Aller au contenu


Toujours trop de pesticides


  • Please log in to reply
64 réponses dans ce topic

#61 Fleur de Diamant

Fleur de Diamant

    Artiste Talentueuse

  • Membres
  • 4 502 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Hémisphère Sud
  • Intérêts : Nombreux

Posté 05 avril 2011 à 11:20

Citation

En parlant de pesticides, savez vous que le produit insecticide que l'on diffuse sur les animaux, que ce soit en spray ou en pipette de la marque frontline, est bourré de gaucho ?

J'ajoute juste un rectificatif donné par Agitateur que je remercie :

Citation

Non, pas vraiment.
Le frontline, c'est du fipronil (matière active). Ce n'est pas le même et pas la même famille que le gaucho (qui est de la famille des pyrethrenoïde).
Ce sont tous 2 des insecticides, mais la ressemblance s'arrête là.
Le firponil est interdit en agriculture depuis quelques années en France, il ne lui reste que l'application anti tiques anti puces.

J'ai vérifié la composition sur l'étiquette et je confirme qu'il sagit bien de fipronil dosé à 0,25 g.

Pour avoir eu chatons et chiots en famille d'accueil et ces derniers ayant été vaporisés à cet insecticide, ces pauvres bébés ont pour la plupart eu de la diarrhée qu'il a fallu traiter.

Donc, si ce fipronil est interdit en agriculture, cela n'empêche pas qu'à travers ce genre d'insecticide et par méconnaissance ; nous pollussions la planète au travers de ces vaporisations... et détruisions la santé de nos animaux chéris !

Citation

L'EPA (Environnement protection agency) classe le Friponil dans les éléments cancérogènes possibles, il agirait sur la glande thyroïde. Les produits phytosanitaires utilisés en agriculture contenant du Friponil ont été retirés de la commercialisation en France en mars 2004 mais le ministre de l’Agriculture n’interdit ni la commercialisation, ni la mise en culture des semences traitées au Fipronil pour ce printemps 2004 (stocks à écoulé).

Quelques références réglementaires :
- 31 mai 2004 : Date limite de la suspension des autorisations de mise sur le marché de produits à base de fipronil (avis aux fabricants, distributeurs et utilisateurs de produits antiparasitaires visés à l'article L. 253-1 du Code rural, JO du 27 février 2004).

Mon lien

Citation

Lutte contre l'invasion des criquets à Madagascar
Hoechst, l'allemand, et Rhone Poulenc, le français, deux géants de la chimie qui doivent fusionner le 1er juillet prochain, livrent bataille, sous l'oeil inquiet des écologistes,dans le sud ouest de madagascar dans la lutte contre l'invasion des criquets.
Le fipronil 4 de rhone-poulenc a été interdit d'utilisation en traitement aérien à la suite d'une décision d'un panel d'experts anglo-saxons reunis à la demande de la banque mondiale l'an dernier, confirmée par le ministere de l'agriculture en fevrier 99.

Suite de l'article ici

Merci Agitateur !  :piout:
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

Mon lien

#62 Fleur de Diamant

Fleur de Diamant

    Artiste Talentueuse

  • Membres
  • 4 502 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Hémisphère Sud
  • Intérêts : Nombreux

Posté 23 avril 2011 à 16:17

Une étude sur les pesticides très intéressante :

Citation

Pesticide in utero, QI moins gros ?

New York, le vendredi 22 avril 2011 – Les études mettant en évidence les effets néfastes des pesticides sont parfois sujettes à caution : beaucoup d’observateurs se méfient en effet de travaux qui pourraient être influencés par l’actuelle défiance à l’égard des substances chimiques. Cependant, les travaux publiés hier par la revue Environmental Health Perspectives suscitent inévitablement l’attention. D’abord parce que le journal présente trois études rapportant des résultats concordants, ce qui est finalement assez rare. De plus, parce que ces différentes recherches semblent s’appuyer sur des méthodes sérieuses et permettent d’écarter de nombreux biais. Et surtout, car l’impact de l’exposition aux pesticides in utero sur le développement cognitif des enfants qu’elles font apparaître ne manque pas d’être inquiétant.
Tout se joue in utero

A l’université de Berkeley (Californie) et à l’hôpital Mount Sinaï à New York, des méthodes similaires ont été employées. Dès le début de leurs grossesses près de 400 femmes pour chacune des deux études ont vu leurs taux de métabolites de pesticides mesurés dans leurs urines. Après leur naissance, le développement intellectuel des enfants a été observé et fait l’objet de différentes mesures, grâce notamment à la Weschler Intelligence Scale for Children qui permet d’évaluer les capacités cognitives des enfants de 7 ans. A Berkeley comme à New York, un impact de l’exposition des pesticides in utero a été mis en évidence. « Chaque fois qu’on multiplie par dix la quantité d’organosphosphates pendant une grossesse, le quotient intellectuel baisse de 5,5 points en moyenne chez les enfants de sept ans » écrivent les scientifiques californiens. Ils soulignent par ailleurs qu’entre les enfants les plus exposés et ceux les moins exposés, une différence de QI de sept points peut être observée. Ces auteurs précisent qu’une fois écartés les facteurs de confusion que sont l’éducation, le revenu du foyer ou l’exposition à d’autres produits chimiques, ces écarts persistent. Surtout, ils notent que seule l’exposition in utero aux pesticides semble avoir un impact sur le développement de l’intelligence et non l’exposition ultérieure de l’enfant.
Tout est génétique, même les pesticides ?

A New York, les chercheurs du Mount Sinaï proposent pour leur part une piste d’explication intéressante reposant sur la génétique. Ils ont en effet pu identifier un tiers de femmes porteuses d’une mutation génétique semblant diminuer leur capacité de métabolisation des pesticides. Or, seuls les enfants de ces mères étaient concernés par une baisse du quotient intellectuel. Les chercheurs new-yorkais remarquent à cet égard pour leur part que ce sont les capacités sensorielles de compréhension qui semblent altérées par rapport à celles des autres enfants entre l’âge de six à neuf ans.
Un pesticide retiré du marché

Enfin, une troisième étude a suivi un protocole un peu différent. A la Columbia university (New York), il s’agissait de mesurer les effets du chlorpyrifos, un pesticide utilisé contre certains insectes, retiré du marché depuis 2001. L’étude a concerné des familles issues de « minorités » et des enfants nés avant l’interdiction. Une diminution du Q1 de 2,7 points a été constatée chez ceux dont les mères faisaient partie des 25 % les plus exposées. Ici, la mesure de la quantité de pesticides a été réalisée à partir du sang de cordon.
Difficultés scolaires

L’ensemble de ces résultats se révèle inquiétant pour les chercheurs qui estiment qu’ils peuvent s’appliquer à l’ensemble de la population et non seulement aux personnes résidant dans les communautés rurales comme semblent en témoigner les recherches menées à New York. « Ces pertes du fonctionnement cognitif à sept ans pourraient avoir des conséquences sur les résultats scolaires. Les problèmes de mémoire pourraient gêner la compréhension d’un texte écrit et l’acquisition des apprentissages académiques même si l’intelligence reste moyenne » observe Virginie Rauth responsable de l’étude ayant porté sur le chlorpyrifos.


Aurélie Haroche

Mon lien

Enfin !!! On va pouvoir lier la cause à l'effet !!!

:bravooo: :bravooo: :bravooo:
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

Mon lien

#63 Fleur de Diamant

Fleur de Diamant

    Artiste Talentueuse

  • Membres
  • 4 502 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Hémisphère Sud
  • Intérêts : Nombreux

Posté 27 avril 2011 à 05:33

Pour éviter de "pesticider" et "insectider" vos animaux, voici le lien d'un blog avec plein de recettes naturelles.
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

Mon lien

#64 Fleur de Diamant

Fleur de Diamant

    Artiste Talentueuse

  • Membres
  • 4 502 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Hémisphère Sud
  • Intérêts : Nombreux

Posté 13 février 2012 à 20:05

Monsanto condamné !

Citation

Condamnation de Monsanto : "Une première qui va donner des idées"

L'entreprise américaine Monsanto a été jugée "responsable", lundi 13 février, de l'intoxication à l'herbicide d'un agriculteur français. Cette décision du tribunal de grande instance de Lyon, qui constitue une première en France, pourrait ouvrir la voie à d'autres condamnations similaires, selon Stéphane Cottineau, avocat spécialisé dans les questions environnementales, qui travaille étroitement avec l'association Phyto-victimes.

Qu'est-ce que ce jugement va changer, concrètement ?

Pour l'instant, ce n'est qu'un jugement en première instance. Je pense que Monsanto va faire appel, et l'affaire risque donc se prolonger. Mais cette décision constitue une première et va de toute façon donner des idées à beaucoup de monde. Aujourd'hui, cela signifie qu'à chaque fois qu'un accident ou une maladie professionnel(le) implique des produits chimiques bien identifiés, il sera possible d'attaquer le producteur. C'est donc une nouvelle très positive, qui pourrait permettre d'obtenir des dommages-intérêts dans de nombreux autres dossiers.
Comment sont indemnisées les victimes de produits phytosanitaires ?
Dans la plupart des dossiers, il s'agit de faire reconnaître leur maladie professionnelle auprès des tribunaux des affaires de sécurité sociale (TASS). Il faut pour cela établir la causalité entre la maladie et l'utilisation de produits phytosanitaires. Ensuite, quand cette causalité est reconnue, il y a indemnisation. Celle-ci est assurée dans la plupart des cas par la MSA, c'est-à-dire la sécurité sociale des agriculteurs. En d'autres termes, c'est la société qui paie pour leur maladie.
Après, il est également possible, pour les personnes concernées, d'engager une action devant le tribunal de grande instance, comme l'a fait Paul François, pour établir la responsabilité des entreprises qui ont commercialisé les produits à l'origine de la maladie. Avec le jugement du tribunal de Lyon, cela va surement changer la donne. Mais il sera toujours compliqué de prouver la responsabilité, surtout dans le cas des maladies professionnelles. Celles-ci ne résultent en effet pas d'un accident à un moment T, mais sont étalées dans le temps, et rendent complexe l'identification d'un seul produit – et donc d'un producteur – responsable de l'intoxication.
Les victimes peuvent-elles également se retourner contre l'Etat, pour avoir autorisé ces produits dangereux ?
Il y a eu une condamnation qui allait dans ce sens en Angleterre. Une femme a attaqué le gouvernement pour défaut de protection des populations voisines de champs où étaient répandus des produits phytosanitaires. En France, ce serait très difficilement applicable. La législation française est beaucoup plus complexe, et un tribunal de grande instance ne pourrait pas statuer sur ce sujet.
Propos recueillis par Charlotte Chabas

http://www.lemonde.f...42912_3244.html
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

Mon lien

#65 Libertie

Libertie

    récalcitrante de naissance

  • Modérateurs
  • 2 742 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : isère
  • Intérêts : l'amour de la Terre et de ses enfants.

Posté 03 mars 2012 à 21:57

En catimini, pendant que tout le monde se concentre sur les élections présidentielles, le ministère de la santé , sensé préserver la santé de ses concitoyens a décidé d'augmenter les seuils acceptables de pesticides dans l'eau du robinet en les multipliant par..... 5 ..... Comme le dit l'article, bientôt il suffira d'ouvrir son robinet pour traiter son jardin avec de telles lois. Il est noté que la décision date de la période où nous nous battions contre la grippe A, mais qu'elle est parue au journal officiel uniquement en février 2011 .


Cinq fois plus de pesticides autorisés dans l'eau du robinet depuis février 2011 ! En toute discrétion...

29 février 2012 17:59, Les mots ont un sens, par Napakatbra
Array. Array. Cinq fois plus de pesticides autorisés dans l'eau du robinet depuis février 2011 ! En toute discrétion... - LMOUS
Ne le lisez pas trop fort, ça risquerait de s'ébruiter : En catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l'eau du robinet. Désormais à consommer avec modération...
Image IPB
C'est l'association Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale.
Depuis 1998, un avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF) tenait lieu de réglementation. Dans une transposition quelque peu olé-olé de la directive européenne 98/83, le CSHPF avait en effet décidé que l'eau ne devait "pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments" si un pesticide s'y trouvait à une quantité supérieure à 20% d'une valeur répondant au doux nom de "valeur sanitaire maximale" (VMax, définie par divers organismes : OMS, EFSA, AFSSA...). Une interprétation qui dépassait déjà largement les normes européennes.
Les pesticides, c'est bon... buvez-en !
La "nouveauté", c'est qu'en février 2011, une instruction de la Direction Générale de la Santé (DGS, dépendant du ministère de la Santé), passée totalement inaperçue jusque là, a tout chamboulé. Sans tambour ni trompette, le ministère s'est donc jeté à l'eau et a décidé de porter les "seuils de potabilité" à 100% de la VMax. Soit une multiplication par 5 des seuils en vigueur ! Défoliant Décoiffant !
"Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l'eau 5 fois plus importantes qu'avant décembre 2010 !" déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. "Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats-Unis, on va maintenant tolérer jusqu'à 300 μg/l pendant plus d'un mois alors qu'auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/l pendant la même durée !" fulmine-t-il.
Le ministère de la Santé en eaux troubles...
Autre conséquence de cette nouvelle mesure sanitaire : la baisse artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticides nécessitant une restriction d'utilisation de l'eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à une estimation de 8 939, selon les chiffres du ministère ! De la belle ouvrage...
"Cette amélioration en trompe l'oeil n'est due qu'à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l'eau et pas à une véritable amélioration de la situation" proteste François Veillerette qui voit là "la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre !"...
Et bientôt, au fil de l'eau, il suffira d'arroser son jardin pour le désherber ? On n'arrête pas le progrès...
Remarque, ajoutée à 22h30 : la décision date du 9 décembre 2010, elle n'a été publiée au Bulletin Officiel que le 15 février 2011

source: les mots ont un sens
"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux"! Extrait du petit prince de St Exupéry.