Le pire est la raison invoquée! Lisez bien....
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La Russie hésite à signer le Protocole de Kyoto
Mise à jour le lundi 29 septembre 2003 à 12 h 30
Après avoir annoncé, à l'occasion du sommet de Johannesburg en septembre 2002, son intention de ratifier le Protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, le président russe a affirmé, lors de l'ouverture d'une conférence mondiale sur le changement climatique à Moscou lundi, que sa décision à cet effet n'avait pas encore été prise et qu'elle dépendrait des intérêts nationaux de la Russie. Cet accord conclu en 1997 vise à réduire de 5,2 % entre 2008 et 2012 les émissions de gaz des pays riches par rapport à leur niveau de 1990.
Vladimir Poutine choque la communauté internationale
«Chez nous, on entend dire souvent, en plaisantant ou sérieusement, que la Russie étant un pays nordique, un réchauffement de deux à trois degrés ne serait pas grave et peut-être même bénéfique. On dépenserait moins pour les manteaux de fourrure et les vêtements chauds. Et les agronomes nous disent que la production agricole pourrait augmenter», a-t-il ajouté en plaisantant.
L'intervention de M. Poutine a visiblement choqué les représentants de la communauté internationale présents à la conférence.
La responsable néerlandaise du dossier climat à l'ONU, Joke Waller-Hunter, s'est déclarée très préoccupée par l'attitude de M. Poutine. Pour le chef de la délégation allemande à la conférence, Enno Harders, et le représentant de Greenpeace, Steven Guilbeault, il s'agit d'un recul de la politique russe. «Le président russe ne dit pas quels sont les problèmes et ce qu'il faut encore examiner» avant de prendre une décision pour ou contre Kyoto, a ajouté M. Harders.
Le ministre canadien de l'environnement, David Anderson, a souligné de façon diplomatique que le Canada et la Russie contrôlent les trois quarts de la région arctique, qu'il a dit particulièrement menacée par le changement climatique.
M. Poutine a rappelé que la Russie faisait sa part pour la réduction des gaz à effets de serre. «Un quart des forêts de la planète est situé sur le territoire russe, et depuis 1990, notamment grâce aux changements structurels de l'économie russe, les rejets ont diminué de 32%», a-t-il dit.
La pression est forte sur la Russie
La Commission européenne presse Moscou de ratifier le Protocole de Kyoto qui ne peut entrer en vigueur que s'il est ratifié par un ensemble de pays représentant 55% des émissions de gaz. Jusqu'à présent, 117 pays émettant 44% des émissions de gaz ont ratifié le protocole. La Russie compte pour 17% des émissions, et les États-Unis pour 36%. Alors que Washington a renoncé à sa participation au Protocole de Kyoto, la ratification par Moscou est indispensable pour que cet accord international puisse entrer en vigueur.
D'autre part, la Russie serait l'un des grands bénéficiaires de Kyoto en terme de quotas. La fermeture de nombreuses usines après l'effondrement de l'URSS lui donne une marge appréciable sur son quota.
Une source dans l'administration présidentielle russe a déclaré vendredi que Moscou ne ratifierait pas le Protocole de Kyoto tant que les pays signataires ne lui garantiraient pas des projets précis d'investissements, ainsi que l'achat de quotas sur les émissions de CO2.
Mise à jour le lundi 29 septembre 2003 à 12 h 30
Après avoir annoncé, à l'occasion du sommet de Johannesburg en septembre 2002, son intention de ratifier le Protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, le président russe a affirmé, lors de l'ouverture d'une conférence mondiale sur le changement climatique à Moscou lundi, que sa décision à cet effet n'avait pas encore été prise et qu'elle dépendrait des intérêts nationaux de la Russie. Cet accord conclu en 1997 vise à réduire de 5,2 % entre 2008 et 2012 les émissions de gaz des pays riches par rapport à leur niveau de 1990.
Vladimir Poutine choque la communauté internationale
«Chez nous, on entend dire souvent, en plaisantant ou sérieusement, que la Russie étant un pays nordique, un réchauffement de deux à trois degrés ne serait pas grave et peut-être même bénéfique. On dépenserait moins pour les manteaux de fourrure et les vêtements chauds. Et les agronomes nous disent que la production agricole pourrait augmenter», a-t-il ajouté en plaisantant.
L'intervention de M. Poutine a visiblement choqué les représentants de la communauté internationale présents à la conférence.
La responsable néerlandaise du dossier climat à l'ONU, Joke Waller-Hunter, s'est déclarée très préoccupée par l'attitude de M. Poutine. Pour le chef de la délégation allemande à la conférence, Enno Harders, et le représentant de Greenpeace, Steven Guilbeault, il s'agit d'un recul de la politique russe. «Le président russe ne dit pas quels sont les problèmes et ce qu'il faut encore examiner» avant de prendre une décision pour ou contre Kyoto, a ajouté M. Harders.
Le ministre canadien de l'environnement, David Anderson, a souligné de façon diplomatique que le Canada et la Russie contrôlent les trois quarts de la région arctique, qu'il a dit particulièrement menacée par le changement climatique.
M. Poutine a rappelé que la Russie faisait sa part pour la réduction des gaz à effets de serre. «Un quart des forêts de la planète est situé sur le territoire russe, et depuis 1990, notamment grâce aux changements structurels de l'économie russe, les rejets ont diminué de 32%», a-t-il dit.
La pression est forte sur la Russie
La Commission européenne presse Moscou de ratifier le Protocole de Kyoto qui ne peut entrer en vigueur que s'il est ratifié par un ensemble de pays représentant 55% des émissions de gaz. Jusqu'à présent, 117 pays émettant 44% des émissions de gaz ont ratifié le protocole. La Russie compte pour 17% des émissions, et les États-Unis pour 36%. Alors que Washington a renoncé à sa participation au Protocole de Kyoto, la ratification par Moscou est indispensable pour que cet accord international puisse entrer en vigueur.
D'autre part, la Russie serait l'un des grands bénéficiaires de Kyoto en terme de quotas. La fermeture de nombreuses usines après l'effondrement de l'URSS lui donne une marge appréciable sur son quota.
Une source dans l'administration présidentielle russe a déclaré vendredi que Moscou ne ratifierait pas le Protocole de Kyoto tant que les pays signataires ne lui garantiraient pas des projets précis d'investissements, ainsi que l'achat de quotas sur les émissions de CO2.










