autant plus… à aimer vivre quoi !
Et on aurait sombré qu'on l'aimerait de tout façon de nous avoir emporté jusque là.
La mort en elle-même est-elle vraiment à craindre ? Ou est-ce la peur de la voir nous ôter nos ailes et nous empêcher de poursuivre l’aventure à peine entamée qui effraie le plus ?
Maintenant que je sais quelle route je suis, et souquant ferme et de tout cœur vers cette voie qui me semble être la mienne, bien sûr qu’une galipette du « destin » me peinerait de m’ôter à la compagnie de mes amours de ce monde.
Je prends tellement de plaisir à découvrir de nouvelles choses chaque jour – et assumez vos responsabilités vous y êtes toutes et tous (toujours les dames d’abord) aussi pour quelque chose – qu’un arrêt brusque des festivités (bonnes ou mauvaises) me serait tout aussi désagréable qu’une conversation interrompue. Et alors qu’y faire ?
Doit-on commencer une conversation téléphonique en disant au revoir de peur d’être coupés ? Ca aide vraiment à se sentir mieux ?
Le couperet peu tomber n’importe quand et pour n’importe qui. Et sacré bon sang de mille bordel c’est justement pour ça que chaque seconde passée à aimer la vie compte!!!
Quand tu croises la route d’un naufragé, ce n’est pas le hasard qui te l’a mis devant la proue mais bien toi qui a croisé sa route alors agit comme ton cœur te le hurle et n’attend pas la prochaine fois sous prétexte que tu n’es pas d’humeur aujourd’hui, que ça te réveille une vieille blessure ou je ne sais quoi.
Et tant pis si c’est la peste qui va t’emporter que tu fais monter à bord, puisque tu as suivi ta voie et que tu n’auras pas à rougir de ce choix (que cela te soit possible ou pas)
Il y déjà tant de satisfaction et de joie de savoir que les flots nous supportent et que le vent nous est favorable que chaque épreuve de la route vaut la peine d’être affrontée sinon franchie. Et de tout façon au bout du compte on y (re ?)passera tous un jour ou l’autre par cette étape pré-imprimée dans le livre de bord…
Par contre j’aurais regretté de couler au port… Mais il est loin derrière moi maintenant, même si cela ne fait qu’une seconde que la grand voile est libérée et je souhaite à toute la confrérie des frères et sœurs de la côte un très long et heureux voyage !
Alors, laisse ton fardeau d’appréhension qui t’empêche d'ouvrir tout grands esgourde, coeur et oeil tant il est lourd, je t'en prend volontiers un morceau, souris souris

à celui qui te montre son détartrage tout beau tout neuf tout brillant, change l’énergie de cette peur de l’inconnue en plaisir de la découverte : il faut se botter le derrière en permanence, mais ça change tout!

C'est pas facile, mais il y a suffisamment de gentilles bonnes poires (j'adooore la poire) pour te soutenir même si cela n'est pas toujours explicite ou si elles préfèrent demeurer silencieuses...
mais qui méritent tout de même un gros calin!

Ca aide toujours à passer un détroit (ces grands moments de solitude...) de savoir que de gentilles pensées nous accompagnent.
C'est bien joli tout ce blabla mais est-ce que j'ai peur de la mort alors? Je n'ai aucune connaissance personnelle (ou souvenir) de ce qui nous attend mais j'apprend à écouter cette petite voix qui vient du fond du coeur et elle me rassure. Alors aujourd'hui j'ai peur de la mort, oui, mais beaucoup moins qu'avant d'avoir pris la mer!
Et je pense qu'il faut lui être reconnaissant de nous aider à comprendre la véritable valeur de la vie ce qui la rend beaucoup moins antipathique : ce qui ne retire rien à l'horreur de la guerre et autres busheries mais ceci est une autre triste chronique de l'histoire de l'humanité...
Bien affectueusement,