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La douve du mouton


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19 réponses dans ce topic

#1 EcliptuX

EcliptuX

    Père fouettard

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Posté 28 mai 2002 à 21:50

L'histoire incroyable d'un être vivant unicellulaire :

Citation

La douve du foie (Fasciola hepatica) : La douve du foie prospère dans le foie des moutons. La douve se nourrit de sang et des cellules hépatiques, grandit puis pond ses oeufs.  
Mais les oeufs de douve ne peuvent pas éclore dans le foie du mouton.  
Tout un périple les attend.  
Les oeufs quittent leur hôte par les excréments. Ils se retrouvent alors dans le monde extérieur, froid et sec. Après une période de murissement, ils éclosent pour laisser sortir une minuscule larve.  
Laquelle sera consommée par un hôte : l'escargot. Dans le corps de l'escargot, la douve se multipliera avant d'être éjectée dans les mucosités que crache le gastéropode en période de pluie.  
Ces mucosités, en forme de grappes de perles blanche, attirent fréquemment les fourmis. Elles ne demeurent pas longtemps dans le jabot social des fourmis. Elle en sortent en le perçant de milliers de trous, le transformant en passoire qu'elles referment avec une colle qui durcit et permet à la fourmis de survivre à l'incident (sic!). Puis les douves circules à l'intérieur du corps de la fourmi, alors que rien à l'extérieur ne laisse présager le drame interne. Les douves sont maintenant adultes et doivent retourner dans le foie du mouton pour compléter leur cycle de croissance.  
Le problème, c'est que les fourmis font leur travail le matin, à raz-le-sol, bien à l'abris des bouches de moutons qui broutent le haut des herbes.
Dès l'instant où cette unique larve de douve s'implante dans son cerveau, le comportement de la fourmis se modifie : le soir, alors que toutes les ouvrière dorment, les fourmis contaminées par les douves quittent leur cité. Elles avances en somnambules et montent aux cimes des herbes pour y être présent au petit jour !  
Mais attention ! La douve n'envoie pas la fourmi sur n'importe quelle herbe, celle que préfèrent les moutons : luzernes et bourses-à-pasteur !


Si un être unicellulaire est capable de ça, imaginez un peu l'être humain... :o

#2 gwelan

gwelan

    Chercheur de lumière

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Posté 28 mai 2002 à 22:25

Trop fort !

#3 NoJesusNoCry

NoJesusNoCry

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  • Bannis
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Posté 28 mai 2002 à 23:53

Je suis sur le Q ! Mère Nature, tu m'étonneras à jamais... :o

#4 Bernys.B

Bernys.B
  • Invités

Posté 29 mai 2002 à 00:58

IMPRESSIONNANT ?!!!
Si c'est pas de la patience ça ???!!!
ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?!

La nature, y'a pas à dire, ça vous fout le  :exhib2: par terre !

#5 asnem

asnem

    Expert

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Posté 03 juillet 2002 à 17:28

c'est pas tiré d'un tome des Fourmis de Werber ce texte par hasard???  :biglol:

#6 Homer

Homer

    Avocat du diable

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Posté 03 juillet 2002 à 19:30

C'est vrai que c'est absolument dingue! Cela suppose une mémoire génétique ou un instinct phénoménal pour des êtres pourtant minuscules... :o  8-o

#7 zeh

zeh
  • Invités

Posté 16 août 2002 à 22:01

asnem, le non daté, dit :

c'est pas tiré d'un tome des Fourmis de Werber ce texte par hasard???  :biglol:


Ah oui ça, sur et certain, je crois que c'est le livre secret des fourmis"encyclopédie du savoir relatif et absolu", exellente lecture!

#8 AquaViva

AquaViva
  • Invités

Posté 16 août 2002 à 23:28

Oui c'est vrai c'est fou mais neanmoins exacte. Incroyable un truc pareil.
Une veritable strategie à la goaould coder dans le genome meme.
Extremement interressant cela.
Parce que la quand meme j'aimerias bien qu'on m'explique la chose, ce phenomene impressionant part le biais de la tehorie synthetique de l'evolution du lamarkisme ou meme du salatationiste si cher a stephen ggould.

