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**Google**


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8 réponses dans ce topic

#1 weid

weid

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Posté 25 juin 2003 à 13:21

Pour info...

La face cachée de Google : le célèbre moteur de recherches au coeur de nombreuses polémiques

Entre 50% et 75% : ce sont les parts de marché détenues par le célèbre moteur de recherches américain Google. Or, depuis plusieurs semaines, une vaste polémique anime l'Internet : Google a-t-il une face cachée ?

10 juin 2003


BackRub : ce nom ne vous dit peut-être rien. Pas plus que ce logo. Pourtant, les surfers endurcis s'en souviennent : c'était le nom d'origine du moteur de recherches Google, en 1997. Les créateurs du moteur, Sergey Brin et Lawrence Page étaient alors étudiants à l'université de Stanford. "BackRub" est un terme difficile à traduire en français. Il signifie à peu près "retour sur lien" (comme on parle, en finance, de "retour sur investissement"). Le BackRub, ce fut la grande innovation de Sergey Brin et Lawrence Page, qu'ils ne tardèrent pas à breveter sous le nom de "Technologie PageRank". De quoi s'agit-il exactement ? De démocratiser la recherche Internet. "Démocratie", c'est à peu près le slogan de Google depuis 1997. Ainsi, on peut lire sur Google l'explication suivante : "PageRank est un champion de la démocratie : il profite des innombrables liens du Web pour évaluer le contenu des pages Web - et leur pertinence vis-à-vis des requêtes exprimées. Le principe de PageRank est simple : tout lien pointant de la page A à la page B est considéré comme un vote de la page A en faveur de la page B. Toutefois, Google ne limite pas son évaluation au nombre de « votes » (liens) reçus par la page ; il procède également à une analyse de la page qui contient le lien. Les liens présents dans des pages jugées importantes par Google ont plus de « poids », et contribuent ainsi à « élire » d'autres pages. Les sites qui se distinguent par leur qualité sont affectés d'une valeur PageRank plus élevée, et Google en tient compte lors de chaque recherche."

Une procédé de recherche plutôt facile à comprendre. Et qui eut tôt fait d'enthousiasmer les internautes du monde entier. Google devint ainsi, très rapidement, le moteur de recherches le plus utilisé. Et comme toute requête sur le net implique quasi-systématiquement l'utilisation d'un moteur de recherche, Google devint rapidement plus qu'un outil : une véritable douane du Net. En un mot : un pouvoir. Et comme un pouvoir fait toujours un peu peur, il fallut le rendre sympathique. Aussi, sur le plan marketing, la société qui exploite ce moteur de recherche n'a pas fait dans la subtilité : un nom digne d'un personnage de Tex Avery (exit "BackRub" et autres "PageRank"), un logo de toutes les couleurs, et un merchandising qui n'a rien à envier à une super-production hollywoodienne : tenues vestimentaires (jusqu'au caleçon...), nécessaire de cuisine, articles de sport, de bureau, parapluie, lampe de poche, sacoche, montre, etc. Toujours les mêmes couleurs, toujours le même design fun, et toujours le même sous-entendu matraqué dans tous les tons : Google ne vous veut aucun mal. Google, c'est l'indispensable ami de vos recherches sur Internet. Google fait partie de votre vie. Sans Google, Internet ne serait plus Internet...

En somme, tout pour inoculer un seul et même message : Google est neutre. Et puisque Google est neutre, Google n'est pas un pouvoir. Google est même, comme le proclame ses fondateurs, une sorte de garant de la l'aspect "démocratique" du Net. Et Google le clame bien haut : "Parmi ses nombreuses qualités, Google a le don de proposer en première position le résultat qui correspond à 110 % à votre requête". D'ailleurs, il suffit d'une simple recherche du mot "Démocratie" sur Google pour se rendre compte que... 110 %, c'est toujours un suffrage un peu suspect en matière démocratique. Mais admettons que cet exemple soit un mauvais hasard. Admettons, une fois n'est pas coutume, que le chercheur-googlien ne se soit pas senti très "lucky" ce jour-là. Passe encore.

Le problème, c'est que depuis un certain temps - en fait, depuis le 11 septembre 2001 - Google fait l'objet de nombreuses polémiques. Ces méfiances portaient d'abord sur le quasi-monopole de Google en matière de recherche, et des implications d'une telle position sur la perception des informations. Andrew Orlowski, dans un article traduit en français par Pierre Lazuly et publié sur Uzine évoquait, exemple à l'appui, ce problème : "si vous regardiez le monde par une lorgnette Google, et si le moteur de recherche était votre principale vision du monde, vous auriez du mal à croire que l'expression « deuxième super-puissance mondiale » puisse signifier autre chose [que son sens véritable, ndlr]. Son sens original a quasiment disparu. Rayé de la carte, en tout juste sept semaines." Mais si cet article démontrait un danger, il le mettait sur le compte de l'importance de Google, et de la coïncidence technique. Sans pour autant accuser Google de manoeuvres volontaires.

Et pourtant, comme on le dit souvent, les choses vont vite sur le Net. Et nombre d'observateurs de Google sont depuis passés du constat amusé à la suspicion légitime. Premier chef d'accusation : la décision de Google de créer un moteur de recherches spécifique aux sites perso et alternatifs. Bref : pour Google, il y aura bientôt, d'un côté, le Net officiel, et de l'autre, le Net indépendant. Il va sans dire que ce dernier sera fortement marginalisé par ce nouveau "moteur dans le moteur". La décision de Google d'enfermer le Net indépendant dans un ghetto a immédiatement provoqué de vives réactions. Un article récent démontre judicieusement combien "cette évolution annoncée tendra à contraindre les gens à choisir entre de l'institutionnel et du perso. Entre du marchand-respectable et de l'indépendant-marginal. (...) C'est d'une guethoïsation dont il s'agit, avec à venir tous les instruments pour décrédibiliser la parole personnelle considérée comme nuisible à des intérêts supérieurs politiques et financiers (soi-disant collectifs) (...) On voit ici venir la patte de big brother qui veut continuer à remettre de l'ordre dans les rangs. (...) Google, comme tous les moteurs, doit choisir entre contribution de citoyenneté et compromission marchande totalitaire."

