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Le Bouddhisme envahit l'occident


171 réponses dans ce topic

#91 Stoptou

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Posté 08 juin 2005 à 12:24

Voilà ce que disait mon maître à un bouddhiste:

Votre Bouddha fut très supérieur à votre bouddhisme. Bouddha fut un grand homme, et même un prophète pour son peuple, mais un prophète orphelin. Je veux dire par là que, de bonne heure, il perdit de vue son Père spirituel, le Père qui est aux cieux. Son expérience fut tragique. Il essaya de vivre et d'enseigner en tant que messager de Dieu, mais sans Dieu. Bouddha dirigea son navire sauveur droit vers le port de sécurité, jusqu'à l'entrée du havre de salut des mortels, et, là, à cause de plans de navigation erronés, le bon navire s'échoua à la côte. Il y est resté pendant de nombreuses générations, immobile et presque irrémédiablement bloqué. Beaucoup de vos compatriotes sont restés sur ce bateau pendant toutes ces années. Ils vivent à portée de voix des eaux tranquilles du havre, mais refusent d'y entrer parce que la noble embarcation du bon Bouddha a eu la malchance d'échouer juste à côté du port. Les peuples bouddhistes n'entreront jamais dans cette rade à moins d'abandonner le navire philosophique de leur prophète et de saisir son noble esprit. Si votre peuple était resté fidèle à l'esprit de Bouddha, il y a longtemps que vous seriez entrés dans votre havre de tranquillité d'esprit, de repos d'âme et d'assurance de salut. :cool:

#92 Upakarin

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Posté 08 juin 2005 à 12:33

Citation

Les peuples bouddhistes n'entreront jamais dans cette rade à moins d'abandonner le navire philosophique de leur prophète et de saisir son noble esprit

exactement ce que je pense, belle phrase je retiens :P

#93 Cristobal

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Posté 08 juin 2005 à 13:32

Il me semble que le passage cité par "Stoptou" vient du livre "La Vie des Maîtres" de Baird T. Spalding (existe en poche +++).

Mais je peux me tromper, c'est juste une impression, un vague souvenir.

#94 tatiana

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Posté 08 juin 2005 à 13:34

Citation

...Il essaya de vivre et d'enseigner en tant que messager de Dieu, mais sans Dieu. ...
D'autres ont suivi le même chemin, mais AVEC un Dieu et ils ont finalement échoué au même endroit, sur les mêmes récifs... ou pire : ils ont finis crucifiés, par exemple...
Je ne comprend pas exactement ou tu veux en venir avec cette histoire, Stoptou ?... A moins que tout ceci re relève , encore, plus du dogme plutôt que de LA sacro-saint vérité que nous croyons tous posséder ?!... :biglol:

Ce message a été modifié par tatiana - 08 juin 2005 à 13:36.


#95 Stoptou

    convoiteur de fond

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Posté 08 juin 2005 à 14:12

Citation

Je ne comprend pas exactement ou tu veux en venir avec cette histoire, Stoptou ?... A moins que tout ceci re relève , encore, plus du dogme plutôt que de LA sacro-saint vérité que nous croyons tous posséder ?!.

Je pense que ça veut dire qu'on pourra importer toutes les philosophies et croyances des autres, on sera toujours un peu "à côté de la plaque".
La Lumière vient de l'intérieur et n'a pas besoin de gymnastique intellectuelle.
Un guide spirituel peut être utile comme "amorce" mais pas plus.
L'Amour seul conduit à la paix , amour de soi et des autres, et Dieu est Amour (à ce que je crois.)
Vous pouvez faire tourner des crécelles ou prendre la position du lotus,
vous raser la boule, que sais-je encore, si c'est votre bon vouloir...
(je ne parle pas de "vous" en particulier) :aureole7:

#96 Sandy

    Débutant

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Posté 17 juin 2005 à 08:33

sphinx, le Mardi 03 Juin 2003, 12:39, dit :

Quand je vois l'ouverture de sujets sur l'ame, sur la non guerre en Irak, sur tant de sujets que l'on discute sur Onnouscachetout.com, je pense trouver un rapport certain à une tendance occidentale.
Le Bouddhisme : sans le savoir nous nous orientons vers cette philosophie.
Un lien très intéressant : http://www.buddhalin...?id_article=661
dont je vais reprendre quelques lignes :
Causes de la diffusion du Bouddhisme et Analyse des motivations
"...De nombreuses personnes perçoivent les limites de la mentalité actuelle : matérialisme, consommation, compétition, individualisme, technicisme à outrance..."
"...Nos contemporains contestent une dogmatique qui serait immuable même si son expression verbale est adaptée. Le dogme catholique, chemin de vérité, semble déconnecté de l'expérience spirituelle et il est devenu incompréhensible à ceux qui n'ont pas dépassé le stade du catéchisme de leur enfance. Pour beaucoup, les sacrements ont perdu leur signification et la liturgie n'est plus une entrée dans le mystère du Christ. La morale est perçue comme un ensemble de règles extérieures imposées par des hommes au nom de Dieu, restreignant la liberté de conscience dans une sphère éminemment personnelle..."
"...La proposition du Bouddhisme concernant la dogmatique et la morale est séduisante pour nos contemporains. C'est une religion sans dogme, le Bouddhisme n'a pas de théologie mais il encourage la recherche personnelle de l'Ultime. Il offre des expériences plus que de la théorie. Il enseigne une morale de compassion fondée sur le précepte de ne pas nuire aux êtres vivants. Ce critère est simple, même s'il peut se complexifier extrêmement..."
"...L'homme d'aujourd'hui veut prendre en main son propre progrès spirituel, il ne veut plus entendre parler d’une grâce à recevoir passivement. Toutefois, il fait l'expérience de sa fragilité et de sa faiblesse. Le Bouddhisme l'accueille là où il est, sachant que tôt ou tard la nature du Bouddha va se réaliser. Il n'y a pas de rejet de celui qui se trompe..."
"...En Occident, il y a un fossé entre la science et la religion, la cosmologie biblique traditionnelle ne s'ajuste pas aux découvertes scientifiques récentes. Le souvenir des condamnations faites par l’Eglise n'est pas encore effacé !
Or, le Bouddhisme n'entre pas en contradiction avec la recherche scientifique. S'abstenant du dogmatisme, il est prêt à inclure dans sa croyance les nouvelles approches et découvertes. Sa cosmologie fondée sur l'interdépendance universelle s'ajuste assez bien avec les sciences modernes..."
"...Les personnes ont aujourd’hui un immense besoin d'être écoutées, guidées, aidées à trouver leur propre chemin. Du côté chrétien, être dirigé par le clergé ne semble plus possible. Il y a bien le circuit des monastères mais le parcours pour aboutir à une rencontre n'est pas toujours aisé..."

Ce lien est long d'intelligence et d'explications de la fin du règne des monothéistes. Enfin là c'est mon point de vue ! Le bouddhisme apporte les aides de notre société très malade qui n'agit plus que dans un matérialisme forcené. Personne n'est puni parce qu'il se trompe, telle est une philosophie compréhensive et hyper tolérante. L'intolérance est un défaut aigu de nos sociétés d'aujourd'hui.
Sur Onnouscachetout.com, nous tournons tous autour d'un axe qui me rappelle très fortement le bouddhisme. Certains ont confondus ceci avec une secte. Mais la réalité est autre et beaucoup plus simple. Notre société entière rêve d'un autre monde. Les peuples et non pas les gouvernements rêvent de plus de solidarité, de moins de matérialisme, de moins de dogmes. Cette société d'esclaves, où nous sommes prisonniers de notre travail, des factures, des crédits, des obligations matérialistes à ne pas finir. Les technologies aujourd'hui existantes suffiraient à nourir la planète entière, à créer des systèmes non agressif contre notre belle planète, mais le matérialisme bancaire nous enchaine.
Cette philosophie peut elle changer les choses à long terme ?
:o Concernant le bouddhisme, le Tch'an et le Zen, je voudrais conseiller un livre remarquable qui fait le tour de la question.
"La Puissance de Voir, selon le T'chan et le Zen", par l'écrivain Dominique Aubier.
On y explique la véritable portée de l'enseignement de l'Orient.
Rien à voir avec le tourisme, un livre vraiment sérieux !
On peut voir la page internet de ce livre sur :
http://www.dominique...ce/books/L.html :o

#97 Zaou

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Posté 17 juin 2005 à 08:57

J'aurai tendance plutôt à dire "la spiritualité commence à renaître en occident".

C'est vrai que ca manifeste surtout par une orientation vers le Bouddhisme qui est relativement répandu et qui prone des valeurs très simples et justes spirituellement (en tout cas pour la majorité des cas, et ca depend des ecoles certaines sont rigides mais peu connu en Europe enfin bref).

Mais en tout cas j'espere que cet engouement n'est pas juste un nouveau phenomène de "mode" on pourrait dire. La nouvelle religion du moment ... j'espere que c'est vraiment un reveil spirituel.
"Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes."
Rosa Luxembourg

#98 Upakarin

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Posté 17 juin 2005 à 09:36

la nouvelle philosophie du moment serait plus approprié a mon avis, de toutes facon on ne peut pas etre pratiquant bouddhiste au sens religion en occident, c'est incompatible avec nos vies ( vous vous voyez mediter des jours entier vous?),
si je pouvais conseiller un livre a ce sujet se serait "eveillez le bouddha qui est vous" de lama surya das, un facon assez clair de montrez comment l'on peut adapter a sa vie occidental des preceptes de philosophie bouddhiste a notre vie quotidienne.
le bouddhiste est sans doute la religion de l'avenir par le principe qu'elle ne fige rien et n'impose rien (ce qui n'est pas le propre d'une religion) alors je persiste sur le terme philosophie :)

#99 Zaou

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Posté 17 juin 2005 à 09:57

Ahhh voilà ca recommence, j'aime pas caaa.

Clarifions quelques trucs Upakarin.
Le truc du moine bouddhiste qui passe son temps à mediter assis toute la journée c'est un cliché, et, à part dans quelques monastères largement minoritaires, ce n'est absolument pas une réalité.

Citation

le bouddhiste est sans doute la religion de l'avenir par le principe qu'elle ne fige rien et n'impose rien (ce qui n'est pas le propre d'une religion) alors je persiste sur le terme philosophie 

C'est faux, dans le bouddhisme il y a des principes imposés même s'ils ne sont pas figés et qu'ils dépendent des écoles. Le problème avec le bouddhisme c'est qu'un "maitre" fait une interpretation de la parole du bouddha qui est plus ou moins considéré comme un prophéte et fonde ses enseignements la dessus, c'est parfaitement subjectif et dans certains cas les "maitres" sont en fait des esprits fermés.

Le fondement du bouddhisme est en fait le Zen (ou T'chan), qui lui n'impose rien et qui est vraiment une philosophie.
Mais c'est vrau que les deux reste très proches.

Au delà de tout ca je trouve que le Zen fais un peu l'impasse sur le "vivre" (quoi faire de sa vie à part atteindre un certain état d'esprit libre), mais je pinaille un peu puisque la contemplation totale n'est pas vraiment possible dans notre société.
"Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes."
Rosa Luxembourg

#100 Upakarin

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Posté 17 juin 2005 à 10:36

ok clarifions :) (ou plutot confrontons nos opinions)

Citation

Le truc du moine bouddhiste qui passe son temps à mediter assis toute la journée c'est un cliché, et, à part dans quelques monastères largement minoritaires, ce n'est absolument pas une réalité.

mauvaise interpretation de ce que j'ai ecrit, la mediation journaliere est une de donné importante de la religion pratiquer bouddhiste et cela n'est pas un clicher mais une réalité, evidemmment qu'il ne le font pas 365 jours par ans, mais les retraites et autres processus de mediation font parti de la pratique bouddhiste.



Citation

C'est faux, dans le bouddhisme il y a des principes imposés même s'ils ne sont pas figés et qu'ils dépendent des écoles. Le problème avec le bouddhisme c'est qu'un "maitre" fait une interpretation de la parole du bouddha qui est plus ou moins considéré comme un prophéte et fonde ses enseignements la dessus, c'est parfaitement subjectif et dans certains cas les "maitres" sont en fait des esprits fermés.

je persiste le bouddhisme n'impose rien et n'oblige personne, si tu decide de participé a la religion (ou a une ecole) alors oui tu as des rituels tout comme dans toutes religion a la difference pres c'est que le bouddhisme autorise de ne pratiquer que sur la philosophie et tu ne sera pas traité de mauvais croyant comme dans d'autre religion sous pretexte que tu ne va pas l'eglise tout les dimanches ou que tu ne suis pas l'enseignement au pied de lettre dans notre sujet.
c'est ce que l'on appel la tolerance, une des regles de bases de la philosophie bouddhiste, on te donne des chemins a suivre pour etre meilleurs, atteindre un niveau d'eveil important. apres les interpretations des ecoles et leurs lecons se veulent intransigeante sur certaine pratique sous qu'elle pretexte? atteinte l'eveil sur une vie? si c'etait le cas qu'elle interet de proner la reincarnation?
certaines ecoles serait-elle a ce point intransigeante sur les principes a imposé? alors dans ce cas peut-etre ont-il perdu la notion profonde du bouddhisme....

Lers maitres proposent un enseignement, tu es libre de ne pas le suivre ( si tu n'es pas libre alors c'est une mauvaise ecole) , on en reviens a ce que je disais, tu es libre moralement de ne pas etre d'accord ce qui ne ferra pas de toi un paria bouddhiste, peut-etre qu'il te dira que tu en es un mais dans ce cas renvoi le aux enseignements de bouddha qui explique clairement que chacun est libre dans ces choix.

Citation

Le fondement du bouddhisme est en fait le Zen (ou T'chan), qui lui n'impose rien et qui est vraiment une philosophie.
Mais c'est vrau que les deux reste très proches.


le bouddhisme est un art de vivre et de penser, apres chaque ecole qu'elle soit zen ou tibetaine ou que sais-je prone la meme chose mais en l'expliquant differemment (dans son fondement je parle), ne serais-ce pas plutot la philosophie bouddhiste qui serait le fondement du zen? (je n'affirme rien je questionne).


Citation

Au delà de tout ca je trouve que le Zen fais un peu l'impasse sur le "vivre" (quoi faire de sa vie à part atteindre un certain état d'esprit libre), mais je pinaille un peu puisque la contemplation totale n'est pas vraiment possible dans notre société.

je ne connais pas particulierement l'ecole zen donc je ne peux pas dire, mais une chose est sur prendre au pied de la lettre la philosophie bouddhiste est impossible dans notre societe c'est evidant.

mais j'en reviens a plus haut, faire croire que tu peux atteindre l'etat d'eveil sur un seul vie est manifestement un non sens bouddhiste et si le zen prone cela alors je comprend pq je n'ai jamais eu le feeling avec eux.
ce qui nous amene a l'esprit libre et a l'etat d'eveil se sont les experience succesive de reincarnation en reincarnation.
le bouddhiste d'apres moi, amene un chemin, des questions qui doivent te permettre d'ameliorer au mieux chaque incarnation mais sans oublier de vivre puisque c'est justement cette vie qui t'enseigne a devenir meilleur. le bouddhisme te permet de pouvoir comprendre ou interpreter cette vie, ces objectifs, savoir comprendre les erreurs pour ne plus les recommencer etc...
une philosophie guidant a la comprehension de soi, des autres de la vie en general, pas besoin d'ecole pour comprendre cela.

bouh ca n'engage que moi evidemment :calin:

#101 Zaou

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Posté 17 juin 2005 à 11:15

Citation

mauvaise interpretation de ce que j'ai ecrit, la mediation journaliere est une de donné importante de la religion pratiquer bouddhiste et cela n'est pas un clicher mais une réalité, evidemmment qu'il ne le font pas 365 jours par ans, mais les retraites et autres processus de méditation font parti de la pratique bouddhiste.

C'est comme aller à l'eglise tout les dimanches et faire sa prière tout les soirs qui sont partie de la pratique du christianisme.

Citation

je persiste le bouddhisme n'impose rien et n'oblige personne, si tu decide de participé a la religion (ou a une ecole) alors oui tu as des rituels tout comme dans toutes religion a la difference pres c'est que le bouddhisme autorise de ne pratiquer que sur la philosophie et tu ne sera pas traité de mauvais croyant comme dans d'autre religion sous pretexte que tu ne va pas l'eglise tout les dimanches ou que tu ne suis pas l'enseignement au pied de lettre dans notre sujet.
c'est ce que l'on appel la tolerance, une des regles de bases de la philosophie bouddhiste, on te donne des chemins a suivre pour etre meilleurs, atteindre un niveau d'eveil important. apres les interpretations des ecoles et leurs lecons se veulent intransigeante sur certaine pratique sous qu'elle pretexte? atteinte l'eveil sur une vie? si c'etait le cas qu'elle interet de proner la reincarnation?
certaines ecoles serait-elle a ce point intransigeante sur les principes a imposé? alors dans ce cas peut-etre ont-il perdu la notion profonde du bouddhisme....

A ce niveau on peux dire que TOUTES les religions n'impose rien vu que si tu decides vraiment de ne pas vivre la religion à laquelle tu crois comme les autres tu le peux ...

Bon je vais reprendre ce que je pense en essayant d'être clair Oo

Au commencement il y eu le Bouddha qui fut reconnu etc qui delivra son enseignement comme n'importe quel "prophète" genre le Christ ou Mahomet.
A partir de la la philosophie de la vie le Zen ou T'chan est né.

Ce que ces philosophie prône (en gros) c'est que pour véritablement vivre il faut évoluer spirituellement et il montre des chemins possible d'evolution et de libération de l'esprit.

Citation

le bouddhiste d'apres moi, amene un chemin, des questions qui doivent te permettre d'ameliorer au mieux chaque incarnation mais sans oublier de vivre puisque c'est justement cette vie qui t'enseigne a devenir meilleur. le bouddhisme te permet de pouvoir comprendre ou interpreter cette vie, ces objectifs, savoir comprendre les erreurs pour ne plus les recommencer etc...

Ca c'est la philosophie du Zen, pas le bouddhisme. Le Zen en passant n'est PAS une école bouddhiste.

Après, et comme toujours malheureusement, certaines personnes se sont mis a ritualisé leur enseignement, à rigidifié leur pensée, et à venerer le Bouddha (ou les Bouddhas suivant les cas).
Puis ces "maîtres" ont formé des écoles, je dirais "enfermer l'esprit". C'est la que le bouddhisme est né en tant que religion, car ces écoles faisaient aussi office de monastère.

Comme pour l'instant la grande majorité des écoles bouddhistes sont encore proche du Zen et basé dessus on fait souvent l'amalgame, mais "la notion profonde du bouddhisme" comme tu le cite, c'est le Zen !

Tu le dis toi même :

Citation

une philosophie guidant a la comprehension de soi, des autres de la vie en general, pas besoin d'ecole pour comprendre cela.
Ca c'est le Zen, le bouddhisme justement fonde des écoles "religieuses" où l'esprit est limité.

Après

Citation

mais j'en reviens a plus haut, faire croire que tu peux atteindre l'etat d'eveil sur un seul vie est manifestement un non sens bouddhiste
C'est largement sujet à caution ... premièrement la réincarnation n'est pas un axiome fixe du bouddhisme, cela dépend des écoles.

Citation

La réincarnation est une des carractéristiques les plus connues des thèmes du bouddhisme. Schématiquement, l'âme impersonnelle migrera de corps en corps (le samsâra, le cycle des renaissances), cherchant à chaque incarnation à progresser vers la délivrance, le nirvana. Cependant, cette croyance est à prendre avec une certaine relativité comme l'explique Serge-Christophe Kolm dans son livre Le Bonheur-liberté (PUF, 1982) : il distingue le niveau de croyance populaire dans lequel la réincarnation est tenue pour une réalité du monde physique alors que les niveaux plus élevés du bouddhisme, le bouddhisme profond, donne à ce concept seulement un sens de parabole, une façon imagée et simplifiée de définir un concept trop complexe pour être délivré aux fidèles inaptes à le comprendre. La réincarnation ne doit donc plus être considérer comme une réalité objective mais comme une transcendance spirituelle.

Source la Wikipédia.

J'avais également lu quelque aprt un discours d'un "maitre" bouddhiste qui disait que la réincarnation n'était qu'une croyance comme une autre à laquelle il ne fallait pas s'attacher je retrouve pas, je rechercherais tout à l'heure.

Deuxiemement le Zen ne pretend aucunement atteindre l'état d'eveil en une seule vie, il ne pretend rien du tout. D'ailleurs je crois que ta définition d'éveil et celle du Zen sont différente.
Le Zen montre qu'il y a des chemins spirituels à parcourir et t'invite à le faire, il ne dit pas que tu atteindra l'état d'éveil.

Pour le Zen (et d'ailleurs pour la plupart des bouddhistes aussi) il n'y a pas un état d'éveil, il n'y a pas une illumination.
Siddharta Gautama le Bouddha disait en gros (flemme de chercher la citation exacte) :
"Je n'ai pas vécu un éveil, mais des illuminations succéssives, celle qu'on appelle l'Illumination avec un grand I qui est très connu ne fut que ma première.
Au fur à mesure de ma vie j'ai continuellement évolué spirituelement et à chaque fois que je transcendais un nouvel état d'eveil, quand j'avais une nouvelle illumination, je m'apercevais que tout ce que j'avais enseigné était faux, que mes paroles manquaient de profondeurs et n'abordais pas toutes les perspectives des choses."
"Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes."
Rosa Luxembourg

#102 Upakarin

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Posté 17 juin 2005 à 11:57

admettons....
je vais pas debattre mais j'aimerais bien savoir ou donc il est marquer que le zen est la source du bouddhisme, parceque la franchement je suis sceptique ou alors nous n'avons pas les memes sources...

Citation

A ce niveau on peux dire que TOUTES les religions n'impose rien vu que si tu decides vraiment de ne pas vivre la religion à laquelle tu crois comme les autres tu le peux ...

non le bouddhisme invite a ne pas croire n'importe quoi, n'importe comment, tu es toujour libre quelques soit ta religion de refuser tel ou tel enseignement la diference est que dans ces autres religions ne pas pratiquer fais souvent de toi un mauvais chretien pour prendre l'exemple, pâs dans le bouddhisme qui le prone lui-meme.

Citation

Ce que ces philosophie prône (en gros) c'est que pour véritablement vivre il faut évoluer spirituellement et il montre des chemins possible d'evolution et de libération de l'esprit.
on est d'accord :)

Citation

Ca c'est la philosophie du Zen, pas le bouddhisme. Le Zen en passant n'est PAS une école bouddhiste.

Citation

Ca c'est le Zen, le bouddhisme justement fonde des écoles "religieuses" où l'esprit est limité.

http://membres.lycos...oncordance.html


la discution tournera en rond pour la simple raison que nous ne somme absolument pas d'accord sur les origines du bouddhisme.
le zen n'est qu'une branche du bouddhisme et non son origine et en cela je ne changerais pas d'avis de part le fais que ta version ne correspond a absolument aucun ecrit historique.
mais prouve moi le contraire.

#103 Zaou

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Posté 17 juin 2005 à 12:42

C'est vrai j'ai caricaturé :)
La philosophie zen est né en même temps que la religion bouddhiste. J'ai séparé les deux pour bien montré les différences, pour moi les bouddhistes sont des zen qui divinise le bouddha, mais comme toute divinisation cela finit par rigidifier les codes de pensées et à faire disparaitre la tolérance.

Il y a de nombreuses écoles bouddhistes qui suivent l'enseignement zen sans quasiment le dévoyé avec cette divinisation. Mais à mon avis cela pose quand même une limite à la libération de l'esprit, et les enseignements peuvent plus facilement qu'avec le "vrai" zen être mal compris.

Sinon pour tes autres arguments :
Je connais des chretiens (étant né dans une famille catholique à la base), j'ai discuté avec des témoins de jehovah etc enfin bref tout ca pour dire que les personnes qui disent qu'un chrétien non pratiquant n'est pas un bon chretien sont rares.
Tu as souvent du faire face à des reprobations de ce style là?

