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Les abus des traitements hormonaux


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27 réponses dans ce topic

#1 EcliptuX

EcliptuX

    Père fouettard

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Posté 15 juillet 2003 à 19:25

Venez réagir à l'article Les abus des traitements hormonaux - Cycles menstruels, Médicalisation à outrance à la suite de ce topic.

#2 Cheminot

Cheminot

    Qu'est-ce que la Vérité?

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Posté 16 juillet 2003 à 12:14

Vraiment très judicieux ton article, EcliptuX

Tout cela, je m'en suis douté depuis que j'ai commencé à approfondir la chimie organique (ce qui est mon job), et que j'ai découvert la méthode homéopathique.

De plus, j'ai une certaine expérience en la matière, avec une épouse et 6 filles (je ne m'intéresse pas ici aux garçons). Elles ont, pour celles qui sont en âge, goûté à la pilule, et vérifié tous les troubles qui peuvent en résulter, même au bout d'un ou deux mois. Il suffit d'être à l'écoute de son corps et de juger. Mon épouse l'a pris deux mois, et depuis plus rien, avec évidemment les conséquences qui s'en suivent : les enfants, et pas qu'un peu.
Mais notre expérience montre d'abord que les troubles menstruels disparaissent avec les grossesses successives, ainsi que les troubles de la lactation : il faut que le corps féminin se mette au diapason de sa vocation profonde : mettre au monde des êtres humains.

Je peux paraître très rétro, mais je ne vois pas au nom de quoi on passerait sous silence cette vocation fondamentale du couple. Et je suis persuadé que la chimie de l'amour (car il s'agit bien de chimie, même si on ne veut pas l'admettre) s'est construite obscurément dans ce seul et unique but.
Posons-nous la question : y aurait-il encore des êtres humains si le désir sexuel n'était pas si fort ?
L'enfant est rarement le bienvenu. Il perturbe l'existence, la prive des plaisirs qu procure la liberté à deux.

Ce qui est même étonnant, c'est qu'au bout de cinq enfants, le désir d'enfants persiste et même augmente, dans la mesure où on a renocé à une partie de sa liberté.

Mes filles ont elles aussi rapidement renoncé à ces hormones (je suis d'ailleurs grand'père), pour leur plus grand bien d'ailleurs.

Je crois que l'homme, qui a découvert les mécanismes simplifiés de la chimie, a sous-estimé la complexité de la machine vivante, complexité due aux innombrables protéines qui assurent de manière parfaite et rapide ces réactions chimiques.
On s'est dit : il manque ceci à ce moment-là. On va en rajouter. Et c'est ainsi que les suppléménts calciques n'enrayent en rien l'ostéoporose.

La réponse à tout ces problèmes se résume pour moi à ce mot : homéopathie uniciste.
Les troubles de la menstruation , de la grossesse, de l'accouchement, de la ménopause ont été très substantiellement améliorés chez mes "femmes" par le remède approprié.
Bien sûr, on ne peut donner de traitement standard, car ces troubles se manifestent d'une manière qui dépend de la personne chez laquelle ils apparaissent. Ainsi, les bouffées de chaleur peuvent être justiciables d'une trentaine de remèdes, et le choix entre eux se fera grâce à d'autres traits de comportement et eventuellement d'autres pathologies que la bouffée de chaleur.

Pour terminer, il me semble que tous ces scandales ahurissants qui nous sont révélés par ton article relèvent en fait d'un choix de société profond : une société hédoniste et matérialiste. Cette société ne supporte plus l'imperfection (qui est en réalité la seule source de progrès : voir les piétinements de la recherchhe).
Quand on habite près d'une ferme, on se rend sans doute mieux compte que les choses qui nous dérangent, qui nous semblent imparfaites, ne sont en réalité que l'expression de notre propre condition. L'homme n'accepte pas sa condition, à cause de l'orgueil incommensurable qui l'habite.
La recherche de la peau saine, l'épilation,... relèvent eux-aussi de ce rêve chimérique de la pureté.

La jeunesse est actuellement menacée profondément par ce rêve, qui va se transformer en cauchemar, d'autant que ce rêve les caresse vraiment dans le sens du poil. Il leur faut retrouver la force de caractère que notre éducation ne permet plus d'acquérir.

#3 neovita

neovita

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Posté 16 juillet 2003 à 22:09

Bonjour Cheminot,
Je profite d'avoir un spécialiste en chimie organique sur ce forum pour vous questionner sur un probleme de polution hormonale dont j'ai vaguement entendu parlé :

Le traitement des terres cultivés est effectué en partie avec des oestrogenes. Cette hormone est aussi utilisé dans le traitement des matieres plastiques nottement à usage alimentaire (bouteilles d'eau et autres embalages en contact avec la nouriture) vous l'avez compris, notre alimentation pourrai donc en contenir...

Ma question: ceci est il exact? et si oui, quel en sont les consequence pour la santé, la psycologie, les comportements....Observe-t-on une augmentation du taux d'homosexualité masculine dans la population?

Excusez moi d'avoir un peu dévié du sujet principal et merci d'apporter vos lumières sur cette intrigue.

#4 Cheminot

Cheminot

    Qu'est-ce que la Vérité?

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Posté 17 juillet 2003 à 05:53

Personnellemnt, je ne connais pas vos sources et ne sais si oui ou non, ces oestrogènes sont utilisés.
En agriculture, pourquoi pas, mais pour lutter contre la prolifération des insectes. Souvent d'ailleurs, on utilise des substances hormonomimétiques. Il s'agirait donc de diminuer la fertilité des mâles ?

Quant à l'autre question, sans porter de jugement sur les personnes, je dirai que l'homosexualité masculine est un mystère pour moi, qu'il y a là certainement des phénomènes hormonaux, mais peut-être aussi des phénomènes psychologiques comme la peur de l'altérité féminine. Mais franchement, ce n'est pas un domaine où je suis compétent.

Il faudrait en fait trouver des études épidémiologiques très serrées pour connaître l'impact de telles pratiques.

#5 neovita

neovita

    Habitué

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Posté 17 juillet 2003 à 16:47

Un début de réponse: ICI
faudrai peut-être faire un article ou lancer un topic sur le sujet si ca intéresse quelqu'un.

#6 mariuss66

mariuss66

    Anti-impérialisme notoire

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Posté 17 juillet 2003 à 18:18

Une autre aspect de la chose: les effets de la pilule sur l'environnement et sur la faune (du moins au québec). Les hormones contenues dans les pilules se retrouvent ensuite dans l'urine de ces dames, par la suite dans le réseau d'égout pour finalement aboutir dans nos cours d'eau....

Des scientifiques ont commencé à constater une mutation (bien avancée) chez les poissons. Il n'y a presque plus de mâles! À cause de la grande concentration d'hormone femelle présente dans l'eau, plusieurs mâles mutent et deviennent à leur tour des femelles! Quelle chance pour les mâles restants :marteau2:  mais pour l'environnement, les conséquences sont imprévibles.... :tresfache:

Encore une fois, on agit et on fait des choses sans prévoir les impacts.... avant qu'il ne soit trop tard! Car, évidemment, rien n'a été fait pour endiguer le problème... ça coûterait trop cher (c'est toujours ça l'excuse! :poing: )

Et comme toujours, vive le capitalisme!  :tronconneuse:
Le capitalisme est encore et toujours la source de tous nos ennuis...

#7 Cheminot

Cheminot

    Qu'est-ce que la Vérité?

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Posté 18 juillet 2003 à 15:44

Citation

Encore une fois, on agit et on fait des choses sans prévoir les impacts.... avant qu'il ne soit trop tard! Car, évidemment, rien n'a été fait pour endiguer le problème... ça coûterait trop cher
Et surtout, les formidables profits engendrés par la chimie et la biochimie n'existeraient plus, risquant de mettre sur la paille nos pauvres financiers.

Blague à part, on constate que les composés hormonomimétiques sont aussi des phénols purement aromatiques, sans groupement permettant de les rendre moins dangereux (acide comme dans l'aspirine, amide comme dans le paracétamol). Comme c'était intéressant de synthétiser à bas prix une substance pouvant prendre la place d'une hormone dans le métabolisme. Seulement, l'hormone en question, si elle présente à peu près le même encombrement spatial que le DES par exemple, présente des fonctions bien différentes par ailleurs : une fonction phénol, et pas deux, une fonction cétone à la place de l'autre fonction phénol. Leurs propriétés chimiques sont totalement différentes, rien qu'au point de vue de l'oxydation, car la deuxième fonction phénol du DES va rapidement donner une quinone par oxydation, qui, elle, est encore plus toxique.

Mais tout ceci, on n'a pas voulu en tenir compte, car en fait, on n'étudie jamais suffisamment les effets des groupements chimques voisins du groupement acif : cela coûte trop cher.

L'inversion des effets d'une substance selon la dose st bien connue des homéopathes, depuis 200 ans, mais personne ne veut l'admettre.

Soit dit en passant, la recherche du simillimum selon la méthode Hahnemannienne permet très souvent de limiter les dgats dus aux empoisonnements, et même souvent de redonner au corps son intégrité initiale, dans la mesure de la limite de réversibilté (qui va beaucoup plus loin qu'en thérapeutique habituelle)

#8 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 04 septembre 2003 à 12:13

En complément de cet article paru dans Nexus n°26, on peut trouver dans le numéro suivant les références d'un livre :

"Manuel de gynécologie naturopathique à l'usage des femmes" - Editions Mamamélis

"... développant des solutions alternatives faits par des femmes pour les femmes. Suite à la prise de conscience de cette dépossession de leur savoir/pouvoir au profit de la caste des médecins, des femmes ont crée il y a 20 ans le mouvement Self Help dans le but de se réapproprier une autonomie en matière de santé. Règles douloureuses, cycles irréguliers, bouffées de chaleur, vaginites chroniques, fibromes... autant de maux pour lesquels la médecine moderne occidentale n'a d'autre réponse que la suppression des symptômes, voire l'ablation de l'organe. Ce manuel propose la réappropriation par les femmes de médecines douces, globales et efficace. Mamamélis clarifiera pour chacune l'utilisation qui peut être faite des plantes, des oligo-éléments et d'autres remèdes, naturels, et soulignera l'importance de l'alimentation pour la santé des femmes et leur autonomie"
Source : Nexus n°27 - p 74

#9 Etoiledelune

Etoiledelune

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Posté 04 septembre 2003 à 13:21

aaaaarrrrrggghhhh !!!!!!!! :surpris:  :furieux:  :mur:  :thermo:

vviiiitte une librairie !!!! merci Diams, je crois que je n'aurais jamais suivit un conseil aussi vite !!!

j'ai du mal a m'en remettre, de tout ca... finalement, avoir un gamin, c'est pas si mal... on doit quand meme pouvoir suivre ses etudes et vivre sa vie en meme temps... je plaisante bien sur... je file acheter ce bouquin (me suis renseignée apparemment il ne coute que 15 € ...)
Quoique l'abstinance... c'est vachement moins cher...   :ptdrasrpt2:

bon, je file l'acheter.

Etoile

#10 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 28 janvier 2004 à 14:17

Citation

Saint-Denis, le 3 décembre 2003
Actualisation des recommandations sur le traitement hormonal substitutif
Lettre aux professionnels de santé : gynécologues-obstétriciens, généralistes, rhumatologues

Madame, Monsieur, et Cher Confrère,

De récentes études sur le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) ont conduit une nouvelle fois l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) à revoir l’ensemble des données concernant les bénéfices mais aussi les risques liés à son utilisation.

En juillet 2002, une étude américaine (Women's Health Initiative -WHI-), portant sur plus de 16 000 patientes a montré que le THS n’apportait aucun bénéfice en termes de prévention cardiovasculaire et a confirmé qu’il augmentait le risque de survenue de cancer du sein et de thrombose veineuse.
Dans cette étude, le traitement a été interrompu prématurément, en moyenne après 5 années, dans le groupe traité par estro-progestatif, en raison d’un rapport bénéfice/risque devenu défavorable. Moins d’un an après cette publication, d’autres études sont venues compléter ces données. En particulier, les données complémentaires de la WHI mais aussi celles de l’étude de la cohorte britannique, Million Women Study (MWS) montrent que les cancers du sein sont diagnostiqués à un stade plus avancé et que le risque est augmenté quels que soient la composition du produit et le mode d’administration du THS.

Je souhaite vous informer des résultats de la réflexion européenne à laquelle l'Afssaps et ses experts ont apporté une contribution importante. Vous trouverez ci-joint une nouvelle mise au point sur le THS, actualisée par rapport à la mise au point publiée en janvier 2003 :
  - chez les femmes en bonne santé qui ne présentent pas de syndrome climatérique, ni de facteur de risque d’ostéoporose, l’administration d’un THS n’est pas recommandée en raison d’un rapport bénéfice/risque défavorable.
- chez les femmes souffrant de troubles du climatère avec un retentissement sur leur qualité de vie, un THS peut être instauré si la femme le souhaite, à la dose minimale efficace, pour une durée la plus courte possible, avec une information claire sur les risques et une réévaluation régulière du rapport bénéfice/risque. Cette ré-évaluation pourra s'accompagner d'une suspension temporaire du traitement afin de contrôler la persistance du syndrome climatérique et sa sévérité.
- dans la prévention de l’ostéoporose, le THS ne doit pas être prescrit en première intention. C’est seulement, chez les femmes ayant un risque fracturaire élevé que l’administration d’unTHS pourra être envisagée, si celles-ci présentent une intolérance à un autre traitement indiqué dans cette situation, et ce, après une évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque.

Aussi, la prescription et la poursuite d’un THS doivent être raisonnées en fonction du bien fondé de l’indication et des risques encourus. Dans tous les cas, il est rappelé que toutes les femmes traitées par un THS doivent bénéficier d’une réévaluation régulière, au moins une fois par an.

En pratique, toutes les femmes traitées par THS depuis plusieurs années doivent consulter leur médecin qui ré-évaluera l'intérêt de poursuivre, modifier ou interrompre le traitement, et de pratiquer si nécessaire un bilan mammaire complet. Le fait que l’arrêt du traitement s’accompagne d’une diminution rapide du risque de cancer du sein, dès la première année, doit être pris en compte.

L'Afssaps, en lien avec les autres agences européennes va engager une procédure de
modification du résumé des caractéristiques du produit (RCP) pour les spécialités concernées, afin de prendre en compte ces nouvelles recommandations.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, et Cher Confrère, l’expression de ma considération distinguée.
Tous les détails ici : http://agmed.sante.g...10/indpoint.htm

#11 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 24 avril 2004 à 14:14

Le 26 mars 2004, à l'initiative de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et de la Société française d'endocrinologie, s'est tenue, dans l'amphithéatre de la Faculté de l'hôpital Necker à Paris, une grande réunion "savante" sue le thème "Traitements hormonaux de la ménopause : tous coupables ? Quels bénéfices ? Quels risques ? Quels choix"
Depuis les résultats catastrophiques des grandes études américaines à propos du THS, les médecins français sont astreints à suivre les recommandations de l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), et de ne prescrire ce traitement qu'aux femmes ayant des symptômes réellement invalidants (bouffées de chaleur par exemple) et cela pendant la période la plus courte possible (au maximum cinq ans). À celles qui en ont besoin et non systématiquement à toutes les femmes !
Pour les médecins, la pilule est dure à avaler et nombre d'entre eux refusent encore de reconnaître que pendant de nombreuses années, ils ont prescrit un médicament dont non seulement ils ne connaissaient pas les effets secondaires mais qu'ils auréolaient de milles bienfaits sur la simple recommandation des laboratoires pharmaceutiques...
Une journée entière de communication scientifiques (il y aura une publication) pour tenter de remettre les pendules à l'heure. Des débats houleux qui font apparaître un monde médical divisé. Les prudents qui tiendront compte des données nouvelles, des risques reconnus du THS sur le sein et l'appareil cardiovasculaire pour un bénéfice minime dans la prévention de l'ostéoporose, et les autres persuadés qu'ils ont raison depuis toujours, que les femmes et les produits français n'ont rien à voir avec ceux qui sont prescrits aux Etats-Unis et qui refuse de regarder les dangers des hormones.
En fait, il semblerait que les femmes vont mettre tout ce petit monde d'accord : elles sont de plus en plus nombreuses à arrêter le THS et à considérer que la ménopause n'est pas une maladie mais une étape de vie
source : Alternative santé n°311 - mai 2004
-------------------------------
Concernant les alternatives à la THS, la phytothérapie et la naturothérapie ont de bons résultats : un livre complet sur le sujet existe : "La ménopause : réflexions alternatives aux hormones de remplacement" de Rina Nissim - éditions Mamamélis

Diamant

#12 Cheminot

Cheminot

    Qu'est-ce que la Vérité?

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Posté 24 avril 2004 à 14:45

Je suis désolé si je choque les antihoméo, mais nous disposons de tout ce qu'il faut grâce à cette méthode pour faire passer la ménopause sans difficultés.
Certes, comme toujours, le remède dépend de la personne, avec les difficultés de recherche que cela pose, mais c'est un bien-être durable et non artificiel qui s'installe alors.

#13 Etoiledelune

Etoiledelune

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Posté 02 juin 2004 à 13:51

kikoo !

l'article m'avais beaucoup marquee et j'étais decidee a arreter la pilule... ben je l'ai fait ! :D :D :D
il m'a fallu 3 mois quand meme pour me jeter a l'eau mais le resultat est la. J'en suis tellement contente que je voulais dire ce que ça a changé pour moi :


janvier 04
J'ai profité d'avoir oublié ma plaquette un long week-end pour arrêter le traitement aux hormones. C'est tout neuf, 3 semaines, mais j'ai déjà pu noter des effets positifs, que je me permets d'énoncer ici, au cas où ça encouragerait quelques consoeurs.

je n'ai pas eut de migraines depuis l'arrêt, alors qu'elles me tombaient dessus au rythme minimal d'une par semaine.
j'ai une nette impression de calme à l'intérieur même de mon corps. Je ne ressentais pas réellement de bataille mais maintenant j'ai l'impression que mes hormones ne se battent plus contre celles de la pilule (c'est peut être ridicule ce que je dit mais c'est vraiment le ressenti que j'ai ) Même si ce calme n'est qu'imaginé, et qu'il n'y a pas plus de calme maintenant qu'il n'y avait de bataille avant, c'est quand même agréable.
Je maîtrise beaucoup mieux mes colères, j'ai toujours des élans, des bouffées  de colères mais maintenant j'arrive à ne plus sauter à la figure des gens. Je crois qu'ils apprécient...