Jusque là, nous parlons d'un danger probable, et nous employons le futur. Hélas, pour des sites d'informations alternatifs, il semblerait que le futur soit déjà une réalité. Ainsi, le plus mondialement célèbre d'entre eux, Indymedia, en fait d'ores et déjà l'expérience. Ce site contributif animé, partout dans le monde, par des altermondialistes, présente une menace pour l'information américaine dominante. Aussi, une grande partie de son contenu s'est trouvé, lors de la guerre contre l'Irak, effacé de l'indexation par Google. A tel point qu'une pétition a été récemment mise en ligne, recueillant plusieurs milliers de signatures. Le texte de la pétition rappelle que Google a récemment "supprimé Indymedia de la liste des sites indexés d'informations, malgré qu'Indymedia soit l'une des plus populaires source d'informations alternatives sur Internet" et le texte de souligner que cette décision est contraire aux règles proclamées par Google dans sa charte, qui "soutient que les pages ne sont pas inclues ou exlues en fonction de leur idéologie politique."

Toutes ces "coïncidences" ont fini par jeter une ombre sur la réputation du moteur de recherche. Aussi, des observateurs attentifs de Google ont créé un site, "Google-Watch", véritable observatoire des déviances de Google. Premier constat : "étant donné que Google fournit environ 75% des visites sur un site web, il est fondamental de cerner les pressions que la société Google subit. Et il est évident que les résultats fournis par Google sont au centre de toutes les convoitises". Or, "depuis les événements du 11 septembre, Google s'est montré plutôt réfractaire à protéger la vie privée de ses utilisateurs. Cela est d'autant plus dangereux que le gouvernement américain lorgne vers les données collectées par Google." Ces données sont d'une telle nature que Google s'est vu attribuer par Google-Watch le prix "Big Brother 2003". L'observatoire s'appuie sur plusieurs arguments forts probants :

Google fut le premier moteur de recherches à implémenter dans votre ordinateur un "cookie" dont la validité expire en... 2038 !

A partir de ce cookie, Google collecte systématiquement le nombre maximum d'information sur votre profil : adresse IP, heures et dates de vos recherches, configuration de votre ordinateur. Seul but avoué : un meilleur ciblage publicitaire.

Google se refuse toutefois à publier une quelconque politique (charte) quant à l'utilisation des données ainsi collectées : pas plus sur la durée que sur les éventuels "commanditaires" de ces données. De la même façon, Google se refuse systématiquent à indiquer dans quel but est organisé cette minutieuse collecte.

"Google recrute des espions" : Matt Cuts, l'un des principaux ingénieurs de Google, travaillait auparavant pour la N.S.A (Agence Nationale américaine pour la Sécurité). Selon Google-Watch, "la politique d'embauche de Google privilégie les ingénieurs qui ont des accointances avec les services américains de sureté, ce qui permet à leur société d'avoir des liens privilégiés avec les services secrets américains".

La barre d'outils de Google se met à jour automatiquement, sans rien vous demander. Ce qui signifie, de fait, que lorsqu'un utilisateur installe la "toolbar" de Google, la société qui exploite le site dispose d'un accès complet au disque dur de l'utilisateur. Et Google-Watch d'ajouter malicieusement : "même Microsoft vous demande si vous souhaitez effectuer une mise à jour. Mais pas Google."





Enfin, conclut Google-Watch, "Google n'est pas votre ami", contrairement au marketing "cool" que nous avons déjà abordé plus haut. En effet, avec une telle somme d'informations confidentielles collectées, Google se présente comme une véritable "bombe à retardement pour la vie privée".

On n'ose imaginer comment les pouvoirs américains pourraient utiliser une telle main-mise sur le Net et ses utilisateurs. D'autant que, selon Google-Watch, le lien entre la société Google et Washington est une réalité bien concrète. L'Arsène a traduit pour vous ce petit "organigramme informel" publié par Google-Watch, et qui démontre les liens évidents entre la société Google et le gouvernement américain.





A la lecture de ces faits, et en observant l'évolution de Google, l'internaute sera libre de se forger une opinion. Sans vouloir conclure précipitamment, il reste toutefois à signaler que, contrairement à une idée très répandue, Google n'est pas forcément, à ce jour, le moteur de recherches le plus pertinent sur le web. Il est très sérieusement concurrencé par AllTheWeb, qui, pour être moins promu, n'en est pas moins, bien souvent, plus pertinent.

Source : http://www.arsene.ne...3?id_article=12

#2 Jai_arreté

Jai_arreté
  • Invités

Posté 14 avril 2004 à 22:17

Citation

Google sous surveillance négative  
LExpansion.com

Un sénatrice californienne se prépare à déposer une loi pour bloquer le service de messagerie gratuit Gmail de Google, très controversé. Et ce alors que le système de classement des résultats du moteur de recherche essuie lui aussi la critique.
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Google a beau avoir conquis le titre de première marque de l’Internet, son image est très sérieusement écornée depuis l’annonce de ses projets dans le domaine de la messagerie gratuite. Le moteur de recherche espère en effet s’imposer sur ce nouveau marché en proposant une capacité de stockage inédite de 1 gigabits. Soit 10 fois plus que les services payants de Yahoo ou de Microsoft. Seule contrepartie, mais qui suscite une ardente polémique : accepter que Google scanne le contenu des mails pour afficher de la publicité ciblée. Une contrepartie qui constitue  " une violation absolue de la vie privée " selon la sénatrice démocrate californienne Liz Figueroa, qui a annoncé travailler à une proposition de loi pour bloquer le service controversé. Ajoutant : " Nous leur demandons de repenser entièrement leur produit ". L’élue américaine n’est pas la première a ainsi monter au créneau. Plus d’une vingtaine d’associations de défense des citoyens ou des consommateurs ont déjà envoyé des lettres de protestation à Google. Et la très officielle autorité allemande de protection des données a fait savoir que la lecture, même automatisée, des courriels était interdite par la législation outre-rhin. Il est aussi reproché à Google de ne pas garantir l'effacement de toute trace de mail dans ses bases de données après un jet à la poubelle ou après désabonnement au service.

