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USA : munitions à l'uranium appauvri


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5 réponses dans ce topic

#1 littlemat

littlemat
  • Invités

Posté 10 septembre 2003 à 14:25

USA : munitions à l’uranium appauvri (voir le très bon article de Nexus qui vient de paraître en presse)

Les USA ont utilisé des munitions à l’uranium appauvri pendant la première guerre du golf (315 tonnes), 10 000 obus en Serbie. Récemment (1999-2000), les forces américaines ont tiré au moins 31000 obus de 30mm au Kosovo ou en Serbie (pour chaque obus de 30mm 280gr d’uranium appauvri).

Donc les USA ne se contentent pas de faire la guerre, ils l’a font comme bon leur semble dans le mépris total des populations civiles. S’en prendre aux populations civiles ça s’appelle comment déjà... ha oui ! crime de guerre !
Cette pollution à l’uranium concerne les militaires de tous les bords US compris (et oui jusqu’où va le cynisme). Lorsque la guerre est terminée et que les militaires rentrent chez eux... ce sont les populations civiles qui vont souffrir pour des siècles par l’exposition voir l’ingestion de produits irradiés par ces munitions.

Les USA repartent avec tous leur matériel à tuer les hommes mais ils en oublient une partie qui va tuer longtemps encore... Maladies et malformations en tous genres chez les nouveaux nés... et symptomes graves chez les adultes exposés.

Qui peut croire encore que les USA prônent l’égalité et la liberté ???
Les USA prônent de plus en plus le mépris du plus faible au profit du plus fort ! Les USA prônent aussi la destruction lente de certains pays par l’irradiation lente de leurs munitions...
Bien évidemment les USA refusent d’adhérer à la cours pénales internationale de justice... et pour cause, combien de généraux et d’hommes politique US pourraient déjà être nominé pour ces Oscars de la mort.

Si vous avez l’occasion d’être en contact avec une de ces munitions US, comme c’est le cas de centaines de milliers de civils de ces pays blessés. Le plus beau cadeau que l’on puisse faire aux responsable US de cette ignominie, c’est de ramasser cette munition (avec les précautions qui s’imposent) et de la envoyer directement d’où elle vient... aux USA. N’oubliez pas la mention “Retour à l’envoyeur”

A vous de choisir le sénateur US, ou le général ou encore le Président... Surtout que vous imaginez l’effet à la frontière US, d’un paquet détecté radioactif... :D

Il est plus que temps que les responsables s’occupent personnellement de leurs immondes poubelles... est-ce aux nouveaux nés des pays blessez de payer cette ignoble addition ??? Les bébés d’Irak, de Serbie, du Kosovo sont ils coupables de quelque chose ???

RENVOYONS AUX USA LES MUNITIONS A L’URANIUM APPAUVRI...
Si quelqu’un a des contacts dans les pays concernés SVP faites passer l’information.
:wink:

J'attend vos réactions à cette proposition. :wink:

#2 axolotl_requiem

axolotl_requiem

    Mraow

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Posté 10 septembre 2003 à 15:04

Littlemat,

Information à vérifier, mais il me semble que les balles à uranium appauvri ne posent de problèmes de radioactivité qu'au moment de l'impact où de l'uranium est vaporisé. Autrement dit, ce qu'il reste des projectiles ne pose en principe pas trop de problème.

Je répète que c'est à vérifier...

Yann

#3 littlemat

littlemat
  • Invités

Posté 10 septembre 2003 à 19:59

Pour répondre à ton post Axoltl voici l’article de Nexus dans son intégralité... presque 1 heure de travail pour le scanner et le mettre en page... mais quand on aime on ne compte pas ;)

Ainsi chacun pourra se faire une idée sur cette affaire.

Le projectile est dangereux lors du tir ça c’est sûr... toute la partie de l’uranium qui brûle durant le tir est hautement dangereuse et reste au sol et partout ou elle se dépose. Cet uranium brûlé ne doit pas être touché à main nue tellement il est dangereux... suite aux tirs US il y en a partout. Rien n’a été décontaminé et pour cause... ça coûterait une fortune et ça durerait des dizaines d’années...
Les infos que tu donnent Axolotl sont celles fournies par l’armée US...

Article paru dans le magazine Nexux de septembre-octobre 2003. (Nexus autorise la reproduction et la diffusion de ses articles).






La tragédie de l'uranium appauvri

Les munitions à uranium appauvri polluent l'environnement et nuisent à la
santé mais les responsables américains nient l'évidence, refusant de mettre en
œuvre des protocoles de décontamination ou d'apporter une assistance médi-
cale appropriée aux victimes.
Le Dr Doug Rokke a présenté cet article lors de la Conférence de l'UNESCO sur le thème « L'enfant: victime de la guerre et messager de la paix », qui s'est tenue à Athènes, en Grèce les 24 et 25 mai derniers.