Ca ne fait que 3 semaines alors je n'ai pas encore eut mes règles, je ne sais pas ce que ça va donner.
Je sais qu'il va falloir plus de temps pour évacuer les restes d'hormones, mais déjà mentalement je me sens moins « polluée » .

2 juin

je voudrais completer avec des ressentis sur un plus long terme que 3 semaines

pour les migraines, elles sont revenues, pas aussi souvent mais bon, j'en ai encore.
l'impression de calme... je ne la ressents plus... peut etre parce que je m'y suis habituee... en tout cas je ne ressents pas a nouveau de conflit.
Mes coleres....je maitrise.... j'ai effectivement encore l'impression de ne plus avoir envie de sauter a la gorge des gens...
par contre, ce qui me fait marrer (un peu) c'est que je continue a me demander le soir si j'ai bien pris ma pilule...  :-?
je me sens quand meme beaucoup plus libre, moins stressee ( :horreur_grosyeux:  j'ai oublie ma plaquette !!! )
j'avais des regles parfois tres douloureuses. Je ne crois pas en avoir eu depuis... ca, c'est vraiment cool !

Malheureusement l'arrêt de la pilule, si on ne le fait pas pour avoir un enfant, appelle à trouver un autre mode de contraception... et les techniques d'aujourd'hui ne sont pas très développées dans ce domaine... on m'a déjà proposé les préservatifs masculins bien sur, les préservatifs féminins, qui, selon les dires d'une pharmacienne ne sont pas facile à mettre en place et qu'il faut maintenir pendant l'acte  :-?, le stérilet, qui, à moins de trouver un gynéco conciliant est vivement déconseillé aux femmes qui n'ont pas encore enfanté (et puis il faut vouloir avoir constamment un truc en plastique dans le corps...  mais c'est un détail), les implants contraceptifs ( :horreur_grosyeux: euh... pour arrêter le traitement aux hormones, c'est pas génial...) et l'abstinence :D (aha aha aha... très drôle :cogite: ).
Bon, du coté des contraceptions « habituelles » c'est pas encore ça.  Il y a quand même, il faut le citer, un appareil qui s'appelle « ladycomp » qui a été présenté dans un topic bien à lui  ici
En conjuguant le ladycomp (ou bioself, le concurrent) et les préservatifs masculins, ça devrait le faire.

Voilà, j'espère qu'au moins ça ne vous a pas rebutées, et qu'au mieux ça vous a convaincues d'arrêter...

Si d'autres membres ont arrêté, ça m'intéresserai beaucoup de savoir comment ça se passe pour elles... merci !

Etoile

#14 clementine

clementine

    Chercheur de vérités

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Posté 02 juin 2004 à 15:30

Salut Etoile .

Depuis la naissance de mon fils je n'ai pas repris la pillule parce que je me sentais mieux sans et que ca me derangeait d'avaler ce truc .
Le garcon que j'aime l'a parfaitement compris et n'a pas souhaite se mettre a un traitement non plus .

Alors .... sans le savoir nous avons appris la methode dont parle Diamant Bleue et Deepfield . Ca marche tres bien . C pas sorcier en realite !
Que ce soit le concernant ou me concernant  on en tire honnetement aucune frustration , au contraire .
De plus au bout de six ans il n'y a pas eu d'accidents  :bravo: .

Doucement l'idee d'un prochain bebe d'amour murit et alors ... nous nous remettrons aux bonnes vieilles methodes ancestrales  :ptdrasrpt2: .

Il y a tant de facons de s'aimer !!!

Voila pour mon experience  :calin:

clementine

Ce message a été modifié par clementine - 02 juin 2004 à 15:31.


#15 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 19 juin 2004 à 08:48

Malgré les résultats désastreux des études américains sur les traitements hormonaux de subsitution (THS), la France veut continuer à pouvoir vendre ses produits et tuer à petit feu les femmes ménauposées... Sont devenus dingues l'Afssaps... et dire que ce sont eux qui sont responsables de la sécurité sanitaire des produits de santé...

Citation

Un dangereux mélange des genres.
Communiqué du Formindep du 28 mai 2004

De nouvelles connaissances scientifiques ont récemment permis de réviser le rapport bénéfice - risque du traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) incitant à une utilisation plus restrictive de ce traitement (1). L’instauration de ce traitement chez les femmes nouvellement ménopausées doit maintenant être reconsidérée sur la base de ces nouvelles données et sa poursuite réévaluée chez les femmes qui en bénéficiaient jusqu’alors.  

Dans ce contexte, un récent document intitulé : « Traitements hormonaux substitutifs de la ménopause, rapport d’orientation» rédigé à la demande du Directeur général de la Santé, vient d’être publié sur le site de l’ANAES (http://www.anaes.fr). Son élaboration a été coordonnée conjointement par l’ANAES (Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé) et l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) avec la collaboration de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) Ce document vise entre autres à « proposer des orientations générales concernant le THS et la ménopause et les modalités d’information des femmes et des professionnels »

Or, on lit page 11 de ce rapport que, pour permettre la diffusion la plus large de ces nouvelles recommandations auprès des professionnels, on préconise d’« utiliser au besoin la visite médicale des laboratoires ».

Le collectif Formindep « pour une formation médicale indépendante au service des seuls professionnels de santé et des patients », s’inquiète de ce curieux mélange des genres qui consisterait à faire diffuser des recommandations « officielles » visant à la santé des populations par les représentants commerciaux des firmes pharmaceutiques dont les objectifs sont seulement commerciaux et publicitaires.


Le Formindep regroupe des professionnels de santé et des patients soucieux de promouvoir une information des professionnels de santé indépendante et de qualité, dégagée de toute influence d’organismes poursuivant d’autres intérêts que ceux de la santé des patients. De telles propositions vont clairement à l’encontre de cet objectif éthique.

En permettant la transmission d’informations professionnelles relevant de la santé publique par des intermédiaires poursuivant des buts promotionnels et commerciaux, les auteurs de ces propositions prennent le risque que ces informations parviennent aux professionnels de façon partielle et partiale, voire déformée.

Ces propositions vont à contre-courant du mouvement professionnel actuel, dont le Formindep est un des acteurs, qui vise à plus de clarté et de transparence dans la formation médicale en demandant que la différenciation soit faite nettement entre ce qui relève de l’information promotionnelle et de l’information scientifique.

Ces propositions font le jeu de lobbies industriels et commerciaux en les installant dans un rôle d’information scientifique et de santé publique qui ne peut être le leur, mais qu’ils tentent d’imposer auprès des professionnels et du grand public pour faire passer leurs messages publicitaires et commerciaux.

De telles propositions, concédant de fait à des organismes à but lucratif des objectifs de santé publique, témoignent de la faiblesse actuelle des outils publics de diffusion de l’information médicale, révélatrice de l’absence d’une réelle politique de santé publique en France et de l’influence des lobbies.


Le Formindep demande donc que cette proposition de confier la diffusion de l’information scientifique concernant le traitement hormonal substitutif de la ménopause à des intérêts commerciaux soit retirée.

Plutôt que de prendre le risque d’une information partiale et brouillée des professionnels de santé par des tiers privés, le Formindep demande que soient développés en France, à l’instar de nombre de pays européens, des outils publics de communication de l’information médicale performants, fiables, indépendants et réellement transparents.

(1) Prescrire Rédaction “Hormonothérapie substitutive de la ménopause (suite)” Rev Prescrire 2004 ; 24 (246) : 25-29

Le Formindep

Contact : Docteur Philippe FOUCRAS 188 rue Daubenton 59100 ROUBAIX
Tél 03 20 27 18 60 p.foucras@wanadoo.fr
source : http://perso.wanadoo...k/formindep.htm
Dans la série "ceux qui font fortune grâce à la maladie et non pas grace à la bonne santé de leurs patients", je trouve que les liens de l'Afssaps avec le lobby pharma sont de plus en plus évident ! :o

Diamant

#16 Sharkreef

Sharkreef

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Posté 19 juin 2004 à 10:32

Etoiledelune, le Mercredi 02 Juin 2004, 13:58, dit :

Si d'autres membres ont arrêté, ça m'intéresserait beaucoup de savoir comment ça se passe pour elles... merci !
Bonjour !

Je n'ai jamais pris la pilule, malgré les conseils que j'ai pu recevoir. En revanche, j'ai toujours souffert d'un SPM marqué, qui s'est accentué depuis la naissance de ma fille (que j'allaite depuis bientôt 20 mois). Migraines, nausées, douleurs abdominales... Bref, je ne sais pas si la prolactine y est pour quelque chose, mais ça devient très pénible ! J'ai essayé quelques remèdes en homéopathie sans grand succès, ce n'était sans doute pas les bons. Et je viens de commencer une cure d'huile d'onagre, une carence en prostaglandines pouvant être à l'origine du SPM. Je vous tiens au courant ! :D

Sharkreef

#17 nexus11

nexus11

    Toujours en pleine recherche...

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Posté 19 juin 2004 à 11:30

Bonjour, :D
De mon coté, j'ai pris la pillule pendant 9 ans, je peut vous dire qu'il y a une sacré différence de libido avec ou sans ovulation !
Pour moi, ça été une castration chimique et jamais plus je ne reprendrait ce truc.
Je ne m'en suis rendu compte qu'après avoir arréter, j'ai cru pendant toute ces années que cette baisse de désir était uniquement dû au fait que j'était devenue une femme, et que le temps des poussées hormonales d'ado était passé... grossière erreur !
J'ai l'impression d'avoir perdu un temps et un bien précieux, et pour couronner le tout mon gynéco me dira que tout ça n'est que psychologique...!

Quand aux traitement hormonaux subsitutifs, si les femmes avait eut "leur dose" d'ovulations naturelles, elle n'éprouverai pas cette peur de ne plus être femme à la ménopause, peur que j'éprouve profondément et qui rendra cette étape de ma vie très difficile à accepter (physiquement et psychologiquement) le jour venu... et donc de demander à bénéficier de ce traitement "miracle", à genoux !  :marteau2:

:salut:

#18 Tinuviel

Tinuviel

    En chemin vers ailleurs

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Posté 19 juin 2004 à 11:43

Personnellement, j'ai cessé de prendre la pilule depuis quelques années déjà.

Mon compagnon et moi, nous gérons notre fertilité de manière naturelle, et, sans vouloir contredire Cheminot, il est possible d'avoir une sexualité bien remplie et pas forcément plein d'enfants non programmés  :D
En tout cas, pas d'enfant non prévu encore chez nous, malgré une fécondité plus que généreuse en ce qui me concerne (je n'ai jamais attendu plus d'un cycle pour tomber enceinte, je suis déjà tombée enceinte sous contraception locale spermicide, grâce à un rapport ayant eu lieu 5 jours avant l'ovulation, ou bien pendant un allaitement temps plein sans "pause" de plus de 2 ou 3 heures ... c'est dire :-))

Perso, je connais très bien mon corps et ses cycles, et je sais parfaitement bien quand nous devons "faire attention" ou pas. J'ai pourtant des cycles irréguliers, mais par la palpation du col, l'observation des glaires et de l'humidité à la vulve, et les sensations abdominales, je sais quand j'entre en phase pré-ovulatoire. Donc dans ce cas, soit nous nous abstenons de pénétration, soit nous utilisons des préservatifs, soit le retrait ... selon l'humeur et les possibilités du moment  :D
Mais de toute façon, ça ne concerne jamais qu'une petite semaine par mois (4 jours avant et 2 jours après l'ovulation, dont je sais parfaitement définir le moment où elle survient, à une heure près).
Il va de soi que nous acceptons par avance le "risque" d'une grossesse éventuelle, mais que nous ne l'appelons pas pour l'instant.

Je pense qu'en étant à l'écoute de son corps, il y a moyen d'être en harmonie avec sa fertilité, de l'apprivoiser en quelque sorte. Ce que les contraceptifs oraux nous empêchent de faire, en muselant notre corps et ses manifestations sous une camisole hormonale  :tresfache:
Ce qui n'empêchera pas les "surprises" des enfants peut être non programmés, mais désirés dans notre moi profond ... mais c'est une autre histoire  :D

C'est dommage qu'on ne donne même pas l'occasion aux jeunes filles de savoir comment elles sont faites et comment elles "fonctionnent", de ne pas être dégoûtées par ce qui sort d'elles, sang, glaires, humeurs féminines, de ne pas avoir peur de se toucher au plus intime de soi afin de se connaître.
Par exemple, en sachant comment se comporte notre col en temps normal, plus besoin de tests de grossesse ou des mains étrangères d'un gynéco pour être certaine ... ! En plus des sensations ténues qui nous le soufflent, un toucher du col suffit pour pouvoir le déterminer  :)

Bref, ni pilule, ni stérilet, ni THS dans quelques années pour la ménopause ... merci, très peu pour moi !


Citation

Pour terminer, il me semble que tous ces scandales ahurissants qui nous sont révélés par ton article relèvent en fait d'un choix de société profond : une société hédoniste et matérialiste. Cette société ne supporte plus l'imperfection (qui est en réalité la seule source de progrès : voir les piétinements de la recherchhe).

Je partage tout à fait cette vision des choses.
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson

#19 Tinuviel

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Posté 19 juin 2004 à 11:49

Citation

De mon coté, j'ai pris la pillule pendant 9 ans, je peut vous dire qu'il y a une sacré différence de libido avec ou sans ovulation !  Pour moi, ça été une castration chimique et jamais plus je ne reprendrait ce truc.  


Oui ! J'ai omis de mentionner ça dans mon message précédent, mais je peux également témoigner de la même chose !
Des années de libido morose et grise, avant de découvrir que ce n'était pas une fatalité et que ça pouvait être vachement bon d'être "en chaleur"  :D  :D

Nexus, éprouves-tu également un pic de désir au moment de l'ovulation ?
Chez nous aussi bien moi que mon compagnon, par le biais des phéromones j'imagine, avons un période assez intense pendant les quelques jours autour de l'ovulation. Désir qui suit une courbe décroissante jusqu'aux règles, et remonte tout doucement par après.
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#20 nexus11

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Posté 19 juin 2004 à 12:15

Tinuviel, le Samedi 19 Juin 2004, 11:56, dit :

Des années de libido morose et grise, avant de découvrir que ce n'était pas une fatalité et que ça pouvait être vachement bon d'être "en chaleur"  :D  :D
Nexus, éprouves-tu également un pic de désir au moment de l'ovulation ?

Oui, pareil, courbe montante, gros pic autour de l'ovulation, la courbe décroissante dont tu parle est le revers de la médaille, mais je préfère 10-15 jours de descente tous les mois que le calme plat perpétuel de la pillule... :D

#21 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 03 août 2005 à 23:58

Après les THS, la pilule....


La pilule contraceptive officiellement classée cancérigène

Martine Perez
[02 août 2005]

Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), basé à Lyon (1), vient d'annoncer dans un communiqué que les contraceptifs oestro-progestatifs sont des cancérogènes du groupe 1 – c'est à dire avec le niveau de preuve le plus important –, après un examen complet de la littérature scientifique. Les experts estiment que la pilule contraceptive augmente le risque de cancer du sein, de cancer du col de l'utérus et de celui du foie. En revanche, elle diminue celui de l'ovaire et celui de l'endomètre.

Cette conclusion paraîtra abrupte, voire inconcevable pour les non initiés, dans la mesure où l'idée de l'innocuité totale de la pilule est un dogme difficile à remettre en cause. La contraception orale ayant été l'un des acquis les plus importants pour les femmes du vingtième siècle, il n'est pas question de l'abandonner ni de l'accabler de tous les maux. Ces conclusions pourraient cependant avoir un impact important sur la vie des femmes, en incitant les médecins à arrêter les prescriptions à partir d'un certain âge.

Plus de 100 millions de femmes prennent la pilule (sous forme d'associations combinées oestro-progestatives) dans le monde, soit près de 10% de celles en âge de procréer. Près de 80% des femmes ont déjà utilisé la pilule dans les pays industrialisés. C'est désormais un passage initiatique quasi obligé pour les jeunes filles avant de devenir mère et même souvent après. Beaucoup d'études ont souligné la très bonne tolérance de la pilule et la rareté des complications (essentiellement d'ordre thrombo-embolique). En 1999, les experts du Circ avait déjà publié une première monographie relevant que la pilule oestro-progestative augmentait légèrement le risque de cancer du foie.

En juin 2005, un nouveau groupe de 21 chercheurs de huit pays différents, non liés à des firmes pharmaceutiques, a été réuni à nouveau par le Circ pour rédiger une monographie – mise à jour et analyses de toutes les données – sur le risque cancérogène liés à la contraception hormonale et aux traitements de la ménopause, monographie qui sera publiée dans quelques semaines. Néanmoins, leurs principales conclusions sont d'ores et déjà disponibles sur le site internet du Centre. «Il existe une légère augmentation du risque de cancer du sein chez les utilisatrices actuelles et récentes de contraceptifs oraux. Mais dix ans après la fin de l'utilisation, le risque semble être redevenu semblable à celui des femmes qui ne les ont jamais utilisés», rapporte le docteur Vincent Cogliano (chargé des monographies du Circ). Cette conclusion repose sur plus de soixante études. L'une des analyses les plus importantes sur le sujet, publiée dans le journal médical The Lancet en 1996, porte sur 53 000 femmes atteintes d'un cancer du sein, comparées à 100 000 témoins de même âge. Elle concluait effectivement à une petite augmentation du risque. «Mais, à l'époque, les experts du Circ avaient attribué cette petite augmentation à des biais dans les études et non à la pilule elle-même, souligne le docteur Silvia Franceschi (Circ). En réanalysant toutes les données, nous avons conclu cette fois qu'il y avait bien une majoration incontestable des cancers du sein sous pilule, de l'ordre de 20%.» Cela n'est pas majeur, dans la mesure où le risque de cancer du sein chez la femme jeune reste faible. Néanmoins, un risque même très faible appliqué à une très large population peut finalement aboutir à l'émergence de quelques cas de cancer du sein chez des femmes jeunes. En moyenne, tous âges confondus, on observe 83 cas de cancer du sein pour 100 000 femmes par an en France.

