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les acouphenes


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5 réponses dans ce topic

#1 luciole84

luciole84

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Posté 01 septembre 2003 à 15:24

savez vous ce que sont les acouphenes et qq ici sur ce forum pourrait til me dire si il connais une methode pour les attenuer ou les faire cesser ?
je parle des acouphenes quine sont pas causes par un traumatisme auditif ( genre concert decibels etc..)
VIVRE AVEC EN PERMANENCE  jour et nuit avec un bruit de sifflet dans la tete est infernal et les O.R.L  sont impuissants
merci pour tous renseignement s utiles.
Luciole

#2 +++Athanor+++

+++Athanor+++
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Posté 01 septembre 2003 à 15:31

Peut être une lecture d'aura ferait apparaître des noeuds dans tes nadis ou chackras... et cela empecherait l'énergie de bien circuler  la retenant à certains endroit tel un barrage.Es tu sur que l'origine n'est pas physique? De toute façons mieux vaut commencé par le plus simple: une lecture d'aura.Elle permet de voir la localisation des problemes.et d'agir soit sur ce plan soit de conseiller les medecins sur l'endoit source du problème à investiguer.

#3 c-cube

c-cube
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Posté 01 septembre 2003 à 15:32

Jette un oeil sur ce lien :

http://www.france-acouphenes.org/

Citation

L’acouphène chronique est un bruit subjectif, entendu sans cesse, jour et nuit, " dans l’oreille " ou " dans la tête ", sans aucun stimulus sonore extérieur. Dans 95% des cas, le patient est le seul à " entendre " son acouphène. Il ne s’agit pas d’une hallucination auditive : des techniques d’imagerie médicale sophistiquées permettent d’" objectiver " l’acouphène. L’acouphène peut être le symptôme d’une pathologie du système auditif, comme l’otospongiose, la maladie de MÉNIÈRE, le neurinome de l’acoustique, etc., ou bien être la séquelle d’un accident traumatique, fracture du rocher notamment. Il peut aussi se manifester en cas d’hypercholestérolémie, d’hypertension, d’hyperthyroïdie, de malocclusion dentaire, etc. Il survient fréquemment après un traumatisme sonore ou barométrique, ou un choc émotionnel. La plupart du temps, l’étiologie de l’acouphène n’est pas clairement identifiée.

J'ai trouvé ça avec Yahoo !

#4 remlug

remlug

    Faire confiance est un acte de courage...

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Posté 22 novembre 2003 à 02:51

Tiens Luciole84, je viens de tomber sur ce site qui t'apportera peut être des éléments de réponse.
http://www.biodecodage.com/gomme.html

A première vue et pour un non spécialiste comme moi, sa théorie est cohérente.
Reste à la frotter à la réalité...

Ca m'intéresse fort de savoir s'il peut y avoir un lien avec ce qui t'arrive. Même en MP.

:calin:

#5 Patience

Patience

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Posté 27 février 2004 à 20:21

Citation

Les acouphènes
(bruits et sifflements d’oreille)



Trente à 40 millions d’Européens seraient concernés par ce problème.
Les médecins, souvent incapables d’apporter une solution à cette infirmité, se contentent souvent de déclarer "qu’il faut faire avec". Pourtant, ce problème peut prendre des proportions telles qu’il peut gravement endommager l’intégrité des personnes atteintes et aboutir à l’obsession, la dépression, voire le suicide.
Les acouphènes peuvent être permanents ou intermittents, unilatéraux ou bilatéraux.



Quels sont les facteurs déclenchants ? • Des maladies inflammatoires, comme otites, laryngites, méningites.

• Des maladies dégénératives, comme ostéospongiose, tumeur de l’oreille moyenne, artériosclérose, anévrismes crâniens (hernies artérielles), baisse auditive, arthrose cervicale, malocclusion dentaire, déséquilibres vertébraux.

• Des intoxications médicamenteuses, alimentaires par métaux lourds, dont le mercure et le plomb des amalgames dentaires classiques, par l’alcool, l’aspirine et dérivés, la quinine, certains antibiotiques, les aminosides, certains diurétiques, l’oxyde de carbone.

• Des dysfonctionnements organiques, comme l’hypertension artérielle, l’hyperthyroïdie, l’anémie, simple bouchon de cérumen.

• Des traumatismes crâniens ou sonores (explosion, déflagration, bruits intenses prolongés), choc physique violent, accident de voiture.

• Des problèmes bucco-dentaires, comme malocclusion, dentiers mal adaptés, dysfonctionnement mandibulaire.

• Des chocs émotionnels, comme divorce, deuil, chômage, stress professionnel, etc.

Il est bien évident que le processus de l’acouphène est multifactoriel, complexe, et que de surcroît, pour le plus grand malheur des malades, 10% des cas restent inexpliqués. On ne peut donc pas compter sur une pilule miracle puisque chaque cas est un cas particulier. L’on peut aussi bien être tiré d’affaire par un homéopathe, un acupuncteur, un ostéopathe, un naturopathe, un sophrologue, un rhumatologue, un cardiologue — la liste est non exhaustive —, mais aussi, nous allons le voir, par un dentiste mandibulogue. Le problème consiste donc à dévoiler la cause du mal et d’être orienté vers un spécialiste adéquat.




Avant tout, il convient de consulter un O.R.L.
Car c’est lui qui, par ses examens, peut apporter une solution immédiate ou orienter vers une thérapie alternative. De fait, il est probable qu’il puisse remédier à une otite chronique, à un bouchon de cérumen, à un athérome artériel local par des médicaments vasodilatateurs, à une surdité débutante souvent génératrice d’acouphènes, ou aussi à une distorsion auditive pouvant agresser l’oreille avec des sons très fort. Il est à noter que les méthodes de rééducation auditive, maintenant très répandues en France, visent à reprogrammer l’oreille par une musicothérapie corrigée par ordinateur en fonction d’un test audiométrique initial. Certains troubles associés peuvent ainsi disparaître.
En tout état de cause, aucune thérapie sérieuse ne peut être envisagée sans un questionnaire "fouillé", et il est important de ne pas avoir à faire à un médecin aux vues étriquées ramenant tout à sa propre spécialité, avec une façon toute personnelle d’appréhender le sujet par le bout de sa lorgnette.




Le sauveur peut être un ostéopathe (ou similaire) ou un podologue14% des acouphènes auraient une origine vertébrale. L’arthrose cervicale tend à rigidifier le cou, l’ensemble de la boîte crânienne, les nerfs et les muscles du système visuel et auditif. Des acouphènes peuvent en résulter. Il peut y avoir un problème de posture, avec un déséquilibre engendré par une jambe plus courte que l’autre, ou des douleurs lombaires classiques qui, par le biais de compensations d’équilibre, rejaillissent sur l’oreille interne. Un podologue peut résoudre certains de ces problèmes avec une simple semelle — et certains acouphènes vieux de plusieurs années cèdent au bout de 5 à 6 séances de manipulations générales ou d’ostéo-crâniennes. Les traumatismes par choc violent peuvent évidemment être corrigés par ces techniques.




Quand la personne a besoin d’être rassurée, consolée, ou revalorisée Ceci est le créneau du choc émotionnel. Un bon psychothérapeute, des séances de relaxation, des cours de yoga, en vue de ramener la paix intérieure, contribuent à despasmer certains petits muscles, des capillaires, à laisser recirculer l’énergie vitale et à effacer quasi miraculeusement les acouphènes. Une acupuncture bien menée peut apporter ainsi la solution aux acouphènes lorsque la cause est d’ordre psycho-énergétique.




On ne pense pas assez à la malocclusion dentaire
Selon le Dr Alstrock, de Bonn, 19% des acouphènes auraient une cause dentaire. De son côté, le Dr Bernard Montain, auteur de plusieurs ouvrages — dont deux édités chez Guy Trédaniel : "La santé à pleines dents" et "Des bruits dans les oreilles" —, avance le chiffre de 40%. Aussi déclare-t-il : "Depuis plusieurs dizaines d’années au cours desquelles je me suis occupé des occlusions dentaires, je peux dire que huit cas sur dix des patients souffrant d’acouphénie d’origine bucco-dentaire, ont été soulagés durablement, ou guéris d’une façon définitive. De plus, non seulement ces patients sont débarrassés de leur "chant d’oreille", mais également de troubles annexes tels que maux de tête, douleurs du dos, perturbation du cycle féminin, psychasthénies, états dépressifs, etc."



Qu’est-ce que la malocclusion dentaire ?
C’est le fait que les dents du haut et celles du bas ne s’emboîtent pas correctement. Cette malocclusion peut être congénitale ou acquise au cours de la vie.
La malocclusion acquise peut avoir pour causes :

- une contraction permanente inconsciente des mâchoires

- des soins de mauvaise qualité

- des prothèses dentaires de conception erronée

- des maladies du parodonte avec destruction des tissus osseux de soutien dentaire.

La malocclusion dentaire peut entraîner de nombreux troubles annexes, tels que : maux de tête, douleurs vertébrales diverses, sinusites chroniques avec écoulements dans la gorge, allergies cutanées, acidité gastrique, ulcères intestinaux, alternance diarrhée/constipation, fatigue au réveil, dépression nerveuse, troubles de la sexualité, douleurs prémenstruelles, cycles irréguliers, hémorragies, psoriasis, eczéma, troubles de l’audition, diminution de l’acuité auditive, vertiges, excès de cérumen… et acouphènes.



Les examens
L’interrogatoire du patient fait apparaître une ou plusieurs de ces pathologies, aidant ainsi au diagnostic de la malocclusion. L’examen des arcades dentaires à l’état statique et cinétique (bruits articulaires), la palpation des muscles masticateurs, la radio panoramique et des tomographies des articulations temporo-mandibulaires permettent de visualiser très précisément les éventuelles contraintes sur l’oreille moyenne. Un télécrâne effectué de profil permet d’effectuer la céphalométrie pour quantifier la malocclusion. Enfin, le T-scan est une analyse élaborée permettant de visualiser la chronologie des contacts à la fermeture de la bouche, ainsi que l’intensité de ces contacts. L’harmonisation de cette chronologie de contact contrôlée tout au long des traitements est l’un des éléments les plus importants de la réussite.



Le traitement mandibulo-dentaireLa malocclusion entraîne des spasmes qui intéressent 64 petits muscles en rapport avec les muscles tenseurs du tympan. L’origine dentaire des acouphènes a été définie avec certitude par le Dr Vernon, de Portland (USA), par les six critères suivants :
1. sensation d’oreille bouchée
2. douleur auriculaire
3. présence de deux ou plusieurs sons
4. modification de l’acouphène lors de la mastication
5. progressivité de l’apparition de l’acouphénie
6. difficulté d’annuler l’acouphène avec un masqueur.

Le traitement consiste à fixer des orthèses sur les dents, modifiables tout au long du traitement d’environ douze mois. Un contrôle permanent d’une chronologie d’occlusion harmonieuse est réalisée grâce au T-scan. Une orthopédie dento-faciale peut être nécessaire pour libérer certaines contraintes des articulations temporo-mandibulaires, et des audiogrammes sont régulièrement effectués pour suivre les modifications éventuelles de l’audition.



Pour plus de renseignements

Ouvrage : "Des bruits dans les oreilles : les acouphènes", Dr. Bernard Montain. Éd. Guy Trédaniel.
Contact : Association Hygiène et Santé — 4 rue de Sontay, 75116 Paris — Tél. 01 45 01 60 05.




Pour les 10% de laissés pour compte, il reste la tinnitométrie de Pierre Grignard (audioprothésiste)Lui-même atteint d’acouphénie, ce maître artisan en lunetterie et en audioprothèse a mis au point des prothèses adaptées qui neutralisent tout ou partie des acouphènes.
Principe de fonctionnement de l’appareil
Sa technique s’appuie entre autres sur une expérience de physique de Huygens-Fresnel consistant à laisser tomber une bille à la surface d’une eau calme à l’intérieur d’un récipient. Lorsque l’on arrive à régler les paramètres de l’expérimentation pour obtenir une onde de choc entrant en résonance, l’agitation de l’eau devient disproportionnée et cela fait monter le niveau. Par contre, si l’on crée une agitation aléatoire de l’eau près du point de chute, le phénomène est amorti, voire supprimé.

L’oreille interne fait l’objet de phénomènes similaires pouvant donner lieu à des résonances type effet Larsen, bien connu en sonorisation. Par analogie, Pierre Grignard a cherché à imprimer aux liquides de l’oreille interne des impulsions vibratoires visant à casser certains phénomènes de résonance indésirables. La technique de la tinnitométrie consiste en une neutralisation des acouphènes par amortissement et non un masquage par inversion du signal sonore.
Une étude en double aveugle contre placebo a été effectuée dans neuf centres expérimentaux, avec la participation de 33 médecins (33… c’est normal). Elle a été réalisée chez 137 patients souffrant d’acouphènes, dont 106 ont été équipés d’un appareillage auditif adapté, et 31 d’un appareillage factice.
Le résultat global se résumait comme suit :
pas d’effet 25% - amélioration 50% - neutralisation 25%
ce qui revient à un effet positif dans 75% des cas.
Cette étude a été réalisée par le laboratoire Qualilab, sous le contrôle du Pr Rimbert, de la Faculté des sciences de Poitiers.
La Tinnitométrie a été appliquée depuis 1975 sur 1 400 cas recensés avec une moyenne de 75% d’effets positifs, comme dans l’expérimentation contrôlée.



Renseignements

Institut International de Tinnitométrie : 18, rue Amiral Barjot — BP 38 — 36300 Le Blanc.
Tél. 02 54 28 33 33. Fax 02 54 28 33 31.
E-mail : sonagora a aol.com - www.oda.fr/aa/tinnitometrie.



Source : Soignez-vous

#6 Patience

Patience

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Posté 02 mars 2004 à 12:54

Citation

Acouphènes





[SIZE=7]Traitements possibles


Traitements médicaux
Traitement de la maladie sous-jacente s'il y a lieu ou modification d'une médication, masquage de l'acouphène, rééducation de l'ouïe, thérapie cognitivo-comportementale.


Traitements non conventionnels

Hypnothérapie.


Mélatonine (pour améliorer le sommeil), vitamine B12, zinc (en cas de déficience).


Acupuncture, pharmacopée chinoise, chiropratique, ostéopathie, thérapie crânio-sacrée, gestion du stress (yoga, technique Alexander, massothérapie).


Ginkgo, actée à grappes noires (acouphènes associés à la ménopause).


Critères de classification

Description médicale
Une pulsation, un sifflement, des cliquetis : nous expérimentons tous (ou presque!) dans notre vie de brefs moments où nous entendons des sons dans notre oreille, qui ne parviennent pas de notre environnement. Des sons que nous sommes donc les seuls à entendre, puisque nous les générons. Cela survient souvent, par exemple, après avoir été exposé à une musique très forte. Ces sons internes disparaîtront généralement d'eux-mêmes, sans intervention. Or, chez certaines personnes, le problème devient chronique, et altère peu à peu la qualité de vie. Au Québec, on estime qu'environ 600 000 personnes seraient touchées par ce problème, dont 60 000 gravement.

Cette sensation auditive anormale se nomme « acouphènes ». On en distingue deux catégories : les acouphènes objectifs et les acouphènes subjectifs.
Les acouphènes objectifs peuvent résulter :
- d'un défaut structurel de l'oreille interne;
- d'une anomalie vasculaire;
- de contractions musculaires répétées.
Ces acouphènes sont parfois tellement bruyants qu'il est possible de les entendre en écoutant directement dans les oreilles de la personne affectée. Ils ne représenteraient que 1 % des cas d'acouphènes.

Dans la plupart des cas toutefois, seuls ceux qui en souffrent peuvent entendre les acouphènes. Il s'agit alors d'acouphènes subjectifs, que la science a, de ce fait, beaucoup plus de difficulté à expliquer et donc à traiter.

De nos jours, les causes les plus fréquentes d'acouphènes sont le déclin des fonctions auditives avec l'âge et l'exposition excessive au bruit.

Description énergétique
Selon la médecine traditionnelle chinoise (MTC), les causes les plus courantes des acouphènes sont l'attaque d'un « pervers externe » (par exemple, une atteinte virale suivant la médecine occidentale), ou une lésion interne liée aux émotions (colère, préoccupations, peur...), à une alimentation trop riche produisant des mucosités, à une consommation excessive d'alcool produisant du Feu, à des activités sexuelles immodérées, au surmenage physique, etc. Toutes ces causes peuvent produire finalement un blocage de l'oreille interne et causer non seulement des acouphènes, mais aussi la surdité qui en est souvent l'aboutissement final.

Les mécanismes les plus importants qui conduisent à la formation des acouphènes sont la dysfonction du Coeur et du Rein, de sorte que la quintessence ne nourrit pas les orifices supérieurs, la perturbation de la Rate et de l'Estomac empêchant le yang clair de monter et de désobstruer les orifices des oreilles, la congestion du Feu et l'encombrement de l'énergie du Foie qui bloquent les méridiens et les vaisseaux de l'oreille, et l'attaque externe de « pervers » qui se logent dans le méridien Shaoyang, qui contrôle l'oreille.

Dans la pratique clinique, on différencie les cas aigus et les cas chroniques, c'est-à-dire les acouphènes soudains et ceux qui s'amplifient progressivement. Le diagnostic est établi suivant les causes spécifiques, le mécanisme pathologique, la constitution et l'état de santé du patient.

Le diagnostic est rarement simple et unique, car les acouphènes résultent le plus souvent d'un ensemble de pathologies interreliées. Les syndromes rencontrés le plus souvent sont les suivants : le Jing du Rein insuffisant ne monte pas pour soutenir le haut (plus cinq complications), le yang clair ne monte pas (plus quatre complications), la congestion du Qi, des glaires du Feu et de la Chaleur s'encombrent dans les orifices du haut (plus sept sous-syndromes et une dizaine de variations), l'encombrement et le blocage du vent pervers (plus trois complications), le blocage de la stase cause la fermeture et l'occlusion (plus deux sous-syndromes).

Pierre Sterckx, C.M.D.

Symptômes
Les acouphènes se manifestent par divers bruits dans les oreilles - des bourdonnements, des sifflements, des chuintements ou des tintements - qui peuvent être d'intensité, de durée et de modulation variables.
Ces bruits internes peuvent parfois devenir intolérables. En plus de provoquer de l'insomnie, de l'irritabilité et des troubles de la concentration, les acouphènes conduisent parfois à la dépression. Chez les personnes souffrant de cette affection, on a observé une incidence particulièrement élevée de certaines maladies mentales.1,2 Des médicaments à visée psychiatrique ou une psychothérapie peuvent alors être appropriés.

Selon leur cause, les acouphènes peuvent s'accompagner d'une perte d'audition, de nausées, de somnolence, de vertiges, de douleur ou de l'impression persistante d'avoir un bouchon dans les oreilles.

N.B. Si la personne entend des voix ou une musique, on parle alors d'hallucination auditive.

Personnes à risque
Les aînés.
Le vieillissement cause souvent une détérioration des fins mécanismes de l'audition, ce qui peut provoquer l'apparition d'acouphènes.

Les personnes exposées au bruit.
Outre les habitants des villes à forte densité de population, sont particulièrement à risque :
- les personnes travaillant en milieu industriel;
- les camionneurs et tous ceux que leur profession oblige à utiliser souvent une automobile;
- les mécaniciens automobile;
- les ouvriers de la construction;
- les musiciens (en particulier, les musiciens rock ou heavy metal), etc.
Les résultats d'une étude épidémiologique menée en Grande-Bretagne auprès de 22 194 adultes ont démontré que le risque de développer un acouphène augmentait proportionnellement au nombre d'années passées dans un milieu de travail où les bruits sont élevés.3

Les jeunes.
L'incidence des acouphènes chez les jeunes tend à augmenter depuis quelques années, phénomène que les experts expliquent par le fait qu'ils sont exposés à un volume de son élevé lorsqu'ils fréquentent les discothèques, les boîtes de nuit, les salles de concert et les raves.4-7 Sans compter que plusieurs écoutent la radio de leur voiture ou de leur baladeur à un volume extrêmement élevé.


Facteurs de risque
Exposition excessive au bruit.
L'oreille interne est tapissée d'une multitude de cils vibratoires dont la mission est de faire passer la vibration sonore. Lorsque des sons de forte intensité sont perçus par l'oreille, ces cils vibratoires s'abaissent pour se redresser au bout d'un moment. Toutefois, l'exposition régulière à un nombre trop élevé de décibels (dB) entraîne tôt ou tard des dommages permanents.
Selon Santé Canada, « il n'y a aucun risque connu de perte auditive associée aux niveaux sonores inférieurs à 70 dB, peu importe la durée de l'exposition. »35 L'Organisation mondiale de la Santé mentionne que les pressions acoustiques ne devraient jamais excéder 140 dB pour des adultes, et 120 dB pour des enfants.34 Voici quelques exemples du nombre de dB qu'une personne peut absorber en moyenne durant une journée.

Un enfant qui passe six heures par jour en garderie - le bruit d'une garderie peut facilement atteindre 75 dB -, et une heure devant le petit écran, qui participe à des activités durant deux heures et dort 11 heures est exposé à une moyenne de 70 dB durant sa journée.

Un adolescent qui écoute une musique trop forte sur son baladeur durant trois heures - ce qui peut équivaloir à 95 dB -, qui fréquente une salle de jeux électroniques durant une heure et qui, le reste du temps, s'adonne à ses activités régulières : aller à l'école, regarder la télévision, dormir, etc., est exposé à une moyenne de 86 dB durant sa journée.

Par ailleurs, il arrive qu'un son particulièrement violent provoque un affaissement irrémédiable des cils vibratoires de l'oreille, pouvant causer une atteinte auditive permanente et des acouphènes.

Quelques mesures en décibels (dB)
Bruissement d'une feuille : 10 dB;
Réfrigérateur : 40 dB;
Voix parlée : 60 dB;
Autoroute : 75 dB;
Outils électriques : 85 à 113 dB
Tondeuse à gazon : 90 dB;
Musique dans les cours d'aérobie : 89 à 96 dB;
Musique dans les boîtes de nuit : 90 à 110 dB;
Sirène : 100 dB.

Certaines maladies.
L'otite moyenne, la maladie de Paget et la maladie de Ménière peuvent causer des acouphènes puisqu'elles affectent le système auditif. Des atteintes du système vasculaire peuvent aussi être en cause. Par exemple, l'athérosclérose, caractérisée par des dépôts de gras sur la paroi des vaisseaux sanguins, rend les petits vaisseaux qui irriguent l'oreille moins flexibles. Cette perte d'élasticité, fait en sorte que le sang arrive plus brusquement dans l'oreille - on peut donc entendre le sang circuler, par battements. Enfin, la haute pression (et les facteurs qui favorisent l'hypertension comme le stress, la consommation d'alcool, de café, etc.) peut aussi rendre les sons internes audibles.

Usage de certains médicaments.
Lorsqu'ils sont pris à long terme et à hautes doses, certains médicaments peuvent causer des acouphènes. Voici la liste des principaux médicaments en cause :
- l'aspirine et certains anti-inflammatoires non stéroïdiens;
- la quinine;
- les contraceptifs oraux;
- certains diurétiques;
- divers médicaments utilisés en chimiothérapie;
- des antibiotiques de la famille des streptomycines (dont l'action toxique au niveau de l'oreille est reconnue).

Prévention
Attention au bruit.
Éviter d'exposer inutilement et trop souvent ses oreilles à des volumes sonores trop élevés... ou même moyennement élevés. Au besoin, utiliser des boules Quies, des coquilles protectrices ou des bouche-oreilles en mousse au travail, en avion, lors d'un concert rock, lorsqu'on travaille avec certains outils bruyants, etc.
On a observé qu'il y avait une certaine corrélation entre le risque de contracter une tumeur bénigne de l'oreille (au vestibule) et l'augmentation de l'utilisation du téléphone cellulaire. Cela demeure controversé dans le milieu médical. Or, ce type de tumeur est cause d'acouphènes.9

Faire régulièrement de l'exercice.
Étant donné que l'artériosclérose et l'hypertension sont souvent à l'origine des acouphènes, il est certain que la pratique régulière d'exercices cardiovasculaires aura une action préventive.

Adopter de bonnes habitudes alimentaires.
Certains aliments peuvent avoir pour effet d'augmenter l'intensité des acouphènes. Sont à surveiller :
- le sel : tout excès de sodium cause simultanément une rétention des fluides et une augmentation du flux sanguin au niveau de l'oreille; ce phénomène crée une pression sur l'appareil auditif, ce qui peut provoquer des bourdonnements;
- les graisses : évitez ou supprimez en partie les aliments qui provoquent une augmentation du taux de cholestérol comme les viandes grasses, les jaunes d'oeufs, les charcuteries, le beurre, les huiles commerciales ou la margarine fabriquée à base d'huile hydrogénée; en revanche, des huiles riches en graisses insaturées et en acide linoléique, un acide gras essentiel de la famille des oméga-6 (comme l'huile d'olive), sont bénéfiques;
- les allergènes alimentaires : les allergies alimentaires peuvent aussi causer des bourdonnements d'oreilles; certaines personnes peuvent observer une aggravation de leurs symptômes après avoir consommé du chocolat, du lait, du fromage, des produits à base de soya, de l'avocat, des bananes très mûres ou des agrumes;
- les excitants : l'alcool, le café et la cigarette peuvent affecter le nerf auditif et exacerber sa sensibilité; un excès de thé pourrait aussi causer des acouphènes.33

Bien gérer son stress.
C'est bien connu, le stress est un facteur aggravant - voire causal - des troubles cardiovasculaires ou immunitaires. Si on considère que les acouphènes sont symptomatiques d'un problème de santé, on comprend l'importance d'une bonne gestion du stress comme mesure préventive.

Traitements médicaux
Dans la plupart des cas, il n'existe pas de traitement médical spécifique pour les acouphènes.

Dans le cas où ces derniers seraient liés à une maladie bien identifiée, il est possible d'obtenir une amélioration en soignant la maladie en cause (une otite moyenne, une tumeur de l'oreille, l'otosclérose, la maladie de Paget, la maladie de Ménière, etc.).

L'acouphène peut également être causé par l'utilisation à long terme et à hautes doses de certains médicaments. Le médecin pourra alors proposer de changer la médication ou de modifier le dosage.

Dans les autres cas, on a recours à divers traitements palliatifs.

Masquage de l'acouphène. Les audiologistes utilisent des appareils qui diffusent un « son blanc » (le bruit de vagues, les chants d'oiseaux, etc.), diffusés à faible volume dans l'oreille atteinte, et ayant pour effet de masquer l'acouphène et d'en minimiser les inconvénients pour le patient.

Rééducation de l'ouïe. Au cours de la dernière décennie, les audiologistes ont développé un protocole de traitement qui comprend l'utilisation de « sons blancs », de techniques de relaxation et de diversion de l'attention, ainsi que le counseling psychologique.10

Thérapie cognitivo-comportementale. Cette approche psychologique, souvent couplée à la thérapie de rééducation de l'ouïe, semble donner de bons résultats. Elle repose sur des techniques de relaxation, de diversion de l'attention, de visualisation, sur des conseils concernant l'environnement sonore et la gestion du sommeil et sur un remodelage des pensées et croyances au sujet de l'acouphène.11,12 Des chercheurs suédois ont même démontré l'efficacité de cette approche auprès de sujets participant à un programme de thérapie cognitivo-comportementale diffusée sur Internet.13

Divers. Des cliniques spécialisées proposent en plus des techniques de biofeedback14 et de stimulation électrique transcutanée15-17 qui semblent soulager certains patients.

Traitements non conventionnels
Phytothérapie
  Ginkgo (Ginkgo biloba). La Commission E allemande approuve l'usage interne des extraits de feuilles de ginkgo pour traiter les acouphènes d'origine vasculaire. On pense que l'efficacité du ginkgo dans certains cas d'acouphènes tiendrait au fait qu'il améliore la circulation sanguine dans les capillaires qui irriguent la boîte crânienne. Les résultats des études les plus récentes demeurent toutefois contradictoires. Les auteurs d'une synthèse d'études cliniques publiée en 1999 rapportaient que dans cinq essais cliniques de qualité variable, dont trois seulement ont eu recours à un groupe témoin, le ginkgo a permis de soulager les acouphènes.18
Par contre, un essai à double insu avec placebo mené en 2001 auprès de 978 sujets auxquels on avait donné 50 mg de l'extrait de ginkgo LI 1370 n'a pas donné de résultats permettant de démontrer l'efficacité de la plante.19 Tandis que les résultats d'un autre essai à double insu avec placebo, mené en 2002 avec l'extrait de ginkgo EGb 761 auprès de 60 sujets, ont plutôt permis de démontrer que la plante avait une efficacité significative, mais modérée.20
Dosage
Prendre de 120 mg à 160 mg d'extrait (50:1) par jour, en deux ou trois doses.

  Actée à grappes noires (Actea racemosa). Cette plante indigène de l'est des États-Unis et du Canada est utilisée depuis une quarantaine d'années en Europe pour traiter les symptômes associés à la ménopause. Se basant sur une série d'études pharmacologiques et d'essais cliniques réalisés dans les années 1980, la Commission E a approuvé son usage pour soulager l'inconfort prémenstruel, la dysménorrhée et les symptômes de la ménopause, dont les palpitations cardiaques, la nervosité, la dépression et les acouphènes.
Dosage
Se référer à la fiche Actée à grappes noires pour connaître les différentes manières de l'utiliser.

Suppléments
  Mélatonine (pour le sommeil). Une petite étude randomisée et contrôlée a démontré que la mélatonine pouvait apporter un soulagement notable chez les personnes souffrant d'insomnie en raison de leur acouphène.28 Les 30 participants à l'étude, qui avaient des acouphènes subjectifs, recevaient 3 mg par jour de mélatonine ou un placebo, durant 30 jours.

Vitamine B12. Lors d'une étude menée auprès de 113 militaires, des chercheurs israéliens ont observé que 57 sujets souffraient d'acouphènes et de perte de l'audition causés par le bruit excessif et que, parmi ces derniers, 47 % étaient carencés en vitamine B12. À la suite de l'administration de vitamine B12, douze d'entre eux ont connu une diminution de leurs acouphènes.27 Les auteurs de l'étude souhaitent que le taux de vitamine B12 dans le sang des personnes qui souffrent d'acouphènes chroniques soit évalué.

  Zinc. En 1987, des chercheurs belges annonçaient avoir établi une corrélation significative entre la carence en zinc et le développement d'acouphènes21, et qu'une supplémentation en zinc pouvait soulager les symptômes dans 52 % des cas.22 Le rôle du zinc dans cette pathologie n'est toutefois pas bien connu, et certaines personnes ayant des acouphènes ne présentent pas de déficience en zinc. Les résultats des études sont donc variables, certains démontrant que les suppléments de zinc améliorent les symptômes, alors que d'autres n'observent aucun bénéfice.23-26,30

Approches thérapeutiques
  Hypnothérapie ou autohypnose.
Cette thérapie aurait une efficacité comparable ou supérieure au counseling psychologique et aux interventions de masquage de l'acouphène pour réduire les acouphènes subjectifs.31 Trois études cliniques randomisées et contrôlées impliquant 177 sujets obtiennent des résultats encourageants, d'après cette source.

Autres approches
Médecine traditionnelle chinoise
  Acupuncture. Bien que l'acupuncture soit encore populaire auprès de nombreuses personnes souffrant d'acouphènes, les résultats de la plupart des essais cliniques menés à cet effet n'ont pas permis d'établir son efficacité.29,31

  Pharmacopée chinoise.
Toutefois, un praticien de la médecine traditionnelle chinoise pourra prescrire certaines préparations destinées à traiter des syndromes auxquels les acouphènes sont associés. Par exemple, la préparation Tian Ma Gou Teng Yin Wan, destinée au traitement de l'hypertension artérielle, pourra contribuer à vous débarrasser d'un acouphène causé par ce trouble physiologique, tandis que Da Zao Wan et Liu Wei Di Huang Wan, qui traitent normalement plusieurs inconvénients associés à la ménopause, pourront également soulager certains acouphènes.

  Chiropractie, ostéopathie et thérapie crânio-sacrée.
En cas de dislocation de la mâchoire ou du cou, ces approches pourraient aider à soulager les acouphènes.36 Ces thérapies sont donc davantage indiquées lorsque les acouphènes résultent d'un problème structurel. Consultez ces fiches du Guide des thérapies : chiropratique, ostéopathie, thérapie crânio-sacrée.

  Gestion du stress.
Éviter l'excès de stress n'est pas seulement une façon de prévenir l'apparition des acouphènes à long terme, mais aussi un très bon moyen de ne pas aggraver ce problème, s'il existe déjà. Il est vrai qu'il peut être difficile de relaxer avec les acouphènes. Pour mieux gérer le trop-plein de stress, il est possible de s'inscrire à des cours de yoga ou de technique Alexander. C'est un bon moyen de se familiariser avec différentes techniques de relaxation et une composante importante du traitement, d'après le Dr Andrew Weil.32 Des massages réguliers peuvent aussi apporter un certain soulagement.



Recherche et rédaction : Pierre Lefrançois et Marie-Michèle Mantha, M.Sc.
Révision médicale : Dr Paul Lépine, M.D.
Fiche mise à jour le : 9 juin 2003




Références
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Bibliographie

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Source : Réseau Proteus

Ce message a été modifié par Patience - 02 mars 2004 à 12:57.