Aller au contenu


Toujours trop de pesticides


62 réponses dans ce topic

#31 diamant bleue

  • Invités

Posté 05 avril 2006 à 14:48

La mauvaise nouvelle...

Comment les pesticides rentrent des jardins dans les maisons !


Alors que le printemps s'installe et que de nombreux jardiniers ressortent leur arsenal chimique pour combattre les herbes concurrentes et autres pucerons voici le résume d'une étude remarquable qui montre que les pesticides utilisés dans les jardins finissent massivement à l'intérieur des maisons où ils contaminent les enfants !

Cette étude réalisée par l'équipe de NISHIOKA (et al., 2001) s'est intéressée à la distribution et à la remanence de l'herbicide 2,4-D dans des maisons après le traitement du gazon. Il s'agissait pour les scientifiques d'étudier comment le pesticide rentrait dans les maisons dont on avait traité les pelouses et quelle en était l'exposition résultante des résidents, particulièrement les enfants.
Résultats : après application extérieure, cet herbicide était détecte dans l'air résidentiel, sur le plancher et sur le mobilier dans toutes les maisons.
L'introduction se faisait principalement par le va-et-vient de chiens ( de 60 a 80 % de l'introduction du 2,4-D) et le transport de résidus à l'interieur via les souliers et les vêtements de l'applicateur et aussi des enfants de la maison. Les tapis, les tables et les tentures contenaient les plus hauts taux en résidus.
Avant le traitement, en considérant le scenario d'une exposition maximale d'un enfant, la principale source d'exposition aux résidus de 2,4-D provenait de l'alimentation (66 %) et l'ingestion de résidus dans les poussières était estimée à 30 %.
Après le traitement, et selon le même scénario, la part de la contamination non alimentaire était multipliée par 10, la principale source d'exposition provenait alors de l'ingestion de résidus dans les poussières (76 %) et la source alimentaire ne représentait plus que 14 %.

Alors, cette annee : pulvérisateur ou binette ?

Nishioka MG et coll . Distribution of 2,4-D in air and on surfaces inside residences after lawn applications: comparing exposure estimates from various media for young children. Environ Health Perspect. 2001 Nov;109(11):1185-91.

Téléchargeable à :
http://www.ehponline.org/members/2001/109p...109p1185PDF.PDF


La bonne.... pour le Québec...

Le code de gestion des pesticides du Québec entre en vigueur.

Aujourd'hui c'est un grand jour pour les Québecois et les Québecoises.
Ce 3 avril, 2006 la phase finale du Code de gestion des pesticides du Québec entre en vigueur.
Des citoyens et citoyennes ordinaires, comme la Coalition pour les alternatives aux pesticides (CAP), ont réussis l'extraordinaire ! Félicitations a tous !

Ceci veut dire que 20 ingredients actifs dans les pesticides sont maintenant bannis au Québec. 210 produits contiennent ces ingrédients pour l'entretien des pelouses. Ils sont dorénavant interdits d'utilisation ou de ventes au Québec. Ci-joint, l'information concernant ces produits et le code de gestion des pesticides du Québec.

-interdiction d'appliquer les pesticides les plus nocifs sur les surfaces gazonnées des espaces verts publics, parapublics et municipaux, sauf les terrains de golf;

-interdiction d'appliquer les pesticides les plus nocifs sur les surfaces gazonnées des espaces verts prives et commerciaux, à compter d'avril 2006;

-interdiction d'appliquer la quasi-totalité des pesticides à l'intérieur et à l'extérieur des centres de la petite enfance et des écoles primaires et secondaires et règles particulières pour l'application de certains pesticides dont l'utilisation demeure autorisée;

-interdiction d'effectuer certains traitements en aérosol à l'intérieur des bâtiments;

-respect des distances d'éloignement des plans d'eau, cours d'eau et de toute prise d'eau lors de l'application de tout pesticide et lors de la préparation des melanges, variables selon les types d'équipements utilisés;

-respect des distances d'éloignement des zones habitées établies pour tout type d'équipement générant une dérive aérienne importante (ex. : dans les vergers agricoles), aéronefs et pour l'utilisation dans les corridors routiers, ferroviaires ou d'énergie et bien d'autres dispositions encore.

Pour obtenir une information plus detaillée voir le site du Ministère du développement durable du Québec en francais : http://www.mddep.gouv.qc.ca/pesticides/per...ndex.htm#actifs

source : MDRGF

#32 Blux

    Nouveau venu

  • Membres
  • 4 Messages :
  • Localisation : Haut-allier
  • Intérêts : Libre arbitre<br>Cerf-volant<br>Musique<br>Vie libre à la maniére du XVIII° siécle

Posté 23 avril 2006 à 01:16

Information sur le fil de discussion de nicolas hulot par florence de Monclin...

Etude réaliser dans les maternité de nice.

Protocole:

Pomper une dose de sang dans le cordon du nouveau-né.

Résultat d'une étude sur les produits toxiques :

72 molécules issues de l'industrie de la chimie ( dont pesticides, insecticides, petrochimique...)

Bon moi là ou celà me géne c'est que j'y passe des fois en ville.



:cogite: Vous en avez pas marre de ne pas payer ce que vous devez à la nature?

C'est vous qui voulez des fraises en janvier, des pommes à 1€ le kilo...ETC. Voilà et c'est nous qui trinquons en brousse...et celà PLANETAIREMENT.

Vous chiez du pétrole dans vos villes c'est votre probléme mais maintenant que vous veniez chiez dans nos campagnes par l'intermédiaire de l'industrie petrochimique et biotechnologique.

Chacun chez soi et les animaux s'ront bien gardés.

____________________________________________

LE VRAI COMPLOT : Les zurbs veulent la peau des ploucs.

Ce message a été modifié par Blux - 23 avril 2006 à 01:17.


#33 diamant bleue

  • Invités

Posté 15 mai 2006 à 12:17

Alimentation: les pesticides en ligne de mire des ONG
AFP 12.05.06 12h21

Deux organisations de défense de l'environnement, la féderation France Nature Environnement (FNE) et le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures, lancent simultanément des campagnes d'information sur la présence des pesticides dans l'alimentation.

Avec pres de 80.000 t déversees chaque année, la France est le troisième consommateur mondial de pesticides et le premier européen, rappellent les deux mouvements qui ont chacun retenu une pomme comme symbole de leur campagne.

"Ce fruit reçoit en moyenne 27 traitements avant d'arriver à l'étal ", signale Francois Veillerette, président du MDRGF.

La pomme de son mouvement est plantée de seringues sous le slogan "Pesticides, non merci!", celle de la FNE arbore une etiquette en forme de panneau routier signalant un danger: "Croquez des pommes, pas des pesticides".

Pour le MDRGF, qui s'intéresse spécifiquement aux résidus de pesticides dans les aliments, cette contamination est le principal mode "d'entrée dans nos organismes d'un véritable cocktail de dizaines de molécules dont on sait que beaucoup sont des cancérigenes suspectés, des perturbateurs endocriniens, des neurotoxiques... "

Le MDRGF entend, outre le lancement d'une "petition pour le zéro résidus de pesticides dans notre alimentation", interpeller à partir de l'automne les candidats aux élections présidentielle et législatives, sur le sujet.

La FNE lance elle de son côte une pétition réclamant un rapport indépendant sur la dispersion des pesticides dans les milieux naturels, le retrait des produits les plus toxiques pour la santé et la reproduction, l'instauration d'une taxation dissuasive et l'encouragement des pratiques agricoles alternatives.

http://www.pesticides-non-merci.com et http://www.fne.asso.fr/

Faites le test de votre assiette : http://www.pesticides-non-merci.com/alimen...pesticides.html

Image IPB

#34 diamant bleue

  • Invités

Posté 02 juin 2006 à 18:08

Contamination record des aliments végétaux par des résidus de pesticides en Europe !

Des données non encore publiées de la Commission Européenne montrent que la contamination des aliments végétaux par les résidus de pesticides atteint un niveau record avec 47% des fruits et légumes contaminé dans l'Union, ce qui represente une hausse de 3% par rapport aux chiffres de l'an dernier.

Ces données sont celles de 2004, les derniers résultats publiés jusqu'alors étaient basés sur des données 2003. Le programme de suivi des résidus de pesticides dans les aliments végétaux de la Commission Européenne est base sur les résultats d'analyses de plus de 60 000 échantillons prélevés dans l'Union Européeenne.

Un représentant de la Commission Européenne a présenté les chiffres des analyses des échantillons prélevés en 2004 en avant première lors d'une réunion du Groupe de Travail sur les Résidus de Pesticides qui s'est tenue a Corfou en Grèce du 21 au 25 mai 2006.

