Et comme j’aime, je réflechis là-dessus. Et il y a plein de choses à étudier dans l’écriture !
Comme :
- pourquoi accorder tant d’importance à la présentation d’un manuscrit ?
- quel est le message transmit par la forme ?
- croyez vous qu’une énergie se dégage du matériel qu’on utilise ?
- quelle est la force des mots ECRITS ? (sont ils plus puissants que la pensée ou que les mots dits (les maux dits ? les maudits ? tiens tiens… à creuser si ce n’est déjà fait…)
- etc etc etc…
Je vais tout de suite donner mon avis sur ces questions… peut être pourra t il servir de base à une discussion !
Pourquoi donner autant d’importance à la présentation d’un manuscrit ?
D’abord parce que la présentation, dont la graphie, c’est la première impression qui se dégage, le premier contact entre l’auteur, le message et le lecteur, parce qu’un document moche donnera l’impression que son auteur l’a bâclé, donc qu’il ne s’y intéresse pas… c’est le non-respect et du message et du lecteur qui va devoir déchiffrer. C’est vrai que c’est le fond le plus important… mais le non-respect est là quand même, et puis, quand on a mis du temps à trouver quelque chose, a faire quelque chose comme un post, on essaie de le mettre en valeur…il n’en a que plus de poids, et c’est tellement jouissif de présenter quelque chose de beau… (oui, je suis partie sur le manuscrit, mais les posts sont aussi des messages, et si l’on ne peut y apporter autant de détail dans la présentation, on peut quand même les rendre agréables à lire
Une mauvaise présentation, brouillonne, laisse présager d’un message brouillon, un texte, un fond difficile à comprendre, et ça, ça donne pas envie de le lire non plus (en plus du fait de devoir déchiffrer les pattes de mouches et de s’attendre à un texte fait à la va-vite)… et c’est dommage !!!
La présentation possède une énergie. Celle qu’on lui donne en la faisant… on met autant de soi dans la présentation que dans le contenu.
Je suis convaincue que l’on aborde presque tous ce qui nous entoure avec des préjugés, largement favorisés par l’énergie dégagée à la première rencontre (l’énergie de la présentation)… très peu de personnes sont vraiment capable d’appréhender ce qui les entoure sans aucun préjugé…Par contre, il doit y avoir plus de gens qui savent s’en défaire rapidement, mais l’immense majorité des gens prend contact avec ce qui l’entoure avec ses préjugés. Et l’on sait à quel point il est difficile de les surpasser…
La présentation, en tant que premier contact est un énorme vecteur de préjugés, alors autant faire en sorte qu’ils soient positifs en se relisant et en faisant attention autant aux fautes d’orthographe qu’aux fautes de frappe !
Bon ! deuxième question :
Quel est le message transmit par la forme… ben… ça a été pas mal évoqué dans la réponse à la première question en fait… mais e voudrais rajouter un truc :
La présentation et le premier contact, c’est un peu comme quand on rencontre quelqu’un :
Présentation = forme = physique de l’individu
Contenu = fond = personnalité
Si vous me dites que le physique d’un individu n’influe pas dans les premiers temps sur l’opinion que vous vous faites de lui, je ne vous croirais pas.
Il ne faut pas oublier quand même qu’un physique avantageux peu se réveler être une personnalité complètement vide, creuse, et qu’un physique peu avantageux peut cacher une véritable perle. Dans tous les cas, il est préférable d’avoir un physique avantageux, non ?
Ensuite… ah, l’énergie qui se dégage du matériel utilisé… bien sûr que j’y crois ! et dur comme fer !!! pour visualiser ma conception de la chose, imaginez une bouteille pleine d’eau qui se déverse dans un entonnoir et qui coule dans un… tupperware.
Ben voilà vous avez tout.
La bouteille pleine c’est celui qui écrit. L’eau c’est l’énergie, ce qu’on veut faire passer dans notre texte. Cette énergie se déverse à travers le stylo dans le tupperware (plus compliqué ça le tupperware…). Le tupperware est composé de 3 parties : le fond de celui-ci, c’est la graphie ; les bords, c’est le papier (à cause du cadre… quand on écrit il vaut mieux pas dépasser du papier ça sert a rien… mais vous pouvez inverser avec la graphie si vous voulez). Et le couvercle, la dernière chose dont on s’occupe ( à part vérifier qu’on a rien fait couler et que le tupperware est propre (sisi, je parle bien de relecture)) avant de l’envoyer a tonton george pour Pâques
En gros le tupperware c’est la présesentation de tout à l’heure (pour ceux qui cherchent la petite bête et qui se demande par quoi j’ai symbolisé le fond, le contenu, je répondrais qu’il n’est pas symbolisé ! d’une part parce que pour l’instant on ne s’occupe que de la forme, d’autre part parce que le fond reste le fond… le fond, c’est la manière dont on agence l’eau dans le tupperware ).
Le papier que l’on utilise a une énergie parce que si la graphie est le plaisir des yeux par exellence, le papier est le plaisir de presque tous les sens : le toucher, avec sa texture (plutôt glacé, ou granuleux…) la vue, avec sa teinte, l’ouïe avec le bruit qu’il fait quand on le manipule et même l’odorat, mais là, l’encre joue aussi…
Ben oui les papiers et les encres ont une odeur !!! n’avez vous jamais senti une photocopie encore chaude ? d’une cartouche d’encre Watterman ?
Il ne manque que le goût, mais là, ne pratiquant plus depuis longtemps moi-même le mâchage des lettres que je reçois, je n’ai pas beaucoup d’infos à ce sujet…
Quand au stylo et sa mine…pour moi il est le prolongement exact de la personne…il doit correspondre exactement à son état d’esprit… mais je ne crois pas que cela soit analysable par quelqu’un d’extérieur… je sais que personnellement je serais bien incapable de vous dire pourquoi j’ai utilisé tel stylo plutôt qu’un autre pour écrire (au brouillon) ce post…et pourtant le choix du stylo est toujours quelque chose de très important pour moi (quand je peux choisir, sinon n’importe lequel fait l’affaire faut pas pousser !!! ) De lui dépend la réussite de ce que j’entreprends.
Ca a peut être a voir avec l’énergie… peut-être que la première fois que l’on utilise un stylo il conserve un peu de l’énergie qu’il a transmise sans la modifier… comme une empreinte… ça expliquerait pourquoi il y a des stylos plumes que je ne peux utiliser que dans des cas TRES précis et que je n’aie aucun stylo plume que je puisse utiliser en toute circonstance. Il faut que l’énergie du moment et du message à transmettre corresponde le plus possible à l’énergie contenue dans le stylo.
Les plumes (pas les billes, ou très rarement) s’usent et s’adaptent a votre écriture… quand je choisis un stylo ce n’est pas simplement pour sa couleur ou sa morphologie mais aussi et surtout pour sa plume (et pour l’écriture qu’elle me donne mais ça c’est une autre histoire parce que je n’ai pas une mais plusieurs écritures, et certains stylos n’acceptent que l’une d’elles bref, c’est compliqué…), si elle est large ou fine, si elle rape un peu le papier ou au contraire glisse un peu vite, si elle a un gros débit d’encre (elle risque de couler et de faire des taches) ou un tout petit (assez crispant parce que les lettres sont mal écrites…) etc etc etc…
Dernière question du moins pour l’instant)
Quelle est la force des mots écrits… ouh la la… c’est pas une question à laquelle je suis capable de répondre à minuit et demie
(les paroles volent mais les écrits restent, non ?)
Donc pour moi si les mots dits ont plus de puissance sur le moment, les mots écrits agissent dans la durée.. la puissance de l’oral face à l’endurance, la durée de écrit…
Entendre « je t’aime » provoque une émotion plus forte que le lire… l’avoir écrit de la main de l’autre provoque une émotion plus durable…
Alors que la pensée, n’étant pas vraiment extériorisée, agit surtout sur la personne qui pense et n’interfère au niveau de la communauté que dans la mesure où elle provoque une modification temporaire de l’aura ou des phéromones émises.
Voilà, c’est tout pour l’instant, mais j’espère que ce sujet vous intéressera, et qu’on pourra en discuter à plusieurs !!!
Bien à vous,
Etoile.
Ce message a été modifié par Etoiledelune - 13 juillet 2003 à 09:15.