Les munitions à uranium appauvri (UA) sont utilisées dans les combats pour leur très grande efficacité. Toutefois, en gagnant ces batailles nous avons contaminé l'air, l'eau et le sol. Par conséquent, des hommes, des femmes et des enfants ont inhalé ou ingéré de l'uranium
ou ont vu leurs blessures contaminées par ce métal lourd, véritable poison radioactif.    Dans cet article, le D' Rokke - l'expert de radiophysique médicale sanitaire initialement chargé par l'armée américaine de mettre de l'ordre dans la pagaille provoquée par l'UA - examine les points suivants: Qu'est-ce que l'uranium appauvri? Comment l'armée l'utilise-t-elle ? Où et quand en a-t-on utilisé ? Qu 'avons-nous trouvé juste après les tirs de notre propre camp et les incidents de combats de l'Opération Tempête du désert? Comment est né le « Depleted Uranium Project » (Projet sur l'uranium appauvri) et quels en étaient les objectifs ? Quels effets néfastes sur la santé a-t-on observés, reconnus, traités et étudiés ? Au vu des recherches antérieures et du Projet sur l'uranium appauvri, quelles recommandations ont été émises ? Qu 'est-il advenu de ces recommandations ? Que reste-il à faire ?
   En résumé: il est urgent d'apporter une assistance médicale à toutes les victimes de l'UA, de mettre en œuvre des mesures d'assainissement de l'environnement et d'interdire les munitions à l'uranium appauvri.
     Les officiels nient les graves  effets de PUA sur la santé
      Les preuves médicales - et en particulier  les anomalies congénitales observées chez les enfants nés de parents vivant dans des
   zones contaminées par l'UA - sont une source  de  préoccupation  croissante. L'uranium  appauvri  (uranium-238) et d'autres contaminants résultant de la guerre sont en cause. Aujourd'hui, dix ans après la Guerre du Golfe, des soldats et des civils présentent de graves problèmes de santé dus à une exposition à des munitions contenant de l'uranium appauvri, aux armes chimiques et biologiques iraquiennes et aux dégagements de produits chimiques industriels. Bien que l'origine de ces problèmes  de santé soit complexe, je souhaiterais me concentrer sur l'uranium appauvri.
     Aujourd'hui, les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et l'OTAN continuent à affirmer expressément qu'il n'existe aucun effet néfaste reconnu sur la santé de ceux d'entre nous qui travaillent sur le projet médical de l'uranium appauvri au sein du Ministère américain des Anciens combattants. C'est un mensonge, comme l'ont prouvé nos propres dossiers médicaux basés sur des diagnostics effectués par nos  propres médecins urgentistes.
    Un reportage du 10 janvier 2001 indiquait que « le Ministre de la Défense William Cohen avait affirmé que l'UA n'était pas plus dangereux que la peinture à base de plomb », et un instructeur de l'armée américaine avait assuré aux journalistes qu'il était  « apte à la consommation ». Je ne -connais aucun médecin capable d'affirmer que la peinture à base de plomb et l'uranium sont ils aptes à la consommation. Après avoir été empoisonnés par le plomb, des enfants sont  ils maintenant  contaminés  par  l'uranium appauvri aux quatre coins du monde.
    Tandis que les responsables gouvernementaux continuent à réfuter tout lien entre une exposition à l'uranium et des problèmes de santé, les mineurs travaillant dans des mines d'uranium et les blessés de guerre exposés à une contamination par l'uranium présentent les mêmes troubles. Bien que le Radiation Exposure and Compensation Act de 1990 fût censé verser des indemnités à ces Américains, un article en première page du New York Times du 27 mars 2001 décrivait à quel point ces personnes étaient atteintes et indiquait qu'elles
attendaient toujours leurs indemnités en raison d'allocations budgétaires inadéquates. Je trouve très gênant que, alors qu'une partie du gouvernement américain reconnaît les graves effets néfastes de l'uranium appauvri sur la santé, les responsables du Ministère américain de la Défense refusent  de reconnaître ces mêmes effets engendrés par une exposition à l'uranium des munitions utilisées en temps de guerre.
    Les responsables de l'Organisation Mondiale de la Santé ont publié leur rapport anticipé en avril 2001. Bien que ce rapport ait émis des recommandations spécifiques, ses auteurs, tout comme ceux d'autres rapports  d'organismes  gouvernementaux, n'ont pas consulté ceux d'entre nous qui ont réellement mis de l'ordre dans la pagaille provoquée par l'UA après l'Opération Tempête du désert et effectué les recherches dans le cadre du Depleted Uraniuim Project.
    Je trouve également étonnant qu'une fois de plus les auteurs d'un rapport n'aient pas relevé le fait que, bien qu'une assistance médicale ait été demandée depuis la guerre pour toutes les personnes exposées et que des mesures d'assainissement de l'environnement aient été recommandées ou exigées, rien de tout cela n'ait été fait. Les auteurs du rapport de l'OMS n'ont pas non plus contacté ceux d'entre nous qui sont des victimes reconnues de l'UA ni parlé à nos médecins des effets observés et diagnostiqués sur la santé suite à une exposition à l'UA. Une fois de plus, les directives de la circulaire de Los Alamos (mars 1991) rédigée par LTC M. Ziehmn, USMC, sont respectées à la lettre.

Qu'est-ce que l'uranium appauvri?

    L'uranium appauvri, qui contient 99,8 % d'U-238,  est  composé  d'hexafluorure d'uranium, le sous-produit du procédé d'enrichissement de l'uranium.  De récents documents publiés par le Ministère américain de l'Energie affirment l'existence d'une petite proportion d'autres métaux lourds toxiques tels que le plutonium. Bien que 60 % du rayonnement ionisant des émissions gamma de l'U-235 et l'U-234 soient éliminés durant le procédé d'enrichissement, les particules alpha de 4,2 MeV et 4,15 MeV - qui entraînent une ionisation interne importante causant des lésions cellulaires - augmentent proportionnellement. La sempiternelle affirmation selon laquelle l'uranium appauvri présente une radioactivité inférieure de 60 % à celle de l'uranium naturel ne tient tout simplement pas compte des lésions internes graves causées par les émissions alpha. En outre, les dérivés radioactifs émettent des particules bêta et des rayons gamma susceptibles de provoquer d'autres lésions radiologiques. Même s'il ne représente peut-être pas undanger en externe, l'UA constitue un grave danger en interne. Son inhalation, son ingestion ou la contamination des blessures présente des risques sérieux et
inacceptables. En outre, les fragments ou pénétrateurs usagés émettent des particules bêta de 300 mrem/heure et ne peuvent donc pas être touchés ou ramassés sans équipement de protection.

        Comment l'armée l'utilise-t-elle?
   L'UA est utilisé pour fabriquer des pénétrateurs à énergie cinétique des baguettes géantes. Chaque pénétrateur cinétique se compose presque exclusivement d'uranium-238. L'industrie américaine des munitions produit les modèles suivants (la masse d'uranium-238 correspondante est indi-
quée pour chaque modèle) :
- 7,62 mm (masse non spécifiée) ;
- 50 cal. (masse non spécifiée)
- 20 mm pour une masse de 180 grammes
- 25 mm pour une masse de 200 grammes
   - 30 mm pour une masse de 280 grammes
   -105 mm pour une masse de 3 500 grammes
   - 120 mm pour une masse de 4500 grammes environ;
Sousmunitions/mines terrestres telles que la PDM et l'ADAM, dont l'enveloppe contient une petite proportion d'UA.
   Aujourd'hui, beaucoup d'autres pays produisent ou ont acquis des munitions à l'UA. L'UA est également utilisé dans les blindages, les contrepoids, les écrans de radioprotection et, ainsi que l'a proposé le Ministère américain de l'Énergie, comme composant de matériaux de structure et de construction routière. Toutes ces utilisations sont destinées à écouler les énormes stocks résultant du procédé d'enrichissement de l'uranium du ministère américain de l'énergie. Il  est  important  de  bien  prendre conscience que les pénétrateurs à l'UA sont de l'uranium-238 solide. Ils ne comportent ni embouts ni gaines. Durant un impact, au moins 40 % du pénétrateur forme des oxydes d'uranium ou des fragments qui restent sur le terrain, à l'intérieur ou sur le matériel touché ou bien à l'intérieur des structures touchées. Le reste du pénétrateur conserve sa forme initiale. Ainsi, il reste quelque part un morceau d'uranium solide, que des enfants risquent de ramasser. L'UA s'enflamme également dans l'air durant sa trajectoire et lors de l'impact. Les retombées d'UA en feu et de fragments d'UA provoquent des explosions secondaires, des incendies, des blessés et des morts. En termes simples, qui voudrait avoir dans  son jardin  des  milliers  de baguettes d'uranium  solide,  d'une masse comprise entre 180 et 4500 grammes ? Qui voudrait avoir dans son jardin une source de contamination à l'uranium?

      Où et quand en a-t-on utilisé?

   Des rapports et des preuves photographiques du matériel détruit laissent penser que l'UA a été utilisé pour la première fois durant la guerre israélo-arabe de 1973. À l'aide de tests en laboratoire, des médecins ont confirmé une exposition à l'UA intemalisé chez la personne ayant inspecté le matériel détruit.
   La Guerre du Golfe a vu la première utilisation significative d'UA dans les combats. Les pilotes de chasse ont tiré au moins 850950 obus et les canonniers 9460 obus supplémentaires, pour un poids total de 631055 livres ou plus de 315 tonnes. De récentes conversations avec la personne ayant dirigé tous les tirs d'obus à UA suggèrent que ce chiffre est peut-être en dessous de la vérité et que la quantité réelle serait supérieure de 25 %, atteignant environ 390 tonnes.
    Malgre les mises en garde recommandant d'éviter d'utiliser l'UA, les Marines américains ont tiré des munitions à UA à trois occasions différentes en 1995 et 1996 lors de manoeuvres à Okinawa, sans en informer le gouvernement japonais pendant plus d'un an.
    En 1995, l'armée américaine a également tiré au moins 10000 obus à UA en Serbie. Récemment [1999-2000], les forces américaines ont tiré au moins 31000 obus de 30 millimètres à l'UA en Kosovo ou en Serbie.
    Des munitions à UA ont été utilisées dans des champs de tir de l'Indiana, du Nevada, du Nouveau Mexique, de Floride, du Maryland, d'Ecosse et du Canada. Fait étonnant, la Marine américaine a tiré des munitions l'UA sur l'île de Vieques (Puerto Rico), afin de préparer les attaques du Kosovo.
    Vieques est actuellement au cœur d'un débat national et international,   avec   une contamination de l'environnement avérée   et  des effets néfastes sur la santé similaires à ceux observés chez d'autres victimes de l'UA.  Récemment, le Ministre  de  la Défense Donald Rumsfeld a décidé de suspendre les opérations de Vieques. Toutefois,   Rumsfeld  doit ordonner la mise en place de mesures l'assainissement complet de l'environnement et d'une assistance médicale pour toutes les victimes de Vieques. Toutes les opérations militaires doivent cesser définitivement.

Qu'avons-nous trouvé juste après les tirs de notre propre camp et les incidents de combat de l'Opération Tempête du désert?
  Le Quartier général du Département de l'armée, de Washington DC., m'a affecté en tant que médecin et expert de radiophysique médicale sanitaire au sein de l'équipe chargée d'évaluer l'UA utilisé pendant l'Opération "Tempête dudésert". Nos découvertes peuvent se résumer en trois mots: « Oh mon Dieu! ». Selon des documents officiels, chaque baguette de pénétrateur contenant de l'uranium pouvait perdre jusqu'à 70 % de sa masse lors de l'impact, provoquant une contamination fixée et labile, le reste de la baguette se propageant à travers
le matériel ou la structure pour finir par se retrouver sur le terrain. Les inspections des impacts sur place ont montré que la perte de masse était d'environ 40 %, partie qui crée une contamination fixée et labile, laissant environ 60 % de la masse initiale du pénétrateur sous forme d'une baguette solide. Il est apparu que les radiacs standards (instruments de détection, d'indication et d'évaluation de la radioactivité) ne détectaient pas cette contamination. Le matériel était contaminé par des fragments d'uranium, des oxydes d'uranium, d'autres substances dangereuses, des munitions instables non explosées et des sous-produits de munitions explosées. Les documents que nous a envoyés  le  Commandement logistique de l'armée américaine pendant l'Opération "Tempête du désert" affirmaient que l'oxyde d'uranium était insoluble à 57 % et soluble à 43 % et inhalable au moins à 50 %. Dans la plupart des cas, sauf pour les fragments des pénétrateurs, on a découvert une contamination à l'intérieur des structures  endommagées  ou  du matériel détruit, sur le matériel détruit ou bien dans un rayon de 25 mètres autour du matériel. Toutefois, durant les tests réalisés au Nevada en  1994 et 1995, nous avons découvert une contamination par l'UA jusqu'à 400 mètres du lieu d'un incident isolé.
Après notre retour aux Etats-Unis, nous avons dressé le "Plan de nettoyage du théâtre des opérations", que le Ministère américain de la  Défense   a   soi-disant  transmis   au Département d'État puis à l'Émirat du Koweït. Aujourd'hui, il est clair que les Irakiens n'ont jamais eu connaissance de ces informations. Par conséquent, bien que nous ayons su qu'il y avait et qu'il y a encore des matières dangereuses en Irak, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont préféré fermer les yeux pour des raisons politiques et économiques. Des responsables irakiens, kosovars, serbes et autres ont souvent réclamé en vain des procédures de soins médicaux et de gestion de la contamination. Des habitants de Vieques, citoyens américains, ont également demandé une assistance médicale et des mesures d'assainissement de l'environnement mais les responsables du Ministère de la Défense refusent toujours de mettre en place ces mesures essentielles.

