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la santé par les plantes... au sénégal


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#1 gulliver

gulliver

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Posté 24 juin 2003 à 17:53

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LA SANTE PAR LES PLANTES
Quatre-vingts produits pour soigner le sida
La médecine par les plantes a toujours permis de soulager l'homme. Mais depuis une soixantaine d'années, elle est combattue sans répit par la médecine moderne. Pourtant, cette dernière commence déjà à s'essouffler, alors que sa devancière garde toujours ses vertus.  
"Pour lutter contre la pandémie du sida, un effort de coordination étendu à tous les savoirs médicaux de la planète" doit être fait, indiquait Boutros-Boutros Ghali, le 1er décembre 1992, au siège des Nations-Unies à New-York. Cette assertion, le docteur Yvette Parès de l'hôpital traditionnel de Keur Massar l'a faite sienne. Rien que pour le traitement du sida, on trouve en cet endroit situé à Keur Massar, près de vingt-quatre produits allant des décoctions complexes aux produits à usage externe, en passant par les mélanges de poudres. Il en est de même pour les diverses hépatites, la tuberculose, le paludisme, etc.
Présentant sa structure en décembre 1999, le Pr Parès indique que, "depuis l'aube des temps, les humains ont toujours fait appel aux plantes pour soulager les maux et rétablir leur santé. Ainsi, sont nées les nombreuses médecines traditionnelles qui ont traversé les millénaires, transmettant et accumulant les connaissances parvenues jusqu'à nos jours en vaste patrimoine thérapeutique. Dans ce long cheminement de l'humanité, il n'apparaît qu'une exception, la médecine moderne née en Europe, il y a soixante ans. Ses activités reposent sur des armes qui commencent déjà à s'émousser. Les antibiotiques, très efficaces à leur début, s'avèrent de plus en plus inopérants. Les substances chimiques dévoilent leurs effets secondaires souvent très graves. Cette médecine récente sera bientôt contrainte de demander le secours des plantes médicinales pour traiter ses patients. Il apparaît que la santé par les plantes ne pourra être contournée". Mais, c'est pour ajouter, en se demandant si les ressources végétales seront suffisantes pour faire face à tous les besoins sanitaires.

Se limitant à la situation au Sénégal, le document rédigé par Mme Parès indique que les tradipraticiens ont manifesté leur inquiétude. Ils se demandent si, dans quinze ou vingt ans, il n'y aura pas une grave pénurie empêchant l'exercice normal de la médecine traditionnelle. Ils ont alors lancé un cri d'alarme à propos des sécheresses périodiques, les récoltes qui se font sans respect des plantes et de l'avenir, le pillage de certaines espèces pour des exportations si bien qu'elles sont en voie de disparition, les feux de brousse et les défrichements, l'insuffisance du reboisement des arbres médicinaux. A cela, il faut ajouter d'autres facteurs préoccupants comme l'augmentation des malades graves qui nécessitent des traitements de longue durée, l'accroissement des affections dites de civilisation (diabète, hypertension) les cas très nombreux de paludisme en période d'hivernage, la croissance démographique qui entraîne une plus grande potentialité de malades. Ce qui fait dire qu'il est urgent de chercher des remèdes à ce mal.

Parmi les solutions proposées, une étroite collaboration avec le monde rural et le service des Eaux et Forêts "qui ont un très grand rôle à jouer pour la santé des générations actuelles et futures". Les plantes médicinales se répartissant en herbes, arbustes et arbres, des cultures de plantes herbacées pourraient être réalisées dans les villages. Mais pour préserver les vertus médicinales de ces plantes, leur culture exclut l'emploi d'engrais et de pesticides. La culture biologique de céréales telles que le riz, le mil, le maïs, coton… serait aussi très appréciée. Les arbustes ne sont pas difficiles à multiplier. Les arbres, eux, relèvent spécialement du service des Eaux et Forêts. C'est pourquoi les programmes de reboisement devront prendre en compte les arbres médicinaux. Pour certaines plantules qui entrent dans les soins des enfants, il est nécessaire de faire des pépinières naturelles. Mais il y a aussi les dérivés des végétaux, comme le miel, qui est utilisé dans un grand nombre de préparations, et qui doit être maintenu à l'état pur.

Mme Parès dégage des perspectives à moyen terme. Selon elle, "les besoins sanitaires toujours plus grands donnent à penser que, dans un avenir pas trop lointain, il y aurait nécessité de création d'une pharmacie centrale d'approvisionnement en médicaments traditionnels préparés sous la surveillance de thérapeutes de haut niveau. Dès lors, les cultures de plantes herbacées, arbustes, plantules et l'exploitation soigneusement réglementée des forêts d'arbres médicinaux trouveraient de larges débouchés".

Par : Demba Silèye DIA

walfadjri/l'aurore

et aussi:
allafrica

Et j'ajoute une "recette" (bon pour trouver la plante c'est moins simple..)

Citation

La citronnelle de Brousse : des curiosités médicinales
Le Soleil (Dakar)

21 Juin 2003
Publié sur le web le 23 Juin 2003


Plante commune dans toutes les végétations ouvertes d'Afrique, dont le Sénégal, où elle est surtout abondante dans sa région ouest, la Moyenne et Haute Casamance et le Sud du Saloum, la citronnelle de brousse est utilisée populairement à travers la décoction de ses feuilles pour guérir le rhume, les migraines et la conjonctivite. Appelée en wolof "Benfala", "mbonfala" ou "Gadé", en pulaar "Dagué", "Gapélé", "Nipéré", en sérère "Mbol" ou "Inak" et, enfin, en diola, "ebuk", "ébukay" ou "Ara", la citronnelle de brousse a d'autres vertus médicinales. Les racines séchées et pulvérisées sont employées en inhalation nasale dans le traitement des maux de tête et du paludisme. Les peuls l'utilisent dans le traitement de certains maux de tête et des maladies mentales. Il y a eu un temps également où les Européens l'ont utilisée au moment des épidémies de fièvre jaune.

Selon des chercheurs, le macéré aqueux de la plante entière est donné comme diurétique, anti-blennoragique et revitalisant au Sénégal Oriental.

Les tradipraticiens camerounais attribuent à la plante des propriétés antipyrétiques. Au Sénégal, en association avec d'autres plantes, les guérisseurs wolofs lui reconnaissent une grande efficacité dans le traitement des maladies pulmonaires.

Au Mali, l'infusion de la plante entière ou de fleurs est prescrite pour le traitement de la bilharziose, la fièvre jaune et de la jaunisse. Au Burkina Faso, on y a noté l'emploi des sommités fleuries réduites en poudre, en cataplasme et en massage pour soulager la douleur des piqûres de scorpions. E Ces sommités fleuries contiennent des huiles essentielles, des glucides et des composés très intéressants. Les propriétés antiseptiques pulmonaires et fébrifuges ont été prouvées expérimentalement. Une de ses substances, le "rutoside", s'est révélé doué de propriétés hypotensive et diurétique.

Emplois et Posologies

Fièvre : Faire infuser 25 g de feuilles fraîches ou 10 g de feuilles sèches dans un litre d'eau ; boire une ou deux tasses au besoin. Maux d'estomac : prendre la même préparation pendant les repas.

http://fr.allafrica....0306230676.html

Ce message a été modifié par gulliver - 24 juin 2003 à 18:01.