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la synarchie


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6 réponses dans ce topic

#1 dush

dush

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Posté 01 septembre 2003 à 23:35

On parle beaucoup sur ce site des francs-maçons, illuminati, roses-croix et autres satanistes ainsi que de NWO. J'ai découvert par hasard un texte émanant d'un auteur chrétien fondamentaliste tiré d'un site qui doit être apparenté au schisme anti-vatican II de Mgr Lefebvre. Je vous le soumets pour indication. Une fois encore on y parle de conspiration luciférienne, de A Pike, de l'ONU et tout le toutim. Ce texte a néanmoins l'avantage d'être bien rédigé, vieilot, certes mais bien écrit. A vous de juger. Mais plus catho que ça tu meurs. Bonne réflexion, les peits loups. Dush.


Tiré de http://www.a-c-r-f.c...ltes_virion.rtf

Citation


LES FORCES OCCULTES DANS LE MONDE MODERNE


Excellences,
Messieurs les Ecclésiastiques,
Mesdames, Messieurs,


Nous ne pouvons parcourir ce soir l'histoire de la Franc-Maçonnerie au travers des événements qui depuis plus d'un siècle ont remué l'humanité. Sur un tel sujet, beaucoup de choses ont été écrites encore qu'avec saint Pie X nous pourrions dire que tout ce qui a été publié n'a pas dévoilé toute la vérité. Quant à l'attitude des sectes dans le temps et selon les lieux vis-à-vis de l'Eglise il n'y faudrait pas moins de développements qui d'ailleurs ne feraient que corroborer les encycliques depuis Clément XII jusqu'à nos jours et surtout "Humanum Genus" de Léon XIII, la terrible encyclique, avouait Dumesnil de Grammont, Grand Maître de la Grande Loge de France. En tout cela, les documents pontificaux dont l'information est très sûre, quoiqu'on en ait dit, nous fournissent d'amples certitudes que les études d'un P. CAPRILE dans la "Civilta Cattolica" ont, nous nous plaisons à le dire, davantage mis en lumière.

Nous dépasserons aussi le plan des basses maçonneries dites de Saint Jean, ou symboliques, celles des trois premiers grades, les plus connues. Pour remonter à l'origine de courants ou de campagnes subversives déversés sur le mondé, il faut atteindre, autant qu'il est possible, jusqu'aux hautes maçonneries et à certaines sociétés occultes. Là le jeu du secret et la pénétration des gradés plus élevés dans les Loges inférieures permettent de transmettre des consignes et d'irradier jusque dans le public des influences descendues de centres plus élevés. C'est un phénomène classique dans ces sociétés secrètes dont le propre n'est pas d'être nécessairement clandestines. Tout au long de leur histoire les maçonneries ont été soumises à ce téléguidage. La Kabbale, la doctrine des Rose-Croix les inspirent dès le début. Au XVIIIè siècle, le Swedenborgisme marque de son empreinte les loges Nord européennes ; le Martinisme surtout, plus sans doute que l'illuminisme de Weishaupt, a exercé une influence qui dure encore. Plus tard les Hautes Ventes du Carbonarisme devinrent les centres secrets de la lutte contre les États du Saint Siège. En 1843 l'apparition des B'nai Brith maçonnerie exclusivement juive, déterminera par bien des côtés l'orientation de la Maçonnerie Universelle.

Léon XIII disait en son encyclique que tous les événements historiques ne sont pas exclusivement le fait des sociétés secrètes, et cela est vrai ; cela était vrai davantage en son temps que du nôtre, car elles ont fait un immense pas en avant depuis lors ; leur puissance s'est accrue à un point que nous pouvons apprécier en considérant le rôle joué aujourd'hui par le mouvement dénommé : la Synarchie.

Mais auparavant, il nous faut brièvement énumérer les groupes occultes qui à la fin du siècle dernier en ont mis au point le plan, le mécanisme et en quatre-vingts ans ont réussi à lui donner une extension et une puissance universelle.


PRÉPARATION OCCULTE


C'est d'abord, après la chute des États Pontificaux l'entente de Mazzini avec A. Pike, Souverain grand commandeur du Suprême Conseil de Charlestown pour fonder le PALLADISME. A la mort de Mazzini en 1872, Pike poursuit seul l'entreprise de noyautage de la Maçonnerie universelle par cette société ignorée souvent des Maçons les plus élevés en grade. Né à Boston en 1809, mort à New York en 1891 Pike, à sa mort, était membre d'honneur de presque tous les Suprêmes Conseils du monde.

Vers la même époque, nous assistons en Europe à la résurgence de l'activité rosicrucienne sous la forme de diverses sociétés secrètes. C'est en Angleterre la "Societas rosicruciana in Anglia" (1865), puis les "Golden Dawn" animés par Gregor Mathiews dont la femme, soeur de Bergson, lui sert de médium ; c'est la Société Théosophique d'Annie Besant travaillant avec Nehru et Krishna Menon ; c'est encore la société anthroposophique de Rudolf Steiner ou l'Ordre du Temple d'Orient avec Théodore Reuss. En France, en 1888, le Mage noir Stanislas de Guaïta fonde l'Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix avec Papus, Sédir (Yvon Leloup), Joséphin Peladan qui fondera pour sa part un ordre "catholique" de la Rose-Croix et Maurice Barrès qui se retirera aussitôt en raison de ses convictions religieuses, mais nous livrera ses souvenirs de ces milieux dans "La Colline inspirée". Relevé par le Mage Papus, l'Ordre Martiniste exerce aujourd'hui une influence idéologique très importante dans toutes les maçonneries. Enfin de son côté, mais non sans rapport avec les précédents, le groupe du "Symbolisme", fondé et dirigé par Oswald Wirth jusqu'à ces dernières an- nées, continue actuellement sous la direction de son disciple et successeur le F  Marius Lepage qui en 1960 avec le P. Riquet et Maître A. Mellor, auteur de "Nos Frères séparés les Francs-Maçons" invités par lui à la Loge de Laval, s'emploiera à l'étrange campagne de rapprochement entre l'Eglise et la Franc-Maçonnerie.


I. - CONSTRUCTION POLITIQUE.


- SAINT-YVES D'ALVEYDRE ET LA SYNARCHIE.


Tels sont les principaux groupes d'où est sortie, en France principalement, la Synarchie moderne dont le grand théoricien est Saint-Yves d'Alveydre (1842-1909). Ami de Stanislas de Guaïta et de Papus, ce dernier écrivait de lui : "COMME SOCIOLOGUE, SAINT-YVES D'ALVEYDRE A CONSACRE LA PLUS GRANDE PARTIE DE SA VIE A LA DIFFUSION D'UNE CERTAINE FORME D'ORGANISATION SOCIALE : LA SYNARCHIE ". A coup sûr, sa personnalité, sa position sociale et sa formation occultiste comptent dans son oeuvre (1), mais il est d'abord le porte-parole des Grands Maîtres et surtout des ordres secrets qui ont élaboré ou plutôt modernisé le système. Car, par dessus tout, dans cette oeuvre on relève la marque, le plan, les projets d'institutions des anciens Rose-Croix du XVIlè siècle dont un des principaux est Comenius que l'UNESCO revendique aujourd'hui comme son maître à penser.

Ce qu'il faut bien savoir des "FORCES OCCULTES DANS LE MONDE MODERNE" c'est qu'elles agissent en vertu d'une tradition plusieurs fois séculaire. Elles se caractérisent au premier chef par la transmission d'un dépôt doctrinal et par une continuité d'action dont nous pourrions donner maints exemples (=catholicisme). Nous n'en évoquerons qu'un seul aujourd'hui : la séparation de l'Europe par le Rideau de Fer.

(1) "Mission des Souverains" ; "Mission des Juifs" ; "Mission des Français" ; "Mission des ouvriers" ; "Mission de l'Inde".


- LE RIDEAU DE FER.


Le rideau de fer, ce drame, l'un des plus pathétiques de la chrétienté, n'est ni une invention de Staline ni, comme on le dit souvent, une faiblesse de Roosevelt. Il résulte sans doute d'un vieux dessein maçonnique de confédération "romane germanique et slave" contemporain des révolutions de 1848 et rappelé dans le Pacte Synarchique vers 1935. Mais c'est plus que cela encore. La première ébauche de ce partage de I' Europe remonte aux environs de 1825. Il y a 140 ans !. A cette époque, cent quarante cinq Loges, martinistes pour la plupart, abritent en Russie les rêves et les conspirations socialistes des intellectuels, de nombreux officiers et d'une partie de la noblesse impériale : "les illuminés de ce genre pullulent à Saint Pétersbourg et à Moscou" a écrit Joseph de Maistre. Sous le coup des interdictions ces loges se transforment d'abord en "ALLIANCE DU SALUT" puis en sociétés plus secrètes encore, telle " L'UNION DU SUD" et plus particulièrement les "SLAVONIENS UNIS" issus des Loges très actives de Kiew. Le catéchisme des Slaves expose les buts de cette redoutable société :
"Par une alliance fédérative et un gouvernement républicain, mais sans porter préjudice à leur indépendance respective, unir les huit pays Slaves dont les noms étaient inscrits sur un sceau à huit compartiments : la Russie, la Pologne, la Bohème, la Moravie, la Dalmatie, la Hongrie avec la Transylvanie, :la Serbie avec la Moldavie et la Valachie"

Plus tard Bakounine et ses réseaux révolutionnaires dont l'action est nihiliste en Russie, mais panslave et socialiste à l l'extérieur élargiront le programme. En 1862, Bakounine écrit :
"Les Slaves, les Polonais nous sont nécessaires. Eux-mêmes nous aideront quand l'heure du combat panslaviste sera venue, quand on revendiquera toute la terre slave dans la PRUSSE ORIENTALE, la Bukovine, la Gallicie, la Bohème, dans toute l'Autriche et la Turquie... C'est nous les Slaves qui devons ouvrir la voie aux Grands Elus". (Leipzig 1862 - Cité par DESCHAMPS : Les Sociétés Secrètes)

Si à l'exception de l'Autriche proprement dite on ajoute les unes aux autres les provinces nommées dans ces deux programmes complémentaires on obtient le bloc soviétique et la Yougoslavie tels qu'ils sont constitués aujourd'hui. Ainsi dès 1862 l'affaire est pesée, élaborée, arrêtée. Au commencement du siècle une véritable folie occultiste s'empare de la Cour de Russie sous l'influence des Mages parmi lesquels Papus appelé de Paris en 1905, tandis que le "GRAND ORIENT DES PEUPLES DE RUSSIE" travaille à abattre la dynastie, ainsi que l'avouent eux-mêmes les Suprêmes Conseils. On connaît maintenant la part prépondérante dans la révolution russe attribuée au consortium financier international des banques Jacob Schiff, Kuhn, Loef et Warbourg. Or, si en 1918 l'intégration de ces territoires à la Russie n'était pas un fait accompli, cependant le nouveau découpage de l'Europe la préparait. En 1935, le Pacte Synarchique français y faisait allusion en parlant d'une confédération slave et quand il envisageait la division du monde en cinq parties, dont l'une devait comprendre "Les possessions eurasiennes de l'U.R.S.S.". Encore une guerre et l'oeuvre serait accomplie. En 1943, dans une lettre destinée à Staline, le FRoosevelt écrivait :
"Nous exigerons de la Pologne une attitude faite de compréhension et de compromis. Il reste à Staline un VASTE CHAMP D'EXPANSION DANS LES PETITS PAYS DE L'EUROPE ORIENTALE... SANS OMETTRE LA RÉCUPÉRATION TOTALE DES TERRITOIRES QUI ONT ÉTÉ TEMPORAIREMENT ARRACHES A LA GRANDE RUSSIE".

Dès lors, tout est consommé. C'est maintenant la Conférence de Postdam et puis celle de Yalta. Et le rideau de Fer tombe.


- "GOUVERNEMENT MONDIAL"


Le communisme soviétique a été l'œuvre de très hautes sociétés secrètes. Est-ce à dire que ce régime politique constitue leur objectif dernier, l'état définitif dans lequel elles abandonneraient le monde, comme si elles bornaient là leur ambition ? Certainement pas. Malgré la menace de le voir se retourner contre elles, elles ne voient en lui qu'un instrument de désorganisation du vieux monde (et de l'Occident en particulier) pour organiser sur ses ruines leur gouvernement mondial. Le Grand Orient de France déclarait lui-même récemment que la Maçonnerie transcende à la fois l'Eglise catholique et le Communisme et le fait est que même avant 1921, à la naissance du mouvement synarchique, elles attribuaient à la Russie un rôle important à jouer dans la seconde partie de ce siècle vis-à-vis de l'Eglise romaine et qu'une publication confidentielle " Le Temple " confirmait ce dessein. En réalité, le but ultime, "ad extra" devrait-on dire, des Hautes Sociétés Secrètes, c'est l'Imperium mundi. Depuis le fameux discours du Chevalier Ramsay qui, s'il n'a, pas été prononcé a cependant été écrit, en passant par les déclarations du Convent Maçonnique International de 1847, préparant les révolutions de 1848, puis par l'ALLIANCE DÉMOCRATIQUE UNIVERSELLE de Mazzini, jusqu'aux toasts si souvent répétés dans leurs banquets : "A la république universelle, fille de la maçonnerie universelle", ce rêve a toujours hanté les loges maçonniques. En réalité cet Impérium tant recherché consisterait bien moins en une démocratie toute nominale (et à vrai dire chimérique) qu'en un POUVOIR COLLÉGIAL OCCULTE unissant de grandes puissances financières aux plus hautes instances initiatiques. Sur ce point, ces dernières n'ont pas varié depuis le XVIIè siècle. Les Rose-Croix d'alors par la plume de leur Frère Morave Comenius ordonnaient déjà le pouvoir mondial en système ternaire : UN TRIBUNAL DE LA PAIX ou des Nations ayant des attributions semblables à celle de l'0. N. U. actuelle, un CONSEIL DE LA LUMIÈRE (ou de la Culture) jouant un rôle à peu près identique à celui de l'UNESCO qui voit d'ailleurs en Comenius son prophète, un CONSISTOIRE MONDIAL OU EGLISE UNIVERSELLE fédérant des Églises nationales après éviction bien entendu de l'Eglise romaine dont le Pape est l'anti-Christ.

Tout cela préfigure à s'y méprendre la Nouvelle Eglise actuellement prônée par les hautes puissances maçonniques. Les Mages de la fin du XIXè siècle ont poursuivi ce dessein. Voyez dans l'oeuvre de Saint-Yves d'Alveydre, leur ternaire politique international : CONSEIL DES ÉGLISES NATIONALES, CONSEIL DES ÉTATS NATIONAUX DANS L'ORDRE POLITIQUE et, innovation imposée par le développement industriel, CONSEIL DES COMMUNES NATIONALES pour l'ordre économico-social, les principaux centres envisagés alors étant pour l'Europe, Londres, Paris, Bruxelles. Cette modernisation reçut elle-même des retouches vers 1935 dans le Pacte Synarchique sous la forme d'un ORDRE CULTUREL DE TOUTES LES NATIONS, résumant les cultes, fédérant les ordres culturels nationaux, d'un ORDRE FÉDÉRAL DE TOUS LES EMPIRES, et de l'ORDRE SOCIAL-ECONOMQUE DE TOUS LES PEUPLES. Le Pacte Synarchique n'a ni altéré le système ni interverti l'ordre d'importance des organismes dont le premier, le plus haut, demeure l'ORDRE CULTUREL. Cependant dans le processus d'exécution et conformément au synarchisme de Saint- Yves, c'est par les organismes économiques que depuis 80 ans il a toujours été décidé de commencer. Cela s'explique pratiquement mais aussi par l'application de I'EMPRISE EMPOROCRATIQUE INTERNATIONALE DONT L'OCCULTISTE FABRE D'OLIVET s'est fait théoricien et que le Mage Papus, dans la revue MYSTERIA d'Avril 1914, reprenait en faisant allusion à la grande réunion de SAINT SIMONS ISLAND PRÈS DE CHARLESTOVIN précédant la Grande Guerre et qu'on peut considérer comme le prototype des actuelles réunions BILDERBERGERS.


- PAR LE MOYEN D'UN SOCIALISME SCIENTIFIQUE


Cette vision totalitaire maintenant traditionnelle dans presque toute la Maçonnerie a donc passé le seuil des archives secrètes pour pénétrer dans les MILIEUX POLITIQUES de part et d'autre de l'Océan. Ainsi, le Gouvernement mondial, d'après le Pacte Synarchique, régnerait sur un monde divisé en cinq zones géopolitiques. On en trouve l'exposé dans un article du Figaro du 30 Mai 1951. Le même journal au lendemain de la guerre avait donné la traduction d'une lettre du F Franklin Roosevelt écrite pour Staline et lui exposant voies et moyens d'instaurer peu à peu ce gouvernement en commençant par une Tétrarchie mondiale où prendrait place la Russie. Un document peu connu en Europe, le DAN SMOOT REPORT donnait un extrait d'un discours d'Eisenhower montrant son accord avec les Soviets pour la future instauration de ce gouvernement que des américains clairvoyants voient déjà fonctionner sous la forme qu'ils appellent "INVISIBLE GOVERNMENT". Nous pourrions ajouter à ces témoignages qui ne sont plus maintenant des révélations. Mais il convient pour en clore la liste, de terminer par une déclaration que fit en 1950 devant le Sénat américain, PAUL WARBOURG dont la banque, en 1917, avait puissamment aidé la Révolution bolchevique avec le groupe Jacob Schiff, Kuhn et Loef :
"QU'ON LE VEUILLE OU NON, DISAIT-IL NOUS AURONS LE GOUVERNEMENT MONDIAL, LA SEULE QUESTION QUI SE POSE EST DE SAVOIR SI LE GOUVERNEMENT MONDIAL SERA ÉTABLI PAR CONSENTEMENT OU PAR CONQUÊTE".

Notre entretien d'aujourd'hui s'étendrait trop loin si nous entreprenions d'examiner plus en détail le régime social qu'offrirait le synarchisme arrivé à son point extrême d'accomplissement. Ce serait le socialisme technocratique universellement planifié constituant, d'après la doctrine, un point de rencontre entre le communisme soviétique et l'occident. Déjà, les disciples des rosicruciens de l'Ordre Kabbalistique, du Martinisme et du Neo-Gnosticisme, Saint-Yves bien entendu et l'ex-abbé Roca exposent largement ce socialisme. On le retrouve dans les articles du Pacte Synarchique, durci, renforcé, presque stratifié pourrions-nous dire ainsi que dans les tableaux du "SCHÉMA DE L'ARCHÉTYPE SOCIAL". En Amérique, et cela depuis 1934, l'œuvre crypto-communiste d'organisations puissantes comme l'ASSOCIATION DE POLITIQUE ÉTRANGÈRE (C.F.R.) s'efforcent lit-on dans le REPORT ON THE FOREING POLICY ASSOCIATION" d'intégrer le système américain dans un système socialiste aux dimensions du monde"…"de créer un système socialiste mondial et d'y inclure l'Amérique". C'est un milliardaire américain M. CYRUS EAION qui a dit "Rencontrons-nous à mi- chemin avec les soviets". De son côté Boukharine écrivait en 1919, parlant de la signification internationale de la Révolution Russe :
"...(La Russie) SON MANQUE DE CULTURE, L'INSUFFISANCE DE SON DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL ETC... TOUT CELA SERA DE PEU D'IMPORTANCE LORSQUE LA RUSSIE S'ASSOCIERA AVEC LES PAYS PLUS CULTIVES DANS UNE RÉPUBLIQUE MONDIALE OU DU MOINS EUROPÉENNE".

Ne prenons pas ces dernières paroles pour pure prophétie mais pour un témoignage complémentaire d'un plan depuis longtemps préétabli que la concordance de toutes les déclarations dans le temps et dans l'espace ne permettent pas de nier. Aujourd'hui l'idée d'une extension fatale de ce que l'on appelle euphémiquement le socialisme scientifique et la progression indiscutable de la technocratie dans les lois et les institutions, inclinent beaucoup de gens à croire comme à un dogme que nous nous trouvons là en présence d'une évolution irréversible, d'une dérive fatale, du sens de l'Histoire pris, pour le deus ex machina impitoyable. Mais, précisément au vu de la documentation qui nous vient, portant la marque des Hautes Maçonneries, précisant leurs desseins, dont on voit il est vrai peu à peu les réalisations, nous nous refusons pour notre part et à cause de cela à souscrire à ce fatalisme, pas plus que nous ne croyons au messianisme cosmique qui doit providentiellement et irrésistiblement changer la face de l'Église du Christ.


Il. CONSTRUCTION RELIGIEUSE


UNE AUTORITÉ SPIRITUELLE OCCULTE


Laissons donc la politique pure. Ce qui nous importe c'est de connaître le sort qui, dans le système, serait réservé à l'Eglise romaine. La domination mondiale ambitionnée par les puissances occultes en un mode ternaire (pour employer leurs termes) vise nous l'avons vu à l'instauration de trois organismes l'un politique, l'autre économique, le troisième, le principal, revêtu sinon d'un pouvoir politique du MOINS DE L'AUTORITÉ SPIRITUELLE OCCULTE, celle-ci s'élevant au- dessus du gouvernement de toutes les nations.
Est-ce là chose si étonnante ? Non pas. Sans vouloir revenir au Moyen-Age, il faut bien convenir que les critiques abusives et surannées de la Chrétienté médiévale, les attaques plusieurs fois séculaires maintenant contre le Siège Romain ont toujours fait partie de l'arsenal intellectuel de toutes les maçonneries, dans le but d'imposer à leur place une sorte d'augustinisme politique retourné, de chrétienté à l'envers d'autant plus dictatoriale que l'autorité spirituelle y serait occulte et ésotérique.

Et c'est cela même l'essence de leur gouvernement mondial. Ne nous arrêtons pas pour en douter ou pour en juger aux politiques agressives de déchristianisation poursuivies autrefois en nos pays d'occident par les Loges maçonniques, celles d'en bas. Ce fut une opération jugée par elles nécessaire pour préparer les voies. Car si ces dernières se définissaient en 1911, par exemple, comme la "contre Eglise ", avec raison la revue " Le Symbolisme ", en 1962, rectifiait cette définition trop incomplète d'une époque d'anticléricalisme tumultueux. "NE LAISSEZ PAS DIRE MES FRÈRES, Y LIT-ON, QUE LA FRANC-MAÇONNERIE EST L'ANTI-EGLISE, CELA N'A ÉTÉ QU'UNE PHRASE DE CIRCONSTANCE ; FONDAMENTALEMENT, LA FRANC-MAÇONNERIE SE VEUT SUPER-EGLISE QUI LES RÉUNIRA TOUTES". Et c'est là I'œcuménisme maçonnique. Car il y a un Œcuménisme maçonnique auquel des catholiques se laissent prendre à cause des déclarations humanitaires dont il s'entoure. Nous pouvons avoir un aperçu de cet Œcuménisme, quoique incomplet, dans le livre récent du FMarsaudon, Membre du Suprême Conseil de France : "L'œcuménisme vu par un franc-maçon de tradition" aux éditions Vitiano à Paris.