  Comment est né le Depleted Uranium Project appauvri et quels en étaient les objectifs ?
  
Les risques sanitaires et environnementaux potentiels d'une contamination par l'uranium étaient connus avant la Guerre du Golfe. Une circulaire de la Défense Nuclear Agency américaine, rédigée par LTC Lyle et envoyée à notre équipe en Arabie Saoudite, indiquait :
   « Étant donné que les équipes de neutralisation des explosifs et munitions, les unités de combat terrestre et les populations civiles d'Arabie Saoudite, du Koweït et d'Irak sont de plus en plus exposées aux munitions à l'UA, nous devons nous préparer à faire face à d'éventuels problèmes. Les souvenirs de la guerre toxique, la fureur politique et le nettoyage post-conflit (accord de la nation hôte) ne sont que quelques-uns des problèmes qu'il
va falloir aborder. Les particules alpha (poussière d'oxydes d'uranium) provenant des obus exploses sont préoccupantes mais les particules bêta provenant des fragments et des obus intacts constituent une menace bien plus grave pour la santé, avec des taux d'exposition potentiels de 200 milliards/heure en cas de
contact. »
   Cette circulaire, ainsi que les rapports que nous avons préparés juste après la Guerre du Golfe dans le cadre du projet d'évaluation de
l'UA en vue de récupérer le matériel américain contaminé/détruit par l'UA, les recherches antérieures et d'autres inquiétudes exprimées ont conduit le  Ministère   américain  de  la
Défense à publier une directive signée par le Général Eric Shinseki le 19 août 1993, visant à :
"1.  Dispenser une formation adéquate au personnel susceptible d'entrer en contact avec du matériel contenant de l'uranium appauvri.
    2. Procéder à un dépistage médical sur le personnel exposé à une contamination par l'UA durant la Guerre du Golfe.
    3. Élaborer un plan pour récupérer le matériel contaminé par l'UA lors des futures opérations."
    Nul doute donc que les responsables du Ministère américain de la Défense étaient et sont toujours conscients des risques exception
nels et inacceptables propres aux munitions à uranium appauvri. Par conséquent, j'ai été rappelé au service actif dans l'armée américaine en tant que directeur du projet sur l'UA, chargé de développer des procédures de formation et de gestion environnementale. Ce projet incluait : un examen de la documentation, un projet de développement d'un programme détaillé impliquant  toutes  les  branches  du Ministère américain de la Défense ainsi  que  des  représentants  de l'Angleterre,   du   Canada,   de l'Allemagne et de l'Australie et des recherches fondamentales sur le site d'essai du Nevada situé à 190 kilomètres au nord-ouest de Las Vegas, destinées à valider les procédures
de gestion.
Le Depleted Uranium Project a donné naissance à :
    - Trois programmes de formation : (1) Niveau 1 : grand public, (2) Niveau II: dégâts des combats et opérations  de récupération,  (3)
Niveau III: officiers/sous-officiers spécialisés dans les produits chimiques;
    -  Trois  cassettes  vidéo:  (1)« Sensibilisation au risque de l'uranium appauvri », (2) « Gestion du matériel endommagé et contaminé », (3) « Fonctionnement de l'ensemble des radiacsAN/PDR-77 » ;
    - La réglementation préliminaire de l'armée américaine, « Gestion du matériel contaminé par l'uranium appauvri ou par des produits radioactifs » :
   - Une brochure de l'armée américaine exposant « les procédures de manipulation du matériel contaminé par l'uranium appauvri ou par des produits radioactifs » ;
   - Un nouveau radiac, capable de détecter et de quantifier une contamination par l'UA. Bien que ces données aient été obtenues, reconnues et prêtes à être diffusées en janvier 1996, l'armée américaine, le Ministère américain de la Défense ainsi que des responsables  britanniques,  allemands,
canadiens et australiens ont ignoré les directives répétées et n'ont pas mis en place, sinon partiellement, le programme de formation et les procédures de gestion. Ce programme et ces procédures n'ont pas été portés à la connaissance de tous, ni même à celle des représentants des gouvernements de pays dont la population et l'environnement ont été exposés à l'UA, comme l'ont confirmé les enquêteurs du Général Accounting Office américain (sorte de cour des comptes fédérale) dans un rapport publié en mars 2000 ainsi que par mes contacts personnels.

Quels effets néfastes sur la santé a-t-on observés, reconnus, traités et  étudiés ?
   L'identification et la vérification des dangers de l'uranium appauvri sur la santé sont limitées par le refus ou le report délibéré du dépistage et de la prise en charge médicale des victimes des tirs américains ayant inhalé, ingéré de l'UA ou ayant vu leurs blessures contaminées par ce métal, et de tous ceux
présentant une exposition avérée ou supposée à de l'uranium intemalisé.
   Bien que dès mars 1991, nous ayons recommandé une assistance médicale immédiate, les ministères américain et britannique de la défense et, du même coup, le ministère américain des anciens combattants rechignent toujours à proposer un dépistage complet et les soins médicaux nécessaires.
   Dans une lettre datée du 1er mars 1999, le D1 Bernard Rostker m'a indiqué qu'une fois les combats terrestres terminés les médecins et les experts de radiophysique médicale sanitaire avaient jugé inutiles le dépistage et le traitement des personnes exposées à l'uranium. Les vrais documents disent le contraire ! Aujourd'hui, des personnes (dont moi-même), à qui a été refusée une assistance médicale, sont malades alors que d'autres sont décédées.
J'ai adressé personnellement ma demande par courrier le 21 mai 1997 au bureau du service de santé, du commandement logistique de l'armée américaine et l'ai transmise au D' Rostker.
   Selon mon expérience personnelle, celle des médecins et des personnes exposées à l'UA, les effets néfastes avérés sur la santé incluent :
(a) une allergie des voies respiratoires; (b) des anomalies neurologiques ; © des calculs rénaux et des douleurs rénales chroniques ; (d) des éruptions cutanées ; (e) une dégradation de la vision et une perte de vision nocturne; (f) des problèmes de gencives; (g) des lymphomes; (h) diverses formes de cancers de la peau et des organes ; (i) des troubles neuropsychologiques ; (j) la présence d'uranium dans le sperme ; (k) un dysfonctionnement sexuel ; et (1) des anomalies congénitales chez les nouveaux-nés.
Aujourd'hui, des problèmes de santé ont été répertoriés chez des employés d'usines de traitement de l'uranium ainsi que chez des personnes vivant à proximité de Paducah, dans le Kentucky, Portsmouth, dans l'Ohio, Los Alamos, au Nouveau Mexique, Oak Ridge, dans le Tennessee et Hanford, dans l'état de Washington. Les employés des usines de production ou de traitement de l'uranium de l'état de New-York,  du  Tennessee,  de  l'lowa,  du Massachusetts et de la région des « four corners » du sud-ouest du Colorado ont également fait état à plusieurs reprises de problèmes de santé similaires à ceux rapportés
par des victimes avérées de l'UA utilisé pendant la Guerre du Golfe. Des médecins iraquiens et ceux d'autres organisations humanitaires font état des mêmes problèmes de santé chez les populations exposées. Des scientifiques écossais ont récemment confirmé la présence d'uranium dans l'urine des habitants des Balkans. Cela laisse penser que l'uranium appauvri (U-238) est mobile et contamine l'air, l'eau et le sol comme l'indiquait déjà une lettre d'octobre 1943 adressée au Général LeslieGroves.
   Actuellement, vérifier la corrélation entre une exposition à l'uranium et des problèmes de santé n'est peut-être pas possible, sauf dans quelques cas, en raison de retards délibérés d'un dépistage obligatoire un test radiobiologique. Le dépistage implique le prélèvement et l'analyse d'échantillons d'urine, de selles et d'un frottis de gorge dans les 24 heures suivant l'exposition. Aujourd'hui, des mois ou des années plus tard, seule une petite partie de l'uranium séquestré sera détectée. C'est pourquoi les scientifiques de l'OMC ont recommandé un dépistage immédiat chez les populations exposées. Cette fraction détectable ne représente que la partie mobile ou soluble. Une récente autopsie réalisée au Canada a révélé qu'il se produisait bien une
rétention et que la fraction mobile pouvait ne pas être représentative de la quantité réellement présente.
   Même lorsqu'il existe des preuves médicales avérées imputant des problèmes de santé à une exposition à l'UA, la reconnaissance et la documentation officielles demeurent limitées. Par exemple, en 1994 et 1995, le personnel médical du Ministère américain de la Défense en poste au sein
d'un hôpital militaire américain a enlevé,mis à l'écart et caché des diagnostics documentés (y compris le mien) concernant des personnes affectées et d'autres médecins. Certains dossiers médicaux ont été récupérés à l'automne 1997 mais probablement trop tard pour beaucoup de personnes.
Aujourd'hui, cette pratique se poursuit et, par conséquent, les personnes exposées ne bénéficient pas d'une assistance médicale adéquate et efficace. Cela concerne également les personnes pour lesquelles une prise en charge a été demandée et prescrite à de nombreuses reprises. Cette situation perdurera aussi longtemps qu'on laissera les gouvernements américain, britannique, canadien et autres, ainsi que l'OTAN, ne tenir aucun compte des preuves émergentes
et refuser une assistance médicale à tous ceux ayant été ou susceptibles d'avoir été exposés à l'uranium appauvri (uranium 238), à d'autres isotopes et à d'autres
contaminants résultant de l'utilisation de munitions à uranium appauvri.
   Les critères décrivant les expositions nécessitant un dépistage médical dans un délai de 24 heures et une assistance médicale ultérieure ont été exposés dans un message du quartier général du ministère de l'armée, daté du 14 octobre 1993. Ces expositions correspondaient aux situations suivantes :
   «a. Se trouver au milieu de fumée de feux d'UA provenant de véhicules chargés de munitions ou de dépôts de stockage de munitions en flammes.
    b. Travailler dans des environnements contenant de la poussière d'UA ou des résidus de feux d'UA.
    c. Se trouver à l'intérieur d'un véhicule ou d'une structure au moment où ils sont frappés par des munitions à l'UA.»
   Ces directives doivent s'appliquer scrupuleusement à tous les individus exposés, qu'ils soient civils ou militaires. Elles doivent être mises en œuvre maintenant !   Il faut programmer et offrir une assistance médicale afin d'identifier puis de soulager les problèmes physiologiques réels plutôt que de mettre l'accent sur les manifestations psychologiques et le dépistage continu. Des personnes, dont des enfants, sont malades et méritent de recevoir des
soins pour les expositions complexes à l'origine de leurs problèmes de santé. Pour des expositions connues à l'uranium, l'accent devrait être mis sur les disciplines suivantes (la source de préoccupation figure entre parenthèses) :
A. la neurologie (effets des métauxlourds);
B. l'ophtalmologie (effets du rayonnement et des métaux lourds) ;
C. l'urologie (effets des métaux lourds et formation de cristaux) ;
D. la dermatologie (effets des métaux lourds);
des métaux lourds) ;
   F. la pneumologie (effets du rayonnement, des particules et des métaux lourds) ;
   G. l'immunologie (effets du rayonnement et des métaux lourds) ;
   H. l'oncologie (effets du rayonnement et des métaux lourds) ;
   I.  la  gynécologie  (problèmes  neurologiques, effets du rayonnement et des métaux lourds) ;
   J. la gastro-entérologie (effets systématiques) ;
   K. l'odontologie (effets des métaux lourds) ;
  L. la psychologie (effets des métaux lourds).
Beaucoup de persones  dont on sait qu'elles ont été exposées n'ont pas reçu l'assistance demandée. Comme l'a indiqué le Dr Michael Kilpatrick, du ministère américain de la défense, le 10 mars 200, seule 60 personnes (dont moi-même)  se voient dispenser un  minimum de soins médicaux par des médecins affectés au projet sur l'uranium appauvri du ministère des anciens combattants,  à Baltimore,   dans   le Maryland.   Cela   ne  représente qu'une fraction sur les plus de 350 personnes dont l'exposition a été confirmée.

     Aujourd'hui, moi-même et d'autres devons prendre des antibiotiques et des stéroïdes pour  gérer nos problèmes de santé. Il est impossible  d'obtenir des soins et des traitements corrects. Si les autorités refusent tout examen médical aux personnes qui ont été exposées et présentent des problèmes de santé, alors elles n'ont pas de mal à dire que l'UA n'a jamais eu d'effets néfastes sur
  la santé parce qu'elles n'en ont jamais vu. II en va de même pour la science médicale lorsque les politiques donnent l'ordre d'étouffer l'affaire pour limiter les responsabilités.  Cette tentative d'étouffer l'affaire a commencé  avec l'infâme circulaire de Los Alamos envoyée à
  notre équipe en Arabie Saoudite en mars 1991.  Cette circulaire nous disait de faire en sorte que  nos conclusions permettent de continuer à utiliser les munitions à l'UA. En d'autres termes, il fallait  mentir !
    La lettre envoyée au Général Leslie Groves en 1943 est encore plus dérangeante. Dans cette circulaire, datée du 30 octobre 1943, des scientifiques  de premier plan  affectés  au Projet Manhattan suggéraient que l'uranium pouvait  être utilisé pour contaminer l'air, l'eau et le sol. Selon cette lettre, envoyée par le sous-comité du Comité exécutif S-I sur « l'utilisation des matériaux radioactifs comme arme militaire », une inhalation d'uranium provoquait une « irritation des bronches en quelques heures ou quelques jours ». C'est exactement ce qui est arrivé à ceux d'entre nous qui ont inhalé de la poussière d'UA durant l'Opération "Tempête du désert" ainsi qu'aux soldats américains présents dans les Balkans.
   Le sous-comité ajoutait :
   « Les produits émettant des particules bêta pouvaient pénétrer dans le tractus gastro-intestinal par de l'eau, de l'air ou des aliments pollués.
S'ils pénétraient par les voies aériennes, ils se logeaient sur les muqueuses du nez, de la gorge, des bronches, etc. et étaient avalés, ce qui entraînait une irritation locale, tout comme dans les bronches, et cela pour un même degré d'exposition. L'estomac, le caecum et le rectum, où les concentrations de produits restaient plus longtemps qu'ailleurs, étaient les parties plus susceptibles d'être affectées. Des ulcères et une perforation fatale de l'intestin pouvaient survenir, même
en l'absence d'effets généraux dus au rayonnement. »
   Aujourd'hui, des problèmes de santé continuent à se développer. On refuse du on retarde toujours l'apport d'une assistance médicale aux victimes exposées à l'uranium, tandis que les responsables des ministères de la défense américain et britannique continuent à réfuter tout lien entre une exposition à l'uranium et des effets néfastes sur la santé ou l'environnement. Ils s'imaginent qu'ils peuvent répandre des déchets radioactifs (uranium-238) dans le jardin de n'importe qui sans avoir à le nettoyer ou à assurer de prise en charge médicale. Leur arrogance est stupéfiante !

Au vu des recherches antérieures et du Depleted Uranium Project, quelles recommandations ont été émises ?
   Le projet sur l'UA et l'examen des recherches antérieures ont renforcé nos conclusions et recommandations initiales de 1991 selon lesquelles :
   1. Toute source de contamination par l'UA doit être physiquement retirée et correctement détruite afin de prévenir des expositions futures.
   2. Des systèmes de détection de rayonnement spécialisés, capables de détecter et de mesurer les émissions des particules alpha, des particules
bêta, des rayons X et des rayons gamma à desniveaux appropriés allant de 20 dpm à 100000 dpm et de 0,1 mrem/heure à 75 mrem/heure, doivent être acquis et distribués à toutes les personnes ou organisations chargées des soins médicaux et des opérations d'assainissement de l'environnement    impliquant    de    l'uranium appauvri/uranium 238 et d'autres isotopes faiblement radioactifs éventuellement présents. Le matériel standard ne détectera pas de contamination.
3. Une assistance médicale doit être apportée à toutes les personnes ayant (ou susceptibles d'avoir) inhalé ou ingéré de l'UA ou vu leurs blessures contaminées par cette substance toxique, afin de détecter une contamination par de l'uranium intemalisé retenu et mobile.
   4. Toutes les personnes qui entrent dans, grimpent sur ou travaillent dans un rayon de 25 mètres autour de tout terrain ou matériel contaminé doivent porter un équipement de protection des voies respiratoires et de la peau.
   5.  Le matériel ou les matériaux contaminés et endommagés ne doivent pas être recyclés en vue de fabriquer de nouveaux produits.

             Qu'est-il advenu de  ces recommandations ?
   Des preuves visuelles, ma propre expérience et des rapports publiés confirment que :
1. Toutes les victimes de l'UA n'ont pas bénéficié d'une assistance médicale.
2. Les mesures d'assainissement de l'environnementn'ont pas encore été appliquées.
3. Le matériel et les matériaux contaminés et endommagés ont été recyclés en vue de fabriquer de nouveaux produits.
4. Les programmes de formation et de sensibilisation n'ont été que partiellement mis en place.
5. Les procédures de gestion de la contamination n'ont été ni diffusées ni mises en œuvre.

             Que reste-il à faire ?

   Tous les citoyens du monde doivent désonnais dire 'non'd'une seule et même voix à l'utilisation de munitions à l'uranium appauvri et obliger les nations en ayant utilisé à reconnaître les conséquences immorales de leurs actes et à assumer la responsabilité des soins médicaux et des mesures d'assainissement complet de l'environnement.
   Il y a une citation célèbre qui dit : « Et un enfant leur montrera le chemin ». Mais si les enfants sont malades ou morts et si les citoyens du monde laissent cela continuer, alors il n'y aura pas d'enfant pour réaliser la prophétie et nous conduire à la paix. Je vous en supplie, faites quelque chose !

           A propos de l'auteur
   Le Dr Doug Rokke est titulaire d'un doctorat es sciences (Illinois University, 1992), d'une maîtrise de science (Illinois University, 1986) et d'une licence de science (Western Illinois University,. 197 5). Spécialiste des sciences de l'environnement et de la
médecine nucléaire, éducateur et consultant, il possède une large expérience des milieux universitaire et militaire. Durant l'Opération Tempête du désert, le Dr Rokke a travaillé comme expert de radiophysique  médicale  sanitaire  au  sein  du  3e Commandement médical de l'armée américaine, chargé d'évaluer la contamination par l'UA et de mettre de l'ordre dans cette affaire.
   Pour en savoir plus sur les écrits du Dr Rokke à propos des victimes de la Guerre du Golfe et de l'uranium appauvri, visitez le site Internet de Traprock Peace Center à http'.llwww.traprockpeace.org.

#4 axolotl_requiem

axolotl_requiem

    Mraow

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Posté 10 septembre 2003 à 21:44

Littlemat,

Merci beaucoup pour cet article très complet et pour le travail que tu y as consacré. Comme dit ce monsieur: "Oh my God!"...

Je me souvenais juste de cette histoire de libération de particules radioactives dans un rayon limité lors de l'impact, que j'avais lue dans un article sur le syndrome du Golfe. Je ne connaissais pas les risques d'irradiation par les rayonnements beta sur les restes de projectiles. Et encore moins le fait que l'armée avait demandé de mentir au sujet des conséquences...

A force de vouloir jouer aux apprentis sorciers, ils vont finir par rendre le monde invivable. Entre les russes qui ont pourri la mer de Barentz et un nombre élevé de sites continentaux, et les US qui sèment de la radioactivité, c'est pas joli-joli.

Il ne restera plus à Monsanto qu'à déposer les brevets sur les enfants irradiés à l'ADN mutant...

                Yann

#5 +++Athanor+++

+++Athanor+++
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Posté 23 septembre 2003 à 10:19

Citation:

Des milliers de troupes américaines évacuées de l'Irak pour des raisons médicales, non expliquées. Citant une source du Commandement Militaire Américain, le "Washington Post" du 2 septembre indique que "plus de 6,000 membres en service" avaient été médicalement évacué de l'Irak depuis le lancement de la guerre. À l'époque le nombre de soldats blessés s'élevaient à 1124, 301 dans des accidents de véhicule. Le chiffre "de plus de 6,000" fourni au journal implique donc que plus de 4,500 troupes américaine ont été évacuées d'Irak pour des raisons médicales autre que des blessures de combat ou d'accidents.
L'article du "Washington Post" n'a pas inclus de nouvelles informations sur ce qui est admis par les militaires de manière voilées. En effet rien n'a indiqué au peuple américain que sur les six derniers mois, pour chaque soldat tué en Irak, au moins 15 autres sont tombés si malade qu'ils ont dû être rapatriés vers les Etats-Unis. Le journal a décrit les évacuations non expliquées simplement comme "des milliers de soldats devenus physiquement ou mentalement malade".

Les questions évidentes sur lesquels nous devons avoir des réponses sont : qui était ceux qui ont été touché, quels a été le diagnostique ; de quelles unités font-ils parties ; quels devoirs militaire effectuaient-ils ; quels est leurs états et son évolution; quel traitement ont-ils reçut ?
Tandis qu'un grands nombres des évacuations peut bien être pour des raisons ordinaires médicales, une répartition détaillée est essentielle. Cela fournirait une compréhension du vrai impact de la guerre sur les troupes américaines, il peut fournir la preuve que leurs engagement parmi le personnel militaire et leurs familles les exposent à long terme à des problèmes médicaux potentiellement fatals. Particulièrement sur les craintes que des soldats soient déjà morts ou tomberont malades en raison de leur exposition à l'uranium appauvri ou à cause du vaccin contre la maladie du charbon ( ANTHRAX) qu'ils ont été contraints de faire.

Le 31 juillet, le Général Chirurgien De l'armée a annoncé une enquête sur les morts de deux soldats, Michel Tosta et Josh Neusche et l'hospitalisation de 100 autres, diagnostiqués pour une pneumonie sévère. Il a été établi que de grandes concentrations inhalées de particules d'uranium appauvri, endommagent les poumons et les reins et peuvent causer une maladie respiratoire. Des soupçons médicaux sur le vaccin du charbon selon les militaires US, peut déclencher la pneumonie. En août 2002, trois docteurs militaires spécialistes des problèmes Cardios-pulmonaire et le journal Critical Care, ont diagnostiqué un cas de pneumonie sur un soldat sain de 39 ans qui "peut être dû au vaccin du charbon".
Le ministère de la Défense nationale des USA a seulement rendu public un compte rendu de l'enquête de pneumonie. Le 22 août il a annoncé qu'il "faisait des progrès significatif" dans l'élimination du SARS et des vaccins comme une cause possible. Il a révélé que 10 cas de pneumonie présumés ont montré nombre normal de leucocyte eosinophils. Il a aussi annoncé qu'aucun des 19 cas les plus sévères n'a appartenu aux mêmes unités, que 13 étaient tombé malade en Irak et que six sont tombés malade au Koweït, Qatar, Uzbekistan et Djibouti. Le Bureau Médical des Forces Armées examinait censément "la cause spécifique ou les causes de la mort" de Tosta et Neusche.
Depuis le 31 juillet, cependant, un autre soldat, Zeferino Colunga, est mort de la pneumonie tandis que le sergent Richard Eaton est mort d'eodeme pulmonaire. Deux autres soldats ont été trouvés morts dans leurs lits pour des raisons encore non expliquées.
La méfiance des militaires est telle que les familles de Josh Neusche et Colunga ont exigé l'accès au dossier médical de leurs aimés, des effets personnels et le sang et des échantillons de tissu, pour que des avis indépendants médicaux puissent être recherchés sur la cause de leurs morts. Les familles ont fait suivre des lettres le 12 août au ministre de la Défense nationale Donald Rumsfeld exposant : "nous, en tant que famille sommes les plus concernés, et l'on ne nous dit pas la vérité."
Stéphanie Tosta, la veuve de 22 ans de Michel Tosta, a publiquement déclarés que les militaires mentent sur les vrais causes de la mort de son mari. Elle a dit la Presse Internationale le mois dernier : "Je pense de plus en plus que c'est le vaccin du charbon.
Je pense que l'armée ment sur ce sujet. J'en suis sûr . Personne ne peut tout dire. Si c'est les vaccins, alors ils mentent. Nous voulons juste savoir ce qui est arrivé et nous avons un droit de savoir. Mais l'armée agit comme elles essayaient de cacher quelque choset."

La famille de Rachael Lacy , un jeune soldat qui est mort au Koweït le 4 avril "d'une maladie pareille à une pneumonie" mais dont la mort n'est pas incluse dans l'enquête militaire, allègue aussi que sa mort était due au vaccin de charbon. Le membre du Congrès du Connecticut Chris Shays, qui a présidé des auditions l'année dernière sur les effets secondaires possibles du programme de vaccination de charbon, contrôle censément l'enquête dans la mort de sergent Richard Eaton.
Le site Web "Bring Them Home Now" ( Ramenez-les à la maison) - une organisation des familles des militaires exigeant le retrait immédiat de forces américaines du Moyen-Orient - avertit que la seule façon garantie de limiter les conséquences médicales pour les soldats aux expositions à l'Uranium appauvri est de "sortir de l'Irak ou d'Afghanistan".
La déclaration des groupes déclarent : "pas plus de soldats tués dans une action. Pas plus de blessés dans une action. Non au soldats psychologiquement touchés à cause d'actes terribles, d'humiliation, de préjudice ou de meurtres de gens innocents. Plus un seul jour suplémentaire de soldats qui inhalent de l'uranium appauvri. Plus de soldats séparés du conjoint et des enfants. C'est la seule voie pour vraiment soutenir ces troupes et les familles qui font autant partie des militaires comme ils sont." ()
Le Centre de Ressource National de la Guerre de Golf (NGWRC), une organisation de plaidoyer pour les vétérans de la première guerre du golf en 1991, aide les familles de militaires qui croient qu'on leurs a mentis. Parmi les causes soupçonnées d'une gamme de maladies généralement mentionnées comme "le syndrome de la Guerre du Golfe", exposition à l'uranium appauvri et des complications déclenchées par des vaccinations. Dès 1999, 110,000 anciens combattants du Golf avaient annoncé des problèmes de santé qu'ils croient être dû à leur service en Irak.
La sensibilité de la hiérarchie militaire aux soupçons parmi les troupes est faible pour les familles et les vétérans, ceci est démontrée par les assurances sur le site Web officiel de l'armée médical que ni l'uranium appauvri ni le vaccin du charbon ne posent un risque pour la santé. () le gouvernement des USA rejette ainssi tous liens entre "le syndrome de la Guerre de Golfe", l'uranium appauvri et les vaccins. En 1998 cependant, les militaire US ont finalement admis qu'au moins 436,000 troupes américaines entrées certains secteurs pendant la première Guerre du Golf ont été contaminés dans une certaine mesure par la poussière d'uranium appauvri radioactive.

#6 *MaJiK[!]

*MaJiK[!]

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Posté 25 février 2007 à 08:18

« Uranium appauvri : bombes sales des pays riches »

« Les impacts de l'uranium appauvri dans le monde »

« Crimes de guerre: Les Etats-Unis préparent une guerre nucléaire de 20 ans »


« Un holocauste nucléaire mondial nous menace »


Citation

Et si ça continue?

Cela tuera la population du monde entier. Cela a déjà com­mencé, et cela n’affecte pas seulement les hommes, mais aussi les plantes, les animaux, les bactéries, tout.

Et pendant ce temps, les médias complices sont occupés à diaboliser l'Iran et son programme nucléaire pour mieux nous vendre une nouvelle guerre...    

Cherchez l'erreur.

:diable2: