Citation
Ceux qui ont lu mon dernier livre savent que les Américains ont développé dès le milieu des années soixante-dix une torpille MHD hypervéloce qui, en 1980, atteignait la vitesse de 2000 km/h. Un tel engin revêt une importance stratégique capitale. En effet l'arme la plus dangereuse en cas de conflit nucléaire est le sous-marin nucléaire qui, tapi à proximité de la côte énnemie, peut tirer des missiles qui atteindront leurs cibles en quatre à cinq minutes. Détruire ces plateformes sous-marines lance-engins constituerait l'acte de guerre initial de toute puissance attaquante. Avec ces torpilles MHD les Américains (dont les sous-marins suivent constamment ceux de "l'équipe adverse") peuvent atteindre leurs cibles en cinq à six secondes.
Et les Russes ? Ne furent-ils pas dès les années cinquante les leaders en matière de MHD ?Les Américains se sont même offert le luxe d'évoquer leur maîtrise en matière de propulsions MHD sous-marine en produisant un film "Octobre Rouge" avec Sean Connery. Savez-vous qui est le conseiller scientifique de Poutine pour toutes les questions militaires ?
E.Vélikhov.
Et savez-vous qui est Vélihov, inventeur, en 1964, de l'instabilité MHD qui porte son nom ? Le leader Russe dans ce domaine.
A ce stade on pouvait spéculer et c'est ce que j'ai fait dans un dossier que j'ai positionné sur mon site l'espace d'une matinée, en 2002. Des lecteurs ont protesté, disant qu'il ne sagissait là que d'une pure spéculation. J'avais suggéré que la présence d'un Chinois à bord pourrait s'expliquer si les Russes avaient voulu, à l'occassion de ces manoeuvres, faire devant lui la démonstration des capacité de "La Grosse", une torpille MHD. La situation économique de l'URSS est catastrophique et les Chinois payeraient sans doute ces torpilles au poids de l'or, après avoir acquis, paraît-il, quelques "Sqwal", déjà dépassées.
La mise on line de ce dossier a eu une conséquence imprévue : un appel de la DGSE (services secrets Français). ces gens proposaient une rencontre qui eut lieu à Paris. Mon livre n'était pas cncore paru et je n'avais donc pas encore lâché tout ce que j'avais appris à Brighton. Ce qui les intéressait c'était cette torpille MHD Russe.
Donnant, donnant (comme en Angleterre, d'ailleurs). Voilà ce que j'ai pu apprendre de ces honorables correspondants qui prétendaient tenir leurs informations d'une branche du KGB hostile à Poutine.
- Le Chinois embarqué à bord du Koursk avait le grade de général. Nous ne savons rien quant à la nationalité des deux Arabes également présents à bord. Ils ont rejoint le submersible par hélicoptère, après que celui-ci se soit éloigné suffisamment de sa base. Il était effectivement question de tirer devant ces gens une torpille MHD. Mais les services secrets Américains étaient au courant. Un sous-marin Américain s'est donc approché du Koursk et lui a intimé par sonar l'ordre de faire surface et de lui remettre ses trois VIP. Le commandant Russe n'a pas obéi à l'ordre. Les Américains ont alors coulé le Koursk, à l'aide d'une technique bien rôdée, mais peu connue du public.
- Laquelle ?
- Le tir au contact. Cela se pratique depuis le début des années soixante, entre sous-marins. Le sous-marin attaquant se porte au contact de son adversaire. Un revêtement de caoutchouc spécial, très épais, fait office d'amortisseur. L'attaquant tire alors un engin perforant, un simple obus, à explosion différée. Cela lui donne le temps de prendre le large avant que l'engin ne soit mis à feu. En visant la salle des torpille l'explosion fera un dégât considérable, mais comme aucun signal sonar trahissant la course d'une torpille n'aura pu être détecté on peut imputer cela à un "simple accident", à une collision.
- Alors, la guerre sous-marine est une réalité ?