:roll:

#9 Anjayl

Anjayl

    Chercheur

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Posté 19 septembre 2002 à 00:15

Cela prouve une fois de + que le hazard n'existe pas, et que nous faisons tous parti de la seule et meme chose ....... :ange:

#10 zeh

zeh
  • Invités

Posté 19 septembre 2002 à 10:44

Fasciola hepatica
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La Grande Douve du foie  

Fasciola hepatica, trématode responsable de la fasciolose, est un parasite du foie et des canaux biliaires occasionnellement rencontré chez le cheval. Très fréquente et très pathogène chez les ruminants, qui représentent une des sources principales de contamination des équidés, la fasciolose se traduit par des troubles cliniques relativement discrets chez le cheval.  


Généralités  

La fasciolose est une maladie parasitaire affectant plus particulièrement les ruminants et caractérisée par le développement dans les canaux biliaires et le tissu hépatique, de Trématodes de l'espèce Fasciola hepatica.  

- Espèces affectées:  

Les ovins, et dans une moindre mesure les bovins sont les espèces les plus souvent atteintes. Cependant, la fasciolose peut se développer chez d'autres espèces animales comme les porcins, les équins, les léporidés, les ruminants sauvages et le ragondin. Elle peut, beaucoup plus rarement affecter les humains.  

- Répartition géographique:  

Parasite cosmopolite rencontré très fréquemment dans toutes les zones tempérées d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud, et d'Afrique. La fasciolose est plus répandue dans les régions humides. Dans les climats tropicaux, d'autres espèces sont observées comme Fasciola gigantica, Fasciola huski.  

- Importance:  

Chez les ruminants, la fasciolose revêt une grande importance sur le plan économique car elle provoque des retards de croissance, des baisses de la production lactée, des saisies à l'abattoir et parfois des mortalités.  

Chez le cheval son incidence est difficile à apprécier en l'absence d'études épidémiologiques précises, de la difficulté de son diagnostic ainsi que par une symptomatologie peu évocatrice.  


Biologie  

Les adultes de Fasciola hepatica vivent principalement dans les canaux biliaires et sont hermaphrodites (présence de testicules et d'un ovaire chez le même individu). Ils mesurent 2 à 3 cm de long sur 8 à 13 mm de large. Leur corps est aplati, foliacé (d'où le nom de Fasciola), de couleur brun pâle, de forme ovale avec une extrémité antérieure plus effilée: le cône céphalique et un élargissement scapulaire. Une ventouse buccale et une ventouse ventrale leur permettent de se fixer. Ils sont hématophages et se nourrissent du sang des capillaires de la paroi des canaux biliaires. Une douve adulte peut absorber 0,2 ml de sang par jour. Les adultes peuvent survivre plusieurs mois dans les canaux biliaires. La fécondation se fait par accouplement ventro-ventral entre deux individus ou par autofécondation.  
image
Les œufs (140 x 80 µm) sont ovoïdes, operculés, de couleur jaunâtre avec un contenu granuleux et homogène. Leur élimination dans le milieu extérieur se fait de façon irrégulière en fonction du rythme des vidanges biliaires (de 3 à 4.000 oeufs peuvent être éliminés quotidiennement par un adulte). Le plus souvent l'œuf subit un premier développement embryonnaire avant d'être éliminé. Les œufs de Fasciola hepatica résistent peu de temps à la dessication ou au gel, mais peuvent survivre jusqu'à 1 ou 2 ans dans un environnement froid et humide.  

