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Toujours trop de pesticides


62 réponses dans ce topic

#1 Cassiopée

    Bisounours et fière de l'être NA!

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Posté 06 mai 2003 à 02:08

Citation

Des traces de pesticides sont présentes dans 40% fruits et légumes européens et la moitié de la production française. Une situation inchangée depuis six ans malgré les graves risques pour la santé.

En Europe, près de 6 fruits et légumes sur 10 ne présentent aucune trace de pesticide. Sur les 41% restant, 37% présentent des résidus à un niveau inférieur aux limites maximales (LMR) retenues au niveau national ou européen et 3,9% sont en infraction avec ces seuils réglementaires. Tel est le constat effectué par la Direction de la santé de la Commission européenne dans son étude annuelle (voir encadré ci-dessous).

La France plus concernée
La France, premier utilisateur européen de pesticides et numéro trois mondial, est davantage concernée par ce phénomène. La moitié des échantillons consommés dans l'hexagone contenaient un ou plusieurs résidus de pesticides, dont 6,1% à des taux supérieurs aux seuils réglementaires. Les deux tiers des fraises et des laitues consommées en France présentent des traces de pesticides.

Inquiétude justifiée
En six ans, il n'y a pas eu de baisse de l'utilisation des pesticides en agriculture, en dépit des multiples mises en garde de la Commission européenne. Au contraire, "en 2001, le pourcentage d'échantillons contenant des résidus multiples a fortement augmenté par comparaison avec les quatre années antérieures", remarque l'étude. Les spécialistes de la santé sont particulièrement vigilants sur l'impact des "cocktails" de pesticides, sur lesquels on dispose de très peu d'études épidémiologiques.

"Il y a donc lieu de s'inquiéter, souligne l'étude, car un risque pour la santé ne peut être exclu, surtout pour les enfants en bas âge, qui consomment ces produits en grande quantité". Les effets des pesticides pour la santé (cancers, fertilité masculine, troubles du système endocrinien) sont suffisamment sérieux pour que la Commission européenne ait engagé la révision de toutes les substances anciennes. Elle envisage le retrait en 2003 d'environ 60% des substances qui étaient sur le marché en 1993.

source TF1 29 avril 2003

Et ça continue et on voudrait nous faire croire qu'il y a de plus en plus de légumes et de fruits Bios, avec la quantité de pesticides dans l'air tout est contaminé même l'air qu'on respire :poing: :poing: :poing:

A propos je connais une infirmière qui travaille à la morgue d'un hopital et qui a constaté que les cadavres se décomposaient moins vite aujourd'hui qu'il y a quelques années serait-ce le résultat d'une absorption massive de produits chimiques tels que les conservants, fongicides, herbicides et insecticides présents dans une grande partie de notre alimentation industrialisée?
Le plus bizarre est que ce fait est constaté sur les plus jeunes et non pas sur les personnes agées, et sur les personnes ayant consommé plus de legumes et de fruits. Une analyse est en cours

#2 diamant bleue

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Posté 11 août 2004 à 20:27

Ca ne s'arrange pas... c'est meme de pire en pire.... :tss:

Diamant
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ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU MONDE DU 08.05.04

Des pesticides autorisés en France seraient dangereux

Deux ONG dénoncent les lacunes et l'opacité du système d'homologation.

En même temps qu'est lancé l'"appel de Paris", une étude de deux organisations écologistes spécialisées sur les pesticides vient montrer les imperfections des processus d'autorisation des produits chimiques. Le MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures) et PAN-Europe (Pesticide Action Network) ont présenté, mercredi 5 mai à Paris, le résultat d'une étude sur la dangerosité des produits phytosanitaires, autrement dit les pesticides, autorisés en France.

L'enquête a consisté non pas à mener des tests sur les produits eux-mêmes, mais à fouiller dans la littérature scientifique et réglementaire de différents pays les données connues sur les quelque 450 substances actives homologuées en France. Ont ainsi été croisés les documents de l'EPA (Environmental Protection Agency) américaine, du Centre international de recherche sur le cancer, basé à Lyon, et des documents de la Commission européenne.

Il apparaît que 92 substances actives encore utilisées sur le marché sont soupçonnées d'être cancérigènes, c'est-à-dire que les études analysées par les instances d'homologation présentent des indices que ces produits pourraient provoquer un cancer chez l'homme. De même, 2 substances présentent des indices de mutagénicité (génération de mutations du patrimoine génétique), 20 de reprotoxicité (dégradation de l'appareil reproducteur), 48 de perturbation hormonale, 47 de neurotoxicité. Les commissions qui autorisent les pesticides jugent que ces indices ne sont pas suffisants pour interdire les produits concernés. Mais les associations estiment que le principe de précaution devrait conduire à interdire ces produits. Leur argument est d'autant plus solide que le processus d'homologation n'est pas dénué d'imperfections. En effet, le processus d'homologation se réfère à une directive européenne datant de 1991, dite 91/414. Il a déjà été sévèrement critiqué par un rapport du député européen Vert Paul Lannoye, adopté en 2002 par le Parlement de Strasbourg. Le système est marqué par l'opacité de l'information utilisée, et se caractérise par l'insuffisance des études toxicologiques dans plusieurs domaines.

Ainsi, les études réalisées par l'industrie pour évaluer les toxicités d'un produit restent confidentielles, ce qui empêche des experts extérieurs d'apprécier les conclusions tirées d'une expérimentation. Ce qui les empêche aussi d'être certains que ces études existent bien, ou de savoir si elles ont été suffisamment approfondies. Par ailleurs, les pesticides comprennent la molécule principale, dit substance active, mais aussi des additifs destinés à enrober et à faciliter l'emploi du produit.

Mais ces additifs ne sont pas évalués, alors que leur effet biologique n'est pas neutre. Un autre problème très important est que la toxicité des substances sur les organismes en développement n'est pas examinée : or les embryons et les enfants apparaissent beaucoup plus sensibles que les organismes adultes à l'action des produits chimiques.

Une question est aussi totalement absente du processus d'autorisation : celui-ci ne s'inquiète plus du devenir des produits une fois qu'ils sont commercialisés, alors qu'ils peuvent induire des effets que les tests en laboratoire ne pouvaient prévoir. Il manque ici un système de surveillance des produits à long terme.

Aux imperfections dans le processus d'homologation se rajoute une distorsion politique : le ministère de l'agriculture français est ainsi efficacement intervenu fin 2003 pour obtenir le maintien de l'autorisation du Paraquat, contre l'avis unanime de la commission chargée de l'examiner.

Plus généralement, juge Jean-François Narbonne, directeur du laboratoire de toxicologie de l'université de Bordeaux, "les défauts des études ne tiennent pas tant aux industriels qu'aux défauts de la loi : les industriels font les tests qu'on leur demande de faire. Mais on continue à utiliser des méthodes des années 1950, coûteuses et peu informatives, alors qu'il y a des nouvelles méthodes de tests in vitro qu'on ne leur demande pas de mener."

La directive européenne Reach, en cours de révision, ne concerne pas les pesticides. "Il faut revoir la directive sur les pesticides, dit François Veillerette, du MDRGF, et s'orienter vers une moindre utilisation de ces produits dangereux."

Hervé Kempf
source MDRGF : http://perso.wanadoo.fr/francois.veilleret...W%2005%2004.htm

#3 Lucifer

    Confirmé

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Posté 11 août 2004 à 22:50

C'est vraiment terrible quand on y pense...

On vit dans un monde où même les sanctuaires les plus "naturels" sont complètement contaminés de plusieurs façons. On prône le "bio" en réaction au chimique, mais le "bio" n'est guère plus "épuré"...À se demander si tout ça n'est pas prévu pour mousser l'économie alimentaire. Je parie ma chemise que la plupart des compagnies possédant les fournisseurs d'aliments, font autant dans le bio que dans le "normal"...et que dans les deux cas, ça provient des mêmes réserves.

Je suis parano, je sais...à moins que je ne sois juste conscient de ce qu'est la réalité ?

Lucifer
www.encyclomancie.com
Au royaume des cons, le forumeur est roi!

#4 diamant bleue

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Posté 18 octobre 2004 à 21:30

Fou comme un poisson empoisonné par la pollution

Les produits chimiques entraînent des comportements aberrants chez les animaux. Ces changements sont souvent les signes avant-coureurs de modifications plus graves encore. Les poissons sont survoltés, les grenouilles apathiques, les souris n'ont plus peur du chat et les mouettes ont le mal de mer. Dame Nature aurait-elle perdu la tête ? Apparemment oui. Dans le monde entier, les animaux se comportent de façon de plus en plus bizarre. Et c'est la pollution qui serait responsable de ces excentricités. Les produits chimiques incriminés sont appelés des perturbateurs endocriniens. Ils vont des métaux lourds comme le plomb, aux biphényles polychlorés (BPC) et à des additifs comme le bisphénol A.

Depuis des dizaines d'années, les biologistes savent que ces substances peuvent altérer le comportement des animaux sauvages. Et on s'est rendu compte dernièrement qu'elles pouvaient également engendrer des mutations en modifiant la physiologie des animaux, notamment celle de leurs organes sexuels. Mais, aujourd'hui, deux travaux de grande importance ont révélé que les produits chimiques avaient un impact bien plus sévère sur le comportement des animaux qu'on pouvait l'imaginer au départ. Il suffit de faibles concentrations de ces polluants pour modifier les comportements sociaux et reproductifs de très nombreuses espèces. Il s'agit là d'une menace bien plus sournoise pour ces espèces que, par exemple, la baisse du nombre de spermatozoïdes généré par de fortes concentrations de produits chimiques. Chacune de leur côté, les deux équipes de chercheurs ont étudié les effets de ces perturbateurs endocriniens sur les aigrettes, les mouettes, les escargots, les cailles, les rats, les macaques, les vairons, les gambusies, les faucons et les grenouilles. Ils ont constaté que ces modifications de comportement affectaient la reproduction, le maternage, la nidification, l'apprentissage, l'évitement des prédateurs, l'approvisionnement, les activités et même le sens de l'équilibre. Ainsi dans l'une de ces études, concernant des étourneaux mâles exposés à des insecticides, les activités de chant, de parade, de vol et de recherche de nourriture diminuaient de moitié. Et des tritons exposés à de faibles concentrations d'un pesticide réagissaient moins aux phéromones attractives de leurs partenaires potentiels. Les chercheurs ont également montré qu'un nombre croissant de mouettes mâles issues d'oeufs exposés au DDT essayaient de s'accoupler entre elles. Ces dernières années, les scientifiques ont également découvert que le plomb modifiait le sens de l'équilibre des mouettes, que l'atrazine rendait les poissons rouges hyperactifs et que la tétrachlorodibenzo-p-dioxine (TCDD) augmentait le degré de violence dans les jeux des macaques.

Une quantité incroyable de preuves
Malgré cette pléthore de preuves, les toxicologues ne se sont aperçus de rien, explique Ethan Clotfelter, de l'université Amherst, dans le Massachusetts, l'un des auteurs principaux de l'une de ces enquêtes publiée le mois dernier dans le magazine Animal Behaviour. Or ces changements dans le comportement des animaux pourraient être un signe annonciateur du danger de certains produits chimiques. "Pourquoi faudrait-il attendre une baisse de la démographie, quand leurs effets sur le comportement sont visibles bien avant ?" s'exaspère Clotfelter. Dustin Penn et Sarah Zala, de l'institut Konrad Lorenz d'éthologie comparée, appartenant à l'Académie des sciences d'Autriche, à Vienne, abondent dans ce sens. Ils viennent de publier dans le même journal une seconde étude sur les effets des perturbateurs endocriniens. "La quantité incroyable de preuves dont nous disposons montre bien qu'il s'agit d'un phénomène très répandu. Que faut-il de plus ?" s'agace Penn. Pour ces deux équipes de chercheurs, il est grand temps que les biologistes se rendent compte que les perturbateurs endocriniens sont l'explication de ces comportements bizarres. D'autant que ces deux études révèlent que, selon les concentrations, les produits chimiques peuvent avoir des effets inattendus. Ainsi, des souris mâles exposées à de faibles doses de certains pesticides ont tendance à marquer davantage leur territoire, alors qu'elles font l'inverse quand elles sont exposées à des doses plus fortes. Selon Geoff Brighty, directeur du département des sciences des écosystèmes à l'Agence de l'environnement britannique, observer les réactions des animaux aux produits chimiques doit devenir une priorité. "Nous sommes en train de découvrir qu'il est important d'étudier le comportement des animaux avant de déclarer qu'un produit est inoffensif, et si nous continuons à ignorer ces données, ce sera à nos risques et périls."

Cet article tiré de http://philsland.blogs.com/philsland/2004/...omme_un_po.html est basé sur les 2 articles suivants

The role of animal behaviour in the study of endocrine-disrupting chemicals Animal Behaviour, Volume 68, Issue 4, October 2004, Pages 665-676

Ethan D. Clotfelter* , Alison M. Bell and Kate R. Levering!

*Department of Biology, Amherst College, U.S.A.
Environmental and Evolutionary Biology, University of Glasgow, U.K
!Department of Biology, Texas Tech University, U.S.A.
Received 9 June 2003; revised 15 October 2003; accepted 5 May 2004. MS. number: ARV-26R. Available online 23 August 2004.

Numerous chemicals are known to interfere with the endocrine systems of animals. These chemicals, commonly referred to as endocrine-disrupting chemicals (hereafter EDCs), pose a particularly severe threat to animal health. They accumulate in body tissues and are highly persistent in the environment and thus can occur at significant concentrations far from their points of origin. Ecotoxicologists have used a number of animal species to identify physiological and morphological consequences of EDC exposure. Effects of exposure have typically been measured in terms of survival, development or aspects of reproductive anatomy and physiology. In recent years, ecotoxicologists have begun using behavioural endpoints as components of standard toxicological assays. There has been a concurrent although less widespread interest among animal behaviourists in understanding and studying the effects of these contaminants on animal behaviour. The purposes of this review are four-fold. First, we provide a primer on EDCs. Second, we summarize current knowledge about endocrine disruption of animal behaviour. Third, we describe the role that we envision for behaviour in the field of ecotoxicology. Finally, we hope to stimulate a dialogue between animal behaviourists and ecotoxicologists that will enhance our understanding of these environmental contaminants and their impacts on animal populations.

Abnormal behaviours induced by chemical pollution: a review of the evidence and new challenges Animal Behaviour, Volume 68, Issue 4, October 2004, Pages 649-664

Sarah M. Zala, and Dustin J. Penn

Konrad Lorenz Institute for Ethology, Austrian Academy of Sciences, Austria
Received 14 October 2003; Revised 26 November 2003; accepted 26 January 2004 MS. number: RV-49 Available online 30 July 2004.

Abstract

Many chemical pollutants have become ubiquitous in the environment, including some that interfere with hormones and other physiological mechanisms. These endocrine-disrupting chemicals(EDCs) have harmful effects on development and physiology. We reviewed published evidence and found that EDCs also have adverse effects on a wide range of behaviours, including sexual and other reproductive behaviours, activity, motivation, communication, aggression, dominance and other social behaviours, and learning and other cognitive abilities. We also reviewed recent findings that challenge common assumptions in toxicology. For example, EDCs have several unanticipated properties, such as nonmonotonic dose effects and synergy. Furthermore, harmful effects of EDCs sometimes become apparent only when tested in natural ecological conditions, such as social stress and infection. These findings raise questions about the practicality and feasibility of testing chemical pollutants adequately. Finally, we discuss the implications of EDC research for species conservation and human health, and how toxicology and behavioural research might be better integrated. Behaviour might provide a useful indicator or biomarker for detecting harmful chemical contaminants; however, more integration between toxicology and behavioural ecology is needed to determine whether and how EDCs affect humans and other vertebrates outside of the laboratory.

Voir aussi http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/an...veau2_574.shtml

#5 nexus11

    Toujours en pleine recherche...

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Posté 19 octobre 2004 à 18:39

"Nous sommes en train de découvrir qu'il est important d'étudier le comportement des animaux avant de déclarer qu'un produit est inoffensif, et si nous continuons à ignorer ces données, ce sera à nos risques et périls."
Etant au sommet de la chaîne alimentaire, il me parait évident qu'une partie de nos comportements sont déjà altérés par les produits chimiques.
L'hyperactivité des enfants, le niveau d'agressivité, les comportements sexuels,les problèmes d'humeurs peuvent être liés à l'absortion quotidienne de ces produits (surtout en France, premier consommateur européen de pesticides et autres produits phytosanitaires).
Relisez le texte de diamant bleue, remplacez tous les noms d'animaux par "être humain", vous comprendrez qu'on est déjà en plein dedans...
Non, décidément ça ne va pas bien.
:salut:

#6 Glingal

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Posté 20 octobre 2004 à 17:05

Et si finalement la France consentait tacitement à nous empoisonner pour nous présenter les OGM comme la seule solution acceptable?
Avec les OGM fini les pesticides! :cogite:

Ce serait une bonne façon de rendre cette "sollution" acceptable. Ne cherche-t-on pas encore à nous endormir? :sommeil:

#7 miette

    Confirmé

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Posté 20 octobre 2004 à 18:48

Citation

le 17 mai 2004, le premier traité international visant à contrôler les substances chimiques, la convention de Stockholm, sur les Polluants Oraganiques Persistants (POPs) qui inclut les pesticides est entré en vigueur

"l'écologiste N°13 (août-septembre-octobre 2004)"
Où l'on apprend que les pommes peuvent subir jusqu'à 27 traitements par an (source : agreste, enquète sur la structures des vergers, 1997) que

Citation

97% des cours d'eau et plus de 60% des nappes phréatiques françaises contiennent maintenant des résidus de pesticides (études et travaux N° 42 de l'IFEN - juillet 2004 : document de synthèse de 32 pages disponible pour 3 euros frais de port compris à l'IFEN 61, boulevard Alexandre Martin, 45 058 Orléans cedex 1)

ect, ect

ce numéro de l'écologite nous parle des produits toxiques en général, expliquant le programme REACH (Registration Evaluation Authorization of CHemicals), PURE (Pesticide Use Reduction in Europe) ect, bref, toute l'actualité autour de ce sujet quant à savoir quelle protection et quels lois existe t il par rapport à tous les produits toxiques qu'ils soient dans le jouet Mc Donald's ou dans la bonne petite pomme de blanche neige. Seul inconvénient, c'est qu'il ne donne pas beaucoup de tuyau pour agir.

Il devient de plus en plus impératif de consacrer du temps et de l'energie à savoir ce que l'on achète, à qui et SURTOUT qu'est ce qu'il y a dedans.
Alors pour les personnes qui n'ont pas de liens particuliers avec un éleveur, un cultivateur, ect... en effet, le label AB reste une bonne reférence (car ils ne peuvent ainsi pas utiliser des produits chimiques et de synthèses) et en allant vers le mieux en mieux, Demeter, "nature et progrès"...
Biensûr il y a toujours des vampires à multidentitions qui vont profiter de n'importe quelle occas pour se faire des arbres à sous, mais il ne faut pas généraliser et pour une poignée de destructeurs vénaux, et mettre tous les producteurs désireux de cultiver plus en respect pour eux, la terre, le consommateur... Et évidement ils y a aussi la contamination par les autres modes culturaux, mais plus on sera nombreux à consommer sain, plus... vous suivez la logique

De nouveaux labels naissent également :

Citation

COMMERCE EQUITABLE ET ECOLOGIE

La société Guayapi tropical diffuse des produits provenant du Sri Lanka et produit sous le label "forest garden products (FGP). Contrairement aux labels de commerce équitable, ce label s'interesse d'abord au maintien des valeurs sociales locales. Il ne s'agit pas de donner plus de pouvoir d'achat aux producteurs du sud, mais de s'assurer que pour une communauté, le commerce lui est bénéfique. Comme le dit l'un des représentant du label, le srilankais Ranil Senanayake dans politis du 4 mars : "le maintien des structures et des valeurs sociales dans une communauté est plus important que le prix qu'obtiennent les producteurs. Après tout, avec un meilleur prix, ils peuvent aussi bien acheter du coca-cola." Il compare les démarches de commerces équitable à celle de l'agriculture bio. Là aussi on s'apperçoit qu'interdire les pesticides ne suffit pas forcément à faire une agriculture de qualité et il appelle à penser les labels comme étant en perpétuelle évolution : "après avoir éliminé les pesticides, on s'est apperçu qu'il fallait en plus, assurer la biodiversité. Comme on fait attention aux papillons pour les équilibres naturels, il faut, pour évaluer l'impact du commerce équitable, avoir des indicateurs sociaux : l'évolution du taux de délinquance, le nombre de téléviseurs qui nuisent à la vie sociale..." La plate forme du commerce équitable est elle prête à entendre ce message qui nous vient directement des producteurs ?

source : revue Silence d'octobre 2004

Alors que bio, que équitable, que...
Non, ce n'est pas suffisant.
Alors allons parler avec les producteurs, les éleveurs, demandons leur de voir comment ils font, ce qu'ils utilisent, soyons curieux et exigents bordibouille !!! :tas:

#8 Pataphil

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Posté 20 octobre 2004 à 20:32

Bonsoir

Je suis adepte du commerce équitable, mais je reste sensibles aux paradoxes.

En effet, j'ai vu il y a quelques années un reportage sur Arte qui parlait des conséquences du boycot de la fourrure dans les pays du Nord qui pratiquaient l'élevage de visons et renards.
Suite aux faillites des éleveurs, ceux-ci se sont tournés vers la seule ressource disponible : le bois.
Il s'en est suivi une déforestation de la région avec disparition de la faune locale. Hé oui, aucune économie de substitu n'avait été prévue.

Il convient d'être prudent donc, de ne pas flatter son égau, mais penser aux autres.

Bartabas du cirque Zingaro à même dit il y a longtemps qu'il fallait mager du cheval pour perpétuer certaines espèces..... ceci n'est plus valable aujourd'hui heureusement grâce au développement des loisirs équestres... C'est effrayant d'entendre cela.

Quand aux agriculteurs, certains continuent à élever à part un veau pour leur consommation personnelle, ce qui en dit long sur la confiance qu'ils ont en ce qu'ils produisent non ?

Je garde ne mémoire le voyage d'un ami au Pérou qui a été sidéré par le sentiment le respect des gens pour leur terre "Pacha Mama". Aucun papier gras n'était perdu, il y avait en queue de convoi un Péruvien qui surveillait au cas où..
Mon ami garde une souvenir fort des Péruviens. Je crois même que ça l'a changé.

Nous n'inventons rien, nous ne faisons que réinventer un respect ancien pour notre terre.

Les anciens paysans de chez moi avaient ce respect. Ensuite sont arrivées les banques, les lycées Agricoles, les jeunes agriculteurs aux dents longues.

Pataphil

#9 Pataphil

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Posté 20 octobre 2004 à 20:51

Désolé pour les fautes de frappe, je n’ai pas bu, je saisis dans le noir... forcément je rate quelques touches. :parano:

Il est vrai que les morts ne se décomposent plus aussi vite qu’avant, une étude a démonté que les conservateurs que nous intégrons ralentissent le processus. On parle même de cas de défunts retrouvé presque embaumés... c’est dire

Je vous conseil ce lien sur le site de Que choisir.

http://www.quechoisir.org/

Vous en saurez long sur les pesticides, et vous comprendrez pourquoi on ne voit plus autant d’abeilles.
J’aimerai presque me faire piquer comme avant.

Mensuel n° 415 - mai 2004
Pesticides : les non-dits des fabricants
Impossible de compter sur la presse pour dire du bien des pesticides. Alors, les industriels ont pris la plume et acheté des pages entières dans les journaux. Retour sur une campagne originale.


Pendant toute la durée du Salon de l'agriculture, en plein scandale sur l'utilisation du Régent, un insecticide très toxique commercialisé sans autorisation de mise sur le marché, tous les lecteurs de journaux, qu'il s'agisse de quotidiens ou d'hebdomadaires, ont eu droit à cette longue lettre ouverte de l'UIPP (Union des industries de la protection des plantes), le syndicat professionnel des fabricants de produits phytosanitaires. Décryptage d'une campagne de publicité qui transforme les pesticides et leurs producteurs en bienfaiteurs de l'humanité, au prix de très nombreux non-dits.

Pataphil

#10 Tomla

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Posté 20 octobre 2004 à 21:22

37 produits chimiques découverts dans le sang de M. Lepeltier et 55 au total ont été détectés dans le sang des ministres, sur les 103 substances recherchées, combien dans notre sang ?
Il est clair que la situation est plus que dramatique, que nous risquons pratiquement tous de mourir d'un cancer.
Gigantesque pollution automobile sans cesse croissante, trafic sans cesse croissant d'avions, et j'en passe, pour Kyoto c'est déjà trop tard, mais bon, mieux vaut tard que jamais.

Incompréhensible les couples qui veulent encore mettre au monde des enfants condamnés avant qu'ils naissent alors qu'ils sont déjà contaminés dans le ventre de leurs mères.
Au lieu de procréer, adoptez !

Alors à vos sachets de chlorure de magnésium, cachets d'acérola, pommes bio etc. ... :salut:

Ce message a été modifié par Tomla - 20 octobre 2004 à 21:23.


#11 Eric

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Posté 21 octobre 2004 à 07:09

Que penser de ce rapport?

L'article elt l'avis des apiculteurs ne sont plus accessible, comme par hasard....

http://www.lefigaro.fr/cgi/edition/genimpr...0041012.FIG0132

ENVIRONNEMENT Une étude nationale dédouane clairement les deux insecticides, qui avaient été interdits au printemps dernier
Mortalité des abeilles : Gaucho et Régent hors de cause

Yves Miserey
[12 octobre 2004]

Le Figaro a pu se procurer le recensement des troubles constatés en 2004 chez les populations d'abeilles pour l'ensemble de la France. Une version partielle de ce bilan réalisé par les 95 services vétérinaires départementaux de la métropole circulait déjà depuis un mois. Elle ne portait que sur une cinquantaine de départements mais elle avait donné lieu à de nombreux commentaires. En effet, elle révélait que la plupart des problèmes constatés dans les ruchers en 2004 ne sont dus ni au Régent ni au Gaucho.

Une constatation plutôt dérangeante, car ces deux semences enrobées contenant des molécules insecticides (le Fipronil, dans le Régent produit par BASF et l'Imidaclopride, dans le Gaucho de Bayer) ont été interdites par le ministère de l'Agriculture au printemps dernier sous la pression des apiculteurs. En effet, depuis 1998, ces derniers accusent les deux insecticides d'être à l'origine de l'affaiblissement des abeilles, un phénomène qui touche toute l'Europe, même des régions où ces produits ne sont pas utilisés.

L'étude intégrale confirme donc ce que l'on savait déjà partiellement, même si un peu moins de la moitié des cas de mortalités n'ont pas pu être identifiés. Plus troublant encore, on ne signale aucune mortalité d'abeilles dans les Landes où le maïs Gaucho est abondamment cultivé. Dans le Loiret, où les apiculteurs avaient dénoncé les méfaits du Gaucho et du Régent, les services vétérinaires attribuent clairement l'origine de l'affaiblissement des colonies à la loque, la varroase, les mauvaises pratiques sanitaires apicoles, le climat défavorable et le blocage des pontes.

La réaction des apiculteurs est sans surprise. «Cette étude n'a pas grande signification. Ce n'est pas une enquête sur le Gaucho, estime Paul Bonnaffé, apiculteur professionnel et responsable de la Fédération des coopératives apicoles. Et bon nombre d'apiculteurs ne déclarent pas leurs pertes de ruches.»

La réaction des scientifiques est elle aussi sans surprise. «Cette étude confirme ce qu'a déjà montré notre étude prospective menée il y a deux ans. On ne constate pas de mortalités d'abeilles à cause du Gaucho à de faibles doses», déclare Jean-Paul Faucon, de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments). Il relève par ailleurs que dans le cadre de leur campagne anti-Gaucho et anti-Régent, les apiculteurs ont tout intérêt à alerter les services vétérinaires.

Evidemment, cette étude nationale va relancer la controverse qui oppose les apiculteurs aux industriels BASF et Bayer ainsi qu'aux semenciers français producteurs de tournesol et de maïs. Le ministère de l'Agriculture a assuré hier qu'elle serait transmise pour examen à la Com'tox (Commission d'étude de la toxicité des produits phytosanitaires) et à l'Afssa.

Pourquoi n'a-t-elle pas été rendue publique ? Certains avancent le fait que le ministère a voulu éviter de provoquer la colère des apiculteurs qui tiennent leur congrès national à Mende, du 14 au 17 octobre...




A lire également
• Les apiculteurs contestent les conclusions de l'enquête

#12 diamant bleue

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Posté 21 octobre 2004 à 07:57

:vomi1:
En tous cas ici les articles sur les méfaits du gaucho et du regent sont toujours présents : http://www.onnouscac...pic.php?p=47465
Peut etre que tu aurais du nous poster le résultat de cette étude "la voix de son maitre" dans ce topic :)

Diamant

#13 Eric

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Posté 21 octobre 2004 à 17:32

"En tous cas ici les articles sur les méfaits du gaucho et du regent sont toujours présents : "

J'ai pour moi, une page blanche???
Pareil pour l'avis des apiculteurs et pour mes corespondant...???

"Peut etre que tu aurais du nous poster le résultat de cette étude "la voix de son maitre" dans ce topic "

Je l'avait pas vu, y'a trop de choses à suivre..

Je vous donnerais des explications dans pas longtemps sur certaines choses...

Merci
A++
Eric

#14 Eric

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Posté 26 octobre 2004 à 11:14

En fait, je causais avec Anne qui a rédigé la page Crop http://www.culture-c...pcircle2004.htm

Elle me disait, suite au retrait de l'article, que c'est une histoire de guerre des médias, un peu comme si on jouait au ping-pong avec les vendeurs d'armes...

Faudrait ouvrir un poste si c'est pas fait, sur cette guerre.

#15 loupdessteppes

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Posté 18 mars 2005 à 14:09

Merci d'utiliser la fonction Recherche avant de créer un nouveau topic.
Sujet déjà abordé un peu plus haut sur cette page


Communiqué de France Nature Environnement

Citation

vendredi 18 mars 2005

Publicité en faveur des pesticides :
une scandaleuse prise en otage de l’environnement et des consommateurs.


L’UIPP, l’Union des Industries pour la Protection des Plantes (les producteurs de pesticides) a lancé en février une campagne publicitaire afin de rendre socialement acceptables les pesticides. La fédération France Nature Environnement s’élève avec force contre cette campagne qui fait croire à un public non averti que les pesticides ne sont pas dangereux pour la santé et l'environnement, que leur emploi est totalement indispensable et que les aliments biologiques ne sont pas meilleurs pour la santé. Un discours totalement mensonger et partisan qui fait fi de la recherche et de l’avis des plus éminents scientifiques.

La France est le 2eme consommateur mondial de pesticides (94 000 T/an). Dispersés hors des champs par lessivage, volatilisation, érosion ou encore par transferts biologiques, ces intrants chimiques imprègnent maintenant tous les milieux, les rivières et les eaux souterraines et tous les maillons biologiques. Mortalité, morbidité, baisse du potentiel reproductif allant jusqu'à la disparition de l'espèce sont les conséquences les plus connues liées à l'intoxication chronique à faible dose par certains pesticides.

FNE souhaite saluer l’action associative engagée rapidement par diverses associations devant le TGI de Rennes contre cette opération de communication même si le tribunal de Rennes a préféré rejeter le recours en référé.

La fédération France Nature Environnement étudie actuellement les diverses possibilités d’actions en justice pour contrer cette scandaleuse publicité et ses promoteurs irresponsables. Elle combattra avec toute la force de son mouvement cette tentative de détournement de l’opinion publique des vrais problèmes que pose l’utilisation de produits chimiques toxiques.

Il est urgent et essentiel de modifier radicalement les conditions d'utilisation des pesticides, d’en réduire fortement les quantités utilisées et de promouvoir les formes d’agriculture les plus économes en composés chimiques.

Ainsi, cette campagne lancée quelques jours à peine après l’adoption de la charte de l’environnement n’est que provocation. Alors que les débats sur la loi sur l’eau vont démarrer au Sénat dans les prochains jours, que le gouvernement travaille à un plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides, France Nature Environnement demande au gouvernement et aux parlementaires de prendre enfin les mesures qui s’imposent à la puissance publique pour contrecarrer cette ascension irraisonnée de la France dans l’utilisation des pesticides.

A l’image du tabac et de l’alcool, les pouvoirs publics s’honoreraient de soutenir un amendement au projet de loi sur l’eau interdisant toute publicité laissant paraître les pesticides comme non néfastes pour la santé publique et l’environnement.


#16 diamant bleue

  • Invités

Posté 23 décembre 2005 à 08:51

Entre le 1er consommateur d'anti dépresseur et anxiolitique et le 3e consommateur de pestices, la France nous présente un tableau impressionnant : intoxication majeure de sa population par tous les moyens... :tss:

----------------

- Le Monde - 17 décembre 05 :
Changer l'agriculture pour réduire les pesticides

La France est, en tonnage, le troisième consommateur mondial de pesticides et, avec 76 100 tonnes vendues en 2004, le premier utilisateur en Europe même si, par hectare cultivé (5 kg/an), sa consommation la place au
quatrième rang européen.
Le système agro-industriel français, tourné vers la productivité, explique cet état de fait. Mais l'usage des produits phytosanitaires, s'il assure des rendements élevés, n'est pas sans dégâts collatéraux, tant pour l'environnement que, redoute-t-on, pour la santé humaine.

Comment réduire l'emploi et l'impact de ces pesticides ? Alors que le contexte réglementaire européen est en passe de se durcir, telle était la question posée par les ministères de l'environnement et de l'agriculture à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et à l'Institut de recherche pour l'ingénierie de l'agriculture et de l'environnement (Cemagref). Ils y ont répondu à travers une expertise scientifique collective dont les conclusions ont fait l'objet d'un colloque, jeudi 15 décembre, à Paris.

Cette expertise de 700 pages dresse, en premier lieu, l'état des lacunes dans la connaissance fine de l'utilisation des pesticides. Même si on a assisté à une diminution de 24 % des quantités vendues depuis 2001, cela ne traduit pas forcément une modification de fond des pratiques des agriculteurs. Ceux-ci ont tendance, constatent les chercheurs, à employer des substances toujours plus actives.

L'expertise pointe le mélange des genres dans la prescription des produits phytosanitaires, "majoritairement dispensée par les agents commerciaux des coopératives qui vendent les pesticides et sont intéressés à la fois à vendre davantage d'intrans et à collecter un volume de récolte maximal, c'est-à-dire à maintenir des systèmes intensifs". L'état des lieux montre une contamination "avérée" des milieux : l'Institut français de l'environnement (IFEN) a déjà constaté qu'elle était quasi généralisée pour les eaux souterraines et de surface. L'air et les sols sont eux aussi touchés, mais on manque de moyens de collecte des données et leur interprétation est délicate. Le devenir des produits dans l'environnement est lui aussi mal connu. Quant à leur impact sanitaire, il fait actuellement l'objet d'une expertise collective conduite par l'Inserm.

Celle de l'INRA et du Cemagref met en évidence le fait que l'agriculture intensive accroît les risques phytosanitaires. L'efficacité élevée des produits n'est souvent pas durable : les ravageurs développent des résistances alors que les perspectives d'innovation se réduisent, en raison du coût (environ 200 millions d'euros) de développement puis d'homologation d'un nouveau produit. Pour les OGM, la réduction d'utilisation des pesticides promise n'est pas toujours démontrée et doit être évaluée au cas par cas.

L'utilisation "raisonnée" des produits phytosanitaires, prônée par les instituts techniques et les syndicats agricoles majoritaires, n'offre qu'un intérêt limité, préviennent les experts. Mais, ajoutent-ils, les alternatives, tirées de l'agriculture biologique, n'apportent pas de solutions prêtes à l'emploi.

BLÉ RUSTIQUE

Constat décourageant ? Pas forcément, comme le montre l'exemple danois, où une politique volontariste de réduction des pesticides lancée il y a vingt ans porte ses fruits (lire ci-dessous). L'INRA a aussi montré que l'utilisation de blé rustique, au rendement plus faible mais nécessitant moins de pesticides, pouvait être aussi rentable que celle de variétés plus productives, mais aussi plus fragiles. L'adaptation aux terroirs locaux, la rotation des cultures, la mise à profit de la biodiversité variétale, ce que l'INRA et le Cemagref nomment "production intégrée", offrent donc des pistes possibles. Les marges de progrès sont élevées : les productions intégrées et biologiques représentent respectivement 0,4 % et 1,2 % de la surface agricole utile.

Le Danemark, pris en exemple, n'a pas hésité à taxer fortement l'utilisation des pesticides. Mais des incitations plus positives, des subventions pour bonnes pratiques, sont aussi envisageables, tout comme le renforcement de la réglementation, les interdictions d'usage. Le colloque a permis aux différents acteurs de se positionner vis-à-vis des conclusions de l'expertise : agriculteurs biologiques, consommateurs et défenseurs de l'environnement les ont plébiscitées.

Agriculteurs traditionnels, coopératives et agrochimistes se sont montrés moins enthousiastes, rejoints par le ministère de l'agriculture, pour qui l'augmentation de la fiscalité sur les pesticides "ne constitue pas le principal axe de travail".

Hervé Morin
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Citation

L'utilisation "raisonnée" des produits phytosanitaires, prônée par les instituts techniques et les syndicats agricoles majoritaires, n'offre qu'un intérêt limité, préviennent les experts. Mais, ajoutent-ils, les alternatives, tirées de l'agriculture biologique, n'apportent pas de solutions prêtes à l'emploi.
C'est clair qu'à l'heure du tout-prêt, pret-a-l'emploi, meme les agriculteurs veulent des solutions en boite ou en bidon, mais pas des solutions demandant un peu de réflexion et d'effort d'organisation...

#17 Magnus

    Hein ?

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Posté 29 décembre 2005 à 10:40

Selon le dernier dossier de "60 millions de consommateurs" :

"Tout au long de l'année 2005, nous avons acheté 150 lots de fruits et légumes. Nous y avons recherché 88 pesticides.
Résultats : des substances interdites, des limites dépassées et des résidus multiples.

Des traces de substances interdites
Surprise ! Dans nos fruits et légumes, nous avons détecté plusieurs substances qui n'auraient jamais dû s'y trouver. Les doses ne sont jamais énormes, mais elles sont suffisantes pour signaler l'emploi d'un produit non autorisé.

Des limites dépassées
On trouve des résidus de pesticides dans les fruits et légumes mais seuls sont déclarés non conformes ceux qui sont au-dessus des limites autorisées. On distingue désormais des doses à ne pas dépasser à court et à long terme.

Des résidus multiples
Un résidu, ça va, plusieurs, bonjour les dégâts ! Des lots contiennent jusqu'à huit résidus différents. Un résultat révélateur des pratiques agricoles actuelles.

Quels sont les effets sur la santé ?
En matière de pesticides, les agriculteurs sont en première ligne. Les quelques études dont on dispose concernant les effets sur leur santé ne sont pas très rassurantes. Ni d'ailleurs pour le reste de la population qui, elle, est dans le flou."


Bon alors, il faut pas manger de viandes car les viandes sont stressés à leur mort, il ne faut pas manger de legumes car elles sont pourries de residus de pesticides a haute dose, pas de poisson car ils sont pourris par la mer (saumon par ex). Alors, on mange quoi ?
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#18 Philo

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Posté 29 décembre 2005 à 11:25

Les agriculteurs ne sont pas seuls responsables.
J’habite en campagne et ai des frissons quand je vois des tracteurs épandre un brouillard de substances dont ils se protègent eux-même avec des masques.
L’air et l’eau de la campagne est plus néfaste que celui de la ville .....

Cependant, les particuliers abusent aussi de produits dangereux en surdosant.
De plus, notre gouvernement n’ose fâcher son électorat agricole sous perfusions de subventions.

Depuis peu, je cultive mes propres légumes et élève des volailles, je suis au maximum autonome, même si c’est un gros travail.
Par contre, il faut pouvoir se payer un lopin de terre, et ça ne se fait pas sans de longues années de travail.
Les particuliers, une certaine presse d’investigation (ça existe encore) et une minorité d’agriculteurs prennent conscience qu’il faut ménager notre mère la terre. L’espoir ne peux venir que de là !

Je me souviens qu’il y a moins de cinq ans, un agriculteur m’avait proposé des volailles d’élevage. Je lui avait demandé si elles venait de son élévage en batterie, il m’avait répondu qu’il n’était pas fou et qu’il mangeait jamais sa production industrielle. Ce qu’il mangeait était élevé “à part”.

Tout cela change doucement .....

Le changement ne peux venir que de Nous, en nous plaçant hors d’une société corrompue par le profit immédiat.

En réponse à Cassiopée, l’étude à déjà été faite. Les corps se conservent plus longtemps à cause des conservateurs que vous ingérons.

Elle est pas belle la vie ??? :tss:

#19 le cathare

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Posté 17 janvier 2006 à 20:14

:thermo:
il y a 50 ans un couple sur 200 environ avait des problémes de fécondité. En 2005 on constate ce probléme dans un couple sur six; l'IFREMER à constaté une augmentation anormale de poisson femelle (ou alors nous pouvons peut-être en déduire que les poissons femelles on une tandence suicidaire) :calin:

doit-on attribuer l'augmentation des allergies et des cancers à ces causes
:???:
additif alimentaire E485, recherchez et analysez la fiche produit faites de même avec quelques autres additifs :tresfache:
:puni:
un des oublis (volontaire ????) est la toxicité à long terme ! quelques nanogrammes de toxique n'est pas dangereux sauf que nous n'éliminons qu'une petite partie des toxiques ingerer le reste nous le stockons et c'est là le probléme ! :thermo:

les abeilles j'en parle dans OMC

tout est lié (même N.S vous connaissez??)

et si le comportement anormalement violent de la jeunesse etait lié??

#20 diamant bleue

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Posté 17 janvier 2006 à 21:57

le cathare, le Mardi 17 Janvier 2006, 20:19, dit :

additif alimentaire E485, recherchez et analysez la fiche produit faites de même avec quelques autres additifs :tresfache:
Je ne l'ai pas trouvé celui la... pas d'erreur dans le chiffre ?
J'utilise ce site qui est pourtant très complet : http://www.moktoipas.com/additifs/ :o

#21 Cassiopée

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Posté 19 janvier 2006 à 00:40

Philo, le Jeudi 29 Décembre 2005, 11:30, dit :

En réponse à Cassiopée, l’étude à déjà été faite. Les corps se conservent plus longtemps à cause des conservateurs que vous ingérons.

Elle est pas belle la vie ??? :tss:
Bonsoir Philo,
Merci pour ton commentaire, as-tu une référence ou quelque chose du genre pour en savoir plus?
Merci
A+
Cassiopée

#22 Green eyes

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Posté 23 février 2006 à 06:43

Bonjour à tous,

Quelqu'un connaitrait -il les effets de la deltaméthrine; Actuellement ce produit est utilisé en masse à la Réunion pour lutter contre chikungunya. L'armée passe pendant la nuit et diffuse ce produit. Le matin ça pue partout et de plus en plus d'enfants ont des malaise à l'école; Des abeilles meurent en masse , les endormis les oiseaux et les poissons. j'en tremble de colère. L'etre humain est au coeur de la nature mais on pense peut-etre survivre en se mettant contre.
En Europe on ne semble pas etre au courant de ce qui se passe réellement;
Toute l'agriculture est en train de couler car les gens ne veulent plus manger les légumes surtou t que le préfet a dit qu'il faut attendre 15 jours avant de manger les produits du jardin, comme l'armée repasse tous les 8 jours...

#23 Cheminot

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Posté 23 février 2006 à 07:41

Voici un lien où tu trouveras tout sur les pyrèthroïdes een général et la deltaméthrine en particulier.

#24 Homme Conscient...

    Confirmé

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Posté 23 février 2006 à 08:55

Green eyes, le Jeudi 23 Février 2006, 07:03, dit :

Bonjour à tous,

Quelqu'un connaitrait -il les effets de la deltaméthrine; Actuellement ce produit est utilisé en masse à la Réunion pour lutter contre chikungunya. L'armée passe pendant la nuit et diffuse ce produit. Le matin ça pue partout et de plus en plus d'enfants ont des malaise à l'école; Des abeilles meurent en masse , les endormis les oiseaux et les poissons. j'en tremble de colère. L'etre humain est au coeur de la nature mais on pense peut-etre survivre en se mettant contre.
En Europe on ne semble pas etre au courant de ce qui se passe réellement;
Toute l'agriculture est en train de couler car les gens ne veulent plus manger les légumes surtou t que le préfet a dit qu'il faut attendre 15 jours avant de manger les produits du jardin, comme l'armée repasse tous les 8 jours...
C'est vrai que les pouvoirs publiques ont plus à coeur de bombarder l'île de pesticides que de se bouger le cul à trouver de bons médicaments et un vaccin. Ca montre une fois de plus 2 choses : le manque d'anticipation évident du gouvernement et son incapacité à gérer efficacement une crise. C'est pitoyable !

Ce message a été modifié par Homme Conscient... - 23 février 2006 à 08:56.


#25 morpho

    Chercheur

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Posté 23 février 2006 à 09:14

Citation

QUOTE (le cathare @ Mardi 17 Janvier 2006, 20:19)
additif alimentaire E485, recherchez et analysez la fiche produit faites de même avec quelques autres additifs 



Je ne l'ai pas trouvé celui la... pas d'erreur dans le chiffre ?
J'utilise ce site qui est pourtant très complet : http://www.moktoipas.com/additifs/ 

Super site...merci Diamant !

Moi, je me balade toujours avec la liste dans mon sac....(au risque d'être vraiment prit pour un fou parfois.....)

Ma liste vient d'un autre site (www.notre-planete.info) et ça s'arrête à E483. Donc, pas de E485

#26 Green eyes

    Nouveau venu

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Posté 23 février 2006 à 09:26

D'après ce que j'ai compris, les symptomes que je ressens après les pulverisations sont donc bien dus au produits / sensations de brulures dans les mains douleurs musculaires nausées et je constate aussi une hyperexitabilité de ma fille de 2 ans qui n'arrive plus a faire la sieste et à s'endormir le soir; je sens moi-meme une grande nervosité. La vitamine E serait un inhibiteur de ces effets. Mais on peu lire aussi que cela peu induire des convulsions et un coma mortel.
La petite fille morte lundi je crois est tombée dans un coma rapidemment alors qu'elle avait mal à la tete.( La desinsectisation se fait le samedi mais les produits sententent encore plusieures jours après surtout quand il pleut, toutes les odeurs ressortent. Je suis pour ma part persuadée que ce n'est pas le chikungunya qui tue mais l'interaction avec ces insecticides; Mais ça faut pas le dire car l'armée est en marche et rien ne l'arrète. Apparemment il faut bien écouler ces produits quelque part(des tonnes de deltaméthrine) ,

#27 Cheminot

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Posté 23 février 2006 à 10:01

il faut bien savoir que ce type de composé libère forcément du cyanure d'hydrogène. Et ça, c'est à faire loin des populations. Manifestement, ils s'en fichent, et c'est à l'assemblée nationale qu'il faut s'adresser. Les gendarmes ne font qu'obéir, sinon, ..., à la porte.

#28 diamant bleue

  • Invités

Posté 13 mars 2006 à 17:12

Non content d'empoisonner tout le monde, les producteurs de pesticides veulent persuader que ce n'est pas vrai et que leurs cochonneries sont "indispensables".

Image IPB

L'IUPP relance une nouvelle campagne de propagande à grande échelle à travers un site internet.

Le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures a lancé un site d'information et de dénonciation de cette nouvelle campagne de propagande dont les enfants sont les cibles :

Citation

Le lobby des pesticides représenté par l'UIPP (Union des Industries de Protection des Plantes) (re)lance, une campagne de désinformation de 1 million d'euros sur les pesticides pour le grand public.

1. Une campagne presse qui cible clairement un public non averti.
2. Cette campagne oriente vers un pseudo site d'information sur les pesticides qui tend à laisser croire que les pesticides sont sans danger pour l'homme et l'environnement en citant des données manipulées !!!
3. Une présence importante au salon de l'agriculture avec des animations destinées aux enfants basées sur des techniques de manipulation.

http://www.no-pesticide.com

Faites tourner... :)

#29 energie

    Chercheur d'idées

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Posté 13 mars 2006 à 17:29

On croit rever en lisant des choses pareilles!!! :tss:

Les scientifiques de chez les fabricants de pesticides disent : y a pas de soucis.

Les scientifiques de chez les fabricants de vaccins disent : y a pas de problemes!

Les scientifiques de chez les fabricants de téléphones portables disent : y a pas de soucis!!

Les scientifiques de chez les fabricants d' ogm disent : y aura pas de problemes!!!

Les scientifiques de chez les fabricants de conneries disent : c'est nous qui savons!!!!Bah oui,on est payé pour ça!!!! :parano:

Pendant ce temps,de l'autre coté,il y a les gens qu'on qualifie de sectaires qui tentent de prévenir et qui,comme l'histoire le prouve,auront encore raison....... :puni:

Ce message a été modifié par energie - 13 mars 2006 à 17:30.


#30 Eric

    Chercheur

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Posté 14 mars 2006 à 10:53

TV5monde est aussi dans le coup...

En fin de météo, ils ont annoncé que ce qui déguagait le plus de méthane, c'était le végétal...
Ils en sont à criminaliser le végétal et l'animal avec le grippe aviaire, c'est grave.

D'autant plus qu'il faut savoir qu'une molécule de méthane issu de la bio-masse, se dégrade par photosynthèse, alors qu'une molècule issus de la pétrochimie, crée de l'effet de serre.... :tresfache:

Ps:J'en profite pour vous dire que les blés d'or, notre dernier film a reçu le prix du documentaire au festival vivre et nature de Dompierre.