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Nucléaire : fleuves chauffés à 30°


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6 réponses dans ce topic

#1 littlemat

littlemat
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Posté 12 août 2003 à 10:47

Voici un article qui démontre à quel point le nucléaire est illusoire et dangereux. Cet article peut être rapproché d’une dépêche AFP indiquant qu’une centrale à été arrosée par hélicoptère (soit-disant pour exercice) pour refroidir l’enceinte d’un réacteur qui pouvait dépasser les 50°. Sur l’autel de le climatisation énorme consommatrice d'électricité (prônée par EDF de façon détournée depuis des années)  les cours d’eau vont être chauffés à 30° tuant ainsi l’écosystème de ceux ci... :cpasmafaute:

Article parût dans le Monde du  10-11 août 2003.

Sécheresse : le mythe nucléaire s'évanouit par Stéphane Lhomme

Les centrales nucléaires, qui utilisent en permanence d'immenses quantités d'eau pour refroidir leurs réacteurs. Cette affaire est bien plus grave et bien moins conjoncturelle qu'on pourrait le penser : EDF et le gouvernement se préparaient sereinement à annoncer la construction d'un nouveau réacteur nucléaire, l'EPR, en réalité tête de série d'un nouveau parc de centrales qui enfermerait la France dans la folie nucléaire... pour cent ans de plus !
   Or voici que le mythe nucléaire s'effondre sous la canicule. En plus de ses terribles désavantages (risque de catastrophe, production de déchets radioactifs), le nucléaire est pris en défaut sur ses supposés points forts :
    - Contrairement aux déclarations des gouvernements successifs, contrairement aux campagnes publicitaires d'EDF, les centrales nucléaires n'ont pas protégé la France du réchauffement climatique ;
  -La «sécurité d'approvisionnement énergétique de la France» que, devait  nous  apporter  le nucléaire peut se transformer en véritable pénurie s'il faut arrêter les centrales. Car celles-ci rencontrent actuellement plusieurs problèmes importants :
   - La baisse du débit des rivières. Ce phénomène met actuellement en difficulté les centrales de Dampierre, Saint-Laurent, Belleville et Chinon, mais d'autres sites pourraient être menacés sous peu, comme Golfech, Civaux... La seule solution consiste à réduire la puissance de fonctionnement des réacteurs, voire à les arrêter ;
    -La température à l'intérieur des bâtiments réacteurs s'approche des limites autorisées. Scandaleusement, c'est dans la si précieuse nappe phréatique qu'EDF a puisé pour... arroser les réacteurs de la centrale de Fessenheim !
    - Les rejets d'eau des centrales dépassent en température les limites légales. Celles de Saint-Alban, Bugey, Golfech etTricastin se sont d'ores et déjà mises en infraction, sans parler du Blayais qui fonctionne carrément sans aucune autorisation. EDF demande actuellement des  dérogations  pour  pouvoir bafouer en toute impunité les règles de protection de l'environnement, qui ne servent donc... que lorsque tout va bien ;
   - De très dangereux micro-organismes, les  amibes, prolifèrent dans les rivières grâce aux rejets d'eau chaude des centrales nucléaires. Les risques, étudiés par le Conseil supérieur d'hygiène publique, vont jusqu'à la méningite mortelle. Ils ont été signalés en particulier en aval des centrales de Dampierre et de Civaux.
    Il est clair que la liste des centrales  concernées  peut  s'allonger dans les jours à venir. Et si, par chance, la France passe sans trop d'encombre la sécheresse actuelle, le même phénomène risque de se produire les années prochaines, et peut-être avec plus de gravité.
    Il n'est que temps de réorienter totalement la politique énergétique française :
  - Economiser  au  maximum l'énergie (les pays riches peuvent réduire leur consommation de moitié sans restreindre le niveau de confort) ;
  -Développer massivement les énergies renouvelables, qui ne présentent que des avantages : protection de l'environnement, développement de l'emploi, sûreté pour les populations et les salariés, sécurité d'approvisionnement... ;
  - Tourner le dos au nucléaire : ne pas construire de nouveau réacteur et mettre en place un plan de fermeture rapide des centrales actuelles.
   Le parc nucléaire français est un colosse aux pieds d'argile qui, tare suprême, empêche le développement des énergies renouvelables en accaparant la quasi-totalité des investissements.  Tant  qu'il  est encore temps, sortons de l'âge du nucléaire.

STÉPHANE LHOMME est porte-parole du réseau Sortir du nucléaire.

