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Les Cassiopéens et les univers parallèles


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22 réponses dans ce topic

#1 joel

joel

    Tournicoti, Tournicoton

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Posté 25 mai 2003 à 10:32

Suite à la lecture du très bon post de Tos sur la manière d'appréhender l' ( ou les ) univers de Matrix, http://www.onnouscac...pic.php?p=31052 , je me suis dit que le moment était venu de présenter ce texte des Cassiopéens, datant je le précise de 1997.

La première fois que j'ai découvert ce texte, je m'étais naturellement étonné des similitudes avec la logique et la terminologie informatique. Mince ! Et s'ils avaient raison ?  8-o D'autant que les 2 Matrix reposent eux aussi sur les mêmes analogies. Idem d'ailleurs pour le film de SF, "Passé Virtuel" ( The Thirteen Floor en VO ), sorti il y a 3-4 ans, qui présentait lui également le thème des univers parallèles ou des réalités virtuelles par le biais du mode informatique.

Voilà pour la petite présentation, passons rapidement à l'extrait tiré de http://www.cassiopae...fr/wave9_fr.htm .

Citation

04-01-97

(...)

Q: (L) Les physiciens parlent d’univers multi-dimensionnels.  L’idée est que notre espace tri-dimensionnel et notre temps unidimensionnel sont des illusions des créatures  qui se trouvent sur ce plan ; l’univers a en réalité plus de dimensions, qui sont perpendiculaires à celles mentionnées ci-dessus.  Les physiciens ont fait différentes estimations à ce sujet: 5, 6, 7, 11, 256. Combien de dimensions l’univers a-t-il en réalité?
R: Concept pas correct.  Devrait être: Combien d’univers la « vraie » dimension a-t-elle?
Q: (L) Très bien alors.  Il me semble qu’au cours d’une séance précédente on nous a dit que le nombre d’univers est impossible à compter.  Est-ce vrai?
R: Infini, sans doute, mais il vaudrait mieux dire  variable et sélectif.
Q: (L) Expliquez variable et sélectif, s’il vous plaît.
R: Pour ceux qui savent comment, les univers peuvent être créés à volonté afin de transmodifier la fusion des réalités.
Q: (L) Qu’est ce que la fusion des réalités?
R: Qu’est-ce qui’il vous en semble?
Q: (T) Fusion de réalités d’un univers en un autre? La création d’une nouvelle réalité qui est ensuite fusionnée avec la première pour créer un univers ?  (L) Peut-être que cela veut dire que les réalités de différentes personnes fusionnent pour créer une sorte d « univers mutuel »? Comme qui dirait : « vous créez votre propre réalité » ?.
R: Terry est plus proche, Laura est en train de jouer « ailier gauche »
Q: (L) Question suivante: Les Cassiopéens, les Andromédiens et d’autres, parlent de « densités ».  Nous sommes supposés vivre en troisième densité.  Est-ce que le chiffre trois a quelque chose à voir avec les trois dimensions de l’espace ?
R: Définition originale plus proche du troisième niveau d’expérience, en rapport avec le spectre matériel/éthérique, mais des citoyens de ce qu’on appelle la Terre ont proposé  des explications de « Troisième Dimension » à cause de certaines influences sur leur subconscient, par une connexion de la mémoire des âmes avec les Archives Akashiques.
Q: (L) Alors je voudrais aussi savoir pourquoi vous vous référez à un outil technologique qui pourrait transporter  quelqu’un d’une densité vers une autre, c’est-à-dire le « Remolécularisateur Trans-Dimensionnel ?'
R: Pour reconstruire de la troisième densité en quatrième densité physique, il faut utiliser d’autres dimensions.  Souvenez-vous : nous vous avons parlé de doubles exacts qui fusionnent.
Q: (L) Mais il y a peu de temps, vous avez dit qu’il y a une dimension et de nombreux univers, et maintenant vous parlez d’une autre dimension.  La terminologie devient un peu confuse... (T) C’est comme quand on télécharge des programmes sur l’ordinateur. Certains programmes se chargent directement. D’autres doivent créer un espace libre sur le disque dur pour pouvoir placer des fichiers qui permettent de TELECHARGER le programme mais qui NE FONT PAS PARTIE du programme.  Et quand le téléchargement est terminé, les « instructions de téléchargement » sont effacées. Le disque dur est toujours le disque dur, mais pendant un certain temps, le programme a utilisé un segment du disque dur et a créé, disons,  une dimension temporaire. (L) Est-ce que c’est cela?
R: A peu près. Et souvenez-vous, nous avons dit « vraie » dimension!
Q: (L) Donc, c’est comme un disque dur, de nombreux programmes, des instructions de téléchargement de nouveaux programmes effacées ensuite,  etc.  S’il y a « une vraie dimension » et un nombre infini d’univers à l’intérieur de celle-ci, est-ce qu’un univers en particulier existe, par lui-même, à un moment donné, jusqu’à ce qu’il fusionne avec un nouvel univers, ou bien y a-t-il à l’intérieur de cette vraie dimension, des univers multiples, aussi réels que le nôtre, dans lesquels nous pourrions nous rendre, et se pourrait-il qu’ils existent  parallèlement au nôtre, pourrait-on dire?
R: Oui à ce qui est en dernier.
Q: (L) Et se peut-il qu’un nombre infini de dimensions existent à l’intérieur de chaque niveau de densité, même si ce n’est que temporairement?
R: Oui. Si vous voulez retourner en arrière pour changer l’ « Histoire », soit par rapport à des personnes, soit par rapport à ce qui est perçu universellement, vous devez d’abord créer un univers alternatif pour ce faire.  Vos « amis » SDS de la quatrième densité ont fait cela des tas de fois.
Q: (L) Si on crée un univers alternatif, est-ce que le premier continue à exister ou bien se fond-il dans le nouveau ?
R: Les deux.
Q: (T) L’univers dans lequel on se trouve : et on dit : « Je pense que je vais créer un nouvel univers ».  On le fait, on s’y installe, et on l’emmène avec soi.  Ça c’est la fusion des réalités. Mais quand on s’installe dans le nouvel univers, on ne se trouve plus dans l’univers d’origine, qui se poursuit de son côté. On apporte le schéma de l’ancien univers dans le nouveau et quand on commence à faire partie de l’univers qu’on vient juste de créer, on ne fait plus partie de celui qu’on vient juste de quitter. Il poursuit tout simplement son chemin avec tout ce qui y reste. (L) C’est comme ça?
R: En quelque sorte... rappelez-vous : on peut créer tout un éventail de types de possibilités alternatives.
Q: (L) Donc, on peut même créer un nouvel univers avec un nouveau « passé »?
R: Oui.
Q: (L) Et comme cela, les deux se produisent réellement et on peut changer le tout?

R: Après fusion, ce qui a précédé n’a jamais existé.
Q: (T) Pas pour la personne qui a créé le nouvel univers, mais le précédent  continuera à exister pour tous les autres.
R: A peu près cela.
Q: (L) Donc, pour une personne qui crée un univers, l’ancien univers n’a jamais existé, mais les autres êtres qui se contentent du vieil univers et continuent à y vivre, font toujours comme si...
R: Votre mental de troisième dimension limite l’étendue de votre compréhension dans ce domaine.
Q: (L) Si vous décidez que vous n’aimez plus l’univers dans lequel vous vous trouvez et que vous travaillez comme un dingue pour apprendre comment en créer un nouveau et que vous le faites, est-ce que vous oubliez que vous avez fait ça ?  et pourquoi vous l’avez fait, et est-ce que vous oubliez l’ancien univers?
R: Si vous voulez.
Q: (L) Donc on peut le faire ou non.... (T) Je pense à ce que vous avez dit : « un univers qui ne vous satisfait pas » ; est-ce  parce que vous percevez l’univers dans lequel vous vous trouvez comme étant triste parce que c’est comme cela que vous vous sentez  et c’est là que vous en êtes, en termes d’apprentissage, et qu’en créant nouvel univers vous voulez simplement changer la façon dont l’univers est autour de vous, et est-ce en fait vous qui avez un problème et non l’univers...
R: Hors jeu.
Q: (L) Donc l’univers dans lequel on se trouve est ce qu’il est, et on se trouve dedans pour une raison précise ... (T) On y est pour apprendre des leçons... Changer l’univers simplement parce qu’on ne veut pas apprendre les leçons qu’on a choisi d’apprendre... (L) Ou bien on les a apprises et c’est pour cela qu’on PEUT changer l’univers... (T) Quand on apprend on progresse automatiquement, on ne doit pas changer l’univers. L’univers changera pour nous.
R: Le « Déjà vu »  se produit avec les compliments des SDS de quatrième densité.
Q: (L) Est-ce que le « déjà vu » est le résultat d’une sensation que l’univers a changé?
R: Ou... une sensation de pont entre réalités.
Q: (T) Quand on entre dans un autre univers, y a-t-il des choses qui restent en arrière?
R: Non.
Q: (L) Qu’est-ce qu’il y a un pont entre réalités?
R: A quoi cela ressemble-t-il?
Q: (L) Est-ce que c’est comme de faire fusionner des univers? (T) Un pont c’est quelque chose qu’on place entre deux choses...
R: Vous voulez limiter, attendez d’être en quatrième densité. Alors le mot n’aura plus de sens!
Q: (L) Cela ne m’aide toujours pas à comprendre le «déjà vu » comme étant une sensation de « faire le pont entre deux réalités ».  Est-ce que le « déjà vu » se produit parce que quelque chose en provenance d’une autre réalité entre dans la nôtre?
R: Une possibilité..
Q: (T) N’avons-nous pas déjà parlé de cela? Qu’il s’agit d’une infiltration en provenance d’autres  dimensions... que quand nous pensons que nous avons déjà été en un endroit c’est parce que dans une autre dimension nous avons...
R: Oui.
Q: (L) Si on se trouve actuellement dans un univers particulier qui a été créé et fusionné par des SDS de quatrième densité et que l’ancien univers existe toujours,  et qu’on ressent une connexion, un pont parce qu’un soi alternatif se trouve dans cet univers alternatif, vivant une autre expérience... ou quelque chose d’approchant?
R: Pas de limites aux possibilités.

( NB : Commentaire de Laura Knight-Jadczyk ) Pas de limites aux possibilités.   Alors, nous commençons à avoir dans l’idée que cet « univers » dans lequel nous vivons, est en fait un endroit ETRANGE et MERVEILLEUX, bien au-delà de nos concepts limités de troisième densité. En outre, nous commençons à penser que notre réalité est réellement manipulée par des forces de densités supérieures et que les apparitions de « monstres » et de « choses anormales » peuvent être des indices quant aux époques et aux endroits où ces manipulations ont eu lieu, pour parler en termes généraux !! (...)


Les fans de Matrix, les Matrimaniacs, auront sans doute repéré l'explication du déjà-vu qui ressemble étrangement à celle présentée dans le 1er volet. Vous vous souvenez du moment où, avant de monter l'escalier avec l'équipe de Morphéus, Néo est intrigué de voir deux fois suite le même matou ( un chat noir, bien sûr ! ). La Matrice venait de changer le programme de l'environnement pour les prendre au piège.

Citation

R: Le « Déjà vu »  se produit avec les compliments des SDS de quatrième densité.
Q: (L) Est-ce que le « déjà vu » est le résultat d’une sensation que l’univers a changé?
R: Ou... une sensation de pont entre réalités.

La question que je me suis posée fut alors la suivante : cette idée de fusion de réalités avait-elle été déjà émise par quelque auteur de SF ? Immédiatement suivie de celle-ci : qu'est-ce qui avait inspiré cette idée dans le scénario des frères Wachowski ? Ceux qui possèdent le programme adéquat seraient bien inspirés de nous uploader la réponse.  8)

J'en viens finalement à me poser ces dernières questions : Notre univers est peut-être réellement aussi plat qu'un Cd-Rom, comme cela a été avancé dans un autre topic ? Et si les Cassiopéens et autres matériels assimilés correspondaient à des programmes particuliers pour rapprocher ou éloigner les petits curieux comme nous de la Vraie Réalité ou plutôt de la "Source" ? Le Forum d'Onnouscachetout.com représente-t-il une "anomalie" au sein de cette Matrice ?

Très sulfureuse, cette dernière question ! J'espère ne pas me faire rebooter pour cette insolence.  :sourire:

#2 TOS

TOS
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Posté 25 mai 2003 à 11:03

Je ne veux pas me faire un rabat-joie mais... matrix est et restera un film.

je sais que les freres Wamachin ont lu un tas de livres philosophiques, bibliques, boudhiques... etc... avant de se lancer dans matrix. Il n'y a qu'à voir les sites qui leur sont dediés, vous verrez qu'au bout de compte ils n'ont fait que reprendre quelques idées et les exploiter (et même les effets spéciaux étaient déjà présents dans quelques films hong-kongois).

Ensuite, après quelque temps de lecture cassiopienne... je ne sais pas pourquoi mais je me dis de plus en plus que ça n'est pas du channeling mais des ressentis personnels. Je sais que Laura Knight a fait plusieurs lectures avant de se lancer dans cette aventure, et qu'elle était même une protestante acharnée avant de devenir ce qu'elle est (suffit de voir sa bio dans son site).
Parfois, quand je lis certains textes, j'ai carrément l'impression qu'on me récite la bible ou autre livre chrétien. Quand je n'ai aucune impression... je pense que c'est l'inspiration d'un autre livre qui parle.


Allez savoir pourquoi mais je pense que matrix et cassiopiens ne sont que deux larges inspirations de livres deja plus ou moins connus.

Par contre c'est vrai que matrix 2 a presque mis en évidence quelques unes de mes croyances -> voir les deux couches de réalité.
j'ai toujours pensé que même ce qu'on apprend dans ce forum c'est parfois du pipot alors que tout le monde est d'accord. Je me demande comment est-ce qu'on peut avoir accès à quelques infos aussi facilement ? Ne dit-on pas que la connaissance est contrôlée ? Et si RIEN n'était vrai de ce qu'on a deja lu ici ? Et si là effectivement matrix a raison ? Et si... si...

Enfin, bon, pour moi matrix est un film à mediter, mais rien de plus.

#3 Pascuser

Pascuser

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Posté 25 mai 2003 à 12:25

Joel, le Ecrit le dimanche 25 mai 2003, 11:32, dit :

R: Oui. Si vous voulez retourner en arrière pour changer l’ « Histoire », soit par rapport à des personnes, soit par rapport à ce qui est perçu universellement, vous devez d’abord créer un univers alternatif pour ce faire.  Vos « amis » SDS de la quatrième densité ont fait cela des tas de fois.
Q: (L) Si on crée un univers alternatif, est-ce que le premier continue à exister ou bien se fond-il dans le nouveau ?
R: Les deux.
[...]
Q: (L) Donc, on peut même créer un nouvel univers avec un nouveau « passé »?
R: Oui.
Q: (L) Et comme cela, les deux se produisent réellement et on peut changer le tout?
R: Après fusion, ce qui a précédé n’a jamais existé.
Q: (T) Pas pour la personne qui a créé le nouvel univers, mais le précédent  continuera à exister pour tous les autres.
R: A peu près cela.
Q: (L) Donc, pour une personne qui crée un univers, l’ancien univers n’a jamais existé, mais les autres êtres qui se contentent du vieil univers et continuent à y vivre, font toujours comme si...
R: Votre mental de troisième dimension limite l’étendue de votre compréhension dans ce domaine.
Q: (L) Si vous décidez que vous n’aimez plus l’univers dans lequel vous vous trouvez et que vous travaillez comme un dingue pour apprendre comment en créer un nouveau et que vous le faites, est-ce que vous oubliez que vous avez fait ça ?  et pourquoi vous l’avez fait, et est-ce que vous oubliez l’ancien univers?
R: Si vous voulez.
[...]
R: Le « Déjà vu »  se produit avec les compliments des SDS de quatrième densité.
Q: (L) Est-ce que le « déjà vu » est le résultat d’une sensation que l’univers a changé?
R: Ou... une sensation de pont entre réalités.
Q: (T) Quand on entre dans un autre univers, y a-t-il des choses qui restent en arrière?
R: Non.
Q: (L) Qu’est-ce qu’il y a un pont entre réalités?
R: A quoi cela ressemble-t-il?
Q: (L) Est-ce que c’est comme de faire fusionner des univers? (T) Un pont c’est quelque chose qu’on place entre deux choses...
R: Vous voulez limiter, attendez d’être en quatrième densité. Alors le mot n’aura plus de sens!
Q: (L) Cela ne m’aide toujours pas à comprendre le «déjà vu » comme étant une sensation de « faire le pont entre deux réalités ».  Est-ce que le « déjà vu » se produit parce que quelque chose en provenance d’une autre réalité entre dans la nôtre?
R: Une possibilité..
Q: (T) N’avons-nous pas déjà parlé de cela? Qu’il s’agit d’une infiltration en provenance d’autres  dimensions... que quand nous pensons que nous avons déjà été en un endroit c’est parce que dans une autre dimension nous avons...
R: Oui.

Merci pour cette information intéressante.

La sensation de "déjà vu" comme perception d'une réalité modifiée m'a déjà souvent traversé l'esprit. J'avais envisagé la chose comme étant une "vague temporelle" qui traverse l'univers pour le remodeler comme suite à une modification du passé, si les voyages dans le temps étaient possibles (et le passage de cette vague dans notre cerveau et notre esprit sur la tranche de temps qu'on occupe afin de remettre à jour notre mémoire produirait cette sensation produirait cette sensation).

Ici, les auteurs cassiopéens affirment quelque chose qui a déjà été évoqué par les études scientifiques spéculatives de quelques physiciens théoristes, à propos du voyage dans le temps: à cause du paradoxe du grand-père (si vous allez dans le passé et tuez votre grand-père, vous ne pouvez pas être né, donc il y a une impossibilité que vous puissiez exister et aller remontre le passé pour le tuer); il y a une impossibilité théorique que notre mental ne peut pas franchir.  Alors l'idée est que toute modification du passé entraine la naissance d'une nouvel univers parallèle en bifurcation du premier; le premier univers continuant sa course comme prévue (donc l'univers de départ continue à exister avec nous comme progéniture descendant de notre grand-père, puis nous voyageons dans le temsp et disparaissons de cet univers, personne ne nous revoit jamais; pendant que dans un univers parallèle qui se crée à l'instant du passé où on a tué le grand-père, nous existons, mais sans avoir de géniteur, ni de papiers officiels d'existence, mais il n'y a plus d emoyen de regagner l'univers de départ, puisqu'on a bifurqué).

D'ailleurs c'est cette hypothèse qui est exposée avec brillo avec un joli dessin à la craie blanche sur un tableau noir par le Dr Emmet Brown, le savant fou héros des films "Retour vers le futur", dans le n°2 de cette trilogie, qui explique à l'autre héros, Marty Mac Fly, comment les choses se passent pour aller récupérer l'Almanach que Beef a utilisé dans le passé (bon là vous me suivez seulement si vous connaissez le film, sinon sautez :wink: )

Ceci représente bien la situation: l'ancien univers continue à exister avec son passé, mais le nouvel univers existe avec la fusion des êtres précédents mais le nouveau passé (en fait les êtres de l'ancien univers sont dupliqués dans le nouvel univers parallèle)

Mieux, plusieurs scientifiques ont avancé l'idée qu'à chaque fois que l'univers est confronté à un choix (par exemple à chaque fois que l'état quantique de n'importe quelle particule élémentaire peut être modifié pour prendre plusieurs valeurs possibles, et cela arrive un nombre incalculable de fois par seconde pour chaque particule), il se crée un nouvel univers parallèle contenant les différentes versions de ces choix, ce qui, si on descend ceci au niveau des particules élémentaires, peut représenter des millions de milliards de milliards, etc d'univers parallèles nouveaux par millisecondes, bref au total un nombre d'univers si grand que le mot infini en est une bonne description. Mais tout ceci restait spéculation scientifique...

Tout ceci pour dire que ces idées ne sont pas nouvelles, mais c'est toujours intéressant d'y remettre un coup d'éclairage pour rappeler que tant de choses qui nous dépassent porraient bien être une réalité qu'on ne soupçonne pas et qu'on nous manipule à travers....

#4 _fil_

_fil_

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Posté 25 mai 2003 à 14:44

L'important etant que le temps n'existe pas vraiment.Et que pour commencer a travailler sur la "Maya" faut deja la reconnaitre comme telle :)

Matrice ,maya ,etc.. c'est jamais qu'un oeuf dont il faut bien sortir un jour.L'appel de l'evolution.


  :sommeil:  :sommeil:  :petard2:  :sommeil: :peur: :cingle:  :sommeil:  :sommeil:    :angeaile:     :sommeil:  


   :parano:  :parano:  :parano:  :parano:  
  :parano:  :parano:  :parano:  :poing:

#5 c-cube

c-cube
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Posté 27 mai 2003 à 09:05

Citation

Q: (L) Les physiciens parlent d’univers multi-dimensionnels.  L’idée est que notre espace tri-dimensionnel et notre temps unidimensionnel sont des illusions des créatures  qui se trouvent sur ce plan ; l’univers a en réalité plus de dimensions, qui sont perpendiculaires à celles mentionnées ci-dessus.  Les physiciens ont fait différentes estimations à ce sujet: 5, 6, 7, 11, 256. Combien de dimensions l’univers a-t-il en réalité?
R: Concept pas correct.  Devrait être: Combien d’univers la « vraie » dimension a-t-elle?

Voilà une indication intéressante.

Une réalité unique ("la « vraie » dimension"), plusieurs manières de la percevoir...

Ceci n'est pas sans me rappeler une indication donnée dans les textes ummites à propos des particules découvertes par les physiciens dans leurs accélérateurs.

Les ummites affirment qu'il s'agit là d'une quête sans fin et que notre science se dirige vers une impasse à toujours vouloir chercher de nouvelles particules. En effet, pour eux, il n'y a qu'une seule particule élémentaire qu'ils nomment "IBOZOO UU" (Nan! C'est pas d'la colle !) et qui a pour particularité d'être de nature angulaire. Perçue par un instrument de mesure selon un certain "angle", c'est un neutron, perçue sous un autre "angle", c'est un proton... ainsi de suite.

Les ummites affirment donc que ce que font nos physiciens avec leurs accélérateur de particules, c'est la même chose que dans l'histoire des aveugles et de l'éléphant.

Un jour, quatre aveugles sont placés en présence d'un éléphant. On leur demande de décrire l'animal devant lequel ils sont placés. Chaque aveugle tatant une partie différente de l'éléphant, ils en arrivent à quatre descriptions divergentes.

Nos physiciens feraient pareil avec les particules. Ils obervent un IBOZOO UU dans telles circonstances et ils en déduisent qu'ils ont vu un proton mais l'observant dans telle autre, ils ont vu un électron ou un quark, etc...

Une seule réalité, de multiples perceptions...

Nous mêmes dans la vie de tous les jours quand nous voyons un objet dans "notre" espace "à trois dimensions", nous ne nous amusons pas à donner un nom différent à chaque perspective selon laquelle nous observons l'objet.

#6 joel

joel

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Posté 27 mai 2003 à 17:57

L'idée reprise par Pascuser selon laquelle une infinité d'univers parallèles pourraient se créer simultanèment est littéralement vertigineuse.

Mais dans ce cas, que fait notre âme ? ( Evidemment, je pars du principe que nous serions bien dotés d'une sorte de substrat immortel.) Notre âme reste-t-elle unique ou se démultiplie-t-elle en suivant les infinités de corps qui continueraient à se trémousser sur cette même infinité d'univers ? Autrement dit, serions-nous vraiment des êtres multi-dimensionnels comme l'affirment un nombre tout aussi impressionnant de channels ? Hé, qui sait ?, dans ce cas de figure, nous serions peut-être dans une sorte de lecteur multi-cd où le rayon laser représenterait en quelque sorte notre conscience ou notre subconscient.

Par ailleurs, et c-cube le rappelle, les Cassiopéens/Laura parlent d'une "vraie" dimension. Et c'est là que j'ai perdu pied. Pourquoi une "vraie" ? Parce que les autres univers ou dimensions ne seraient que des copies dont certaines provisoires dans le but de fusionner avec l'original(e) ? Et puis, je ne sais pas si "vraie" revient à dire "seule" car les Ummites eux-mêmes évoquent l'existence d'une infinité d'univers jumeaux apparemment sans lien les uns avec les autres. Hum, si ça se trouve, au moment même où j'écris ces lignes, il y aurait plein d'autres moi qui attendraient inconsciemment de rejoindre une autre dimension, créée par quelque être hyperdimensionnel !  :bounce: Cette idée ne vous a jamais effleuré l'esprit ?

Vraiment pas facile de comprendre tout cela ! Et quand en plus viennent s'ajouter d'autres notions telles que les densités, la réincarnation ou encore celle souvent entendue de l'illusion du temps, là, ça devient   :cingle: et  :grosyeux:  !

#7 Jean Ederman

Jean Ederman

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Posté 27 mai 2003 à 19:06

Si vous me permettez, en fait c'est d'une extrême simplicité !

Je remercie c-cube et Joël de me donner l'occasion d'en parler.

Il faut voir l'électron comme une onde stationnaire composée d'une onde divergente et d'une onde convergente, c'est-à-dire que l'une s'éloigne du point "central" tandis que l'autre s'en rapproche, le tout de façon concentrique.

Pour utiliser une métaphore, lorsque nous jetons un galet dans l'eau il se produit des vaguelettes divergentes qui s'éloignent du point d'impact. Lorsque nous faisons la même chose avec un cerceau, c'est l'effet inverse : les vaguelettes vont vers le centre. L'électron, c'est la conjugaison des deux. Ce que nous nommons la réalité n'est en fait que le plan d'eau. Mais si vous réalisez la même expérience à dix mille kilomètres d'ici le plan d'eau n'aura plus le même angle par rapport à la Terre. Il semblera plat mais sera différent.

Si vous mettez en présence deux électrons très proches l'un de l'autre (oubliez la vision des niveaux électronique), alors vous obtiendrez une combinaison d'angles dans la superposition de ces ondes. On peut faire de même avec trois, quatre, six électrons qui composeraient ainsi les quarks, qui composent les neutrons ou protons. D'où l'idée juste selon laquelle tout n'est qu'une question d'angle mesuré. La valeur des spins vient d'ailleurs attester de cette interprétation puisque l'agencement des quarks donnent justement des spins 1/3 ou 2/3 mais jamais être entier. Ainsi, les spins entiers se trouvent-ils dans les protons et neutrons mais ne sont que la résultante de spins non entiers.

La difficulté, pour l'électron, vient de ce qu'il est mobile. Cette mobilité lui confère un spin 1/2 ou -1/2 puisque cela correspond aux ventres positifs ou négatifs des sinusoïdes fréquencielles produits par l'effet Doppler (dû à son mouvement).

Ainsi, ce que nous mesurons en science n'est rien d'autre qu'un effet bidimentionnel d'une combinaison de fréquences. Il suffit de changer d'axe de mesure pour voir se dérouler une autre vision de ce phénomène. Ainsi, cette autre vision existe en même temps que celle que l'on mesure habituellement mais vu d'un autre angle, donc selon d'autres spins. Puisque un cercle comporte 360°, il suffit de modifier notre vision d'un seul degré pour voir "une autre vie atomique", donc un autre univers. En plus, il ne faut pas raisonner en terme de cercle mais de sphère, donc d'une infinité d'axes de 360°.

Joël a raison de parler du temps puisque celui-ci est lié à l'espace. Or, le monde matériel que nous voyons dans les microscopes à effet tunnel n'est rien d'autre que la résultante d'un équilibre des énergies et des "masses", lesquelles ne sont rien d'autre qu'un état particulier des ondes stationnaires que forment les noyaux atomiques, via les quarks. Si, cependant, une autre gamme de fréquence est utilisée pour ces ondes stationnaires (qui je le rappelle n'est pas de la matière) alors le vide supposé entre le noyau et les électrons n'existe plus et est occupé par un autre espace-temps dans lequel le temps est dilaté et l'espace contracté. Je ne développerai pas ici les implications énormes de ce concept. Mais en deux mots, il se passe bien plus de choses (transmission d'informations) dans un temps dilaté. Au passage, l'énergie n'est rien d'autre qu'une oscillation de densité temporelle d'un espace-temps vers un autre et est de ce fait vectoriel. Bon, je m'arrête là car je m'aperçois que je deviens bavard et risque de vous perdre dans des explications un peu pointues.

Ici (dans d'autres espace-temps), la difficulté consiste à comprendre que l'état d'équilibre dit "matériel" n'existe plus mais les ondes stationnaires de ces autres espace-temps forment un ensemble d'équilibre tout aussi cohérent. Ce qui me fait dire que les mondes éthériques, astraux, etc, ne sont rien d'autre que des espace-temps inclus dans ce vide atomique supposé.

Cordialement,

Jean Ederman.

Il suffit de se défaire des vieux shémas de compréhension de la matière (atome = noyau "dur" et électron "mou") pour s'apercevoir que tout est logique et cohérent. Ainsi, la "vraie" dimension est celle qui est faite de convergences et de divergences ondulatoires. Le reste n'est qu'une question d'angle et d'espace-temps.

Je pense que les ET l'ont compris depuis longtemps et c'est la raison pour laquelle leur vaisseau peut disparaître à nos yeux alors qu'ils apparaissent aux yeux de ceux vers qui ils vont, et, ce, sans bouger !!!

Cordialement,

Jean Ederman

#8 c-cube

c-cube
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Posté 27 mai 2003 à 19:25

Je crois qu'il y a une différence à faire entre les notions d'univers et de dimensions. Il me semble que ce n'est pas la même chose et que les deux terminologies ont souvent été amalgamées de manière abusive dans de nombreux écrits.

S'agissant de la notion même de dimension, je m'étais livré pour mon défunt site RSF (paix à ses pixels) à une réflexion que je vous livre ici...

Citation

Dans sa première acception (la plus courante), le terme dimension désigne "l'étendue d'un corps dans tel ou tel sens" (définition empruntée au dictionnaire "Larousse"). Nous pouvons donc constater qu'il est ici fait référence à l'étendue spatiale d'un objet, autrement dit sa taille. Et c'est ainsi que très jeunes, nous apprenons à distinguer les objets selon leur taille. Tel objet est plus grand qu'un autre ou plus petit. Nous faisons aussi bien cela par la vision que par le toucher et parfois aussi par l'ouïe pour appréhender, par exemple, la grandeur d'une pièce dans laquelle on se trouve : s'il y a de l'écho, on est dans un espace plutôt grand et relativement vide (A moins que les parois ou les murs ne présentent certaines propriétés). Puis nous en venons a découvrir l'idée de mesure. Par rapport à une unité étalon (le centimètre par exemple), on peut déterminer les dimensions d'un objet. C'est ainsi qu'on apprend à "mesurer" les "dimensions" d'un objet en fonction de sa forme : longueur, largeur, hauteur, circonférence, périmètre puis surface et volume.

Cela nous conduit à prendre conscience d'une autre manière d'appréhender l'idée de dimension, non plus par les tailles relatives des objets entre eux ou par rapport à une unité étalon, mais par le référentiel même dans lequel on prend la mesure, autrement dit l'espace. Nous en venons alors à la définition mathématique (plus précisément géométrique) de l'idée de dimension : "Chacune des étendues à considérer pour l'évaluation des figures : une pour les lignes, deux pour les surfaces, trois pour les volumes." (toujours selon le "Larousse")

Cette définition mathématique est très intéressante et très féconde parce qu'elle semble objective. Tout d'un coup, il nous semble avoir réalisé un bond conceptuel qui nous permet d'appréhender l'idée de dimension sans avoir directement recours à nos sens, mais plutôt à notre faculté d'abstraction. Tout d'un coup, nous ne nous intéressons plus tellement au contenu (les objets) mais au contenant (l'espace). Ainsi donc, selon cette acception, un espace à une dimension est une ligne, un espace à deux dimensions une surface et un espace à trois dimensions un volume.

Nous voici donc parvenus à la signification qui semble la plus répandue à la fois dans le langage courant et dans certaines communications spirites consignées dans des textes dits "ésotériques" : nous êtres humains de la troisième planète en partant du soleil (tiens donc, la troisième, quel heureux hasard !) nous sommes des êtres à trois dimensions, autrement dit tout en volume.

C'est plutôt, je dirais, la façon communément admise dont nous nous percevons couramment nous-mêmes dans les cultures influencées par les enseignements de la géométrie euclidienne.

Mais ce qui est intéressant dans les textes ésotériques auxquels je me réfère, c'est que les êtres qui délivrent leurs messages aux médiums ou aux channels prétendent être originaires de dimensions "supérieures" ou "différentes", ou plus explicitement de la quatrième, la cinquième ou la sixième dimension. Bigre ! il n'y en aurait donc pas que trois ! Nous serions nous trompés dans notre compte ?

Cette dernière question n'est pas que de pure forme. Car si nous examinons à la loupe ce concept géométrique de dimension, il semble exister un point commun évident entre les dimensions spatiales et il se trouve que c'est justement et précisément : le point.

Ne nous apprend-on pas, dans le cadre de la géométrie euclidienne, qu'une droite est constituée d'une infinité de points? Par extension il en va de même des plans et des volumes. Ainsi donc, avant la droite (espace à une dimension), il y a le point (espace de dimension nulle ?).

En effet, ce que je propose pour développer cette idée de dimension spatiale, c'est de considérer une unité d'espace qui serait à l'espace ce que le zéro est aux chiffres. Je propose donc de considérer le point comme l'unité d'espace qui sera définie par une dimension égale à zéro.

Entendons nous bien, nous parlons là de définitions très précises et il peut donc être surprenant de constater que, soit par abus de langage, soit du fait de la difficulté pour le médium d'apréhender ces concepts (difficulté qui est aussi la mienne, je dois bien l'avouer), on en vient à parler de première, deuxième ou troisième dimension quand en réalité, la source du message veut probablement parler d'espace à une, deux ou trois dimensions. J'écris bien probablement, car je suis loin de prétendre détenir la moindre certitude au sujet de ce dont veulent parler les textes auxquels je me réfère. D'où les hypothèses que je formule et que je soumets ici à votre attention.

Mon hypothèse 1 est donc la suivante : dans ces messages il est bien question de dimensions d'espace.

Ainsi, selon la précision que j'apportais plus haut, nous devrions, je crois, partir d'un espace à dimension zéro (le point) qui serait la première et seule dimension commune à tous les espaces de dimensions subséquentes.

Selon la signification du langage courant, qui reflète notre façon habituelle de nous percevoir, nous, humains à trois dimensions, vivons donc consciemment dans ce qu'il conviendrait d'appeler le quatrième espace à trois dimensions (le premier espace étant de dimension nulle).

J'insiste bien sur le terme consciemment et j'y reviendrai un peu plus bas. Car ce qu'impliquent les textes auxquels je fait référence, c'est qu'il existe immédiatement au-delà de notre espace habituel à trois dimensions un cinquième espace à quatre dimensions.

Or la quatrième dimension, en dehors d'une mythique série télévisée, cela doit rappeler quelque chose à tous ceux et toutes celles qui ont un jour fait preuve d'un minimum de curiosité à l'égard de la non moins fameuse Théorie de la Relativité Générale d'Albert Einstein.

Selon Einstein, la quatrième dimension, c'est le temps.

Surtout, si vous avez pris la peine (et même eu la patience) d'arriver jusqu'à ce point de ma réflexion, ne fuyez pas en courant, je ne suis pas spécialiste de cette théorie et je suis même aussi nul en math que l'était, paraît-il, Einstein avant de la formuler. Je ne vais donc pas me lancer dans un lourd et soporifique descriptif de cette théorie, aux implications néanmoins fascinantes et fructueuses à plus d'un titre.

Non, au risque de me ridiculiser ou encore de passer pour un orgueilleux de première, je vais oser contredire Einstein (hérésie des hérésies !).

Mon hypothèse 2 est donc la suivante : Einstein s'est trompé, le temps n'est pas la quatrième dimension et il existe bel et bien une quatrième dimension d'espace.

Et là, vous devez commencer à vous douter que nous allons nous trouver face à un mur conceptuel qui est le suivant : si nous sommes définis comme des êtres à trois dimensions parce que nous vivons dans un espace à trois dimensions, alors comment pouvons-nous appréhender une quatrième dimension d'espace ?

C'est peut-être le raisonnnement analogique qui va nous fournir une piste intéressante.

Sans doute vous êtes-vous, comme moi, imaginés un jour des êtres vivant dans les espaces de dimensions inférieures (inférieures en nombre et non en qualité)? Si ce n'est pas le cas et bien, qu'à cela ne tienne, c'est ce que nous allons faire maintenant...

Imaginons donc que sur une ligne (espace à une dimension) vit un être unidimensionnel qui en toute logique ne peut avoir pour forme que celle d'une section de ligne.

Avant de poursuivre mon exemple, j'apporte une précision d'importance : je parle bien de ligne et non de droite ou de courbe qui sont des cas particuliers de lignes. Ainsi, mon être unidimensionnel hypothétique qui est en quelque sorte "prisonnier" de son espace unidimensionnel linéaire ne peut en aucun cas s'apercevoir qu'il se trouve "dans" une ligne courbe ou droite pour la simple et bonne raison que la forme courbe et droite sont des perspectives d'espace à deux dimensions ! De même, la forme de mon être, lorsqu'il se déplace sur la ligne, est susceptible de changer si la courbure de la ligne varie dans le plan. Mais ça aussi, c'est une perspective d'espace à deux dimensions et mon être unidimensionnel n'en a cure : il ne s'en rend probablement même pas compte !

Déjà, nous voyons à quel point il peut être malaisé pour un être habitué, comme nous, à un espace à trois dimensions d'imaginer ce que pourrait être la vie et la perspective d'un être unidimensionnel. (Vite ! Passez moi l'aspirine !)

Et pourtant notre perspective d'humains nous permet de concevoir un tel être et même d'avoir connaissance de phénomènes inconnus de ce "pauvre petit être unidimensionnel". Imaginez un peu sa stupeur et son incompréhension si nous pouvions pénétrer dans son espace unidimensionnel pour lui raconter ce que nous percevons. Il semble logique que nous ne pourrions même pas le faire puisque les concepts bidimensionnels et tridimensionnels lui seraient inconnus (allez donc lui parler de hauteur ou de profondeur !).

Et en plus de ne pas nous faire comprendre d'un tel être, nous serions sans doute à l'origine de phénomènes considérés par lui comme défiants les lois de la physique de son espace. Nous pourrions par exemple couper un morceau de la ligne, le faire passer dans un espace de dimensions supérieures (deux ou trois), "recoller" la ligne là où nous l'avions sectionnée, "couper" un autre endroit de la ligne et "insérer" le fragment prélevé. Par le même procédé, nous pourrions faire se déplacer un de ses êtres sans qu'il soit passé par les points constitutifs de son espace.

Je suppose maintenant que vous voyez un peu mieux où je veux en venir.

Le même genre de prouesses nous serait accessible par rapport à des êtres vivant dans un espace à deux dimensions. Nous pourrions plier un plan (qui a pour nous la forme d'une énorme feuille de papier, bien que le raisonnement analogique ait ses limites : une de nos feuilles de papier possède une hauteur, si minime soit-elle, et elle est donc en réalité "en trois dimensions") et en pliant ce plan, faire passer un objet d'un point du plan à un autre point beaucoup plus éloigné, via notre espace à trois dimension. Pour un être vivant dans l'espace à deux dimensions, il semblerait alors qu'un objet se soit volatilisé d'une partie du plan pour en atteindre une autre sans passer par les points intermédiaires. Nous pourrions aussi "dessiner" un objet à deux dimensions sur ce plan et pour l'être bidimensionnel qui y réside, l'objet en question semblerait surgir de nulle part.

Ainsi, j'en arrive à la quatrième dimension d'espace dont j'ai supposé l'existence précédemment. Si des êtres quadridimensionnels existent, ils doivent être capables pour nous (les êtres tridimensionnels) des mêmes prouesses que celles que nous mêmes réaliserions pour des êtres habitant les espaces de dimensions inférieures au notre.

Par rapport à nous, un être quadridimensionnel doit pouvoir matérialiser un objet dans notre espace, lequel nous semble surgi du néant. Il doit aussi pouvoir faire se déplacer l'objet en question d'un endroit de notre espace à un autre, de manière instantannée et sans passer par les points intermédiaires de notre espace, mais bien par ceux de la quatrième dimension d'espace tout en pliant le notre. Et mon lecteur assidu et attentif de s'écrier : mais si de tels objets et de tels êtres existaient, nous devrions en avoir déjà observé ! Ce à quoi je répond que c'est peut-être bien le cas et que nous avons donné bien des noms à ces objets, l'un des plus récents dans notre Histoire étant celui d'OVNIs. En effet, selon de nombreux témoins à travers le monde, certains OVNIs ont dans leurs déplacements les caractéristiques que je viens de mentionner. Certains cas d'observation font état de l'apparition ou de la disparition instantannée de ces engins dans notre espace tridimensionnel. Selon mon hypothèse 2, ils n'ont fait qu'utiliser la quatrième dimension d'espace pour accomplir un tel tour de passe passe et sont dirigés par des êtres quadridimensionnels (qui vivent dans un espace à quatre dimensions et en ont conscience).

Jusqu'à ce point nous avons adopté un raisonnement analogique qui tenait compte de l'existence d'êtres intelligents dans les espaces de dimensions inférieures et supérieures. Si nous pouvions nous livrer à ce petit jeu de l'esprit assez facilement pour les espaces à une et deux dimensions, il nous est déjà plus difficile d'imaginer ce que doit être la réalité d'un espace à quatre dimensions.

Pourtant le principe de l'analogie peut une fois encore venir à notre secours.

Prenons le cas d'un espace unidimensionnel (une ligne donc) et prenons le cas particulier d'une ligne droite et infinie (autrement dit une droite).

Chacun sait, s'il a suivi quelques cours de géométrie euclidienne, qu'un segment de droite peut faire partie d'une figure d'espace à deux dimensions. Autrement dit, partant d'un segment dans un espace à une dimension, je peux l'utiliser pour en faire un carré dans un espace à deux dimensions. La figure en question appelée carré, comporte quatre segments égaux.

Pourquoi 4 ? D'où vient ce chiffre 4 ? Après tout on peut faire des figures qui comportent bien plus de quatre segments dans un espace à deux dimensions ! Oui mais le cas particulier du carré est intéressant car la figure elle-même nous renseigne sur le nombre de dimensions de l'espace qui la contient (de par le nombre de ses côtés). Un carré, c'est un segment d'espace unidimensionnel droit répété par le nombre de fois qu'il y a de dimensions dans l'espace directement subséquent et multiplié par deux. Plus simplement, vous prenez un segment, vous le multipliez par le nombre de dimensions d'un espace bidimensionnel (donc 2) puis vous le remultipliez par 2 et vous savez combien un carré possède de côtés. J'ai tenté de vérifier si cela foncionnait pour le cube et je me suis aperçu que l'on pouvait déduire le nombre de faces du cube en utilisant la régle de calcul suivante : dimension du cube multipliée par deux. Et c'est la même chose pour la figure suivante dans l'espace à quatre dimensions. Autrement dit, c'est toujours le double du nombre de dimensions qui nous dit combien de figures de l'espace précédent (à une dimension de moins) il faut utiliser pour produire la figure propre à un espace donné. En résumé vous prenez le nombre de dimensions d'un espace et vous le multipliez par deux pour savoir de combien de figures de l'espace pécédent est constituée la figure de cet espace.

La figure dérivée du cube dans un espace quadridimensionnel doit donc posséder 8 "faces" (4x2) qui sont en fait des cubes (et non plus des carrés). Pourquoi des cubes? Parce que dans l'espace directement supérieur à un espace donné (en nombre de dimensions), la figure correspondante (ou "dérivée") d'une figure donnée est constituée d'un certain nombre de fois cette figure initiale. Autremennt dit, un carré est constitué de segments, un cube est constitué de carrés et l'équivalent quadridimensionnel du cube doit (par analogie) être lui même constitué de cubes.

Puisque nous savons combien de côtés possède un carré (il en a 4) et combien de faces (ou encore de carrés) et de côtés (ou encore d'arrêtes) possède un cube (6 côtés et 12 arrêtes), nous pouvons déduire combien de cubes, de carrés et de segments possède la figure qui suit (et que certains appellent un hypercube) :

1 dimension d'espace = 1 côté (ou segment)
2 dimensions d'espace = 4 côtés = 1 face (ou carré)
3 dimensions d'espace = 12 côtés (ou arrêtes) = 6 faces = 1 cube
4 dimensions d'espace = 32 côtés (ou arrêtes) = 24 faces = 8 cubes = 1 hypercube

J'arrête là la citation, car ma réflexion se poursuivait avec des schémas que je ne peux, hélas, pas reproduire ici.

S'agissant des êtres de "dimensions" inférieures, j'étais tombé il y a plus d'un an sur un texte tout à fait édifiant qui abordait la notion de dimension sous un angle bio-psychologique. Voici, en très condensé, ce que disais ce texte... Ce qui fait qu'un être "appartient" à telle ou telle dimension c'est sa perception des dimensions elles-mêmes, perception qui serait "extraite" du temps. Ainsi, les êtres unidimensionnels et bidimensionnels ne seraient pas des êtres plats ou filiformes dans un espace correspondant mais ceux qui n'ont conscience que de telle ou telle dimension. Les êtres en question se balladent tout les jours sous notre nez. Ce sont les escargots, les vers de terre, les chiens, les chats, les chevaux...

Ce texte était vraiment remarquable et ouvrait bien des perspectives, d'autant plus qu'il complétait admirablement la théorie du temps 3D d'Eric Julien. Malheureusement, il m'a été impossible de remettre la main dessus après maintes recherches sur le net...  :triste:

Mais je ne désespère pas vous le retrouver, à moins qu'un de nos chercheurs émérites du forum n'y parvienne avant moi (coucou Sphinx et Zeh !).

#9 Jean Ederman

Jean Ederman

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Posté 28 mai 2003 à 06:14

Bravo c-cube !

Tu as approché de très près la définition même de l'espace-temps fractal. La vision multiplicatrice (par 2) des objets définissant le nombre de dimensions correspond sensiblement au coefficient de fractal appliqué à l'espace-temps. Pour la réflexion, voici deux indices : Pi et le Nombre d'Or (entre 1 et 2)...ou "comment" passer d'un univers à N dimensions à un univers à N+1 dimensions, et inversement. Ce qui est important dans les dimensions...c'est celui qui les traverse !

Cordialement,

Jean Ederman

#10 c-cube

c-cube
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Posté 28 mai 2003 à 08:36

Merci Jean !  :D

Comme je le disais, cette petite réflexion à laquelle je m'étais livré se poursuivait un peu plus longuement. J'avais ainsi détaillé le mode de calcul et réalisé un tableau s'apparentant au triangle de Pascal. Intuitivement, j'ai pu retrouver les opérations mathématiques (fort simples) qui permettent de déterminer le nombre d'éléments constitutifs de la figure correspondant au cube dans les espaces de dimensions supérieures à 4. Ainsi, dans l'espace à 5 dimensions, j'ai nommé la figure métacube (le cube du cube) et déterminé combien elle comporte d'hypercubes, de cubes, carrés et segments. J'ai développé mon tableau jusqu'à la dimension 10 et on obtient des chiffres proprement ahurissants. Pas étonnant que les physiciens en arrivent à des modèles où les dimensions spatiales supérieures aux 3 que nous connaissons sont comme "repliées" dans des espaces tout petits...  

Maintenant, j'ignore si on peut ainsi multiplier les dimensions spatiales à l'infini et dans quelle mesure cela "colle" à la réalité, mais c'est un exercice amusant qui fait toucher du doigt l'incroyable complexité des structures de dimensions supérieures par rapport aux notres.

Citation

Ce qui est important dans les dimensions...c'est celui qui les traverse !

Le texte auquel je faisait référence à la fin de mon précédent post rejoint cette optique. C'est la structuration mentale de l'observateur (la "grille" qu'il plaque sur le réel) qui déterminerait sa perception des dimensions spatiales. Les sciences cognitives ont probablement tout autant de choses à nous apprendre que la physique elle même dans ce domaine.

#11 joel

joel

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Posté 03 juin 2003 à 21:11

Merci Jean pour tes interventions qui me laissent souvent bouche bée.  :o  :wink:

Mais pour être honnête, même si c'est d'une extrême simplicité, je dois avouer, comme sans doute d'autres béotiens de mon espèce, que j'ai un peu de mal à tout capter.  :oops: Mais ce n'est pas grave ! C'est inscrit quelque part dans un coin de mon disque dur neuronal et, le jour où j'arriverai à booster mes deux hémisphères, je pourrai enfin crier "Eurêka !" dans ma baignoire !  :bounce:

C-cube,  :wink:

Merci également pour ta description de l'objet quadri-dimensionnel faisant irruption dans notre espace tri-dimensionnel, comme l'ovni ou peut-être les Rods, qui correspond tout-à-fait à celle de JPP, dans un de ses ouvrages sur les Ummites, pour tenter d'expliquer ces mystérieuses apparitions.

Mais avant même que JPP n'y mette son grain de sel, Ouspensky s'était intéressé à cette question ( et encore avant lui, Riemann en 1854 ). Laura Knight-Jadczyc en parle d'ailleurs assez longuement dans ses articles 5 et 6 sur "L'Onde".

Citation

(...) Si nous existons dans un état mental qui ne perçoit que trois dimensions, cela doit signifier que les propriétés de l'espace sont créées ou différenciées par certains attributs que nous avons en nous. Pour une raison ou une autre, le Tout ne nous est pas accessible.

En 1908, Ouspensky écrivit dans un essai intitulé "The Fourth Dimension" :

« Nous pouvons avoir de très bonnes raisons de dire que nous sommes nous-mêmes des êtres en quatre dimensions et nous ne sommes tournés vers la troisième dimension que par un seul de nos côtés, c'est-à-dire par une petite partie seulement de notre être. C'est seulement cette partie de nous qui vit en trois dimensions, et nous ne sommes conscients que de cette partie comme étant notre corps. La plus grande partie de notre être vit dans la quatrième dimension, mais nous n'avons pas conscience de cette plus grande partie de nous-mêmes. Ou bien, il serait encore plus juste de dire que nous vivons dans un monde quadri-dimensionnel mais que nous ne sommes conscients de nous-mêmes que dans un monde tri-dimensionnel. »

Sinon, concernant l'auteur du texte sur la psychologie animale et sa perception de l'environnement ( par rapport aux dimensions ), je te confirme bien qu'il s'agit bien d' Ouspensky et le livre en question s'intitule "Tertium Organum". Laura K.J. en avait repris un extrait significatif dans son 6ème chapitre de "L'Onde".

Et comme le site est encore en reconstruction, je vais reporter ci-dessous les passages qui me paraissent cadrer avec le contenu de ton article. A noter le choix par les cassiopéens du terme "densité" à la place de celui de "dimension". Mais on en reparlera plus tard :

Citation

L'Onde Chapitre VI par Laura KJ ( traduit par Micheline Deschreider )

11-02-95


Q (L) : Nous avons lu récemment dans le livre d' Ouspensky : Tertium Organum ce qu'il écrit à propos des perceptions; s'agit-il là d'une description assez exacte de l'état de nos perceptions et de l'état de perception de la deuxième densité?
R : Oui.
Q (L) : Bon. Faisons un saut jusqu'à la perception de quatrième densité ; est-ce que la perception en quatrième densité est...
R : Attendre et voir venir

(...) de quoi s'agit-il exactement, et COMMENT se fait-il que nous puissions vivre dans un monde où les perceptions sont si différentes, et pourquoi celles-ci peuvent-elles avoir sur nous un effet tel que nous pouvons vivre et évoluer parmi des êtres que nous sommes incapables de percevoir.

Il y a aussi le problème de ce que peuvent être nos propres perceptions une fois que nous avons « passé de classe » et atteint la quatrième densité ; c'est une question à laquelle nous aimerions tous recevoir une réponse. Dès lors, il se peut que dans ses spéculations à ce sujet Ouspensky nous donne certains indices, bien qu'ils ne soient certainement pas tous corrects.

En fait, Ark et moi avons longuement hésité à partager cet extrait parce qu'il perçoit des erreurs dans les “raisonnements scientifiques” d' Ouspensky. Ark dit qu'ils ne sont pas scientifiques du tout, et qu'Ouspensky se contente de faire des suppositions et des déclarations sans les étayer par des preuves.

C'est peut-être vrai, mais cet extrait donne un aperçu de ce qui pourrait faire la différence entre perception humaine et perception animale du monde qui nous entoure, ce qui nous permettra de disposer d'un cadre à partir duquel nous pourrons faire de plus amples spéculations. Entre-temps, Ark préparera des informations supplémentaires sur les connaissances actuelles dans des domaines particuliers touchant à des sujets dont Ouspensky ne soupçonnait même pas l'existence, ou s'il l'imaginait, il n'y connaissait pas grand chose ; donc, gardez cela à l'esprit.

(... ) Le texte d'Ouspenky sur les perceptions uni, bi et tri-dimensionnelles :

" Si l'idée de Kant s'avère, si l'espace avec ses caractéristiques est une propriété de notre conscience et non une propriété du monde extérieur, alors la tridimensionnalité du monde doit dépendre d'une manière ou d'une autre de la constitution de notre appareil mental.

Concrètement, la question peut être posée comme ceci : Quelle est la relation de l'étendue tridimensionnelle du monde avec le fait que notre appareil mental contient des sensations, des représentations et des concepts, et qu'ils apparaissent exactement dans cet ordre?

Nous avons un appareil mental de cette sorte, et le monde est tridimensionnel. Comment prouver que la tridimensionnalité du monde dépend de cette constitution particulière de notre appareil mental?

Si nous étions capables de modifier notre appareil mental et d'observer que le monde qui nous entoure change à mesure que nous opérons ces modifications, cela nous prouverait que les propriétés de l'espace dépendent des propriétés de notre mental.  

(...) Donc, l'idée de Kant pourrait être prouvée expérimentalement si nous étions capables d'assurer que pour un être ne possédant rien d'autre que des sensations, le monde est unidimensionnel ; pour un être possédant sensations et représentations il est bidimensionnel ; et pour un être possédant, outre les concepts et les idées, également des formes supérieures de perception, le monde est quadridimensionnel.

(...)  nous savons que le monde n'est pas composé de surfaces ; nous savons que nous percevons le monde de manière incorrecte. Nous savons que nous ne voyons jamais le monde tel qu'il est réellement, non seulement dans le sens philosophique de cette expression, mais même dans le sens géométrique le plus ordinaire. Nous n'avons jamais vu un cube, une sphère, etc. ; nous n'avons jamais vu que des surfaces. En réalisant cela, nous corrigeons mentalement ce que nous voyons. Sous les surfaces, nous pensons le solide. Mais nous ne pouvons jamais nous représenter un solide; nous ne pouvons pas représenter un cube ou une sphère qui ne soit pas en perspective mais présentant tous ses côtés à la fois.

Il est clair que le monde n'existe pas en perspective, et cependant nous sommes incapables de le voir d'aucune autre façon. Nous ne voyons tout qu'en perspective, c'est-à-dire qu'en percevant le monde avec nos yeux nous le percevons déformé. Et nous savons que nous le déformons. Nous savons qu'il n'est pas tel que nous le voyons. Et sans cesse nous corrigeons mentalement ce que notre œil voit, substituant au contenu réel, les symboles des choses que notre vision nous montre à NOUS.

(...) A cet égard, les observations faites sur des aveugles qui commencent à voir, sont des plus intéressantes. Le périodique Slepetz (L'aveugle) I912, contient une description, basée sur l'observation directe, de la manière dont des personnes aveugles de naissance, apprennent à voir après avoir subi une opération qui leur a rendu la vue. Voici comment un jeune homme de dix-sept ans décrit ses expériences après avoir subi une ablation de la cataracte. Le troisième jour après l'opération, on lui a demandé ce qu'il voyait. Il a répondu qu'il voyait une vaste étendue de lumière, avec des objets ternes bougeant à l'intérieur de celle-ci. Il ne distinguait pas ces objets. Ce n'est qu'au quatrième jour qu'il a commencé à les distinguer, c'est seulement après deux semaines, quand ses yeux se sont habitués à la lumière, qu'il a commencé à faire un usage pratique de sa vue pour discerner des objets. On lui montra toutes les couleurs du spectre, et il parvint rapidement à les distinguer, sauf le jaune et le vert, qu'il a confondus pendant une période assez longue. Un cube, une sphère et une pyramide, placés devant lui, lui ont paru être un carré, un disque plat et un triangle. Lorsqu'on plaça un disque plat à côté de la sphère, il ne put distinguer aucune différence entre les deux objets. Lorsqu'on lui demanda de décrire sa première impression des deux figures, il répondit qu'il avait remarqué dès l'abord la différence entre le cube et la sphère, et il avait réalisé qu'il ne s'agissait pas de dessins, mais il n'avait pas été capable d'en dériver la représentation d'un carré et d'un cercle, jusqu'à ce qu'il éprouve, du bout des doigts, la même sensation que lorsqu'il avait touché un carré et un cercle. Lorsqu'on lui permit de manipuler le cube, la sphère et la pyramide, il identifia immédiatement ces solides par le toucher, et fut surpris de ne pas les avoir reconnus dès l'abord par la vue. Il n'avait alors pas encore de représentation de l'espace, de la perspective. Tous les objets lui apparaissaient plats. Bien qu'il sût que le nez fait projection et que les yeux sont enfoncés dans les orbites, le visage humain paraissait également plat à ses yeux. Il éprouvait une joie immense à avoir retrouvé l'usage de ses yeux, mais au début, regarder les choses le fatiguait. Les impressions l'accablaient et l'épuisaient. C'est pourquoi, bien que sa vue fût redevenue parfaite, il avait parfois recours au toucher pour se détendre d'une certaine manière.

Nous ne sommes jamais capables de voir ne serait-ce qu'une petite partie du monde extérieur tel qu'il est, c'est-à-dire tel que nous savons qu'il est. Il nous est impossible de voir simultanément tous les côtés et l'intérieur d'un bureau ou d'une armoire. Notre œil déforme le monde extérieur d'un certaine façon, de manière à nous permettre, quand nous regardons autour de nous, de déterminer la position des objets par rapport à nous-mêmes. Mais regarder le monde autrement que de notre propre point de vue est impossible. Et nous sommes incapables d'en avoir une vision correcte, une vision qui ne soit pas déformée par notre propre vue.

Le relief et la perspective – voilà comment notre œil déforme les objets. Ils sont une illusion d'optique, une tricherie visuelle. Un cube en perspective n'est qu'un symbole conventionnel d'un cube en trois dimensions. Et tout ce que nous voyons n'est qu'images conventionnelles de ce monde, conventionnellement réel en trois dimensions, que notre géométrie étudie ; ce n'est pas le monde réel lui-même. Sur la base de ce que nous voyons, nous devons deviner de quoi il s'agit réellement. Nous savons que ce que nous voyons est incorrect, et nous pensons que le monde est différent de ce que nous voyons. Si nous n'avions aucun doute au sujet de l'exactitude de notre vision, si nous savions que le monde est tel que nous le voyons, il est raisonnable de penser que nous y penserions comme nous le voyons. En pratique, cependant, nous introduisons en permanence des corrections dans ce que nous voyons.

Cette faculté d'introduire des corrections dans ce que voit l'œil, implique nécessairement la possession de concepts, car les corrections sont apportées de par le raisonnement, ce qui est impossible sans concepts. Sans cette faculté de corriger ce que l'œil voit, nous verrions le monde tout à fait différemment, c'est-à-dire que nous verrions incorrectement ce qui existe réellement, nous ne verrions pas du tout une grande partie de ce qui existe réellement, Et nous verrions beaucoup de choses qui n'existent pas du tout en réalité.

En premier lieu, nous verrions un grand nombre de mouvements inexistants Pour obtenir une sensation directe, chacun de nos mouvements est relié aux mouvements de tout ce qui nous entoure. Nous savons que ce mouvement est illusoire, mais nous le voyons comme s'il était réel. Les objets tournent devant nous, passent rapidement à côté de nous, se dépassent les uns les autres. Les maisons devant lesquelles nous passons lentement en voiture tournent lentement ; si nous passons rapidement devant elles, elles tournent rapidement, des arbres surgissent, s'enfuient et disparaissent.

(...) Voilà comment tout nous apparaît. Et bien que nous sachions déjà que tous ces mouvements sont illusoires, nous continuons cependant à les voir, et parfois nous sommes inconscients de l'illusion.

De combien d'autres illusions encore serions-nous victimes si nous n'étions pas capables de mentalement découvrir les causes qui les produisent et si nous devions tout considérer comme existant exactement comme nous le voyons? Je vois cet objet, donc il est.

Cette assertion est la source principale de toutes les illusions.     La façon correcte de dire serait: Je vois cet objet, donc il n'est pas. Ou du moins :  je vois cet objet, donc il n'est pas ainsi.

(...) Nous ayant vus ou sentis nous-mêmes dans le monde en quatre dimensions, nous trouverons que le monde en trois dimensions n'a pas et n'a jamais eu d'existence réelle, qu'il était une création de notre imagination, un fantôme, un fantasme, un spectre, une tromperie, une illusion d'optique - enfin tout ce que l'on veut, sauf la réalité.  [Ouspensky, 1920]


#12 joel

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Posté 03 juin 2003 à 21:21

Pour vulgariser la géométrie euclidienne et la géométrie quadri-dimensionnelle de Riemann, rien de tel que ce texte de Laura KJ ( L'Onde Ch 5 ) :

Citation

(...)
Le 10 juin 1854, à l'Université de Göttingen, en Allemagne, Georg Bernhard Riemann fit un exposé intitulé "On the Hypotheses Which Lie at the Foundation of Geometry" , qui sonna le glas pour les vues classiques, linéaires de l'univers, et introduisit la théorie des dimensions supérieures. Ainsi que je l'ai écrit dans Noah, les vues qui prévalent en physique finissent par imprégner toutes nos interactions culturelles et sociales, et il ne fallut que 30 années environ après l'exposé de Riemann, pour que la " mystérieuse quatrième dimension " commence à affecter profondément les arts, la philosophie et la littérature.

Soixante ans plus tard, Einstein eut recours à la géométrie quadri-dimensionnelle de Riemann pour expliquer la création de l'Univers et son évolution ; et 130 ans plus tard, les physiciens allaient avoir recours à la géométrie à dix dimensions pour tenter d'unifier toutes les lois de l'univers physique.

La géométrie euclidienne dit que l'espace a trois dimensions et est " plat ". Dans un espace plat, les angles d'un triangle totalisent toujours 180 degrés, ce qui exclut la possibilité que l'espace puisse être courbe, comme une sphère. Pendant deux mille ans, Euclide a été le " roi ", et toute la chrétienté s'est émerveillée devant sa perspicacité. Des cathédrales ont été construites et des civilisations ont vu le jour selon les principes d'Euclide. Euclide et l'Eglise. Couple étrange mais très uni.

La plupart des gens se souviennent qu'ils ont transpiré sur les théorèmes d'Euclide : la circonférence d'un cercle est pi fois le diamètre ; des lignes parallèles ne se rencontrent jamais. Tout cela semblait plutôt normal, sauf qu'il y a un petit problème dont peu sont conscients: malgré leurs efforts persévérants, même les plus grands mathématiciens n'ont jamais été capables de PROUVER ces propositions d'une simplicité trompeuse. Aussi longtemps qu'on reste en " pays plat ", tout va bien avec Euclide. Mais dès qu'on met le pied dans un espace courbe, Euclide devient notre Némésis . ..

Riemann s'est rebellé contre la prétendue " précision mathématique " d' Euclide, parce qu'il lui semblait évident que le monde de la nature n'est PAS composé des figures géométriques plates et idéalisées proposées par Euclide. Il était clair que le monde REEL était fait de courbes qui s'allongent et se tordent en une variété infinie de possibilités.

Euclide a dit qu'il est " évident " qu'un point n'a pas de dimension du tout. Une ligne a une dimension: la longueur. Un plan a deux dimensions: la longueur et la profondeur. Un solide a trois dimensions: la longueur, la profondeur et la hauteur. Et c'est tout! Il n'y a rien d'autre! Rien n'a quatre dimensions, d'après Euclide.

Un autre Grec qui a dominé notre culture pendant bien longtemps, Aristote, a affirmé catégoriquement que la quatrième dimension spatiale était une impossibilité. Ptolémée, le Grec égyptianisé alla même plus loin : il construisit la " preuve " que la quatrième dimension était une impossibilité.. Si vous tracez trois lignes mutuellement perpendiculaires, puis que vous essayez de tracer une quatrième ligne perpendiculaire aux trois autres, vous vous rendez compte que c'est impossible. Il n'est pas seulement impossible de tracer plus de trois lignes mutuellement perpendiculaires, mais cela est impossible à comprendre.

Mais ce que Ptolémée a RELLEMENT fait, c'est démontrer qu'il était impossible de VISUALISER la quatrième dimension avec notre cerveau en trois dimensions! De nos jours, les mathématiciens et physiciens SAVENT qu'on peut démontrer l'existence mathématique de nombreux objets, bien que ceux-ci soient impossibles à visualiser.

Comme l'écrit Michio Kaku: " Ptolémée restera dans l'Histoire comme l'homme qui a opposé deux grandes idées scientifiques : le système solaire, centré sur le soleil, et la quatrième dimension ".

Il est curieux que de nombreux mathématiciens, manifestement profondément influencés par le christianisme et leur foi en la Bible qu'ils considèrent comme " la vraie parole de Dieu ", aient régulièrement dénoncé l'idée de la quatrième dimension, qu'ils ont qualifiée d' " aberration de la nature ". Et donc, Euclide et l'Eglise ont dominé notre pensée, lavant le cerveau de l'humanité et la convainquant que les choses dont nous ne pouvons nous faire une représentation n'existent pas. Etrange descente dans le matérialisme grossier, si l'on considère que les buts supposés de la religion sont spirituels.

Comme je l'ai dit plus haut, l'histoire qui raconte comment et pourquoi Riemann a donné son fameux exposé est agréablement racontée par Michio Kaku, dans son Hyperspace, qui mérite certainement d'être lu. Mais ce qui nous préoccupe ici est que Riemann a émis l'idée du metric tensor (tenseur métrique) et a aussi été l'un des premiers à discuter des multiply- connected spaces (espaces à connexions multiples), ou wormholes (galeries de vers).

Pour visualiser ceci, prenez deux feuilles de papier et placez l'une au-dessus de l'autre. Avec un couteau ou des ciseaux, pratiquez une petite incision sur chacune, et coller les deux feuilles ensemble, seulement le long des deux incisions.. Si un insecte vit sur la feuille de papier supérieure, il se peut qu'un jour il entre accidentellement dans l'incision et se retrouve alors sur la feuille inférieure. Il sera intrigué, parce que rien n'est à sa place. Après de nombreuses tentatives, l'insecte peut découvrir qu'il peut ressortir dans son monde originel en repassant par l'incision. Aussi longtemps qu'il marche autour de l'incision, tout va bien et paraît normal ; mais lorsqu'il essaie de prendre le " raccourci ", il a un problème.

"Les incisions de Riemann" ont été utilisées de manière spectaculaire par Lewis Carroll, dans son livre Through the Looking-Glass. . L'incision de Riemann est le miroir.

Peu après Riemann, des chercheurs, dans toute l'Europe, ont commencé à vulgariser l'idée de la quatrième dimension. Mais il se fit que les mathématiques avancées de Riemann étaient tellement en avance sur la pensée de l'époque, qu'il n'existait aucun principe physique pour guider plus loin les recherches. Ce n'est que cent ans plus tard que des physiciens purent le rattraper ! Mais ce qui avait pu se produire, cependant, était la réalisation qu'un être de la quatrième dimension devrait avoir ce qui nous paraîtrait à nous, des pouvoirs divins. Kaku écrit:

Imaginez que vous êtes capable de traverser les murs. (...)

Imaginez que vous êtes capable de disparaître et de réapparaître à volonté. (...)

Imaginez que vous avez des yeux radioscopiques. (...)

Avec de tels pouvoirs, (...) nous pourrions réellement faire des miracles, accomplir des actions qui dépassent la compréhension des mortels. Et nous serions aussi omnipotents. Quel est l'être qui possède ces pouvoirs divins?

La réponse est : un être d'un monde de dimension supérieure. [Kaku, 1994]

Une petite précision : vous devez maintenant savoir que les Cassiopéens utilisent également le terme de densité. Or quelle est la différence entre densité et dimension ?

Laura KJ propose l'explication suivante :

Citation

Je dois répéter qu'il semble que l'explication mathématique des dimensions correspond mieux à ce que les Cassiopéens nomment densités, tandis que " réalités alternatives " correspond plutôt à la compréhension " populaire " des dimensions.


#13 joel

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Posté 09 juin 2003 à 18:28

Voici de nouvelles infos tombant à pic pour étayer le contenu de ce topic :

Citation

Multiunivers

Les multi-univers selon les plus grands physiciens actuels ne peuvent pas être occultés des recherches de pointe pour arriver a l'unification des forces. Sans ces "univers voisins" , il n'y a pas de solution possible pour sortir la physique fondamentale du marasme dans lequel elle se trouve depuis plus d'un siècle .La relativité est inconciliable avec la théorie quantique.

Cette éventualité de prise en compte d'autres dimensions (il en faudrait au moins onze) ouvriraient notre monde des univers parallèles que nous ne pourrions (en théorie) jamais atteindre. CASAR conseille aux chercheurs en paranormal la huitième rencontre P.I.F. pour éclairer leur lanterne et les conforter dans l'idée que les mondes parallèles issus d'autres dimensions ne sont plus des utopies. Des théories de physique audacieuses sur la formation de notre univers commencent a émerger, elles nous mènent a grand pas vers l'unification des forces (celle qu'Albert Einstein rêvait d'atteindre).Ceci nous mène tout droit aux affaires paranormales faisant intervenir l'existence d'univers parallèles et les interférences entre ceux-ci et les anomalies temporelles qui expliqueront en grande partie les affaires poltergeist.

Cette rencontre se tiendra à la Bibliothèque nationale de France Site François-Mitterrand , Grand auditorium Mercredi 19 novembre 2003, de 9 h à 18 h, elle aura pour thème:

Le réel et ses dimensions :

Françoise BALIBAR Physicienne, historienne des sciences " Le réel a toujours eu quatre dimensions "

Jean-Philippe UZAN Astrophysicien " Dimensions et constantes fondamentales "

Pierre BINETRUY Physicien théoricien " Les nouvelles dimensions de l'Univers "

Pierre SONIGO Biologiste " L'individu est-il la bonne dimension du vivant ? "

Yves POMEAU Physicien théoricien " Les dimensions du réel "

Philippe COIFFET Cybernéticien " Un vrai-faux lapin dans un champ de carottes "

Pascal PICQ Paléoanthropologue " Le réel des animaux "

Georges DIDI-HUBERMANN Philosophe " La matière danse (Á propos de Léonard de Vinci) "

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Yves SACQUIN Conseiller scientifique du Directeur Palais de la découverte Av. Franklin-D.-Roosevelt 75008 Paris
Tel : (+33) 01 40 74 86 19* yves.sacquin@palais-decouverte.fr <http://www.palais-decouverte.fr/>
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Sources : http://perso.wanadoo.fr/casar/

#14 joel

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Posté 11 juin 2003 à 22:02

Le jeudi 1er mai 2003, France 5 diffusait une émission sur les "multi-univers". Grrrr ! Je m'en veux de l'avoir loupée !  :puni:

Quelqu'un l'aurait-il vue ?

UNIVERS PARALLELES

Documentaire de 52' réalisé par Malcolm Clark et produit par la BBC. 2002.

Einstein rêvait de découvrir la théorie de l'Univers : une théorie qui expliquerait l'Univers dans son entier et regrouperait les lois physiques de théories actuelles, qui demeurent incompatibles - théorie de la relativité, gravité, mécanique quantique...

La théorie des cordes - selon laquelle la plus petite particule de la matière serait la corde, dont les formes et vibrations formeraient l'Univers qui serait une symphonie - et la théorie M - selon laquelle tout prendrait sa place -, qui se développent depuis une vingtaine d'années, pourraient mener le monde scientifique au seuil de la découverte de la théorie de base de l'Univers et ainsi réaliser le rêve d'Einstein. (Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)

Source : site casar.

Sinon deux sites qui vulgarisent toutes ces notions et qui valent le détour  :

http://depire.free.f...C/Cordes23.html

http://perso.club-in...superforce.html

#15 pilo

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Posté 11 juin 2003 à 22:15

G vu l'emission et g pris des notes :

Selon les scientifiques les dernieres theories a la mode sont :

- L'univers est plat et composé à 95% de matiere noire et énergie sombre (responsable de l'expansion de l'univers) qui n'ont jamais ete observees

- Il y a peut etre un effet miroir de l'univers provoquant des galaxies fantomes qui ne sont que des reflets

- L'espace fini est peut etre plus petit que l'espace observable....

- Multivers ou univers multiples :
Plusieurs big bang ont crées chacun leur univers...Certains composés de matiere pure d'autres d'energie pure


pilo

#16 joel

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Posté 11 juin 2003 à 22:43

Super ! Merci Pilo pour tes notes ! ( V'là un gars sérieux et motivé ! )  :wink:

Si j'ai bien compris, la majorité des scientifiques considèrent que l'univers ( le nôtre ) est fini ?

Au fait, ils n'ont rien dit sur un hypothétique univers constitué d'anti-matière ?

#17 pilo

pilo

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Posté 12 juin 2003 à 10:34

C surtout arte qui est serieux et motive :)

Je sais pas si c theories sont partagees par la majorite mais ce sont les dernieres

Concernant les multivers ils pensent qu'ils peuvent etre fait de tout ce qu'on peut imaginer donc d'anti matiere aussi, d'ailleurs je suis pas sur que cette "matiere noire" qui compose notrer univers en majorite ne soit pas de l'anti matiere


pilo

#18 Jean Ederman

Jean Ederman

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Posté 12 juin 2003 à 11:11

Bonjour,

Il faut être très attentif au vocabulaire employé dans le monde de la science car cela ne correspond souvent pas à ce que l'on croit être la définition prosaïque des mots.

Les pièges sont nombreux et les interprétations abusives le sont tout autant. C'est pourquoi j'ai créé un topic pour y voir plus clair. Il faut savoir que le Big Bang, contrairement à ce qui est souvent annoncé, ne fait pas toujours l'unanimité. A moins que l'on donne une définition correcte au principe énoncé, auquel cas nous nous apercevons des écarts de langage.

Il faut savoir qu'en cosmologie il existe une période de 350 millions d'années qui se situe 100 000 ans après le supposé Big Bang (qu'un des modèles de la théorie quantique décrit) que l'on n'arrive pas à "déchiffrer", notamment la phase correspondant aux grumeaux (formation des étoiles et des corps célestes en général) qui serait l'étape nécessaire pour expliquer la prééminence de l'attraction gravitationnelle sur l'expansion thermodynamique de l'univers (qui n'est rien d'autre qu'une dilation de l'espace).

Or, pour éventuellement aboutir à cette phase de grumeaux encore faut-il imaginer la présence de trous noirs primordiaux, ce qui est encore plus problématique compte tenu des nombreuses hypothèses en scène sur les trou noirs actuels, sur nature et leur formation.

Nous sommes bien loin des certitudes médiatiques...

Là aussi, "on nous cache tout".

Une des théories émergentes est celle qui consiste à dire que tout était, est et sera déjà là !


Cordialement,

Jean Ederman

#19 c-cube

c-cube
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Posté 12 juin 2003 à 11:26

Et bien, et bien ! Ca remue positivement dans ce topic ! Voilà qui est constructif !

Merci Joël pour le copier/coller sur Ouspensky. Tu as raison, ça doit certainement être à lui que je faisais référence sans m'en souvenir. Mais le texte dont je parlais (qui est probablement de lui) faisait aussi pas mal référence aux perceptions animales.

A la lecture de tout ceci, mon avis est que tous les êtres et toutes les choses existent simultanément dans toutes les dimensions spatiales. Nous sommes déjà des êtres à 4 dimensions et davantage, mais comme indiqué plus haut nous sommes (en tant qu'humains) "tournés" vers la 3D. Nous ne percevons l'espace qu'en termes de 3D et c'est pour cela que certains faits nous troublent tant ("miracles", apparitions diverses etc...) parce qu'ils relèvent d'un usage de dimensions que nous ne savons pas percevoir. Et encore il faut relativiser ces propos. Je dirais que nous avons conscience de la 3D bien davantage que nous ne la voyons réellement (comme indiqué plus haut également). La vision stéréoscopique nous permet d'avoir conscience de la profondeur et de l'éloignement mais certainement pas de voir la face cachée d'un objet (l'arrière d'un écran d'ordinateur par exemple). Donc nous voyons des choses en 2D mais nous sommes conscients de l'existence d'une troisième dimension.

Pour prendre l'exemple de l'aveugle qui recouvre la vue et qui perçoit tout en 2D (qui n'a donc pas conscience que quand un objet tourne devant lui ce n'est pas une figure plane qui fait du morphing mais qu'il voit bien en fait les autres parties de l'objet dans la 3D qu'il a l'habitude de percevoir au toucher), il devait lui sembler, quand on faisait passer un objet derrière un autre (par exemple, une pomme derrière un livre) que l'objet en question avait disparu (la pomme n'est plus là, il n'y a plus que le livre).

De la même façon, il doit être possible qu'un objet perçu en 3D (alors qu'il faut garder à l'esprit qu'il est aussi un objet de dimensions "supérieures") semble disparaître instantanément à notre vue, alors même qu'il n'est apparement masqué par rien du tout, pour réaparaître ultérieurement. L'objet n'a évidemment pas disparu, il a simplement été masqué à notre perception 3D de l'espace.

Joël, ce passage d'un de tes précédents posts m'a vraiment intrigué (c'est moi qui met en gras) :

Citation

Mais ce qui avait pu se produire, cependant, était la réalisation qu'un être de la quatrième dimension devrait avoir ce qui nous paraîtrait à nous, des pouvoirs divins. Kaku écrit:

Imaginez que vous êtes capable de traverser les murs. (...)

Imaginez que vous êtes capable de disparaître et de réapparaître à volonté. (...)

Imaginez que vous avez des yeux radioscopiques. (...)

Avec de tels pouvoirs, (...) nous pourrions réellement faire des miracles, accomplir des actions qui dépassent la compréhension des mortels. Et nous serions aussi omnipotents. Quel est l'être qui possède ces pouvoirs divins?

La réponse est : un être d'un monde de dimension supérieure. [Kaku, 1994]

La nuit dernière, j'ai fait un rêve dans lequel je pouvais commencer à percevoir la quatrième dimension d'espace. Et justement, cela se traduisait par une vision radioscopique et mouvante de l'intérieur des choses...  :surpris:

C'est vraiment pour moi une coïncidence troublante que de retrouver le lendemain même ce passage que je connaissais déjà mais qui ne m'avait pas spécialement marqué.

#20 c-cube

c-cube
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Posté 12 juin 2003 à 11:34

Salut Jean !

Citation

Une des théories émergentes est celle qui consiste à dire que tout était, est et sera déjà là !

Voilà qui est très intéressant. Peut-on, alors parler d'univers holographique ?

#21 pilo

pilo

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Posté 12 juin 2003 à 12:05

Le probleme de notre perception visuelle est tres interessant aussi c cube

Citation

). Donc nous voyons des choses en 2D mais nous sommes conscients de l'existence d'une troisième dimension.


En effet nos yeux envoient une image 2D couleur et a l'envers au fond de notre retine et c bien notre cerveau qui a partir de c infos et de celles deja enregistrees retabli la 3eme dimension (profondeur).

Encore mieux a partir de cette image en 2D qui (a l'origine n'a pas de couleurs...) notre cerveau peut imaginer autre chose (le derriere de l'ecran par ex ou bien meme imaginer l'interieur ou d'imaginer qu'il flotte dans l'air aussi....
Cela ne sera pas assimile a la realite dans notre cerveau mais il est kan meme capable de l'imaginer

pilo

#22 c-cube

c-cube
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Posté 12 juin 2003 à 13:13

En effet, le cerveau fait un important travail de reconstitution en 3D à partir de la vision.

Maintenant, qu'en est-il quand on commence à considérer sérieusement que ce que nous voyons est une illusion et qu'il y a bien quelque chose qui cloche ?

On sait que le cerveau est un outil interactif de perception du réel au sens où il peut être structuré par la culture dans laquelle nous évoluons. Le cerveau d'un nouveau né est très maléable par rapport à celui d'un adulte. De multiples connections neuronales sont possibles et c'est l'habitude, la répétition qui conditionnent le réseau neuronal, donc nos comportements et une partie de l'interprétation qui est faite des signaux reçus par les sens.

Dans certaines cultures la perception des couleurs diffère de la notre. Par exemple, certaines tribus (polynésiennes ou africaines, je ne sais plus) ne font pas la distinction entre le jaune et le vert. Concrètement, cela se traduit par un niveau de structuration de moins dans la perception du réel : pas besoin de faire la distinction, de mémoriser un nom de couleur supplémentaire, le jaune et le vert se retrouvent casés dans la même catégorie.

Quelqu'un qui évolue dans une telle culture peut-il un jour décider qu'il y a une distinction à faire ?

L'étude du mécanisme de prise de conscience est à mon avis très importante pour parvenir peut-être à une forme de perception de la quatrième dimension.

Dans nos exemples précédents nous nous sommes énormément basés sur la vue mais il existe d'autres sens qui nous aident à forger notre représentation du réel. Le cerveau apprend à coordonner ces perceptions et à les intégrer à notre représentation 3D de l'espace.

Nous percevons aussi la 3D par l'ouie, le toucher et l'odorat contribue à développer une perception de l'éloignement (l'intensité de la perception olfactive étant corrélée à l'éloignment de l'objet qui en est la source).

J'aimerais néanmoins vous soumettre un nouvel exemple qui se base sur la vision.

Imginons qu'une personne comme l'aveugle que nous mentionnions précédemment se retrouve dans un lieu où se trouvent des objets 3D qui ne peuvent se déplacer que sur un même plan toujours perpendiculaire à sa ligne de visée. La personne en question est immobile, elle ne peut pas de déplacer pour aller faire le tour des objets. Cette personne ne sera alors pas en mesure de percevoir la "transformation" apparente des objets liée à la 3D et continuera à les percevoir en 2D. Il lui manque une possibilité d'expériementation qui pourrait éventuellement lui permettre de déduire la 3D de la vision.

Peut-être avons nous sans le savoir le même problème avec la 4D. Il nous manque peut-être la possibilité de manipulation des objets ou de déplacement dans l'espace qui nous permettrait de déduire la quatrième dimension spatiale. Nous vivons peut-être dans un environnement peu propice à l'expérimentation (et donc à la découverte) de la 4D. Peut-être en fait reste-t-il donc aux physiciens et aux ingénieurs à concevoir les outils qui nous premettront d'expérimenter la 4D et d'en prendre conscience pour ensuite nous mêmes nous débrouiller sans ces espèces de "béquilles" qu'ils auront conçu...

#23 Reptyl

Reptyl

    Premier secrétaire à la direction des mondes lointains

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Posté 13 juin 2003 à 19:37

Citation

Je sais pas si c theories sont partagees par la majorite mais ce sont les dernieres

Concernant les multivers ils pensent qu'ils peuvent etre fait de tout ce qu'on peut imaginer donc d'anti matiere aussi, d'ailleurs je suis pas sur que cette "matiere noire" qui compose notrer univers en majorite ne soit pas de l'anti matiere
Ce sont , effectivement , les hypothèses les plus en vogue actuellement .

En ce qui conscerne ta supposition à propos de la matière noire , malgrés mes faibles connaissances scientifiques il me semble que tu fait fausse route . Je suppose que en parlant d'univers d'anti-matière Joel fesait allusion implicitement à la théorie des univers géméllaires de JPP . C'est une théorie qui va complètement à l'encontre de celle de la matière noire qui , au fond , n'est pas basée sur quoi que ce soit de solide ... Il nous manque 95% de la masse de l'univers ? ben c'est parsqu'elle est noire et donc que on ne peut pas la voir . Du scientisme tout craché .

Que la matière noire soit de l'anti-matière ne me parrait pas crédible pour une bonne raison : la matière et l'anti-matière produisent , lorsqu'elles sont en contact , de titanesques quantité d'énergie . Bien plus que nimporte quel bombe atomique ou à hydrogène ! de l'énergie pure et la plus puissante qui sois (en tenant en compte le rapport masse/dégagement d'énergie) . Quelques grammes suffisant pour propulser un vaisseau spacial (par exemple) ... La moindre collision avec un astéroïde de grande taille suffirait à produire une fantastique explosion bien visible depuis la terre . On se rendrait alors compte de la présence de matière noire dans ces régions de l'espace . Et je parle d'astéroïdes , mais un nuage de gaz suffirait . D'ailleur , les rares et minimes particules de gaz présent dans l'espace suffirait à mon avis à dégager suffisemment d'énergie pour que cela soit répèré par nos téléscopes puissants . Non , cela n'est pas crédible .

Pour cette histoire d'aveugle , excusez-moi , mais j'ai un peu de mal à y croire ... le cerveau possède une certaine plasticité . Un aveugle de longue date (et d'autant plus si il l'est depuis la naissance) verra les parties du cerveau délègué à la vue s'attrophier ... puis disparaitre totalement . Même en lui rendant l'usage de la vue , ce derniers rêsteras normalement irrémédiablement aveugle . Et puis , même dans leur monde d'obscurité , les aveugles ne sont pas dénué de toute percepetion ! l'ouie , le toucher ... tout cela contribue au fait que la troisième dimention ne leur est pas inconnue . reprenant l'usage de la vue , l'aveugle devrait être (à mon humble avis) tout de même capable de comprendre les notions de tri-dimentionnalité et pas uniquement comme conscept abstrait ... Mais il est fort possible que je me trompe aussi !