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L'accouchement

#1 L'utilisateur est hors-ligne   clementine 

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Posté 03 juin 2003 à 15:35

Le sujet est vaste !J'ai vraiment detester accoucher à l'hopital :poing: . En cause : la surmedicalisation . Je ne saurais trop conseiller aux futurs parents d'y repenser à deux fois . J'ai appris par la suite que les accouchements à la maison sont hypers bien encadres :bravooo: .
La-dessus , j'aimerais bien comprendre une des bizarreries qu'on nous a imposes lorsque j'ai accouche à l'hopital . Ca me trotte dans la tete sans arret :marteau2: . Un truc a ete visse sur la tete de mon fils à sa naissance , sans mon conssentement . D'autres parents ont eu droit au meme traitement alors qu'ils ne le souhaitaient pas non plus . Ca passe presque inaperçu tellement ils sont rapides ces chameaux . Bon je sombre à mon tour brievement dans la paranoia : et si c'etait une maniere detournee d'implanter leur salete de micro-puces chez nos enfants :horreur_grosyeux: ? Meme sans en arriver là c'est inadmissible . En plus ce doit etre certainement douloureux , pauvre doudou :( .A la base ça servirait de monitoring . Enfin voilà un article qui explique un peu suivi d'un lien qui traite des dangers de la surmedicalisation .
Clementine.


Le rythme cardiaque fœtal.

Le niveau et les variations de la fréquence cardiaque fœtale constituent le témoin essentiel du bien-être fœtal.
Là aussi, le procédé le plus courant, c'est le capteur externe.
Il s'agit d'une sonde à ultrason qui se présente sous la forme d'un galet plat de 5-7 cm de diamètre. On doit interposer un gel aqueux conducteur d'ultrasons entre la peau et le capteur. Il faut imaginer la face active comme émettant un faisceau d'ultrasons. Ceux ci vont, en rencontrant une structure mobile, telle le cœur ou les valves cardiaques, détecter ce mouvement et le transformer en un son. La fréquence sera rapportée sur le même graphique déroulant que les contractions utérines. On pourra de même juger des variations du rythme en fonction des contractions utérines. Le capteur devra être placé de sorte que le faisceau d'ultrasons "éclaire" le cœur fœtal. Quand c'est le cas, certains appareils l'indiquent par un voyant lumineux vert. Quand le faisceau ne couvre pas bien le cœur, le voyant est orange et quand le capteur perd le signal, il est rouge. De nombreux couples sont inquiets de voir passer ce voyant au rouge en pensant qu'il signale une anomalie du rythme cardiaque. Or, vous l'avez compris, il n'en est rien, cela signifie simplement que si on veut continuer à capter les mouvements du cœur, il faut déplacer le capteur.
Le capteur interne est très différent.
Il se compose des deux électrodes que l'on plante sur le cuir chevelu ou sur la partie qui se présente en bas et qui est accessible à travers l'ouverture du col. En effet, il faut les faire pénétrer en sous cutané. Les deux électrodes sont de fils métalliques plantés sur une petite base et torsadés en tire bouchon. Il faut les porter au contact de la peau fœtale et tourner l'ensemble dans le sens des aiguilles d'une montre afin qu'elle se plantent sur la peau.
Limite, non ? Il faut que ce soit nécessaire. Quand il s'agit d'accoucher des jumeaux par exemple. On surveille l'un par un capteur interne et l'autre en externe.]
http://www.midwifery.../intofirefr.asp
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   Cassiopée 

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Posté 04 juin 2003 à 00:07

J'ai toujours dit que les hôpitaux étaient des prisons où les médecins sont les tortionnaires
C'est abominable, Clémentine, ce qu'ils ont fait à ton fils :poing: :poing: et à toi par la même occasion . Et en plus ils disent que c'est pour ton bien ensuite n'est-ce pas???
Moi je n'ai jamais voulu d'enfants à cause de ça :le mensonge !!!!
Et si j'en avais eu un je serais allée me refugier chez des indiens ou quelque chose comme ça pour éviter les médecins :petard2:

longue vie à toi et à ton fils :bravo2:

Cassiopée
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#3 L'utilisateur est hors-ligne   clementine 

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Posté 04 juin 2003 à 09:35

Oui oui ils ont dit que c'est pour mon bien !Grrrr :rolleyes: j'aime ton idee d'aller chez les indiens :D . Je suis sure qu'il y a de nombreux moyens d'aller au-delà du mensonge ça demande de se bouger un peu beaucoup . Le mensonge ne devrait pas etre une intimidation . Etre mere et pouvoir partager cette vie avec mon fils c'est tellement ... aahhhh ...Waaaooo ... geniale !
Dans tous les cas bienvenue à toi sur ce site formidable :love: .
clementine
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   Libélial 

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Posté 04 juin 2003 à 10:27

Jamais entendu parler de ça, à ton avis c'est courrant?

C'est vrai que c'est bizar ce truc:

ils ton dit c'est pour votre bien genre: c'est comme si c'était anodin pour lui, comme si quelqu'un disait ce sont de simples formalités pour la sécurité de l'enfant?

Ou genre, c'est pour votre bien genre: nous sommes les travailleur de l'ombre, pchhhhhhhhhh?

En tout cas, la moindre des choses aurait été d'expliquer cette bizarerie en toute démagogie comme sait le faire un bon médecin.

C'est sur on ne reste pas indiférent face à ça mais d'un côté faudrait pas s'alarmer (comme dans matrix premier avec la sécance des bébés manipulés), on est pas encore là :D

Bonne journée, merci pour l'info :D
0

#5 L'utilisateur est hors-ligne   clementine 

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Posté 04 juin 2003 à 12:32

Oui je crois que c'est courant voir quasi systematique .Enfin je peux me tromper . Des amis à qui on a fait le coup il y a quelques annees ont prevenue leur medecin qu'ils ne souhaitaient pas pour la naissance de leur deuxieme que cela se reproduise mais au moment de l'accouchement paf ils ont remis ça :poing: .Vraiment ya de l'abus .

[/Ou genre, c'est pour votre bien genre: nous sommes les travailleur de l'ombre, pchhhhhhhhhh?]
Non ils ont pas dit ça mais ça ne m'aurait pas surprise :horreur_grosyeux: .
[ils ton dit c'est pour votre bien genre: c'est comme si c'était anodin pour lui, comme si quelqu'un disait ce sont de simples formalités pour la sécurité de l'enfant?]
C'etait plutot un truc de ce style .
clementine
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#6 _Padré_

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Posté 05 juin 2003 à 08:05

Dommage clementine que tu n’ai pu accoucher sous ‘’méthode Leboyer’’.
Cet obstétricien a défrayé la chronique , début années 70, en modifiant les règles ‘’modernes’’ de l’accouchement.

Il a simplement reconnu que le bébé est un être à part entière, digne de respect, autant que la mère.
L’accouchement étant une épreuve, mêlant stress et douleur, il a essayé de les atténuer.

Comment ? Le bébé qui naît selon les normes en vigueur, (sans même parler de ce qu’ils ont fait subir au tien), se prend 1000 watts pleine figure en apparaissant ainsi que les bruits des instruments, des voix, voire des cris. . . .

Résultat : la peur simplement avec sa traduction naturelle, les pleurs. Et ses petits poumons, dont c’est le premier usage, s’ouvrent comme un parachute. Clac, d’un seul coup : nouvelle douleur et nouveaux cris.

Ah comme c’est bon d’entendre ce premier cri, on en est presque à essuyer une première larme de tendresse. . . Alors qu’il s’agit de douleur !

La révolution de Leboyer est toute simple : minimum de lumière et de bruits.
Les sages femmes sont priés de la mettre en veilleuse et les instruments sont simplement sertis de caoutchouc absorbant les bruits.
Le bébé, nettement moins stressé, voit alors ses alvéoles pulmonaires s’ouvrir progressivement, et plutôt qu’un cri, il émet une sorte de soupir.
Il est ensuite placé sur le ventre de la maman avec le cordon ombilical . Son alimentation en oxygène se poursuit donc, sans avoir besoin de la totalité de ses fonctions pulmonaires.
Le cordon sera sectionné entre 15 et 30 minutes plus tard.
Il sera ensuite plongé dans un bain et nettoyé. C’est en général le papa qui y préside.

Et là, oh miracle, tu vois ton bébé sourire ! ! !
Je l’ai vérifié pour chacun des miens. Inoubliable. . .

Inconvénient : dur dur de trouver un obstétricien qui pratique cette méthode et quand tu en trouves un, il est, en général, éloigné de ta clinique d’origine. Résultat : pas de remboursement de la sécu ! ! !
‘’Madame, qu’aviez-vous à accoucher si loin ? ‘’
Un choix à faire. . .

Dans ton cas, tu es tombée sur des ‘’viandards’’ qui ne respectent en rien la personne humaine, simples mécanos du corps, pour qui nous ne sommes que matière première et champ d’expérimentation.

Je les nomme Monsieur et non Docteur pour simple violation de leur serment d’Hippocrate.
Note : le mot serment vient de sacrement.


:D :D :D

Padré
0

#7 L'utilisateur est hors-ligne   clementine 

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Posté 05 juin 2003 à 13:23

Aaaahhh !!! J'etais sure que tu viendrais mettre un p'tit quelque chose dans ce topic Padre . Chouette :tongue: !
Quelle chance de pouvoir mettre ses enfants au monde comme tu l'as decrit . Ce n'etait pas tres responsable de ma part et vraiment naif de faire confiance à n'importe qui :roll: . C'est sure que j'aurai prefere la methode Leboyer si j'avais su que ça existait à l'epoque . Ce sera pour la prochaine fois :aureole: .
De toute façon pour cette fois c'est fait et en connaissance de cause j'espere que cette experience malheureuse profitera à d'autres qui auront la lueur d'esprit d'eviter de faire la meme erreur .
Des "viandards" qui ne respectent pas la personne humaine simple mecanos ... c'est tout à fait ça . J'ai du fuir cet endroit de barbares en signant une decharge . En pleine nuit les infirmieres deboulaient dans la chambre pour lui ecarter les paupieres et lui mettre une torche dans les yeux , ou alors elles lui mettaient un bruit trop fort pret des oreilles pour voir si ces sens fonctionnent parfaitement :grosyeux: . La bouffe c'etait un scandale 8-o . Les lits etaient quatre fois trop haut . Une mere comme moi qui eprouve le besoin de garder son bebe contre elle pour s'endormir prend le risque de le retrouver par terre . Bref nuit blanche . Et c'est dire comme le sommeil est important pour reccuperer en plus du fait qu'ils nous ont mit la pression pour provoquer l'accouchement . (Au final la raison est que le medecin partait en vacance le surlendemain et je ne bleuf pas ). Bon je passe le recit de toutes les autres horreurs qu'ils nous ont fait subir .Je me suis plaind evidement et resultat ils m'ont dit que je suis inconsciente et immature .Pfff c'est pas juste ! Ecoeurant ! :triste2:
Heureusement tous les trois on est solide et on a vite compris que notre place etait ailleurs . J'espere que beaucoup de futurs parents me liront .
clementine
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#8 _Padré_

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Posté 06 juin 2003 à 20:02

Citation

clementine
C'est sure que j'aurai prefere la methode Leboyer si j'avais su que ça existait à l'epoque . Ce sera pour la prochaine fois


clementine , la prochaine fois:

Et pourquoi ne pas accoucher à domicile ?

Futures mamans, vos cheveux commencent à se dresser sur la tête ?
Qui c'est ce néandertalien ?
Cette simple question avait simplement pour but de quantifier votre imprégnation à la surmédicalisation actuelle.

Aujourd'hui, 1 enfant sur 3 naît de cette manière aux Pays Bas.
Il va de soit que ce cas de figure n'est possible quant aucune complication n'est à prévoir, quand la grossesse s'est déroulée sans risque.

A celles dont la confiance est défaillante, un seul mot maître: sécurité d'abord.

Mythe:
L'accouchement à domicile est si dangereux qu'il devrait être considéré comme un mauvais traitement d'enfant.
Réalité:
Aucune donnée scientifique ne confirme la thèse selon laquelle le choix le plus sûr pour toute femme serait d'accoucher à l'hôpital.
Par contre, des études montrent que la morbidité est plus élevée parmi les mères et les bébés nés et suivis dans une institution en général, et tout particulièrement dans les services obstétricaux.
source: Home birth: Obstetrical myths versus research realities de Henci Goer dont je vous recommande l'excellente étude comparative (lien)

La sécurité, signifie aussi l'intégrité du corps et le respect de ce que la Nature a décidé.
Il est courant, comme le témoignage de clementine le prouve, en effet, de provoquer la naissance, de presser la Maman d'accoucher plus vite (ou d'attendre le médecin !), d'utiliser ventouses ou forceps, de pratiquer l'épisiotomie systématique, de séparer le bébé de sa mère, etc.
De plus, les médecins surévaluent les dangers liés à l'accouchement, et que leurs propres gestes médicaux sont à l'origine de certaines des complications qu'ils observent.
Ils tendent à organiser leur travail sur la base du "pire cas", envisageant chaque accouchement comme si un désastre pouvait survenir à tout moment

A la maison, en compagnie de la sage-femme, toutes les garanties sont là pour que la naissance se fasse le plus naturellement et le plus harmonieusement possible.

Oui mais: ''Et en cas de "problème" ?''. C'est l'objection qu'on entendra le plus fréquemment. Pourtant, les problèmes sont rares au moment précis de l'accouchement, si toutes les précautions préalables ont été prises. La sage-femme possède un matériel médical qui lui permet d'intervenir en cas d'hémorragie, pour ranimer le bébé, etc. N'oublions pas qu'elle a une sérieuse formation en la matière. Et si elle devait faire face à un problème sérieux, il ne faut que 15 minutes pour atteindre l'hopital.

Combien de temps faut-il à un médecin de garde pour arriver en salle d'accouchement ?

Autre donnée primordiale: le risque infectieux c'est à la maternité ou à l'hôpital qu'il existe, (vous savez les fameuses maladies nosocomiales); pas au domicile où la maman a déjà surmonté ce risque et a transmis son immunité au foetus.
Cette année, en France, seuls 497 bébés ont vu le jour " chez eux " avec l'aide de 50 sages-femmes libérales.
Il semblerait pourtant que notre Ministre de la Santé encourage fortement le retour à l'accouchement à domicile, comme la plupart des pays européens d'ailleurs. (voir dépêche)

Quel peut en être le coût ?
Les consultations prénatales sont entièrement remboursées par la sécurité sociale
L'accouchement et les visites post-natales ne sont pris en charge qu'à la hauteur de 1.000 francs.
Restent 1.500 francs de dépassement d'honoraires qui comprennent 5 visites post-natales.
Et le dépassement d'honoraires de la sage-femme lors de l'accouchement qui peut varier (de 1.000 à 4.000 francs), et qui n'est absolument pas remboursé.
Quand on pense qu'un accouchement en maternité peut grimper jusqu'à 250 000 francs !!!

Pour celles qui seraient intéressées, voilà quelques adresses utiles :

Naissance et Liberté: 43, promenade de le Belle-Scribote 3430 MARSEILLAN Tél. : 04.67.01.43.18

Naissance et Citoyenneté: 62, rue du Faubourg -Poissonnière 75010 PARIS Tél. : 01.42.46.69.96

Association Nationale des Sages Femmes Libérales (ANSFL) Tél. : 04.75.88.90.80

http://perinatalite....ns-domicile.htm , lien qui vous donne la liste de médecins pratiquant l'accouchement à domicile par département.
Ils ne se bousculent pas au portillon mais ça peut toujours être utile pour celles qui habitent leur département.

:D :D :D

Padré
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#9 L'utilisateur est hors-ligne   Jessika 

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Posté 07 juin 2003 à 00:46

Bonjour, moi j'ai décider d'aller avec une sage femme a ma première fille.. Et quel belle expérience. Je n'ai pas accoucher à la maison, mais presque. C'est a dire, la maison des naissances est comme une maison. Seulement que ce n'est pas la tienne.

À ma deuxième, j'ai choisi d'aller voir a l'hopital pour plusieurs raison, dont certaine perso. Malgré la sécurité que j'y ai trouver, cela n'a pas valu le coup de la maison des naissances.

J'attend maintenant un autre bébé du pour octobre. Et je retourne à la maison des naissances. Je sais plus ce que je veux et surtout ce que je ne veux pas. Je veux un accouchement naturel le plus possible et l'entourage que la sage femme apporte. Pas de salle d'accouchement et de chambre froide d'hopital. Mais plutôt, une belle chambre avec un lit queen pour mon conjoint et moi. Des aides natales qui m'apporte aide et soutient pendant les deux jours ou on est la.

Je le conseille a tout le monde. C'est plus près de ce que Padré a décrit que l'hopital. Puis il y a le suivi allaitement aussi. On nous aide énormément. Le soutien est merveilleux. Bébé est ce qui est le plus important. Naturellement les mamans aussi, mais on s'arrange pour mettre le moins de stress sur les bébés possible.

Je suis entièrement d'accord avec toi Padré. Et je suis pourtant de la jeune génération. Je n'ai que 26 ans.

Et pour la possibilité de problème, une sage femme doit suivre une formation universitaire de 4 ans avant de pouvoir partir en stage. Ensuite, elle a un minimum d'accouchement qu'elle doit faire pour pouvoir en faire un seule. Malgré qu'elle n'est pas seule, il y a toujours une deuxième sage femme qui assiste. Deplus, à la maison des naissances, il y a une pièce aménagé pour y mettre tout l'équipement dit "naturel" à l'hopital. Un incubateur, oxygène etc. Donc pour ceux ou celles qui ont peur, rien a craindre. Tout est très bien supervisé. C'est merveilleux.

Amitiés Jessika xx :wink:
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#10 L'utilisateur est hors-ligne   yoananda 

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Icône du message  Posté 07 juin 2003 à 12:41

Juste une piste, si vous voulez plus d'info je vous invite a faire une recherche par vous même.

Il existe d'autres méthodes d'accouchement.

La première se fait dans l'eau, comme ca, c'est encore moins traumatisant pour le bébé...

et la 2ème, accrochez vous bien :
certaines femmes ont choisies d'accoucher dans la mer. Il s'est trouvé que dans certains cas (y a des réfs sur le net) des dauphins sont venus. Ils ont prodigués un massage aux femmes avec leurs sonnars. Et... (c'est dingue je trouve) les femmes qui ont accouchées ainsi, ont eu un orgasme durant l'accouchement...
je sais pas si vous imaginez la "distance" par rapport a l'accouchement conventionnel... naitre durant un orgasme de sa mère.

Bon je crois (j'ai pas vérifié) que les enfants nés comme ca sont spéciaux, très spéciaux ;-)

bisous
Je suis dans l'Amour ! Me faites pas chier.
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#11 L'utilisateur est hors-ligne   MAJESTIC 

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Posté 11 juillet 2003 à 11:45

une vision très angélique de la chose
mais c'est vrais qu'il y a un grand nombres de bizzarerie a l'hopital
pkoi expèrience test génétique eugénisme action militaire super soldat recherches chaque nouveau nées n'est pas a l'abris d'èxperience
une facon de dire aussi vous n'ètes rien juste des consomateurs
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#12 L'utilisateur est hors-ligne   Tinuviel 

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Posté 12 juin 2004 à 11:13

"Bizzarreries" est un terme gentil, je trouve, en regard de la façon dont est malmenée la naissance ...
Accoucher en structure hospitalière n'est même pas être traité en consommateurs ! Les clients d'un magasin sont bien mieux considérés dans leurs désirs qu'une femme écartelée impudiquement comme un poulet de Bresse sur une table d'accouchement, livrée à la toute puissance du corps médical :-(
Et tout ça, bien sûr, avec le sourire de la crémière ...

Perso, mes deux premières enfants sont nés en hôpital, mais mes deux derniers ont vu le jour à la maison, tranquillement avec une sage-femme.

Il n'y a aucune comparaison entre les deux.
L'accouchement en structure est un vol de vie, un viol, une effraction, un manque de considération total pour l'intégrité et la volonté tant des parents que du bébé.
L'accouchement à la maison est chaleur, respect, communion, confiance, puissance, révélation ...

Femmes, réinvestissez votre corps et votre féminité.
La naissance de vos enfants est quelque chose qui vous appartient, à vous et à votre homme, et la naissance se doit d'être libre, consciente, responsable et autonome, et surtout unique pour chacun, et non pas soumise à des protocoles standardisés qui la défigurent.

Et vos bébés ont droit à autre chose qu'à des manipulations techniques, sans amour et sans chaleur. Ils ont droit à vos bras, votre chaleur et le lait de vos seins, et n'ont besoin de rien d'autre.

Je trouve qu'il existe un urgent devoir de "désobéissance civique" par rapport au gâchis actuel de cet évènement bouleversant qu'est la naissance d'un enfant, son accueil dans le monde.
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#13 L'utilisateur est hors-ligne   plumedesoi 

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Posté 12 juin 2004 à 17:17

Merci pour ton message ! Je suis bien d'accord avec toi.
Bien que pour être honete, je n'ai pas encore d'enfant, mais j'espère quand ça se présentera faire les choix les meilleurs pour l'enfant et pour moi ! ...

Ce qui doit être bien aussi , intéressant (et tout et tout !) c'est accoucher dans l'eau : je pense par exemple au message plus haut de
yoananda . Phénoménal ! Naturelle ... (l'Amour, la Vie, la Nature, tout ça va très bien ensemble , je trouve !!)

A +

Plumedesoi
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#14 L'utilisateur est hors-ligne   nadgab 

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Posté 01 juillet 2004 à 12:34

bonjour je viens juste de lire ce truc qu'on mettrait sur la tete du nourrisson!j'ai eu 5 enfants et je n'ai jamais entendu ni vu ce genre de machin.en tout les cas mes 3 preniers enfants sont nees en milieu medical mais je ne les ais pas quitter et je trouve que l'on nous consideres pas comme des maman a croire que l'on ne doit pas nous faire confiance.pour mon 4e j'ai decider d'accoucher a la maison mais de la a dire que l'on ait bien encadrer pas si sur j'ai apeller la sage femme a 19h celle ci est arriver a 21h (grosse circulation)heureusement j'ai sorti toute seul mon bebe et dieu merci tout c'est tres bien passer ca a meme ete mon meilleur accouchement.alors je conceille a toutes celle qui choisissent :cogite: d'accoucher chez elle d'etre sur de son choix quand a la sage femme.
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#15 L'utilisateur est hors-ligne   Tinuviel 

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Posté 18 juillet 2004 à 15:49

Nadgab,

C'est sûr que si on désire avoir la SF auprès de soi pour l'accouchement, il vaut mieux prévoir de l'appeler un peu à l'avance, et pas quand le démoulage du bébé est imminent, sinon on risque fort de devoir se débrouiller tout seul :D

Pour mon troisième, j'ai accouché très vite, mais j'avais appelé la SF dès les premières contractions vraiment convaincantes, parce que je savais qu'elle en avait au moins pour une heure.
Pour mon quatrième, j'ai attendu un peu parce que je n'étais pas trop inquiète, mais le bébé a décidé de faire les choses bien à son aise, donc là encore la SF est arrivé largement à temps.

Ceci dit, accoucher seul, pour un accouchement sans complication particulière, n'est pas gravissime. Tu dis toi-même que c'est ton meilleur accouchement, et je connais quelques couples qui ont fait ce choix de manière délibérée et en sont ravis.
Techniquement, une SF peut apporter un plus, mais si elle est peu interventionniste, sa présence relève plus du soutien psychologique qu'autre chose.
La plupart des petits gestes généralement accomplis par les SF peuvent très bien être accomplis par les parents : appréciation de la dilatation, dénouement d'une circulaire du cordon etc ...
Ca veut juste dire un peu plus de responsabilités, et moins pouvoir se reposer sur un pro.
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#16 _Jai_arreté_

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Posté 18 juillet 2004 à 23:53

le prochain naitra à la maison c clair.

je voulais savoir si vous connaissez des alternatives "naturelles" à la péridurales, genre homéo ou plantes qui soulagent avant et prendant l'accouchement ?
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#17 L'utilisateur est hors-ligne   diamant bleue 

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Posté 19 juillet 2004 à 08:15

Comme pour la chimie, il faut faire attention avec les plantes pendant la grossesse :)
La seule méthode "alternative" à la péridurale dont j'ai entendu parlé c'est l'acupuncture :

Citation

L’acupuncture est également précieuse pour l’accouchement. Depuis des millénaires, les Chinois l’utilisent pour soigner presque tous leurs maux. Quelques rares sages-femmes pratiquent cette médecine dans les salles d’accouchement, pour préparer le col, assouplir le périnée, atténuer le stress ou diminuer les douleurs. Dans les pays asiatiques, il n’est pas rare que des actes chirurgicaux soient réalisés sous acupuncture, en remplacement d’une anesthésie !

Par contre, cela n'a pas l'efficacité de la péridurale mais cela diminue la douleur.
Jette un oeil sur un moteur de recherche avec "péridurale acupuncture".
Le problème est de trouver ensuite un acupuncteur qui maitrise cette technique :)

Diamant
Parce que dans agriculture, il y a culture, que dans paysan, il y a pays, et que quand les paysans s’en vont, c’est une culture qui fout le camp, c’est un pays qui se prépare à crever...

Le credo communiste: de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.
Le credo capitaliste: de chacun selon sa crédulité, à chacun selon son avidité.
Joe STACK (1956-2010)
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#18 L'utilisateur est hors-ligne   Tinuviel 

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Posté 20 juillet 2004 à 15:16

Jai_arreté, le Lundi 19 Juillet 2004, 00:00, dit :

le prochain naitra à la maison c clair.

je voulais savoir si vous connaissez des alternatives "naturelles" à la péridurales, genre homéo ou plantes qui soulagent avant et prendant l'accouchement ?

Oui, il existe des traitements homéo à prendre avant et pendant l'accouchement. Je n'en connais pas l'efficacité, je n'ai jamais testé.
Je peux me renseigner de manière plus précise si tu veux.

Il existe aussi différentes préparations qui visent à aider à la "gestion" de la douleur : acupuncture déjà citée, sophrologie, haptonomie etc ...

Perso, je ne suis pas trop branchée par tout ça, parce que je ne pense pas que la douleur se "gère". Je pense plutôt que la seule manière de bien la vivre est d'entrer dedans, comme dans une vague, et non pas d'essayer de l'atténuer ou de la gérer ... mais je n'ai pas le temps de développer là :D
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#19 L'utilisateur est hors-ligne   scully 

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Posté 20 juillet 2004 à 15:39

Salut a toutes!


j'ai pas encore eu d'enfant mais m'interresse beaucoup à l'accouchement..car peut-etre qu'un jour....

En parlant de peridurale, moi j'ai entendu dire que les femmes qui se la font faire ont plus de difficulte a "pousser" que celles qui acccouche naturelle. Car la peridurale "endore" aussi notre perception de la pousse. Ce qui fait que souvent les femmes poussent tres mal, l'accouchement dure plus longtemps, cela augmente l'utilisation des forceps. De plus cela augmente aussi le risque de faire des hemoroides et/ou de dechirer.

Enfin moi la possibilite d'accoucher dans "une maison des naissances", avec une sage femme me tente beaucoup, meme si la douleur me fait tres peur. Mon ideal serait d'accoucher dans l'eau mais faudra que je me renseigne si il existe une maison de naissance qui offre cette possibilite.


Enfin on verra en temps et lieu


bye bye


scully :ange:
La vérité est ailleurs.
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#20 _Jai_arreté_

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Posté 20 juillet 2004 à 16:06

Citation

Oui, il existe des traitements homéo à prendre avant et pendant l'accouchement. Je n'en connais pas l'efficacité, je n'ai jamais testé.
Je peux me renseigner de manière plus précise si tu veux.

Je vais me renseigner, merci.
En ce qui concerne "vivre la douleur", je comprends parfaitement. En fait, c'est une méthode que j'utilise pour le mal de tête : j'essaye de "localiser" le mal, de lui donner des qualificatifs (genre couleur, sensation), de ne pas la traiter en douleur mais juste en sensation, et ça marche assez bien.


Citation

En parlant de peridurale, moi j'ai entendu dire que les femmes qui se la font faire ont plus de difficulte a "pousser" que celles qui acccouche naturelle.

Oui, ça dépend de la dose qu'ils t'injectent.

J'avais jurer mes grands dieux que je ne voulais pas de péridurale, j'avais dit à la sage femme que même si je l'implorais je n'en voulais pas, mais... :D je suis resté à la maternité 12heures avant que la poches des eaux ne se rompe, seule, à devoir me battre pour qu'ils me débranchent pour que je puisse faire deux trois pas, ou pour prendre les positions que j'avais apprises en cours de sophro, et là, j'ai vraiment craqué.
Ils m'ont "piquée" :D à peine une heure avant que jules ne naisse, mais avec une trop forte dose, et du coup, quand la sage femme me disait de pousser, je lui répondais "pousser où ????" :D D

brefle, j'ai envie que mes prochains enfants ne viennent pas au monde dans un endroit froid, avec une maman qui ne participe pas à la naissance.
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#21 L'utilisateur est hors-ligne   Tinuviel 

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Posté 20 juillet 2004 à 16:22

scully, le Mardi 20 Juillet 2004, 15:46, dit :

En parlant de peridurale, moi j'ai entendu dire que les femmes qui se la font faire ont plus de difficulte a "pousser" que celles qui acccouche naturelle. Car la peridurale "endore" aussi notre perception de la pousse. Ce qui fait que souvent les femmes poussent tres mal, l'accouchement dure plus longtemps, cela augmente l'utilisation des forceps. De plus cela augmente aussi le risque de faire des hemoroides et/ou de dechirer.

Enfin moi la possibilite d'accoucher dans "une maison des naissances", avec une sage femme me tente beaucoup, meme si la douleur me fait tres peur. Mon ideal serait d'accoucher dans l'eau mais faudra que je me renseigne si il existe une maison de naissance qui offre cette possibilite.

Oui, en effet, la péridurale altère les sensations de la poussée, forcément ... maintenant tout dépend comment elle est dosée, si on vient d'en recevoir une dose ou si l'effet commence à se dissiper, comment notre corps réagit aux produits ...
Mais ce qui est sûr, c'est que la péri n'est pas aussi anodine qu'on voudrait bien nous le faire croire.
Evidemment le personnel soignant encourage souvent les parturientes à avoir recours à une péri, étant donné qu'il s'agit d'une solution de confort autant pour eux que pour la mère (pas de cris, pas de "crises", pas besoin de tenir compagnie à une maman qui perd les pédales en dernière phase d'accouchement etc ... vu le manque de personnel, ce n'est pas négligeable)
Officiellement pas ou très peu de risques ou de complications, tout va bien.


Cela dit, à y regarder de plus près et en consultant certaines études scientifiques qui ont été réalisées, on peut constater que :

- la péri ralentit le travail (principalement à cause des dérivés morphiniques qu'elle contient).

- elle augmente ainsi le nombre de détresses foetales et de bradycardies, avec nécessité d'accélérer l'accouchement

- elle augmente donc par conséquent l'usage d'ocytociques en vue de réactiver les contractions de l'utérus

- elle augmente également, en toute logique, le nombre d'extractions instrumentales (forceps, ventouses), et le nombre d'épisios.

- plus grave, elle augmente le risque de césarienne, pour les mêmes raisons (travail trop lent, dystocie etc ...), notamment chez les femmes primipares.

- elles augmente légèrement le nombre de bébés devant séjourner un moment en couveuse et ainsi être séparés de leur mère.

- une péri en début de travail (la majorité) peut empêcher la rotation du bébé de postérieur à antérieur, d'où intervention nécessaire

- les produits anesthésiant franchissant sans problème la barrière placentaire et ayant également effet sur le bébé, la péri induit souvent des problèmes dans le démarrage de l'allaitement (bébé endormi et incapable de téter efficacement)

- Les narcotiques affectent l’oxygénation du bébé avant la naissance, peuvent causer ensuite des problèmes respiratoires.

Evidemment, souvent ça se passe correctement.
Correctement.
Bien ? Super bien ? Ca dépend.
Combien de femmes se disant, après avoir accouché : "dommage d'avoir dû me faire une césarienne", "je suis triste d'avoir raté l'expulsion de mon bébé et qu'on ai dû me poser des forceps", "j'ai souffert d'avoir été séparée de mon bébé", "j'aurais bien aimé allaiter mais ça n'a pas marché", "mon bébé a souffert et je m'en veux" etc ...
Evidemment, on ne fait pas forcément, et même rarement, le lien avec la péri.
Cela dit, entre en baver quelques heures, mais être fière d'avoir mis son bébé au monde et en garder un super souvenir, et ruminer des regrets par après, mon choix est fait :-)

Et ça n'a rien, mais alors rien à voir, avec une vision "biblique" des choses. Plus athée que moi ...
C'est plutôt un point de vue très viscéral, animal, de mère qui préfère (a préféré même dans mon cas) vivre les choses pleinement et éviter au maximum les complications inutiles.

Cela dit, chacun est libre de choisir, et doit le rester.
C'est comme pour l'avortement.

Un texte informatif, si ça intéresse :

Citation

GOER, H., Epidurals and Narcotics: A Shot in the Dark. In “The Thinking Woman's Guide to a Better Birth. Practical Information for a Safe, Satisfying Childbirth.” New York:
Berkley, 1995, p.125-147:

“Péridurale et narcotiques: coup de feu dans l’obscurité”
Ce que montrent les études scientifiques:
La péridurale ralentit le travail. Elle augmente l’usage d’ocytocines, ainsi que les risques
d’extraction instrumentale. Elle augmente les risques de césariennes, notamment chez les femmes primipares. Une péridurale en début de travail peut empêcher la rotation du bébé de postérieur à antérieur.
Les péridurales sont à la source de fièvres, augmentant le risque pour le bébé de devoir séjourner en couveuse, même avec des anesthésistes expérimentés prenant toutes les précautions. Elles peuvent causer des problèmes à long terme, et même chroniques.
Le liquide anesthésiant franchit la barrière placentaire, de même que les produits narcotiques le cas échéant. Au lieu de protéger le bébé contre la détresse foetale, la péridurale peut au contraire causer de sérieuses perturbations du rythme cardiaque foetal.
Les dosages faibles et les nouvelles techniques n’ont pas diminué les effets adverses de la
péridurale.
Les narcotiques affectent l’oxygénation du bébé avant la naissance, peuvent causer ensuite des problèmes respiratoires, et compromettre le début de l’allaitement.
Des injections d’eau stérile sont un moyen efficace et sans danger de soulager un intense mal au dos.


Citation

GOER, Henci, Epidural Anesthesia. In “Obstetric Myths Versus Research Realities: A Guide to the Medical Literature.” Westport: Bergin & Garvey, 1995, p.249-273
“La péridurale”
Mythe: La notion d’accouchement naturel est aussi insensée que celle d’art dentaire naturel, et la péridurale est la Cadillac de l’anesthésie.
Réalité: Dans la littérature scientifique, les complications maternelles de la péridurale comprennent l’hypotension, un accroissement de l’usage d’extraction instrumentale, les dysfonctions de la vessie, les maux de tête, les maux de dos, les réactions aux drogues toxiques, l’insuffisance respiratoire, et parfois la mort maternelle. Le bébé peut aussi souffrir de complications, en résultat aux effets sur la mère (par exemple, l’hypotension) ou la toxicité directe des produits.


D'autre part, un petit tour sur le BIAM (le Vidal des médicaments en ligne) permet de se rendre compte que les produits utilisées en analgésie péridurale (lidocaïnes, bupivicaïnes, Marcaïne, Ropivacaïne, Sulfentanil (morphinomimétique, d'utilisation plus récente), traversent tous le placenta. C'est écrit noir sur blanc dans la notice de ces "médicaments". Ce sont également et dans les tous cas des substances extrêmement toxiques, qui demandent des conditions d'utilisation très contraingantes car le surdosage fait courir de grands risques.

Voici ce qu'on peut lire sur le BIAM:

Citation

Bupivicaïne / marcaïne :

Voir ici

Il existe une diffusion placentaire : le rapport sang foetal/sang maternel est de l'ordre du tiers.

caractéristiques physicochimiques de cet anesthésique : solubilité dans les graisses élevée (fixation préférentielle sur les tissus riches en graisse : coeur, poumon, cerveau)

Au cours de l'accouchement, une bradycardie, accompagnée éventuellement d'acidose foetale, de cyanose, de baisse transitoire des réponses neurocomportementales néonatales (atonie, réflexe de succion), ont été retrouvées, essentiellement avec la lidocaïne et la mépivacaïne. Ces effets sont d'autant plus manifestes que l'anesthésie est proche de la délivrance. En conséquence, on surveillera les fonctions vitales du nouveau-né.

Lidocaïne :

http://www.biam2.org...8.html#SpeIndic

L'utilisation de la lidocaïne nécessite :
- de disposer d'un matériel de réanimation (en particulier d'une source d'oxygène).
* En outre, lors de l'anesthésie régionale (péridurale, caudale, plexique, tronculaire) :
- de disposer d'une voie veineuse et d'un matériel complet de réanimation,
- de disposer de médicaments aux propriétés anticonvulsivantes (thiopental, benzodiazépines), myorelaxantes (benzodiazépines), d'atropine et de vasopresseurs,
- une surveillance électrocardiographique continue (cardioscopie), et tensionnelle,
- de pratiquer une injection test de 5 à 10% de la dose,
- d'injecter lentement en réaspirant fréquemment,
- de maintenir le contact verbal avec le patient.

Le passage transplacentaire se fait par simple diffusion. Le rapport taux foetal taux maternel est de 0,52 à 0,69.
-
Ne pas utiliser dans un bloc paracervical en anesthésie obstétricale, en raison du retentissement néonatal (hypertonie-hypoxie).
Il n'y a pas de données fiables de tératogenèse chez l'animal.
En clinique, l'analyse d'un nombre élevé de grossesses exposées n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier de la lidocaïne. Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier l'absence de risque.
En conséquence, l'utilisation de la lidocaïne ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire, mais peut être prescrite au moment de l'accouchement si besoin.

Ropivacaïne :

http://www.biam2.org...2.html#SpeIndic

Les techniques d'anesthésie locorégionale devront toujours être réalisées dans des locaux bien équipés, à l'aide d'un personnel compétent. L'équipement et les médicaments nécessaires à la surveillance et la réanimation d'urgence devront être immédiatement disponibles. Une voie d'abord intraveineuse, pour les traitements d'urgence, doit être mise en place chez les patients devant subir un bloc régional ou recevoir des doses élevées, avant la réalisation du bloc. Le médecin responsable doit être correctement formé et connaître le diagnostic et le traitement des effets indésirables, de la toxicité systémique et des autres complications, comme par exemple une injection sous-arachnoïdienne accidentelle, qui peut entraîner une rachianesthésie étendue avec apnée et hypotension.
Des cas de convulsions ont été observés le plus souvent après bloc plexique brachial et bloc péridural. Cela semble être vraisemblablement le résultat d'une injection intraveineuse accidentelle ou d'une absorption rapide à partir du site d'injection.

La sécurité d'emploi de la ropivacaïne n'a pas été établie chez la femme enceinte.
Les études chez l'animal n'ont pas décelé d'effets nocifs directs ou indirects.
L'utilisation de la ropivacaïne, aux doses recommandées durant l'accouchement, n'a pas provoqué d'effets nocifs.
(je traduis : il est démontré que c’est dangereux pendant la grossesse, mais on l’emploie quand même pendant l’accouchement).

En cas de surdosage :
- Toxicité systémique aiguë
- Toxicité sur le système nerveux central
- Toxicité cardiovasculaire

Sufentanil (Morphine) :

http://www.biam2.org...0.html#SpeIndic

Le sufentanil est un analgésique morphinomimétique très puissant (7 à 10 fois plus puissant que le fentanyl chez l'homme).
L'administration péridurale de 50 mcg de sufentanil procure une hypoalgésie segmentaire d'environ 3 heures dans les 15 minutes qui suivent son administration, potentialisée en durée par l'administration conjointe d'adrénaline.
Par voie péridurale, le sufentanil franchit rapidement la dure mère. La majeure partie du produit est simultanément résorbée par voie vasculaire. Dans le LCR, l'élimination s'effectue avec une demi-vie de 3 à 4 heures.

Effets secondaires les plus fréquents :
DEPRESSION RESPIRATOIRE
BRADYPNEE/ APNEE
RIGIDITE MUSCULAIRE
MOUVEMENT ANORMAL
BRADYCARDIE
HYPOTENSION ARTERIELLE TRANSITOIRE
NAUSEE
VOMISSEMENT
SENSATION DE VERTIGE
LARYNGOSPASME

Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du sufentanil lorsqu'il est administré pendant la grossesse.
En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser le sufentanil pendant la grossesse.
En obstétrique, par voie péridurale : l'association du sufentanil (à la dose totale maximale de 30 microg) et de bupivacaïne a fait l'objet d'études cliniques contrôlées (cf Posologie et Mode d'administration). En raison du risque de dépression respiratoire chez le nouveau-né, un antimorphinomimétique doit toujours être disponible pour le nouveau-né.


Autrement dit: ce produit atteint bien le bébé, que ce soit par le placenta ou par les échanges de sang mère/foetus.
---

En résumé, si on vout dit que les produits de la péridurale restent sagement dans l'espace rachidien, comme le nuage de Tchernobyl, qui ne franchissait pas les frontières de la France... méfiez-vous...


Pour ce qui est d'une maison de naissance où on peut accoucher dans l'eau, en France, tu oublies ... :-(
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#22 _Jai_arreté_

  • Groupe : Invités

Posté 12 octobre 2004 à 08:37

Voici un docment de l'OMS :
Les soins liés à un accouchement normal

Citation

6. CLASSIFICATION DES PRATIQUES UTILISEES PENDANT UN ACCOUCHEMENT NORMAL

Le présent chapitre distingue quatre catégories de pratiques courantes dans la conduite d'un accouchement normal, selon leur utilité, leur efficacité et leur nocivité. La classification reflète les vues du groupe de travail technique sur l'accouchement normal. Les raisons de cette classification ne sont pas exposées ici; le lecteur est renvoyé aux chapitres précédents qui sont le résultat de la réflexion et des débats du groupe de travail, et qui reposent sur les meilleures preuves actuellement disponibles (les numéros des chapitres sont indiqués entre parenthèses).



CATEGORIE A :
6.1 Pratiques dont l'utilité peut être démontrée et qu'il convient d'encourager

Plan individuel déterminant où et avec l'aide de qui l'accouchement se déroulera, établi avec la femme pendant la grossesse, et communiqué au mari/partenaire et, le cas échéant, à la famille (1.3).

Evaluation des risques liés à la grossesse pendant les soins prénatals, et réévaluation à chaque contact avec le système de santé et au moment du premier contact avec le dispensateur de soins pendant le travail, et jusqu'à la fin du travail (1.3).

Surveillance du bien-être physique et émotionnel de la femme pendant tout le travail et l'accouchement, et à l'issue du processus de la naissance (2.1).

Boissons proposées à la parturiente pendant le travail et l'accouchement (2.3).

Respect du choix éclairé de la femme quant au lieu de la naissance (2.4).

Fourniture de soins pour le travail et l'accouchement au niveau le plus périphérique où l'accouchement soit possible et sûr et où la femme se sente en sécurité et en confiance (2.4, 2.5).

Respect du droit de la femme à l'intimité sur le lieu de l'accouchement (2.5).
8. Soutien empathique des dispensateurs de soins pendant le travail et l'accouchement (2.5).

Respect du choix fait par la femme des compagnons présents pendant le travail et l'accouchement (2.5).

Fourniture aux femmes de toutes les informations et explications qu'elles souhaitent (2.5).

Méthodes non traumatiques et non pharmacologiques pour soulager la douleur pendant le travail comme des massages et des techniques de relaxation (2.6).

Surveillance foetale avec auscultation intermittente (2.7).

Usage unique des matériels jetables et décontamination appropriée du matériel à usage multiple pendant tout le travail et l'accouchement (2.8).
Utilisation de gants pour le toucher vaginal, pendant l'expulsion du bébé et pour la manipulation du placenta (2.8).
Liberté de choisir la position et de bouger pendant tout le travail (3.2).

Encouragement à choisir une position autre que dorsale pendant le travail (3.2, 4.6).
Surveillance attentive de l'évolution du travail, par exemple au moyen du partogramme de l'OMS (3.4).

Administration prophylactique d'ocytocine au troisième stade du travail chez les femmes présentant un risque d'hémorragie de la délivrance, ou qu'une spoliation sanguine même légère peut mettre en danger (5.2, 5.4).

Stérilité des instruments utilisés pour sectionner le cordon (5.6).

Prévention de l'hypothermie du bébé (5.6).

Contact dermique précoce entre la mère et l'enfant et encouragement à commencer l'allaitement au sein dans l'heure qui suit la naissance, conformément aux directives de l'OMS sur l'allaitement au sein (5.6).

Examen systématique du placenta et des membranes (5.7).





CATEGORIE B :
6.2 Pratiques qui sont à l'évidence nocives ou inefficaces et qu'il convient d'éliminer


1. Recours systématique au lavement (2.2).

2. Rasage systématique du pubis (2.2).

3. Infusion intraveineuse systématique pendant le travail (2.3).

4. Pose systématique de canules intraveineuses à titre prophylactique (2.3).

5. Utilisation systématique de la position dorsale pendant le travail (3.2, 4.6).

6. Toucher rectal (3.3).

7. Utilisation de la radiopelvimétrie (3.4)

8. Administration d'oxytociques à tout moment avant l'accouchement de façon que leurs effets ne puissent être maîtrisés (3.5).

9. Utilisation systématique de la position gynécologique avec ou sans étriers pendant le travail (4.6).

10. Efforts de poussée soutenus et dirigés (manoeuvre de Valsalva) pendant le deuxième stade du travail (4.4).

11. Massage et étirement du périnée pendant le deuxième stade du travail (4.7).

12. Utilisation de comprimés oraux d'ergométrine au troisième stade du travail pour prévenir ou arrêter une hémorragie (5.2, 5.4).

13. Administration systématique d'ergométrine par voie parentérale au troisième stade du travail (5.2).

14. Lavage utérin systématique après l'accouchement (5.7).

15. Révision utérine systématique (exploration manuelle) après l'accouchement (5.7).



CATEGORIE C :
6.3 Pratiques sur lesquelles on ne dispose pas de preuves suffisantes pour les recommander fermement et qu'il convient d'utiliser avec précaution tandis que les recherches se poursuivent.


1. Méthodes non pharmacologiques utilisées pour soulager la douleur pendant le travail, comme les plantes, l'immersion dans l'eau et la stimulation nerveuse (2.6).

2. Amniotomie précoce systématique pendant le premier stade du travail (3.5).

3. Pression sur le fond utérin pendant le travail (4.4).

4. Manoeuvres visant à protéger le périnée et à gérer la tête du foetus au moment du dégagement (4.7).

5. Manipulation active du foetus au moment de la naissance (4.7).

6. Administration systématique d'ocytocine, tension légère sur le cordon, ou combinaison des deux pendant le troisième stade du travail (5.2, 5.3, 5.4).

7. Clampage précoce du cordon ombilical (5.5).

8. Stimulation du mamelon pour augmenter les contractions utérines pendant le troisième stade du travail (5.6).



CATEGORIE D :
6.4 Pratiques fréquemment utilisées à tort


1. Interdiction d'absorber aliments et liquides pendant le travail (2.3).

2. Traitement de la douleur par des agents systémiques (2.6).

3. Traitement de la douleur par l'analgésie épidurale (2.6).

4. Monitorage électronique du foetus (2.7).

5. Port de masques et de gants stériles par la personne aidant à l'accouchement (2.8).

6. Touchers vaginaux répétés ou fréquents, spécialement par plusieurs dispensateurs de soins (3.3).

7. Accélération par l'ocytocine (3.5).

8. Transfert systématique de la femme en travail dans une autre pièce au début du deuxième stade (4.2).

9. Sondage de la vessie (4.3).

10. Encouragement à pousser dès le diagnostic de dilatation complète ou presque complète du col, avant que la femme éprouve elle-même le besoin de pousser (4.3).

11. Observance stricte d'une durée stipulée pour le deuxième stade du travail, une heure par exemple, si l'état de la mère et du foetus est bon et si le travail progresse (4.5).

12. Extraction instrumental (4.5).

13. Utilisation courante ou systématique de l'épisiotomie (4.7).

14. Exploration manuelle de l'utérus après l'accouchement (5.7).


Autres extraits :

Citation

3.2 Position et mobilité pendant le premier stade du travail

Il ressort de plusieurs études que la position allongée sur le dos pendant le premier stade du travail affecte le débit sanguin dans l'utérus. L'utérus lourd peut comprimer l'aorte et les veines caves et la baisse du débit sanguin peut mettre en danger l'état du foetus. La position dorsale réduit aussi l'intensité des contractions (Flynn et al. 1978, McManus and Calder 1978, Williams et al. 1980, Chen et al. 1987) et gêne donc l'évolution du travail. Les positions debout et couchée sur le côté sont associées à une intensité et une efficacité supérieures des contractions (de leur aptitude à réaliser la dilatation du col).

Malgré la prévalence continue de la position dorsale, de nombreuses autres possibilités s'offrent aux parturientes. Différentes contraintes limitent cependant souvent ce choix, qu'il s'agisse de la conception du lit de la salle d'accouchement ou des protocoles d'accouchement, des tubes intraveineux posés de façon systématique ou du matériel de surveillance. Lorsque ces contraintes sont réduites au minimum, la femme peut se tenir debout, marcher, s'asseoir ou se mettre à quatre pattes, prendre une douche ou un bain pour se détendre ou adopter successivement chaque position comme elle le souhaite. Les essais comparant ces positions à la position dorsale ont montré que le travail était en moyenne moins douloureux (le besoin d'analgésie était réduit) et que les mesures d'accélération étaient utilisées moins fréquemment dans les positions autres que la position dorsale (Chan 1963, Flynn et al. 1978, Mc Manus et Calder 1978, Diaz et al. 1980, Williams et al. 1980, Hemminki 1983, Melzack 1991). Un essai (Flynn et al. 1978) a fait apparaître une incidence sensiblement plus faible des anomalies du rythme cardiaque foetal dans la position verticale mais les autres essais n'ont pas révélé de différences significatives dans l'issue néonatale.

En conclusion, aucune donnée ne justifie d'encourager la position allongée sur le dos pendant le premier stade du travail. La seule exception est lorsque la rupture des membranes a eu lieu alors que la tête du foetus n'était pas engagée. Si et lorsqu'il y a rupture des membranes et que l'accoucheur/accoucheuse a établi que la tête du foetus était suffisamment engagée, les femmes devraient être libres de choisir, et encouragées à le faire, la position qu'elles préfèrent pour l'accouchement. Elles changeront souvent de position car aucune d'elles n'est confortable pendant longtemps.



Citation

3.3 Toucher vaginal

Cet examen est l'une des mesures diagnostiques essentielles pour évaluer le début et l'évolution du travail. Il ne doit être effectué que par des accoucheurs qualifiés, ayant les mains propres et protégées par des gants stériles. Le nombre des touchers vaginaux doit être limité au strict minimum; pendant le premier stade du travail, une fois toutes les quatre heures suffit d'ordinaire, conformément au manuel sur l'utilisation du partogramme (OMS 1993). Si le travail se passe bien, un accoucheur expérimenté pourra se contenter d'un seul examen. Idéalement, il s'agira de l'examen nécessaire pour établir que le travail est en cours, c'est-à-dire pour confirmer qu'il y a dilatation du col (le critère le plus objectif d'un travail actif). Une autre pratique dans la gestion du travail consiste à n'effectuer un toucher vaginal qu'en cas de nécessité, par exemple lorsque l'intensité et la fréquence des contractions baissent, en présence de sang dans le bouchon muqueux, lorsque se manifeste le besoin de pousser, ou avant l'administration d'un analgésique.

Chacune des approches précitées présente des avantages mais, compte tenu de notre théorème : "Lors d'un accouchement normal, il faut une raison valable pour interrompre le processus naturel", les deux dernières politiques l'emportent peut-être sur les précédentes. De nombreuses questions restent cependant posées, car rien ne justifie absolument l'une ou l'autre politique. Des directives plus strictes sont peut-être nécessaires dans les pays où les accoucheurs ont une formation limitée, et sont isolés et très éloignés des centres d'orientation-recours. Des directives spécifiques devront alors être fixées pour chaque pays.

Dans les établissements où les personnels sont qualifiés, un toucher vaginal effectué par un étudiant devra parfois être répété et vérifié par le supérieur. Cela n'est possible qu'avec le consentement de la femme. Une femme ne devrait en aucun cas être obligée de se soumettre à des touchers vaginaux répétés ou fréquents effectués par plusieurs personnels soignants et étudiants.
Le toucher rectal était autrefois conseillé pour éviter la contamination du vagin. Cette pratique n'est pas recommandée. Des études comparant les touchers vaginaux et rectaux ont fait apparaître une incidence d'infections puerpérales comparable, quel que soit le type d'examen effectué pendant le travail (Crowther et al. 1989). La préférence des femmes pour le toucher vaginal a été clairement démontrée dans un essai clinique randomisé (Murphy et al. 1986).


Citation

En conclusion, mesurer la température, le pouls et la tension artérielle entre dans le cadre des observations, et non des interventions, ces gestes font partie de l'évaluation en cours de travail. Ils ont clairement leur place dans les soins puisqu'ils peuvent indiquer la nécessité de modifier le cours de l'action pendant tout accouchement. Ils ne sont toutefois possibles que dans certains cadres. Les deux derniers gestes, lavements et rasage du pubis, sont considérés depuis longtemps comme superflus et ne devraient être effectués qu'à la demande de la femme. Il n'existe pas de documents sur les gestes systématiques précités dans le cas des accouchements à domicile, et encore moins de recherches. Rien non plus ne prouve que leur nécessité à domicile diffère de leur nécessité en milieu hospitalier.


Citation

Les Pays-Bas sont un pays industrialisé doté d'un système officiel d'accouchement à domicile. L'incidence des accouchements à domicile diffère sensiblement selon les régions, et même d'une grande ville à une autre. Une étude de la mortalité périnatale n'a pas permis d'établir aucun lien entre l'hospitalisation régionale lors de l'accouchement et la mortalité périnatale régionale (Treffers et Laan 1986). Une étude effectuée dans la province de Gelderland comparait le "résultat obstétrical" des accouchements à domicile et celui des accouchements en milieu hospitalier. Pour les primipares avec une grossesse à faible risque, un accouchement à domicile était aussi sûr qu'un accouchement en milieu hospitalier. Pour les multipares à faible risque, le résultat d'un accouchement à domicile était nettement meilleur que le résultat d'un accouchement en milieu hospitalier (Wiegers et al. 1996). Rien ne prouve que ce système de soins pour les femmes enceintes puisse être amélioré par une médicalisation accrue des accouchements (Buitendijk 1993).


Citation

2.6.1 Traitement de la douleur par des méthodes non pharmacologique

L'une des tâches importantes de l'accoucheuse est d'aider les femmes à supporter les douleurs du travail. Un traitement pharmacologique peut être utilisé mais l'approche non pharmacologique est plus fondamentale et plus importante, et doit commencer pendant les soins prénatals avec des informations rassurantes fournies à la femme enceinte et à son partenaire et, si besoin est, à sa famille. Un soutien empathique fourni avant et après l'accouchement par les dispensateurs de soins et les compagnons peut réduire la nécessité de recourir à des moyens pharmacologiques et améliorer ainsi l'expérience de l'enfantement (voir 2.5).

Mis à part le soutien pendant le travail (le facteur le plus important), il existe plusieurs autres méthodes pour soulager la douleur du travail. La première est la possibilité pour la femme de choisir la position qu'elle souhaite, dans le lit ou en dehors, pendant l'accouchement. Cela signifie qu'elle ne doit pas être obligée de rester au lit, et certainement pas dans la position dorsale, mais qu'elle doit avoir la liberté d'adopter une position verticale assise, debout ou marcher sans que les dispensateurs de soins s'y opposent, spécialement pendant le premier stade du travail (voir 3.2).


Il existe plusieurs méthodes non pharmacologiques atraumatiques pour soulager la douleur qui peuvent être utilisées pendant l'accouchement. De nombreuses femmes supportent mieux la douleur en prenant une douche ou un bain. Le contact de la main d'un compagnon ou un massage aident souvent. Il en est de même des méthodes qui aident les femmes à surmonter la douleur, ainsi les techniques servant à focaliser l'attention telles que les schémas de respiration, l'encouragement verbal et la relaxation, qui détournent l'attention de la femme de ses douleurs. Ces méthodes sont parfois appliquées en association avec d'autres stratégies, y compris une gamme d'approches psychosomatiques pour soutenir une femme en travail comme l'hypnose, la musique et la relaxation profonde. De nombreuses femmes trouvent ces pratiques utiles, elles sont sans danger et peuvent être recommandées.

Certaines méthodes non pharmacologiques pour soulager la douleur des femmes pendant un accouchement normal consistent notamment à activer les récepteurs sensoriels périphériques (Simkin 1989). Parmi les plus récentes figure la stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS). Le fait que cette technique soit auto-administrée a contribué à son succès auprès de nombreuses femmes, mais elle n'est disponible que dans les régions les plus riches et les essais randomisés qui ont été faits n'ont pas permis d'en démontrer l'efficacité (Erkolla et al. 1980, Nesheim 1981, Bundsen et al. 1982, Harrison et al. 1986, Hughes et al. 1986, Thomas et al. 1988). Parmi les autres techniques figurent l'utilisation superficielle du chaud et du froid, l'acupuncture, l'immersion dans l'eau, les plantes et l'aromathérapie avec des huiles parfumées. Aucun essai randomisé n'a encore été fait pour déterminer l'efficacité de la plupart de ces techniques. Ces pratiques doivent être soumises au même processus d'examen critique que celui qui est exigé pour les interventions pharmacologiques. Il en est de même d'une méthode semi-pharmacologique telle que les injections intradermiques d'eau stérile en quatre points de la région lombaire (Enkin et al. 1995).

En conclusion, toutes les cultures ont une façon propre de s'occuper et de soutenir les femmes enceintes, certaines expliquant leurs coutumes par la magie, d'autres essayant de donner une explication plus logique au système qu'elles appliquent. Un trait commun à nombre de ces méthodes est l'attention intense accordée aux femmes pendant la grossesse et l'accouchement. C'est peut-être la raison pour laquelle les femmes enceintes sont si nombreuses à les trouver réconfortantes et utiles. Les rapports selon lesquels les femmes les trouvent réconfortantes s'appuient essentiellement sur l'observation, mais il n'en reste pas moins qu'un certain nombre de ces méthodes sont sans danger, et leur utilisation par les femmes dont elles aident à soulager les douleurs peut être justifiée. Une formation ou conseil et à la communication interpersonnelle est indispensable pour tous les personnels qui s'occupent de femmes enceintes (Kwast 1995a).

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#23 L'utilisateur est hors-ligne   lilnaive 

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Posté 05 janvier 2005 à 21:41

Bon, je n'ai pas eu le temps de tout lire, alors pardon si je répètre certains propos. Juste un truc sur la poussée...quand ma fille est sortie de mon corps, je n'ai eu aucun effort à faire, que dalle, car c'est mon corps qui a poussé tout seul, de l'intérieur, indescriptible, à vivre. Donc, la fameuse poussée dirigée, c'est de la m****, inutile et dangereux, elle est appliquée pour LEUR donner la sensation de maîtriser la situation, de prendre le pouvoir sur vous, faibles femmes qui ne savez certainement pas mieux qu'eux/elles comment on pousse et quand il faut pousser.
Deuxième truc, en ce qui concerne la douleur, le seul truc qui m'a aidé à la supporter, c'est de me dire que la douleur était une alliée et pas une ennemie à combattre, que ces contractions étaient là pour m'aider à laisser passer mon bébé. Quand j'ai accouché (chez moi), j'ai eu la sensation qu'on était 3 : moi, ma fille, et mon corps.
Enfin, à lire absolument : "Une naissance heureuse" d'Isabelle Brabant, sage-femme.

j'espère qu'un maximum de futures mamans nous liront et auront envie de reprendre leurs droits sur leur corps, leur enfant, et leur accouchement. Futurs papas, c'est valable pour vous aussi!
bon courage à tous et toutes

stéphanie
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#24 L'utilisateur est hors-ligne   Tinuviel 

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Posté 05 janvier 2005 à 22:42

Réflexion très juste concernant la poussée dirigée, autre absurdité inventée par le corps médical :-)

Pour toute femme qui a expérimenté la poussée réflexe, ce mouvement absolument incontrôlable et d'une puissance inimaginable qui expulse littéralement le bébé hors de soi sans qu'on n'y soit pour rien du tout, l'idée de se faire coacher par les "poussez, madame, poussez" classiques des salles d'accouchement devient hautement risible.

Enfin, c'est déjà nettement moins rigolo quand on sait que cette sale manie de "faire pousser" les femmes avant qu'elles et leurs bébés ne soient prêts est responsable d'un grand nombre d'extractions instrumentales absolument inutiles et traumatisantes pour les mères et les enfants, ainsi et surtout que du nombre invraisemblables des problèmes périnéaux consécutifs à ce type d'accouchement traumatique pour les tissus mous.
D'après les observations de SF exerçant dans des pays moins "civilisés" que les nôtres, les accouchements ayant lieu sans cette habitude de poussée dirigée, et dans des positions autres que la position lithotomique, enregistrent très nettement moins de problèmes d'incontinences urinaires et anales et de "descentes d'organes", et bien évidemment moins de ces satanées saloperies d'épisiotomies :tresfache:

Pour Isabelle Brabant, je confirme : c'est le livre qui m'a donné pour la première fois l'idée et l'envie d'accoucher chez moi. C'est une bonne première approche de l'accouchement naturel et respecté, même si je le trouve parfois encore un peu trop "orthodoxe" à mon goût, et trop centré sur "l'aide" apportée par la SF, et pas suffisamment sur les capacités et la puissance des femmes elles-mêmes à se prendre en charge.
Mais ça n'enlève rien aux qualités certaines de ce bouquin.

Bienvenue linaive :-)
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#25 L'utilisateur est hors-ligne   lilnaive 

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Posté 12 janvier 2005 à 22:42

merci à toi
effectivement, au niveau des "effets secondaires" sur le périnée, je peux affirmer que je n'ai plus du tout de problèmes à ce niveau. Entre ma première grossesse et la seconde, au moindre éclat de rire ou éternuement, fallait que je croise les jambes, surtout quand j'ai vécu ma seconde grossesse. Mais depuis mon second accouchement, plus rien, je suis tranquille à ce niveau. Et je n'ai fait aucune rééducation. Et aussi, évidemment, aucune épisio, je n'ai même pas déchiré; c'est agréable de se laver le lendemain de son accouchement et de ne sentir aucun fil ni aucune gêne...
bon courage à toutes et bon chemin

stéphanie
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#26 L'utilisateur est hors-ligne   Aminata 

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Posté 17 janvier 2005 à 12:38

Bonjour


Je voudrais juste poser une question... comme point qui va au-delà de l'accouchement et qui concerne autant les femmes que les hommes.

Avez.vous songé a pourquoi nous vivons dans un système qui fait tout pour s'approprier non seulement la gestion de nos vies, mais aussi le fait de la donner ? Ce que cela représente par rapport a la "féminitude", non liée au sexe féminin si non à l'Etre (homme et femme) ?

Outre la pilule "Seasonal" pour laquelle des gynécologues femmes sont montées au créneau et ont défendu le fait que physiologiquement les règles étaient inutiles, hors du fait physiologique procréateur et donc qu'on pouvait les "ouvrir" et les "fermer" - tel un robinat - selon "les besoins d'enfant", il existe déjà - en essai feutré - des utérus artificiels développés au Japon ?

Exemples qui ne sont que la pointe de l'iceberg.... Nous collaborons tous plus ou moins à ces systèmes que nous critiquons. Le simple fait d'être libre - et la liberté s'acquiert, elle ne nous est jamais donnée ou alors comme un concept-carotte, entre permission et répression - nous fait dresser les cheveux sur la tête. Nous n'avons pas de meilleur maître que la peur, la peur d'être différent et de sortir du troupeau-

Et nous oublions souvent que le berger (ceux qui nous gouvernent), les chiens de berger (tous les moyens mis en place pour nous contrôler) n'existent que parce que le troupeau le leur permet. Un pasteur sans troupeau n'est rien.

La psychologie humaine, malgré sa diversité et ses nuances individuelles, se résout toujours à une équation a trois dimensions… Toujours cette foutue trinité qui gouverne le vivant et l'invisible… Projetée au niveau terrestre, elle s'articule autour de trois catégories d'individus et de psychologie… La trilogie du troupeau: il y a le troupeau lui-même, résigné avant que d'être parti, qui ne lit dans les étoiles que les promesses de toutes ses défaites passées et futures. Livré à lui-même, il se perd, erre sans but et finit par mourir d'inanition. Force lui est faite de s'inventer un maître, le berger. Désormais, le troupeau peut cheminer en confiance: ses décisions ne lui appartiennent plus, la culpabilité de ses actes est évacuée et ses désirs sont comme suggestions manipulées. Le troupeau s'est remis à l'exercice occulte du pouvoir. Mais le berger sait qu'au cœur du troupeau, se dissimulent ou se sont incorporées pour survivre quelques brebis à l'esprit rebelle. Il invente donc la nécessité du chien de garde. Serviteur fidèle, annihilé par l'idée même qu'il a de son pouvoir, garde-chiourme cruel ou gardien bienveillant, intermédiaire entre le ciel (le berger) et la terre (le troupeau)…

Ramener ce système à l'humain: il y a ceux qui dominent, ceux qui sont dominés et entre les deux, point d'équilibre et de rupture, ceux qui surveillent. Il y a aussi cette évidence: un berger sans troupeau n'est rien d'autre qu'un fantôme livré aux fantasmes de sa folie des grandeurs… Un esprit malade. Le chien peut se remplacer facilement, le berger peut le tuer et le troupeau, se retourner contre lui et le bouffer. Seul, le troupeau est indispensable… Mais ce qu'il ignore, est qu'il doit sa vie et son changement ou son évolution qu'à la minorité de brebis rebelles qu'il abrite… Le tout est de savoir à quelle catégorie d'hommes on appartient…

Dur ? Sans doute.... Mais nous savons-tous que, dans nos sociétés industrialisées, accoucher à l'hopital est accepter être dépossédé de notre intimité, car la médecine a converti la femme enceinte en une malade et l'accouchement en un acte thérapeutique à outrance. Certes, cela est utile en cas d'accouchement à risque ou ceux qui nécessitent réellement une intervention médicale. Et pourtant, nous continuons d'aller, d'accepter le monitoring, l'épisiotomie systématique, l'accouchement provoqué et même nous réclamons l'épidurale comme un droit supposé contre la douleur. Tout comme plus tard, régis par la mème peur d'affirmer nos convictions nous accepteront les vaccins... pour la garderie, l'école, la pression de l'entourage, etc....

Comme nous acceptons d'être qu'à peine notre enfant a-t-il ouvert les yeux sur notre monde pressé et robotisé, que voilà notre nouveau-né baigné, aseptisé, vêtu…. et vacciné… en même temps qu’il est séparé du sein maternel. Plus que d’aider un nouvel être à voir le jour, il semble que l’establishment médical se préoccupe plus de donner la vie à un futur consommateur de ces médicaments anti dont elle regorge et de lui proportionner des soins qui le précipiteront, à peine né, des consultations de pédiatrie à celles de médecine générale dont il engrossera les rangs, toute sa vie durant, confiant et dépendant… Il ne nous surprendra donc pas que tous les vingt secondes, vienne au monde un enfant inadapté…


Je crois que c'est une vue de l'esprit d'attendre que le système change de point de vue. Ce n'est pas son intérêt ni son but.... La seule façon de la changer passe par notre changement individuel, un changement d'attitude. Ne pas avoir peur de dire non....

Rèvons un peu.... Si tous ceux qui pensent non, arrètaient de le penser et le vivaient ?... Que l'opinion silencieuse cesse de l'être...
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#27 L'utilisateur est hors-ligne   rosalie 

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Posté 18 janvier 2005 à 09:35

Me voilà nouvelle sur le forum et je me lance.

Je trouve que le problème est plus compliqué que un rapport de dominant et dominé meme si cela en fait partie. Nous sommes dans une société ou l'accouchement dit normal est celui qui est médicalisé et considéré comme pathologique en puissance. Pour vivre un autre accouchement il faut refaire le chemin en l'envers, car sauf rares exceptions, nous ne savons pas ce qu'est un "vrai accouchement",, tous ce qui transmet autour de l'accouchement sont des récits médicalisés avec peridurale, des articles dans le meme état d'esprit. Dans ce contexte, la plupart des femmes meme si elles aspirent à autre chose, se laisse faire en pensant sincérement que c'est la meilleure solution et aussi parce qu'elles se trouvent démunie pour prendre une autre voie. Pour avoir confiance en sa capacité à accoucher, il faut se documenter, rencontrer d'autres femme qui ont accouché autrement, lire les récits de naissances physiologique pour la plupart à la maison (il y en a beaucoup sur internet), changer sa vision de la naissance, connaitre ses peurs. C'est un chemin qui commence bien avant l'accouchement et une véritable prise de conscience.
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#28 L'utilisateur est hors-ligne   Tinuviel 

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Posté 18 janvier 2005 à 10:11

Bonjour Rosalie :-)

Si tu veux, sur Ce topic, il y a une discussion approfondie en cours concernant l'hypermédicalisation de l'accouchement, et toutes les implications d'une naissance physiologique.

Bienvenue :D
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#29 L'utilisateur est hors-ligne   Wall 

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Posté 02 juin 2005 à 20:54

Bonjour,

Je me sens trop immature pour avoir des bébés, mais cette discussion m'intéresse énormément.
Ma soeur aînée a accouché récemment, et ce ne fut pas un évènement heureux. Accouchement provoqué, parce que le bébé ne voulait pas sortir à la date "prévue"...
:roll:
Péridurale...
Accouchement aux forceps...
Belle épisotomie...
Bref, le quarté gagnant.

(Il se trouve que dans la fratrie, personne n'est arrivé à la date prévue, ma jumelle et moi étions attendues pour le permier avril, mais nous étions déjà farceuse!)

Ma grand-mère paternelle était sage-femme, dans les années 40 et 50. En ce qui concerne l'épisiotomie et la déchirure du périnée, elle nous a expliqué qu'elle préfèrait repousser un peu le bébé, étirer l'orifice, et ainsi par pressions successives de la tête du bébé et par étirement, elle n'avait pas à couper la parturiante, et la peau ne se déchirait pas. L'accouchement était plus lent, mais plus doux!

Ma curiosité a été attisée par ce récent évènement et votre thread. Cet été je feuilletterai les bouquins d'obstétrique de mon aïeule...
:D

J'ai appris que souvent, hum, on n'expulsait pas seulement un bébé et un placenta...Ca se passe au niveau du rectum si vous voyez ce que je veux dire. Ca me trouble beaucoup.

L'accouchement à domicile a l'air tentant. J'imagine qu'on peut mieux se reposer après coup que si on était à l'hôpital, avec le va-et-vient des infirmière, et puis on peut demander à sa mère ou bien à sa soeur de venir nous donner un coups demain les premiers jours.

Pour celles qui ont accouché à la maison: comment cela s'est-il passé pour vous et le bébé immédiatement après et dans les jours/semaines qui ont suivis? Examens médicaux: à domicile, chez le docteur ou à l'hôpital? Pas d'examens médicaux? Vous êtes-vous fait aider, par votre conjoint, conjointe (ça se peut! :) ), un membre de votre famille, une assistante maternelle?

Wall, enthousiaste, somme toute, et curieuse!
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#30 L'utilisateur est hors-ligne   lilnaive 

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Posté 02 juin 2005 à 21:20

salut wall,

pour ces histoires de caca, t'en fais pas, quand tu sentiras ton enfant venir plus les contractions, ton esprit sera bien loin de ce genre de pensées...et tu t'en ficheras royalement. Moi, j'ai accouché sur mes chiottes, ça aide à ce niveau là!!! héhé!

Pour les jours qui ont suivi, c'était le top, mon homme s'occupait de tout, m'apportait la bouffe au lit (et crois-moi, j'en avais bien besoin), repos maximal, pas de visites intempestives, mais là encore, à toi de mettre le holà, sinon, justement les gens qui savent que tu accouches chez toi se diront que du coup, il n'y a plus aucune limite et risquent de débraquer à n'importe quelle heure. Je ne le savais pas pour une première, et j'avais hâte de la montrer à tous et toutes, de partager mon bonheur, mais après une nuit blanche et les infirmières qui débarquent chaque heure pour connaître la fréquence et couleur des selles de ta gosse, crois-moi, t'en as vite plein le cul!
Pour la deuxième, donc, je peux te dire que j'ai compris que j'avais besoin de repos, et surtout qu'on nous laisse tranquille, en famille, tous les 4. Donc, mon homme avait prévenu tout le monde, enfin une fois que j'ai accouché (en fait personne ne savait que j'accouchais chez moi, pour des raisons de foutages de paix), que je déciderais du jour où pourraient commencer les visites, c'est-à-dire lorsque je sentirais que je serais apte à les recevoir. Les premiers jours surtout, j'étais très vulnérable, un jour j'étais au top, et le lendemain je me mettais à pleurer sans m'arrêter à cause du bouleversement que ç'avait suscité en moi.
Pour le suivi médical, la sage-femme qui était présente pour mon accouchement venait une fois tous les 2 jours, ce qui était amplement suffisant, elle regardait bébé, et ne l'a même pas pesée, elle a bien vue qu'elle prenait du poids à vue d'oeil.

Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est cette liberté, cette autonomie que nous avions. Je peux dire que j'ai accouché avec mon homme, la sage-femme étant là uniquement pour des raisons de sécurité (enfin surtout pour mon homme, car perso et aussi selon les propres dires de ma SF, elle n'avait pas besoin d'être là, il suffit de connaître quelques premiers gestes de secours d'urgence, et on pouvait se débrouiller tout seuls, comme dans la plupart des cas... et puis, quand ça se présente mal, tu peux le sentir, tu n'es pas la petite fille fragile dont tout le corps médical et ta famille parlent!).

Enfin, je pourrais t'en parler pendant des heures tellement j'ai trouvé ça génial, fabuleux, l'antithèse de mon premier accouchement à l'hosto sous péri et tout le toutim. Enfin, ce premier accouchement m'a aussi permis de savoir de quoi je parle, j'ai les 2 expériences, et donc des éléments de comparaison, je n'attaque pas ces foutues maternités sans savoir de quoi je parle; même s'il y en a sûrement de très bonnes, dans la plupart des cas, on t'infantilise à mort et c'est tout le contraire de ce qui devrait se produire. Tu vas te sentir devenir femme une bonne fois pour toutes...ce qui ne t'empêche pas de garder une âme d'enfant. Mais je m'égare...

bonne chance à toi, bon chemin, bonnes réflexions, et si tu veux lire le récit de la naissance de ma fille, va sur le site de maternage.free.fr et tu vas dans témoignages, puis de la grossesse et de la naissance of course, puis "la naissance d'olivia" enfin c'est la n°55...mais il y en plein d'autres qui font rêver! Bonne lecture et bise à toi

stéphanie
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