#2 pilo

pilo

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Posté 12 août 2003 à 12:37

Pour nos hommes politiques tant que ca a pas pete c pas dangereux


pilo

#3 Homer

Homer

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Posté 12 août 2003 à 12:49

Il y a malheureusement deux facteurs combinés en cette période de canicule :

* l'élévation de la température des réacteurs et de l'eau rejetée en raison de la température ambiante ;

* le manque d'eau dans les rivières qui fait que pour un litre d'eau chaude il y a 40 ou 50 litres d'eau froide là où il devrait y en avoir 70 ou 80 (les chiffres que je donne ne sont donnés que pour illustrer l'exemple).

#4 recherche

recherche

    Chercheur

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Posté 12 août 2003 à 17:54

que se passerait-il si la température fatidique qui est de 50 degrés pour les réacteurs nucléaires était dépassée ?
Les réacteurs nucléaires risquent t'ils d'exploser ? le simple fait de les arroser est-il suffisant ?
Risquons nous un nouveau Tchernobyl ?

:horreur_grosyeux:

#5 logan

logan
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Posté 12 août 2003 à 18:15

rassure toi recherche, cette température de 50°C est simplement fixée par sécurité.
si cette température est atteinte alors la procédure implique qu'ils doivent arreter la centrale. mais le niveau de dangerosité est bien plus haut rassure toi.

#6 Patience

Patience

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Posté 02 novembre 2003 à 22:53

Citation

Réunion unitaire le mardi 4 novembre 2003 pour envisager une manifestation nationale contre la construction de nouveaux réacteurs nucléaires en France


Chères amies, chers amis,

Vous savez certainement que le gouvernement va annoncer sous peu sa décision de construire de nouveaux réacteurs nucléaires en France, à commencer par un exemplaire du réacteur baptisé EPR. De nombreuses voix s'élèvent actuellement, y compris parmi celles et ceux qui n'ont pas de position globale contre le nucléaire, pour estimer que cette "relance du nucléaire" en France n'est pas acceptable.

Nous vous invitons donc à une réunion la plus large possible afin d'envisager une riposte commune dont une des formes pourrait être une MANIFESTATION NATIONALE devant l'Assemblée nationale, lieu où la décision du gouvernement sera validée début janvier. Cette manifestation pourrait avoir lieu le samedi 17 ou 24 janvier. Nous vous proposons d'ores et déjà de consulter vos agendas pour préparer la réunion unitaire qui aura lieu :



MARDI 4 NOVEMBRE 2003
18 h 30 ­ local de la Confédération paysanne
81 av République 93170 BAGNOLET
Métro : Gallieni (ligne 3) ou Robespierre (ligne 9)


Comptant sur votre présence, nous vous remercions de nous informer par avance de votre participation.


Pour le Réseau " Sortir du nucléaire " : Alain Rivat et Stéphane Lhomme
Pour la Confédération paysanne : François Dufour et José Bové



NB : ci-joint un appel à moratoire (destiné à être signé par des associations, syndicats, élus et personnalités) que nous venons de lancer et auquel vous pouvez bien entendu vous joindre sans qu'il soit pour autant nécessaire de le signer pour participer aux mobilisations. Merci de bien vouloir également le retransmettre à des personnalités ou à des élus  que vous connaissez.

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Appel pour un moratoire sur la construction de nouveaux réacteurs nucléaires en France

Appel associatif et syndical. Le soutien d'élus est accepté mais il est exclu que cet appel puisse être utilisé d'une quelconque façon pour appeler à soutenir ou voter pour un parti ou des personnalités politiques.


Le gouvernement s'apprête à décider début 2004, suite à la prochaine session parlementaire à l'Assemblée nationale, de la construction du réacteur nucléaire EPR, véritable "tête de série" qui serait suivie d'autres réacteurs du même type. Nous considérons que cette démarche visant à relancer le nucléaire en France est illégitime :

- le " débat national sur l'énergie " du printemps 2003 a été organisé de façon non démocratique, sans que les citoyens ne puissent réellement y prendre part, et dans le but évident de permettre au gouvernement de prendre une décision favorable à la construction du réacteur nucléaire EPR.

- la question des déchets radioactifs produits par les centrales nucléaires actuelles n'a pas de solution. Il est donc irresponsable de construire d'autres réacteurs qui ne pourront qu'aggraver la situation

- le risque de catastrophes nucléaires reste intolérable et, par ailleurs, la vérité sur le passage du nuage de Tchernobyl en France reste à établir.

- l'été 2003 a montré que le nucléaire était extrêmement vulnérable face à des canicules que les climatologues annoncent plus fréquentes et  intenses.


En conséquence, les organisations et personnalités soussignées exigent :


- un moratoire sur la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.

- la mise en oeuvre immédiate d'un ambitieux plan d'économies d'énergies et de développement des énergies renouvelables.



Premiers signataires :

Associations et syndicats

Réseau " Sortir du nucléaire ", Confédération paysanne, Les Amis de la Terre, Keep it blue, Réseau Action Climat, Association pour le contrat mondial de l'eau, Pratiques et Réflexions Féministes "Ruptures",

Personnalités (" société civile ") José Bové (syndicaliste), Manu Chao (artiste), Jo Le Guen (navigateur), Marc Jolivet (artiste), Eugène Riguidel (navigateur), Charlélie Couture (artiste), Guy Bedos (artiste), Monique Dental (universitaire, Paris 7),

Elus (soutien) : Janie Arneguy, conseillère municipale, Nîmes (30) ; Jean-Marc Ben, maire-adjoint, Calais (62) ; Yves Cochet, député (75) ; Bruno Della Sudda, conseiller municipal, Nice (06) ; AM Dubois, adjoint au maire, Bendejun (06) ; Henri Féral, conseiller municipal, Montamisé (86) ; Jean Louis Griveau, conseiller municipal, Douarnenez (29) ; Pierre Hébert, conseiller municipal, Maromme (76) ; Alain Krivine, député européen ; Noël Mamère, député (33), JF Pellissier, maire adjoint, Paris 13ème ; Alain Touleron, conseiller municipal, Vaulx-en-Velin (69) ; Roselyne Vachetta, députée européenne ;


Coordination : Réseau " Sortir du nucléaire " (Fédération de 650 associations)
9 rue Dumenge, 69004 Lyon ­ www.sortirdunucleaire.org - Tel : 04.78.28.29.22



#7 Patience

Patience

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Posté 24 juin 2005 à 23:34

Citation

eau et nucléaire


Communiqué du Lundi 20 juin 2005


Sécheresse et centrales nucléaires :

Désobéissance civique contre la centrale nucléaire de Golfech
Des citoyens déchirent les pages de l'enquête publique




La centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) se met en infraction quasiment tous les étés, en particulier avec des rejets d'eau trop chaude.
Pour lui permettre de fonctionner sans se préoccuper des conséquences sur l'environnement, EDF a déposé une demande de nouveaux arrêtés, encore plus laxistes qu'actuellement :

- 23% d'augmentation pour l'eau pompée dans la Garonne !

- 50% d'augmentation de l'eau évaporée (chaque année de mai à octobre) !

- 25% d'augmentation des rejets radioactifs de tritium !

- de 200 à 360% d'augmentation de divers rejets chimiques !

Quant aux rejets d'eau chaude, ils ne seront plus limités à "28° maximum mesurés après mélange" mais à "30° calculés sur 24h" ! C'est la porte ouverte à tous les abus.


Les militants "fissurent" l'enquête publique :

Une Enquête publique est en cours (30 mai - 13 juillet) avant que ces nouveaux arrêtés ne soient validés. Les militants antinucléaires ont lancé une opération de "fissurage" : il s'agit de déchirer, partiellement, des pages de l'enquête publique, ce qui est bien entendu illégal.

Tels les "Faucheurs volontaires" anti-OGM, les "Fissureurs volontaires" agissent dans la cadre de la "désobéissance civique" pour tenter d'attirer l'attention de l'opinion publique sur le véritable scandale que constituent ces futurs arrêtés.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" soutient les "Fissureurs volontaires".




Prochaine action des "Fissureurs volontaire"

Mercredi 22 juin, 14h

Halle Jean Baylet - Valence d'Agen (82)






Sud-Ouest - Mercredi 22 juin  2005
NUCLEAIRE - Au Blayais (33) comme dans d'autres centrales, la sécheresse,
éventuellement conjuguée à la canicule, ne simplifie pas la tâche d'EDF

A l'épreuve de la sécheresse


Centrale du Blayais. Pour mesurer la température de l'eau en temps réel, des thermographes devraient être installés PHOTO FABIEN COTTEREAU