Dans le milieu extérieur, un embryon cilié, le miracidium, se développe dans l'œuf et en sort au bout d'un laps de temps très variable (3 à 6 semaines). Ce miracidium, de forme triangulaire ( mesurant 130 µm de long), nage à la recherche d'un hôte intermédiaire, qui est toujours un mollusque gastéropode amphibie et essentiellement la limnée tronquée ou Lymnaea truncatula. Il pénètre alors dans la cavité respiratoire du mollusque et se transforme en une masse irrégulière appelée sporocyste (300 µm de diamètre). Le sporocyste donne naissance à des organismes munis d'un tube digestif appelés rédies.  

Les rédies envahissent l'hépatopancréas du mollusque, s'y développent pour atteindre une taille de 1,3 à 1,6 mm de long, et, suivant les conditions climatiques, donnent d'autres rédies (ou rédies filles).  

Chaque rédie donne naissance à une vingtaine d'organismes particuliers: les cercaires. Ce sont des organismes dotés d'un tube digestif, de deux ventouses et d'une queue. Les cercaires (on peut en dénombrer jusqu'à 4.000 dans une même limnée) sont éliminées par la limnée lorsque le milieu extérieur est particulièrement humide. Très rapidement les cercaires perdent leur queue, s'enkystent sur un végétal immergé et se transforment en métacercaires (200 µm). Sur les végétaux immergés ou sur prairie humide leur survie peut durer plusieurs mois (jusqu'à 1 an), par contre elles sont rapidement détruites par un climat chaud et sec.  
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L'infestation des animaux se fait par ingestion de végétaux porteurs de métacercaires ou d'eau contenant ces mêmes métacercaires. Les kystes ainsi ingérés sont dissous dans l'intestin et libèrent des douves immatures qui migrent de l'intestin vers le parenchyme hépatique (en moins d'une semaine) en passant par la cavité péritonéale. Les jeunes douves histophages migrent au travers du parenchyme hépatique en augmentant de taille et gagnent les canaux biliaires en 7 à 8 semaines. En quelques semaines ces jeunes douves deviennent adultes et acquièrent leur maturité sexuelle.  

Le cycle complet de développement est de l'ordre de 6 mois (3 mois de cycle exogène de l'œuf aux métacercaires et 3 mois de cycle endogène de l'ingestion des métacercaires à la présence de douves adultes dans les canaux biliaires).  
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Epidémiologie  

- Epidémiologie analytique:  

La fasciolose peut toucher tous les équidés quel que soit leur âge. Les ânes seraient plus réceptifs à la fasciolose mais présenteraient des signes cliniques plus discrets que ceux observés chez les chevaux.  

- Epidémiologie descriptive:  

Les sources indirectes de parasites sont représentées les animaux parasités et plus particulièrement par les bovins et les ovins, ainsi que par l'existence de conditions climatiques et géomorphologiques favorables au développement des limnées. Les chevaux élevés sur des pâturages où des cas de fasciolose bovine ou ovine ont été observés ont beaucoup plus de chances de contracter cette parasitose. De même l'existence de zones humides ou la présence d'un sol calcaire sont des facteurs favorables au développement des limnées.  

Il existe donc des zones ou des régions où les conditions de survie de ce parasite sont assurées et qui représentent un risque plus important pour la contamination des équidés.  


Etude clinique  

- Symptômes:  

Des signes cliniques très variés peuvent être observés dans la mesure où les équidés ne représentent pas l'hôte habituel de la douve, et le fait que des localisations erratiques sont possibles. La sévérité des symptômes est également fonction du nombre d'adultes présents au niveau des canaux biliaires.  
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Chez le cheval la fasciolose se traduit par un mauvais état général évoluant de façon sub-chronique, une baisse de forme, un poil piqué, des alternances de diarrhée et de constipation, des coliques légères. Dans les cas les plus sévères on peut observer de l'anémie, un subictère, un amaigrissement et un état de grande fatigue.  

- Lésions:  

On peut noter une hypertrophie de la paroi des canaux biliaires avec présence des douves à l'intérieur. Le foie peut-être hypertrophié ou au contraire atrophié. Il présente des lésions de cirrhose avec fibrose du parenchyme hépatique provoquée par la migration de jeunes douves.  

- Diagnostic:  

Le diagnostic clinique est pratiquement impossible car les symptômes observés ne sont pas pathognomoniques. La recherche des œufs par examen coproscopique donne souvent des résultats faussement négatifs dans la mesure où l'excrétion des œufs est très irrégulière et survient plus de 4 mois après le début de l'infestation par les adultes.  

Le diagnostic se fera de préférence par la recherche d'anticorps en utilisant diverses méthodes: hémagglutination (vis-à-vis de l'antigène f2 de F. hepatica), ELISA (avec des antigènes extraits de F. hepatica) et immunofluorescence.  

Il est également possible de mettre en évidence les antigènes présents dans les fèces.  


Méthodes de lutte  

- Traitement anthelminthique:  

Il n'existe pas de fasciolicides autorisés chez le cheval. Certaines des molécules utilisables chez les bovins sont parfois conseillées, mais sont utilisées sous la seule responsabilité du vétérinaire. Le closantel (à la dose de 10 mg/kg) et le triclabendazole (12 mg/kg) sont administrés par voie orale. Le nitroxinil ( à la dose de 10 mg/kg) est à injecter par voie sous-cutanée après dilution au 1/4 dans de l'eau pour préparation injectable.  

- Prophylaxie:  

Il n'existe pas de moyens préventifs mais on peut éviter de faire pâturer les chevaux sur des prairies où des ruminants ont été ou sont infestés.  

- Interventions dans le milieu:  

Le drainage ou l'assèchement des mares réduit l'humidité du sol et les possibilités de survie des limnées. L'utilisation de mollusquicides (sulfate de cuivre, pentachlorophénate de sodium, etc.) ne permet pas un assainissement durable des pâturages et ces substances peuvent se montrer toxiques pour les chevaux.  


Références  

Soule C; Boulard C; Levieux D; Barnouin J; Plateau E, Experimental equine fascioliasis: evolution of serologic, enzymatic and parasitic parameters, Ann Rech Vet 1989;20(3):295-307  
Levieux D; Levieux A; Mage C; Venien A, Early immunodiagnosis of bovine fascioliasis using the specific antigen f2 in a passive hemagglutination test. Vet Parasitol,1992 44(1-2):77-86  
Bussiéras J., Chermette R., Parasitologie Vétérinaire: Helminthologie, ENVA, 1995.

#11 zeh

zeh
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Posté 19 septembre 2002 à 10:50

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#12 jerêve

jerêve

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Posté 22 décembre 2002 à 05:00

Bonjour,
En fait ce cas est loin d'être une exception: de nombreux parasites "manipulent" leus hôtes et notament dans leur propre intérêt.

Dans la même famille que la grande douve, il y a des parasites qui vont se loger dans le cerveau des crevettes d'eau douces, qui se mettent alors à remonter en surface avec un comportement très agité... ce qui favorise la prédation par les oiseaux qui sont les hôtes suivants parasités.

Il y a aussi des parasites de poissons qui vont se mettre dans les muscles des nageoires du poisson (favorisant ainsi la prédation par une poisson carnivore qui est l'hôte suivant dans le cycle).

J'ai lu il  y a peu un article sur un vers qui change le comportement de grillons, et favorise leur noyade (ils se dirigent vers l'eau): le stade de développement suivant du vers est aquatique...
http://www.cnrs.fr/C...df/n403rd09.pdf

Certaines maladies ont un peu le même genre de fonctionnement: un animal atteint de la rage devient plus agressif, donc a plus de chance de morde un autre animal et ainsi le contaminer...

Quelques autres exemples:
http://www.cnrs.fr/C...ves/n347a2.html

Même si ces animaux sont souvent loin d'être beaux, faut avouer que leur biologie est vraiment fascinante...

lol  :diable2:

#13 Anjayl

Anjayl

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Posté 22 décembre 2002 à 08:54

mais est-ce que les exemples dont tu parle accomplissent eux aussi un cercle complet ? ce serait interessant de le savoir

Il y a aussi certaines orchydées qui imitent la forme d'une abeille femelle pour que le mal vienne se coller dessus et prendre ainsi le polen

#14 nicoton

nicoton

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Posté 22 décembre 2002 à 11:36

Citation

Il y a aussi certaines orchydées qui imitent la forme d'une abeille femelle pour que le mal vienne se coller dessus et prendre ainsi le polen

Desolé ca m'a fait bondir... chez les abeilles, il y a peu de males (les faux bourdons) et ceux ci sont de vieux crevards... ils ne foutent rien, jusqu'a la saison des amours, ou ils sont voués a se faire couper les couilles par la future reine (ils perdent leurs testicule dans la reine... beurk). Ceci permettra a la reine de créer une nouvelle colonie (en partant de la ruche avec quelques milliers abeilles).
Mais les abeilles, celles que l'on voit la plupart du temps, elles sont assexuées... comme chez les fourmis
Par contre, les faux bourdons ont une utilité, au printemps, et aident les ouvrières à ouvrir les fleurs, afin qu'elles aient le meilleur pollen de cette fleur. Paskeu ils sont un peu plus gros, et balaize (y zont des c***** eux...) alors que la ch'tnite n'abeille elle, peut pas grand chose devant une fleur toute fermée, en gros elle appelle le grand frère koi.
voili pour cette explication, ce n'est en fait qu'un problème de langage  8)

#15 Reptyl

Reptyl

    Premier secrétaire à la direction des mondes lointains

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Posté 22 décembre 2002 à 17:40

Citation

Bonjour,  
En fait ce cas est loin d'être une exception: de nombreux parasites "manipulent" leus hôtes et notament dans leur propre intérêt.  



il y a eut un très bon article de science et vie (ou science et avenir je ne sait plus trop ) là dessus . Le vers géant qui sortait du grillon ... ARG ! on se croirait dans alien !

mais il n'y a pas que les animeaux qui se font "contrôler" par des parasites . Il y a des vers qui poussent les enfants à se gratter les fesses et donc à mettre leurs oeufs sous les ongles et sur les doigts pour transmettre leur déscendance d'une simple poignée de main ou sur les tables chaises ... partout où on traine les doigts !

Citation

mais est-ce que les exemples dont tu parle accomplissent eux aussi un cercle complet ?


évidamment ! si la boucle n'est pas bouclée il n'y a pas dedéscendance et pas de reproduction . C'est idiot ! il y a obligatoirement un cercle complet ! c'est pas un triple salto arrière  :lol:

#16 Hardiman

Hardiman

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Posté 22 décembre 2002 à 19:14

Ouais j'avais déjà lu le truc sur la douve il y a quelques mois, ça m'avait vraiment mis sur le cul, c'est net... Ca m'a aussi fait penser à Stargate SG-1 avec les goah'uld qui parasite des hôtes pour...

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#17 Anjayl

Anjayl

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Posté 22 décembre 2002 à 21:03

nicoton, le non daté, dit :

Desolé ca m'a fait bondir... chez les abeilles, il y a peu de males (les faux bourdons) et ceux ci sont de vieux crevards... ils ne foutent rien, jusqu'a la saison des amours


Pas la peine de bondir docteur S. Abeille, j'ai peut etre juste confondu abeille et guêpe..... les guêpes ont-elles des c*** ?

#18 AJH

AJH

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Posté 21 octobre 2003 à 20:42

Bonjour

Encore plus fort que la douve, peut être ...
Ce texte est extrait d'un livre de Vahé Zartarian, que vous pouvez trouver en entier sur le net à l'adresse : http://co-creation.n...id/sommaire.htm

"Biologie : la guêpe et l'orchidée

Qui n'a pas été émerveillé par la splendeur d'une orchidée ? Mais qui sait que pour parvenir à un tel déploiement de beauté, il lui faut faire preuve d'un génie qu'on ne soupçonnerait guère chez un être prétendument inanimé. La première difficulté qu'elle a à surmonter vient du fait que sa graine ne possède aucune réserve alimentaire. Elle est donc incapable de germer lorsqu'elle est simplement mise en terre. Pour y parvenir, elle doit s'acoquiner avec un champignon qui lui donne à manger. Loin de constituer un parasitage, cette relation est une véritable symbiose, car dès que les racines de la plantule fonctionne, le champignon recueille son bénéfice : il reçoit des sucres en échange des minéraux qu'il fournit à la plante. Bien entendu, un système de contrôle permet à la relation de ne pas dégénérer. Le champignon n'est toléré que dans un domaine limité des racines, et s'il s'avise de pousser trop loin ses filaments, il se les fait tout bonnement phagocyter (2).

L'autre grande difficulté que doit surmonter l'orchidée est la fécondation. Si la plupart des fleurs sont hermaphrodites, l'autofécondation est généralement impossible car les étamines, souvent réduites à une seule, sont trop éloignées du pistil. En outre, elle ne fabrique pas ce nectar qui attire la plupart des insectes. Alors, pour réaliser le transport du pollen, les orchidées se sont lancées dans l'invention de dispositifs plus invraisemblables les uns que les autres. C'est ainsi par exemple que l'orchidée Ophrys a noué une relation très intime avec la guêpe Goryte. Le premier fait remarquable est que le mâle goryte naît environ un mois avant la femelle, ce qui élimine toute concurrence entre l'épouse légitime et la maîtresse. Le second fait remarquable est que la corolle de la fleur ressemble étrangement à l'insecte : forme, taille, couleur, reflets, pilosité, etc. Le troisième fait est lui carrément extraordinaire : la fleur sécrète une odeur analogue à la phéromone que la femelle synthétise pour attirer le mâle ! Celui-ci, en état de manque évident, se laisse abuser, et se livre sans retenue à une copulation avec la fleur, qui va parfois jusqu'à l'émission de sperme. Bien sûr il ne naîtra pas de guêpes de ces amours étranges. En revanche, en se trémoussant sur sa maîtresse, le mâle accrochera un peu de pollen, qu'il ira ensuite déposer sur une autre fleur avec laquelle il se livrera à de semblables ébats. (3)

La question qui se pose est simple : comment l'orchidée, qui est une plante dotée d'organes de perception plus que rudimentaires, a-t-elle fait pour ressembler à ce point à un insecte ? L'explication classique consiste à s'en remettre au hasard, qui, à force de mutations, aurait fini par créer cette extraordinaire ressemblance. Ce serait à l'extrême limite acceptable si ce cas était unique. Or loin d'être des exceptions, de telles co-évolutions constituent en fait le cas général. Nous ne résistons d'ailleurs pas à l'envie de vous raconter l'histoire encore plus folle de l'orchidée-marteau et de la guêpe thynnidée.

La scène se déroule en Australie, dans une région chaude et sèche où les incendies naturels sont fréquents, tellement fréquents que la vie s'y est adaptée : les sauterelles sont noires, les araignées couleur de cendre, les arbres se couvrent de plusieurs écorces pour se protéger, les fruits résistent au feu, les plantes vivent en grande partie sous la terre, suivies par de nombreux insectes, dont la guêpe thynnidée. La femelle a perdu ses ailes parce qu'il est impossible de travailler sous terre avec d'aussi encombrants appendices. Elle pond ses oeufs sur les racines d'un buisson parasité par des larves de scarabées dont se nourrissent ses propres larves. Voici résolu une partie de son problème. Reste celui de la fécondation. Pour qu'elle ait lieu, la guêpe femelle grimpe au sommet d'une haute fleur et émet sa phéromone. Le mâle, qui lui n'a pas perdu ses ailes, patrouille depuis déjà trois semaines, car comme dans l'exemple précédent, un décalage existe dans la venue au monde des deux sexes. Son état de privation le rend extrêmement sensible. Dès qu'il perçoit le signal odorant, il remonte la piste. Une fois en vue de l'objet de son désir, il descend en piqué, agrippe la femelle, et l'emporte dans les airs pour la féconder en plein vol. De temps en temps, il fait halte sur une fleur pour s'alimenter, et donner à la femelle l'unique repas de sa vie : il mange le pollen, le digère partiellement, et le restitue à la femelle. Ce travail accompli, il la dépose au pied d'un buisson, celui justement dont les racines sont parasitées par les larves d'un scarabée. Le cycle de vie de la guêpe est bouclé, et nous pouvons passer au second protagoniste de cette folle histoire.

L'orchidée-marteau, comme presque toutes les orchidées, a des problèmes de fécondation. Pour le résoudre, elle se sert de la petite thynnidée, profitant des trois semaines durant lesquelles le mâle est seul. La technique qu'emploie le mâle pour féconder la femelle est si spéciale que l'orchidée a du inventer un dispositif encore plus spécial. Pour commencer, elle a fabriqué un leurre de la guêpe femelle : tête brillante, corps rond et poilu, jusqu'à l'odeur qui est analogue à la phéromone synthétisée pour attirer le mâle. Mais si l'orchidée s'était contentée de disposer ce leurre comme précédemment dans la corolle, elle n'aurait rien gagné puisque cette guêpe atterrit pour redécoller aussitôt avec sa dulcinée. Au lieu de cela, elle l'a placé au bout d'un bras, long d'environ 6 cm, articulé sur une charnière élastique. Voici donc notre guêpe mâle qui pique sur le leurre et l'agrippe. Croyant tenir une femelle, il bat des ailes pour redécoller. Mais à cause du bras articulée, il se met à décrire un arc de cercle, et vient cogner une sorte d'enclume. La charnière élastique fait revenir le tout en arrière. Le mâle recommence, s'obstine, et vient à nouveau frapper l'enclume. Au bout d'un moment, sans doute lassé, il finit par lâcher prise et s'envole pour de bon.

S'il est déçu, l'orchidée elle a de quoi être satisfaite. En effet, l'enclume contient des sacs de pollen et un stigmate, c'est-à-dire un organe femelle. En se cognant dessus, l'insecte a accroché les sacs sur son dos. Et s'il en avait déjà provenant d'un autre orchidée-marteau, il les a déposés sur le stigmate, fécondant ainsi la fleur.

Il faut remarquer que la réalisation du marteau et de l'enclume sont proprement extraordinaires. L'orchidée ne s'est pas contentée d'imiter à la perfection la guêpe femelle. Elle a aussi " calculé " avec une grande précision tous les éléments du dispositif. En particulier, le marteau se bloque à une courte distance de l'enclume correspondant à l'épaisseur du thorax de l'insecte, car il doit juste frapper l'organe sexuel de la fleur, non être assommé ! (4)"

Cordialement
AJH

#19 nexus11

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Posté 08 mars 2004 à 21:46

Oui, la douve du mouton, j'ai lu ça quand j'avais 10 ans dans un bouquin de Jacques Tremolin (pour ceux qui connaissent, Dorothée et compagnie), à l'époque j'avais vraiment été choqué, comment cette douve contrôle le "cerveau" d'une fourmi... D'ailleurs, je crois que je ne m'en remettrai jamais.   :o

#20 EcliptuX

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Posté 11 septembre 2004 à 12:50

Un lecteur vient de me signaler une erreur à propos de la douve du mouton. Il ne sagit pas d'un être unicellulaire comme énoncé, mais d'un ver plat.
Pour celles et ceux qui étaient tombé en émoi devant le mode de vie de la douve du mouton, je vous suggère maintenant de voir à quoi ressemble cet organisme :D
http://science-citoy...ande-douve.html