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hypothèses sur le cancer


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92 réponses dans ce topic

#91 Luce

Luce

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Posté 02 décembre 2006 à 16:45

Citation

Du coup, on peut se demander combien de faux positifs il y a dans les cas de cancer du sein.

Beaucoup beaucoup.

Quelques éléments ici:

http://www.prescrire...cSeinDepSyn.php

"Certains cancers du sein n'ont pas de conséquence clinique, la patiente décédant avant toute manifestation de son cancer du sein. Le dépistage de ces cancers aboutit à un diagnostic par excès. Les diagnostics par excès des mammographies de dépistage concernent vraisemblablement 30 % à 50 % des diagnostics de cancer du sein"

et ici:

http://www.fmcdinan....10-31-2006.html

"La réflexion sur le dépistage des cancers est certes polluée par l'image linéaire, probablement fausse, d'une histoire naturelle allant inéluctablement de la petite tumeur à la mort [8].
Nous dormions, sans doute, sur de fausses certitudes. Le réveil imposé par la réflexion sur des données qui conduisent à faire la part entre bénéfices moindres qu'espérés et méfaits inattendus est brutal mais salutaire."

--

La communauté scientifique commence (difficilement) à admettre que les diagnostics par excès sont trop nombreux. A France 2, ils ne semblent pas au courant, comme j'imagine, une bonne partie des praticiens français. Les études scientifiques, ils les ignorent toujours le plus longtemps possible.

#92 Liane

Liane

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Posté 03 janvier 2007 à 20:14

Luce, le Samedi 02 Décembre 2006 à 16h45, dit :

La communauté scientifique commence (difficilement) à admettre que les diagnostics par excès sont trop nombreux. A France 2, ils ne semblent pas au courant, comme j'imagine, une bonne partie des praticiens français. Les études scientifiques, ils les ignorent toujours le plus longtemps possible.

Citation

Cancer du sein: doutes sur les bénéfices du dépistage


PARIS (AFP)
Les bénéfices présumés d'un dépistage précoce du cancer du sein ou de la prostate ne contrebalancent pas forcément les risques d'entraîner angoisses ou traitements inutiles pour des tumeurs qui seraient restées sans danger, selon le mensuel Que Choisir Santé de janvier.

Le "surdiagnostic, c'est-à-dire la détection de lésions qui n'auraient jamais évolué en cancers", était reconnu depuis le début du dépistage organisé du cancer du sein, mais il "était supposé négligeable", relève le mensuel.

Or, le surdiagnostic pourrait concerner un tiers des cas détectés lors du dépistage organisé sur les femmes de 50 à 69 ans en Norvège et en Suède, selon une étude du statisticien Per-Henrik Zahl (Institut norvégien de la santé publique) publiée en 2004.

Ces surdiagnostics entrainent examens complémentaires, biopsies et traitements inutiles, souligne le mensuel, citant également une étude danoise (Peter Gotzsche et Ole Olsen) de 2001 mettant en doute les bénéfices du dépistage quant à une diminution de la mortalité chez les femmes ayant subi régulièrement des mammographies.

"Si on combine les résultats des seuls essais de haut niveau de preuves, comme l'ont fait Gotzsche et Olsen, on conclut à l'absence de démonstration de l'efficacité des mammographies systématiques pour diminuer la mortalité totale ou la mortalité par cancer du sein chez les femmes âgées de 40 ans à 74 ans", avait résumé en mai la revue Prescrire, indépendante et sans publicité.

Au final, "la balance bénéfices-risques paraît défavorable dans la population générale avant 49 ans, mal établie entre 50 ans et 69 ans et non étayée après 69 ans", concluait la revue Prescrire (www.prescrire.org), soulignant la nécessité d'une "information équilibrée" pour que les femmes puissent faire le choix de se soumettre ou non au dépistage mammographique.

Pour aider les femmes de 50 à 69 ans à décider, Que Choisir Santé résume l'information donnée par la Fédération suisse des services aux patients, une organisation de consommateurs.

Dans les dix années à venir, 8 femmes sur mille de cette tranche d'âge vont mourrir d'un cancer du sein, le dépistage systématique pourrait en sauver au mieux deux sur huit, mais 200 femmes sur mille risquent dans le même temps de recevoir un "faux diagnostic positif", selon cette organisation.

Pour la prostate, les hommes sont aussi invités à peser le pour et le contre avant de se faire dépister, car on "meurt plus souvent avec un cancer de la prostate qu'à cause de ce cancer", selon Que Choisir Santé.
http://fr.news.yahoo...-depistage.html , 03.01.2007

#93 Rozen

Rozen

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Posté 04 janvier 2007 à 17:45

J'ai l'impression ...  :humhum:  mais je rêve peut-être ...que des communiqués apparaissent de plus en plus pour une remise en question du dépisatage et sur les extrapolations faites suite aux examens... Je ne sais si le lien ci-dessous a déjà été communiqué sur ONCT... Mais bon, même si ça secoue un petit peu le cocotier,  sans être hyper révolutionnaire, même s'il s'agit de frémissement, on peut espérer que des médecins qui sont finalement très "classiques" vont se faire entendre !

http://www.esculape....iagnostic2.html