Bonjour !
Voici un article paru dans le journal belge "La Dernière Heure" des samedi 4 et dimanche 5 octobre 2003, page 23, rubrique "plus ou moins net". Je vous laisse apprécier cette preuve irréfutable qui vient confirmer toutes nos craintes en ce qui concerne le Nouvel Ordre Mondial, les USA, la paranoïa sécuritaire et ses conséquences (programmées à l'avance, comme tout le monde le sait !), la violation ou le contournement des lois, la progression vers le contrôle total, la corruption de tout poil et la suppression pure et simple des libertés si personne ne finit par réagir avant qu'il ne soit trop tard !!!
Vic.

L'article ci-dessous :
LA MATRICE DE GEORGES W. BUSH
Matrix, juste un film de science-fiction ? C'est aussi une réalité. Commandée par les Etats-Unis. Initiée par un narcotrafiquant.
Bruxelles. - Matrix. M pour Multistate (multi Etats), A et T pour Anti-Terrorism, I pour Information et X pour eXchange. Matrix, non plus un film futuriste de contrôle de la population par des machines mais un projet de surveillance ultra-puissant en voie de développement aux Etats-Unis. Matrix est un nouveau programme américain d'interconnexion de bases de données publiques et privées. Objectif : renforcer considérablement les possibilités de lutter contre le terrorisme et la criminalité.
Les lendemains du 11 septembre se font chaque jour plus radicaux. Données du FBI, de la CIA, des polices locales, de mille et une autres agences publiques et surtout données issues du privé, ces milliards de données concernant les citoyens américains deviennent accessibles en un seul endroit. Avec Matrix, on peut tout savoir sur n'importe quel quidam en un clic. En résumé, on assiste à une nouvelle dégradation des droits à la privée. Jusqu'ici en effet, les bases de données privées nécessitaient un mandat pour être consultées. Aujourd'hui, avec Matrix et par le truchement d'une astuce juridique, plus besoin d'autorisation, le gouvernement s'informe sur tout, en toute impunité.
Mais le plus fascinant ne réside pas dans ce nouveau projet digne du roman 1984 de George Orwell mais aussi dans sa genèse. Lucy Morgan, une obscure journaliste d'un quotidien de Floride, le Sint Petersburg Time, s'est intéressée à l'affaire. C'est ainsi qu'elle a sorti Hank Asher, l'instigateur du projet. Hank Asher n'a rien d'un informaticien boutonneux. Multimillionnaire, le personnage pourrait incarner la crapule dans n'importe quel roman polar.
En remontant dans le temps, on découvre un gros trafiquant de coke. Pincé par les autorités, il échange son immunité contre une collaboration en tant qu'informateur et témoin dans plusieurs procès. Hank s'aperçoit que l'information, ça peut rapporter autant que la drogue. On le retrouve donc quelques années plus tard à la tête de la DBT, une société de collecte de données peronnelles. Hasard étrange, DBT est impliquée dans le scandale de décompte des voix en Floride lors des élections présidentielles dont Georges W. Bush sortira vainqueur.
En 1999, suite à de nouvelles magouilles mises à jour, DBT perd des contrats avec plusieurs centaines de services policiers. Hank Asher revend alors ses parts dans DBT, empoche 147 millions de dollars et crée une nouvelle société de collecte de données personnelles, Seisint. C'est elle qui aujourd'hui fournit la technologie de Matrix, le futur noeud de surveillance informatique pour l'ensemble de la population des Etats-Unis. Un ancien caïd de la drogue pourri jusqu'à la moëlle mais instigateur du plus grand système de contrôle du citoyen. Pas très reluisant pour l'utilisateur actuel du Matrix, la FDLE, l'administration en charge de la police de Floride, qui dès le lendemain de la parution de l'article sur le passé de Asher (le 2/9) s'est empressée de suspendre (temporairement) le contrat avec Seisint en attendant plus d'éclaircissement sur le passé de son patron Hank Asher.
Fabrice Cecchi.