Face à ce déchaînement d’oppositions, Google n’en reste pas moins ferme sur sa ligne de défense. A savoir que les courriels étant lus par des machines et non des êtres humains, cela garantirait le respect de la vie privée. Mais il a toutefois affirmé son intention de travailler " avec les autorités de protection des données à travers l’Europe pour s’assurer que leurs préoccupations seront prises en compte et entendues ". Idem concernant l’intervention de la sénatrice Figueroa dont le " feedback sera pris en compte pour bâtir le meilleur service de messagerie possible pour nos utilisateurs ". On croirait entendre Microsoft… Le parallèle avec le géant du logiciel, qui suscite une méfiance à la hauteur de sa domination, peut également se nourrir d’une autre controverse visant cette fois la technologie de classement des résultats par le moteur de recherche, l'activité centrale de Google. Rendant compte de la polémique, le New York Times indique qu’une recherche sur le mot " jew " (" juif ") sur Google.com faisait apparaître depuis trois ans en premier résultat le site " JewWatch.com "… un site aux forts relents anti-sémites qui prétend " établir une surveillance sur les communautés juives dans le monde " (en fait en quatrième position lors du test effectué par 18h.com). Si un porte-parole de Google a jugé ce résultat " offensant ", il s’est retranché derrière  " l’objectivité de notre fonction de classement (qui) nous empêche de faire la moindre modification ". Laquelle n’est possible que dans le cas d’un site illégal. L’affaire met en relief le paradoxe Google qui veut qu’un bon classement dans le moteur de recherche leader entretienne la fréquentation de ce site et donc son bon positionnement ultérieur. Y compris si, comme dans le cas de JewWatch.com, le succès d'audience aggrège à la fois des opposants et des partisans dudit site. Ce qui constitue une critique récurrente contre l'effet de domination de Google et sa méthode de classement.

LExpansion.com  


#3 Kermite

Kermite

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Posté 26 avril 2004 à 12:08

Voici encore un article sur le sujet :

"
Une ONG demande aux Cnil européennes d’examiner le webmail de Google
Par Estelle Dumout
ZDNet France
Mardi 20 avril 2004

Réagissez à cet article.

Après avoir interpellé le commissaire britannique à la protection des données, Privacy International saisit ses homologues européens afin qu’ils examinent le futur webmail de Google. En France, la Cnil affirme qu'elle étudie déjà ce dossier.

Avant même d'être lancé, Gmail - le service de webmail gratuit préparé par Google - suscite déjà nombre de polémiques. L'ONG Privacy International a saisi les autorités de protection des données personnelles dans quinze pays européens (*), dont la France, ainsi qu’au Canada et en Australie.

Selon l’organisation de défense de la vie privée, Gmail viole la directive européenne et les lois nationales relatives à la protection des données. Ses doléances ont été envoyées à la Commission européenne et aux membres du groupe Article 29, qui rassemble les représentants de toutes les autorités européennes de protection des données personnelles.

Rappelons que Google envisage de fournir un espace de 1 Go à chaque utilisateur pour stocker ses e-mails, contre seulement 6 Mo ou 4 Mo pour les services des concurrents Yahoo et MSN. En contrepartie, le moteur de recherche insérera des liens sponsorisés dans les courriers, grâce à son service publicitaire Adsense. Il lui faudra donc analyser le contenu même des messages pour rechercher des mots-clés susceptibles de déclencher l’apparition de ces publicités. C’est cette fonctionnalité qui a déclenché l’inquiétude de nombreux observateurs. En outre, Google précise dans ses conditions générales d’utilisation, que des copies résiduelles des e-mails pourront rester stockées sur son système, même une fois que l’utilisateur aura fermé son compte ou effacé ces messages.

Privacy International est déjà montée au créneau contre ce service il y a deux semaines, en interpellant le commissaire britannique à la protection des données, l’équivalent pour le Royaume-Uni du président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Un porte-parole de l’autorité a toutefois repoussé ses arguments: «Tant que les internautes sont prévenus lorsqu’ils s’inscrivent que Google surveille leur usage du mail et utilise cette information à des fins marketing, [le moteur de recherche] ne viole probablement aucune loi», a-t-il déclaré à nos confrères anglais. «Mais tant que Gmail n’est pas en service, nous ne pouvons pas en être certains».

La CNIL se prononcera en même temps que ses collègues européens

Cette analyse est loin de satisfaire Simon Davies, le président de Privacy International. «Nous pensons qu’il est crucial, à ce stade, d’évaluer ce type de service, dans l’optique de s’assurer que toutes les mesures et les garanties, imposées par la directive européenne sur la protection des données et par les lois nationales, ont été respectées», écrit-il dans une lettre adressée à la Cnil et à ses collègues européens.

«Si vous estimez que le futur service viole [ces législations], je vous demanderais d’avertir Google qu’il est nécessaire de le modifier et que des actions pourraient être entreprises pour empêcher sa diffusion», poursuit-il. «Si ce processus n’est pas satisfaisant, je vous demanderais de publier une injonction interdisant le transfert de données personnelles chez Google».

De son côté, Google affirme être serein face à ces attaques. «On ne sait pas exactement comment vont réagir les autorités des différents pays», explique une porte-parole de la société en France. «Mais nous sommes ouverts à toute discussion». Le moteur de recherche se dit prêt à faire certaines modifications, mais prévient déjà qu'il n'acceptera pas de dénaturer son service.

En France, la Cnil n'a pas encore reçu la requête de Privacy International. «Mais nous n'avons pas attendu d'être saisis pour étudier la question», précise-t-on à la Commission, et ce service «soulève vraisemblablement un certain nombre de questions au niveau du secret des correspondances». Il s'agit d'un problème que «la France ne peut pas régler seule dans son coin», et «les autorités européennes doivent harmoniser leur position», souligne-t-elle. L'occasion leur en est donnée dès mercredi 21 avril, date à laquelle s'ouvre la conférence européenne des autorités de protection des données, à Amsterdam. Nul doute que Gmail alimentera de nombreux débats.

(*) Royaume-Uni, France, Allemagne, Pays-Bas, Grèce, Italy, Irlande, Espagne, République Tchèque, Belgique, Danemark, Suède, Portugal, Autriche, Pologne.
"

http://www.zdnet.fr

Amis du mail, vous êtes prévenus !

#4 abraxas

abraxas

    outsider

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Posté 12 janvier 2005 à 05:03

>>>

Citation

BIG BROTHER dans votre boîte à lettres


L'annonce a été faite le 1er avril 2004. Certains ont pu croire à un effet de canular. Mais dès le lendemain il n'était plus question d'en rire : le géant du web, GOOGLE, veut associer une messagerie gratuite à son moteur de recherche, devenu universel.





Le nouveau service Gmail proposé par Google et les pratiques ou les principes de ses compagnies associées soulèvent des questions préoccupantes.



A ce jour, 28 Commissions de vigilance sur les Libertés sont en alerte.


Elles viennent d'adresser une lettre ouverte à Google concernant son nouveau service Gmail.



Il faut savoir, tout d'abord, que Google se propose de scanner le texte de tous les emails entrants pour adapter le placement de publicités. Le fait de scanner des courriers électroniques confidentiels viole la confidentialité implicitement attendue d'un fournisseur de services d'email. De plus, la conservation illimitée de données soulève le problème des manoeuvres abusives.



En second lieu, la conservation des données par Google et sa politique globale de corrélation soulignent un manque de clarté vraiment crucial. Google n'a pas clairement défini de limites spécifiques sur le délai pendant lequel il conservera les données sur le compte d'utilisateur, le contenu des emails, et les paramètres transactionnels.


Et Google ne s'est pas davantage engagé de manière écrite concernant l'éventuel croisement des informations entre les fichiers de ses différents départements.



Troisièmement, le système de Gmail crée des précédents potentiellement dangereux et réduit la confidentialité attendue dans les communications électroniques. Ces procédures peuvent ensuite être adoptés par d'autres compagnies et gouvernements et peuvent persister longtemps après que Google ait cessé d'exister.



La lettre ouverte invite Google à suspendre le service de Gmail jusqu'à ce que les questions de confidentialité soient convenablement clarifiées.


La technique de scrutage d'email dans le service Gmail proposé par Google est un outil puissant qui ouvre des possibilités étendues.


Les consommateurs se trouvent dépourvus de toute garantie contre les conséquences fortuites d'une telle innovation. On peut même, en fait, conclure qu'aucune protection ne saurait envisager par avance toutes les implications de cette démarche, ni concevoir l'étendue de futurs abus.



Les conséquences pour la société de laisser s'instaurer un système global de maîtrise des communications entre individus représentent des implications très importantes à la fois immédiates et à long terme.


Actuellement, les individus peuvent penser que le nouveau système de Google n'est pas très différent par nature des techniques de scrutage qui conduisent à la pratique du spam, qui est une pratique courante aujourd'hui. Il y a cependant une différence fondamentale.



Avec Gmail, les email entrants des individus seront scannés et parsemés de publicités. Ceci se produira chaque fois que les abonnés du service ouvriront leurs emails pour les relire, quelle que soit la durée pendant laquelle ils auront été stockés. L'insertion du nouveau contenu des annonceurs dans les emails entrants est un processus fondamentalement différent que d'avoir à faire face aux virus nocifs et au Spam indésirable.



Une autre idée fausse au sujet du système de Gmail est que le procédé soit anonymisé. L'email est scanné, et le texte d'annonce lui est associé.



Mais ce n'est pas la fin de l'histoire. La fourniture du texte publicitaire basé sur des emails s'effectue en flux continu. Cette technologie exige une chaîne d'approvisionnements substantielle des répertoires d'annuaire, des bases de données, des notations, et d'une longue mémoire.


Des évaluations d'efficacité des slogans publicitaires seront conservées, et les données pourraient être aisément corrélées avec les données que Google rassemble par l'intermédiaire de ses autres compagnies telles que son site de recherche, et son gestionnaire de réseau, Orkut.



Google a voulu écarter cette critique de Gmail en soulignant que c'est un ordinateur, et non un humain, qui doit évaluer la teneur des courriers, rendant de ce fait le système moins intrusif. Nous pensons qu'un système informatisé, avec une grande capacité de stockage, de mémoire, et des capacités corrélatives bien supérieures à l'humain, pourrait être encore plus intrusif, devenant aussi efficace que la surveillance humaine des communications, si ce n'est davantage.


On voudrait nous faire croire que le procédé n'est uniquement destiné qu'à la gestion des publicités. Mais ce n'est qu'une étape.



Laisser Google mettre en place de telles pratiques, c'est laisser le mythique Génie sortir de sa bouteille. Aujourd'hui, Google affiche des intentions profitables en termes de revenus publicitaires. Mais demain, une autre compagnie peut appliquer des idées complètement différentes quant à l'exploitation d'une telle infrastructure et l'usage des données collectées.


Google pourrait fort bien - dès demain - soit de volonté délibérée ou en éxécution d'une injonction judiciaire, utiliser son système de scanning contre les individus.



Notons que, récemment, le FBI a obtenu un arrêt de justice pour contraindre un service de navigation automobile a convertir son système afin d'en faire un outil de surveillance des conversations des passagers. Combien de temps faudra-t-il avant que Google se retrouve dans une situation semblable ?


Google a rapidement rétorqué qu'il ne prévoit pas de corréler ou de partager des données relatives aux usagers entre ses différentes compagnies.


Pouvons-nous espérer que Google s'engage en publiant une charte de garantie de confidentialité ?


Dans une nation dont les lois sont souveraines, Google doit traduire ses volontés par des écrits.



Le Conflit Potentiel de Gmail avec le Droit International.


Le système de Gmail peut se trouver en conflit avec les lois européennes sur la vie privée, en particulier la directive 95/46/EC, également appelée la Directive de confidentialité de l'Union Européenne.


Elle stipule, entre autres, que le consentement des utilisateurs doit être sollicité, spécifiquement, et sans ambiguïté (conformément à l'article 7(a) de la Dir. 95/46/EC). Nous constatons que les procédures actuelles de Gmail ne sont pas conformes à cette directive, puisque le public n'est pas amené à consentir à ces effets de stockage, de traitement, et de scrutage de ses correspondances privées.


Les consommateurs de Gmail basés en Europe ne peuvent nécessairement pas être considérés comme prévenus de ces dispositions.





De même ne sont-ils pas informés des possibilités de rapprochement entre leurs emails et le traçage de leurs requètes sur un moteur de recherche.



D'autres conséquences relatives au stockage des informations peuvent apparaître contradictoires avec la Directive européenne sur la confidentialité.



Les Dangers du Laxisme dans le Respect des Communications Electroniques Privées


A terme, cependant, ce débat ne concerne pas seulement l'actuel comportement de la compagnie Google. Nous sommes concernés par l'usage qui pourra être fait par la suite de ces nouveaux outils mis en place. Nous allons vers une altération de la manière dont les enjeux concernant la nature inaltérable des échanges privés peuvent être perçus par le public en matière de communication électronique.



La nature de telles pratiques et références établies aujourd'hui peuvent persister bien après la disparition de la société Google.



Google doit se rendre compte que beaucoup d'autres compagnies et même des gouvernements auront la possibilité, et ne s'en priveront pas, de s'engouffrer dans la brêche ainsi ouverte du scrutage des courriers.


En familiarisant les gens au fait que le scrutage d'emails est acceptable pour la gestion des publicités, on pourra assister à toutes sortes de dérives.



D'autres compagnies et gouvernements peuvent avoir des idées très différentes concernant la corrélation de données, et peut avoir différentes motivations pour scanner le contenu des courriers électroniques.Google lui-même, en l'absence de promesses et d'engagements écrits clairement précisés, peut se laisser aller à commettre quelques entorses et choisir de profiter de ses immenses stocks de données recueillies dans le transfert des communications privées.



Un certain laxisme dans le respect des communications électroniques privées que les procédures de Google ont potentiellement le pouvoir d'installer n'est pas à prendre à la légère.



Une fois qu'une architecture de l'information est mise en place, elle est à considérer tout comme un bâtiment - cette construction peut être occupée par différents locataires, et ses modèles peuvent être répliqués dans beaucoup d'autres endroits.



La technologie de Google est sa propriété industrielle, mais les précédents qu'elle établit ne seront plus sous son autorité.



En conclusion nous demandons à Google de satisfaire les points suivants :



1. D'abord, Google doit suspendre son opération de scrutage du texte intégral des emails pour optimiser le placement d'annonces publicitaires.


2. En second lieu, Google doit clarifier sa politique de conservation et de corrélation de données entre ses compagnies associées, et affiliées. Ceci entraîne que Google soit tenu de préciser par écrit son engagement à respecter des délais de conservation et de suppression de données et doit publier des informations détaillées concernant le partage et la corrélation des données parmi ses compagnies associées, et affiliées.




GOOGLE, produit de la NSA

- Echelon est présenté comme un système d'observation "extérieur". On a vu les images de ses sites d'écoute, en Grande-Bretagne par exemple, ses groupes d'antenne dissimulés par d'immenses hémisphères blanches...
- On a vu également circuler épisodiquement des mails remplis de mots "sensibles" destinés à saturer les ordinateurs du contrôle de courrier... Vous pourriez tenter la même chose en saturant les lignes téléphoniques de conversations "terroristes", mais vous allez vous épuiser rapidement.

Comment mieux contrôler le contenu du Web et les individus qu'en se plaçant à l'intérieur même du système, et au sommet concentrateur de l'archivage et des requètes en consultation ?

Le rève de la NSA est d'occuper la position d'un "Google", mais pour agir discrètement, de monter ce Google comme un moteur de recherche pratique et populaire. L'oeil est placé au sommet de la pyramide, comme sur le Billet vert.

La concentration monopolistique est en place, avec ses dangers, le revers de ses avantages :
"En échange d'un service pratique et sans publicité tapageuse, laissez-nous connaître vos centres d'intéret".


  
  Vous êtes à la tête de l'Agence Nationale de Sécurité américaine, fondée en 1952 sans aucune assise légale, vous disposez de moyens illimités, et n'avez de comptes à rendre à personne.
Dans le secteur de la communication, l'émergence de l'Internet grand public depuis 1997 vous pose un réel problème. Jusque là vous deviez concentrer vos efforts sur les conversations téléphoniques et les échanges des radio-amateurs...
Que se passe-t-il dans la tête des internautes ? Quels sont leurs domaines d'intérêt, et comment prévoir leurs évolutions ? Que diffusent jour après jour les ennemis de votre système ?  
  

Tout semble devenu si complexe, avec ces sites indépendants qui publient à chaque instant des milliers d'articles sans moyen de pression sur les éditeurs ni les distributeurs, sans pouvoir compter sur des rédacteurs en chefs serviles pour modérer ou censurer les propos et les informations indésirables ?
Des moteurs de recherche ont commencé à se mettre en place, qui parcourent la toîle mondiale et proposent un référencement à la demande; ils ajoutent parfois un contenu rédactionnel sur leur page d'accueil, et vivent de la publicité. On y trouve une quantité de sites, répertoriés selon les mots-clés demandés par les internautes.
Ca rend pas mal de services, et ça vous permet de vous faire une idée sur les contenus. Mais bientôt il vous apparaît que ce type de classement thématique ne permet pas de suivre assez précisément les évolutions des mentalités. Il est temps de donner naissance à une nouvelle race de robots.
Vous n'allez pas attendre qu'une entreprise privée fasse le travail à votre place. Elle n'en aurait pas les moyens, ni l'audace, et tributaires d'un impératif de rentabilité, ses ingénieurs ne pourraient concevoir un outil à la mesure de vos objectifs. En outre vous ne pourriez tolérer d'être en situation de dépendance pour la collecte de données aussi sensibles. Vous ouvrez donc un premier parc de 10.000 ordinateurs, que vous faites tourner sous Linux.
Alors vous injectez des masses de capitaux dans une start-up, en recrutant les meilleurs des mathématiciens de Stanford, comme les créateurs de Yahoo en 1994, on parlera de 25 millions de dollars pour faire illusion sur vos capacités réelles, et vous développez de toute urgence un vrai moteur de recherche internet qui soit rapidement populaire, sans aucun contenu éditorial pour mieux vous imposer au niveau mondial. Vous pouvez vous permettre de fonctionner sans publicité, ce qui vous place d'emblée parmi les moteurs "sympathiques".
Mais surtout vous n'avez plus besoin d'attendre que les éditeurs de sites aient l'amabilité de venir vous proposer leurs créations : vous auscultez la toîle en permanence, vous placez en mémoire "cache" la totalité des pages web, et non plus les cents premiers mots de la page d'accueil.
Vous vous empressez d'archiver la totalité des échanges sur les forums de discussion. Dans le même temps un ou deux services mondiaux de messagerie gratuite se sont mis en place, derrière lesquels il a été facile d'installer un décodeur de signifiant.
Désormais vous êtes si bien installé au coeur du système, si incontournable pour la qualité des services que vous offrez aux internautes : vous êtes devenu l'ordonateur central, vous rendez un service si appréciable à la communauté, que personne n'ira même soupçonner que vous soyiez Big Brother en réalité !



- La couverture de moteur de recherche universel permet d'indexer tout le contenu de la toile,
- De tracer toutes les recherches individuelles par le placement de cookies "perpétuels",
- De localiser toutes les requètes par les mots-clés demandés,
- De lister les adresses IP des demandeurs "particuliers",
- De parcourir en permanence l'ensemble des sites pour détecter les modifications ("recent changes"),
- De sonder les échanges d'idées dans le contenu des Forums,
- De conserver en mémoire-cache les versions antérieures, et par comparaison de connaître instantanément les mises à jour. Donc de pouvoir détecter les évolutions de tendances,
- De répertorier les informations à mesure qu'elles apparaissent,
- De monter un répertoire caché des pages confidentielles en constituant un répertoire de celles qui ne souhaitent pas être indexées, et qui adressent au robot la balise "noarchive",
- De générer des statistiques de tendances,

Google-watch ! dévoile les liens de Google avec des sociétés de Capital-risque (Sequoïa), liées à l'administration de Washington.


Google élu Big Brother de l'année 2003 : http://www.privacyin...brother/us2003/

N'oublions pas les Origines de l'internet : le développement de Arpanet (Advanced Research Projects Agency Network) du Department US of Defense.
The materials were collected by Katie Hafner in preparation for a book written with Matthew Lyon, Where Wizards Stay Up Late : The Origins of the Internet, which describes the system's genesis as a device to link computer resources around the country. (http://www.archive.o...xts/arpanet.php

AVERTISSEMENT
Ce document provient du site http://www.reseaux-telecom.net/
Réseaux & Télécoms qui ne fonctionne plus; il date du 24 novembre 1999 (c'est une reprise d'un article de The Independent du 22/11/99 (http://www.independe...jsp?story=42640)

extrait : Dr Brian Gladman,the former director of Strategic Electronic Communications at the Ministry ofDefence, said the NSA would always like to find better ways to filter "voicetraffic" - international phone conversations - automatically for information. "The NSA's problem is finding needles in haystacks, and anytechnology that can chuck out hay without chucking out needles is of value to them," he said.
"Automation is essential. It is likely the success rate willbe low, but this may not be an issue. It is better to deploy something that willallow 10 per cent of the interesting traffic to be found, than doing nothing andfinding nothing."
Dr Gladman speculated that the NSA was not using the newtechnology on international telephone calls at the moment, but was doing trialson it "to see if it is worth deploying".
The two Semantic Forests academicpapers came from the speech research branch of the US Department of Defense atFort Meade, Maryland - the location of the headquarters of the NSA. When the1998 paper was downloaded from the TREC conference Internet site, the name of thefile was listed as "nsa-rev.pdf".

"La NSA concurrence Google"
Les services " renseignements " respectent, semble-t-il, bien plus les formes que les services "action". Selon notre confrère britannique "The Independent ", le NSA (National Security Agency) aurait déposé un brevet (No 5,937,422) afin de protéger ses propres travaux. Car les espions américains développent eux aussi, et notamment dans le domaine des moteurs de recherche et de l'analyse sémantique. Le dépôt du brevet date de près de trois ans, mais l'information n'a été rendue publique que très récemment.

Concrètement, le DoD (Department of Defense) travaille depuis plus de deux ans sur un programme capable d'analyser des " forêts sémantiques " - constitution d'arbres de connaissances- et destiné à compiler des volumes massifs de documents électroniques. A l'origine, lesdits documents étaient des retranscriptions automatiques de conversations téléphoniques, mais rien n'interdit d'extrapoler et d'imaginer de tels outils surveillant les e-mails, les groupes de discussions etc. Ces doutes ont fait souvent l'objet de publications de la part du parlement Européen, à l'occasion, entre autres choses, des rapports concernant le projet Echelon. Même les élus américains s'émeuvent de ce " grand secret " et craignent que le respect de la vie privée et économique subisse les conséquences de tels agissements; " il existe de sérieuses évidences tendant à prouver ", expliquent nos confrères britanniques, " que le NSA ait été coupable d'espionnage industriel en communiquant des informations stratégiques à des sociétés américaines " : un NSA qui, théoriquement, n'a pour fonction que de préserver les intérêts supérieurs de la nation US, et non de travailler pour le plus grand bénéfice de structures privées.

Faut-il s'en émouvoir ? Que nenni. Les SR ont, de tout temps, été coupables de telles pratiques et même nos fonctionnaires français ont, parfois, agi avec un peu trop de zèle, sans mentionner celui que déployaient les agents du "Guébé " dans les années 70-80. Il est, en revanche, urgent de plonger tête baissée dans les algorithmes de chiffrement, les firewalls et les VPN. Etrange, tout de même. Si ça se trouve, c'est justement l'effet recherché, et ce ne serait pas étonnant d'apprendre que NSA " is a trademark of Cisco ", que DGSE est " une marque déposée de la Compagnie des Signaux ", que KGB est une " filiale de Kaspersky lab " - ce serait le moins étonnant - et que MI5 " a subsidiary of Cable & Wireless ".
Marc OLANIE
http://echelononline.../nsa_google.htm

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The independant : The spies can't cope with information overload
The National Security Agency can no longer get the goods it once routinely procured
par Chris Gulker

06 Décembre 1999
The NSA, which once employed 95,000 people, had famously kept generations of American leaders ahead of their foreign counterparts. They bugged everything from the Russian Embassy's Xerox machine (which handily microfilmed every copied document) to all the planet's communications satellites. They were to America in the Fifties and Sixties what Bletchley Park's codebreakers had been to the Second World War allies. US leaders often knew what the other guys were going to do before they did it thanks to the NSA's Sigint, short for "Signals Intelligence".
Our spooks were supposed to be able to pick upeverything, from Fax and phone calls to e-mail, and somehow filter it down to the important stuff using powerful computers and ingenious software created by the world's best mathematicians and programmers. The NSA even recently filed for a patent on its speech recognition software.



D. de Plaige, avril 2003

GOOGLE élu "Big Brother" de l'année 2003

Source:http://rimarchives.free.fr/pyramide.htm

#5 loupdessteppes

loupdessteppes

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Posté 05 septembre 2005 à 20:14

Gros petage de plombs pour le PDG de Microsoft Steve Ballmer

Citation

Qui a dit ?
«Putain, je vais tuer Google»
pix



Par Libération.fr

lundi 05 septembre 2005 (Liberation.fr - 19:12)

rien ne va plus entre le numéro un mondial des logiciels et le numéro un mondial de la recherche sur l'Internet. Selon un document remis en fin de semaine dernière par Google à la justice, Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, aurait pété les plombs en novembre dernier en apprenant le départ de départ de Mark Lucovsky, un de ses cadres pour rejoindre les rangs de son ennemi juré. Ne supportant plus de voir un certain nombre de ses cadres «stratégiques» démissionner pour aller se vendre à Google, Steve Ballmer aurait alors balancé une chaise dans la pièce avant de s'en prendre avec virulence à Eric Schmidt, son homologue chez Google, un ancien de Sun et de Novell. « Putain, je vais enterrer ce mec. Je l'ai déjà fait et je le referai», aurai-il déclaré, avant de promettre «putain, je vais tuer Google» («I'm going to fucking kill Google»). Dans un communiqué, Steve Ballmer a jugé ces propos rapportés comme une «grossière exagération» de ce qui s'est réellement passé, avouant seulement avoir «vivement conseiller à Mark de changer d'avis».

En juillet, Google avait déclenché une contre-attaque de Microsoft en justice après avoir engagé Kai Fu-Lee, ancien haut dirigeant de Microsoft, pour diriger ses opérations en Chine. Microsoft avait alors poursuivi Google et Kai Fu-Lee en justice, pour violation de ses secrets industriels et non-respect des clauses de confidentialité. Pour Google, il ne s'agit là que d'intimidation. La justice doit rendre une décision dans cette affaire en janvier prochain.


#6 c-cube

c-cube
  • Invités

Posté 05 septembre 2005 à 22:06

Citation

Microsoft avait alors poursuivi Google et Kai Fu-Lee en justice, pour violation de ses secrets industriels et non-respect des clauses de confidentialité.

:ptdrasrpt2:  :ptdrasrpt2:  :ptdrasrpt2:

:lol:

De la part d'une société dont le big boss n'est au départ qu'un vulgaire petit espion industriel qui a repompé les "innovations" qui ont fait sa fortune chez Apple, c'est assez comique je trouve...

#7 diamant bleue

diamant bleue
  • Invités

Posté 10 mars 2010 à 12:32

Comment fonctionne vraiment Google...

« L’objectif de Google n’est pas d’afficher l’information la plus pertinente »
http://monecranradar...fficher_08.html

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre très critique sur Google  ?
J’ai créé il y a quelques années Woxxo, un site de mise en relation de prestataires pour des projets dans le domaine d’Internet, de l’informatique et de la communication. A partir de 2003, nous sommes devenus un gros consommateur d’Adwords, la régie publicitaire en ligne de Google. Pour mémoire, Adwords permet aux annonceurs de faire apparaître leur adresse Web en regard des résultats d’une recherche effectuée avec le moteur Google  : ce sont les fameux « liens sponsorisés », destinés à mieux cibler la publicité.  Au début, nous avons bénéficié d’un fort retour sur investissement. Le taux de conversion, c’est-à-dire le nombre d’internautes qui après avoir cliqué sur notre annonce décidaient d’utiliser notre service, était très élevé.  Puis à partir de 2005, l’efficacité commerciale de notre campagne sur Adwords s’est franchement dégradée. Nous avons essayé de comprendre ce qui se passait. Conclusion  : en toutes circonstances, c’est Google qui décide d’afficher ou non vos annonces, selon ses propres critères qui n’ont rien à voir avec ceux de ses clients.

Mais qu’est-ce qui vous permet de tirer de telles conclusions  ?  
Alors que le marché de la mise en relation était en forte croissance, nos volumes baissaient. Nos statistiques étaient de plus en plus incohérentes : en 2003 nous avions une conversion par heure, en 2007 nous en avions deux par jour, quelles que soient nos actions marketing, le prix payé, le nombre de mots-clés achetés. Cela pouvait être une à 16h47, et l’autre à 16h48... puis plus rien de la journée. Autre bizarrerie  : les demandes déposées par les visiteurs issus d’Adwords n’émanaient quasiment plus que d’étudiants et de particuliers, au détriment des grands comptes et des PME. En fait, Google a peu d’intérêt à maintenir en haut de classement un annonceur capable d’apporter une solution immédiate au besoin de l’utilisateur. C’est logique, puisque son profit dépend du nombre de clics que va effectuer l’internaute avant d’identifier la réponse à ses attentes et donc d’interrompre sa session. La plupart des gens ignorent que l’objectif de Google, dont le chiffre d’affaires dépend à 95 % de la publicité, n’est pas d’afficher l’information la plus pertinente, mais de conduire l’internaute à multiplier les clics publicitaires.

Avec Adwords, les entreprises paient pour bénéficier d’un bon placement publicitaire. Elles savent donc à quoi s’attendre  !
Pas du tout. Google a mis en place un système d’enchères pour acheter des mots-clés. En principe, plus vous paierez cher, plus vous serez visible. Mais personne ne connaît le prix payé par ses concurrents.  Et le fait d’être le mieux-disant ne garantit de toute façon ni le meilleur emplacement, ni l’affichage. Car selon le contrat qui s’applique aux clients Adwords, Google se réserve toutes les marges de manoeuvre pour organiser le « ciblage » des annonces publicitaires, et donc la répartition de son audience entre les sites. Google se doit de donner de la satisfaction à chacun de ses annonceurs, en leur faisant trouver des prospects, et cela quelle que soit la qualité de leurs propositions. D’où la mise en place d’un microciblage des liens sponsorisés, que Google décide d’afficher, ou pas, sur l’écran de chaque internaute. Les résultats de recherche sont affinés en fonction d’une analyse comportementale à l’échelle de chaque utilisateurs. En donnant des gages à tout le monde, ce système est conçu pour induire une montée générale des mises sur Adwords. A mes yeux, il est loin de favoriser la compétitivité. Il est même digne d’une économie planifiée  !

Avez-vous tenté d’aller voir la concurrence  ?

Bien sûr. J’ai testé Yahoo et Microsoft, mais j’ai observé les mêmes dérives. Sur certains mots-clés, Microsoft me recommande d’enchérir à 25 euros par clic  : cela devient absurde !

Redoutez-vous l’expansionnisme de Google, qui construit des téléphones, opère des réseaux, crée son navigateur, etc.  ?
Google Earth, Google News... Beaucoup d’outils Google sont très séduisants. Le problème, c’est que ces programmes ingénieux sont financés par Adwords.  Or c’est un système fondé sur l’annulation des facteurs de compétitivité des opérateurs. La stratégie de Google consiste à multiplier les projets qui font rêver afin de détourner l’attention de sujets que met en danger le fonctionnement d’Adwords  : la juste rémunération de la compétitivité, le jeu de la concurrence, le respect de la vie privée.

Pourquoi Google menace-t-il de se retirer de Chine ?
Je suis prudent car je ne connais pas le fonds de l’affaire. Mais je constate que le business de Google consiste à contrôler et à organiser l’information sur Internet à des fins publicitaires. Dans un pays comme la Chine, avec un vrai historique de régulation de l’information, Google travaille sur le même terrain que le gouvernement. Pas sûr que les deux démarches soient compatibles. Le piratage des boîtes Gmail n’était qu’un prétexte à mon sens.  Et la défense de la liberté d’opinion a bon dos  : tout de même, Google n’a pas attendu quatre ans en Chine avant de se poser la question des droits de l’Homme !

Propos recueillis par
Solveig Godeluck

#8 yoananda

yoananda

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Posté 11 mars 2010 à 14:56


en anglais, désolé ...
Les bisounours m'ont tuer

#9 Marine

Marine

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Posté 18 mars 2011 à 15:10

Oui bon , mais

ReadWriteWeb avait révélé en juin dernier, sous la plume de Slim Amamou, le blogueur devenu secrétaire d'Etat, une vaste opération de « phishing » (hameçonnage) opérée par la cyberpolice tunisienne. Parce que cette dernière contrôlait les infrastructures techniques du pays, notamment les serveurs de noms de domaines (DNS), l'équivalent des panneaux routiers sur les autoroutes de l'information, la cyberpolice de Ben Ali avait à l'époque mis en place de fausses pages d'accueil Gmail et Facebook destinées à voler les mots de passe de la population afin de prendre le contrôle de leur profil ou de lire leur correspondance.

Contacté en urgence, Google avait à l'époque promptement réagit (en moins de 24 heures) en imposant à la totalité des connexions en provenance de Tunisie l'utilisation du protocole sécurisé HTTPS, assurant ainsi à leurs clients que le site auquel ils se connectaient était bel et bien le véritable Gmail.

Google, mis au courant régulièrement des démêlées et des divers accrochages que nous avions à l'époque chez ReadWriteWeb, avec la cyberpolice tunisienne, avait, bien avant les révolutions tunisiennes et égyptiennes, un il sur cette région du monde et la ferme volonté de venir en aide aux populations opprimées.


Mais toutes les sociétés de high-tech n'ont pas adopté une telle conduite. Microsoft, de son coté, a fait précisément l'inverse.

Un problème de sécurité soulevé par Mozilla

Les certificats de sécurité qui permettent de telles connexions sécurisées sont très difficiles à fausser... Sauf avec quelques complicités en haut lieu. C'est clairement ce que semble avoir fait Microsoft.

En incluant au sein du navigateur Microsoft Internet Explorer la gestion de ces certificats de sécurité, le géant de l'informatique a endossé une responsabilité considérable. En donnant à l'Etat tunisien, qui possède sa propre autorité de certification, la possibilité ...

http://fr.news.yahoo...en-b11dcaf.html