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Le protocole de Kyoto


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3 réponses dans ce topic

#1 mariuss66

mariuss66

    Anti-impérialisme notoire

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Posté 29 septembre 2003 à 21:36

Après les américains qui ne veulent pas signer, voilà les russes qui se joignent à eux. Déjà qu'on sait que ce protocole est nettement insuffisant pour règler les problèmes d'émission de CO2....

Le pire est la raison invoquée! Lisez bien....

Citation

La Russie hésite à signer le Protocole de Kyoto

Mise à jour le lundi 29 septembre 2003 à 12 h 30

Après avoir annoncé, à l'occasion du sommet de Johannesburg en septembre 2002, son intention de ratifier le Protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, le président russe a affirmé, lors de l'ouverture d'une conférence mondiale sur le changement climatique à Moscou lundi, que sa décision à cet effet n'avait pas encore été prise et qu'elle dépendrait des intérêts nationaux de la Russie. Cet accord conclu en 1997 vise à réduire de 5,2 % entre 2008 et 2012 les émissions de gaz des pays riches par rapport à leur niveau de 1990.

Vladimir Poutine choque la communauté internationale

«Chez nous, on entend dire souvent, en plaisantant ou sérieusement, que la Russie étant un pays nordique, un réchauffement de deux à trois degrés ne serait pas grave et peut-être même bénéfique. On dépenserait moins pour les manteaux de fourrure et les vêtements chauds. Et les agronomes nous disent que la production agricole pourrait augmenter», a-t-il ajouté en plaisantant.

L'intervention de M. Poutine a visiblement choqué les représentants de la communauté internationale présents à la conférence.

La responsable néerlandaise du dossier climat à l'ONU, Joke Waller-Hunter, s'est déclarée très préoccupée par l'attitude de M. Poutine. Pour le chef de la délégation allemande à la conférence, Enno Harders, et le représentant de Greenpeace, Steven Guilbeault, il s'agit d'un recul de la politique russe. «Le président russe ne dit pas quels sont les problèmes et ce qu'il faut encore examiner» avant de prendre une décision pour ou contre Kyoto, a ajouté M. Harders.

Le ministre canadien de l'environnement, David Anderson, a souligné de façon diplomatique que le Canada et la Russie contrôlent les trois quarts de la région arctique, qu'il a dit particulièrement menacée par le changement climatique.

M. Poutine a rappelé que la Russie faisait sa part pour la réduction des gaz à effets de serre. «Un quart des forêts de la planète est situé sur le territoire russe, et depuis 1990, notamment grâce aux changements structurels de l'économie russe, les rejets ont diminué de 32%», a-t-il dit.

La pression est forte sur la Russie

La Commission européenne presse Moscou de ratifier le Protocole de Kyoto qui ne peut entrer en vigueur que s'il est ratifié par un ensemble de pays représentant 55% des émissions de gaz. Jusqu'à présent, 117 pays émettant 44% des émissions de gaz ont ratifié le protocole. La Russie compte pour 17% des émissions, et les États-Unis pour 36%. Alors que Washington a renoncé à sa participation au Protocole de Kyoto, la ratification par Moscou est indispensable pour que cet accord international puisse entrer en vigueur.

D'autre part, la Russie serait l'un des grands bénéficiaires de Kyoto en terme de quotas. La fermeture de nombreuses usines après l'effondrement de l'URSS lui donne une marge appréciable sur son quota.

Une source dans l'administration présidentielle russe a déclaré vendredi que Moscou ne ratifierait pas le Protocole de Kyoto tant que les pays signataires ne lui garantiraient pas des projets précis d'investissements, ainsi que l'achat de quotas sur les émissions de CO2.

Le capitalisme est encore et toujours la source de tous nos ennuis...

#2 mariuss66

mariuss66

    Anti-impérialisme notoire

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Posté 20 octobre 2003 à 19:05

Sommet de l'APEC: la Russie ratifierait Kyoto

La Russie serait prête à ratifier le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre. C'est du moins l'assurance qu'a reçu le premier ministre Jean Chrétien du président russe Vladimir Poutine.

Les deux hommes ont eu un tête-à-tête en marge du sommet de l'APEC qui s'est ouvert lundi matin à Bangkok, en Thaïlande. Jean Chrétien précise que la Russie veut encore négocier certains points de l'accord, mais Vladimir Poutine aurait laissé savoir que son gouvernement comptait le ratifier. Au début du mois, Moscou se faisait tirer l'oreille dans ce dossier.

Pour entrer en vigueur l'accord de Kyoto doit être ratifié par 55 pays qui s'engagent a réaliser au moins 55% de la réduction promise des gas a effet de serre. Ces objectifs seraient atteints si la Russie mettait l'épaule à la roue.

(....)

Source: Radio-Canada

Bon et bien voilà une bonne nouvelle! :) Même si ça reste insuffisant, au moins c'est un début... Il reste George à convaincre maintenant!  :marteau2:
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#3 sphinx

sphinx

    Dans une Terre du Futur

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Posté 20 octobre 2003 à 19:49

C’est à la fin des années 1980 que les premiers grands carottages de glace de l’Antarctique ont conforté les présomptions sur l’existence d’un réchauffement planétaire, fortement lié aux émissions de gaz carbonique d’origine humaine : rejets industriels, consommations domestiques dans les pays riches, déforestation favorisée par ces mêmes pays chez les plus pauvres... L’incertitude était encore très importante, puisque les modèles envisageaient en 1988 un réchauffement pouvant aller de 0,4 à 8,33°c à la fin du XXIe siècle, la fourchette la plus communément admise étant de 2° à 5,5° (1).

Ce résultat avait de quoi inquiéter : à l’échelle de la planète, la température moyenne, lors de la dernière période glaciaire, il y a 18 000 ans, avait seulement été de 4° à 5° inférieure à la température actuelle. Si les prévisions pessimistes se confirmaient, les bouleversements climatiques à venir au cours du prochain siècle pourraient être de l’ampleur inverse d’une glaciation. Les effets prévisibles n’étaient pas un réchauffement d’ensemble de quelques degrés partout, mais de très fortes variations pouvant aller jusqu’à l’arrêt du Gulf Stream, qui donnerait à l’Europe et l’Amérique du Nord un climat à caractère polaire ; ou bien la multiplication des « anomalies » climatiques, comme les grandes tempêtes ou El Niño. Des droits à polluer En avril 1996, un deuxième rapport du GIEC, rédigé par deux mille spécialistes mondiaux, a continué à alimenter les appréhensions, bien que les experts aient fait preuve de précautions terminologiques extrêmes. D’après eux, un « faisceau d’éléments suggère qu’il y a une influence de l’homme sur le climat ». Pourquoi conserver une formulation aussi réservée alors que les preuves s’accumulent ? Parce que nombre de travaux ont également été financés pour essayer de montrer que le rôle humain dans les émissions de gaz n’était pas « prouvé », que le phénomène pouvait venir d’un accroissement de l’activité solaire ; ou encore que des migrations de bulles dans la glace auraient pu exagérer l’ampleur du phénomène. Les experts mondiaux du GIEC sur le climat ont révélé que le niveau de concentration en dioxyde de carbone n’avait « très vraisemblable-ment » jamais été aussi important depuis vingt millions d’années et que de nombreux autres gaz à effet de serre - comme le méthane, le dioxyde de soufre ou les oxydes nitreux - avaient atteint un niveau sans équivalent connu. Dans une étude parue dans la revue Nature en 2001, une équipe britannico-norvégienne a montré que le débit du Gulf Stream a diminué d’au moins 20 % depuis 1950. Si un tel phénomène devait se poursuivre, cela remettrait en question les supputations de la communauté scientifique occidentale sur le fait que les pays du Sud seront les plus touchés. En mars 2002, un fragment de la banquise antarctique de 3 250 km2 (plus vaste que le grand-duché de Luxembourg), vieux de 12 000 ans, se fracturait en milliers d’icebergs d’un volume total de 720 milliards de tonnes de glace. Si l’on peut se permettre une métaphore, les experts qui ont porté « Kyoto » sur les fonts baptismaux ont concédé que l’humanité était peut-être devenue folle, que notre modèle de « développement » correspondait potentiellement à foncer vers un mur à une vitesse de 100 kilomètres à l’heure, et en ont déduit qu’il était urgent de réduire cette vitesse à... 97 kilomètres à l’heure ! Mais quel responsable politique ou gouvernement de pays industrialisé oserait reconnaître que les modes de vie et de consommation qu’il défend, et qui sont les nôtres, constituent un risque majeur pour une part importante de l’espèce humaine, et peut-être même pour nos civilisations ? Info du Monde diplomatique. ici notre futur après la débacle d'une civilisation sans cervelle :l'archeologie du futur
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