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Mangez du poulet !


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6 réponses dans ce topic

#1 Padré

Padré
  • Invités

Posté 11 mai 2003 à 13:18

Dans un environnement naturel, les poules passent une grande partie de leur journée à rechercher et à absorber leur nourriture. Elles grattent et picorent. Elles ont une vie sociale intense et éprouvent le besoin de vivre en groupe.
Lorsque les poules pondent, elles recherchent un endroit protégé et sombre pour le nid. Elles demeurent sur l’œuf pendant un temps de repos après la ponte. À la recherche du confort, les poules soignent leur plumage avec le bec, des bains de sable ou de poussière, des mouvements d’extension et des battements d’ailes. Pour se reposer, elles se perchent et dorment la tête enfoncée dans les plumes du cou ou sous leur aile.

Promue machine à œuf, les poules vivent à plusieurs dans de petites cages incapables de bouger le corps et les ailes. Dans ces immenses usines à œufs, des milliers de volailles luttent pour leur survie. Privées de leurs besoins les plus élémentaires de mouvement et de socialisation, les poules souffrent de décalcification des os, de déformations aux pattes, de blessures et de lésions à la peau et au plumage. Leur prison sans fenêtre ne laisse jamais passer la lumière du jour.
On contrôle comme on peut les nombreuses maladies par une utilisation massive d’antibiotiques et de vaccins.
Cet environnement artificiel entraîne fatalement un comportement agressif ponctué de violents coups de bec. Pour éviter les batailles, on coupe le bec, une opération douloureuse qui en plus empêche la poule de boire et de manger normalement.

Dans ce monde plein d’agitation et de désespoir, l’œuf pondu roule immédiatement hors de la cage, emporté par un tapis roulant, frustrant tout instinct de nidification chez la poule. Après avoir pondu 300 œufs en 400 jours, les vieilles poules exténuées sont brutalement mises dans des camions où, sans nourriture et eau pendant plusieurs jours, elles meurent dans cet autre univers dément, l’abattoir. Leur pauvre chair malade finira dans une « soupe au poulet » ou dans de la nourriture pour chat et chien.

Lors du processus de sexage des poussins, les mâles sont rejetés par l’industrie des œufs. Ces millions de jeunes coqs inutiles peuvent être broyés, hachés vivants, entassés dans de grands sacs en plastique pour mourir par suffocation ou exposés à des concentrations élevées de gaz carbonique. La mixture obtenue par les cadavres est ajoutée à la nourriture destinée au bétail ou aux animaux domestiques.

Quand tous les animaux seront parqués dans des systèmes artificiels, que restera-t-il de la nature?

Source  : Alfred Kastler, Le grand massacre, Éd. Fayard.

:D  :D  :D

Padré

#2 Anjayl

Anjayl

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Posté 11 mai 2003 à 13:41

L'excellent Baraka nous expose tout le déroulement de cet affreux processus... je le recommande chaudement ( bien sur, le film ne traite pas de cela, mais un passage y est consacré... )

Ce message a été modifié par Anjayl - 11 mai 2003 à 13:42.


#3 Arkant

Arkant

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Posté 11 mai 2003 à 18:05

Je me demande si le terme Etre Humain nous est approprié quand on voit la cruauté dont nous sommes capables....

Heureusement que certains relévent le niveau, et c'est apparament le cas de quelques éleveurs au Canada (y aurait-il une émergence de conscience?..)
Voir ce qui suit:

Citation

L'élevage des poulets se fait dans des poulaillers propres, bien ventilés et climatisés, où les animaux peuvent se déplacer librement.

Les poulets destinés à la consommation n'ont pas le bec taillé.

Ils ont accès en tout temps à de l'eau et de la moulée.

Le processus de transformation du poulet est strictement régi par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Dans chaque usine, des inspecteurs de l'ACIA font en sorte que les lois et règlements sur la salubrité des aliments et le traitement des animaux soient respectés.

On n'administre aucune hormone aux poulets, son usage ayant été banni au Canada depuis les années 60.

L'ingrédient principal de la moulée (soit 88 pour 100) sont les grains et produits dérivés des grains, des graines à haute valeur protéique ainsi que du tourteau de soja et de canola. Les poulets sont donc essentiellement nourris de grains.

Même si l'usage occasionnel de médicaments tels des antibiotiques est permis afin de garder les troupeaux en santé, cet usage fait l'objet de règlements fédéraux et provinciaux rigoureux et est surveillé de très près. On a parfois recours aux antibiotiques pour prévenir la maladie ou traiter les animaux atteints d'une maladie.

Les producteurs de poulet au Canada sont tenus d'inscrire toutes les doses de médicaments administrées sur la fiche d'information sur le troupeau ou " fiche de troupeau ".

De plus, l'Agence canadienne d'inspection des aliments examine les poulets pour éliminer toute possibilité de résidus médicamenteux susceptibles de nuire à la santé humaine.

Nos producteurs sont voués à la modernisation de leurs entreprises, qui incorpore les normes les plus élevées en matière de traitement humanitaire des animaux, de salubrité des aliments et de technologie. En fait, plus de 80 pour 100 de nos producteurs ont amélioré leurs installations au cours de la dernière décennie, et particulièrement dans les derniers cinq ans.

Bref, je ne me mettrais quand même pas a manger de la viande pour attand, mais...bon... c'est deja un bon debut...(Pourvu que sa suive)

#4 WesternBasilic

WesternBasilic

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Posté 12 mai 2003 à 22:24

D'accord avec toi, o Padre.

Cela me rappelle qu'à 2 pas d'ici, un industriel (flamand) voulait implanter un site pouvant accueillir 100.000 poulets . Site qui devait s'étendre dans les prochaines années pour en accueillir davantage. Pour vivre dans un compartiment comme une boîte à chaussures. Quel stress pour ces animaux. Même en prison, les détenus ont droit à la promenade de santé. Pas ces bètes.
A quand des normes plus "humaines" à l'égard des animaux vivant en élevage ?

Heureusement, le bourgmestre lui a refusé l'implantation de son industrie. Bon, probablement est-il parti demander son autorisation dans une commune voisine, auprès d'un bourgmestre moins à cheval sur le respect des animaux et des nuisances ...

Raisons de plus pour éviter de manger la nourriture industrielle, la "fast food", ou plutôt "la bad food". Et de faire l'effort, ou  plutôt de changer nos (mauvaises) habitudes alimentaires , en approchant plus souvent les petits producteurs, les petits agriculteurs, le fermier qui élève des bètes naturellement, afin d'y acheter nos poulets, nos oeufs, nos légumes, ... Parfois un peu plus cher, mais quelle différence de goût !!

Dans les petits élevages, les bètes courent dans les prés, se dépensent énergiquement, voient le soleil, respirent en plein air, ... Elles sont généralement en pleine forme et en bonne santé.

Aux personnes qui ne veulent pas aller chez un petit producteur ou chez un fermier qui travaille encore à l'ancienne : subsiste la possibilité de faire son propre jardin (pour celui qui en a un), d'élever ses petits poulets, ses petits lapins, de cultiver ses légumes soi-même. Nul besoin de grandes connaissances. Encore faut-il avoir le temps et la volonté.
Notre santé a un prix.

"Dis moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es" :cochon:  :parano: :diable2:  :aureole:  :sleep:  :ovni:  :alcolo:

Bye,
WesternBasilic.

#5 vicflame

vicflame

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Posté 13 mai 2003 à 07:12

Tout à fait d'accord avec vous, les amis !!!  :bravooo:

Mais il y a aussi une autre chose qui me dégoûte profondément : non seulement ces petites bêtes sont erxploitées et malheureuses, mais il suffit qu'une "petite épidémie de peste aviaire" se déclenche, et on les abat PAR MILLIERS !!!! Avez-vous bien vu ces images de poulets ramassés AU BULLDOZER, par centaines ???  :tresfache:

C'est d'un véritable CHARNIER dont il s'agit !!! Ces exploitations industrielles, c'est le "Auschwitz des poulets" !!!
Ces animaux ne peuvent de toute façon pas être en bonne santé, étant donné les conditions dans lesquelles ils vivent !
Et lorsque certains d'entre eux tombent malades, alors on abat toute l'exploitation ? Ridicule, pitoyable et lamentable !  :poing:

Je n'ai pas entendu que l'épidémie provenait de poules et coqs en bonne santé et vivant librement en plein air, et vous ? Cela s'est déclaré DANS LES EXPLOITATIONS INDUSTRIELLES où ces pauvres créatures déplumées souffrent atrocement.

Les lois du karma veulent que tout ce qui est fait, ne fût-ce qu'à l'espèce des vers de terre, soit répercuté sur l'espèce qui l'a abattu... Je crains le pire pour les hommes !!!

Et tout ceci est évidemment révélateur de la valeur que nous attribuons aujouird'hui à la vie, tout simplement ! ALors, si l'on me dit que demain, ce sont les hommes et femmes qui doivent y passer, personnellement, je serais bien prêt à y croire, car la cruauté humaine n'a plus de limites !!! Et non, je ne pense toujours pas être "parano" !  :sourire:

A plus tard,
                    Vic.  :ange:

#6 Nowar

Nowar

    congénitalement curieux

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Posté 13 mai 2003 à 08:23

C'est vrai que les petits producteurs, ceux qui connaissent leurs animaux par leur prénom vont proposer de meilleurs nutriments.  :angeaile: Contrairement à ce que l'on pense, il ne sont pas plus chers que les trucs pourris de supermarché. Le calcul est simple:
Je souhaite vivre de l'élevage commercial. Mon client essentiel c'est la grande distribution qui va me proposer d'écouler ma came en l'achetant à un prix ridicule. Si je fonctionne sur des petites marges, je suis obligé de faire dans la quantité, sutout qu'avec tous les investissement que j'ai faits et le crédit Agricole qui me tiens par les couilles, me voila projeté dans une course en avant ou on ne se préoccupe pas de conditions de vie mais de chiffre d'affaire. :tresfache:  :triste2:
Le consommateur qui achète ces produits cautionne consciemment ou inconsciemment ce type de fonctionnement. Peu importe que tu soit végétarien ou carnivore, dés lors que tu donne un centime à ce système, tu est COMPLICE.
:marteau2:  :horreur_grosyeux:  :poing:
Donc cherche, et tu trouveras le petit producteur qui crée sa production. Si tu le trouve sur le marché, tu devras payer le surcout du trajet de la patente et des taxes propres au commerce. Si tu vas chez lui, le prix sera pour lui meilleur que celui de la grande distribution, comme pour toi. :cingle:
Alors, ami, prends ton baton de pelerin et cherches. Ce faisant tu donneras au petit les moyens de vivre et tu suscitera des vocations dans un domaine ou elles sont éradiquées par l'agriculture et l'élevage productiviste. :bravo2: