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Brevets sur le vivant


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11 réponses dans ce topic

#1 Patience

Patience

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Posté 07 octobre 2003 à 22:43

Bonjour à tous  :D !
Avez-vous entendu parler de cela, c'est hallucinant ! :o

Les deux premiers verdicts du procès de Schmeiser signifiaient, en gros, que quand un OGM est breveté, et qu'il se répand par pollinisation sur des champs, le propriétaire des champs contaminés devient redevable au breveteur (et lui doit donc de l'argent) !
Heureusement, il semble que la Cour suprême est tranché en sens inverse au cours du troisième acte...

Affaire à suivre...

Gros Bisous :love2: ,
Patience


Citation

Justice - A Namur, le Canadien Percy Schmeiser témoigne des pratiques « scandaleuses » de la multinationale

Le 07/10/2003  |  06 h 00
Des champs tracés par les espions de Monsanto

  
BELGA

CHRISTOPHE SCHOUNE

Un procès dans le procès ! La deuxième audience consacrée, par la dixième chambre du tribunal correctionnel de Namur, au saccage de parcelles d'essais d'OGM de la multinationale Monsanto, en mai 2000 à Fernelmont, a tourné à l'acte d'accusation de ces mêmes organismes génétiquement modifiés.

En aveux pour la plupart, les treize prévenus accusés d'avoir détruit ces plants ont fait citer à la barre quatre témoins français et canadien qui ont dressé un réquisitoire contre les OGM. Parmi ces experts et fermiers, Percy Schmeiser fut sans conteste la vedette américaine du jour, applaudie à l'issue de son plaidoyer. Personnage emblématique, Schmeiser incarne aujourd'hui la lutte contre les OGM sur le continent américain. Si ce n'est sa détermination, cet ancien agriculteur « conventionnel » du Saskatchewan n'a pourtant rien, dans l'apparence et la rhétorique, d'un José Bové.

Son combat, c'est celui de la liberté de rester maître d'un modèle agricole hérité des pionniers. A 73 ans, vert comme une jeune pousse de colza, l'homme sait que s'il a fait un choix, c'est bien de ne jamais cultiver des OGM. Jusqu'au jour où la firme Monsanto, leader sur ce marché, lui chercha des « pousses ». C'était en 1997 :

La multinationale avait découvert du soja génétiquement modifié dans mes fossés et, soi-disant dans mes champs, avant de m'intenter un procès, expose le fermier retraité à la présidente Martine Scarcez. Alors que je n'avais jamais souhaité cela, le juge a considéré dans un premier temps que c'était une infraction à la propriété intellectuelle et peu importait que ces OGM aient été engendrés par des pollinisations croisées ou des mouvements directs de graines venues d'ailleurs.

Par le menu, Schmeiser détaille les pratiques d'intimidation dont il dit avoir été victime de la part de Monsanto : Leurs agents se font passer pour la police royale du Canada. En ce qui me concerne, ces inspecteurs ont fait des fausses déclarations, ce qui a été reconnu par la suite, pour essayer de faire croire que je cultivais des OGM. Cette police se présente chez les fermiers en demandant de dénoncer les collègues qui utiliseraient des OGM sans licence. Ils créent une atmosphère de délation qui engendre un climat détestable. Aujourd'hui, les fermiers se suspectent, quelque chose s'est cassé au plan social.

Il perd une fois, deux fois devant la cour fédérale, mais s'entête. Schmeiser remporte sa première victoire devant la Cour suprême du Canada cette année. Un nouveau procès devant cette cour aura lieu en janvier 2004 : Ce dont il est question, c'est du brevetage du vivant et des droits fondamentaux du fermier par rapport aux multinationales. Celles-ci imposent des contrats scandaleux qui suppriment les droits des fermiers en leur interdisant de récolter les semences, en leur imposant les produits chimiques.

Conscient du débat qui agite l'Europe à l'approche de l'autorisation de cultures à grande échelle, Percy Schmeiser lance une forme d'avertissement au tribunal : Si je suis venu ici, c'est pour délivrer un message aux Européens. Si vous introduisez les OGM, vous allez détruire, comme cela s'est passé au Canada, les différentes cultures conventionnelles et biologiques. Le choix ne sera plus possible. Moi, je ne peux plus cultiver du colza parce que mon sol est contaminé. La coexistence entre les cultures est impossible.

Place aux arguments juridiques. Les plaidoiries ont été fixées au 17 novembre.·


© ROSSEL ET CIE sa, LE SOIR EN LIGNE, BRUXELLES, 2003



#2 Laurencia

Laurencia

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Posté 21 janvier 2004 à 02:03

Citation

Un gène modifié peut-il être breveté? Telle est l'épineuse question à laquelle la Cour suprême du Canada doit répondre. Le procès a débuté mardi.

Il oppose un agriculteur de la Saskatchewan, Percy Schmeiser, 73 ans, au géant de la biotechnologie Monsanto, qui allègue que le fermier a semé en 1997, sans sa permission, du canola Roundup Ready, pour lequel il a obtenu un brevet.

Le canola Roundup Ready a été génétiquement modifié pour résister au Roundup, un herbicide produit par Monsanto et qui permet aux cultivateurs de se débarrasser des mauvaises herbes sans nuire à leur récolte. En première instance ainsi qu'en appel, les tribunaux ont déjà conclu que M. Schmeiser avait planté des semences dont il savait, ou aurait dû savoir, qu'elles avaient été brevetées par Monsanto.

En guise de défense, M. Schmeiser, soutient que nul ne devrait pouvoir revendiquer un titre de propriété sur les composantes de base de la vie. Il est appuyé dans sa bataille par une coalition de groupes de défense de l'environnement et de lutte contre la mondialisation.

Il invoque, en outre, que le canola qui pousse dans son champ a été modifié à son insu, contaminé par les champs voisins. Neuf agriculteurs sur dix cultivent, dans cette région, du canola génétiquement modifié.

La validité d'un brevet sur un gène modifié demeure sujette à contestation au Canada. En décembre dernier, la Cour suprême a refusé d'approuver un brevet sur la souris de Harvard, une souris développée aux fins de la recherche sur le cancer, en disant que les formes supérieures de vie ne peuvent faire l'objet d'un brevet.

Les tribunaux américains et japonais ont, quant à eux, jugé ce brevet valide. «Une des questions est de savoir si le brevet accordé à Monsanto est relatif à une forme supérieure de vie ou non, a dit l'avocat de M. Schmeiser, Steven Shrybman. Si c'est le cas, alors on peut soutenir que le brevet n'est pas valide.»

Les enjeux de ce dossier ne se limitent pas à l'agriculture, mais concernent aussi la santé, étant donné le rôle croissant joué par les tests génétiques pour détecter la prédisposition au cancer et à d'autres maladies. L'Ontario a un statut d'intervenant dans la cause de M. Schmeiser. La province entend faire valoir que la protection juridique par brevet d'informations génétiques pourrait avoir un lourd impact sur les coûts de la santé.

Le débat divise également la communauté des agriculteurs. Il y a ceux qui se sentent lésés de devoir amputer leurs revenus déjà maigres pour payer des redevances à des multinationales et ceux qui estiment que ces brevets constituent des moteurs à la recherche pour améliorer les cultures.


http://radio-canada....shtml?prov=msn2

:grognon:    :thermo:

#3 Laurencia

Laurencia

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Posté 21 janvier 2004 à 11:35

Cette histoire me fait penser à une personne violée à qui l'agresseur demanderait des dédommagements:  révoltant!   :redeyes: Ce qui m'inquiète dans l'affaire, c'est que si la cause est gagnée cette fois-ci, ce ne le sera pas au nom de la reconnaissance de possible contamination mais sur le terrain de la validité des brevets sur le vivant.  Au fond peut-être est-ce une excellente chose aussi car c'est bien plus fondamental comme débat  :wink:  Mais si elle est perdue, alors c'est franchement catastrophique pour l'avenir.  

Et puis ce débat sur les formes supérieures de vie ou non ne rappelle-t-il pas certaines dérives encore récentes de notre humanité parfois bien triste?

Ce message a été modifié par EcliptuX - 21 janvier 2004 à 12:44.


#4 elji

elji

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Posté 21 janvier 2004 à 23:48

Et les OGM se propageant partout par pllinisation, si ce procès est gagné par Monsanto, plus un seul agriculteur ne sera tranquille...

Citation

   Cette histoire me fait penser à une personne violée à qui l'agresseur demanderait des dédommagements: révoltant!

C'est plus compliqué que cela. Il faudrait qu'un homme fasse breveter son sperme, qu'ensuite il ait des rapports avec une femme, et dans l'hypothèse où cette dernière ferait, suite à cette union, un enfant sans l'avertir, il pourrait alors porter plainte.

#5 ADDTC

ADDTC

    Curieux

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Posté 22 janvier 2004 à 13:05

Oui, il faudra bientôt finalement faire breveter son propre code génétique.  Ca permettra d'éviter de se faire cloner à son insu (on ne sait jamais); de pouvoir faire des procès à ses parents, ses enfants, ses freres et soeur pour violation de la propriété intellectuelle, car il y a aura forcemment des portions de code génétique commune; de faire un procès à Dieu (ben pourquoi pas tant qu'on y est) puisqu'on a été créé à son image; etc. etc.

Je pense qu'il est utile de rappeler qu'à l'origine, le brevet a été fait pour donner une juste rétribution à un inventeur, dans le cas ou un concurrent utiliserait le fruit de ses recherches, plutôt que de garder le "secret industriel", qui était un frein à l'innovation puisque les inventions ne pouvaient pas être améliorées.

Mais les abus qui en sont fait maintenant me révulsent.

#6 Jai_arreté

Jai_arreté
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Posté 25 mai 2004 à 07:29

Communiqué de presse de BIOTECanada :

Citation

La Cour suprême reconnaît les avantages de la biotechnologie
    OTTAWA, le 21 mai /CNW/ - BIOTECanada est rassurée par la décision de la
Cour suprême dans la cause Monsanto c. Percy Schmeiser qui appuie la
protection de la propriété intellectuelle au Canada.

    "Notre industrie biotechnologique est forte et féconde, au Canada, et
elle est en croissance permanente. Nous félicitons la Cour d'avoir confirmé le
rôle vital des découvertes scientifiques et de l'innovation au Canada",
soutient la présidente de BIOTECanada, Janet Lambert.

    BIOTECanada était partie intervenante dans cette cause. BIOTECanada a
témoigné devant la Cour suprême le 20 janvier pour traiter de l'importance de
la protection des brevets pour l'industrie biotechnologique canadienne comme
façon de protéger les idées et la science qui s'y trouvent.

    "La force du Canada dans tous les domaines de la biotechnologie, est
reconnue dans le monde entier, y compris dans nos propres milieux
universitaires. Les Canadiens et les Canadiennes sont fiers de leurs
réalisations scientifiques historiques et s'attendent à nous voir bâtir sur ce
patrimoine exceptionnel", affirme Mme Lambert.

    "Nos arguments sont reflétés dans les offres de respect de la protection
des brevets offerte aux inventions, telles que les a inspirées Thomas
Jefferson, l'écrivain, législateur, architecte, scientifique, avocat et
fermier, dont la définition d'invention a été intégrée telle quelle dans les
lois du Canada en 1869. Quand il l'a rédigée, Jefferson ne pouvait imaginer
des inventions telles que le Bras spatial canadien, les plantes utilisées pour
détecter la présence de mines terrestres ou les vaccins potentiels contre le
cancer qui font actuellement l'objet de recherches au Canada", déclare Mme
Lambert.

    Anthony G. Creber et Henry S. Brown, c.r., de Gowling Lafleur Henderson,
LLP, d'Ottawa représentaient l'association devant la Cour suprême.

    A propos de BIOTECanada
    -----------------------
    BIOTECanada représente toute la gamme de la biotechnologie au Canada, y
compris les petites entreprises émergeantes dont les technologies pourraient
sauver des vies, les établissements universitaires et de recherches nationaux
et des chefs de file reconnus dans le domaine de la biotechnologie au Canada
et qui, tous, sont touchés par la décision d'aujourd'hui. L'effectif principal
de BIOTECanada compte 67 % de ses membres dans le secteur de la santé, 20 %
dans la communauté universitaire et de la recherche du Canada et 13 % dans le
secteur agricole. Les antécédents de nos membres et les intérêts que nous
défendons sont publics et affichés sur notre site Web www.biotech.ca.