- UNE SUPER-EGLISE ET SES ÉGLISES NATIONALES


Or de cette super-Eglise - on nous accordera maintenant que le mot n'est pas de nous - on trouve déjà l'idée précise chez les Rose-Croix du XVIlè siècle. "TOUS LES CONSISTOIRES OU CONSEILS DES ANCIENS DES ÉGLISES CHRÉTIENNES, DISAIT COMENIUS, FERONT BIEN DE FUSIONNER EN UN SEUL CONSISTOIRE DE L'EGLISE TELLE QU'ELLE EST FIGURÉE PAR LA JÉRUSALEM MERVEIL-LEUSEMENT ÉDIFIÉE, LA SEULE VILLE OU SONT DRESSES LES TRÔNES DE LA JUSTICE, LES TRÔNES DE LA MAISON DE DAVID". Il est certain que l'Ancêtre pensait aussi à l'Islam et au Brahmanisme pour grossir dans le futur la fusion des églises chrétiennes après destruction de la Papauté. Son infernal ouvrage "LUX IN TENEBRIS" n'en fait pas mystère et il est sûr qu'il a transmis à ses disciples et successeurs, les Papus, les Guaïta, les Saint-Yves avec leurs frères Kabbalistes et Martinistes, la tradition des églises nationales fédérées dans une église universelle où Saint-Yves d'Alveydre voit entrer le Christianisme, le Judaïsme, les Vedas et l'Islam. On ne peut se faire une idée de cette Eglise synarchiste sans connaître sa page fondamentale sur les Églises nationales. La voici :
"J'entends par ce mot : églises nationales, la totalité des corps enseignants de la nation sans distinction de corps, de sciences ni d'art, depuis les universités laïques, les académies, les INSTITUTIONS DE TOUS LES CULTES reconnus par la loi nationale, la Franc-Maçonnerie y comprise si elle se donne SOIT POUR UN CULTE soit pour une école humanitaire, depuis les sciences naturelles de la géologie à l'astronomie et les sciences humaines de l'anthropologie à la THÉOLOGIE COMPARÉE, JUSQU'AUX SCIENCES DIVINES DE L'ONTOLOGIE A LA COSMOGONIE".
"Cette totalité des corps enseignants de chaque nation est ce que j'appelle l'église nationale et l'évêque national qui la consacrera dans sa patrie en sera le PRIMAT catholique orthodoxe.
"En effet, en dehors de cette CONCORDANCE HIÉRARCHIQUE DES SCIENCES et de cette paix sociale des enseignements, il ne peut exister que des SECTARISMES, ÉLÉMENTS DE DIVISION POLITIQUE sans vérité d'orthodoxie, sans réalité de catholicisme, sans autorité comme sans puissance créatrice de religion sociale.
"C'est cette constitution intérieure des églises nationales ou l'épiscopat investi du pouvoir des Apôtres n'aura qu'à consacrer la somme des intérêts vraiment religieux de chaque nation SANS LES DISCUTER, cette constitution, dis-je, il serait heureux que la papauté put prendre l'initiative de la conseiller THEOCRATIQUEMENT à toutes les nations européennes du Christ.
"Mais, posée à Rome sur son plan ethnique d'impérialat clérical latin, il est radicalement impossible que la papauté soit libre d'exercer encore, dans ce sens, le SOUVERAIN PONTIFICAT.
" Tout ce que l'on peut espérer c 'est que la majesté de la tiare viendra un jour dans ce gouvernement général de la chrétienté, couronnant au sommet de l'Eglise universelle ayant pour pilier toutes les églises nationales, cet édifice CATHOLIQUE et ORTHODOXE une fois bâti ". (Mission des Souverains - 1882 - P. 433-34).

Les rééditions successives. depuis 1889 jusqu'à 1935, du livre d'Ed. Schuré "LES GRANDS INITIES" ont vulgarisé dans les milieux libéraux et modernistes l'idée de ce pandémonium des religions qu'en 1926 le FIZOULET, professeur au Collège de France a repris dans son ouvrage "PARIS, CAPITALE DES RELIGIONS" ou MOISEUM DE PARIS. Cette situation géographique de l'Universelle Eglise n'est pas nouvelle. Un chanoine apostat, martiniste et gnostique, ami de Guaita, d'Oswald Wirth et de Papus la plaçait lui, au MONT-VALERIEN !

Mais Izoulet insiste comme Saint-Yves d'Alveydre sur son animation spéciale par les traditions secrètes du Judaïsme que personne n'a de mérite à identifier AVEC LA KABBALE dont les sectateurs de l'universelle Eglise sont tous imprégnés. Le livre du FIzoulet ne précède que de quelques années l'apparition du Pacte Synarchique qui codifie pour ainsi dire les mêmes projets sous la forme D'UN ORDRE CULTUREL DE TOUTES LES NATIONS et D'ORDRES CULTURELS NATIONAUX. Ce dernier document fait particulièrement ressortir deux principes à la base du système : la DÉMOCRATIE RELIGIEUSE et le COLLEGIALISME dont l'application simultanée permet d'ériger l'opinion à la hauteur d'une puissance dogmatique tout en la dirigeant de plus haut. La nation, et son ordre culturel formé "DE SES SAVANTS, DE SES ARTISTES, DE SES ECCLÉSIASTIQUES" devient "RECTRICE SOUVERAINE DE SON DOMAINE CULTUREL". La réduction totale et totalitaire de la pensée à un appareil institutionnel fédéré dans l'universelle Eglise doit obéir à un processus inhérent au fonctionnement du système : l'intégration.

L'intégration ne tend pas seulement au conditionnement des consciences individuelles par une culture d'Etat. Le vieil anticléricalisme des Loges mais surtout la doctrine des Hautes Maçonneries ont toujours vu la transcendance de l'Eglise comme un obstacle à l'épanouissement de leur propre œcuménisme. C'est pourquoi l'intégration de la hiérarchie catholique dans le système synarchique leur apparaît comme le moyen de réduire ce qu'ils estiment être l'antagonisme de l'Eglise et de l'Etat. Ce biais de l'intégration dans le complexe politico-religieux aurait donc, au dire de Saint-Yves d'Alveydre, "UNE PORTÉE INCALCULABLE DANS LA SOLUTION DIFFICILE DU PROBLÈME DE LA RÉCONCILIATION SYNARCHIQUE DES DEUX SOCIÉTÉS CIVILE ET ECCLÉSIASTIQUE". Il est étonnant de voir des catholiques qui ne restent pas insensibles à ces appels si manifestement opposés à la juridiction pontificale, et qui en termes souvent neutres et plus modernes, traduisent la continuité, la persistance et l'actualité d'un dessein déjà séculaire. Le Congrès Mondial des religions ne proposera-t-il pas en 1963 l'institution d'une ORGANISATION DES RELIGIONS UNIES sous le sigle O. R. U. qui ne cache pas ses affinités avec le mondialisme politique ?


- NEO-CHRISTIANISME


Mais il ne s'agit là que d'intégration organique. Il est évident que l'artifice d'une intégration organique (l'histoire l'a montré à maintes reprises) n'aurait finalement aucuns chance de succès auprès de l'Eglise si, pense-t-on, l'opinion catholique elle-même n'était pas entraînée vers la vision d'une possible SUPER RELIGION ADOGMATIQUE sous la forme d'un NEO-CHRISTIANISME qu'un adepte ecclésiastique de la Divine Synarchie - il y en a malheureusement - voyait se dresser "hors de Rome, contre Rome". Hiérarchie et doctrine, juridiction et magistère constituent en effet des obstacles insurmontables à toute tentative d'assimilation.

Un membre du Suprême Conseil de France, 33è du Rit Écossais, le F  Y. Marsaudon le reconnaît: "IL N'Y A PAS DE PROBLÈME A RÉSOUDRE AVEC LES ÉGLISES PROTESTANTES PAS PLUS QU'IL NE S'EN POSE ENTRE LA MAÇONNERIE ET LA SYNAGOGUE. LES DIFFICULTÉS N'EXISTENT QU'AVEC LA SEULE EGLISE ROMAINE".

C'est donc par la doctrine qu'il va falloir ériger une religion universelle ; c'est par des infiltrations, des pressions, des propagandes aidées par surcroît de certaines complicités, qu'il sera nécessaire d'accréditer l'idée d'un œcuménisme parallèle, revêtu de la forme d'un NOUVEAU CHRISTIANISME. Eh bien, l'idée n'est pas nouvelle. Revenons aux anciens Rose-Croix. Voici ce que dit Comenius leur porte-parole et le Docteur de tant de sectes Modernes :
"JUSQU'ICI ON IMAGINAIT DIFFÉRENTES ÉCOLES, SOCIÉTÉS ET FRATERNITÉS EN PHILOSOPHIE ET THÉOLOGIE, SECRÈTES OU NON SECRÈTES, MAIS SANS AUCUN PROFIT POUR LES RELIGIONS OU LES PHILOSOPHIES SI CE N'EST POUR LES PARTICULIERS. MAINTENANT QU'IL S'AGIT, D'UNIVERSEL... IL FAUDRA ÉRIGER UN COLLÈGE CATHOLIQUE DE TOUS LES SAVANTS DU MONDE, DE SORTE QUE PAR LEUR TRAVAIL ET LEUR DILIGENCE, TOUT CE QUE DIEU A DÉJÀ RÉVÉLÉ EN QUELQUE LIEU QUE CE SOIT, OU RÉVÉLERA PAR LA SUITE POUR L'ACCROISSEMENT DE LA LUMIÈRE ET DE LA VÉRITÉ, PUISSE DEVENIR COMMUN A TOUS SANS NÉGLIGER NI UN SEUL COIN DE LA TERRE, NI UNE NATION, NI UNE LANGUE, NI UNE CLASSE, NI UN ÉTAT SOCIAL".

Ces gens du XVIIè siècle savaient écrire. Car, remarquons-le en passant, ce texte est en partie ésotérique. Nous aurons l'occasion de nous en apercevoir. Pour l'instant retenons que l'idée d'un syncrétisme doctrinal et d'un COLLÈGE CATHOLIQUE de savants opposant le christianisme nouveau au catholicisme romain se trouve aussi en Saint-Yves d'Alveydre. On le trouve encore dans là déclaration du Congrès des religions en 1946 :
"IL EXISTE AU-DESSUS DES DIVERSES RELIGIONS UNE EGLISE UNIVERSELLE COMPOSÉE DE TOUS LES CROYANTS DOGMATIQUEMENT LIBRES QUI UNISSENT LEURS CONVICTIONS RELATIVES A L'EXISTENCE D'UN ETRE SUPRÊME OU PROVIDENCE, À UNE VIE FUTURE, A L'IMMORTALITÉ DE L'ÂME, AINSI QU'AU DEVOIR D'AMOUR HUMAIN PROCLAME COMME LE PREMIER PAR LES ÉGLISES ET RELIGIONS".

Ainsi parlait-on dans les milieux rosicruciens, gnostiques. Mais la même année, dans une revue confidentielle du Rit Écossais, le Grand Commandeur Riandey disait de son côté :
"LE MONDE FUTUR CRÉERA DU NEUF APRÈS AVOIR ASSIMILE LE CHRISTIANISME ET D'AUTRES FORMES ACTUELLES DE SPIRITUALITÉ ET DONNERA PEUT-ÊTRE NAISSANCE PAR ANALOGIE AVEC LE PHÉNOMÈNE PHYSIQUE DE COLLECTIVISATION TOTALE A UNE SORTE DE PANTHÉISME DANS LEQUEL SE TROUVERONT FONDUES, AMALGAMÉES TOUTES LES PENSÉES ACTUELLES REDYNAMISÉES TOUTES ENSEMBLE VERS DES OBJECTIFS ENCORE INCONCEVABLES".

Plus récemment encore, le MARTINISME, EN 1954, dans sa revue "L'Initiation", reprend le thème :
"L'HUMANITÉ LONGTEMPS SOUS L'INFLUENCE DES PARTIS RELIGIEUX ET QUI AYANT PERDU TOUTE CONFIANCE EN CES PARTIS, CHERCHE UNE RELIGION NOUVELLE, EN DEHORS DES DOGMES, DES POSTULATS, DES INFAILLIBILITÉS : RELIGION ADAPTÉE A UNE OPTIQUE SAINE ET RÉALISTE DU DEVENIR SPIRITUEL DE L'HUMANITÉ"..


- CHRISTIANISME SCIENTIFIQUE


Cette religion nouvelle, adaptée, on va lui donner une apparence œcuménique en la faisant polyvalente ; cet œcuménisme ne jaillira pas de la vérité objective et, c'est déjà une subversion à noter. Cette religion ce sera le CHRISTIANISME SCIENTIFIQUE ou plutôt un CHRISTIANISME UNIVERSEL qui n'est en réalité qu'une GNOSE ÉTENDUE. Ed. Schuré affirme que :
"LA DOCTRINE DES MYSTIQUES EST A LA SOURCE DE NOTRE CIVILISATION, QU'ELLE A CRÉÉ LES GRANDES RELIGIONS AUSSI BIEN ARYENNES QUE SÉMITIQUES, QUE LE CHRISTIANISME Y CONDUIT LE GENRE HUMAIN TOUT ENTIER PAR SA RÉSERVE ÉSOTÉRIQUE ET QUE LA SCIENCE MODERNE Y TEND POSITIVEMENT PAR L'ENSEMBLE DE SA MARCHE, QU'ENFIN ILS DOIVENT S'Y RENCONTRER COMME EN UN PORT DE JONCTION ET TROUVER LA LEUR SYNTHÈSE".

Que tout cela tende à la doctrine des mystères ésotériques c'est bien évident. Tirons-en les conséquences exotériques. Le Christ-Jésus n'est plus désormais qu'un Grand Initié ; déjà l'Incarnation du Verbe a disparu derrière l'image d'un Illuminé comme Rama-Krisnha, Hermès, mais saisi plus que tout autre PAR L'ESPRIT DU FEU INTÉRIEUR de l'univers. Il n'est plus que Modèle et Initiateur du sublime humanisme réalisé dans sa personne et c'est bien là l'esprit du rit d'initiation au 18è Rose-Croix dont on peut se faire une idée en lisant la dernière page de "l'Œcuménisme vu par un Franc-Maçon" du FYves Marsaudon. Mais le Christ-Verbe de Dieu est, lui, identifié au Cosmos par les Grands Mages dont nous avons parlé et qui demeurent les Maîtres à penser des Sectes. Le Christisrne cosmique procède d'un panthéisme qu'il serait inadéquat de ne considérer que comme émanatiste parce qu'il masque en réalité toute une THÉOGONIE ; il n'est philosophiquement qu'un produit gnostique ne révélant à l'intelligence créé qu'elle même et elle seule.
Il entraîne, par élimination du contenu de la Foi, l'obligation de ne donner aux SACREMENTS, qu'une valeur SYMBOLIQUE. Le désir des sectes d'inculquer un symbolisme obsessionnel dans la pensée catholique a pour but, en niant les réalités sacramentelles, de s'attaquer à Notre-Seigneur Jésus-Christ leur Auteur. C'est ainsi que l'EUCHARISTIE ne serait que le signe d'une communion au Christ-Cosmique-Humanité.


- LE "CHRIST-HUMANITE" – "LE CHRIST-ESPRIT"


Car le Christ en conséquence est aussi l'Humanité ; il est la totalisation "DES INNOMBRABLES HUMANITÉS VOYAGEUSES" pour employer l'expression d'un prêtre Kabbaliste, Martiniste et Gnostique l'ex-chanoine Roca (1830-1893). Rien d'étonnant dès lors que ce PANCHRIST se modifie sans cesse et se perfectionne au rythme de l'histoire, s'élargisse aux dimensions des sociétés planétaires actuellement existantes. L'humanisme idolâtrique moderne trouve là sa raison : tout le temporel en mouvement n'est qu'enfantement du Christ-Social. Tout dialogue pour le chrétien devra se transmuer en communion à l'humain désormais sacralisé, divinisé quel qu'il soit, individuel et surtout collectif. La démocratie qui ne sera plus un régime distinct du Pouvoir sera elle-même le pouvoir divin absolu et non pas seulement en politique ; LA DÉMOCRATIE RELIGIEUSE ou si l'on veut la démo-idéocratie du Pacte Synarchique réalisera pleinement le Christianisme dans et par l'économique et le social. Le Christianisme se réalisera aussi selon des modalités diverses dans toutes les croyances.
"SEULE, dit ED. SCHURE, L'ENTENTE DE TOUTES LES GRANDES RELIGIONS PAR UN RETOUR À LEUR SOURCE COMMUNE D'INSPIRATION PEUT ASSURER LA FRATERNITÉ DES PEUPLES ET L'AVENIR DE L'HUMANITÉ ".

Leur égalité fondamentale postulera donc la liberté morale pour tout homme de pratiquer la religion de son choix. Ce n'est pas en effet le droit de la Vérité qui fonde, comme l'Eglise l'enseigne, la liberté religieuse, c'est, pour les sectes, l'égalité fondamentale de toutes les religions qui postule la vérité de sorte qu'elles érigent en fait au-dessus de tout L'UNIQUE RELIGION DE LA LIBERTÉ, C'EST-À-DIRE DE L'HOMME LUI-MÊME. "IL EST DONC POSSIBLE, LIT-ON, DANS LE SYMBOLISME QUE LA RELIGION DE L'AVENIR FERA DE CHAQUE FIDÈLE SON PROPRE PRÊTRE ET QU'ELLE S'ADRESSERA A DES ESPRITS AMBITIEUX DE CHERCHER LA VÉRITÉ PAR LEURS PROPRES MOYENS ET A LEURS RISQUES ET PÉRILS". Cette recherche et ce pluralisme supprimant d'un trait, bien entendu, le magistère, sont appelés à devenir le moteur de "LA MARCHE A L'ESPRIT " dont parle Teilhard de Chardin cité avec complaisance par le FNaudon du Suprême Conseil de France, tandis que le Souverain Grand Commandeur Riandey en précise la progression par L'INITIATISME JUSQU'À IDENTIFICATION DE L'ETRE AVEC L'ESPRIT. "N'EST-CE PAS PAR LA SUPPRESSION, DIT P. NAUDON, DE LA SIMPLISTE OPPOSITION ENTRE LE MATÉRIALISME ET LE SPIRITUALISME LE RETOUR A LA LOI DU MENTALISME QUE PROCLAMAIT HERMÈS (Trisméjiste), LE TOUT EST ESPRIT, L'UNIVERS EST MENTAL" ?
Et voilà la Noogenèse qui n'est pas croyons-le une invention de Teilhard de Chardin. Tel texte de l'ex-chanoine gnostique déjà, cité dont Teilhard semble avoir recueilli l'héritage nous le confirmerait et nous verrons ce qu'il faut entendre par cet Esprit dans les Hautes Sectes. Pour l'instant, constatons qu'elles ont su répandre, par mille canaux d'infiltration, les accusations si souvent portées contre l'Eglise romaine d'être infidèle à l' "Esprit". On lui reproche donc ses insuffisances, la prison des dogmes où L'IMPERIALAT LATIN, pour dire comme Saint-Yves d'Alveydre, enferme les consciences ; on réclame à grand bruit un "retour aux sources" par quoi les puissances occultes, qui cependant dénigrent la tradition patristique et conciliaire veulent rouvrir les écluses du gnosticisme. Elles prétendent amener le Christianisme à L'EGLISE ÉSOTÉRIQUE DE JEAN en parodiant la CHARITÉ. Se disant "TOUJOURS PLUS PROCHES DE LA PENSÉE DE JESUS QUE NE L'ONT ÉTÉ LES SOUTIENS DE L'INTOLÉRANCE", elles attaquent la Curie romaine, baptisée par l'un d'eux de "CENTURIONS ROUGES" siégeant, pour dire comme le FMarsaudon, "SOUS LES LAMBRIS DORES DU VATICAN" ; on attaque sa hiérarchie, mais surtout le Pontife Romain, car c'est lui le principal objet de leurs efforts destructeurs dont la folie va jusqu'à faire dire à l'ex-chanoine Roca en 1889 :
"UNE IMMOLATION SE PRÉPARE QUI EXPIERA SOLENNELLEMENT. LA PAPAUTÉ SUCCOMBERA ; ELLE MOURRA SOUS LE COUTEAU SACRE QUE FORGERONT LES PÈRES DU DERNIER CONCILE. LE CÉSAR PAPAL EST UNE HOSTIE COURONNÉE POUR LE SACRIFICE".


III. – L'ÉGLISE NOUVELLE


Mais de cette Eglise nouvelle, inaugurant l'ordre nouveau, ce "NOVUS ORDO SAECULORUM" selon la devise des sectes, quel est donc le Credo ? Car, on le devine, ce n'est pas du pluralisme qu'on peut tirer logiquement un oecuménisme qui soit "A LA MESURE, DIT LE FPAUL NAUDON, DE L'HUMAIN ET DE L'INFINI, DU TEMPS ET DE L'ÉTERNEL, DU CŒUR ET DE LA RAISON DANS CETTE VASTE RECHERCHE VERS L'OMÉGA FINAL". Alors, quelle est la cause dynamique et l'objectif ultime ? L'Esprit ? Mais encore, quel est-il cet Esprit ? Quel peut être ce dieu auquel on voue une religion conviant toutes les autres au rendez-vous de l'Unité dans le christianisme scientifique ? Et d'abord quelle est cette science ?

Écoutons, entre autres, Ed. Schuré citant avec éloge un passage très clair d'un ouvrage paru en 1882:
"LA DOCTRINE ÉSOTÉRIQUE N'EST PAS SEULEMENT UNE SCIENCE, UNE PHILOSOPHIE, UNE MORALE, UNE RELIGION. ELLE EST LA SCIENCE, LA PHILOSOPHIE, LA MORALE, LA RELIGION DONT TOUTES AUTRES SONT DES PRÉPARATIONS OU DES DÉGÉNÉRESCENCES, DES EXPRESSIONS PARTIELLES OU FAUSSÉES SELON QU'ELLES Y ACHEMINENT OU EN DÉRIVENT".

Telle est la "science", la pseudo-science, sous-jacente au nouveau Christianisme et qu'à grand renfort de publicité vulgarisent des publications aussi fantaisistes que " Planète" par exemple. Tel est ce Christianisme. C'est " LE MONISME INTELLECTUEL, LE SPIRITUALISME ÉVOLUTIF ET TRANSCENDANT" (Schuré) couronné par toute une théogonie au sommet de laquelle, qu'on l'appelle l'En-Soph de la Kabbale ou l'Absolu de Schelling se tient l'Inconnaissable, l'indéfinissable, l'imprononçable, inaccessible à l'intelligence par une révélation surnaturelle extérieure, mais qui, remarquable contradiction, se dévoile à la connaissance par évolution en un TERNAIRE ANDROGYNE : Le Père, le Fils et la Sophia-Esprit. Par évolution encore mais à l'extérieur s'ajoute un quatrième terme panthéistique : "L'ETRE HOMINAL IMMORTEL", humanité collective que "GLORIFIE LE SEIGNEUR DU MONDE". Voilà pourquoi :
"LA RÉVOLUTION MONDIALE, DIT LE PACTE SYNARCHIQUE, PORTE LES PEUPLES EN UN MOUVEMENT IRRÉSISTIBLE VERS UNE HAUTE CIVILISATION MARQUÉE DU SCEAU DE L'HUMANISME UNIVERSEL JUSQU'À LA RÉVÉLATION SACRIFICIELLE DE L'HOMME SUR TOUS LES PLANS DE LA VIE ET DANS TOUS LES PEUPLES".

Voilà pourquoi, le Souverain Grand Commandeur Riandey nous annonce un humanisme gros de l'abolition de la personnalité. Cet homme universel n'a pas besoin de RÉDEMPTION ou plutôt il se rédime lui-même en se révélant au cours d'une évolution sacrificielle diamétralement opposée à l'amour de Dieu descendant sur chacun de nous ses créatures avec la paix du Christ ! Car à travers les littératures et philosophies dites humanistes sacralisant tout le temporel humain, le divinisant, à travers les déclamations humanitaires de la démocratie, de l'économie planifiée, à travers tout cela qui n'empêche ni les violences concentrationnaires, ni les déplacements des populations, ni les tueries pour de soi-disant indépendances nationalistes, chacun pourra déceler L'HUMANISME INITIATIQUE versant incognito dans les intelligences et dans les coeurs la mystique insensée de "L'ULTRA HUMAIN" que le schéma de l'Archétype social, autre document synarchique, définit cyniquement "L'INDIVIDU FONDU DANS LA THÉOCRATIE MONDIALE ET DÉPERSONNALISE".


- UNE THÉOCRATIE POLITICO-RELIGIEUSE - L'O. N. U.


Il s'agit bien en effet d'une théocratie. L'intégration universelle sous un gouvernement mondial, ne serait pour les sectes que l'appareil visible d'un gouvernement occulte dont on parle déjà plus ou moins ouvertement en deçà et au-delà de l'Atlantique. Cette théocratie réaliserait le COMPLEXE POLITICO-RELIGIEUX DE L'IMPERIUM MUNDI recherché. Au dessus du ternaire androgyne nous évoquions le principe initial, spirituel, imprononçable qu'un des plus grands docteurs des Hautes-Maçonneries modernes le F. ALBERT PIKE, fondateur du néo-Palladisme théurgique, identifie à l'âme du monde pensante et intelligente. C'est cette intelligence universelle qu'invoquent, par exemple, les fameux "MASTERS OF WISDOM" maîtres de la sagesse parmi lesquels figurent de très hauts personnages. C'est à elle qu'un projet formé il y a quelques années, sous le patronage de personnalités bien connues de la politique internationale, envisage d'ériger un temple.

Mais qui est ce principe ? Qui donc, pour employer le langage de l'Archétype social est le "SEIGNEUR DU MONDE A CARACTÈRES DIVINS SANS COMMUNE MESURE AVEC L'HUMANITÉ"?

"ICI, NOUS DIT ENCORE A. PIKE, S'ARRÊTE LA MAÇONNERIE". Les Frères n'y sont pas initiés. S'ils veulent franchir cette barrière ésotérique, s'ils veulent, dépassant la hiérarchie, devenir Mages ou Grands Théurges, il leur faut s'initier aux grands mystères :
"AU-DESSUS DU 33è DEGRÉ MAÇONNIQUE, ÉCRIVAIT SAINT-YVES D'ALVEYDRE, IL Y A PLACE POUR UN ENSEIGNEMENT UNIVERSEL DONT LES LIVRES EXISTENT BIEN QU'ILS NE SOIENT PAS ACTUELLEMENT DANS LA MAÇONNERIE".

Dans les instructions secrètes de Charlestown aux Suprêmes Conseils, à la fin du siècle dernier, on pouvait déceler, dans le dualisme plus apparent que réel des Hautes Sectes, le choix de la divinité suprême: "NOTRE SCIENCE NOUS VIENT DES MAGES ADORATEURS D'ORMUZD, NOM PERSAN, DU PRINCIPE DU BIEN, DU GÉNIE, DE LA LUMIÈRE" ; les anciens Rose-Croix se disaient porte-Lumière". Ce génie de la lumière, Claude de Saint-Martin va nous le faire découvrir sans cependant le nommer :
"Que ne puis-je déposer ici le voile dont je me couvre, et prononcer le NOM de cette cause bienfaisante, la force et l'excellence même, sur laquelle je voudrais pouvoir fixer les yeux de tout l'univers ! Mais quoique cet être ineffable, la clef de la nature, l'amour et la joie des simples, le flambeau des sages, et même le secret appui des aveugles, ne cesse de soutenir l'homme dans tous ses pas, comme il soutient et dirige tous les actes de l'univers, cependant le NOM qui le ferait le mieux connaître, suffirait, si je le proférais, pour que le plus grand nombre dédaignât d'ajouter foi à ses VERTUS et se défiât de toute ma doctrine ainsi le désigner plus clairement, ce serait éloigner le but que j'aurais de le faire honorer.
"Je préfère donc de m'en reposer sur la pénétration de mes lecteurs, très persuadé que malgré les enveloppes dont j'ai couvert la vérité, les hommes INTELLIGENTS pourront la comprendre, que les hommes vrais pourront la goûter, et même que les hommes corrompus ne pourront au moins s'empêcher de la sentir".
(Claude de Saint-Martin, "Des erreurs et de la Vérité" Édimbourg, 1782, 2° partie, p. 230).

Accéder à son culte, connaître les arcanes de son infernale théologie, relève de la plus haute CONNAISSANCE initiatique qui n'est pas à la portée de tous. A. PIKE en avertit les Francs-Maçons eux-mêmes :
"SI VOUS DÉSIREZ TROUVER LE SANCTUAIRE ET MÉRITER D'Y ETRE ADMIS, NOUS VOUS EN AVONS ASSEZ DIT POUR VOUS MONTRER LE CHEMIN, SI VOUS NE LE DÉSIREZ PAS IL EST INUTILE QUE NOUS VOUS EN DISIONS DAVANTAGE".

La raison de ce silence, c'est qu'ils ont fait de Lucifer le dieu bon opposé à Adonai le Dieu de l'Ecriture.
Telle est cette théocratie mondiale, ce gouvernement occulte dont les dignitaires seront les Mages ou les Sages qui, selon Oswald Wirth,
"NE CONSERVENT DE L'HUMANITÉ QUE TOUT JUSTE L'ASPECT EXTÉRIEUR MAIS DONT L'ESPRIT ÉMANCIPE S'ÉLÈVE À DES HAUTEURS INOUÏES OU L'HOMME EST TRANSFORME EN DEMI DIEU".

L'orgueil du "TRANS–HUMAIN", de la "SURHUMANITE" disait Teilhard, a pénétré, maintenant dans les milieux qui entreprennent de diriger le monde. Déjà en 1935, Sir Stanley Baldwin, ministre britannique disait :
"LES ÉTATS, FUT-CE LA COURONNE D'ANGLETERRE NE SONT PLUS MAÎTRES DE LEUR DESTINÉE, DES PUISSANCES QUI NOUS ÉCHAPPENT FONT JOUER DANS MON PAYS COMME AILLEURS DES INTÉRÊTS PARTICULIERS ET UN IDÉALISME ABERRANT".

Il y a depuis plusieurs années dans les locaux de l'O.N.U. une chambre dite de MÉDITATION dont on voit la photographie dans l'hebdomadaire "MATCH" du 9 Octobre 1965. On la présente comme l'oratoire du Dieu que chacun veut bien y mettre en y entrant.


- L'O.N.U.


Ce n'est pas vrai !
Cette chambre de méditation (OU D'ILLUMINATION) est un temple maçonnique dont les symboles, quoique discrètement figurés, sont reconnaissables : la spirale, la ligne droite qui la traverse, la lune, le "carré long", la pierre cubique couverte d'or sur laquelle joue un rayon lumineux. En 1962 on lisait déjà dans un journal américain :
"A NEW YORK CITY, LES AMIS DE LA CHAMBRE DE MÉDITATION TIENNENT RÉGULIÈREMENT UNE LONGUE RÉUNION DANS LA CHAMBRE DE MÉDITATION DE L'O.N.U. AU CENTRE DE CE TEMPLE, UN RAYON DE LUMIÈRE JOUE SUR DE L'OR POLI. LE 24 AVRIL 1957 QUAND LA CHAMBRE DE MÉDITATION FUT ROUVERTE, DAG-HAMARSKJOLD, DERNIER SECRÉTAIRE DE L'O.N.U. DÉCRIVAIT CETTE PIERRE PAÏENNE COMME UN AUTEL A L'UNIVERSELLE RELIGION. "L'AUTEL EST LE SYMBOLE DU DIEU DE TOUTE CHOSE DISAIT-IL".

Si au fond des projets d'organisation ou des institutions humaines les moins parfaites il y a presque toujours des dispositions raisonnables que leurs auteurs, quels qu'ils soient, n'auraient eu garde d'omettre sans manquer de jugement, si une unité européenne quelconque est désirable, si l'unité du genre humain, qui n'est pas un vain mot, rendent opportuns, en l'état actuel des choses, des organismes internationaux, admettons-en loyalement le principe. Mais encore faut-il que des puissances occultes, ambitieuses de gouverner la planète, ne détournent par ces organismes de la fin spirituelle des hommes, de la vocation des hommes à connaître, servir et aimer le vrai Dieu. Or, la crise que traverse le monde, qu'on le veuille ou non, pose, chacun le sent, une terrible alternative dont la résolution décidera prochainement, n'hésitons pas à le dire, de la paix et du sort de l'humanité. Qu'on le veuille ou non, c'est moins le principe de ces institutions qui est immédiatement en cause que la réponse des hommes pour ou contre Dieu devant l'imminence d'événements dont l'heure approche. Et ces événements, dans l'esprit des sectes, doivent avoir pour résultat d'instaurer "L'AUTORITÉ D'UN AGENT UNIQUE, RÉGULATEUR ET COORDINATEUR UNIVERSEL" dit un grand commandeur de la Franc-Maçonnerie du rit écossais qui ajoute :
"PAR QUEL MOYEN CET AGENT S'IMPOSERA-T-IL ? PROBABLEMENT PAR LA GUERRE, PAR UNE TROISIÈME ET ESPÉRONS-LE DERNIÈRE CONVULSION MONDIALE".

Ces paroles maçonniques s'accordent à celles qui furent dites quatre ans plus tard, en 1950, devant le Sénat américain :
"NOUS AURONS LE GOUVERNEMENT MONDIAL... PAR CONSENTEMENT OU PAR CONQUÊTE".

Si le but ultime, le "Grand Œuvre " des forces occultes demeure ce complexe politico-religieux, il serait bien léger de ne pas s'attendre dans un proche avenir à des événements internationaux qui ne seraient liés en quelque manière subversive à la question religieuse.

"NOUS NE POUVONS IGNORER LE CONCILE ET SES CONSÉQUENCES " a écrit le F Marsaudon. Maintenant, croyons-le bien, nous en sommes à la plus formidable des guerres de religion mais qui ne veut pas se nommer. Le monde en est là. Si la foi nous donne de sereines certitudes sur la pérennité de l'Eglise, notre personnel salut et notre devoir de coopération à l'œuvre de Dieu ne nous obligent pas moins à une fidélité que nous pouvons résumer en trois points essentiels : l'Eucharistie, la Vierge Marie, le Pape.


- NOTRE FIDÉLITÉ - LE PONTIFE ROMAIN, NOTRE-DAME ET L'EUCHARISTIE.


Le Pontife Romain ! Ce qu'il nous faut retenir de sa présence à l'Assemblée des Nations, en cette enceinte où se cache le fameux temple, au seuil d'un avenir maintenant très proche dont on ne semble pas encore soupçonner toute la gravité, c'est que, dans une perspective surnaturelle, cette présence seule apparaît dans la trame des faits comme un signe prémonitoire du Souverain Amour inquiet du sort des peuples entraînés malgré eux vers les voies sans recours de politiques inhumaines. Silhouette blanche, auréolée de l'humilité et de la charité du Sauveur des hommes il est allé les adjurant de vivre dans la paix. Leurs chefs voudront-ils reconnaître le signe ? Car, représentant du Christ, et Chef visible de Son Eglise, il ne leur a pas demandé les sceptres de la terre : cette présence par elle-même leur offrait non pas le pseudo-christianisme, l' "universelle religion" des sectes, simulatrice et offensante au vrai Dieu, mais l'Eglise de toujours, celle d'hier, d'aujourd'hui, de demain présente au monde par sa nature même, telle que l'a faite et voulue Son Fondateur, c'est-à-dire dépositaire de la Vérité. Il leur a dit que "le Dieu de I'Univers et de la Paix est pour nous et pour tous ceux qui accueillent l'ineffable révélation que le Christ a faite de Lui, c'est le Dieu vivant, le Père de tous les hommes".

Mais en leur offrant ainsi la présence de l'Eglise, ne leur offrait-il pas en conséquence, répondant à nos angoisses et prévenant des erreurs mortelles, le Mystérium Fidei ? La foi inébranlable en la présence réelle - et singulière dit le Concile de Trente - de Notre-Seigneur dans l'Eucharistie, n'est-ce pas la réplique transcendante, absolue, définitive à ce "Christ-Cosmique", ce "Christ-Social", ce "Christ-Esprit" qui corrompent tant d'intelligences et vont à perdre tant d'âmes ? Et en face de l'impure Sophia du ternaire blasphématoire, animant la Materia Matrix d'où monte l'orgueil évoluteur des sens et de l'intelligence et qui, prétend-on, doit tout rénover dans I' "éternel féminin", se dresse la Très Pure Mère de Jésus, Verbe Incarné par amour, déclarée Reine du Monde par Pie XII. C'est sur Elle en effet que se fonde notre salut et celui de I'Eglise, car Paul VI a proclamé :


MARIE, MÈRE DE L'EGLISE
:ange:

Mais finalement, on en viendrait à vouloir devenir synarchiste. Curieux pour un texte anti-synarchiste.....NON?
Amitié. Dush.

#2 dush

dush

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Posté 22 septembre 2003 à 16:07

La Synarchie, après quelques recherches plus sérieuses , s'avère avoir bel et bien failli se mettre en place en Europe au cours des années 20/40, elle est une doctrine politico-financière visant à instaurer des gouvernements fascistes avec pour aide des milieux financiers très puissants : voilà ce qu'en dit Lyndon LaRouche, économiste et futur candidat démocrate à la Maison-Blanche. Je vous conseille de lire ce qui suit car pour l'instant les USA sont bel et bien sous un tel régime fascisant à la solde de financiers dangereux.

Le terme « Synarchisme » est tiré du nom d'une secte franc-maçonne occulte, connue sous le nom de Martinistes et reposant sur le culte de la tradition de l'empereur Napoléon Bonaparte. Au XXe siècle, le terme est employé aussi bien, en apparence, pour nommer des forces d'opposition pro-communistes et des forces d'extrême-droite dont le but est le renversement de la démocratie.

Au cours des annés 20-45, le synarchisme a été l'aspect central des gouvernements fascistes d'Italie, d'Allemagne, d'Espagne et de Vichy et Laval en France, et, à travers la branche espagnole du Parti nazi, il s'est également répandu au Mexique, en Amérique centrale et du Sud.

On retrouve même cette conspiration franc-maçonne occulte dans des factions américaines se revendiquant de gauche comme d'extrême-droite, tels le conseil de la rédaction du Wall Street Journal, la Société du Mont-Pélerin, l'American Enterprise Institute et l'Hudson Institute, ainsi que dans ce que l'on appelle les intégristes conservateurs au sein du clergé catholique. L'autorité sous-jacente derrière ces cultes est un réseau contemporain de banques privées ayant adopté le modèle vénitien médiéval connu sous le nom «  fondi « . La conspiration de la synarchiste Banque Worms pendant la guerre de 1940 est typique du rôle joué par ces intérêts bancaires derrière les divers gouvernements fascistes de l'époque.

En fait, au départ, les synarchistes sont issus des cercles les plus proches de Napoléon Bonaparte  ; des officiers vétérans des campagnes napoléoniennes ont répandu ces pratiques cultistes à travers le monde. G.W.F. Hegel, un admirateur passionné de l'image impériale de Bonaparte, fut le premier à établir une doctrine historique fasciste de l'Etat. En complément, les écrits de Nietzsche ont fourni la doctrine de la terreur dionysiaque, créée par l'homme-bête, des mouvements et régimes fascistes du XXème siècle. Les principaux idéologues fascistes des milieux universitaires d'après-guerre sont Leo Strauss, de l'université de Chicago, qui est l'inspirateur des idéologues néoconservateurs américains actuels, et Alexandre Kojève, un philosophe parisien partageant les idées de Strauss.

Le « projet synarchiste » - hier et aujourd'hui. Dans les années 20 à 40, certains cercles financiers ont tenté de « résoudre » à leur façon la crise économique mondiale, en imposant des dictatures fascistes. Parallèles avec la situation actuelle.


Commentaire de Michael Liebig
Depuis fin juin, dans de nombreuses présentations publiques, Lyndon LaRouche a mis l'accent sur un concept politique baptisé « synarchisme ». Pour les Européens, la «  synarchie «  reste une donnée inconnue ou un mythe fourre-tout. Pourtant il s'agit bien d'un produit de l'histoire politique européenne, même si, aujourd'hui, ce phénomène se manifeste le plus ouvertement aux Etats-Unis.

En effet, il est difficile de comprendre la « révolution néoconservatrice » en Amérique - dont les pères idéologiques sont Leo Strauss et Samuel Huntington et qui est incarnée par la politique de guerre impérialiste de Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz - si l'on ne prend pas en compte le « projet synarchiste » des années 20, 30 et 40. Je vais tenter ici de faire la lumière sur cette question, en m'appuyant principalement sur un discours prononcé par Lyndon LaRouche à New York le 29 juin 2003.

LaRouche commença en faisant référence aux années 1983-84. A l'époque, on lui avait indiqué que d'importants documents de renseignement, tenus secrets jusque-là, étaient désormais disponibles aux Archives nationales de Washington, lui suggérant de les étudier attentivement. Ils provenaient : 1) du renseignement militaire américain, couvrant la période 1925-45, 2) de l'Office of Strategic Studies (prédécesseur de la CIA) pendant la Deuxième Guerre mondiale, 3) des services du renseignement militaire français. Ces documents, classés sous la rubrique « Synarchie/nazi-communistes », ont été examinés par des collaborateurs de LaRouche en France, aux Etats-Unis et en Amérique latine.




Le fascisme européen
Ce matériel secret concernait un plan lancé au cours des années 20 et 30, baptisé « projet synarchiste », qui visait à mettre en place en Europe occidentale et centrale un système de gouvernement fasciste. Ses inspirateurs étaient de puissants cercles financiers en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ainsi qu'en France, qui voyaient dans le fascisme leur solution à l'effondrement irréversible du système politique et financier de Versailles.

La phase expérimentale, pour ainsi dire, du « projet synarchiste » fut le fascisme italien de l'ex-socialiste Benito Mussolini, calqué sur le « césarisme » de Napoléon. C'est d'ailleurs ce dernier qui inspira tous les mouvements fascistes qui se développèrent en Europe au cours des années 20. Avant 1931, Hitler ne jouait pas de rôle vraiment significatif dans la politique allemande ni au sein du fascisme européen, dont les fondements idéologiques doivent, en revanche, beaucoup à George Sorel, cet écrivain français mort en 1922, qui voyait la force motrice de l'histoire dans la combinaison d'un « führer surhumain », au sens nietzschéen, et de mouvements de masse prolétariens - impliquant, bien sûr, des opérations de manipulation collective inspirées des études de Gustave LeBon.

Le zèle avec lequel ces cercles financiers poussèrent leur « projet synarchiste » s'explique par la grave crise économique de 1929-33 et le risque de voir l'Allemagne et les Etats-Unis adopter une solution politique et économique totalement opposée, à savoir le « plan Lautenbach », sous le chancelier von Schleicher, et le « new deal » de Franklin Delano Roosevelt.

En Europe, la chute du gouvernement Schleicher et la prise du pouvoir par Hitler, en janvier 1933, représentèrent une percée décisive pour le « projet synarchie ». En revanche, en Amérique, il subit une défaite stratégique avec l'entrée en fonctions du président Franklin Roosevelt en mars 1933. C'est dans ces conditions que des cercles financiers synarchistes anglo-américains jouèrent un rôle important dans la remise à flot politique et financière du parti nazi, à la fin de 1932, et dans la montée au pouvoir d'Hitler fin janvier 1933. Mentionnons notamment dans ce contexte le directeur de la Banque d'Angleterre, Montagu Norman, les groupes bancaires anglo-américains Schroeder, Morgan, Harriman et Lazard, liés à la Banque Worms de Paris. Leur agent en Allemagne était Hjalmar Schacht.

Sous la présidence Roosevelt, les cercles financiers synarchistes aux Etats-Unis mêmes se trouvaient sur la défensive, sinon neutralisés politiquement. Par contre, en Angleterre, ces mêmes cercles ne se contentaient pas de soutenir, parfois ouvertement, le fascisme sur le continent. Au cours des années 30, la synarchie représentait même un important facteur du pouvoir outre-Manche. Cette tendance parmi l'aristocratie britannique, y compris la famille royale, était incomparablement plus importante que le mouvement ouvertement fasciste de Moseley. L'abdication forcée du roi pro-fasciste, Edouard VIII, reflète la lutte autour de la question de la synarchie. L'establishment britannique comportait un courant significatif qui souhaitait parvenir à un « arrangement » stratégique avec l'Allemagne nazie, l'Italie mussolinienne, l'Espagne de Franco, le Portugal de Salazar et les synarchistes français qui allaient promouvoir le régime de Vichy.

Le groupe synarchiste britannique comprenait des dirigeants politiques comme lord Halifax, ministre des Affaires étrangères de 1937 à 1941, sir Horace Wilson, chef de cabinet du Premier ministre Neville Chamberlain, RA Butler, du Foreign Office, l'ancien Premier ministre Lloyd George ou encore des personnes qui exerçaient leur influence en coulisses, dont Kenneth de Courcy ou John Amery, qui fut pendu en 1946 pour haute trahison.




Le cas Churchill
Pour diverses raisons, Winston Churchill, bien qu'impérialiste convaincu, représentait l'opposition politique à la synarchie, mais il dut reconnaître, au cours des années 30, qu'il n'était pas en mesure d'éliminer durablement le synarchisme ni d'empêcher la consolidation politique et militaire du fascisme sur le continent. Il craignait une extension au dehors et une contamination interne, d'autant plus qu'Hitler fit tout, même bien après le déclenchement de la guerre, pour parvenir à un arrangement avec la Grande-Bretagne, dont il admirait tant l'empire.

Churchill reconnaissait d'ailleurs que, sans le soutien des Etats-Unis de Roosevelt, il n'avait aucune chance, que ce soit sur le plan intérieur ou extérieur. Il chercha donc l'aide du Président américain qu'il avait connu en tant que secrétaire adjoint à la Marine américaine, pendant la Première Guerre mondiale.

Comme Lyndon LaRouche l'a relevé dans son discours, Churchill n'eut guère de mal à convaincre Roosevelt car, depuis le milieu des années 30, celui-ci considérait l'émergence d'un bloc fasciste en Europe, conduit par l'Allemagne nazie et que la Grande-Bretagne pourrait finir par rejoindre, comme le principal danger stratégique pour les Etats-Unis. Par conséquent, dès cette époque, Roosevelt prépara son pays à une guerre avec l'Allemagne nazie, même s'il n'exposa pas ouvertement son intention au public. Le Président américain prenait aussi en compte l'influence croissante du « projet synarchiste » en Amérique latine et le rapprochement entre l'Allemagne nazie et le Japon.

Aussitôt après l'invasion nazie de la Pologne, le 1er septembre 1939, suivie deux jours plus tard par la déclaration de guerre de la Grande-Bretagne et la France à l'Allemagne, une coopération directe et personnelle s'engagea entre Roosevelt et Churchill, qui ne deviendra Premier ministre qu'en mai 1940. Cette collaboration, secrète au début, ainsi que le soutien du Président américain au Britannique allaient s'avérer décisifs dans la grande lutte pour le pouvoir entre Churchill et les synarchistes britanniques, en mai-juin 1940.

La victoire fulgurante sur la France et le fait qu'Hitler laisse les troupes britanniques réembarquer à Dunkerque furent considérés par les synarchistes britanniques comme une chance historique pour s'entendre avec l'Allemagne nazie ainsi qu'avec la France de Vichy et l'Italie mussolinienne. En mai-juin 1940, l'enjeu était de savoir si la Grande-Bretagne poursuivrait la guerre contre l'Allemagne aux côtés des Etats-Unis (formellement encore neutres), ou intègrerait l'Europe fasciste. Bien que relativement dissimulée, la défense de la cause de Churchill par Roosevelt fit pencher la balance en faveur de la guerre. La défaite militaire de l'Allemagne nazie était programmée dès lors que toute la puissance économique des Etats-Unis entrerait en jeu.

Aujourd'hui, dans les conditions de crise économique et financière systémique à l'échelle mondiale - Etats-Unis en tête - la situation est inversée. Le « projet synarchie » est devenu le principal problème politique de l'Amérique. Pour LaRouche, les « néoconservateurs » au sein du gouvernement Bush et autour de lui - Cheney, Rumsfeld ou Wolfowitz, mais aussi les dirigeants démocrates opposés à la tradition de Roosevelt - sont l'expression actuelle du « projet synarchie ». Ces néoconservateurs sont un instrument politique aux mains de puissants intérêts financiers qui s'inscrivent dans le droit fil de ceux qui, il y a 70 ans, promurent la « solution » fasciste à la première grande crise économique mondiale.

A cette époque, tout comme aujourd'hui, l'objectif était de démanteler les formes de gouvernement démocratiques et républicaines, notamment grâce à des écrits de propagande comme La crise de la démocratie de Samuel Huntington (1). Avec sa thèse sur « le choc des civilisations », cet auteur a jeté les bases idéologiques de la politique de guerre d'agression suivie aujourd'hui par Washington. Lorsqu'il s'agit de réduire le niveau de vie de la majorité de la population et de démanteler le système social et de santé, on ne voit vraiment aucune différence entre Alan Greenspan et Montagu Norman, le mentor de Hjalmar Schacht.

La tâche à laquelle Lyndon LaRouche se consacre aujourd'hui est similaire à celle que Franklin Roosevelt se donna il y a 70 ans - mais cette fois-ci, l'ennemi synarchiste-fasciste est déjà implanté aux Etats-Unis mêmes.





NOTES :

1. Ce document fut préparé pour la réunion de la Commission trilatérale qui se tint à Kyoto (Japon), en 1975. Il établissait que pour sauvegarder la démocratie, il serait sans doute nécessaire de lui imposer des limites et de la défendre par la force. Ce fut ce rapport qui servit de matrice au «  Projet démocratie « , lancé par Brzezinski pour changer l'orientation de la politique américaine dans les conditions créées par la mise en place d'un système de taux de change flottants, le 15 août 1971, et l'adoption de politiques économiques et sociales malthusiennes. La politique militaro-financière actuelle de l'administration Bush est l'aboutissement de cette évolution. Voir l'article sur la Commission Trilatérale où l'on y trouve ceci : "Ansi dès 1975, cette honorable institution exprimait par le biais de son rapporteur qui n'était autre que Samuel Huntington, son inquiétude devant "les dérives d'un système qui prenait un peu trop en compte les mouvements d'humeur du peuple; elle réclamait des mesures visant à détourner l'attention de ce dernier des choses sérieuses"

Article tiré de : Le facteur synarchique hier et aujourd'hui

. Excellent site que je conseile à tous vivement.

#3 +++Athanor+++

+++Athanor+++
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Posté 22 septembre 2003 à 16:21

Pourquoi reprendre un texte émanant d'un site comme celui vers lequel tu nous envoie Dush ?

http://www.a-c-r-f.com


"le christ roi de France..."

Quelle est le sérieux de ce texte ?

Ce site est vraiment bizarre.

je suis étonné toi qui prône la sériosité des débâts.

Dans ton deuxième article tu dit que ces infos sont tirées du facteur synarchique, quel est l'auteur please afin que je puisse le commander.

L'article sur le facteur synarchique est tres intérréssant si il est authentique, un peu rébarbatif cependant, néanmoins tu à dut passer un temps considérable à le retranscrire et je tiens à souligner que tu ne ménage pas tes efforts en tout cas, bravo.

#4 dush

dush

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Posté 22 septembre 2003 à 16:42

Je suis d'accord avec toi athanor, mais c'est pour bien marquer la différence de niveau entre le premier article et le second.
Mais j'avoue que j'ai parfois un penchant pour les satanisteries, christeries un peu 19e siècle, tu vois ce que je veux dire. Sinon, l'article de LaRouche, lui est bel et bien documenté et est très troubalant quand on sait ce qui est au pouvoir aux States mais heureusement des gens comme Soros qui n'est pas spécialement un cool mec commeil veut le faire croire en a marre des néo-conservateurs, comme le sénateur Rockefeller et Soros a déjà donné un paquert de millions de dollars pour faire de la pub anti-Bush. Ce qui n'est déjà pas si mal.
Enfin, l'important c'est que ça fasse réagir.
Amitiés. Dush :tongue:

#5 moutongris

moutongris

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Posté 01 décembre 2003 à 17:28

pour completer un peu voila la reponse martiniste




Depuis la dernière guerre mondiale, le mot «Synarchie» est devenu synonyme de complot. Pour certains historiens peu soucieux d'exactitude, la Synarchie serait une organisation secrète ayant pour projet le noyautage des commandes de l'état, et pour but l'argent. Certains d'entre eux vont jusqu'à associer synarchie et Martinisme. Dans un contexte où beaucoup veulent voir dans les mouvements ésotériques des associations de malfaiteurs, il nous a semblé intéressant de nous pencher sur le cas de la synarchie.
Le 5 juin 1941, Jean Coutrot, un haut fonctionnaire, membre du gouvernement en 1936-1937, se suicide. Les journaux s'emparent de cette mort taxée de subite et de mystérieuse. Rappelons qu'à cette époque, la France est occupée par l'Allemagne nazie. Le maréchal Pétain gouverne depuis Vichy. Le 9 février 1941, l'amiral Darlan (1881-1942) vient d'être nommé à la présidence du Conseil à la suite de la disgrâce de Laval. Les «collaborationnistes» s'expriment dans des journaux comme : Au Pilori, L'Appel ou L'Œuvre. Ils représentent l'extrême droite anti-juive et bien sûr anti-maçonnique. Dans son numéro du 21 août 1941, L'Appel titre sur la synarchie en annonçant des révélations sensationnelles sur le scandale de ce qu'il présente comme étant le plus nocif des aspects de la Franc-Maçonnerie.

1°/ Le Rapport Chavin

A l'origine de ce tintamarre journalistique et politique, il y a la découverte d'un document au domicile de Jean Coutrot qui fait l'objet d'un rapport appelé Rapport Chavin, du nom de l'inspecteur général de la Sûreté Nationale chargé de l'affaire. Le document en question est un texte anonyme d'une centaine de pages. Sur sa couverture dorée on peut lire les initiales MSE (Mouvement Synarchique d'Empire) et CSR (Convention Synarchique Révolutionnaire). Ce texte se compose d'un Avertissement, puis des treize points fondamentaux du Mouvement Synarchique d'Empire : enfin, de 598 propositions. L'ensemble est confus et reste bien vague pour un usage politique. Cependant, l'Avertissement qui figure en tête de ce document provoque un certain choc. Il indique que «toute détention illicite du présent document expose à des sanctions sans limite prévisible, quel que soit le canal par lequel il a été reçu. Le mieux en pareil cas est de le brûler et de n'en point parler. La révolution n'est pas une plaisanterie, mais l'action implacable régie par une loi de fer». Ceci est suivi d'une «explication plus courtoise». Il s'agit d'une révolution «intégrale» par le Synarchisme révolutionnaire afin de servir le peuple par l'état, l'ordre, la hiérarchie naturelle, etc., mais sans violence et en agissant discrètement par le haut. Les partisans de la collaboration avec l'Allemagne vont faire de ce texte le Pacte Synarchique d'Empire

2°/ Jean Coutrot

Jean Coutrot fut un polytechnicien aux nombreuses activités : ingénieur, patron, publiciste. Il participe aussi à des mouvements qui s'efforcent de solutionner les crises économiques. Il collabore dans ce sens avec Jules Romain, Alexis Carrel ou Aldous Huxley. En politique, il travaille en 1935 pour Pierre Laval (1883-1945), puis devient en 1936 conseiller du ministre de l'économie Charles Spinasse. Il semble qu'en économie, il fut en avance sur son temps, partisan d'un «humanisme économique». Il suivit de près les États Généraux de la Jeunesse dont il sera question plus loin, mais sans y participer. C'était un homme à la vie très publique qui ne semble pas avoir eu de vie secrète. En 1941, Coutrot, éloigné du pouvoir et sans spécialité professionnelle, car il était touche-à-tout, se retrouve seul. Sa femme Annette, avec qui il était très lié, doit soigner une maladie loin de lui. Il tombe alors en dépression, et le 19 mai 1941 se défenestre.

Bientôt, on transforme le suicide de Jean Coutrot en assassinat et on fait de lui le chef d'une organisation synarchique secrète. Quel rapport y a-t-il exactement entre Jean Coutrot et le Mouvement Synarchique d'Empire ? Personne ne le saura jamais. Pour des raisons politiques que nous ne détaillerons pas, certains proches de Darlan ont suggéré qu'il s'agissait là d'une manœuvre de Laval pour retrouver le pouvoir. Contrairement aux affirmations du rapport Chavin, on ne retrouve pas dans le document du Mouvement Synarchique d'Empire le style de Jean Coutrot. Il est étonnant de constater que, pour des motivations sans doute différentes de celles du gouvernement de Vichy, en 1945, les résistants reprendront à leur tour la thèse du complot synarchique. Ils y voient une conspiration censée ruiner les efforts de la résistance et empêcher la reconstruction du pays !

3°/ La Synarchie

Si la rédaction du Mouvement Synarchique d'Empire ne peut être de Jean Coutrot, elle pourrait provenir de milieux occultes auxquels il est supposé être mêlé. c'est pour cette raison qu'ils seront également suspectés. Rappelons que l'inventeur du mot «synarchie» est Joseph Alexandre Saint-Yves d'Alveydre (1842-1909)1. Pour lui, la synarchie s'oppose à l'anarchie. Ce mot vient du grec sun : avec, ensemble et archos : principe. Il indique l'idée de gouverner avec principe. Selon Saint-Yves d'Alveydre, la Synarchie part du fait que le pouvoir doit appartenir au peuple qui l'exerce surtout par l'intermédiaire de ses connaissances professionnelles. Deux gestions résultent de ce pouvoir : économique et judiciaire. La clef de voûte de cet ensemble est l'autorité représentée par le religieux et l'enseignement, garantie du respect des principes.

Saint-Yves d'Alveydre a exposé ce système dans ses livres. A travers Mission des juifs, il recherche l'âge d'or des peuples antiques et tente de démontrer l'existence du principe de la synarchie dans le système politique des peuples anciens ou des livres saints dont l'origine est dictée par cet âge d'or. A travers Mission de la France, il montre les occasions manquées pour son instauration en France, et dans Mission des Souverains, il va jusqu'à présenter l'organisation telle qu'elle eut pu se faire si la Révolution française avait pleinement accompli le grand dessein par lequel fut conçue cette nation. Avec Mission des Ouvriers, quelques conférences et la création d’un syndicat, son action se fait politique. Enfin avec Mission de l'Inde, sa vision est futuriste.
Malgré une activité incessante, Saint-Yves d'Alveydre ne parvient pas à intéresser son pays à la Synarchie. Conscient de son échec, il évoque l'abandon de sa lutte dans l'introduction de son poème sur Jeanne d'Arc (1889). La Synarchie est une utopie qui offre au monde l'assurance de la paix. La guerre est devenue mondiale et cyclonique. Il est acquis que notre planète ne peut survivre qu'avec une organisation rationnelle. Celle de la Synarchie a pour corollaire le corps humain.  


4°/ Le Martinisme

Les occultistes de la première moitié de ce siècle sont séduits par la Synarchie, particulièrement Papus, qui fut ami avec Saint-Yves d'Alveydre. Cependant, contrairement à ce qui est dit trop souvent, Saint-Yves d'Alveydre ne fut jamais adepte d'aucun mouvement occulte. On a voulu faire de lui le Grand Maître du Martinisme, alors qu'il n'en fut jamais membre. Il refusa même trois diplômes de membre honoraire de l'Ordre Martiniste que Papus lui avait envoyés.

Bien que le Martinisme n'ait aucune vocation ou action politique, certains de ses membres n'ont pas manqué, à l'extérieur, de répandre au moins la philosophie de la Synarchie. Papus aura une influence sur la cour de Russie. Selon Victor-émile Michelet, Georges Lagrèze aurait été désigné par Clémenceau en 1917 pour prendre la tête d'une délégation martiniste française de cinq membres afin d'obtenir de Kerenski, lui-même martiniste, que la Russie demeure une alliée. L'évolution sociale (1909) publié par F. Charles Barlet est également très influencé par la pensée de Saint-Yves d'Alveydre, tout comme L'état social vrai publié par Saïr (Dr Auguste Edouard Chauvet) en 1912.
Le cas de Victor Blanchard n'est pas aussi tranché. Après la mort de Papus, dans des circonstances difficiles, il prend la tête du Martinisme. Pour traduire son admiration envers l'œuvre de Saint-Yves d'Alveydre, il transforme le nom de l'Ordre qu'il préside, pour lui donner celui d'Ordre Martiniste et Synarchique (1920). Cependant, Victor Blanchard ne cherche pas à avoir d’action politique. On lui reprochera même son dilettantisme vis-à-vis d'un Ordre qu'il délaissa vite au profit de la Fraternité des Polaires.
Dans d'autres mouvements ésotériques, la présence de la Synarchie est tout aussi évidente, notamment chez Rudolf Steiner. Elle transparaît dans sa conférence intitulée Le triple aspect de la question sociale.

5°/ L'Affranchi

Les membres de la Société Théosophique se sont également intéressés à la synarchie, en particulier Liévin Revel et son fils Gaston († 1939). La famille Revel était convaincue de l'intérêt de la Synarchie. Comme beaucoup, le bouleversement de la Première Guerre mondiale les avait conduits à s'interroger sur la nécessité de rénover la société. Dans ce but, Gaston Revel créa l'Affranchi (1917-1919), un journal qui se voulait à la recherche de structures sociales propres à instaurer un esprit nouveau dans l'ordre spirituel, intellectuel et moral. Il portait comme sous-titre : L'évolutionnisme en sociologie, Philosophies connues et inconnues, puis à partir de la fin de 1917, Hiérarchie, Fraternité, Liberté.

René Schwaller, qui était également théosophe, et Milosz s'impliquèrent dans cette action qui s'inscrivait dans le sillage du Groupe Apostolique, cercle extérieur du culte de Tala des Frères d'Élie. Cette mouvance regroupait aussi des revues comme L'Art, la Revue Baltique, le Drapeau Bleu. En juillet 1919, l'Affranchi disparaît pour donner naissance aux Veilleurs, une association fraternelle pour la vie meilleure influencée par le Fourniérisme. Sous l'impulsion de René Schwaller de Lubicz, ce groupe sera très sensible aux idées de Saint-Yves d'Alveydre.

6°/ Vivian Postel du Mas

Plus tard, d’autres membres de la Société Théosophique se sont également intéressés à la synarchie, en particulier la branche Kurukshétra. C'est ce groupe qui aurait donné naissance au Mouvement Synarchique d'Empire en 1937. La Kurukshétra fut créée vers 1936 par Vivian Postel du Mas, un personnage étrange, aimant le mystère. Très marqué par l'Orient, il a été membre de la Fraternité des Veilleurs ainsi que des Polaires. De la même façon que pour le pacte Synarchique d'Empire, son livre Schéma de l'archétype social n'est pas signé. Il est très marqué par la synarchie, mais aussi par le comte Richard Coudenhove-Kalergi (1894-1972), diplomate autrichien fondateur d'un mouvement paneuropéen. Il est désireux d'agir et sera aidé par Jeanne Canudo, veuve du cinéaste italien Giuseppe Canudo. Leur groupe est à l'origine de la réunion des États Généraux de la Jeunesse en 1934. C'est le quotidien radical La République qui en assura la promotion. Le 23 juin 1934, quatre-vingt délégués de nombreux mouvements sont rassemblés sur un large éventail politique. Puis eurent lieu les États Généraux de la Femme, de la Jeunesse Européenne en 1937, avec, au regret de Postel du Mas, l'absence de la jeunesse allemande.

Ce groupe théosophique, la Kurukshétra, n'est constitué que d'une vingtaine de membres peu influents. Nous savons par Les Mémoires de Maurice Girodias, un membre du groupe, éditeur et fondateur après 1945 de la revue Critique ainsi que des éditions du Chêne, qu'un texte ronéotypé aurait appartenu à leur groupe intitulé Le Pacte Synarchique de l'occupation et que celui-ci serait à l'origine du Pacte Synarchique d'Empire. Mais il est étonnant qu'il n'en connaisse pas le contenu. La mémoire de Girodias semble d'ailleurs parfois défaillante. Ainsi qualifie-t-il Jeanne Canudo d'Égérie occulte des partis radicaux et socialistes alors qu'elle est totalement ignorée des historiens du radicalisme. A part peut-être ce groupe qui n'a pas de nom, la Synarchie apparaît jusqu'alors comme une philosophie ouverte à tous.
Jeanne Canudo était surtout martiniste. Elle fut très liée à Constant Chevillon, puis à Victor Blanchard, avant de rejoindre l'Ordre Martiniste Traditionnel. En 1946, Jean Chaboseau lui demandera de se joindre au Suprême Conseil de l'O.M.T. Cette décision sera critiquée par Jules Boucher, alors Grand Secrétaire de l'Ordre. La suspectant d'être synarchiste, il s'opposera à sa nomination comme membre du Suprême Conseil. Jeanne Canudo s'en défendra et pour répondre à ces accusations, elle écrit à Jean Chaboseau à propos de la Synarchie : «j'en connais l'aspect philosophique et philosophie sociale (sic). J'ignore tout de l'aspect complot, si complot il y a ? ? .», (lettre du 9 janvier 1946). Comme le montre l'ensemble de sa correspondance qui figure dans les archives de l'O.M.T., à aucun moment elle n'évoque un quelconque projet ou des idées ayant un rapport, direct ou indirect, avec le Mouvement Synarchique d'Empire. D'ailleurs, le Martinisme, à quelque époque que ce fut, n'a jamais soutenu de mouvement synarchiste.

7°/ Le Mythe

Comme l'ont écrit plusieurs auteurs, le mythe du complot synarchique est celui du serpent qui se mord la queue. Au bout du compte, il semble bien que les adeptes de la synarchie n'aient jamais eu les intentions qu'on leur prête. Dans un contexte politique spécifique, celui d'un gouvernement totalitaire, il a joué le rôle de bouc-émissaire. Dans un ouvrage récent, La Synarchie, le mythe du complot permanent, (Perrin, 1998), Olivier Dard y voit tous les ingrédients propres à alimenter le fantasme d'une société secrète cherchant à dominer le monde de la politique et des affaires. Il en démonte les ressorts et les implications. Pourtant, récemment, certains quotidiens français n'ont pas hésité à évoquer cette affaire pour souligner le danger des mouvements ésotériques qui tentent de s'infiltrer dans tous les rouages de la société…

Nous devons constater que notre société humaine est imparfaite et l'homme du XXe siècle ne correspond pas à l'idéal promis par la science du XIXe siècle, malgré les immenses progrès technologiques. Les écrivains de l'ombre savent profiter de l'inquiétude des hommes, pour servir les partis politiques de l'extrême. Le chercheur de lumière a heureusement des points de repère qui ne peuvent le tromper.


source : http://www.martiniste.org/

#6 Anne Omie

Anne Omie

    Nouveau venu

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Posté 23 octobre 2009 à 16:04

Je découvre assez tardivement ce site et son forum, en considération de mon intérêt pour ce sujet (entre autres). Bien sûr, la synarchie ne relève pas du délire paranoïaque ; elle est l'une des réponses des "élites" à la démocratie - celle du pouvoir du peuple - , et donc un moment de la contre-révolution, d'abord la française, ensuite la russe puis l'iranienne.-  (Afin qu'il n'y ait pas de confusion, il faut distinguer la révolution française de sa contre-révolution jacobinne, la russe de sa contre-révolution bolchévique et l'iranienne de sa contre-révolution islamique). L'une des armes défensives de ce pouvoir est de jouer sur son existence, sur son sérieux et sa crédulité. Ce furent par exemple les synarchistes eux-mêmes qui réussirent à tourner en dérision le complot de la Cagoule (la synarchie politique et militaire, en contact étroit avec l'Italie de Mussolini, financée entre autres par le fameux Bettencourt, de L'Oréal, ou l'inévitable banque Worms).
Ainsi, le rôle d'un écrivain français dans cette histoire a été suffisamment dissimulé pour que son(ses) nom(s) n'apparaissent quasiment jamais dans les relations sur la synarchie. Il s'agit de Raymond Abellio (polytechnicien promotion X-Crise - voir Jean Coutrot ; adhérant à la SFIO (si!), à la tête du MSR, du CSAR puis des SOL - future Milice ; néo-phénoménologue (Husserl), astrologue et néo-gnostique, inventeur de la "structure absolue"), dont la biographie complète nécessite de remonter en 1943, lorsqu'il s'appelait encore Georges Soulès, et publiait avec un autre collaborationniste notoire, André Mahé, La Fin du nihilisme (aujourd'hui disponible aux Nouvelles éditions latines !). Ici, le terme de collaborationniste est bien inadéquat pour des théoriciens et des organisateurs du fascisme français. - Soulès aurait remplacé Deloncle, après qu'il fut assassiné par la Guestapo (française) (cf. Dominique de Roux), Après guerre, Georges Soulès fit vœu d'abandonner la politique pour ne se consacrer qu'à la littérature. Certes, Heureux les pacifiques, Les Yeux d'Ezéchiel sont ouverts, La Fosse de Babel... Mais le nouveau Soulès, Raymond Abellio, ne renonce pas à exposer sa vision du monde -métapolitique- dans cet essai sur une société néo-féodale, Vers un nouveau prophétisme. D'ailleurs, ses romans ne sont pas en reste, qui décrivent assez clairement et l'organisation et les méthodes idéales, selon ces principes pour dominer. C'est en 1971 environ qu'il suggère une attaque terroriste sur New York dans le but de gouverner enfin le monde... par la terreur (le titre de l'ouvrage m'échappe sur l'instant). Anecdote piquante : le Président François Mittérand (ancien cagoulard notoire) recevait les conseils astrologiques d'Elisabeth Tessier, elle-même disciple de... Raymond Abellio.
Dans sa lignée, un certain Jean Parvulesco, qui ne tarissait pas d'éloge pour les Talibans d'Afghanistan, à l'époque où ils étaient également soutenus par le Quai d'Orsay (qui exclu de recevoir Massoud , c'est-à-dire jusqu'au 11 sept.2001.
Pour finir, cette pseudo-élite, bien qu'ayant à sa disposition les moyens financiers, militaro-policiers et de communication (le marché, l'Etat et l'information), n'est pas constituée de stratèges, au sens de Clausewitz (ex. cette obsession à chercher des chefs dans chaque mouvement de révolte véritable, nécessairement anti-hiérarchique donc). Aussi est-ce bien délicat de faire la part de ce qui est de l'ordre de la manipulation d'opinion de ce que ces têtes dirigeantes prennent pour vrai.
Les jeux ne sont pas faits, particulièrement lorsqu'au moins une des parties ne mesure pas tous les enjeux

#7 BJF

BJF

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Posté 14 novembre 2009 à 18:21

J'ai peur de vous décevoir mais il y a un problème concerannt ce soit-disant complot "synarchiste". Ce terme est emprunté à l'oeuvre de Saint-Yves d'Alveydre (il n'est d'ailleurs pas l'inventeur de ce mot). Ce concept à ensuite été détourné et s'est retrouvé lié à des pseudos-complots : cagoule, suicide de jean Coutrot (1941) et instrumentalisation de ce dernier pour dénoncer le gouvernement Darlan, campagne de presse de 1979 contre le G.R.E.C.E. ... Il faudrait revenir sur l'oeuvre de Saint-Yves d'Alveydre pour bien comprendre ce qu'est la Synarchie qui n'a rien à voir avec un supposé gouvernement occulte.