- Tout à fait, surtout lorsqu'il s'agit de transferts technologiques à forte incidence stratégique.
- Bon, le sous-marin Américain coule le Koursk et prend le large. Et ensuite ?
- Les Russes ne craignent qu'une seule chose : que l'opinion internationale n'apprenne la présence de ce général Chinois et de ces deux Arabes à Bord. Accessoirement, qu'on découvre l'existence de ces fameuses torpilles MHD, considérée comme Top Secret. Le croiseur Amiral Pierre le Grand lance donc un ordre sonar qui verrouille à distance toutes les issues du Koursk, met hors service ses dispositifs d'évacuation et de communication. Puis le croiseur émet un message à l'attention de tout ce qui navigue en Mer de Barentz : "le premier qui s'approche du Koursk, on le coule". Le Pierre Legrand s'éloigne du lieu du naufrage. Il y a eu ensuite tentative de récuparation des VIP à l'aide d'un sous-marin de poche. Pour ce faire les Russes amènent à pied d'oeuvre un navire qui porte deux de ces engins sur son pont. On a eu des images par satellites de tout cela, y compris au moment où ils avaient mis un des mini-submersibles à l'eau.
- Résultat de l'opération ?
- Ces engins ne pouvaient évacuer que huit personnes. ce qu'on sait c'est que ça n'a pas pu se faire et qu'il y a eu effectivement mutinerie. Le sous-marin de poche s'est éloigné.
- Et Poutine a laissé ces gens mourir.
- Exactement. Quant à la récupération de l'épave "pour des raisons humanitaires" elle a fait sourire tout le monde. Ca n'est pas pour des raisons techniques que la partie avant a été sectionnée. Il devait subsister dans les restes de ce compartiment torpille des tubes encore chargés avec leurs torpilles MHD.
- De toute façon j'avais remarqué que les Russes avaient démonté les hélices du Koursk avant de le remonter. Sur le film on ne voyait que les arbres, pointant vers l'arrière. Au fait, la Grosse, quel diamètre ?
- Un mètre.
--------------------------------------------------------------------------------
Je mets ces informations sur mon site. A part ceux qui le fréquentent régulièrement, elles n'intéresseront personne. Tout cela montre simplement le catactère extrêmement relatif de ce qu'on appelle "la vérité" et le doute qui peut planer sur tout ce qui s'intitule "information".
Et les Russes ? Ne furent-ils pas dès les années cinquante les leaders en matière de MHD ?Les Américains se sont même offert le luxe d'évoquer leur maîtrise en matière de propulsions MHD sous-marine en produisant un film "Octobre Rouge" avec Sean Connery. Savez-vous qui est le conseiller scientifique de Poutine pour toutes les questions militaires ?
E.Vélikhov.
Et savez-vous qui est Vélihov, inventeur, en 1964, de l'instabilité MHD qui porte son nom ? Le leader Russe dans ce domaine.
A ce stade on pouvait spéculer et c'est ce que j'ai fait dans un dossier que j'ai positionné sur mon site l'espace d'une matinée, en 2002. Des lecteurs ont protesté, disant qu'il ne sagissait là que d'une pure spéculation. J'avais suggéré que la présence d'un Chinois à bord pourrait s'expliquer si les Russes avaient voulu, à l'occassion de ces manoeuvres, faire devant lui la démonstration des capacité de "La Grosse", une torpille MHD. La situation économique de l'URSS est catastrophique et les Chinois payeraient sans doute ces torpilles au poids de l'or, après avoir acquis, paraît-il, quelques "Sqwal", déjà dépassées.
La mise on line de ce dossier a eu une conséquence imprévue : un appel de la DGSE (services secrets Français). ces gens proposaient une rencontre qui eut lieu à Paris. Mon livre n'était pas cncore paru et je n'avais donc pas encore lâché tout ce que j'avais appris à Brighton. Ce qui les intéressait c'était cette torpille MHD Russe.
Donnant, donnant (comme en Angleterre, d'ailleurs). Voilà ce que j'ai pu apprendre de ces honorables correspondants qui prétendaient tenir leurs informations d'une branche du KGB hostile à Poutine.
- Le Chinois embarqué à bord du Koursk avait le grade de général. Nous ne savons rien quant à la nationalité des deux Arabes également présents à bord. Ils ont rejoint le submersible par hélicoptère, après que celui-ci se soit éloigné suffisamment de sa base. Il était effectivement question de tirer devant ces gens une torpille MHD. Mais les services secrets Américains étaient au courant. Un sous-marin Américain s'est donc approché du Koursk et lui a intimé par sonar l'ordre de faire surface et de lui remettre ses trois VIP. Le commandant Russe n'a pas obéi à l'ordre. Les Américains ont alors coulé le Koursk, à l'aide d'une technique bien rôdée, mais peu connue du public.
- Laquelle ?
- Le tir au contact. Cela se pratique depuis le début des années soixante, entre sous-marins. Le sous-marin attaquant se porte au contact de son adversaire. Un revêtement de caoutchouc spécial, très épais, fait office d'amortisseur. L'attaquant tire alors un engin perforant, un simple obus, à explosion différée. Cela lui donne le temps de prendre le large avant que l'engin ne soit mis à feu. En visant la salle des torpille l'explosion fera un dégât considérable, mais comme aucun signal sonar trahissant la course d'une torpille n'aura pu être détecté on peut imputer cela à un "simple accident", à une collision.
- Alors, la guerre sous-marine est une réalité ?
- Tout à fait, surtout lorsqu'il s'agit de transferts technologiques à forte incidence stratégique.
- Bon, le sous-marin Américain coule le Koursk et prend le large. Et ensuite ?
- Les Russes ne craignent qu'une seule chose : que l'opinion internationale n'apprenne la présence de ce général Chinois et de ces deux Arabes à Bord. Accessoirement, qu'on découvre l'existence de ces fameuses torpilles MHD, considérée comme Top Secret. Le croiseur Amiral Pierre le Grand lance donc un ordre sonar qui verrouille à distance toutes les issues du Koursk, met hors service ses dispositifs d'évacuation et de communication. Puis le croiseur émet un message à l'attention de tout ce qui navigue en Mer de Barentz : "le premier qui s'approche du Koursk, on le coule". Le Pierre Legrand s'éloigne du lieu du naufrage. Il y a eu ensuite tentative de récuparation des VIP à l'aide d'un sous-marin de poche. Pour ce faire les Russes amènent à pied d'oeuvre un navire qui porte deux de ces engins sur son pont. On a eu des images par satellites de tout cela, y compris au moment où ils avaient mis un des mini-submersibles à l'eau.
- Résultat de l'opération ?
- Ces engins ne pouvaient évacuer que huit personnes. ce qu'on sait c'est que ça n'a pas pu se faire et qu'il y a eu effectivement mutinerie. Le sous-marin de poche s'est éloigné.
- Et Poutine a laissé ces gens mourir.
- Exactement. Quant à la récupération de l'épave "pour des raisons humanitaires" elle a fait sourire tout le monde. Ca n'est pas pour des raisons techniques que la partie avant a été sectionnée. Il devait subsister dans les restes de ce compartiment torpille des tubes encore chargés avec leurs torpilles MHD.
- De toute façon j'avais remarqué que les Russes avaient démonté les hélices du Koursk avant de le remonter. Sur le film on ne voyait que les arbres, pointant vers l'arrière. Au fait, la Grosse, quel diamètre ?
- Un mètre.
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Je mets ces informations sur mon site. A part ceux qui le fréquentent régulièrement, elles n'intéresseront personne. Tout cela montre simplement le catactère extrêmement relatif de ce qu'on appelle "la vérité" et le doute qui peut planer sur tout ce qui s'intitule "information".
Yann