Il a également précisé que les échantillons présentant plusieurs résidus différents représentaient 23,4 % du total, chiffre en augmentation de 2% par rapport à l'année précédente ! Les laboratoires ont trouvés 197 pesticides différents dans les échantillons analyses, contre 185 l'année précédente.

Les chiffres spécifiques a la France, d'habitude largement au-dessus de la moyenne des contaminations européennes, ne sont pas encore connus à cette heure.

Le MDRGF est conscient de la gravité de cette situation et a choisi d'informer ses concitoyens sur la contamination de leur alimentation par les pesticides sur son nouveau site internet : http://www.pesticides-non-merci.com .


Source : Die Welt (http://www.welt.de/d.../02/899603.html )

#35 Ludmilla

    Confirmé

  • Membres
  • 85 Messages :
  • Localisation : Europe
  • Intérêts : Esotérisme

Posté 02 juin 2006 à 18:42

Bonsoir,

Je rentre d'un voyage en Algérie.
Un algérien vit bien avec un salaire moyen d'environ 300 euros.
En ce qui concerne la nourriture, ils suivent le rythme des saisons sur
les marchés, Leur nourriture, en ce qui concerne les légumes, par exemple, est bien meilleure que la meilleure des nourritures "Bio" d'Europe, car évidemment non truffée de pesticides à outrance comme en Europe!!!
Et il en est de même pour le reste de la nourriture là-bas.
Je peux vous assurer, qu'ils mangent bien mieux que nous!!!

Comment se peut-il que ces gens, qui truffent la nourriture de pesticides et traitement en tout genre en faisant payer, en plus le prix fort aux consommateurs, ne soient pas traînés et condamnés
devant les tribunaux pour empoisonnement massif de la société, à
grande échelle?

Vraiment, je me pose la question, depuis très longtemps, quand les gens vont-ils enfin ouvrir les yeux!!

Si nous devons payer le prix fort, c'est je pense très légitime d'espérer manger de bon produits frais et de qualité en échange!!

Au lieu de cela, que mangeons-nous?, pour la plupart, notamment
ceux qui n'ont même pas les moyens de se payer que du "Bio"
des produits fades, ou toute la saveur a disparu au profit des divers
produits chimiques!!!

#36 diamant bleue

  • Invités

Posté 14 juin 2006 à 13:05

Malgre les avis du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, la commission européenne se declare favorable à l'homologation de 8 pesticides dangereux !

La commission européeenne presentait hier sa proposition concernant l'inclusion ou non de 8 pesticides dangereux dans la Directive 91/414, dont certains sont mutagènes et perturbateurs du système endocrinien ou encore toxiques de la reproduction ou cancérigènes !

Les pesticides azinphos-methyl, carbendazime, dinocap, fénarimol, flusilazole méthamidophos, procymidone, vinclozoline ont tous des propriétes dangereuses pour la santé et l'environnement (voir annexe).

Concernant l'homologation de ces 8 substances, le comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale a rendu un avis défavorable pour l'un, en mars dernier, et n'a pas pu se prononcer à la majorité qualifiée dans les sept autres cas, ce qui montre qu'il ne soutient pas leur inclusion.

Faisant fis de cet avis du comité scientifique compétent, les Commissaires ont choisi de proposer d'inscrire ces huit substances dans l'annexe 1 de la Directive 91/414, ce qui equivaut à les re-homologuer, même si cette homologation sera assortie de quelques restrictions d'usage . Pour plus d'information voir : www.mdrgf.org/news/news061406_8_Pesticides_ComEuop.html

"Cette décision politique, prise au mépris de l'avis de la commission scientifique compétente est scandaleuse ! Elle est d'autant plus stupéfiante que la commission s'était prononcée contre l'inclusion de ces 8 pesticides en aout 2005. Cette volte-face montre clairement que les commissaires européeens cèdent aux pressions des lobbies de l'agrochimie qui tirent les ficelles dans l'ombre a Bruxelles et se moquent completement des impacts négatifs de ces 8 pesticides pour la santé publique et l'environnement !" declare Francois Veillerette, President du MDRGF.

Pour être définitivement adoptée, la proposition d'inclusion de ces huit pesticides devra recueillir une majorité qualifiée lors d'un prochain conseil des ministres européeens.


Annexe

Evaluation du risque des 8 pesticides sur la base des intentions de non inclusion de la Commission en Aout 2005 et classement des dangers de ces substances selon plusieurs agences européennes et internationales.


..............................Risques sur la base......................................Classement des dangers de ces
..............................des intentions de non inclusion....................substances selon plusieurs agences
..............................de la Commission en Aout 2005...................européennes et internationales
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Azinphos-methyl.....Risques pour les consommateurs..................Toxique aigu
..............................Risques pour les utilisateurs..........................Inhibiteur de cholinesterase
..............................Risques pour les oiseaux, .............................Polluant des eaux potentiel
..............................les mammifères, les organismes
..............................aquatiques et les arthropodes

Carbendazim...........Mutagène.....................................................Cancérigène possible
..............................Toxique de la reproduction.............................Perturbateur endocrinien suspecté
..............................Trés toxique pour les vers de terre

Dinocap...................Toxique de la reproduction.............................Modérément toxique
...............................Risques pour les utilisateurs..........................Toxique de la reproduction

Fenarimol................Perturbateur endocrinien potentiel.................Perturbateur endocrinien suspecté
...............................Risque eleve pour les nouveaux nés allaités....Polluant des eaux souterraines potentiel

Flusilazole................Perturbateur endocrinien potentiel..................Perturbateur endocrinien potentiel
...............................Toxique de la reproduction..............................Toxique de la reproduction
...............................Risques pour les oiseaux, les mammifères,
...............................les organismes aquatiques

Methamidophos........Risques pour les consommateurs....................Toxique aigu
................................Risques pour les utilisateurs............................Inhibiteur de cholinestérase
................................Risques pour les oiseaux, les mammifères, ......Polluant des eaux souterraines potentiel
................................les organismes aquatiques

Procymidone.............Perturbateur endocrinien potentiel...................Cancérigène
................................Exposition à des résidus par l'alimentation........Perturbateur endocrinien suspecté
................................importante
................................Risques pour les oiseaux, les mammifères,
................................les organismes aquatiques

Vinclozolin................Perturbateur endocrinien potentiel.....................Cancérigeène
................................Risques pour les oiseaux, les mammifères, ........Perturbateur endocrinien suspecté
................................les organismes aquatiques.................................Polluant des eaux souterraines potentiel
........................................................................................................Toxique de la reproduction

source : http://www.mdrgf.org/

Certains se posent encore la question de pourquoi les agriculteurs intensifs sont les plus touchés par la stérilité, les cancers ou les malformations foetales... :tss:

#37 constant

    Habitué

  • Membres
  • 15 Messages :
  • Localisation : Ambonnay - 51

Posté 22 juin 2006 à 16:47

Topic combiné. Merci d'utiliser la fonction RECHERCHE avant de créer un nouveau topic

La toxicité des pesticides ne fait aucun doute : elle est la raison même de leur utilisation ! Nul n'ignore leur extrême danger, depuis Ta première vive polémique avec les intérêts industriels dans les années 1960 qui avait conduit à l'interdiction partielle du DDT... seulement dans les pays occidentaux. Néanmoins, les pesticides sont encore et toujours utilisés et contaminent l'écosystème tout entier.
D e tous les facteurs de risque imprégnant notre environnement et menaçant notre santé, la pollution par les pesticides du sol, de l'eau, de l'ensemble de la chaîne alimentaire et même de l'air que nous respirons est assurément l'un des plus pré­occupants. La première synthèse nationale évaluant l'ampleur de la pollution a été publiée en octobre 1998 par l'IFEN (1) et conclut à "la contamination générale des eaux par les pesticides" : trois pour cent seulement des rivières sont épargnées. Trois pour cent

Aujourd'hui, l'usage des pesticides est banalisé à un tel point que les agriculteurs n'en perçoivent pas les dan­gers pour eux-mêmes et donc a fortiori pour les tiers et l'environnement. Le ministère de l'Agriculture lui-même reconnaît que les "agriculteurs sont les pre­mières victimes des pesticides agricoles" et affirme même qu'une partie des agriculteurs semble "ignorer les dangers des pesticides" (2). Le nombre des passages pour traiter les cultures est très élevé : en moyenne plus de huit pour le blé tendre, six sur les principales grandes cultures et fréquemment plus de trente par an dans les vergers ! (3) Dans ces conditions, il n'est guère étonnant de constater une forte augmentation des can­cers chez les agriculteurs, notamment des cancers du cerveau et des testicules (4).

