Vous avez tous entendu le nom, vous avez lu ou entendu des histoires sur lui...
Depuis notre plus tendre enfance, nous avons toujours associé la peur ou le Mal au simple fait d'entendre prononcer le nom du...
...DIABLE ! Mais qui est-il vraiment ? Est-il vraiment le Mal ? Existe t-il seulement ?
Pour moi,
Et si, suivant la troublante expression de l'ecriture, le diable etait effectivement "Le prince de notre monde", que se passerait-il ?
La réponse est inquiétante : si notre monde etait gouverné par le diable, il ne se conduirait pas autrement qu'il ne le fait actuellement !
Toutes nos activités, dans tous les domaines, portent sa marque, ou s'inspirent de l'exemple qu'il nous a donné en niant l'amour pour s'abimer dans la contemplation de soi-même.
La politique, la religions, l'histoire, le cinéma, le theatre qui sont autant de preuves de mon existence, il n'y a meme plus besoin de recourir aux procédés périmés de la possession , nous nous possédons nous mêmes !! Serions-nous diabolisés a ce point ?
Ou bien nous nous diabolisons-nous meme peu a peu par nos propres moyens, et sans trop nous en rendre compte ?
Le diable pourrait écrire comme ça :
Homme du XXIe Siecle,
Certes, vous ne croyez quere en moi, et je ne survis dans votre vocabulaire qu'a la faveur de quelque stéréotypes, la "beauté du diable", une "creature infernale", "tirer le diable par la queue"( ce qui est reconnaitre que dans certaines situations miserables vous n'esperez plus qu'en moi, la queue que vous m'attribuez faisant office de signal d'alarme)
et vous employez encore couramment l'expression de "ruse diabolique", ou perce l'admiration que vous me portez.
Mais enfin ces hommages ne revetent plus la forme liturgique, sauf chez quelques occultistes qui s'imaginent, dans leur niaiserie, qu'on peut me sonner comme un larbin, comme si les purs esprits que nous sommes ne pouvaient s'exprimer autrement qu'en secouant les guéridons ou en demenageant le piano.Mis a part ces quelques adeptes dont les venerations m'insupportent, vous vous vautrez dans l'irréligion, c'est vrai, et il est des jours ou je me demande si je ne devrais pas vous rendre un peu de foi chrétienne, pour mieux faire ressortir mes services ; apres tout, j'ai besoin de considération tot comme un autre.
Cependant, votre obéissance me console de vos manquements.Vous croyez faire votre volonté, et c'est la mienne que vous faites, avec exactitude et célérité.A peine ai-je le temps de former un desir, que vous etes en train de le mettre a execution.Vous courez si vite dans la voie de mes commandements que je me sens parfois un peu dépassé.
Mais n'ayez crainte : je vous rattraperai.
Ardemment votre,
Le Diable.
Bye,
Sir Ulrich.