Renseignements: Cate McCready, v.-p. Affaires extérieures, au
613-230-5585, poste 622 ou Rhowan Sivel au 613-230-5585, poste 623


#7 pierre_t

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    et là, ça marche ?

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Posté 25 mai 2004 à 09:56

Si je comprend bien, ils permettent à des sociétés de déposer des brevets sur la Vie ?

biotec m'a tout l'air d'être un montage de labos privés voulant se donner bonne conscience.

Leur "déontologie" http://www.biotech.c.../ethics_fr.html par exemple oublie un point : la Vie est un patrimoine de l'Humanité - et du reste de l'Univers - et il est inacceptable que quelques financiers avides s'octroyent le droit de contrôler les découvertes vitales.

La fao (faim à outrance) veux foutre des semances ogmisées aux paysans de toute la planète, dans le but bien évident pour toutes ces saloperies de labos de faire un profit maximum en contrôlant l'agriculture à la source.

Il faux INTERDIRE tout brevet sur les semences, et sur ce qui concerne la Vie en général.

Rien à foutre que les labos pharmaceutiques doivent rentabiliser leur recherche, ils ont qu'à changer de métier, la médecine n'a pas pour objet de faire du pognon, d'ailleurs c'est à ça qu'on reconnait les charlatans : ils font payer pour un élixir de longue vie.

Ces entreprises sont la quintessence de l'immoralité, et elles doivent changer leur comportement, ou disparaître.

"Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous."
Plus de brevets sur la Vie.

#8 Patience

Patience

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Posté 25 mai 2004 à 15:38

Citation

vendredi 21 mai 2004,

Un petit agriculteur canadien perd son combat contre le géant Monsanto

MONTREAL (AFP) - Un petit agriculteur canadien, accusé par Monsanto d'avoir utilisé frauduleusement des semences de colza génétiquement modifié, a perdu vendredi en Cour suprême du Canada son combat contre le géant de l'agrochimie américain, auquel la plus haute instance judiciaire a reconnu les droits exclusifs sur les gènes modifiés de cette variété.

Dans une décision partagée, à 5 juges contre 4, la Cour a maintenu les jugements des tribunaux qui concluaient que le cultivateur, Percy Schmeiser, avait "exploité le gène et la cellule brevetés de Monsanto", sans payer de droits.

En revanche, la Cour suprême a exempté le fermier des quelque 20.000 dollars canadiens (14.400 USD) réclamés par Monsanto, ainsi que les frais de justice engagés par le groupe américain.

Le fermier de 73 ans de Bruno, en Saskatchewan (centre du Canada), qui présentait son combat comme celui de David contre Goliath, s'est toujours défendu d'avoir voulu utiliser les semences de Monsanto.

Selon lui, elles s'étaient retrouvées accidentellement dans son champ, soit soufflées par le vent ou après être tombées d'un camion d'un agriculteur voisin en cultivant.

Pour de nombreux groupes écologistes, comme Greenpeace, Percy Schmeiser est devenu le symbole de la résistance à leur bête noire, Monsanto, qu'ils accusent de polluer la planète avec ses organismes génétiquement modifiés.

Les ennuis du cultivateur commencent au printemps 1997, quand M. Schmeiser constate que certains de ses plants poussant en bordure d'un fossé résistent admirablement à un herbicide qu'il a acheté de Monsanto pour contrôler les mauvaises herbes.

Le cultivateur, qui a l'habitude de réutiliser ses propres graines depuis 50 ans, ensemence l'année suivante les 417 hectares de son champ de colza.

Sa récolte, cette année-là, résiste si bien à l'herbicide qu'elle éveille
les soupçons de Monsanto. Le groupe le poursuit, en estimant que ces
semences lui appartiennent et que M. Schmeiser aurait dû en acquitter les droits d'utilisation.

______________________________________________

HTTP://www.courrierinternational.com/AFP/d...40521163149.ziz
ryjqj
MONTREAL, 21 mai (AFP)

Brevets : le "David" canadien perd son combat contre le "Goliath" Monsanto


Un petit agriculteur canadien devenu pour les groupes écologistes le David résistant au Goliath Monsanto, a perdu vendredi en Cour suprême son combat contre le géant de l'agrochimie américain, qui l'accusait d'avoir utilisé sans payer des semences de son colza génétiquement modifié.


Dans une décision partagée, à cinq juges contre quatre, la plus haute
instance judiciaire du pays a maintenu les jugements des tribunaux qui concluaient que le cultivateur, Percy Schmeiser, avait "exploité le gène et la cellule brevetés de Monsanto", sans payer de droits.


Le cultivateur de 73 ans s'est toujours défendu d'avoir voulu utiliser les semences de Monsanto, soutenant qu'elles s'étaient retrouvées
accidentellement dans son champ, peut-être soufflées par le vent ou tombées d'un camion d'un agriculteur voisin.


Estimant que M. Schmeiser n'avait "tiré aucun profit de l'invention", la
Cour suprême l'a exempté des quelque 20.000 dollars canadiens réclamés par Monsanto, ainsi que les frais de justice engagés par le groupe américain.


Ce n'est qu'une petite consolation pour le fermier de Bruno, en Saskatchewan (centre du Canada), dont le combat a suscité la sympathie des opposants aux OGM (organismes génétiquement modifiés) du monde entier.


"Ma plus grande victoire a été de me rendre jusqu'en Cour suprême. Pour moi, c'est une vraie victoire personnelle, peut-être pas celle qu'on attendait, mais ma femme et moi avons fait tout ce que nous avons pu", a déclaré M. Schmeiser.


"Quand on a résisté en 1998 à Monsanto, on ne pensait pas qu'on irait si loin", a-t-il fait valoir dans une conférence de presse, remerciant tout ceux qui l'avaient aidé moralement et financièrement.


Ses ennuis commencent au printemps 1997. M. Schmeiser constate que certains de ses plants poussant en bordure d'un fossé résistent admirablement à un herbicide qu'il a acheté de Monsanto pour contrôler les mauvaises herbes.


Lui qui réutilise ses propres graines depuis 50 ans, ensemence comme il le fait d'habitude l'année suivante les 417 hectares de son champ de colza.


Sa récolte cette année-là résiste si bien à l'herbicide qu'elle éveille les
soupçons de Monsanto. Le groupe décide alors de le poursuivre, en estimant que ces semences lui appartiennent et que M. Schmeiser aurait dû en acquitter les droits d'utilisation.


Dans les six années de bataille judiciaire qui s'ensuivent, Monsanto
remporte toutes les manches, jusqu'à l'ultime vendredi.


"La Cour suprême a établi une norme mondiale dans la protection de la propriété intellectuelle et cette décision maintient le Canada comme pays attractif pour les investissements", s'est félicité Carl Casale, un des vice-présidents de Monsanto dans un communiqué.


Selon lui, "la protection des brevets encourage l'innovation qui conduira à une nouvelle génération de produits à valeur ajoutée pour les fermiers canadiens".


Pour les groupes écologistes, M. Schmeiser reste le symbole de la résistance à leur bête noire, Monsanto, qu'ils accusent de polluer la planète avec ses OGM.


"C'est un jour sombre pour les agriculteurs du monde entier", a estimé Éric Darier, un responsable de Greenpeace. "La Cour a statué qu'il est préférable de donner à Monsanto le privilège d'être un pollueur-payé", a-t-il ajouté.


Greenpeace en profite pour exiger que le Premier ministre canadien, Paul Martin, instaure "un régime de responsabilité civile stricte pour protéger l'environnement et les agriculteurs contre les contaminations génétiques causées par les entreprises comme Monsanto".


Le Canada est le troisième plus gros producteur d'OGM, loin derrière les Etats-Unis et l'Argentine.

________________________________

SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, BP N°20, 83149-BRAS (France), parcequ'on la massacre! HTTP://terresacree.org : base vivante d'informations incroyables, souvent abominables, mais VRAIES (Environnement, biodiversité, biotechnologies, alternatives, éthique, découvertes...)

La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la vie.




#9 pierre_t

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Posté 25 mai 2004 à 16:54

C'est très intéressant le principe pollué/payeur par opposition au polleur/payeur qu'on entend dans nos bons médias officiels.

#10 nautilus

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Posté 24 novembre 2011 à 17:58

Le droit de planter et cultiver librement bientôt interdit


Les industries et multinationales semencières veulent rendre les paysans captifs… grâce à la loi. Les députés doivent examiner le 28 novembre un texte instaurant une « contribution volontaire obligatoire » : une véritable dîme sur les semences. Ressemer librement sa propre récolte ou échanger des variétés de plantes deviendra illégal. Soucieux de préserver l’autonomie alimentaire, des paysans et des citoyens entrent en résistance.

http://www.bastamag....rticle1941.html
"La manipulation consciente et intelligente des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique.
Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays"
Propaganda -1928 -E. Bernays

#11 nautilus

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Posté 29 novembre 2011 à 13:42

Voir le messagenautilus, le 24 novembre 2011 à 17:58, dit :

Le droit de planter et cultiver librement bientôt interdit


Les industries et multinationales semencières veulent rendre les paysans captifs… grâce à la loi. Les députés doivent examiner le 28 novembre un texte instaurant une « contribution volontaire obligatoire » : une véritable dîme sur les semences. Ressemer librement sa propre récolte ou échanger des variétés de plantes deviendra illégal. Soucieux de préserver l’autonomie alimentaire, des paysans et des citoyens entrent en résistance.

http://www.bastamag....rticle1941.html


TEXTE voté dans l' INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE:

Quand il s' agit de protèger l' inerêt des multinationales contre l' intérêt du peuple, l' UMP est là et s' efforce de faire passer un maximum de textes pour l industrie
Il va bien falloir que les membres de l' UMP trouve un job en MAI prochain !!!!!
http://www.lemonde.f...10493_3244.html

En gros , fin le droit de semer ses propres variètés ; droit ancestral qui disparait grace à la sarkosie, relais zèlé de l' oligarchie mondiale!
extrait:
Le Parlement a adopté, lundi 28 novembre, une proposition de loi UMP sur "les certificats d'obtention végétale". Il devrait simplifier l'utilisation de semences de variétés protégées. Une simplification contestée par certains syndicats professionnels, qui estiment qu'elle "bafoue" des pratiques agricoles ancestrales.

Le texte du sénateur UMP Christian Demuynck a été adopté par le Sénat en première lecture le 8 juillet et transpose une convention internationale pour la protection des obtentions végétales de 1991. Voté dans les mêmes termes par l'Assemblée, lundi soir, le texte est donc adopté par le Parlement définitivement.

Il conforte les spécificités du "certificat d'obtention végétale", un droit de propriété intellectuelle original créé par la France pour les semences afin d'éviter le recours aux brevets mis en place notamment aux Etats-Unis pour le vivant. Le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, a défendu devant les députés le certificat d'obtention végétal, sinon "le modèle du brevet prendra le pas, c'est-à-dire la captation de toutes les nouvelles variétés performantes".

Ce message a été modifié par nautilus - 29 novembre 2011 à 13:44.

"La manipulation consciente et intelligente des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique.
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#12 Smartmobs

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Posté 29 novembre 2011 à 14:29

Bonjour,

Interview de Pierre Rabhi lue hier.

"Les députés envisagent de taxer l’utilisation par les paysans des semences auto-produites. Votre réaction?
C’est absolument scandaleux ! C’est une stratégie de confiscation de l’autonomie des paysans pour pouvoir ouvrir des marchés. C’est aussi bête que ça. Prendre des résolutions comme cela, c’est absolument stupide et meurtrier. S’il n’y a plus que des multinationales qui ont le droit de vendre des semences, alors que nous avons un patrimoine semencier de 10 à 12 000 ans, transmissible de génération en génération, ça veut dire que l’on engage l’humanité dans un processus de prise en otage et de hold-up légalisé." Pierre Rabhi

http://www.liberatio...old-up-legalise

Ce message a été modifié par Smartmobs - 29 novembre 2011 à 14:32.