Aller au contenu


Feuilleton


  • Please log in to reply
7 réponses dans ce topic

#1 gwelan

gwelan

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 3 364 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : à peu près là où sont mes pieds

Posté 22 juin 2002 à 10:11

Edition d'EcliptuX : si vous souhaitez réagir à ce topic, merci de les poster dans le topic Feuilleton : réactions des membres afin de laisser ce sujet dédié au Feuilleton de Gwelan :)
Merci pour votre compréhension.




1


La notion de modèle a été évoquée pour déduire d’un principe observé autant dans l ‘infiniment grand que l’infiniment petit, un principe universel, voire une loi universelle.  

Effectivement, en apparence, un système solaire, c’est une étoile centrale autour de laquelle gravitent des planètes, de même qu’au niveau de la structure atomique, les électrons gravitent autour d’un noyau.  

Cette constatation indiscutable bien que très incomplète, permet de cautionner des principes d’organisation sociale en les faisant passer pour « naturels ». Il nous faut donc un « César » et si l’on veut que tout tourne rond, il nous faut tourner autour, chacun à sa place, mais chacun tournant dans le même sens.  

Notre mysticisme bridé nous empêchera même de concevoir autre chose qu’un monothéisme radical, avec un Dieu le Père, Créateur et Souverain de toutes choses.  

Cette observation initiale a cela d’imparfait qu’elle n’est fondée que sur ce que nous dicte un organe des sens  :  la vue.  L’acceptation absolue de ce dictat se fait donc sans intervention de l’intelligence, qu’elle soit de l’esprit ou du cœur.  

Pourtant, quelqu’un a justement dit  :  « science sans conscience n’est que ruine de l’homme  ! »

. . .  de fait  !  

Les savants décrètent que pour qu’une chose soit, elle doit être observable, mais ils omettent d’ajouter  :  observable du seul point de vue dont ils sont capables.  

Ils ont donc inventé des outils (des lunettes) de plus en plus sophistiqués, mais qui tous, sont handicapés par la même stupidité qui les a fait concevoir  :  ce ne sont toujours que des yeux bêtes  !  

Cet affligeant entêtement (assez typiquement masculin), source des plus brillants développements, pourrait cantonner notre conception du réel à la vision du monde que nous délivrent ces lunettes idiotes.  

Fort heureusement, on ne peut pas indéfiniment se nier, et la passion de notre mystère nous a fait inventer l’art, et la philosophie, pour ne pas abandonner notre totalité humaine, aux cachots du non-savoir.  

Ainsi nous pouvons nous tourner vers l’infiniment grand et l’infiniment petit sans nécessairement se laisser abuser par l’apparance perçue par les yeux du corps.  

(à suivre)

Ce message a été modifié par EcliptuX - 05 mars 2004 à 10:35.


#2 gwelan

gwelan

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 3 364 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : à peu près là où sont mes pieds

Posté 23 juin 2002 à 09:21

2


Fermons les yeux un moment .  

Il est curieux de constater comment tout d’un coup, ce monde qui nous entoure semble « parler moins fort ».  (D’autant moins fort d’ailleurs si en plus de fermer les yeux, on ferme les portes et les fenêtres  !  !  !  )

Au bout de quelques instants, sur l’écran sombre de nos paupières closes, lorsque les dernières impressions visuelles se seront apaisées, des formes vont se laisser percevoir, un peu comme des ronds dans l’eau créés par un souffle de vent.  

Petit à petit, un univers intérieur se dévoile.  

Un univers complexe mélange des visions qui se dessinent fugacement, se font et se défont, des sensations en différents endroits du corps, là où notre attention est appelée, là où elle se rend d’elle-même, des émotions qui semblent s’étirer comme de grandes nébuleuses.  

On peut, chacun selon sa sensibilité, parvenir à « ressentir » au sein de cet univers intérieur, plusieurs zones qui paraissent plus denses que d’autres.  

Une sorte de boule qui prendrait appui au dessus des oreilles et se prolongerait au dessus de notre tête.  Comme un chapeau, comme une coiffe, comme une bulle de savon, souple et légère et qui pourtant semble peser sur le haut du crane.  

Un deuxième cercle pourrait sembler émerger de notre front et englober le haut du visage.  

Une autre boule peut se laisser deviner au niveau de notre plexus solaire

D’autres plus petites peuvent se montrer, dans la paume de nos mains, sous la plante de nos pieds

Des courants semblent parcourir cette structure interne comme une sorte de vent. .  

Un univers intérieur sans dimension, qui peut autant sembler coller au corps que lui échapper, le dépasser.  