La France est le deuxième utilisateur mondial de pes­ticides avec plus de 110 000 tonnes par an, soit un mar­ché de 14 milliards de francs auxquels s'ajoutent 7 mil­liards de francs d'exportations (5). Cela correspond à une politique de production agricole intensive qui, fra­gilisant les espèces, oblige non seulement à utiliser les produits de traitement mais aussi à en devenir dépen­dant, tel un malade devant sa survie aux médicaments. Il est important de remarquer que l'ingestion de pesticides via l'alimentation serait nettement accentuée si les plantes génétiquement manipulées (OGM) devaient se répandre, car elles en seraient totalement imprégnées ; elles sécrètent elles-mêmes un insecticide et tolèrent davantage les herbicides totaux tels que le glyphosate et le glufosinate ammonium. Rappelons a ce propos l'imposture des herbicides à base de glyphosate dont le fameux Roundup produit par Monsanto : les études rassurantes habituellement mises en avant ne prennent en compte ni les produits de dégradation ni les produits qui lui sont ajoutés dans la formulation utilisée par l'agriculteur...

Au côté des études montrant les dangers des pesticides notamment cancérigènes, il est montré, au moins depuis 1991, que, lors des traitements, seuls cinq pour cent des pesticides pulvérisés atteignent les végétaux, le reste se dispersant dans l'atmosphère ! (6) Dès lors c'est un véritable cocktail de pesticides qui est déversé dans l'atmosphère, soit plus de 100 000 tonnes par an pour la France, H importe que les pouvoirs publics prennent des décisions rapidement sans tou­jours et encore se retrancher derrière le manque d'études et la complexité des mécanismes de synergie en jeu. Il s'agit non seulement d'interdire ces produits mais de repenser toute l'agriculture, tant il est vrai que la banalisation des pesticides est en soi une véritable pollution culturelle.

Notes
(1) IFEN (1998). Études et travaux n° 19. Les pesticides dans les eaux: collecte et traitement des données.
(2) Ministère de l'Agriculture (1996). Atteste n° 1.
(3) Ministère de l'Environnement (1998). Agriculture, monde rural! et environnement, Rapport à la ministre de l'Aménagement du ter­ritoire et de l'Environnement. Jean-Luc Pujol et Dominique Dron, p. 446.
(4) Pr Viel, XXX, surmortalité de 25 % par cancer du cerveau chez les vignerons de l'Est de la France. Pr Jegau, augmentation des can­cers testiculaires XXX.
(5} UIPP Union des industries pour la protection des plantes (en clair, les producteurs de biocides !). www.uipp.org (6) European Environnement Agency (1999). Environment in the European Union al the iuni ofthe centtity. Voir le chapitre 3.3
Dispersion ofhazardous substances, page 116, nombreuses références. Consultable sur www.eea.dk


#38 diamant bleue

  • Invités

Posté 24 août 2006 à 11:29

Ça ne s'arrange pas et c'est officiel...

---------------------------

Les dossiers de l'Ifen n°5 Août 2006 : Les pesticides dans les eaux - Données 2003 et 2004

Ce document synthétise les données relatives à la contamination des eaux par les pesticides en 2003 et 2004.

Les analyses de pesticides dans les eaux superficielles et souterraines réalisées sur plus de 10 000 stations de surveillance ont été collectées auprès des gestionnaires des réseaux d'observation en 2003 et 2004.

Bien que ces points ne constituent pas un échantillon entièrement représentatif de l'ensemble des cours d'eau et des nappes souterraines du territoire national, ils permettent néanmoins de donner un aperçu de la contamination des eaux par les pesticides.

On note ainsi la présence de pesticides sur 96% des points de mesure des cours d'eau et 61% des points de mesure des eaux souterraines. Les niveaux de contamination sont souvent significatifs : en eaux de surface, 49% des points de mesure ont une qualité moyenne à mauvaise, et en eaux souterraines, 27% des points nécessiteraient un traitement spécifique d'élimination des pesticides s'ils étaient utilisés pour la production d'eau potable.

L'exemple du chlordécone montre que les contaminations peuvent persister à un niveau élevé longtemps après l'interdiction d'utilisation des substances responsables, en eaux superficielles comme en eaux souterraines.

Avec la mise en place du système d'information sur l'eau et des contrôles de surveillance et opérationnels pour la directive cadre, des progrès significatifs sont attendus sur la qualité et la quantité des données de contamination des eaux par les pesticides.

Pour en savoir plus Télécharger la publication au format pdf (2.7 Mo)
http://www.ifen.fr/p...F/dossier05.pdf
Communiqué de presse
http://www.ifen.fr/a...esse/060817.htm

---------------------------

Le MDRGF demande un plan pour faire face a la contamination de l'eau

Suite à la communication le 17 aout 2006 par l'Institut Français de l'Environnement (IFEN) des données concernant la pollution des eaux en France (1) en 2003/2004, le MDRGF réagit.

Le MDRGF demande un plan pour faire face à la contamination de l'eau
AFP 18.08.06 | 12h24

Le Mouvement pour le droit et le respect des génerations futures (MDRGF) a demandé vendredi au gouvernement de "proposer de toute urgence un plan de sauvetage de la qualité des eaux en France" estimant que les derniers chiffres concernant la contamination des eaux étaient "alarmants". Il s agit de mettre en place une politique de réduction de la dépendance de l'agriculture aux pesticides, a-t-il indiqué dans un communique. Le MDRGF réagissait à des donneés de l Institut francais de l'environnement (Ifen), qui ont montré qu'en 2004, 96% des cours d eau et 61% des eaux souterraines contenaient des résidus de pesticides en France. Il s agit d une "nette aggravation" par rapport aux chiffres de 2002 qui avaient revélé la présence de pesticides dans 75% des eaux superficielles et 57% des nappes souterraines, a commenté le MDRGF denoncant "l'inéfficacité" des politiques mises en oeuvre jusqu'à présent pour protéger l environnement. Et "ce n'est pas le Plan interministériel pour la réduction des risques liés aux pesticides, totalement inconsistant, présenté début juillet, sans reduction globale des quantités de pesticides employees, qui va ameliorer les choses", a estime le president de l association Francois Veillerette.

site : http://www.mdrgf.org

---------------------------

- Edito du Monde - 20 août 06 : Trop de pesticides

Les rapports de l'Institut français de l'environnement (IFEN) se suivent et se ressemblent : les chiffres publiés jeudi 17 août indiquent que la moitié des cours d'eau et près d'un tiers des nappes souterraines contrôlés en 2004 étaient contaminés de façon significative par des pesticides. Ces chiffres sont sensiblement les mêmes que ceux du précédent rapport, qui portait sur 2002. Il est donc inutile de finasser : ces données montrent que les politiques publiques de réduction des pesticides sont inefficaces. Avec comme conséquences des menaces sur le milieu naturel et la biodiversité, des coûts supplémentaires pour assainir l'eau polluée des grandes régions agricoles.

Sans doute la pollution pourrait-elle enfin commencer à baisser dans les prochaines années : l'Europe a imposé la présence d'une bande herbeuse sur le bord des cultures, qui, selon certains experts, sera efficace pour limiter le ruissellement des pesticides. Certes, l'eau du robinet est traitée et sa consommation est en principe sans danger. Mais, comme les effets à long terme des pesticides sont mal connus, rien ne dit qu'un jour, quand la science aura encore progressé, les normes actuelles ne paraîtront pas insuffisantes.

Surtout, la présence massive des pesticides dans l'eau des rivières et les nappes est symptomatique de leur diffusion plus générale, du fait d'une utilisation quasi systématique dans l'agriculture. On ne peut pas être, au niveau mondial, le troisième utilisateur de pesticides (après les Etats-Unis et le Japon) sans en payer le prix. Les pesticides sont partout, dans les sols, l'air, les fruits et légumes vendus et consommés. Une vigne classique subit une vingtaine de traitements par an, un verger de pommiers une trentaine.

Les pouvoirs publics ne sont pourtant pas réduits à l'impuissance. Les pesticides les plus dangereux sont déjà interdits. La liste peut être élargie. L'Etat pourrait fixer des quantités maximales de "matières actives" à l'hectare, encourager bien davantage l'agriculture biologique ou, en tout cas, moins polluante. Mais toutes ces solutions ont un coût. L'omniprésence des pesticides n'est pas seulement liée au fait que la France est la première puissance agricole de l'Union européenne : l'usage, parfois démesuré, de produits dangereux est indissociable du choix d'une production intensive.

Des alternatives aux pesticides existent. Elles ne permettent pas d'obtenir les mêmes rendements. Il faudrait donc indemniser les agriculteurs pour la perte de revenus subie au nom de l'intérêt collectif. De telles décisions seraient peut-être impopulaires, dans un premier temps, puisqu'elles seraient supportées par l'ensemble des contribuables. Mais, face à un problème qui n'a déjà que trop duré, le courage politique et les impératifs de la santé publique imposent des mesures plus radicales.

#39 diamant bleue

  • Invités

Posté 29 septembre 2006 à 10:51

Après les problèmes de stérilité et de malformations à la naissance de plus en plus nombreux chez les agriculteurs, voici la démonstration de leur responsabilité dans la maladie de Parkinson...
A quand le procès des empoisonneurs par pesticides ?

Parkinson : le role des pesticides reconnu

Publiè le 27 septembre 2006-Actualisè le 27 septembre 2006 : 07h21
Le Figaro

Selon une étude menée en 2006 à Harvard, l'exposition aux pesticides augmente le risque de Parkinson de 70%. (AFP/M.Daniau)

POUR la première fois en France, la maladie de Parkinson a été reconnue "maladie professionnelle" par le tribunal des affaires de sécurite sociale de Bourges pour un ancien ouvrier agricole. L'affaire devrait avoir des conséquences majeures en imposant désormais la mise en oeuvre de mesures de protections lors du maniement des pesticides. C'est en effet en arguant du lien récemment découvert entre l'exposition aux pesticides et la maladie de Parkinson, que cet homme d'une cinquantaine d'années, atteint depuis 1997, a pu aboutir à cette reconnaissance.
En 2002, apres s'être longuement documenté, ce patient qui a travaille toute sa vie en milieu agricole décide de consulter un avocat, persuadé que les pesticides maniés pendant des années pouvaient être à l'origine de son mal. "Avant d'aller devant le tribunal, nous sommes passés devant le comité régional de reconnaissances des maladies professionnelles à Orléans qui a refusé la demande", raconte son avocat, Me Bertrand Couderc (Bourges). En juillet 2005, le tribunal des affaires sociales de Bourges demande l'arbitrage au comité regional des maladies professionnelles de Clermont-Ferrand, qui répond favorablement en mai 2006. Le tribunal de Bourges accepte alors rapidement de qualifier la maladie de Parkinson du plaignant comme maladie professionnelle. Le résultat n'a été divulgué que la semaine dernière, le plaignant et son avocat préferant s'assurer avant que la Mutualité sociale agricole ne fasse appel.

Certitudes
C'est à la fin des annees 1990, que les premières etudes ont indiqué un lien possible entre utilisation de pesticides et maladie de Parkinson. Mais une, voire deux études n'emportent pas l'adhésion en épidemiologie. Des travaux multiples et concordants sont nécessaires pour qu'un lien solide entre un facteur de risque et une pathologie soit établi. "C'est en lisant dans le Quotidien du Médecin en 2004 un article relatant la remise du prix Epidaure au docteur Alexis Elbaz, pour ses travaux sur la relation entre Parkinson et pesticides, que nous nous sommes sentis confortés", raconte l'avocat. Ces travaux menés en France sur 247 malades ont révelé une corrélation positive forte entre les pesticides et cette maladie, avec une augmentation du risque en fonction du nombre d'années d'exposition.
Depuis, d'autres etudes ont renforcé les certitudes. Ainsi, en juin 2006, l'équipe d'Alberto Ascherio de l'école de santé publique de Harvard a conclu, sur 143 325 personnes, que l'exposition aux pesticides augmentait le risque de Parkinson de 70%. Ainsi, selon ce travail publié dans Annals of Neurology, 5% des personnes exposées aux pesticides risqueraient d'avoir un Parkinson, contre 3% pour la population générale.

Prédisposition génétique
Néanmoins, les pesticides à eux seuls sont loin d'expliquer la génèse de la maladie. "Il faut être tres prudent, assure le professeur Yves Agid, chef de service de neurologie, hopital Pitie-Salpetriere. L'expression d'une maladie est souvent liée a des facteurs génétiques modulés par l'environnement. Il est fort probable que les pesticides jouent un role chez des personnes déjà prédisposées génétiquement."
La féderation CFE-CGC de la chimie a indiqué, lundi dernier, redouter que cette décision de reconnaitre la maladie de Parkinson comme maladie professionnelle "ne jette une ombre sur les industries de protection des cultures". Cette federation a décide d'attirer "l'attention des employeurs sur les attitudes préventives à faire adopter aux salariés en cas de manipulation des pesticides".

source : MDRGF


Citation

La féderation CFE-CGC de la chimie a indiqué, lundi dernier, redouter que cette décision de reconnaitre la maladie de Parkinson comme maladie professionnelle "ne jette une ombre sur les industries de protection des cultures". Cette federation a décide d'attirer "l'attention des employeurs sur les attitudes préventives à faire adopter aux salariés en cas de manipulation des pesticides".
Franchement, ils n'ont pas honte ! C'est sur que c'est pas eux qui sont concernés par cet empoisonnement... Pour eux l'image "des industries de protection des cultures" est plus importante que la santé de ceux qui s'empoisonnent avec... :puni:
(pour ceux qui ne connaissent pas, CFE = Confédération Française de l'Encadrement et CGC = Confédération Générale des Cadres)

#40 naturelle

    Chercheur

  • Membres
  • 359 Messages :
  • Localisation : 37260 Artannes sur Indre
  • Intérêts : Animaux, alimentation naturelle, nature-environnement, politique, médecines naturelles

Posté 30 septembre 2006 à 01:37

Quand les pesticides ne sont pas dégradés, ils peuvent se lier à de la matière organique. Ces liaisons sontplus ou moins fortes et évoluent avec le temps et les pesticides ont de plus en plus de mal à être dégradés par les microbes. Ces résidus liés expliquent expliquent les phénomènes d pollution différée : un sol peut ainsi donner un pesticide ou ses métabolites plusieurs dizaines d'années après son épandage.
Et les pesticides franchissent les frontières en passant par l'air. Ainsi le buturon , matière active de la famille des urées substituées, jamais homologuée en France, a quand même était retrouvé dans les eaux de la Vilaine, du Couesnon et de l'Aven en Bretagne. On a démontré que le lindane canadien a été transporté par le vent vers des milieux septentrionaux de la région arctique.
Les producteurs de pommes dispensent en moyenne 28 traitements phytosanitaires à leurs fruits selon une étude de septembre 1998 du Ministère de l'Agriculture, qui remarque que les grandes exploitations de plus de 50 ha pulvérisent 36 traitements.
Ces pesticides sont très persistants dans l'environnement et peuvent s'y retrouver intacts ou à peine transformés plusieurs années après leur utilisation. On les retrouve jusque dans les poissons et fruits de mer.

#41 Andreas

    Expert

  • Membres
  • 109 Messages :

Posté 30 septembre 2006 à 20:04

Voici quelques nouvelles sur ce que vous mangez..

Voici quelques nouvelles sur ce que vous mangez .

http://www.futura-sc...s-menu_9658.php

#42 diamant bleue

  • Invités

Posté 05 novembre 2006 à 15:56

Bon ap'...

6 novembre 2006

Résidus de pesticides dans les aliments: la dernière publication européenne montre des résultats en hausse en Europe!

Comme nous l'annoncions dès juin 2006 (1), alors que les chiffres n'étaient pas encore officiellement publiés, le nouveau rapport annuel de la DG SANCO (2) sur les résidus de pesticides dans l'Union Européenne (publié le 2 novembre 2006, données 2004) montre une augmentation du pourcentage des fruits, légumes et céréales consommés en Europe contenant des résidus de pesticides !

Ce sont en effet 47% de ces aliments qui contiennent des résidus de pesticides dont 5% sont non conformes à la reglementation (dépassement des Limites Maximales en Résidus - LMR) !

La France, une contamination toujours très élevée.
Pour la France, ce sont 48% des aliments qui contiennent des résidus de pesticides dont 4% qui dépassent les LMR.
Si ce chiffre de 48% montre une très légère baisse par rapport à l'année précédente ( :o ), les résultats sont très contrastés. En effet, si la situation semble s'améliorer pour les légumes (34% d'aliments contaminés en 2004 contre 41% en 2003), la situation est inverse pour les fruits ( 65.7% contiennent des pesticides en 2004 contre 64.5% en 2003) et surtout pour les céréales ou il n'y avait aucun depassement de LMR en 2003 alors qu'en 2004 ce sont 2.4% des céréales analysées qui sont au-dessus des LMR, pour un total de 50.4% d'échantillons contaminés soit plus qu'en 2003..

En Europe, la nourriture des bébés contaminée.
Au niveau européen, la contamination des aliments pour bébé est également préoccupante : 8,7% d'entre eux contiennent des résidus de pesticides et 2.7% d'échantillons dépassent mêmes les LMR.

Un cocktail de pesticides!
Les résidus multiples sont de plus en plus fréquents puisqu'on est passé de 23.7% des échantillons d'aliments végétaux contenant de 2 a 8 pesticides différents en 2003 a 25.5% de ces aliments contaminés par des résidus multiples en 2004!

Quand les aliments conventionnels deviennent toxiques.
L'enquête européenne montre également par modelisation que certains aliments sont tellement contaminés par des résidus de pesticides que les plus gros consommateurs de ces aliments peuvent ingérer journellement des quantités supérieures aux doses de référence pour la toxicité aigüe ! C'est le cas pour des enfants qui pourraient ainsi ingérer jusqu'à 8 fois la dose de methamidophos, un insecticide neurotoxique, dans des laitues, ou encore 4 fois la dose de oxydemeton-methyl, toxique pour la reproduction et le systeme nerveux, dans des pommes !

"Devant cette contamination toujours très préoccupante des aliments par les pesticides, le MDRGF appelle les législateurs européens à integrer des objectifs de réduction de l'usage des pesticides en agriculture dans les législations actuellement en préparation. A quelques jours du 2e colloque de l'Appel de Paris (3) sur environnement et sante, la France, grand pays agricole, devrait porter cette demande de manière prioritaire, et rompre ainsi avec une tradition de grande dépendance à l'utilisation des pesticides en agriculture" déclare Francois VEILLERETTE, Président du MDRGF.


1. http://www.pesticides-non-merci.com/pdf/CP...auxChiffres.pdf
2. Direction Generale de la Sante et de la Consommation : http://ec.europa.eu/food/fvo/specialreport...es_index_en.htm
3. www.artac.info

source : http://www.mdrgf.org


:vomi1:

#43 Eric

    Chercheur

  • Membres
  • 548 Messages :

Posté 08 novembre 2006 à 09:32

Bonjour,

Sur latelevisionpaysanne.org, vous pouvez voir le témoignage d'une diététitienne sur la nutrition et les blés modernes.

C'est pas tout à fait ça place içi, mais j'ai ça y ressemble.

A voir plus particulierement pour ceux qui ont l'intestin poreux :thermo:

#44 diamant bleue

  • Invités

Posté 08 novembre 2006 à 18:38

Une petite vidéo vaut souvient mieux qu'un grand discours...

http://www.greenpeac...tox/toxic-sperm

#45 diamant bleue

  • Invités

Posté 09 janvier 2007 à 15:51

Ayé... ça commence à sortir... après les chiffres de la sécu sur le taux de cancers, malformations à la naissance et problèmes neurologiques chez les agriculteurs, les procès commencent enfin à se gagner. A quand une reconnaissance de la toxicité de l'agriculture intensive ? Bientot si la boule de neige prend bien...

Le cancer des pesticides

L’EXPRESS, 5 janvier 2007

Qui aurait parié qu'une femme d'agriculteur parviendrait, de la petite ville vosgienne de Rambervillers, à percer l'un des secrets industriels les mieux gardés, celui de la composition des pesticides de grandes marques? Personne, tant les multinationales du secteur avaient verrouillé, jusqu'ici, l'accès à ces informations concurrentielles. Mais Catherine Marchal a puisé une énergie hors du commun dans le sentiment d'injustice qui l'habite depuis 2003.

Cette année-là, la Mutualité sociale agricole (MSA) réfute l'origine professionnelle de la maladie de son mari, Dominique. A 49 ans, l'exploitant souffre d'un syndrome myéloprolifératif - une multiplication anormale des plaquettes sanguines - susceptible de se transformer en leucémie aiguë. Cette pathologie est répertoriée de longue date chez les employés des raffineries exposés au benzène, un dérivé du pétrole. Alors Catherine Marchal s'interroge: certains des pesticides utilisés durant vingt-cinq ans par Dominique - près de 250 en tout - contenaient-ils du benzène?

Les fabricants connaissent la réponse, bien sûr, ainsi que le ministère de l'Agriculture, chargé d'homologuer leurs produits. Pourtant, les époux Marchal n'ont réussi à obtenir l'information qu'au terme d'une longue procédure judiciaire. Le président du tribunal des affaires de sécurité sociale des Vosges s'est finalement résolu à ordonner l'analyse des bidons stockés dans une bâtisse de l'exploitation. Résultat de l'expertise? La substance cancérogène est retrouvée dans plusieurs échantillons. Dans leur décision du 18 septembre 2006, qui n'est plus susceptible d'appel, les juges d'Epinal ont donc classé le cas de Dominique Marchal en maladie professionnelle. Une victoire inespérée qui souligne, du même coup, la grande solitude des agriculteurs obligés d'enquêter eux-mêmes sur les causes de leur cancer.

Ils sont peu nombreux à se lancer sur ce parcours du combattant. Encore moins à obtenir, à l'arrivée, le sésame établissant que leur pathologie est bien liée à leur activité. Pourtant, la littérature scientifique abonde à ce sujet. Des études internationales révèlent au sein de la population des cultivateurs un taux anormalement élevé de leucémies, de tumeurs cérébrales, de cancers des ganglions et de la prostate. Mais, rapporté à un seul individu, le lien de cause à effet est délicat à prouver. Du coup, la plupart des agriculteurs tombent dans les oubliettes du système d'évaluation du caractère professionnel des maladies. Celui-ci passe de toute façon à côté de la moitié des cas de cancer - au moins - tous métiers confondus. «3 000 dossiers se soldent par une reconnaissance chaque année, alors que le nombre de malades est estimé entre 6 000 et 24 000», rappelle le Dr Pierre Lebailly, chercheur au centre François-Baclesse, à Caen.

Citation

Maladies professionnelles
En dehors du cas de Dominique Marchal, exposé dans notre article ci-contre, deux autres décisions positives ont été rendues récemment concernant des agriculteurs exposés aux pesticides.Cancer du pancréas. Le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles de Midi-Pyrénées a émis un avis favorable dans le cas de Michel Pérès. Cet exploitant du Castéra (Haute-Garonne) est décédé en 2004 d'un cancer du pancréas, à l'âge de 57 ans. Ses filles, Nathalie et Laurence, ont appris la décision par un courrier de l'assureur, daté du 15 mai 2006. Elles ont obtenu le paiement des indemnités journalières dues à leur père, le remboursement des frais d'obsèques et le versement du capital-décès.Maladie de Parkinson. A Bourges, c'est un ouvrier agricole, Gilbert V., qui a obtenu la reconnaissance du caractère professionnel de sa maladie de Parkinson, une première pour cette pathologie. La décision a été rendue le 12 mai 2006 par le tribunal des affaires de sécurité sociale.
Il s'en est fallu de peu que Dominique Marchal ne figure parmi les laissés-pour-compte du dispositif. Ce scénario fait encore frémir Catherine, convaincue que son mari donne trop à l'exploitation. Dans le salon où ils se tiennent côte à côte, elle clôt la discussion. «Tu es trop consciencieux, dit cette petite femme à lunettes dorées, qui ne hausse jamais le ton. Les week-ends, tu vas encore dans les champs.» Employée de bureau dans la zone d'activité locale, elle s'est attaquée à l'omerta imposée par l'industrie des pesticides exactement comme elle épluche la comptabilité pour son patron. Méthodique. Opiniâtre. Revenant, encore et toujours, sur la question clef du benzène.

Le premier expert chargé du dossier Marchal, en 2003, avait pourtant rendu un avis sans appel sur ce point. Le Dr François Testud écrivait que «les hydrocarbures pétroliers utilisés pour mettre en solution certaines matières actives [NDLR: dans les pesticides] sont exempts de benzène depuis le milieu des années 1970». Aujourd'hui, le toxicologue refuse de reconnaître son erreur. «Il s'agit d'une imprécision, argumente-t-il. J'aurais dû indiquer que le benzène n'était pas présent dans des proportions comportant un risque pour la santé.» Pour lui, le débat sur l'effet des faibles doses n'a pas lieu d'être.

Citation

Le benzène, suspect n° 1

Le benzène menace-t-il la santé des pompistes ou même celle des citadins? La question, non tranchée, revient régulièrement sur le tapis. Car cette substance, classée cancérogène par l'Union européenne, est présente dans l'essence et, par conséquent, dans les gaz d'échappement des voitures et des deux-roues. A Paris, par exemple, le taux de benzène dans l'air dépasse les normes de dangerosité sur plusieurs grands axes, selon le rapport d'activité d'Airparif. La réglementation limite la teneur à 1% dans les carburants et à 0,1% dans les solvants. Mais les scientifiques ne peuvent pas garantir que cette norme protège suffisamment les citoyens. «Il n'est pas possible de déterminer expérimentalement les doses de benzène ne produisant pas d'effet cancérogène», indique l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

Les produits suspects dans des pots à confiture

A l'époque, la parole de l'expert n'avait été contestée par personne. Sauf par Catherine, qui avait sollicité le sénateur des Vosges et président du Sénat, Christian Poncelet. Lequel s'était adressé à l'Institut national de la recherche agronomique. Dans son courrier du 28 janvier 2005, la présidente, Marion Guillou, répond à l'élu que «la composition intégrale des produits phytosanitaires est soumise au secret industriel». L'avocate du couple, Me Marie-José Chaumont, émet alors l'idée de se tourner vers un laboratoire indépendant. Et c'est Catherine Marchal, équipée de gants à vaisselle, qui transvase les produits suspects dans des pots à confiture avant de les porter à la société Chem Tox, dans la banlieue de Strasbourg. Les résultats, rendus en septembre 2005, se révèlent décisifs. Aujourd'hui, les fabricants eux-mêmes les corroborent. L'Express s'est procuré le rapport d'expertise et l'a soumis à l'Union des industriels de la protection des plantes. «Les sept marques nommées contiennent le même solvant, le Solvesso, où l'on retrouve du benzène dans une infime proportion, inférieure au seuil réglementaire», affirme le directeur de ce syndicat professionnel, Jean-Charles Bocquet.

D'autres malades ont maintenant l'intention de suivre l'exemple des époux Marchal pour contourner le secret industriel. Mais Jean-Charles Bocquet a mieux à leur proposer: «Si un agriculteur recherche un composant précis et nous envoie la liste des produits qu'il utilise, nous lui répondrons.» Parole d'honneur?

Estelle Saget

Dossier complet : http://lexpress.fr/info/sciences/dossier/p...?ida=454745&p=1

#46 diamant bleue

  • Invités

Posté 23 janvier 2007 à 12:35

Une petite action qui prend 5 mn...
----------------------------------------------------

Participez et faites participer à cette campagne contre la paraquat!

La Déclaration de Berne, organisation citoyenne forte de 18000 membres, a lancé une importante et passionnante action de protestation contre Syngenta: la société civile est invitée à donner son avis, pour déterminer si ce géant suisse de l'agrochimie est coupable de pratiques commerciales immorales.

Voici l'affaire:

Le pesticide PARAQUAT, commercialisé par l'entreprise suisse Syngenta, intoxique chaque année des dizaines de milliers de personnes. Dans de nombreux pays européens, l'utilisation du PARAQUAT n'est pas autorisée. Par contre, dans la plupart des pays en développement, des employées de plantations et des petits cultivateurs s'en servent pour éliminer les mauvaises herbes. Par suite d'accidents ou de suicides, des milliers de personnes meurent chaque année dans de terribles souffrances.

Vous pouvez contribuer à changer cela.
Soutenez l'action de la Déclaration de Berne sur le site :
http://www.tribunal.paraquat.ch

Le temps presse: d'ici fin janvier 2007, nous avons besoin du soutien d'au moins 50 000 personnes. Il faut que chacun-e participe et transmette ce message, afin que Syngenta cède à la pression de l'opinion publique et accepte d'arrêter la production du PARAQUAT.

Merci beaucoup!

P.-S.: N'oubliez pas SVP de transmettre cet e-mail à vos amis et connaissances. Merci!


http://www.MDRGF.org

#47 diamant bleue

  • Invités

Posté 29 janvier 2007 à 16:48

Résidus de pesticides dans les fruits et légumes : les derniers chiffres

La DGCCRF établit chaque année un bilan des résultats des plans de surveillance et de contrôles des résidus de pesticides dans les productions végétales. Le bilan (1) des données 2005 a été publié ce 26 janvier 2007.
La DGCCRF présente des résultats de manière rassurante en précisant que :" Pour les fruits et légumes 93,4 % des échantillons sont conformes et 6,7 % présentent une teneur en résidus dépassant la LMR autorisée (nationale ou communautaire)" .
Le MDRGF proteste contre la façon dont ces résultats sont présentes, qu'elle juge tendancieuse.
.
En effet, il n'est nul part mentionne la proportion des aliments végétaux qui contiennent des résidus de pesticides à des teneurs inférieures aux LMR, ce qui permet de donner une impression faussement rassurante des chiffres de la contamination des aliments par les pesticides. Rappelons que les chiffres 2004 montraient la présence de pesticides à des taux inférieurs aux LMR dans 43.8% des échantillons de fruits et légumes . Et en 2005 ? Mystère !!!
L'année dernière les chiffres (2) avaient été présentés plus honnêtement. On avait ainsi appris à la lecture des données de 2004 que : " Des teneurs inférieures à la limite maximale de résidus (LMR) ont été détectées pour 43,8 % des échantillons. 96,2 % des fruits et légumes analyses respectent donc la réglementation. Les LMR ont été dépassées dans moins de 4%."
La comparaison entre ces deux années montrent une dégradation : passage de 96.2% a 93.4% des échantillons respectant la réglementation, passage de moins de 4% a 6.7% des échantillons supérieurs aux LMR. Cette dégradation serait elle la cause de la disparition du chiffre de la proportion des aliments végetaux avec résidus inférieurs aux LMR ? Le chiffre serait il si alarmant en cette période électorale ?
"Le MDRGF demande la publication immédiate de tous les chiffres de ce bilan annuel sur les résidus de pesticides dans les aliments végetaux afin que les citoyens puissent se faire une idée juste du niveau de contamination important de leur alimentation par les pesticides" demande Francois VEILLERETTE, Président du MDRGF.

1 : http://www.finances.gouv.fr/DGCCRF/03_publ...spesticides.pdf
2 : http://www.minefi.gouv.fr/DGCCRF/04_dossie...sticide0806.htm

source : http://www.mdrgf.org

#48 modo 1

    Modérateur d'ONCT

  • Modérateurs
  • 291 Messages :
  • Genre : Homme

Posté 12 avril 2007 à 18:20

Les échanges sur le livre "Pesticides, révélations sur un scandale français" ont été séparés et déplacés dans le forum "Livres" : http://www.onnouscac...ic.php?p=287247

#49 Avireri

    Expert

  • Membres
  • 236 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Le langage

Posté 26 avril 2007 à 10:50

petit court-metrage (4 mn ! il s'agit d'un extrait.... si quelqu'un sait comment visionner la totatlité du reportage ?...) sur les pesticides : Alerte à Babylone

(désolé si mon post est un doublon...)

Ce message a été modifié par Avireri - 26 avril 2007 à 10:55.

l'Histoire est un ossuaire où les peuples se retrouvent dans l'éternelle égorgement de l'humanité.
Dudule, internaute.

#50 Cassiopée

    Bisounours et fière de l'être NA!

  • Modérateurs
  • 1 523 Messages :
  • Genre : Femme

Posté 26 avril 2007 à 11:34

Apparament ce court métrage date de 2005, et je ne l'ai jamais vu nulle part, par contre ils le vendent sur voir et agir à 30€ :horreur_grosyeux: alors que ce devrait être disponible pour tout le monde je trouve, c'est d'utilité publique!!!!!!
Comme quoi il n'y a pas de petit profits, même pour ceux qui se disent agir contre les grandes firmes, chacun trouve à faire son beurre là où c'est dans le vent!!! j'suis dégoutée.

Cassiopée

#51 feduloji

    Chercheur d'idées

  • Membres
  • 623 Messages :
  • Genre : Femme

Posté 04 juin 2007 à 11:57

voici un extrait de "Alerte à Babylone", film de Jean Druon ( 2005 ).
Dans cet extrait, un agronome connu pour ses recherches sur la biologie des sols résume l'évolution de l'agriculture en Europe depuis les années 1950, et explique les impacts de l'agriculture intensive sur la vitalité du sol et les réactions en chaîne comme les inondations.
Il aborde aussi les effets de ce mode de culture sur la santé humaine, avec notamment des actions à retardement sur les jeunes générations .
http://www.dailymoti...o/x1ds9p_alerte

#52 Eric

    Chercheur

  • Membres
  • 548 Messages :

Posté 04 juin 2007 à 21:52

Citation

Comme quoi il n'y a pas de petit profits, même pour ceux qui se disent agir contre les grandes firmes, chacun trouve à faire son beurre là où c'est dans le vent!!! j'suis dégoutée.

Moi aussi Cassiopée.
Nos films sont disponibles gratuitement sur http://www.latelevisionpaysanne.org/
Il y a entre autre une conférence très riche de Claude Bourguignon qui est l'agronome de l'extrait d'alerte à Babylone.

Le seul film que nous vendons, c'est "Les blés d'or" prix du meilleur documentaire 2006 au festival cinéma nature de Dompiere.
C'est notre seule source de revenus ormis des petits jobs que je fais pour financer en partie seulement ce que nous réalisons...
L'économie des productions alternatives reste un très gros problème :thermo:

Ce message a été modifié par Eric - 04 juin 2007 à 21:54.


#53 Fleur de Diamant

    Artiste Talentueuse

  • Membres
  • 4 389 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Hémisphère Sud
  • Intérêts : Nombreux

Posté 02 décembre 2009 à 19:46

Citation

Aux Etats-Unis, la généralisation des OGM aboutirait à une surutilisation de pesticides

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) permettent-ils de réduire la consommation de pesticides ? L'argument, contesté par les écologistes, est mis en avant par les entreprises de semences transgéniques. Une étude, publiée en novembre par The Organic Center, un centre de recherche américain opposé aux biotechnologies, ravive ce débat en affirmant que la généralisation du soja, du maïs, et du coton OGM aux Etats-Unis depuis 1996 a abouti à une surconsommation de pesticides de 144 000 tonnes (soit deux fois la quantité utilisée par an en France).
Conservez cet article dans votre classeur
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts
Sur le même sujet
Les restrictions à la production et commercialisation d'OGM en Europe
Infographie Les restrictions à la production et la commercialisation d'OGM en Europe
Infographie Les régions signataires de la charte anti-OGM
Chat - "Les politiques en direct" Nathalie Kosciusko-Morizet : "Le système d'évaluation des OGM n'est pas satisfaisant"
Edition abonnés Dossier : Enjeux et menaces des OGM

Le directeur scientifique du centre, Charles Benbrook, ancien directeur du bureau de l'agriculture de l'Académie des sciences américaine, devenu consultant, a utilisé les données collectées chaque année par le ministère américain de l'agriculture (USDA), qui évalue par sondage les surfaces traitées et les quantités appliquées par hectare. Ces données ne distinguant pas les plantes transgéniques des conventionnelles, M. Benbrook a donc estimé "l'impact" des biotechnologies en mettant en équation les chiffres de l'USDA avec des estimations - effectuées à partir de données publiques - des traitements appliqués en moyenne en fonction des modes de culture.

Selon ces résultats, l'utilisation de maïs et de coton génétiquement modifiés pour sécréter une toxine mortelle pour les insectes ravageurs (plantes Bt) aurait permis "d'économiser" 29 000 tonnes d'insecticides depuis 1996. En revanche, la généralisation du soja Round Up Ready (RR), conçu par Monsanto pour résister au passage de son herbicide vedette, aurait abouti à une surconsommation de 173 000 tonnes d'herbicides.

Le soja RR a conquis les agriculteurs américains : il représente 90 % des surfaces cultivées de soja. "C'est ce succès qui a entraîné l'accroissement des quantités de pesticides utilisées, affirme Charles Benbrook. L'utilisation d'un seul herbicide a favorisé l'apparition de mauvaises herbes résistantes. Plus on avance dans le temps, moins le système marche. Une seule application suffisait au départ pour contrôler les mauvaises herbes. Deux à trois sont parfois nécessaires aujourd'hui."

"DONNÉES INCOMPLÈTES"

Le rapport de M. Benbrook est contesté par le cabinet de conseil britannique PG Economics, spécialisé dans l'analyse de l'impact des biotechnologies - et en général favorable à ces dernières. "M. Benbrook utilise des données incomplètes de façon erronée", résume Graham Brookes, de PG Economics. Premier écueil : les données de l'USDA s'arrêtent en 2007 pour le coton, en 2006 pour le soja et en 2005 pour le maïs. Elles ont été complétées par extrapolation par M. Benbrook. Deuxième critique : ce dernier sous-évaluerait les traitements réalisés par les cultivateurs de soja traditionnel, peu nombreux aux Etats-Unis, donc jugés non représentatifs.

PG Economics utilise les données commercialisées par l'organisme privé DMR Kynetec, qui procède par sondage et, contrairement à l'USDA, distingue les modes de culture. Selon ces chiffres, M. Benbrook surestime l'utilisation des herbicides de 28 000 tonnes sur la période étudiée. Les mêmes données confirment toutefois une tendance à l'augmentation de l'usage des herbicides sur le soja OGM américain depuis le début des années 2000, de 10 % à 15 % par rapport à la période antérieure à 1996. Il augmente également sur le coton (de 18 % à 22 %), mais baisse sur le maïs (8 % à 12 %).

A ce débat sur les tonnages utilisés s'ajoute une controverse sur le glyphosate, la molécule active du Round Up, présentée comme moins dangereuse que celles qu'elle a remplacées. "C'est l'une des moins nocives utilisées actuellement, mais elle n'est pas sans risque", répond M. Benbrook.
Gaëlle Dupont

Source
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

Mon lien

#54 Fleur de Diamant

    Artiste Talentueuse

  • Membres
  • 4 389 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Hémisphère Sud
  • Intérêts : Nombreux

Posté 28 janvier 2010 à 19:48

La justice ouvre enfin les yeux ! :bravooo:

Citation

Un agriculteur, intoxiqué par un herbicide, indemnisé.

La cour d'appel de Bordeaux a condamné jeudi l'assurance accidents des exploitants agricoles (AAEXA) à indemniser un agriculteur charentais gravement intoxiqué en 2004 par un herbicide de Monsanto, le Lasso, a indiqué son avocat. Elle a ainsi "confirmé la décision de première instance, condamnant l'assureur à prendre en charge l'accident et la rechute de mon client au titre de la législation sur les accidents du travail et les maladies professionnelles", s'est félicité l'avocat. Selon lui, la juridiction bordelaise "a établi le lien de causalité entre les troubles et l'herbicide produit par Monsanto", ajoutant que c'était "une première en France devant une cour d'appel". En première instance, en novembre 2008, Paul François, un agriculteur de Bernac (Charente) âgé de 45 ans, avait obtenu auprès du tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) d'Angoulême la reconnaissance d'un lien entre la pathologie dont il souffre et son intoxication. L'assurance accidents des exploitants agricoles, qui n'avait pas voulu prendre en charge la rechute de l'agriculteur après une première hospitalisation, avait fait appel de cette décision.

Monsanto :tresfache: encore lui.

J'espère que d'autres agriculteurs monteront au créneau !
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

Mon lien

#55 Thony

    Chercheur

  • Membres
  • 441 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Aquitaine - Lyon

Posté 29 janvier 2010 à 01:59

Voir le messageFleur de Diamant, le 28 janvier 2010 à 19:48, dit :


J'espère que d'autres agriculteurs monteront au créneau !

Ou pas, il arrive un moment ou quand on se dit agriculteur, et cultivé de la nourriture, on ne devrait pas utiliser ses pesticides. Je suis contre l'infantilisation de cette profession, ils ont joués avec le diable, qu'ils en payent les consequances. Ce sont des assassins en puissance, alors ils ne me feront pas pleurer avec leurs malheureuses maladies contractées.

Moi je sais que la javel sa ne se boit pas, et meme pour du fric je n'en bois pas! A point c'est tout! Ils ont vouluent gagner plus... Ba c'est bien fait pour eux.
Moi je pronne le remboursement de l'integralité des frais aux proches et à la famille, surment pas à ses empoisoneurs a tracteur.

Allez pour combler mon compte cheque, je vais tenter du sianure dans les pates. :tresfache: :tresfache: :tresfache:

S'ils sont trop con!!! Les agriculteurs, c'est bien la profession apres qui j'en ai en se moment. D'habitude, je prend le temps de reflechir sur leur conditions, le systeme qui les emmennes ici etc. Mais Franchement Eux je sais pas, j'ai une haine contre eux ! Je les hais, voila, les voir passer tout les printemps en pulverisant a coté de chez moi des litres d'amoniac, et pleins de merdes... Lui se dit pas une seconde que mon petit pourrais s'en prendre plein la gueule. Alors Merde, c'est mon coup de gueule, il merite pas une once de sympathie.
Combien d'asmatiques, de cancers, de maladies... pour quoi? Des pommes pas bonne avec 35 traitement sur l'etalage.

Je les hais!!!!! c'est viceral!!

Alors Qu'ils viennent pas pleurer.
Lady Gaga nous sauvera tous !

#56 mouétout

    Chercheur

  • Membres
  • 335 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Charente Maritime
  • Intérêts : Nature et environnement, randonnée, famille, cuisine et conserves bio du jardin, lecture...

Posté 04 mai 2010 à 10:55

Aucune amélioration !
La semaine dernière, alors qu'il faisait beau, on vient de faire des fouilles archéologiques (sans résulat semble-t-il) pendant 2 jours dans un terrain proche de chez moi: pelleteuse qui a creusé 7 rectangles de 8/10 m de long sur 80 cm à 2 m de profondeur.
j'y suis allée voir par 2 fois, inspectant longuement les tas de terre végétale et de pierres, ainsi que les creux, curieuse de ce qu'on avait pu découvrir comme vestiges...Rien !
Mais ce qui m'a le plus interpellée, c'était le silence !...et l'impression de désert dans ce champ ! : pas un signe de vie, pas un insecte, ni sur l'herbe fauchée, ni sur les tas, ni dans le sol, puisque je voyais évidemment les "coupes "parfaites verticales !....
je suis née ici et y ai presque toujours vécu.
Autrefois, j'aidais mes parents dans les champs, et il y avait de petits escargots, des sauterelles vertes et marron, des cloportes, des perce-oreilles, des grillons, et une myriade de bestioles ...sans parler des mulots, taupes, lézards...
RIEN, JE VOUS DIS !
le champ d'à côté, en chaume (=non cultivé) depuis une dizaine d'années, que j'ai dû traverser pour y accéder, contient, lui, certaines de ces bestioles, évidemment, tout comme notre jardin qui le jouxte et qui, depuis 35 ans, n'a pas vu un seul produit chimique.C'est là que sévissent les taupes, les escargots (que nous ramasserons à la saison pour les manger),...et les doryphores sur nos patates!...Mais nous avons une sorte d'équilibre installé, puisque nous y récoltons nos fruits et nos légumes sans avoir besoin presque de rien acheter !

Voici, hélas qui vient corroborer ce que je raconte, l'Interview de Claude Bourguignon dans le dernier film de Coline Serreau


A voir absolument et à diffuser !
http://www.koreus.co...e-babylone.html
Le monde ne sera sauvé, s'il le peut, que par les insoumis.
André Gide

#57 pierre_t

    et là, ça marche ?

  • Membres
  • 1 574 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Breizh

Posté 04 mai 2010 à 14:20

Et ça n'a pas l'air de s'arranger en france :

http://www.rue89.com...sticides-150113
L'invraisemblable rapport parlementaire sur les pesticides
Par Marie-Christine Blandin | Sénatrice Verte du Nord | 04/05/2010 | 13H52

Citation

L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques vient de livrer un très étrange rapport d'information sur les pesticides et la santé. Signé du député Claude Gatignol et du sénateur Jean-Claude Etienne, il marque un retour en force de la promotion d'une agriculture inféodée à l'industrie chimique.

Et il fait fi de la préservation des écosystèmes, des ressources en eau et en sol, de la qualité des aliments, des revenus et de la santé des paysans.

Au moment du vote de ce texte, il n'y avait plus que 10 parlementaires présents sur 36. Je suis la seule à avoir voté contre. Je vous livre ici mes réflexions après avoir feuilleté avec assiduité le rapport, que les parlementaires n'ont découvert que le jour de sa présentation.[...]


#58 Aura

  • Invités

Posté 04 mai 2010 à 15:47

Citation

Le ton est donné dès l'introduction :

« L'agriculture s'est construite autour de l'utilisation des produits phyto-pharmaceutiques, moyen de proposer des produits végétaux de qualité et d'aspect irréprochables tels qu'attendus par le consommateur. »

Et si le consommateur décidait de ne plus acheter ces produits d'aspect irréprochable .
Et si le consommateur décidait d'acheter la petite carotte bio déformée délicieuse plutôt que la carotte bien grosse et magnifique, d'aspect irréprochable, sans gout ou presque .

Qu'est-ce qu'il se passerait ?

Citation

Les abeilles ne seraient pas menacées de disparition

Le rapport est truffé de conclusions intermédiaires à la rédaction ambiguë. Par exemple, il est écrit :

« En France, les statistiques nationales ne permettent pas à ce jour de chiffrer précisément un phénomène de surmortalité touchant les ruchers du territoire national. »

Pour ma part je n'ai pas besoin de statistiques pour chiffrer le phénomène, la vie n'a pas doté les abeilles d'un système immunitaire leur permettant de résister aux pesticides c'est ma conviction .

#59 Fleur de Diamant

    Artiste Talentueuse

  • Membres
  • 4 389 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Hémisphère Sud
  • Intérêts : Nombreux

Posté 04 avril 2011 à 19:22

En parlant de pesticides, savez vous que le produit insecticide que l'on diffuse sur les animaux, que ce soit en spray ou en pipette de la marque frontline, est bourré de gaucho ?

Un article intéressant malgré les interdictions d'utilisations de certains pesticides... et si tel n'est pas le cas, la terre est imbibée... Pauvre terre !

Citation

Les pesticides contaminent les nappes phréatiques

Près de 60% des prélèvements réalisés dans les nappes phréatiques révèlent une contamination par des pesticides. “La contamination est chronique dans le Sud”, selon l’office de l’eau qui estime toutefois qu’il n’y a “rien d’alarmant”. Une étude est en cours pour “évaluer le transfert des produits phytosanitaires dans le sol”.

L’atrazine, le diuron et le métolachlore ne sont plus autorisés en France depuis 2003. Pourtant, sur les prélèvements effectués par l’office de l’eau, les molécules de ces herbicides sont présentes à plusieurs reprises. Sur les vingt-six prélèvements réalisés dans les eaux souterraines au dernier trimestre 2010, quinze forages révèlent d’ailleurs une contamination variable en fonction du nombre de substances détectées et de leurs concentrations.

Les nappes les plus touchées sont celles de l’Est et du Sud où “cette contamination est chronique”. Deux points rouges sont surveillés de près par les techniciens : la nappe de la Salette à Saint-Pierre (qui alimente l’eau du robinet dans la commune) et celle des Cocos à Saint-Louis où les teneurs sont supérieures à la normale. Le Nord-Est et l’Est aussi ne sont pas en reste. L’office de l’eau a, en effet, retrouvé des traces de pesticides dans les eaux superficielles. Quatre rivières sur treize sont contaminées, en aval : la Rivière des Roches/Beauvallon, la Rivière Ste-Suzanne, la Grande Rivière Saint-Jean (“la plus concernée”) et La Rivière des Pluies au Pont Neuf.

En l’absence de résultats sur les parties médianes et amont des cours d’eau, il est difficile de conclure à une contamination généralisée à l’échelle de tout un linéaire de rivière. “L’hypothèse la plus vraisemblable est une contamination préférentielle des parties médiane et aval des rivières qui réceptionnent toutes les eaux circulant dans le bassin versant.”, relève l’office de l’eau dans son dernier bulletin de situation hydrologique.

“On est encore dans la norme”

Faut-il s’inquiéter de la présence des pesticides dans l’eau ? “Il y a une vraie contamination des eaux par les pesticides. Il y en a dans les eaux superficielles et souterraines mais il n’y a rien d’alarmant”, tient à relativiser son chef de service technique, Faïçal Badat face à la situation globale. “On est encore dans la norme, sauf dans le Sud et l’Est”, précise-t-il encore.

L’atrazine déséthyl reste la molécule la plus détectée (15/27 détections) avec des teneurs variables. “Aujourd’hui, si on fait un concours de circonstances, on se rend compte que l’activité économique agricole est concernée”, fait remarquer le chef de service technique. Pourtant, cette molécule n’est plus d’usage depuis 2003. “Cela ne veut pas dire que les gens l’utilisent encore… Ça peut vouloir dire qu’il y a le stock dans le sol. Et là où il y en a, il y en a régulièrement”. Un phénomène d’inertie dans les eaux souterraines qu’on ne retrouve pas dans les eaux superficielles.

Comment évolue ce stock de pesticides dans les nappes phréatiques ? Personne ne le sait pour l’instant. C’est donc pour étudier l’évolution du transfert des pesticides dans l’eau qu’une étude a été lancée par le BRGM. Elle permettra d’en savoir un peu plus sur les conséquences du pourrissement des produits phyto dans l’eau. “On est encore sur la norme”, insiste l’office de l’eau qui ne veut pas alarmer la population. Jusqu’à quand ?

Juliane Ponin-Ballom

Mon lien
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

Mon lien

#60 MP57

  • Invités

Posté 04 avril 2011 à 19:35

A ceux qui mange des céréales complètes, attention, car c'est sur l'enveloppe de la céréale qu'il y a le plus de pesticide...Désolé j'ai pas de lien. :parano: