Aller au contenu


Cupidon, chimiste émérite !


  • Please log in to reply
1 réponse à ce topic

#1 Marion 3

Marion 3

    Expert

  • Membres
  • 180 Messages :

Posté 23 juin 2003 à 05:02

Cupidon, chimiste émérite ! :love:

La "Royal Society of Chemistry" (RSC) s'est penchée sur la chimie de l'amour. Remarquant que, depuis la nuit des temps, l'amour est demeuré un phénomène mystique, la société savante s'est fait un devoir de résoudre ses mystères. Selon la RSC, il existe trois étapes dans le processus amoureux, chacune avec son profil émotionnel caractéristique et son explication scientifique.
Tout commence avec le désir : celui-ci est contrôlé par les hormones sexuelles testostérone et oestrogène. Ensuite vient ce qu'on appelle "tomber amoureux". Les symptômes (mains moites, bégaiement, etc.) sont dus aux monoamines, des espèces chimiques présentes dans le cerveau. Il s'agit de la dopamine, de la noradrénaline et de la sérotonine. Les deux dernières nous excitent pendant que la dopamine nous rend gais. Ces substances sont contrôlées par la phényléthylamine (ou PEA), de structure similaire à une amphétamine et que l'on retrouve aussi dans le chocolat ou les fraises.
L'attachement constitue la troisième étape et deux hormones polypeptidiques différentes, l'ocytocyne et la vasopressine, y jouent un rôle important. L'ocytocyne est également responsable, entre autres, des contractions pendant l'accouchement, de l'expression du lait durant l'allaitement. La vasopressine, quant à elle, est l'espèce chimique de la monogamie. Seuls environ 3% des mammifères sont monogames et les humains n'en font pas naturellement partie à la différence du campagnol comme l'ont montré des études des chercheurs sur le rongeur !
Les endorphines interviennent également dans la longévité de l'amour. Elles présentent les mêmes propriétés anti-douleur et de bien-être que leur cousine la morphine, sans toutefois les risques d'overdose. Pour ce qui est de l'identification du "partenaire idéal", il s'avère que ce sont en fait les phéromones qui dirigent la flèche de Cupidon. Ces molécules agissent comme des empreintes olfactives que l'on suppose être, comme les empreintes digitales, uniques. L'odorat est un des sens humains les plus primitifs et les phéromones sont détectées par un petit organe composé de quelques petites fosses et situé à quelques centimètres dans le nez. La réaction émotionnelle provoquée par ces phéromones peut littéralement nous "allumer" ! :cingle:

Pour en savoir plus :
The Royal Society of Chemistry, http://www.rsc.org