Non, gardons les yeux fermés quelques instants encore, pour continuer de voir ce qui se dérobe au regard physique. Tous ces petits soleils intérieurs, ces soleils sans lumière mais chacun avec sa densité particulière. Laissons notre « attention » naviguer, se déplacer au sein de cette curieuse structure toute faite de variations d’intensités.  Envoyons alors notre « attention » comme on lance une balle et regardons là tournoyer, se frayer un chemin, se jouer de cette familiarité. Bonjour le pied droit, ça va  ? Bonjour le dos, ah, toujours aussi mal assis quand tu te tiens devant l’ordinateur  !  

Et si on faisait un voyage  ?

Cette attention baladeuse, envoyons là donc dans ce lieu qui est un si joli souvenir.  Il faisait beau et chaud ce jour là.  Mais quel temps y fait-il en ce moment même  ? Tiens, c’est plus gris, il pleut  ! Il y a des gars qui sortent des parasols pour protéger les tables de déjeuner où les couverts avaient été mis. Oh, ça va passer  !  

Mais, dis moi, petite boule d’attention, serais-tu donc capable de te déplacer dans le grand monde, et me montrer avec ta web cam ce qui se passe là où je ne suis pas  ?

Pourrais tu donc me montrer le grand univers, non pas comme les yeux ont l’habitude de le voir – oublions la lumière, et gardons l’idée de la densité, de l’intensité et des courants qui la  parcourent – mais pour ce qui se cache au regard  ?

(à suivre )

#3 gwelan

gwelan

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 3 364 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : à peu près là où sont mes pieds

Posté 24 juin 2002 à 11:02

3


Conservons donc les yeux bien fermés et gardons nous de désirer des images dans l’immédiat.  Laissons nous porter par ce subtil ressenti.  Ce curieux univers, ni petit ni grand, que l’on a perçu en nous même, oublions le un instant et laissons nous prendre de la distance, de la hauteur.  

Etrange comme il suffit de le penser pour le faire, comme si cela allait de soi, comme si on le faisait tous les jours, dans notre sommeil peut-être.  

Etrange cette familiarité, comme si l’on se trouvait dans ce coin de jardin qui a connu nos jeux d’enfants.  

Etrange de constater que cette vastitude n’a pas plus de dimension que notre univers intérieur de tout à l’heure.  Rien ne semble vraiment séparé mais entremêlé d’une multitudes de liens comme autant de nuages qui s’étirent.  

Etrange comme tout se connaît et se reconnaît, comme la boule que l’on pouvait ressentir au dessus de la tête, savait la boule qui se trouvait au niveau du plexus.  

Ce qui s’offre à notre perception est curieusement un et plusieurs, comme l’était notre univers intérieur ; Mais quelle sérénité, quelle douceur dans ce « slow ».  

Non, résistons encore un instant à l’envie d’allumer la lumière.  

Les différences d’intensité, de densité permettent de localiser des zones significatives dans cet ensemble en mouvement. Mais les flux qui émanent de ces autres sortes de boule sont si intenses qu’ils en rendent le contour extrêmement flou et variable.  

Ces flux ressemblent à ces nébuleuses d’émotion que l’on avait perçu au sein de nous-même tout à l’heure.  

Cela ressemble tant à du désir, à des désirs partagés qui se gonflent et se lovent les unes dans les autres.  

Mais . . .  mais . . .  c’est en train de faire l’amour, ça  !  

Acceptons en l’idée car son refus nous amènerait trop vite à rouvrir les yeux et sortir de cette merveille qui dévoile, sans pudeur et sans gêne, la nature même de cet échange, de ce mouvement qui de lui-même engendre des énergies nouvelles, telle une intarissable fontaine.

Ainsi donc en serait-il de la danse des polarités au sein de cette unité qui ressemble davantage à un couple d’amant dont rien ne lasse ni le plaisir ni le désir.  

Non, il serait impropre d’évoquer un couple car le spectacle s’étendant nous dévoile sa totale imoralité  : notre soleil est polygame  !  !  !  


(les feux de l’amour  ? à suivre)

#4 gwelan

gwelan

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 3 364 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : à peu près là où sont mes pieds

Posté 26 juin 2002 à 10:10

4


Quelle drôle de constatation  !  Là où l’on s’attendait à une merveilleuse architecture dans une saisissante perspective, on abouti à une sorte de pièce rouge avec des miroirs partout  !  !  !  

Rouge, ces énergies le sont assurément.  Rouge comme le sang qui tapisse la matrice, comme le sang qui fait battre nos veines, comme pour nous rappeler que nous sommes bien fait de ceux-là.  

En retour, notre petit univers, celui qui habite notre « JE »  nous apparaît d’une nature bien semblable.  Ainsi, nous serions  issus de cette fontaine  ?  

Energies d’amour issues d’énergies amoureuses  ?

Pourquoi y mêler l’amour direz vous quand il suffit de parler de polarité  ?

C’est vrai, il y a des mots qui fâchent.  

Mais essayez un instant de vous sentir relié à cet univers, juste pour une question de polarité  !  Ça le fait très moyennement je trouve.  Alors essayez de vous y sentir relié par amour, ne sentez vous pas tout d’un coup cette filiation tout autrement  ?

Ce petit univers intérieur ne se met-il pas à palpiter de curieuse façon à l’idée de tirer son origine d’une si belle histoire  ?

N’entendez vous pas comme toutes les considérations sur le statut de l’homme face à l’univers, cet étranger perdu dans le grand nulle part, sonnent faux tout d’un coup  ?

Toutes ces considérations écologiques sur notre relation à la terre, qui mettent de côté le plus important  : le fait qu’elle nous ait enfantés et que nous soyons composés d’elle pour moitié.  Moitié Terre et moitié Soleil et comme par hasard, nourris et par l’une et par l’autre.  

Que d’harmonie pourtant, pourrait naître de cette acceptation de ce que nous sommes. Que d’harmonie également avec nos frères et sœurs, humains, animaux, végétaux ; tous issus d’une même matière initiale, des mêmes énergies fertiles.  Que d’harmonie également avec nos cousins et nos cousines des autres terres.  

L’homme qui s’ignore, échafaude néanmoins de complexes non sens qui fondent comme neige au soleil de la révélation.  

Mais la peur et l’ignorance tracent leur sillon chaque jour. Celui qui se veut absolument étranger, se dissout de lui-même. S’il ne veut accepter la place qui est pleinement sienne et qui lui est offerte sans condition, il s’efface simplement et son souvenir ou sa mémoire viennent arroser le grand fleuve de l’oubli.  

Beaucoup, par ces temps, évoquent une notion d’ascension. Quelle plus belle ascension que celle qui nous mène loin de notre illusoire solitude, et nous fait renouer avec notre véritable famille  ?

#5 gwelan

gwelan

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 3 364 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : à peu près là où sont mes pieds

Posté 05 mars 2004 à 09:59

5 – La magie du Cercle (1).


Comme bien souvent, avant de savoir faire les grandes choses, il faut commencer par apprendre à faire les petites. L’une de ces premières petites choses serait presque un dessin d’enfant s’il ne revêtait plus d’importance qu’on ne pourrait le croire de prime abord.

Nous sommes chacun une goutte d’eau au milieu de l’océan, un minuscule petit bout de sens particulier au milieu d’un gigantesque brouhaha. Ce tintamarre il est fait de tout ce qui pense ou fonctionne sur le plan terrestre qui est le nôtre : cela va donc du voisin qui rêve de l’autre côté du mur, aux bruits de la rue ou de la nature environnante, aux ondes qui traversent notre habitat, au bombardement incessant des particules , etc. ...

Dès lors, nous sommes tous et en permanence des êtres sous influence. Avant de se mettre au travail, il peut donc être souhaitable et judicieux de s’accorder quelques conditions particulières.

C’est ce que l’on fait naturellement la plupart du temps. Par exemple, en tant que musicien et citadin, j’avais pris, à une certaine époque, l’habitude de travailler la nuit car je ressentais, aux alentours de minuit, la ruche s’endormir et du coup, je pouvais respirer plus large et plus grand. C’était comme si je parvenais à me déployer du fait de la moindre activité aux alentours.

Alors, qu’en est-il de ce cercle ? Tout d’abord, en se le représentant, nous voyons tout de suite qu’il s’agit d’une figure fermée, une forme qui peut « contenir ». Comme il est bien difficile de l’exécuter en une seule fois, il va nous falloir le tracer. Au début est le point, tout est ouvert. Puis le crayon glisse sur la feuille et petit à petit revient au point de départ. La figure est achevée, elle est désormais fermée, accomplie.

Le but de l’exercice n’est bien sûr, pas de faire de jolis dessins sur une feuille de papier. Le but est de tracer un cercle dans l’espace, et nous inclure à l’intérieur. Quel est le sens de cette zone ainsi délimitée direz-vous ? Nous allons voir qu’ il n’est que celui que nous lui accordons, (mais qu'il peut être tout ce que nous lui accordons d'être). Mais traçons le déjà.

Il y a mille façons de le tracer ce cercle. Nous pouvons le faire du bout du pied dans une sorte de pirouette au ralentit qui peut être aussi élégante que casse-gueule. Nous pouvons nous aider d’un bâton, ou simplement le tracer avec le bras, dans l’air. Nul besoin de se taillader les veines, de tuer le cochon ou d’égorger le bébé de la voisine, ce cercle n’exige nullement d’être tracé avec du sang frais pour faire correctement son office. Vous l’aurez compris, le plus important n’est pas le geste lui-même mais la convention mentale qui en est à l’origine. Maintenant, en joignant le geste à l’intention, on ne fait pas qu’exécuter un rituel stupide, on le fait pour de vrai, c’est tout.

Lorsque le cercle est bouclé, on peut même le formuler à haute voix : « le cercle EST fermé ! ». Probablement, au fur et à mesure de la répétition de cet exercice, les conventions mentales s’avérant davantage significatives, chacun pourra choisir de s’affranchir de certaines étapes ... encore que ...

Que faisons nous en créant ce cercle ? Nous délimitons une portion de l’espace temps et nous allons nous-mêmes le dédier à l’usage que l’on entend en faire. Admettons qu’il s’agisse du formatage de base de notre environnement immédiat.

L’espace temps ainsi désigné ne se limite pas au cercle visible dans la terre ou au travers du tapis de feuilles mortes. Il est tracé simultanément sur tous les plans dont nous participons, consciemment ou non.

Ainsi, simplement en traçant un cercle en deux dimensions, nous donnons naissance à une sphère, car notre réalité se situe bien en trois dimension (au minimum).

Bien sûr, direz-vous, cette sphère est totalement invisible, c’est une forme virtuelle qui n’existe pas vraiment ! Ce à quoi je répondrai que si elle est bien invisible, elle ne l’est pas plus que l’esprit qui l’a conçu et ne mérite donc pas que l’on doute de son existence davantage que de celle de l’esprit qui lui non plus ne peux ni se laisser voir, ni se laisser toucher.

Oh la jolie petite bulle que voilà ! (Quand j’étais gamin, j’adorais faire des bulles de savon qui s’envolaient en s’irisant sous le soleil. Je me sentais magicien et j’en était tout émerveillé !!)

Jusqu’à présent, nous avons juste appris à former une sphère d’énergie, mais nous ne lui avons conférer aucune qualité particulière.

Ajoutons donc un peu de merveille à la chose si vous voulez bien.

Ce message a été modifié par gwelan - 05 mars 2004 à 10:02.


#6 gwelan

gwelan

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 3 364 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : à peu près là où sont mes pieds

Posté 05 mars 2004 à 18:11

6 – La Magie du Cercle (2)


Rien ne sert de faire ces cercles distraitement, ou juste pour voir ou pour rire, car il n’aura dès lors qu’on se met dedans d’autre fonction que de nous distraire encore plus.

L’état d’esprit dans lequel l’exécuter est donc de la plus grande importance puisque c’est ce qui va déterminer son action et son utilité.



Tout d’abord, sachons qu’on peut inclure plus que soi-même dans ce cercle. On peut y inclure des personnes consentantes ou non d’ailleurs, mais physiquement présentes ou non présentes.



Dans le cas de personnes présentes et consentantes qui se réunissent dans un but commun, soit méditatif, soit dans l’optique d’un travail « paranormal » ou « holistique » (rayez la mention inutile !), bref, un travail par l’esprit, Il est important que chacun ne fasse pas son petit cercle à soi dans son coin, mais qu’au contraire, une personne ayant reçue l’accord de tous, trace le cercle commun dans lequel tous seront inclus.

(Sur ce point, n’oublions pas nos animaux favoris, car en fonction de leur nature et de leur caractère, on aura intérêt à les inclure dans le cercle ou au contraire, à ne pas les intégrer, ou à leur permettre d’aller et venir).

Dans un travail de groupe, si chacun est dans sa bulle, ça risque de poser des problèmes de communication, voire des problèmes d’ego qui a priori n’ont pas à monopoliser le débat.

Par contre, lorsque la personne désignée trace le cercle, chacun peut aider en esprit à cette construction et y aller de son ajout personnel, ça ne constitue pas un problème.




Dans le cas de personnes non consentantes (ou simplement non prévenues) et si le cercle est effectué soit suffisamment discrètement soit en esprit seulement, il faut être conscient que cela engage la responsabilité de la personne qui crée cette enceinte et qu’elle doit être particulièrement déterminée par des motivations désintéressées, et respecter scrupuleusement les procédures, notamment pour ce qui est de la réouverture du cercle en fin de travail. On peut d’ailleurs, si l’on craint d’oublier cette étape finale, tracer des cercles auto destructibles avec la fin du travail comme signal de dissolution, cela évite bien des situations qui peuvent aller du cocasse au désagréable. Le désavantage de ces cercles là c’est qu’ils ne sont pas maintenus par l’esprit en permanence mais juste au moment de leur création et que leur efficacité peut s’avérer moindre, mais il peut être prudent de commencer par là.


Dans le cas de personnes non présentes, il faut savoir qu’un cercle de ce genre peut inclure tout ce que notre esprit peut concevoir. Attention toutefois à ne pas convier des trucs du genre « le centre de la galaxie », car si la demande est correctement formulée, il va s’y trouver effectivement sous une forme ou une autre, et ça peut permettre d’expérimenter ce qu’on pourrait appeler « un gros coup de soleil ! », (mais un très gros quoi !).

La prudence, la mesure me semble de rigueur dans ce domaine, surtout dans les phases d’apprentissage. Ce que nous serons petit à petit amenés à convier et à inclure dans le cercle n’a pas théoriquement de limite, mais demeurons pragmatiques et efforçons nous d’avancer un pied après l’autre et ces expériences n’en seront que plus profitables.

Donc, nous pouvons bien sur inclure dans ce cercle telle ou telle personne, qu’elle soit consentante ou non, qu’elle soit à nos côtés ou à 10 000 km de là, ou virtuellement présente, (comme sur un chat par exemple !).

Après tout, demandons nous l’autorisation de penser à quelqu’un ? (Qu’on ait du bien ou du mal à en penser !). Non, bien entendu, nous pensons à lui ou à elle et puis c’est tout.



Dans le cas de travail de groupe, j’ai malgré tout fait plusieurs observations. Que le cercle soit formé visiblement ou secretement par l’un des participants ou concrétisé par une chaine, (en se tenant les mains par exemple), un cercle n’est jamais anodin. (Et je ne parle même pas des cercles de belotte ou de bridge !!!!).

Un cercle est une sorte de huis clos, dans lequel on ne peut demeurer qu’en état de confiance ou d’ouverture. Le niveau d’énergie interne peut s’avérer extrêmement puissant, au point ou certaines personnes peuvent se retrouver littéralement « éjectés » du cercle. Soit que le niveau d’énergie leur devienne difficile à supporter (cas extrêmement rare tant que les voisins se portent à merveille), soit que le niveau d’ouverture et de révélation de soi-même vienne à se trouver en conflit avec une apparence mensongère à maintenir.

D’autre cas peuvent se présenter comme celui de personnes disposant, pour des raisons qui leur appartiennent, de leur propre bulle permanente. Il semble difficile d’être impliqué dans deux cercles en même temps, et bien souvent, nous verrons ces personnes se maintenir à l’extérieur du cercle, sans littéralement pouvoir y pénétrer. C’est très curieux à observer mais la personne va s’asseoir réellement à l’extérieur de l’enceinte.

D’autres cas, tout à fait magiques ceux là, peuvent enchanter ces cercles. Je me souvient notamment d’un épisode qui restera gravé à vie dans ma mémoire. Je me trouvais en grand bonheur d’amitié partagé avec un petit groupe de personnes, en pleine nature et nous avions formé une ronde parce qu’on s’amusait vraiment comme des gosses, et puis, nous nous sommes laché les mains et nous nous sommes tous laissé tomber en arrière.

Comme ça, rien de prémédité.

Et là, quelle merveille lorsque nous avons tous constaté que dans le ciel uniformément gris et lourd, s’était formé, juste à l’aplomb de nous, une trouée dans les nuages, parfaitement circulaire et qui laissait voir le ciel bleu.

#7 gwelan

gwelan

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 3 364 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : à peu près là où sont mes pieds

Posté 02 janvier 2005 à 19:11

Petite parenthèse ...



31 Décembre 2004, 1h du matin.


Je suis avec une amie en train d’écouter Nazaré Pererra dans un bar brésilien aux pieds de la butte Montmartre. Je suis très loin d’avoir bu plus que de raison, mais puisqu’il faut tout avouer, un petit pétard est effectivement passé par là. Un peu lent à se faire sentir, mais la musique aidant , la montée se fait et j’en viens à éprouver le besoin de prendre un peu l’air. Sur le seuil du club, je me dis que je ne serais certainement pas moins confortable adossé à une voiture en stationnement. C’est ma dernière pensée.


Ensuite : rien !


Juste une sensation d’os jetés comme un fagot, d’os heurtant du dur.

Quelque chose en moi se dit : « tiens çà ressemble à ... J’ai dû tombé ! »


rien.


Un visage féminin inconnu est penché sur moi. Je vois bien qu’elle me parle, mais je n’ai pas le son. A son expression, je n’arrive pas à savoir si elle est inquiète ou si elle est très en colère.


rien


Autre visage féminin inconnu. Je comprends : «… ‘ Pouvez pas rester là ! Vous allez vous faire écraser »

- C’est où là ?

Il fait bon, l’air est doux. Je suis bien. Je dormirais bien encore un peu.


rien.


J’entends de loin : « et ben mon Gwe, qu’est-ce qui t’arrive ? », et je vois mon amie sortir du club et se diriger vers moi qui suis étendu à même le pavé, au milieu d’un carrefour, entouré de quelques personnes. Je vois çà d’en haut dans un travelling des plus académiques.

Rien ne me lie à ce corps étendu. Il ne m’apparaît pas plus mien, que l’humidité des pavés, la lumière qui sort du club…


rien


« et ben mon Gwe, qu’est-ce qui t’arrive ? »

Je ne sais pas si c’est un écho ou si mon amie le répète effectivement à plusieurs reprises,  avec douceur. Je la sens dans le même « bien » que moi alors qu’autour, il y a plein d’émotions entremêlées qui font un bien curieux patchwork de mal-êtres, ou simplement de décalages avec l’harmonie dans laquelle je suis.


rien


Je réalise que ces moments de rien sont bien autre chose que du rien, c’est plutôt du très vite. Revenir à la « perception caméra », c’est un spectaculaire ralentissement instantané. Ma conscience joue à plusieurs vitesses, mais si je me laisse aller, je glisse dans ce très rapide comme si c’était la chose la plus naturelle qui soit, le véritable sens de la pente.

Tiens, c’est drôle çà : « alors, en fait, c’est le fait de vivre, de se maintenir dans la lenteur qui nécessite un effort ! ».

L’immortalité, çà doit être la plus terrible des punitions, le plus cruel des exils.

Quand je reviens à la « perception caméra », j’ai l’impression qu’un moment d’éternité s’évanouit dans ce genre de petit bruit d’air que font parfois les portes de frigo. !

Ici, çà discute de savoir s’il faut me bouger ou non, au cas ou j’aurais quelque chose à la tête.


rien


Il faut quand même que je fasse savoir que tout va bien, et que çà va aller puisque je sais que çà va aller. Il suffirait que je parle.

Mais pour çà, il faudrait sonner la fin de la récréation et que toute cette multitude, ces infimes petits bouts de moi qui, ensemble, faisaient mon énergie utile veuillent bien se discipliner un minimum et se rassembler, s’additionner, collaborer à nouveau.

Je me retrouve dans la peau de l’instituteur qui siffle dans son sifflet.

Bon, ce n’est pas encore parfait ni en rang par deux, mais çà devrait suffire pour pouvoir accéder à la parole et prononcer les mots déjà.

J’y arrive non sans étonnement car je craignais que çà ne soit bien plus laborieux que çà ne l’est.

Mais comme je ne peux pas rester comme çà au milieu du carrefour, quelqu’un me demande si je peux bouger. « Alors là, c’est tout autre chose !!! » Je suis encore quasiment tout entier à l’extérieur de mon corps et je n’ai pas accès aux commandes. Je le sais, j’ai essayé. J’aurais autant de difficulté à faire bouger ce corps que n’importe quelle voiture autour de nous. Pourtant, je vois mon corps s’asseoir tout d’abord, puis se relever en s’appuyant sur des bras et marcher jusqu’au trottoir.

Mon amie me demande si çà va mieux, et je lui dis : « Je ne sais pas ce qui fait bouger mon corps mais je t’assure que çà n’est pas moi ! »

Les gens rassemblés discutent sur le fait d’appeler les pompiers ou un médecin et je pense juste : « Oh là là, surtout pas ! ».

Je ne me vois vraiment pas terminer la soirée dans un hôpital, avec tout les « trucs » sordides qui y rôdent et pour lesquels je serais une proie facile dans mon état.

Mon amie prend les choses en main et calme les ardeurs secouristes.

Je retrouve une première sensation de jambes flageolantes. Effectivement, çà ne me ferait pas de mal de m’asseoir. J’entends la propriétaire du club dire que vu mon état, il lui est impossible de m’accueillir dans son établissement qui n’est pourtant qu’à 5 mètres de là.

Lui était-il si impossible que çà de me fournir au moins une chaise ?

Ce qui me maintient debout appelle à l’aide comme s’il n’allait pas pouvoir maintenir le corps tellement plus longtemps. Je comprends qu’il faut absolument que je me remette dedans, que je ré-enfile mon pantalon, quoi !

Par un très gros effort de volonté, je parviens déjà à mettre de la force dans les jambes, histoire de ne pas m’effondrer une seconde fois, et petit à petit je sens que je reprends les commandes de mon corps.

Et la première chose qui me vient en tête c’est qu’il me faudrait mes cigarettes qui sont restées à l’intérieur du club !!!

On m’asseoit dans une voiture car des gens qui sont pourtant de parfaits inconnus ont proposé leur assistance, simplement avec gentillesse et ce minimum de compassion humaine qui malheureusement déserte trop de cœurs trop souvent.

On va s’émouvoir en regardant une vague déferler à l’autre bout du monde, semant la mort et la désolation, on va même ouvrir son chéquier, et puis, on va laisser crever un gars sur notre trottoir en estimant que ce n’est pas nos affaires mais celle des pompiers ou de la police.

Heureusement, il y a encore quelques êtres humains vivants sur terre.

Je suis serein mais tout endolori car les douleurs dues à la chute commencent à se laisser sentir. Mon esprit par contre demeure exceptionnellement lucide avec une perception exacerbée de l’instant présent.

La personne qui m’a offert l’hospitalité de sa voiture a assisté à toute la scène et me raconte qu’en sortant du club, j’ai fait quelques pas un peu dans tous les sens et puis je me suis effondré de tout mon poids, au milieu du carrefour où je n’avais nullement l’intention d’aller. 85 kg de Gwelan qui s’affalent d’un coup, çà laisse un paquet de bleus, côté droit, mais étonnement, même pas une bosse à la tête, comme si elle était venu jusqu’au sol comme une plume portée par le vent.



Au fur et à mesure que je me ré-habite, j’explore tous ces moments de rien, comme si je repassais la bande en vitesse lente..

Je me revois sur le seuil du club, et là, tout d’un coup, je vois mon corps de lumière se couper du corps physique, comme un élastique tendu qui se rompt. Le corps de chair tient encore quelques secondes sur l’énergie embarquée précédemment, et puis, tout s’arrête et s'affaisse.

Tous ceux qui pensent que le cerveau est le seul véritable patron, et que tous les processus de conscience ne sont que les effets d’échanges biochimiques, se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’au coude ! S’il se trouve coupé de la véritable conscience vivante qui l’anime, le corps ne peut maintenir sa cohérence qu’à peine deux ou trois secondes !!! Ah vraiment, il a l’air fin le grand patron là !

Mais quelle chose incroyable que mon âme m’ait fait ce coup de me mettre en mort sans prévenir !! Mon heure était-elle vraiment venue ? Etais-je donc devenu si libre que çà de cette vie que je croyais tant chérir ?

Et, à ce moment de mes réflexions, je me rends compte que les portes étaient demeurées ouvertes tout au long de cette expérience, et que cette nouvelle situation n’avait fait qu’inverser les termes d’un choix : il ne s’agissait plus d’être (quasiment provisoirement) dans l’éventualité d’un départ, mais plus pleinement dans celle d’un retour.

Un retour nullement obligatoire, pas plus que le départ d’ailleurs. Juste un moment de silence qui laisse les choses s’appeler par leur nom. Un moment suspendu qui ne semble attendre qu’une décision de ma part. D’ailleurs j’ai tout mon temps car ce qui se compte en secondes sur le pavé du carrefour ne se compte pas ici.

Alors, « à quoi bon ?» prend tout son sens.

J’imagine que j’ai dû en explorer les méandres. Je pense même avoir eu quelques échanges, mais ces impressions demeurent encore floues. L’éternité aura probablement besoin de temps pour dévoiler sa vérité.

Toujours est-il que pendant que je refaisais le monde et m’accordais ce temps de réflexions existentielles, il y a bien quelqu’un ou quelque chose qui prenait soin du corps étendu au carrefour.

Mais prendre une décision, aussi mûrie soit-elle, est une chose, et revenir en vie en est une autre. Une résurrection çà ne se fait pas comme çà ! (d’autant moins que mon Saint Esprit était déjà très occupé !).

Cela nécessite de recréer instantanément ce qui en situation normale prend les 9 mois de conception au moins, (et ce, pour un tout petit corps). Il faut rétablir les liens rompus entre les corps et ce, dans toute leur complexité, leur intégrité et surtout leur efficacité immédiate (car à aucun moment, il n’était envisagé quelques séquelles que ce soit sinon le choix n’aurait pas été libre). Cela nécessite une grande quantité de substance vitale que ma volonté seule ne semblait pas en mesure de réunir dans l’instant, et encore moins de mettre en oeuvre.

C’est sans doute à cet instant qu’est intervenu la fameuse « moisson » de mes semailles -  cru 2004.

Pendant des années, comme la plupart d’entre nous, j’ai fait don de substance vitale, par amour ou par amitié, par naïveté ou par bonté d’âme, et puis finalement par vocation. Or, comme on ne peut donner les richesses de son voisin, on ne peut donner que ce qui nous appartient. Mais le don ne se limite pas à un simple transfert qui viderait l’un pour remplir l’autre. La quantité échangée est une chose, l’échange lui-même en est une autre et les deux n’en sont pas moins comptabilisés. L’un est incorporé par l’autre, et l’autre, versé sur une sorte de compte en banque personnel à usage réservé. On pourrait comparer cela à de l’épargne pour les vieux jours ou pour les grandes occasions. Ainsi, sans le savoir, je ne faisais pas que dépenser mon capital vital, je faisais aussi des provisions pour l’hivers.

De plus, ces parts de vitalité données ne se sont pas toutes dissoutes dans l’inutile. Certaines d’entre elles ont favorisé des éveils ou ont permis à du bien de se faire. Et là, ce serait en quelque sorte, une forme de plus value, de valeur ajoutée dont je pourrais en partie bénéficier puisque ces édifices, si je ne les ai pas construits  de mes mains, n’en contiennent pas moins quelques pierres de ma fabrication.

Ainsi, la substance vitale nécessaire à cette reconstruction se trouvait disponible.

Restent les mains du chirurgien et de toutes celles et ceux qui ont permis que cela soit, que je ne peux bien sûr ignorer dans ce générique de fin même si je suis bien en peine de mettre des noms, et cela, même si certains noms me viennent car j’aurais bien trop mauvaise conscience à n’en citer que quelques-uns  et à en oublier d’autres.

C’est donc vers tous ces amis, serviteurs de la vie, que vont mes remerciements pour cette assistance, et c’est à eux que je fais ma révérence à la fin de l’acte.

#8 gwelan

gwelan

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 3 364 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : à peu près là où sont mes pieds

Posté 06 janvier 2005 à 16:21

La tradition nous a mis en tête quelques idées fausses, il me semble.

La première peut-être est cette vision virtuelle de la réalité des différents corps. Comme dans un cours d’anatomie, on écarte les viscères pour bien voir le squelette, et l’apprenti ésotériste se retrouve avec le même défaut de conception que n’importe quel médecin : il se focalise sur les organes et perd de vue l’être global qui ne peut qu’être un tout.

Mais surtout, ces visions font l’impasse quasi totale sur ce qui fait que cette complexité fait un être.

Comme tout le monde, mon esprit s’est construit sur ces notions, avec, en toile de fond, une vision quelque peu mécaniste des choses.

Il est une chose qui me revient, après coup et qui ne manque pas de me surprendre et de m’émerveiller à la fois.

Il y avait bien quelque chose allongé par terre. Je n’avais pour ce « çà » que la plus totale indifférence. Pas plus de compassion que pour n’importe quel tas de cailloux (ou de lentilles … - les goûts et les couleurs finalement ! …). J’étais dans un état où la notion de « douleur », qu’elle soit physique ou émotionnelle,   était absente. Il y avait juste un regard posé, une curiosité, des réflexions qui se menaient.

Ce qui regardait ou pensait n’était pas différent de ce qui regarde ou pense en temps normal. Le « point de vue » d’observation était différent, mais l’identité était identique.Quoiqu’il en soit, lorsqu’il s’est agi de ré-habiter ce tas de cailloux, il a fallu seulement le vouloir. J’ai évoqué une main de chirurgien car dans ma vision mécaniste, et étant bien sûr de ne pas avoir opéré moi-même, il ne pouvait donc que s’agir de l’action de quelqu’un d’autre.Dans les faits je n’ai rien fait d’autre que de vouloir me ré-habiter.

Et j’en suis venu à la nature des liens qui relient les corps. Nous avons tendance à en faire une forme quelconque de réalité quasi physiologique, et je crois que la réalité est bien plus simple : je crois que ces liens ne sont que des liens d’intention.

Le corps physique, du fait de sa constitution est celui qui attire l’attention, notre attention. Puisqu’il y a un estomac, l’estomac dit : »je suis là » et, bonne poire, nous répondons :  « moi aussi ! ». Tout va bien, et ainsi de suite pour chaque aspect qui signale sa présence, son existence …

J’avais remarqué en magnétisme que c’est le corps de l’autre qui dit, révèle ses besoins, et que la main du magnétiseur ne fait bien souvent qu’être là, elle s’offre mais n’oblige rien : c’est le corps de l’autre qui se nourrit de lui-même, selon son besoin.

Curieusement, j’observais d’une certaine façon, le même phénomène avec mon propre corps. Il me suffisait de répondre présent. Bon ce n’était pas chose facile parce que tout un tas de bouts de moi s’égaillaient dans la nature comme des mômes qui sortent de la voiture sur une aire d’autoroute, mais le principe était aussi simple : il suffisait de taper dans les mains et de dire : on y va !!!

Bon, c’est quand qu’on arrive à la mer ?