N’est ce pas ça être un bon citoyen ? mettre hors service un incinérateur qui pollue bien au-dessus de ce qui est autorisé... en toute illégalité et géré par ceux qui représentent l’état... donc la loi ?
A vous de juger ce que la justice va juger paraît il démocratiquement... c’est quoi la démocratie aujourd’hui ??? accepter une pollution ignoble citoyennement...
Pour ma part je remercie ces chômeurs pas si inactif que ça, pour leur contribution à l'amélioration réelle de la vie.
Cet article est tiré de l’hebdomadaire Politis de cette semaine
Ordure d'incinérateur
Des chômeurs sont jugés pour avoir mis hors service l'usine de Fumel, en 1999.
Ils s'appellent Marie, Gérard, Alain, Pierre, Laurent et Christophe.
Originaires du Sud-Ouest, âgés de plus de 40 ans et au chômage, ils comparaissent le 17 septembre au tribunal d'Agen, risquant dix ans de prison pour avoir mis hors d'état de nuire l'incinérateur d'ordures ménagères de Fumel (Lot-et-Garonne), le 15 mars 1999. Militants de l'association AC !, ils venaient soutenir Gérard, qui vit sous les fumées. « Parce qu'on est précaire, il faudrait accepter la pollution ? », s'exclame Alain.
L'usine est une infamie. Dans l'illégalité depuis son démarrage, en 1986, elle émettait jusqu'à 60 fois plus de poussières et 2,5 fois plus d'imbrûlés qu'il n'est autorisé. Avec une température de 200 °C inférieure à la limite, le four rejetait deux fois trop d'acide chlorhydrique. La cheminée, dépourvue de filtre et brûlant en torchère, était devenue un crachoir à dioxines... « J'en ai vu passer des dossiers pourris, sur l'environnement, mais jamais comme celui-là ! », s'étonne
encore Jean-Michel Duclos, ancien élu du conseil régional d'Auvergne et de Clermont-Ferrand, qui soutient les « inculpés de Fumel ».
Ce 15 mars 1999, lesAC ! disent «Assez ! » au président du Syndicatintercommunal gestionnaire du site,proposant qu'on le remplace par des filières de recyclage créatrices d'emploi.Réponse : la pollution est bien réelle, mais l'usine ne pourrait être fermée... qu'à partir de 2002, éventuellement ! C'est trop : la nuit même, le petit groupe sectionne les câbles électriques et démonte la porte du four, qui ne redémarrera jamais. Une collecte sélective de déchets sera instaurée quelques semaines après, beaucoup moins onéreuse qu'une mise aux normes du site, encore encombré à ce jour de mâchefers illicites dégorgeant dans le ruisseau voisin...
Les « délinquants » feront jusqu'à un mois de prison préventive, avec des interdictions, encore en vigueur quatre ans plus tard, de participer à toute réunion associative. En 1999, Gérard dépose une plainte contre les gestionnaires de l'incinérateur, avec un dossier explosif sur leurs infractions. Sans suite ! « L'audience d'Agen est une première en France, juge Jean-Michel
Duclos. Nous comptons bien y faire leprocès des vrais coupables. »
PATRICK PiRO
Comité national de soutien aux inculpés de
Fumet : 04 73 36 66 44 ou 04 7314 08 22,
et ac63@altern.org, monde-solidaire.org
Ce message a été modifié par littlemat - 15 septembre 2003 à 18:22.