La production d'électricité nucléaire pourrait-elle être affectée par la météo ? Deux ans après la vague de chaleur de 2003, la question resurgit en ce début d'été. Car s'il n'est pas du tout certain que la canicule actuelle se prolonge ou se renouvelle, une chose est sûre en revanche :
l'exceptionnelle sécheresse de l'hiver et du printemps a un impact sur le débit des rivières. Or, plus celui-ci est faible, moins vite les eaux plus chaudes sortant des circuits de refroidissement des centrales peuvent se trouver diluées.
En cas de forte chaleur prolongée, la température des cours d'eau en sortie de centrale risquerait donc de dépasser les limites admises, qui visent notamment à préserver les équilibres écologiques. En 2003, plusieurs centrales nucléaires avaient dû être autorisées par dérogation à dépasser les températures limites de rejet. Certaines, qui étaient parfois les
mêmes, avaient dû finir par réduire ou arrêter leur production.

Associations vigilantes. Le réseau Sortir du nucléaire, qui regroupe plusieurs centaines d'associations, dont le groupe girondin Tchernoblaye, suit évidemment le dossier de très près. Stéphane Lhomme, animateur de Tchernoblaye s'intéresse notamment à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), qui se trouvait en 2003 dans une situation particulière.
L'arrêté concernant ses autorisations de prise d'eau et de rejet se trouvait caduc et n'avait plus de valeur juridique. Tchernoblaye et le réseau Sortir du nucléaire ont d'ailleurs intenté des actions judiciaires à ce sujet.
Depuis lors, un nouvel arrêté, publié en septembre 2003 régit le fonctionnement de l'établissement qui s'est vu enjoindre, dans ce cadre, de prendre plusieurs mesures avant le 30 juin. Selon Julien Collet, directeur régional de l'autorité de sûreté nucléaire qui est en quelque sorte la gendarmerie de l'atome , la plupart des dispositfs prescrits à cette occasion et qui concernaient entre autres de nouvelles modalités de mesures des effluents radioactifs sont déjà opérationnels.

Deux points, concernant précisément les problèmes de température, restent cependant à régler. Le premier a trait à des systèmes de mesure (thermographes), immergés dans l'estuaire girondin, permettant de vérifier à tout moment la température en temps réel (1) et non plus avec six mois de délai, comme c'était naguère le cas.
Ces thermographes devraient être installés le 27 juin, selon la direction qui doit aussi, en même temps, satisfaire à une autre obligation : il lui faut également faire fonctionner des systèmes de mesures thermiques dans les gros hydrocollecteurs, qui amènent l'eau de refroidissement de chacun des quatre réacteurs vers l'émissaire central de rejet. Le dispositif très récemment installé pour ce faire a subi une panne. EDF assure cependant qu'en tout état de cause, l'échéance du 30 juin sera respectée pour cette exigence comme pour la précédente.
Mais le Blayais n'est peut-être pas sur ce point la centrale la plus vulnérable. Car la Gironde charrie beaucoup plus d'eau que les diverses rivières (Garonne, Vienne, etc.) sur lesquelles sont installées la plupart des autres centres de production nucléaires. En général, ces établissements disposent, comme c'est en général le cas à Golfech (Tarn-et-Garonne), de
tours d'aéroréfrigération qui contribuent au refroidissement sans toutefois supprimer le recours aux prises d'eau.

Météo guettée. A la direction générale d'EDF, on assure que le nécessaire a été fait pour que ce parc fluvial fonctionne dans les meilleures conditions : pour la plupart des centrales concernées, des retenues d'eau pourraient être libérées, en cas de besoin, pour augmenter le débit des rivières. Des systèmes de climatisation ont été développés pour limiter la chaleur des
installations, et donc les besoins de refroidissement. Il n'en reste pas moins que l'hypothèse d'une réduction de leur production n'est pas écartée.
Mais, pour mettre toutes les chances de son côté, EDF a décidé de limiter au maximum les opérations de maintenance de celles des centrales installées au bord de la mer ou des estuaires. Moins exposées aux pénuries d'eau, elles pourraient s'avérer particulièrement précieuses en cas de canicule.
Quoi qu'il en soit, l'entreprise guettera la météo avec une attention toute particulière. Car la sécheresse la prive d'une petite partie de sa puissance de production hydraulique. Et, en cas de recours massif aux climatiseurs, des pics de consommation comparables à ceux de l'hiver
pourraient se produire. Il faudra donc attendre la fin de l'été pour savoir si toutes les leçons de 2003 ont bel et bien été tirées.
(1) Celle-ci ne doit pas excéder 30 degrés, sauf du 15 mai au 15 octobre
(36ø5).