Pourquoi la pilule oestro-progestative majorerait-elle le risque ? «Normalement, en période d'activité génitale, les ovaires d'une femme sécrètent pendant dix à quatorze jours par mois de la progestérone, précise le docteur Franceschi. Avec la pilule combinée, la femme est exposée pendant trois semaines aux progestatifs. L'association des progestatifs aux oestrogènes pourrait expliquer ce risque accru.» Faut-il pour autant bannir la pilule ? «Les experts n'avaient pas pour objectif de faire des recommandations en la matière. Mais par exemple, on pourrait envisager de proposer aux femmes de plus de 35-40 ans, un autre mode de contraception, dans la mesure où à partir de cet âge-là, le risque de cancer du sein commence à croître», ajoute Silvia Franceschi. Les experts ne disent pas si les jeunes filles ayant des antécédents familiaux de cancer du sein sont plus sensibles aux effets de la pilule et devraient s'abstenir de la prendre.

Par ailleurs, selon le Circ, la pilule augmente également le risque de cancer du col de l'utérus. Cette dernière maladie est due à un virus sexuellement transmissible, le papillomavirus. Pendant des années, les études ont montré que les femmes prenant la pilule avaient plus de cancer du col. Mais l'interprétation en était que celles sous pilule avaient plus de rapports sexuels et étaient donc plus à même d'être infectées par les papillomavirus. Or chez les femmes porteuses de ce virus, on a découvert que celles sous pilule développaient plus souvent des cancers du col que les autres. Cette conclusion est surtout problématique dans les pays en voie de développement où il n'y a pas d'organisation d'un dépistage de ce cancer par frottis comme c'est le cas ailleurs.

Le Circ a souligné à nouveau que la pilule multipliait d'un facteur deux à trois le risque de cancer du foie. Dans la mesure où ce cancer est très peu fréquent (2 cas pour 100 000 femmes par an), ce cancer reste très rare pour les femmes jeunes. En revanche, la pilule diminuerait le risque de cancer de l'endomètre et de l'ovaire d'environ 50%, ce qui est loin d'être négligeable. La réduction serait d'autant plus forte que l'utilisation serait longue et persisterait au moins quinze ans après l'arrêt.

Au final, les bénéfices sont-ils supérieurs aux risques ? «Il est possible que les bénéfices de la pilule soient supérieurs aux risques, mais ce n'est pas dans le champ du Circ de le montrer, souligne Vincent Cogliano. Des études d'évaluation dans chaque pays sont nécessaires pour répondre.»

(1) Le CIRC est un centre dépendant de l'Organisation mondiale de la santé.

source : Le Figaro et le ComPress du CIRC

-------------------
C'est dommage qu'une donnée fondamentale ne soit pas prise en compte alors qu'elle me semble essentielle dans la prévention du cancer des ovaires et du col de l'utérus, surement plus efficace que la pillule elle meme... le fait que les femmes qui prennent la pilule sont suivi par un gynéco et font des frottis de dépistage tous les ans... est ce la pilule ou se suivit qui est responsable de la diminution "des risques de cancer de l'endometre et de l'ovaire d'environ 50 %"...

Diamant

#22 Eilyne

Eilyne

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Posté 10 août 2005 à 17:10

j'ai pris la pilule pendant plusieurs années

je l'ai arrêté depuis novembre 97

sans relation masculine pendant plusieurs années... j'en ai rencontré un en septembre...
et en novembre j'ai réalisé la puissance de la libido quand on ne prend pas la pilule depuis longtemps... il en a d'ailleurs résulté un bébé qui va naître dans les prochaines heures ou prochains jours...

castration chimique? oui je crois... et on nous fait perdre conscience de ce que peux être le plaisir...

en Afrique ils font encore parfois une opération sur la femme pour leur enlever le clitoris,
en Europe c'est plus insidieux, on leur donne la pilule pour éviter les enfants, mais n'est ce pas aussi pour éviter qu'elles aient du plaisir?

après cela, mon ex m'a traitée de nymphomane... je pense surtout qu'il n'avait jamais fréquentée de femme qui ne soit pas sous l'effet de la pilule...


autre chose... il parait qu'il y a des oestrogènes dans le soya... et que donc boire trop de lait de soya par exemple peut être malsain pour la santé...

#23 Daddou

Daddou

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Posté 12 août 2005 à 03:23

paru dans le journal de Genève, un tout petit article:

Citation

L'information va causer de l'émoi et concerne des millions de femmes: L'Agence internationale pour la recherche contre le cancer annonce que les traitements hormonaux substitutifs (THS) déstinées à lutter contre les effets de la ménopause sont cancérigènes.
Le débat n'est pas nouveau.Ce qui l'est, c'est le changement de classification de "possiblement cancérigène" à "cancérigène" auquel procède l'agence. Selon celle-ci, les études prouvent de manières convaincante que les THS, associant généralement oestrogènes et progéstatifs, augmentent le risque de cancer du sein et de l'utérus. L'agence conseille aux femmes de discuter avec leur médecin et de peser le pour et le contre d'un tel traitement.


ben..j'ai attendu des réactions dans les journaux..un peu d'émoi, quoi!...rien..personne ne réagit. Pendant des années on dit prenez ces hormones...pas de danger..et maintenant,bon, on va peser le pour et le contre! mais y'a quoi à peser?c'est classé cancérigène et y'aurait du pour..y vont arriver à faire avaler ça?..j'en ai peur.


Ma soeur s'est fait opérée d'une tumeur au sein ( 3 opérations)..puis chimio..puis après, ils voulaient la mettre 3 ans sous traitement hormonal!..heureusement, elle l'a refusé..

bises à tous

#24 Cheminot

Cheminot

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Posté 21 décembre 2006 à 06:56

Une étude révélée le 15 décembre est sans appel :

La réduction inattendue et importante des cas de cancer du sein est directement liée à la forte diminution de l'utilisation du traitement hormonal de substitution à la ménopause.

Point barre!!

Ce message a été modifié par Cheminot - 21 décembre 2006 à 06:56.


#25 galileo

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Posté 21 décembre 2006 à 07:42

Je profite de l'occasion pour demander: et les hommes eux?

J'ai un ami âgé de 58 ans qui a longtemps souffert de petits problèmes, notamment fatigue et douleurs articulaires.
Il y a 3 ans je lui ai suggéré de demander à son médecin un traitement à la testostérone de substitution.  C'est ce qu'il a fait et depuis il se sent très bien.

Je lui avais conseillé cela car moi-même je testais alors sur moi-même le DHEA (le nom complet m'échappe) qui est le précuseur, le "matériau" de la testostérone. En vente libre aux USA et en France, mais interdit au Canada.
J'avais différentes raisons de faire le test, j'en ai pris pendant deux ans mais je n'ai pas noté de résultats remarquables. La raison à cela est qu'il semble qu'en fait je n'en avais pas (encore) besoin.  

Mais je pense que ceux qui cherchent "l'élixir de jouvence" devraient sérieusement regarder de ce côté à l'avenir.

#26 Liane

Liane

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Posté 21 décembre 2006 à 20:19

Citation

Une étude révélée le 15 décembre est sans appel :
In french :

Citation

Moins de cancer du sein sans hormonothérapie?

19 décembre 2006 –
Des chercheurs américains avancent que l’importante réduction du nombre de cas de cancer du sein, survenue en 2003 aux États-Unis, serait liée à l’abandon de l’hormonothérapie par des millions de femmes, au cours de l’année précédente.
http://www.passeport...?doc=2006121890

#27 Libertie

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Posté 18 mai 2010 à 09:12

Bonjour,
Je remonte ce sujet car je viens de lire un article sur alter info , à l'origine natural news, qui explique trés bien les dangers de l'hormonothérapie substitutive:

Citation

Décachetés dans le cadre d'une action en justice contre le géant pharmaceutique Pfizer, des documents révèlent comment des compagnies pharmaceutiques ont eu recours à la tromperie et la peur pour inciter les femmes à accepter les dangereuses panacées du traitement hormonal substitutif (THS).



      « Ces informations révélées devant la justice nous aident à comprendre comment l’"effet protecteur" sur le cœur des œstrogènes a pu se répandre comme une traînée de poudre dans la communauté médicale, » a déclaré Jerome L. Avorn de la Harvard Medical School.



      La compagnie Pfizer, qui a acheté Wyeth en octobre 2009, est poursuivie par plus de 13.000 personnes qui disent avoir développé un cancer et d’autres complications de santé après la prise des remèdes du THS. Les plaignantes affirment que la compagnie Wyeth a tout le temps été au courant de ces risques, et les a même minimisé tout en exagérant les avantages du traitement.



      La saga commença en 1966 avec le livre « Féminine pour toujours, » dans lequel un gynécologue masculin soutenait que la ménopause devait être considérée comme une maladie dégénérative et non pas comme un stade naturel de la vie. Au lieu de devenir « flasques, » « enclines à s’émousser, » et « asexuées » dans « l'horreur de cette vie en délabrement, » écrit Robert A. Wilson, les femmes devraient être traitées avec des hormones.



      Les médicaments du THS devinrent populaires, jusqu'à ce que la FDA ait conclu en 1975 qu'ils peuvent être à l’origine du cancer de l'utérus. Au milieu des années 90, présentés comme nouveaux et plus sûrs, ils furent réintroduits. Les documents du tribunal montrent qu’à ce moment, Wyeth entama une campagne qui promouvait ces spécialités pour des effets qui n'avaient jamais été démontrés, tels que la prévention des cardiopathies et de la maladie d'Alzheimer. La compagnie usa de tactiques telles que le recours à des nègres pour écrire des articles dans des revues, la rémunération de médecins pour qu’ils fassent fonction de représentants, et le parrainage de la formation continue des médecins.



      « Mon médecin a dit que, si vous ne remplacez pas les œstrogènes que vous perdez à la ménopause, le risque de certaines maladies liées au vieillissement peut grandir, » racontait le mannequin Lauren Hutton dans un message publicitaire de Wyeth. Un chroniqueur déclarait ensuite aux téléspectateurs que les chercheurs avaient enquêté sur le lien entre la ménopause et les maladies cardiovasculaires, la perte de mémoire et de la vue.



      Les remèdes du THS furent approuvés uniquement pour traiter les symptômes de la ménopause, tels que les bouffées de chaleur et les sautes d'humeur. Par la suite, des études les relièrent à un risque accru de cancer du sein, de maladies cardiaques et de démence.




Les sources de cet article incluent le News York Times :
www.nytimes.com/2009/12/13/business/13drug.html




Original : www.naturalnews.com/028676_HRT_drugs_fraud.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard


source:
http://www.alterinfo...ale_a45608.html



"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux"! Extrait du petit prince de St Exupéry.

#28 Tinuviel

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Posté 14 juillet 2011 à 13:29

Conférence du Professeur Joyeux concernant les cancers hormono-dépendants : cancer du sein, nocivité de la pilule contraceptive et des THS, effet hormonal de certaines erreurs nutritionnelles (excès de produits laitiers notamment), cancer de la prostate, cynisme des labos et hypocrisie des médecins à ce sujet... intéressant.

Pas de langue de bois en tout cas !

http://www.medicatri...r-du-sein#close
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson