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Découverte d'un microbe résistant à une chaleur record
WASHINGTON (AP) - Certains l'aiment chaud, mais personne autant que "Souche 121", un étrange microbe capturé à proximité d'une cheminée volcanique au fond de l'Océan pacifique. Cet organisme unicellulaire a pu survivre à 130 degrés Celsius, une température qu'aucune autre forme de vie ne peut supporter.
Le microbe a été capable de se reproduire et de croître par 121°, la température habituellement utilisée dans les autoclaves pour stériliser les instruments médicaux, affirme Derek Lovley, principal auteur d'une étude publiée vendredi dans la revue "Science".
"Depuis 120 ans, le dogme en microbiologie est que cette température tuerait n'importe quel organisme vivant", explique le microbiologiste de l'Université du Massachusetts. Mais pas Souche 121.
Au cours d'expériences menées en laboratoire, Derek Lovley et le co-auteur de l'étude, Kazem Kashefi, ont soumis Souche 121 à des températures de plus en plus élevées. L'agent infectieux a survécu à tous les tests.
"Nous avons seulement continué à augmenter la température, et il a continué à vivre", ont-ils expliqué. "Finalement, nous l'avons placé dans un autoclave, qui est supposé tuer n'importe quel organisme, mais quand nous l'en avons retiré, il était toujours vivant et, en fait, avait grandi. Cela nous a sidérés."
Jusqu'alors, l'organisme connu le plus endurant à la chaleur était Pyrolobus fumarii, un microbe découvert en 1997 dans un bassin thermal en Italie. Pyrolobus fumarii arrête de croître à une température de 113 degrés Celsius et meurt après avoir passé une heure dans un autoclave à 121 degrés.
Souche 121, lui, semble adorer les températures torrides qui règnent dans les autoclaves. En 24 heures, à 121 degrés C, non seulement il continue à vivre, mais il se reproduit.
Souche 121 et Pyrolobus fumarii appartiennent tous les deux au règne des Archaeabactéries. Les organismes vivants sont divisés en trois règnes, selon leur génotype et la structure de leur cellule. Les gens, les plantes et les animaux appartiennent au règne des Eucaryotes. La plupart des bactéries à celui des Eubactéries. Le troisième règne est celui des Archaeabactéries, des micro-organismes unicellulaires qui vivent et se reproduisent à très haute température et possèdent un ADN différent de celui des deux autres.
Souche 121 a été découvert dans des échantillons provenant de l'eau de ruisseaux et de substances chimiques émises par des cheminées volcaniques du fond de l'océan Pacifique, dans le détroit Juan de Fuca.
Ces cheminées volcaniques émettent de l'eau à plus de 150 degrés C, chargée de minéraux, notamment de fer et de sulfurates.
Selon Derek Lovley, Souche 121 utilise de l'oxyde de fer qu'elle puise dans le ruisseau pour métaboliser les molécules organiques. Il ajoute que "la plus ancienne forme de vie apparue sur la terre pourrait avoir été semblable à Souche 121, résistante à de très fortes températures et se servant de fer pour son métabolisme".
"A chaque fois que nous découvrons un nouveau micro-organisme capable de survivre à des températures encore plus élévées, nous augmentons la possibilité que la vie se développe ailleurs dans notre système solaire ou au-delà", souligne pour sa part Jan Amend, microbiologiste et géochimite à l'Université Washington de St Louis.
Sur le Net:
Science: www.sciencemag.org
WASHINGTON (AP) - Certains l'aiment chaud, mais personne autant que "Souche 121", un étrange microbe capturé à proximité d'une cheminée volcanique au fond de l'Océan pacifique. Cet organisme unicellulaire a pu survivre à 130 degrés Celsius, une température qu'aucune autre forme de vie ne peut supporter.
Le microbe a été capable de se reproduire et de croître par 121°, la température habituellement utilisée dans les autoclaves pour stériliser les instruments médicaux, affirme Derek Lovley, principal auteur d'une étude publiée vendredi dans la revue "Science".
"Depuis 120 ans, le dogme en microbiologie est que cette température tuerait n'importe quel organisme vivant", explique le microbiologiste de l'Université du Massachusetts. Mais pas Souche 121.
Au cours d'expériences menées en laboratoire, Derek Lovley et le co-auteur de l'étude, Kazem Kashefi, ont soumis Souche 121 à des températures de plus en plus élevées. L'agent infectieux a survécu à tous les tests.
"Nous avons seulement continué à augmenter la température, et il a continué à vivre", ont-ils expliqué. "Finalement, nous l'avons placé dans un autoclave, qui est supposé tuer n'importe quel organisme, mais quand nous l'en avons retiré, il était toujours vivant et, en fait, avait grandi. Cela nous a sidérés."
Jusqu'alors, l'organisme connu le plus endurant à la chaleur était Pyrolobus fumarii, un microbe découvert en 1997 dans un bassin thermal en Italie. Pyrolobus fumarii arrête de croître à une température de 113 degrés Celsius et meurt après avoir passé une heure dans un autoclave à 121 degrés.
Souche 121, lui, semble adorer les températures torrides qui règnent dans les autoclaves. En 24 heures, à 121 degrés C, non seulement il continue à vivre, mais il se reproduit.
Souche 121 et Pyrolobus fumarii appartiennent tous les deux au règne des Archaeabactéries. Les organismes vivants sont divisés en trois règnes, selon leur génotype et la structure de leur cellule. Les gens, les plantes et les animaux appartiennent au règne des Eucaryotes. La plupart des bactéries à celui des Eubactéries. Le troisième règne est celui des Archaeabactéries, des micro-organismes unicellulaires qui vivent et se reproduisent à très haute température et possèdent un ADN différent de celui des deux autres.
Souche 121 a été découvert dans des échantillons provenant de l'eau de ruisseaux et de substances chimiques émises par des cheminées volcaniques du fond de l'océan Pacifique, dans le détroit Juan de Fuca.
Ces cheminées volcaniques émettent de l'eau à plus de 150 degrés C, chargée de minéraux, notamment de fer et de sulfurates.
Selon Derek Lovley, Souche 121 utilise de l'oxyde de fer qu'elle puise dans le ruisseau pour métaboliser les molécules organiques. Il ajoute que "la plus ancienne forme de vie apparue sur la terre pourrait avoir été semblable à Souche 121, résistante à de très fortes températures et se servant de fer pour son métabolisme".
"A chaque fois que nous découvrons un nouveau micro-organisme capable de survivre à des températures encore plus élévées, nous augmentons la possibilité que la vie se développe ailleurs dans notre système solaire ou au-delà", souligne pour sa part Jan Amend, microbiologiste et géochimite à l'Université Washington de St Louis.
Sur le Net:
Science: www.sciencemag.org
Etonnant non ? Ce microbe a tres bien put etre amene par une meteorite
On veut explorer l'espace mais on connait meme pas notre planete
pilo