Sinon pour "la branche du bouddhisme"
Le Zen en tant que philosophie qui se veut "libre" n'a jamais chercher à fonder d'école comme tu le dis si bien, c'est pour ca qu'elle n'est pas cité dans tes dates.
En revanche beaucoup plus tard on apercoit des écoles qui se disent "zen", c'est à dire que leurs "maitres" ont repris les enseignements de cette philosophie pour reinterpreter le bouddhisme.

Le Zen était exclusivement enseigné de maître à élève, Le moine Zen était un voyageur par définition et c'est souvent ces moines qui ont répandu le bouddhisme d'ailleurs.
Généralement les "bouddhistes" qui ont fondé les différentes écoles n'étaient pas disciples du bouddhisme "traditionnel" à l'époque du Mahayana, c'était des élèves de moines Zen.
J'ai un livre sur l'évolution du Zen avec tout un tas de noms et de dates qui traine chez moi je pourrais t'en dire plus la semaine prochaine, fais moi y penser.

Edit : j'ai retrouver ca
http://www.zen-deshi...eshimaru/QR.htm
Ca explique assez bien le Zen bien que ce maître soit un peu à cheval sur par exemple le fait de faire zazen.

Ce message a été modifié par Zaou - 17 juin 2005 à 13:40.

"Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes."
Rosa Luxembourg

#104 Upakarin

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Posté 17 juin 2005 à 16:16

Citation

La philosophie zen est né en même temps que la religion bouddhiste. J'ai séparé les deux pour bien montré les différences, pour moi les bouddhistes sont des zen qui divinise le bouddha, mais comme toute divinisation cela finit par rigidifier les codes de pensées et à faire disparaitre la tolérance.

Il y a de nombreuses écoles bouddhistes qui suivent l'enseignement zen sans quasiment le dévoyé avec cette divinisation. Mais à mon avis cela pose quand même une limite à la libération de l'esprit, et les enseignements peuvent plus facilement qu'avec le "vrai" zen être mal compris.

je vais me pencher sur le zen, comme je l'ai dis je n'ai pas eu l'occassion ni un bon feeling pour le moment donc je 'nai jamais juger dans mon interet profond de l'apprendre meme en surface je reparerais cette erreur, au moins pour savoir de quoi je parle sur le zen plus précisément :)

Citation

Je connais des chretiens (étant né dans une famille catholique à la base), j'ai discuté avec des témoins de jehovah etc enfin bref tout ca pour dire que les personnes qui disent qu'un chrétien non pratiquant n'est pas un bon chretien sont rares.
Tu as souvent du faire face à des reprobations de ce style là?

oui, je dois bien admettre que je me suis sans doute laisser influencer par des gens qui ne sont pas des sagesses chrétienne lol


Citation

Le Zen était exclusivement enseigné de maître à élève, Le moine Zen était un voyageur par définition et c'est souvent ces moines qui ont répandu le bouddhisme d'ailleurs.
Généralement les "bouddhistes" qui ont fondé les différentes écoles n'étaient pas disciples du bouddhisme "traditionnel" à l'époque du Mahayana, c'était des élèves de moines Zen.
J'ai un livre sur l'évolution du Zen avec tout un tas de noms et de dates qui traine chez moi je pourrais t'en dire plus la semaine prochaine, fais moi y penser.

je vais lire avec interet tes prochains commentaires sur ce sujet et je vais visité le site que tu donne.

#105 tatiana

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Posté 17 juin 2005 à 16:47

Hello Zaou et Upakarin, :D

Citation

Le fondement du bouddhisme est en fait le Zen (ou T'chan), qui lui n'impose rien et qui est vraiment une philosophie.

Citation

La philosophie zen est né en même temps que la religion bouddhiste.
on remonte encore un peu plus dans le temps ?... :piout: :calin:

Le vocable de Zen provient, au départ du terme sanscrit, Dhyana, désignant l'attitude de méditation concentrative qu'observait, dans sa démarche vers l'Eveil, le Bouddha sous son arbre de la Bodhi; ce qui fait dire, par simple amalgame postural, à nombre de "doux-illuminés" que Bouddha, lui-même, s'adonnait au zazen, alors que le vocable japonais lui est bien postérieur, de 1000 ans au bas mot !... Conclusion : On ne peut pas dire que Zen et bouddhisme sont nés en même temps...m'enfin, voyons Zaou !... :D :ange:

Ce message a été modifié par tatiana - 17 juin 2005 à 16:49.


#106 ferma

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Posté 24 août 2005 à 16:24

Le mythe du Tibet
Michaël Parenti

http://www.michelcollon.info/articles.php?...:05&log=invites
Un des meilleurs analystes de l'impérialisme US révèle les dessous du "mythe du Tibet", du Dalaï Lama et de certains aspects du bouddhisme... Comment vivait-on lorsque les moines dirigeaient le Tibet ? Quelle a vraiment été la politique de la Chine dans cette région ? Et celle de la CIA ?

L’histoire du Christianisme, celle du Judaïsme, celle de l'Hindouisme et celle de l'Islam sont fortement marquées par la violence. A travers les âges, les religieux ont toujours invoqué un mandat divin pour massacrer des infidèles, des hérétiques, et même d'autres dévots au sein de leurs propres rangs. Certaines personnes soutiennent que le Bouddhisme est différent, qu'il se distingue nettement de la violence chronique des autres religions. Certes, pour certains praticiens à l’Ouest, le Bouddhisme est plus une discipline spirituelle et psychologique qu'une théologie au sens habituel. Il offre des techniques méditatives censées promouvoir la lumière et l'harmonie en soi. Mais à l’instar de n’importe quel autre système de croyance, le Bouddhisme ne doit pas être appréhendé uniquement par ses enseignements, mais aussi en fonction du comportement effectif de ses partisans.


Le bouddhisme est-il une exception ?


Un regard sur l'histoire révèle que les organisations bouddhistes ne se sont pas abstenues d'actes violents si caractéristiques aux groupes religieux. Au Tibet, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, des sectes bouddhistes rivales se sont livrées à des affrontements armés et à des exécutions sommaires.1 Au vingtième siècle, en Thaïlande, en Birmanie, en Corée, au Japon, et ailleurs, des Bouddhistes se sont battus aussi bien entre eux qu’avec des non-bouddhistes. Au Sri Lanka, des batailles rangées au nom du Bouddhisme font partie de l'histoire cingalaise.2



Il y a juste quelques années en Corée du Sud, des milliers de moines de l'ordre bouddhiste Chogye se sont battus entre eux à grand renfort de coup de poings, de pierres, de bombes incendiaires et de gourdins, dans des batailles rangées qui ont duré plusieurs semaines. Ils rivalisaient pour le contrôle de l'ordre, le plus grand en Corée du Sud, avec un budget annuel de 9,2 millions de dollars, auquel il faut ajouter des millions de dollars en biens immobiliers ainsi que le privilège d’appointer 1.700 moines à des devoirs divers. Les bagarres ont en partie détruit les principaux sanctuaires bouddhistes et ont fait des dizaines de blessés parmi les moines, dont certains sérieusement. Le public coréen manifesta son dédain envers les deux camps, estimant que quelque soit la clique de moines qui prendrait le contrôle, "elle utiliserait les dons des fidèles pour acquérir des maisons luxueuses et des voitures onéreuses".3



Mais qu’en était-il du Dalaï-lama et du Tibet qu'il a présidé avant l'intervention chinoise en 1959 ? Il est largement répandu par beaucoup de dévots bouddhistes que l’ancien Tibet était un royaume consacré à la spiritualité, exempt de styles de vie égoïstes, de matérialisme vide et de vices corrupteurs qui infestent la société industrialisée moderne. Les mass media occidentaux, les livres de voyage, les romans et les films Hollywoodiens ont dépeint la théocratie tibétaine comme un véritable Shangri-La (paradis terrestre).



Le Dalaï-lama, lui-même, a affirmé que "l'influence pénétrante du Bouddhisme" au Tibet, "au milieu des espaces grand ouverts d'un environnement non corrompu a eu pour effet de produire une société consacrée à la paix et à l'harmonie. Nous jouissions de la liberté et du contentement."4 Une lecture de l'histoire du Tibet suggère une image différente. Au treizième siècle, l'Empereur Kublai Khan a créé le premier Grand Lama, qui devait présider tous les autres lamas à l'instar d'un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine a envoyé une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s'est alors donné le titre de Dalaï (Océan) lama, dirigeant de tout le Tibet. C'est tout à fait une ironie de l’histoire : le premier Dalaï-lama a été installé par une armée chinoise.



Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisit les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte et aurait détruit les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité. Le Dalaï-lama qui lui a succédé a poursuivi une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de beaucoup de maîtresses, faisant la fête avec des amis, et agissant entre autres façons considérées inconvenantes pour une divinité incarnée. Pour cela, il fut éliminé par ses prêtres. Durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de dieu, cinq Dalaï-lama ont été assassinés par leurs grands prêtres ou par d'autres courtisans.5


Shangri-La (pour Seigneurs et Lamas)


Les religions ont eu un rapport étroit non seulement avec la violence mais aussi avec l'exploitation économique. En effet, c'est souvent l'exploitation économique qui nécessite la violence. Tel était le cas avec la théocratie tibétaine. Jusque 1959, quand le Dalaï-lama a fini de présider le Tibet, la plupart de la terre arable était toujours organisée en domaines seigneuriaux travaillés par des serfs. Même un auteur sympathisant du vieil ordre admet que "bon nombre de domaines ont appartenu aux monastères et la plupart d'entre eux ont amassé d’immenses richesses.... De plus, certains moines et lamas individuellement ont pu accumuler une grande richesse par la participation active dans le commerce et le prêt d'argent."6 Le monastère de Drepung était un des plus grands propriétaires terriens dans le monde, avec ses 185 manoirs, 25.000 serfs, 300 grands pâturages et 16.000 bergers. La richesse des monastères est allée aux lamas ayant le grade le plus élevé, beaucoup d'entre eux étant les rejetons de familles aristocratiques.



Les leaders séculiers firent aussi bien. Un exemple notable était le commandant en chef de l'armée tibétaine, qui possédait 4.000 kilomètres carrés de terre et 3.500 serfs. Il était aussi un membre du Cabinet intime du Dalaï-lama.7 Le vieux Tibet a été faussement représenté par certains de ses admirateurs Occidentaux comme "une nation qui n'a exigé aucune police parce que ses gens ont volontairement observé les lois du karma."8 En fait, il avait une armée professionnelle, bien que petite, qui a servi comme une gendarmerie en faveur des propriétaires pour maintenir l'ordre et traquer des serfs fugitifs.



De jeunes garçons tibétains ont été régulièrement enlevés à leurs familles et emmenés dans les monastères pour être formés comme moines. Une fois là, ils étaient internés à vie. Tashì-Tsering, un moine, rapporte qu’il était courant que des enfants de paysans soient sexuellement maltraités dans les monastères. Lui-même était une victime de viol répété à partir de l’âge de neuf ans.9 Les domaines monastiques enrôlèrent de force des enfants de paysans aux fins de servitude perpétuelle comme domestiques, danseurs et soldats.



Dans le vieux Tibet, il y avait un petit nombre de fermiers qui subsistaient comme une sorte de paysannerie libre, et, peut-être, en plus, 10.000 personnes qui composaient la classe moyenne constituée des familles de marchands, de commerçants et de petits négociants. Des milliers d'autres étaient des mendiants. Une petite minorité était des esclaves, la plupart du temps des domestiques qui ne possédaient rien. Leur descendance naissait dans l'esclavage.10 La plus grande partie de la population rurale - environ 700.000 sur une population totale évaluée à 1.250.000 - était des serfs. Les serfs et d'autres paysans vivaient généralement un peu mieux que les esclaves. Ils n’avaient pas de scolarité ni de soins médicaux. Ils passaient la plupart de leur temps à peiner pour les lamas de haut rang, ou pour une aristocratie foncière séculière. Leurs maîtres leur disaient quelle culture produire et quels animaux élever. Ils ne pouvaient pas se marier sans le consentement de leur seigneur ou lama. Et ils pouvaient facilement être séparé de leur famille s’il plaisait au propriétaire de les envoyer travailler dans un endroit éloigné.11



Une femme de 22 ans, elle-même une serve fugitive rapporte : "De jolies filles de serfs étaient habituellement emmenées par le propriétaire comme domestiques de maison et utilisées comme il le souhaitait". Elles "étaient juste des esclaves sans droits".12 Les serfs devaient avoir une permission pour tous leurs déplacements. Les propriétaires terriens avaient l'autorité légale pour capturer ceux qui essayaient de fuir. Un serf fugitif de 24 ans a accueilli l'intervention chinoise comme "une libération". Il affirmait que pendant le temps où il était un serf, il était soumis à un travail dur incessant, à la faim et au froid, incapable de lire ou d'écrire et ne sachant rien du tout. Après sa troisième tentative de fuite ratée, il fût impitoyablement battu par les hommes du propriétaire terrien jusqu’à ce que le sang lui coule du nez et de la bouche ; puis, ils ont versé de l'alcool et de la soude caustique sur les blessures pour augmenter la douleur.13



Les serfs étaient dans l’obligation de travailler à vie la terre du seigneur - ou la terre du monastère - sans être payés, de réparer les maisons du seigneur, de transporter sa récolte et de rassembler son bois de chauffage. Ils étaient aussi supposés fournir les animaux de transport et le transport sur demande.14 Ils étaient taxés sur le mariage, taxé sur la naissance de chaque enfant et sur chaque mort dans la famille. Ils étaient taxés sur la plantation d’un nouvel arbre dans leur terrain et sur la possession d’animaux. Il y avait des impôts pour les festivals religieux, pour le chant, la danse, le tambourinage et la sonnerie de cloche. Les gens étaient taxés quand ils étaient envoyés en prison et quand ils en sortaient. Ceux qui ne pouvaient pas trouver de travail étaient taxés pour être sans emploi et s'ils allaient dans un autre village à la recherche de travail, ils devaient payer un impôt de passage. Quand les gens ne pouvaient pas payer, les monastères leur prêtaient de l'argent à un taux d'intérêt de 20 à 50 pour cent. Certaines dettes étaient passées du père au fils et au petit-fils. Les débiteurs qui ne pouvaient pas honorer leurs obligations risquaient d’être réduits en esclavage, parfois pour le reste de leur vie.15



Les enseignements religieux de la théocratie soutenaient cet ordre de classe. Le pauvre et l’affligé apprenaient qu'ils devaient supporter leurs ennuis à cause de leurs mauvaises manières dans des vies précédentes. Donc, ils devaient accepter la misère de leur existence présente comme une rédemption karmique et en prévision de ce que leur sort s'améliorerait une fois réincarné. Le riche et le puissant, bien sûr, considéraient leur bonne fortune comme une récompense, et une preuve tangible de leur vertu dans les vies passées et présentes.


Torture et Mutilation


Au Tibet du Dalaï-lama, la torture et la mutilation - incluant l’énucléation, l’arrachage de la langue, le sectionnement du tendon du jarret et l’amputation - étaient des punitions favorites infligées aux serfs fugitifs et aux voleurs. En voyageant à travers le Tibet dans les années 1960, Stuart et Roma Gelder ont interviewé un ancien serf, Tsereh Wang Tuei, qui avait volé deux moutons appartenant à un monastère. Pour cela, il a eu les yeux énucléés et la main mutilée afin de ne plus pouvoir l’utiliser. Il explique qu'il n'est plus un Bouddhiste : "quand un saint lama leur a dit de m'aveugler, j'ai pensé qu'il n’y avait rien de bon dans la religion".16 . Bien qu’il était contraire aux enseignements bouddhistes de prendre la vie humaine, quelques contrevenants étaient sévèrement fouettés et ensuite "abandonnés à Dieu" dans la nuit glaciale pour y mourir. "Les parallèles entre le Tibet et l'Europe médiévale sont saisissantes", conclut Tom Grunfeld dans son livre sur le Tibet.17



En 1959, Anna Louise Strong a visité une exposition d'équipement de torture qui avait été utilisé par les suzerains tibétains. Il y avait des menottes de toutes les tailles, y compris de petites pour des enfants, et des instruments pour couper le nez et les oreilles, pour énucléer les yeux et pour briser les mains. Il y avait des instruments pour couper les rotules et les talons, ou paralyser les jambes. Il y avait des fers chauds, des fouets et des instruments spéciaux pour éviscérer.18



L'exposition a présenté des photographies et les témoignages des victimes qui avaient été aveuglées ou estropiées ou subi des amputations pour raison de vol. Il y avait le berger dont le maître lui devait un remboursement en yuan et du blé, mais a refusé de payer. Alors, il a pris une des vaches du maître ; pour cela, il eut les mains coupées. Un autre berger qui s'est opposé à ce que sa femme lui soit prise par son seigneur a eu les mains broyées. Il y avait les images d’activistes communistes dont le nez et la lèvre supérieure ont été coupées et celles d’une femme qui a été violée, et puis, dont le nez a été coupé en tranches.19



D’anciens visiteurs du Tibet commentent le despotisme théocratique. En 1895, un anglais, le docteur A. L. Waddell, a écrit que la population était sous la "tyrannie intolérable de moines" et les superstitions diaboliques qu’ils avaient fabriquées pour terroriser les gens. En 1904, Perceval Landon a décrit l'autorité du Dalaï-lama comme "une machine d'oppression". À peu près au même moment, un autre voyageur anglais, le Capitaine W.F.T. O'Connor, a observé que "les grands propriétaires terriens et les prêtres .. exercent chacun dans leur domaine respectif un pouvoir despotique sans aucun appel", tandis que les gens sont "opprimés par une fabrique de prêtres et de monachisme des plus monstrueuses". Les dirigeants tibétains ont "inventé des légendes dégradantes et ont stimulé un esprit de superstition" parmi le peuple. En 1937, un autre visiteur, Spencer Chapman, a écrit, "le moine lamaïste ne passe pas son temps à administrer les gens ou à les éduquer…. Le mendiant sur le bord de la route n'est rien pour le moine. La connaissance est la prérogative jalousement gardée des monastères et est utilisée pour augmenter leur influence et leur richesse."20


Occupation et révolte


Les communistes chinois ont occupé le Tibet en 1951, revendiquant la souveraineté sur ce pays. Le traité de 1951 prévoyait l'autonomie apparente sous l'autorité du Dalaï-lama, mais confiait à la Chine le contrôle militaire et le droit exclusif de conduire les relations avec l'étranger. Les Chinois disposaient aussi d’un rôle direct dans l'administration interne "pour promouvoir des réformes sociales". D'abord, ils réformèrent lentement, comptant surtout sur la persuasion comme tentative pour effectuer le changement. Parmi les premières réformes qu’ils ont appliquées, il y avait la réduction des taux d'intérêt usuraires et la construction de quelques hôpitaux et de routes. "Contrairement à la croyance populaire à l'Ouest", écrit un observateur, les Chinois "prirent soin de montrer du respect pour la culture et la religion tibétaines". Aucune propriété aristocratique ou monastique n'a été confisquée, et les seigneurs féodaux continuèrent à régner sur les paysans qui leur étaient héréditairement attachés."21



Les seigneurs et les lamas tibétains avaient vu les Chinois aller et venir au cours des siècles et avaient joui de bonnes relations avec le Generalissimo Chiang Kaishek et son pouvoir réactionnaire sur la Chine avec le Kuomintang.22 L'approbation du gouvernement Kuomintang était nécessaire pour valider le choix du Dalaï-lama et du Panchen Lama. Quand le jeune Dalaï-lama a été installé à Lhassa, c’était avec une escorte armée des troupes chinoises et un ministre chinois conformément à la tradition vieille de plusieurs siècles. Ce qui contrariait les seigneurs et lamas tibétains, c’était que ces derniers chinois étaient des communistes. C'était seulement une question de temps, ils en étaient sûrs, avant que les Communistes ne commencent à imposer leurs solutions collectivistes égalitaires au Tibet.



En 1956-57, des bandes armées tibétaines tendirent une embuscade à des convois de l'Armée Populaire de Libération chinoise. Le soulèvement reçut un appui important de la Central Intelligence Agency américaine (C.I.A.), comprenant un entraînement militaire, des camps d'appui au Népal et de nombreux ponts aériens.23 Pendant ce temps, aux Etats-Unis, la Société américaine pour une Asie libre, un front de la C.I.A., avait énergiquement fait la publicité de la cause de la résistance tibétaine avec le frère aîné du Dalaï-lama, Thubtan Norbu, qui jouât un rôle actif dans ce groupe. Le second frère aîné du Dalaï-lama, Gyalo Thondup, mis sur pied une opération de renseignements avec la C.I.A. en 1951. Il remit ça plus tard dans une unité de guérilla entraînée par la C.I.A. dont les recrues furent parachutées à nouveau au Tibet.24



Beaucoup de commandos et d’agents tibétains que la C.I.A. avait déposé dans le pays étaient les chefs de clans aristocratiques ou les fils des chefs. Pour nonante pour cent d'entre eux, on n'en entendit jamais plus parler, selon un rapport de la C.I.A. elle-même, signifiant en cela qu’ils avaient probablement étaient capturés ou tués.25 "Beaucoup de lamas et de membres séculiers de l'élite et le gros de l'armée tibétaine ont rejoint le soulèvement, mais, en général, la population ne l'a pas fait, ce qui entraîna son échec", écrit Hugh Deane.26 Dans leur livre sur le Tibet, Ginsburg et Mathos arrivent à une conclusion semblable : "Autant qu'il peut être vérifié, la plupart du peuple de Lhassa et de la campagne attenante ne rejoignis pas le combat contre les Chinois, aussi bien quand il commença qu’au cours de son déroulement."27 Finalement, la résistance s’effondra.


Les communistes entrent


Quels que furent les maux et les nouvelles oppressions introduits par les chinois au Tibet après 1959, ils ont supprimé l'esclavage et le système de servage de travail impayé et mirent un terme aux flagellations, aux mutilations et aux amputations comme méthodes de sanctions criminelles. Ils ont éliminé les nombreux impôts écrasants, commencé des projets de grands travaux et ont énormément réduit le chômage et la mendicité. Ils ont instauré l'éducation laïque, brisant ainsi le monopole de l'éducation des monastères. Ils ont mis en place la distribution d'eau courante et d'électricité dans Lhassa.28



Heinrich Harrer (il fut ultérieurement révélé que Harrer avait été un sergent dans les SS d'Hitler) a écrit un best-seller racontant ses expériences au Tibet et qui a été montré dans un film populaire de Hollywood. Il rapporta que les Tibétains qui ont résisté aux Chinois "étaient principalement les nobles, les semi-nobles et les lamas ; ils ont été punis en étant contraint de devoir exécuter les tâches les plus humbles, comme travailler sur des routes et des ponts. Ils furent encore plus humiliés par le fait de devoir nettoyer la ville avant l’arrivée des touristes". Ils ont aussi dû vivre dans un camp à l'origine réservé aux mendiants et aux vagabonds.29



En 1961, les Chinois ont exproprié les propriétés foncières tenues par les seigneurs et les lamas et ont réorganisé les paysans en centaines de communes. Ils distribuèrent des centaines de milliers d'acres à des fermiers locataires et à des paysans sans terre. Les troupeaux qui appartenaient auparavant à la noblesse ont été rendu à des collectifs de bergers pauvres. Des améliorations ont été faites dans la reproduction du bétail et des nouvelles variétés de légumes et des nouvelles souches de blé et d'orge ont été introduites ; avec des améliorations en matière d'irrigation, tout cela aurait mené à une augmentation de la production agraire.30



Beaucoup de paysans sont restés aussi religieux qu’avant, donnant l'aumône au clergé. Mais les nombreux moines qui avaient été enrôlés de force dans les ordres religieux quand ils étaient enfants étaient maintenant libres de renoncer à la vie monastique, ce que des milliers ont fait, particulièrement les plus jeunes. Le clergé restant a vécu sur des bourses modestes dispensées par le gouvernement et sur le revenu supplémentaire gagné en officiant des services de prière, des mariages et des obsèques.31



Tant le Dalaï-lama que son conseiller et frère le plus jeune, Tendzin Choegyal, ont prétendu que "plus de 1,2 millions de Tibétains sont morts en conséquence de l'occupation chinoise."32 Mais le recensement officiel de 1953 - six ans avant les sévères mesures chinoises - a enregistré la population entière résidant au Tibet au nombre de 1.274.000.33 D'autres comptes de recensement évaluent la population tibétaine ethnique dans le pays à environ deux millions. Si les Chinois avaient tué 1,2 millions de Tibétains au début des années 1960, alors des villes entières et d’importantes parties de la campagne, en fait presque tout le Tibet, auraient été dépeuplé, transformé en un champ de batailles parsemé de camps de la mort et de charniers - dont nous n'avons vu aucune preuve. Les minces forces armées chinoises présentes au Tibet n'étaient pas assez importantes pour regrouper, pourchasser et exterminer autant de personnes même si elles y avaient consacré tout leur temps en ne faisant rien d'autre.



Les autorités chinoises reconnaissent "des erreurs", particulièrement pendant la Révolution Culturelle en 1966-76 quand la persécution religieuse a atteint une haute vague tant en Chine qu'au Tibet. Après le soulèvement à la fin des années 1950, des milliers de Tibétains ont été incarcérés. Pendant le Grand bond en avant, la collectivisation obligatoire et l'agriculture de grain ont été imposées à la paysannerie, parfois avec un effet désastreux. À la fin des années 1970, la Chine a commencé à relâcher le contrôle sur le Tibet "et a essayé de réparer certains des dégâts provoqué pendant les deux décennies précédentes."34



En 1980, le gouvernement chinois a amorcé des réformes censément conçues pour accorder au Tibet un degré plus grand d'autonomie et d'auto-administration. Les Tibétains seraient dès lors autorisé à cultiver des parcelles privées, à vendre leurs surplus de moisson, à décider eux-mêmes quel produit cultiver et à garder des yaks et des moutons. La communication avec le monde extérieur était de nouveau permise et les contrôles aux frontières furent facilités pour permettre aux Tibétains de visiter des parents exilés en Inde et au Népal.35



Dans les années 1990, les Hans, le plus grand groupe ethnique comprenant plus de 95 pour cent de la population énorme de la Chine, ont commencé à se déplacer en nombre substantiel au Tibet et dans diverses provinces occidentales. Dans les rues de Lhassa et de Shigatse, les signes de la prééminence han sont aisément visibles. Les Chinois dirigent les usines et beaucoup des magasins et des stands de vente. De grands immeubles de bureaux et de grands centres commerciaux ont été construits avec des fonds qui auraient été mieux dépensés pour des usines de traitement d'eau et des logements. Les cadres chinois au Tibet ont souvent considéré leurs voisins tibétains comme arriérés et paresseux, ayant besoin d'un développement économique et d'une "éducation patriotique". Pendant les années 1990, des employés du gouvernement tibétain soupçonnés d'entretenir des sympathies nationalistes ont été licenciés et des campagnes ont été lancées pour discréditer le Dalaï-lama. Des Tibétains ont, selon certaines sources, été arrêtés, emprisonnés et soumis au travail obligatoire pour avoir mené des activités séparatistes et s'être engagé dans "la subversion" politique. Certaines des personnes appréhendées ont été retenues en détention administrative sans eau et alimentation adéquates, sans couvertures, sujettes à des menaces, des coups et d'autres mauvais traitements.36



Les règlements de planning familial chinois permettent une limite de trois enfants par familles tibétaines. (Pendant des années, les familles hans étaient soumises à la limite de l’enfant unique) Si un couple dépasse la limite, les enfants en excès peuvent être interdits d'accès à la garderie subventionnée, aux services médicaux, au logement et à l'éducation. Ces pénalités ont été appliquées de manière irrégulière et varièrent selon le district. Par ailleurs, l'histoire, la culture et la religion tibétaines sont négligées dans les écoles. Les matériels pédagogiques, quoique traduits en tibétain, se concentrent sur l'histoire et la culture chinoises.37


Élites, émigrés et la C.I.A.


Pour les lamas et les seigneurs riches, l'intervention communiste était une calamité. La plupart d'entre eux se sont enfuis à l'étranger, ainsi fît le Dalaï-lama lui-même, qui a été aidé dans sa fuite par la C.I.A. Certains ont découvert avec horreur qu'ils devraient travailler pour vivre. Pourtant, pendant les années 1960, la communauté tibétaine en exil a secrètement empoché 1,7 millions de $ par an provenant de la C.I.A. selon des documents rendus publics par le Département d'Etat en 1998. Une fois que ce fait a été rendu public, l'organisation du Dalaï-lama lui-même a publié une déclaration admettant qu'il avait reçu des millions de dollars de la C.I.A. pendant les années 1960 pour envoyer des escadrons armés d'exilés au Tibet pour saper la révolution maoïste. Le revenu annuel du Dalaï-lama dispensé par le C.I.A. était de 186.000 $. Les services secrets indiens l'ont aussi financé ainsi que d'autres exilés tibétains. Il a refusé de dire si lui ou ses frères travaillaient pour la C.I.A. L'agence s’est aussi abstenue de faire des commentaires.38



En 1995, le News & Observer de Raleigh en Caroline du Nord, a publié en couverture une photographie couleur montrant le Dalaï-lama recevant l’accolade du sénateur Républicain réactionnaire Jesse Helms, sous le titre "le Bouddhiste fascine le Héros des droits religieux".39 En avril 1999, avec Margareth Thatcher, le Pape Jean Paul II et George Bush premier, le Dalaï-lama a lancé un appel au gouvernement britannique afin qu'il libère Augusto Pinochet, l'ancien dictateur fasciste du Chili et un client de longue date de la C.I.A. et qui avait été appréhendé alors qu'il était en visite en Angleterre. Il a vivement recommandé que Pinochet ne soit pas forcé d'aller en Espagne où il était requis par un juge espagnol pour passer en justice pour des crimes contre l'humanité.



Aujourd'hui, surtout via la National Endowment for Democracy (NED) et d'autres canaux qui sonnent plus respectablement que la C.I.A., le Congrès US continue d'allouer 2 millions de $ par an aux Tibétains en Inde, plus quelques millions complémentaires pour "des activités démocratiques" dans la communauté d'exil tibétaine. Le Dalaï-lama obtient aussi de l'argent du financier George Soros, qui dirige Radio Free Europe/Radio Liberty, la radio créée par la C.I.A., ainsi que d'autres instituts.40


La question de la culture


On nous a dit que quand le Dalaï-lama gouvernait le Tibet, le peuple vivait dans une symbiose satisfaisante et tranquille avec leurs seigneurs monastiques et séculiers, selon un ordre social fondé sur une culture profondément spirituelle et non violente inspirée par des enseignements religieux humains et pacifiques. La culture religieuse tibétaine était le ciment social et le baume réconfortant qui maintenaient les lamas riches et les paysans pauvres liés spirituellement et … pour soutenir ces prosélytes qui considèrent le vieux Tibet comme un modèle de pureté culturelle, un paradis terrestre.



On peut se rappeler les images idéalisées de l'Europe féodale présentées par des catholiques conservateurs contemporains comme G. K. Chesterton et Hilaire Belloc. Pour eux, la chrétienté médiévale était un monde de paysans satisfaits vivant dans un lien spirituel profond avec leur Église, sous la protection de leurs seigneurs.41 A nouveau, nous sommes invités à accepter une culture particulière selon ses propres canons, qui signifie l'accepter tel qu'elle est présentée par sa classe privilégiée, par ceux du sommet qui en ont profité le plus. L'image du Shangri-La du Tibet n'a pas plus de ressemblance avec la réalité historique que ne l'a l'image idéalisée de l'Europe médiévale.



Quand il est vu dans toute son effroyable réalité, le vieux Tibet confirme que la culture n’est absolument pas neutre. La culture peut faire office de couverture de légitimation à une foule de graves injustices, bénéficiant à une portion de la population d’une société au grave détriment d’autres segments de cette population. Dans le Tibet théocratique, les intérêts dominants manipulaient la culture traditionnelle pour consolider leur richesse et leur pouvoir. La théocratie assimilait les pensées et les actions rebelles à des influences sataniques. Elle propageait la supposition générale de la supériorité du seigneur et de l’infériorité du paysan. Le riche était représenté comme méritant sa belle vie et le pauvre comme méritant sa misérable existence, le tout codifié en enseignements à propos de la succession karmique des vertus et des vices issus de vies passées et présenté comme l’expression de la volonté de Dieu.



Il pourrait être dit que nous, citoyens du monde laïc moderne, ne pouvons pas saisir les équations du bonheur et de la douleur, le contentement et la coutume qui caractérisent des sociétés plus traditionnellement spirituelles. Cela peut être vrai et cela peut expliquer pourquoi certains d'entre nous idéalisent de telles sociétés. Mais tout de même, un œil énucléé est un œil énucléé, une flagellation est une flagellation, et l'exploitation oppressante des serfs et des esclaves est toujours une injustice de classe brutale quels que soient ses emballages culturels. Il y a une différence entre un lien spirituel et un esclavage humain, même quand tous les deux existent côte à côte.



Bon nombre de Tibétains ordinaires souhaitent le retour du Dalaï-lama dans leur pays mais il apparaît que relativement peu souhaite un retour à l’ordre ancien qu’il représente. Une histoire publiée en 1999 dans le "Washington Post" note qu’il continue à être révéré au Tibet, mais …



... peu de Tibétains accueilleraient un retour des clans aristocratiques corrompus qui se sont enfuis avec lui en 1959, et cela comprend la plus grande partie de ses conseillers. Beaucoup de fermiers tibétains, par exemple, n'ont aucun intérêt à recéder la terre qu'ils ont gagnée pendant la réforme agraire que la Chine a imposée aux clans. Les anciens esclaves du Tibet disent qu'ils, eux aussi, ne veulent pas que leurs anciens maîtres reviennent au pouvoir.

"J'ai déjà vécu cette vie une fois auparavant", a dit Wangchuk, un ancien esclave de 67 ans qui portait ses meilleurs vêtements pour son pèlerinage annuel vers Shigatse, un des sites les plus saints du Bouddhisme tibétain. Il a dit qu'il vénérait le Dalaï-lama, mais a ajouté, "je ne peux pas être libre sous le communisme chinois, mais je suis dans de meilleures conditions que quand j'étais un esclave."42



Kim Lewis qui a étudié les méthodes de guérison avec un moine bouddhiste à Berkeley en Californie a eu l’occasion de parler longuement avec plus d’une dizaine de femmes tibétaines qui vivaient dans le bâtiment du moine. Quand elle demanda comment elles se sentaient à l’idée de retourner dans leur pays d’origine, le sentiment était unanimement négatif. Au début, Lewis pensait que leur répugnance avait un rapport avec l’occupation chinoise mais elles l’informèrent vite qu’il en était tout autrement. Elles dirent qu’elles étaient extrêmement reconnaissante "de ne pas avoir du se marier à 4 ou 5 hommes, de ne pas devoir être enceinte presque tout le temps", ou de devoir supporter des maladies sexuellement transmissibles contractées par un mari errant. Les plus jeunes femmes "étaient enchantées de recevoir une éducation et ne voulaient absolument rien à voir avec une quelconque religion, et se demandaient pourquoi les Américains étaient si naïfs". Elles racontèrent les histoires des épreuves de leur grand-mère avec des moines qui les utilisaient comme "épouses de sagesse", leur disant "qu’elles gagneraient énormément de mérites en fournissant les ‘moyens de l’éblouissement’ – après tout, Buddha avait besoin d’être avec une femme pour atteindre l’illumination".



Les femmes interviewées par Lewis parlèrent avec amertume au sujet de la confiscation de leurs jeunes garçons par les monastères au Tibet. Quand un enfant criait après sa mère, il lui était dit "Pourquoi la réclames-tu, elle t’a abandonné – elle est juste une femme." Parmi les autres problèmes, il y avait notamment "l’homosexualité endémique dans la secte Gelugpa. Tout n’était pas parfait au Shangri-la", opine Lewis."43



Les moines qui ont obtenu l’asile politique en Californie ont fait une demande pour obtenir la sécurité sociale. Lewis, elle-même une partisane pendant un temps, les a aidé pour les documents administratifs. Elle observe qu’ils continuent à recevoir des chèques de la sécurité sociale d’un montant de 550 à 700 dollars par mois avec Medicare et MediCal. En plus, les moines résident sans payer de loyer dans d’agréables appartements équipés. "Ils ne paient aucune charge, ils ont l’accès gratuit à internet avec des ordinateurs mis à leur disposition, ainsi que des fax, des téléphones fixes et portables et la télévision câblée." En plus, ils reçoivent un traitement mensuel de leur ordre. Et le centre dharma prend une collection spéciale de ses membres (tous américains), distinct de leurs devoirs de membres. Certains membres effectuent avec passion les tâches ménagères pour les moines, notamment les courses chez l’épicier, l’entretien de leurs appartements et leurs toilettes. Ces même saints hommes "ne voient aucun problème à critiquer l’obsession des Américains pour les choses matérielles".44



Soutenir le renversement de la vieille théocratie féodale par la Chine ne signifie pas applaudir à tout ce que fait l'autorité chinoise au Tibet. Ce point est rarement compris par les adhérents du Shangri-La aujourd'hui à l'Ouest.



L'inverse est aussi vrai. Dénoncer l'occupation chinoise ne signifie pas que nous devons idéaliser l'ancien régime féodal. Une complainte commune parmi les prosélytes bouddhistes à l'Ouest est que la culture religieuse du Tibet est sapée par l’occupation. Cela semble vraiment être le cas. Nombre de monastères sont fermés et la théocratie est passée dans l’histoire. Ce que je mets en doute ici est la nature soi-disant admirable et essentiellement spirituelle de cette culture d'avant l'invasion. En bref, nous pouvons préconiser la liberté religieuse et l'indépendance pour le Tibet sans devoir embrasser la mythologie d'un Paradis Perdu.



Finalement, il devrait être noté que la critique posée ici ne doit pas être considérée comme une attaque personnelle contre le Dalaï-lama. Quel que soit ses associations passées avec la C.I.A. et certains réactionnaires, il parle souvent de paix, d'amour et de non-violence. Et il ne peut lui-même être réellement blâmé pour les abus de l’ancien régime, n’ayant que 15 ans quand il s’enfuit en exil. En 1994, dans une interview avec Melvyn Goldstein, il dit en privé qu'il était depuis sa jeunesse en faveur de la construction d'écoles, "de machines" et de routes dans son pays. Il prétend qu'il pensait que la corvée (travail forcé non payé d’un serf au profit du seigneur) et certains impôts imposés aux paysans étaient "extrêmement mauvais". Et il n'aimait pas la façon dont les gens étaient surchargés avec des vieilles dettes parfois transmises de génération en génération.45 En outre, il propose maintenant la démocratie pour le Tibet, caractérisée par une constitution écrite, une assemblée représentative et d'autres attributs démocratiques essentiels.46



En 1996, le Dalaï-lama a fait un communiqué qui a du avoir un effet dérangeant dans la communauté en exil. Il dit en partie ceci :



De toutes les théories économiques modernes, le système économique marxiste est fondé sur des principes moraux, tandis que le capitalisme n’est fondé que sur le gain et la rentabilité. Le marxisme est basé sur la distribution de la richesse sur une base égale et sur l'utilisation équitable des moyens de production. Il est aussi concerné par le destin des travailleurs - qui sont la majorité - aussi bien que par le destin d'entre ceux qui sont défavorisés et dans le besoin, et le marxisme se soucie des victimes de minorités exploitées. Pour ces raisons, le système m'interpelle et il semble juste ... Je me considère moi-même comme demi-marxiste et demi-bouddhiste.47



Et plus récemment, en 2001, en visitant la Californie, il a fait remarquer que "le Tibet, matériellement, est très, très en arrière. Spirituellement, il est tout assez riche. Mais la spiritualité ne peut pas remplir nos estomacs."48 Voici un message qui devrait être pris en compte par les prosélytes bouddhistes bien alimentés en Occident qui dissertent avec nostalgie sur le vieux Tibet.



Ce que j'ai essayé de défier, ce sont le mythe du Tibet, l'image du Paradis perdu d'un ordre social qui, en fait, n’était rien de plus qu'une théocratie rétrograde de servage et de pauvreté, où une minorité privilégiée vivait richement et puissamment au prix du sang, de la sueur et des larmes de la majorité. On est loin du Shangri-la.




Notes :

1. Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon : China, Tibet, and the Dalai Lama (Berkeley : University of California Press, 1995), 6-16.

2. Mark Juergensmeyer, Terror in the Mind of God, (Berkeley : University of California Press, 2000), 113.

3. Kyong-Hwa Seok, "Korean Monk Gangs Battle for Temple Turf", San Francisco Examiner, December 3, 1998.

4. Dalai Lama quoted in Donald Lopez Jr., Prisoners of Shangri-La : Tibetan Buddhism and the West (Chicago and London : Chicago University Press, 1998), 205.

5. Stuart Gelder and Roma Gelder, The Timely Rain : Travels in New Tibet (New York : Monthly Review Press, 1964), 119, 123.

6. Pradyumna P. Karan, The Changing Face of Tibet : The Impact of Chinese Communist Ideology on the Landscape (Lexington, Kentucky : University Press of Kentucky, 1976), 64.

7. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 62 and 174.

8. As skeptically noted by Lopez, Prisoners of Shangri-La, 9.

9. Melvyn Goldstein, William Siebenschuh, and Tashì-Tsering, The Struggle for Modern Tibet : The Autobiography of Tashì-Tsering (Armonk, N.Y. : M.E. Sharpe, 1997).

10. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 110.

11. Anna Louise Strong, Tibetan Interviews (Peking : New World Press, 1929), 15, 19-21, 24.

12. Quoted in Strong, Tibetan Interviews, 25.

13. Strong, Tibetan Interviews, 31.

14. Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951 (Berkeley : University of California Press, 1989), 5.

15. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 175-176; and Strong, Tibetan Interviews, 25-26.

16. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 113.

17. A. Tom Grunfeld, The Making of Modern Tibet rev. ed. (Armonk, N.Y. and London : 1996), 9 and 7-33 for a general discussion of feudal Tibet; see also Felix Greene, A Curtain of Ignorance (Garden City, N.Y. : Doubleday, 1961), 241-249; Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951, 3-5; and Lopez, Prisoners of Shangri-La, passim.

18. Strong, Tibetan Interviews, 91-92.

19. Strong, Tibetan Interviews, 92-96.

20. Waddell, Landon, and O'Connor are quoted in Gelder and Gelder, The Timely Rain, 123-125.

21. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 52.

22. Heinrich Harrer, Return to Tibet (New York : Schocken, 1985), 29.

23. See Kenneth Conboy and James Morrison, The CIA's Secret War in Tibet (Lawrence, Kansas : University of Kansas Press, 2002); and William Leary, "Secret Mission to Tibet", Air & Space, December 1997/January 1998.

24. On the CIA's links to the Dalai Lama and his family and entourage, see Loren Coleman, Tom Slick and the Search for the Yeti (London : Faber and Faber, 1989).

25. Leary, "Secret Mission to Tibet".

26. Hugh Deane, "The Cold War in Tibet", CovertAction Quarterly (Winter 1987).

27. George Ginsburg and Michael Mathos, Communist China and Tibet (1964), quoted in Deane, "The Cold War in Tibet". Deane notes that author Bina Roy reached a similar conclusion.

28. See Greene, A Curtain of Ignorance, 248 and passim; and Grunfeld, The Making of Modern Tibet, passim.

29. Harrer, Return to Tibet, 54.

30. Karan, The Changing Face of Tibet, 36-38, 41, 57-58; London Times, 4 July 1966.

31. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 29 and 47-48.

32. Tendzin Choegyal, "The Truth about Tibet", Imprimis (publication of Hillsdale College, Michigan), April 1999.

33. Karan, The Changing Face of Tibet, 52-53.

34. Elaine Kurtenbach, Associate Press report, San Francisco Chronicle, 12 February 1998.

35. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 47-48.

36. Report by the International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril (Berkeley Calif. : 2001), passim.

37. International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril, 66-68, 98.

38. Jim Mann, "CIA Gave Aid to Tibetan Exiles in '60s, Files Show", Los Angeles Times, 15 September 1998; and New York Times, 1 October, 1998; and Morrison, The CIA's Secret War in Tibet.

39. News & Observer, 6 September 1995, cited in Lopez, Prisoners of Shangri-La, 3.

40. Heather Cottin, "George Soros, Imperial Wizard", CovertAction Quarterly no. 74 (Fall 2002).

41. The Gelders draw this comparison, The Timely Rain, 64.

42. John Pomfret, "Tibet Caught in China's Web", Washington Post, 23 July 1999.

43. Kim Lewis, correspondence to me, 15 July 2004.

44. Kim Lewis, additional correspondence to me, 16 July 2004.

45. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 51.

46. Tendzin Choegyal, "The Truth about Tibet."

47. The Dalai Lama in Marianne Dresser (ed.), Beyond Dogma : Dialogues and Discourses (Berkeley, Calif. : North Atlantic Books, 1996).

48. Quoted in San Francisco Chronicle, 17 May 2001.

#107 Upakarin

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Posté 25 août 2005 à 07:08

pour ma part je considere le(s) dalai lama de la meme maniere que le pape, donc je ne suis absolument pas etonné d'apprendre (ou réapprendre) ce qui est ecrit dans ce texte.
j'ai lu 1 autobiographie sur le dalai lama et deux livres de precepte que je n'ai meme pas terminer, n'ayant pas resenti de bonne ondes...mais bon comme quoi quelques soit la religion, il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre :P

#108 moimaime

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Posté 25 août 2005 à 15:16

moi ça me choque quand meme.

Mais par contre le dalai lama a sorti beaucoup de livre,ça fait un peu commercial quand meme.

Ce message a été modifié par moimaime - 25 août 2005 à 15:17.


#109 doutoïd

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Posté 25 août 2005 à 15:43

bonjour,

Ce n'est pas nouveau il y a déjà eu un post là dessus :D

Le tibet à toujours fonctionné comme un système féodale, hiérarchisé et archaïque.

Quand les textes sont longs, mieux vaut synthétiser les infos que de faire un copier coller ça allourdit le post et la lecture. :D

Et puis, y a pas que le boudhisme tibétain.

Seulement on ne voit qu'eux, l'océan de sagesse, et mathieu ricard dans les librairies.

C'est la mode, mais quand on lit leurs écrits on s'aperçoit qu'il n'y a rien de nouveau.

Vive le surf sur la vague "religion exotique" :D

A bientôt

#110 ferma

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Posté 17 septembre 2005 à 22:26

Topic combiné avec topic existant. De plus le texte Undercover a déjà été posté sur la première page de ce topic, merci de lire les pages précédentes.
Merci d'utiliser la fonction RECHERCHE avant de créer un nouveau topic.


http://www.conspiration.cc/sujets/religion..._labruyere.html

Introduction au dossier Tibet

Il n'y a pas d'égo

Source: revue UNDERCOVER #6 - mars 2003. Tout droit réservé.
Avec la permission de Joël Labruyère, éditeur.

Les Quatre Nobles Vérités

Après six ans d'efforts intenses, le Bouddha réalisa les Quatre Nobles Vérités. Ce sont des réalités universelles qui valent pour tous les êtres

I - La Noble Vérité de la souffrance
2 - l'origine de la souffrance;
3 - La cessation de la souffrance;
4 - le chemin conduisant à la cessation de la souffrance.
Le bouddhisme originel est contenu dans la réalisation effective de ces quatre vérités.

Le Bouddha est considéré comme le médecin sans égal, capable de diagnostiquer exactement la maladie de chaque être. C'est à la manière d'un médecin qu'il enseigne les Quatre Nobles Vérités. II établit d'abord que le monde est fondé sur la souffrance, que la souffrance est un phénomène universel qu'il faut s'efforcer de comprendre. Puis il diagnostiqua la cause de la maladie: l'origine de la souffrance est la " soif ", le désir. Ensuite, le Bouddha décrivit la guérison de la maladie, qui est le Nirvana. Enfin, il prescrivit le remède, qui est le Noble Sentier Octuple.

Le Noble Sentier Octuple

Le Noble Octuple Sentier du Bouddha est l'équivalent des 8 règles du Sermon sur la Montagne. C'est " La vue juste, la pensée juste, la parole juste, l'action juste, les moyens d'existence justes, l'effort juste, l'attention juste, la concentration juste. Ce Noble Octuple Sentier procure l'éveil et le Nirvana. "

Le bouddhisme tente de montrer que la naissance est la cause de la souffrance. La délivrance est donc la fin totale de tout le processus des vies successives. On peut donc dire que le summum bonum du Bouddhisme est le Nirvana. Cet arrêt définitif de la continuation de devenir est signifié par de nombreux termes positifs: liberté, immortalité, bonheur ultime... Philosophiquement il est indiqué par des termes négatifs: non-né, non-devenu, inconditionné, noncomposé, etc. Ce chemin est "pessimiste" pour celui qui n'en voit pas l'aboutissement ultime et qui n'a pas encore goûté à la désillusion du monde.


La vérité du Bouddhisme

La vérité du Bouddhisme se résume en ce constat déconcertant: IL N'Y A PAS D'EGO. l'égo est une illusion. Cette doctrine du non-moi - anatta - consiste à répudier tout ce qui constitue ou renforce le soi empirique. Cela a valu au Bouddhisme la réputation d'être une croyance " pessimiste ".

Il est exact que ce monde, c'est-à-dire tout ce qui est conditionné et impermanent est considéré comme quelque chose de tout à fait mauvais, tout à fait pénétré de souffrance, digne d'être totalement rejeté, abandonné, au profit d'un but unique: le Nirvana.

Il est plutôt déconcertant de voir que la mélancolie pessimiste qu'on lit dans la doctrine bouddhique "d'universelle douleur" puisse se refléter dans une attitude heureuse parmi ses adeptes. Ce monde peut bien être une vallée de larmes, mais il y a de la joie à en déposer le fardeau. Mais s'il y a un royaume de Dieu à gagner en renonçant au monde, le gain dépasse infiniment la perte. Regardons ce soi-disant "pessimisme " en face.

L'attitude des penseurs bouddhiques envers le monde se relie visiblement au problème de la signification de la vie et de la destinée de l'homme; quelle que soit la difficulté de ce problème, il nous faut arriver à une solution à ce sujet parce que tout le bonheur, la fécondité de notre vie dépendent de la réponse. Les opinions sur la nature et la destinée de l'homme, la signification de l'existence humaine se rangent, en gros, en deux catégories: suivant le plus grand nombre. L'homme est un produit de la terre. La Terre est son chez-soi. Son devoir est de se sentir chez lui sur cette terre. La loi suprême, voire le devoir suprême de l'homme, est de travailler continuellement à son autoconservation. C'est ce que la société impose par sa culture, sa religion et sa science. Il faut croire dans le monde et ne pas chercher à en sortir.

Au contraire, d'autres moins nombreux estiment que l'homme est une âme déchue du ciel, un étranger sur cette terre. Sa tâche est alors de regagner l'état de perfection qui était le sien avant qu'il tombât dans ce monde.

Dans ce cas, la négation du - l'égo - est la loi suprême, le devoir suprême de l'homme.

Notre civilisation moderne favorise le premier point de vue - l'attachement au monde - tandis que le Bouddhisme préconise le second - le détachement.

Le point de vue bouddhiste ne plaira qu'aux gens qui sont entièrement désillusionnés du monde tel qu'il est et d'eux-mêmes: à ceux qui sont extrêmement sensibles à la peine, à la souffrance des espèces vivantes et au désordre, ayant un désir immense de bonheur, une capacité considérable de renoncement. Aucun vrai bouddhiste ne suppose que tous les hommes soient capables de comprendre sa doctrine.

Le bouddhiste recherche un bonheur total au-delà de ce monde. Pourquoi serait-il si ambitieux ? Pourquoi se contenterait-il d'acquérir le bonheur limité que nous pouvons tirer de ce monde ? La réponse est que dans la pratique, les gens attachés au bonheur terrestre n'ont pas l'air si heureux qu'ils le disent Un peur secrète les ronge. II existe au coeur de notre être une angoisse fondamentale, une petite cavité vide d'où mutes les autres formes d'angoisse et d'anxiété tirent leur force. Cette angoisse essentielle n'est éprouvée que par les personnes qui ont un caractère introverti et porté à la philosophie, et elles-mêmes ne l'éprouvent que rarement. Si on ne l'a pas ressentie soi-même, aucune explication n'en convaincra.

Si on l'a ressentie, on ne l'oubliera jamais, quelque effort que l'on fasse. Cela peut survenir quand vous Êtes endormi, retiré du monde: vous vous réveillez au milieu de la nuit et sentez une manière d'étonnement à être là, qui livre passage à une crainte, à une horreur du simple fait d'exister. C'est alors que vous heurtez, juste un moment au mur d'une sorte de néant qui vous entoure, avec un sentiment torturant de votre impuissance, de votre désarroi total en face de ce fait étonnant que vous existez. Comment se fait-il qu'existe la moindre chose ? Mystère. D'ordinaire nous évitons cette épreuve autant qu'il est en notre pouvoir, parce qu'elle est épuisante et douloureuse. D'ordinaire, on veille avec soin à ne pas rester seul avec soi -même. Les gens qui sont occupés tout le temps, qui ont à penser toujours à quelque chose se détournent sans cesse de cette épreuve de l'angoisse essentielle, originelle.

Ce que nous faisons d'ordinaire est de prendre appui sur quelque chose d'autre que ce centre vide de nous-même. Nous inventons des fantasmagories spirituelles.

L'opinion bouddhique est que nous ne serons jamais heureux avant d'avoir triomphé de cette angoisse fondamentale et que nous n'y arriverons qu'en ne prenant appui sur quoi que ce soit la plupart d'entre nous sont enclins par nature à vivre dans un paradis illusoire, à regarder le côté heureux de la vie et à en minimiser les aspects déplaisants: rester fixés sur la souffrance équivaut normalement à contrarier nos tendances; d'ordinaire, nous recouvrons la souffrance par toutes sortes de " rideaux affectifs ". La vie serait insupportable à la plupart d'entre nous si nous pouvions la voir telle qu'elle est si notre perspective mentale mettait en lumière ses traits répugnants au même degré que ses traits agréables. Nous aimons écarter de notre vue les faits malheureux. Cela s'illustre dans l'usage largement répandu des " euphémismes ". qui n'est autre que le souci d'éviter les mots qui évoquent des associations désagréables. Une expression vague, une circonlocution cachent un fait désagréable, un tabou. Une pratique commune est de fermer les yeux à des faits dérangeants, de passer outre, de sous-estimer leur importance ou de les embellir.

On ne peut montrer en détail comment cette fuite hors d'une réalité qui déplaît est causée en partie par un amour de soi fait de narcissisme, et principalement par la peur, jointe au désir de protéger notre personnalité de concepts qui en menacent l'intégrité. Les gens, dans leur écrasante majorité, ne peuvent vivre joyeusement sans adopter une sorte d'attitude d'autruche quant à l'existence. C'est en ce sens qu'il leur sera pénible d'admettre la première vérité du Bouddhisme - l'existence est souffrance. Pour la comprendre, il faut faire violence à nos habitudes mentales, le Bouddha a posé comme principe que toute chose en ce monde est liée à la souffrance. II est impossible d'Être en contact avec le corps matériel, les sentiments, les perceptions, les impulsions. les actes de conscience, sans être entraînés dans la souffrance.

L'universalité de la souffrance ne se présente pas au premier abord comme un fait évident Nous nous accrochons avec ténacité à la croyance qu'on peut trouver du bonheur en ce monde. Seul le saint accompli, l'Arhat - le libéré - peut comprendre pleinement la première Noble Vérité du Bouddhisme. Comme l'a dit le Bouddha: " II est plus difficile encore de transpercer avec une flèche la pointe d'un cheveu que de pénétrer le fait que tout ce qui existe est mauvais. "

En fait: l'intuition de l'universalité de la souffrance se propage peu à peu avec notre croissance spirituelle. Il y a beaucoup de souffrance évidente dans le monde : mais une grande partie en est cachée et seul le sage est en état de la percevoir. La politique mondiale permet de masquer la réalité des choses et il n'est pas bien vu de lever le voile.

Le Bouddhisme originel a pour but de révéler la réalité de l'existence afin de créer une dynamique de libération. Les moyens à mettre en oeuvre sont simples: arracher à la racine la cause de l'attachement le premier obstacle à identifier est le mécanisme pervers du circuit de notre pensée. Car c'est par nos pensées que nous enclenchons les actes et leurs conséquences. Nous sommes esclaves du mental qui a pour but de perpétuer l'illusion de l'existence d'un égo permanent. Il faut remonter à l'origine des pulsions mentales par une méditation constante qui procure la " vision pénétrante ".

Derrière cette démarche de clarification radicale, nombres d'écoles pseudo-bouddhistes recréent des systèmes magico-rituels qui ont pour but d'entretenir les gens dans une narcose spirituelle confortable.

On parle alors de la " voie du Boddhisatva ", c'est-à-dire d'une évolution progressive et de " service au monde ". Or, du point de vue bouddhiste, le meilleur service à rendre à l'humanité, c'est de se libérer soi-même avant de prétendre aider les autres. Mais c'est là une démarche beaucoup plus pénible. C'est pourquoi la plupart des courants spirituels proposent une culture de l'égo, selon l'idée que peu à peu on s'améliore jusqu'à une perfection finale. C'est un discours qui convient aux Êtres humains qui veulent continuer à entretenir leurs attachements tout en rêvant qu'ils s'en libèrent C'est ainsi que sont nés les Contes de fée du Tibet et leurs dérives occultistes et new age. II s'agit d'une inversion du Bouddhisme.
Mesdames et Messieurs. au risque de déplaire, Undercover vous présente : "Les Contes de Fée du Tibet!"


Les Contes de Fée du Tibet

Padmasambhava le mythique fondateur (8e siècle)

TEXTE EN DOUBLE QUE VOUS RETROUVEREZ EN PREMIERE PAGE DE CE TOPIC

http://www.onnouscac...pic.php?p=36897

#111 Daman

    Démiurge désinvolte

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Posté 18 septembre 2005 à 01:21

Passionant !

Je me demandais comment les planificateurs du NOM allaient s'y prendre pour marier bouddhisme et christianisme pour en faire une religion unique imposée au monde et voilà la réponse à ma question.

Mais qui est ce monsieur Bhodyoul qui nous affirme que les érudits tibétains ne connaissent pas leur religion ?

Bon, tout n'est pas à jeter aux orties puisqu'il y a l'annonce de futurs faux miracles basés sur des projections holographiques . On pouvait soupçonner que ça allait servir ... Mais attribuer à l'Atlantide le détournement de certains cultes alors que l'existence de ce continent relève sans doute du mythe, c'est un peu fort.

En tout cas, ce qui est caractéristique, c'est le recours, comme d'habitude à des 'fraternités secrètes' ... Bon yen a un peu marre des fraternités secrètes ... Bénéfiques ou maléfiques, elles nous prennent pour des boeufs et ça commence à bien faire ... Il est temps de les renvoyer ( dos à dos ) dans leurs temples.

Ce message a été modifié par Daman - 18 septembre 2005 à 01:32.

Laissez-moi rire... :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#112 pop-corn

    Chercheur de lumière

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Posté 18 septembre 2005 à 16:19

il sont en traine de planifier la religion orthoxe aussi

si t'avait pas donné ton avis je n'aurais pas pris la peine de le lire et il me serait filé entre les yeux

tres bon texte sauf que j'y perçois aussi qu'on nous prepare le terrain même si les intention sont bonne et je n'aime pas l'intervention d'undercover a tel point qu'on pourrait se demander si ce n'est lui l'interviewé

mais si on s'aligne a l'ordre des choses comme la nature le fait et au pire on ne se laisse pas atteindre pas les peurs et les passions lors de la kata ont passent a travers
tout est succeptible d'être une nourriture a canaliser dans les plans subtil

il est clair que tout mouvement n'est pas la bonne piste a suivre
en fait il n'y a pas de piste dés que l'homme y a mis sa graine de pensée .

on est vraiment du betail a toutes les sauces dés qu'on y goute
La illaha illa Allah

#113 Cristobal

    Pèlerin de l'espace et du temps

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Posté 18 septembre 2005 à 16:53

Franchement, selon cette personne, Bodhyoul :

bouddhisme tibétain = magie noire :D

Et il dit, par exemple :

"Pourquoi le font-ils ? Pourquoi cet effort? Pourquoi cette incroyable machinerie à conditionner les masses en les unifiant autour d'illusions flatteuses comme l'unité, la paix et la fraternité humaine ?"

Illusions flatteuses, la fraternité, la paix ? Flatteuses ? Cela ne veut rien dire.

C'est ce qui s'appelle "parler pour ne rien dire". :o

#114 aiguillonmagique

    Expert

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Posté 18 septembre 2005 à 17:50

[quote name='Daman' date='Dimanche 18 Septembre 2005, 01:23'] Passionant !

Je me demandais comment les planificateurs du NOM allaient s'y prendre pour marier bouddhisme et christianisme pour en faire une religion unique imposée au monde et voilà la réponse à ma question.

Mais qui est ce monsieur Bhodyoul qui nous affirme que les érudits tibétains ne connaissent pas leur religion ?

Bon, tout n'est pas à jeter aux orties puisqu'il y a l'annonce de futurs faux miracles basés sur des projections holographiques . On pouvait soupçonner que ça allait servir ... Mais attribuer à l'Atlantide le détournement de certains cultes alors que l'existence de ce continent relève sans doute du mythe, c'est un peu fort.

En tout cas, ce qui est caractéristique, c'est le recours, comme d'habitude à des 'fraternités secrètes' ... Bon yen a un peu marre des fraternités secrètes ... Bénéfiques ou maléfiques, elles nous prennent pour des boeufs et ça commence à bien faire ... Il est temps de les renvoyer ( dos à dos ) dans leurs temples. [/quote]
Salut Daman,

[QUOTE]



Garde l'esprit ouvert au sujet de l'Atlantide. Nous pourrions etre très surpris!

"BHODYOUL : Leur dernière carte, ce sera de proclamer que l'espérance de tous les peuples est enfin accomplie. Ce sera l'annonce internationale que le Christ est revenu sur Terre, et cela sous toutes les nuances des diverses cultures.

UNDERCOVER : Nous avons déjà parlé de cette affaire dans Undercover no 1 sous le titre " Blue Beam " qui est un projet de la NASA pour faire apparaître des êtres célestes.

BHODYOUL : Oui, ce projet envisage de produire des hologrammes imitant les divinités des panthéons religieux. Mais, avez-vous déjà pensé que la loge orientale peut faire apparaître des anges et des êtres invisibles enrobés de lumière astrale ?"



J'ai hate de les entendre! Huuum, le christ en hologramme. Tout un programme....

#115 TreizeVents

    Gardien du ciel

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Posté 18 septembre 2005 à 18:34

Interessant article (comme souvent dans le domaine des religions/politique/NOM/etc...), mais à force de voir du mal partout et de tout rejetter, ne risquons-nous pas de finir sans rien ? On peut trouver des centaines d'articles dénoncant les plans machiavéliques de telle religion, telle politique, tel groupe, etc, mais on en trouve autant réalisés par ces mêmes groupes et dénoncant ceux qui veulent contrecarrer leurs plans.

On en arrive au point de ne plus pouvoir faire la différence entre les "bons" et les "mauvais", et de ne plus être en mesure d'apporter des jugements neutres et objectifs qui ne se contredisent pas entre eux tant ils sont nombreux et touchent à tous les domaines.

#116 Loom

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Posté 18 septembre 2005 à 18:35

Cristobal, le Dimanche 18 Septembre 2005, 17:55, dit :

bouddhisme tibétain = magie noire :D
Tu sais, le Tibet, c'est avant tout le domaine du Bön, pas du bouddhisme, comme ont veut nous le faire croire. Le bouddhisme tibétain est très largement emprunt de Bön. Le Bön est une sorte de religion chamanique plus proche de la sorcellerie que du mysitcisme.
Maintenant, il suffit de faire un parallèle avec le christianisme.
Bouddhisme, christianisme, islam, judaisme... c'est du pareil au même. Entre ce qu'à pu dire Gautama et ce que dit le bouddhisme, il y a un monde... coloré par le Bön (les enfers avec les dieux maléfiques etc.). Bref, s'il est abusif de parler de magie noire, il est claire que le bouddhisme tibétain tient plus de la sorcelerie Bön que de l'enseignement de Gautama !

#117 Loom

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Posté 18 septembre 2005 à 18:38

TreizeVents, le Dimanche 18 Septembre 2005, 19:36, dit :

Interessant article (comme souvent dans le domaine des religions/politique/NOM/etc...), mais à force de voir du mal partout et de tout rejetter, ne risquons-nous pas de finir sans rien ? On peut trouver des centaines d'articles dénoncant les plans machiavéliques de telle religion, telle politique, tel groupe, etc, mais on en trouve autant réalisés par ces mêmes groupes et dénoncant ceux qui veulent contrecarrer leurs plans.

On en arrive au point de ne plus pouvoir faire la différence entre les "bons" et les "mauvais", et de ne plus être en mesure d'apporter des jugements neutres et objectifs qui ne se contredisent pas entre eux tant ils sont nombreux et touchent à tous les domaines.
Peut-être parce que la seule vérité, pour chacun, est celle qui réside en lui-même, au plus profond de son âme, et que tout le reste, aussi "bien" que ce soit, ne lui correspond pas. :wink:

#118 Glingal

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Posté 18 septembre 2005 à 18:44

Ca se lit bien.... enfin presque; à peu près comme un roman photo conspirationniste d'un goût très moyen!

Remarquez que tout est permis de la part d'un monsieur qui se réserve le droit de ne pas décliner son identité par soucis de sa sécurité.
Bien vrai que les chinois ou la Cia pourrait le retrouver! :ptdrasrpt2:



Citation

BHODYOUL: Je vais vous répondre aussi clairement que possible si vous acceptez d'ouvrir votre esprit à des données ésotériques qui ne sont pas admises dans votre culture. Pour nous. orientaux la télépathie n'est pas un mystère mais un fait banal. Pendant que vous étiez occupés à conquérir le monde pour bâtir votre empire matériel nous avons développé d'autres facultés.

Ben voilà..... on y est dans les classics du genre de "Tintin au Tibet".... la vague conspirationniste vient donc des sommets de l'Himalaya.... bzzz bzzz bzzzz ..... je vous assure que le "toit du monde" vaut largement notre tour Eiffel nationale comme antenne d'émission. Moines, bonzes et lamasaries en tête de toutes les conspirations du NOM woww....
Bhodyoul.... à défaut de vivre dans son pays s'y connait mieux que ses frêres au Tibet en matière de bouddhisme tibétain.... si c'est lui qui le dit, on ne va pas le contredire. Une chose est sûre dans tous les cas, c'est qu'il lit Undercover.... car sa thèse a déjà été présentée par cette revue me semble-t-il!

Evidemment, les thèses conspirationnistes ne sont pas toutes à retenir, tout du moins de mon point de vue, il faut en prendre et en laisser.

Il y a dans les affirmations de ce monsieur bien plus de silences sur des réalités préoccupantes que l'éclairage d'une personne avisée.

Silence sur les véritables forces d'opposition et de luttes contre l'occupation chinoise que sont les nonnes, oui des femmes, subissant pour représailles des tortures immondes (pour exemple: matraques électriques placées dans leur vagin).

Silence aussi sur le plus jeune prisonnier dans le monde, ce gamin de 6 ans, sensé être le successeur officiel du Xème panchen lama et dont on a plus de nouvelles, de vie ou de mort, depuis bien longtemps....
Et de la pseudo "élection" chinoise du nouveau Panchen Lama.

Si le Daïla Lama est à la tête de cette conspiration mondiale.... et bien le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'y prend comme un pied.
Puisque c'est bien lui qui avait choisi en dernière instance le panchen lama, ce mome de 6 ans dont les chinois ont fait prisonnier.

Pour ceux et ceux-là seulement qui souhaitent de l'info qui ne relève pas de la légende urbaine à lire absolument:

Citation

Dossier spécial : Panchen Lama


Incroyable cérémonie que celle qui se déroule à l'aube du 29 novembre 1995, dans la pénombre du temple cathédrale de Lhassa. Surveillés par une rangée d'apparatchiks du Parti Communiste Chinois en costume cravate, un vieux moine mime un rituel inconnu ici qui consiste à tirer au sort une baguette d'ivoire dans une urne d'or, afin de « désigner » la réincarnation du Xème Panchen. Silencieux, les yeux clos, le visage défait, une dizaine de moines et lamas assistent, atterrés, à cette parodie. Luo Gan, membre du Conseil d'Etat chinois, proclame le résultat : Gyaltsen Norbu est, pour la première fois dans l'histoire du Tibet « nommé » Panchen Lama par le Parti Communiste.

Dans la guerre sans nom et sans visage qui l'oppose au Dalaï Lama, la Chine tente une nouvelle manoeuvre. Déjà, cet été, elle avait fait un prisonnier. Un enfant de six ans, Gendun Choekyi Nyima, reconnu Panchen Lama le 14 mai par le Dalaï Lama.

tiré de Tibet-info.net

et aussi ici Qui est le Panchen Lama

Alors sur l'existence du projet Blue Bean, sur celle d'une vaste conspiration mondiale du NOM, de la présence passée de francisquains et de jésuites au Tibet, je n'en doute pas... il y a des preuves, des traces.
Mais de là à dénoncer tout le système lamaiste corrompu, inclu le Dalaï Lama.... je trouve que l'on passe la mesure.

Pourquoi y a-t-il à ce compte parmi les moines et les nonnes, parmi les citoyens tibétains aussi tant d'opposants qui finissent en prison, puis exécutés à la peine capitale?
Ca me rappelle la fameuse question: un royaume divisé contre lui-même peut-il subsister? :cogite:

Ah les dangereux moines au sommet de l'Himalaya qui dirigent le monde par télépathie bzz bzz bzzz.....

Je trouve que beaucoup d'affirmations dans cet article ne tiennent pas la route.... trop d'incohérence.

Mais peut-être ne faut-il rien en dire.... après tout ça vient de Undercover.....

#119 pop-corn

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Posté 18 septembre 2005 à 18:52

j'avais raison de commencer a me douter de mon intuition , pas dans le sens quel me trompe mais dans le sens qu'elle m'oriente

mais concernant l'âme je commence aussi a me douter
car tout le monde se preoccupe pour le bien de mon ame et en attendant je suis toujours là avec mon ame

l'esprit ne serait il pas mieux que l'âme
La illaha illa Allah

#120 TreizeVents

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Posté 18 septembre 2005 à 19:08

Loom, le Dimanche 18 Septembre 2005, 19:40, dit :

Peut-être parce que la seule vérité, pour chacun, est celle qui réside en lui-même, au plus profond de  son âme, et que tout le reste, aussi "bien" que ce soit, ne lui correspond pas. :wink:
Merci Loom pour cette belle réflexion, que je suit à la lettre depuis plusieurs années deja... Je voulais juste exprimer mon sentiment de ne plus avoir confiance en rien quand je lis des articles en particulier sur la religion, même si je les trouve interessants. A tel point que ma spiritualité, car tout le monde en a une, n'est forgée que sur des impressions et croyances personnelles. Si seulement certaines personnes dont je suis très proche, pouvaient arreter de me blesser en me répétant à longueur de journée que parce que je crois en quelque chose de personnel et non pas en un dogme établi, ca ne vaut rien...




Pop corn :

Citation

car tout le monde se preoccupe pour le bien de mon ame et en attendant je suis toujours là avec mon ame

:ptdrasrpt2: :bravooo:

Ce message a été modifié par TreizeVents - 18 septembre 2005 à 19:09.