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Coucou maman, c'est moi!


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11 réponses dans ce topic

#1 Hibiscus

Hibiscus
  • Invités

Posté 22 octobre 2003 à 09:35

Citation

Une femme australienne a eu la plus grande surprise de sa vie en apprenant, trois heures avant l'accouchement, qu'elle était enceinte de 37 semaines.

Carolyn Hounsell, une aide-soignante de 27 ans, a quitté le travail plus tôt que prévu, mardi dernier. Elle se plaignait de crampes auprès de son médecin, qui a demandé qu'on hospitalise la malade au Lyell McEwin Hospital d'Adelaide, au sud de l'Australie. Trois heures plus tard, la jeune femme donnait naissance à un un petit garçon de 3,6 kg, le plus grand choc de sa vie, selon ses propres dire.

"Je croyais souffrir d'une indigestion" raconte la femme orinigaire de Sydney, citée par le Daily Telegraph. "Un examen par ultrasons leur a révélé que j'étais enceinte de 37 semaines. Les crampes que je ressentais étaient en réalité des contractions." continue la femme, toujours surprise. "Bien sûr, j'avais remarqué que mon ventre devenait plus dur, mais je croyais avoir quelque chose d'autre qui n'allait pas. Mon fils est assez grand. On se demande bien comment j'ai pu le cacher comme ça. Mon patron a été très surpris, mais pas autant que moi en tout cas", conclut-elle, mi-sérieuse.

Carolyn Hounsell et son époux, Dennis Ross (44 ans), avaient essayé à maintes reprises de concevoir un enfant. Ayant été victime d'un accident de voiture il y a environ 2 ans et demi, Ross se croyait stérile. L'enfant, un jeune garçon, n'a toujours pas de nom, puisque Carolyn et son partenaire n'ont pas encore eu le temps d'en choisir un.


:ptdrasrpt2:  :petard2:  :pong:  :ptdr:  :cingle:  :marteau2:

Fortiche la petite Madame, aide-soignante en plus !!! Elle a eue ses règles pendant 9 mois, n'a pas eue de prise de poids (juste le ventre dur hein). Même pas le nombril qui est ressorti au bout du 5ème mois, ou après ?

On veut nous prendre pour des cons ou bien ?  :tresfache:

Bisouilles   :calin:

#2 Jai_arreté

Jai_arreté
  • Invités

Posté 22 octobre 2003 à 10:25

Citation

On veut nous prendre pour des cons ou bien ?


C'est ce qui s'apelle " dénit de grossesse" ("dénit" car avant les médecins(hommes!) pensaient que la femme le faisait exprès).
Beaucoup de femme apprennent qu'elles sont enceintes au 4e mois de grossesse, voire après.
Et il y en a donc qui l'apprennent quelques minutes avant d'accoucher !!
C'est la cas de ma tante, et je peux vous assurer que personne n'avait remarqué quoi que ce soit...
Hihi, deux heures avant d'accoucher, elle était sur un tracteur en train de faire les foins !  :ptdrasrpt2:

#3 Azurette

Azurette

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Posté 22 octobre 2003 à 11:51

C'est bizarre tout de même je suis un peut de l'avis de Hibi !

Mais un bébé dans un ventre ca bouge beaucoup quand même, elle aurais du le sentir se tortiller dans tout les sens, donner des coups de pieds non ?

Pour les histoires un peut bizarre de mon coté, j'ai une amie de ma mére, qui étais enceinte aussi sans le savoir, car le medecin lui avais dis que c'étais un fibrome, elle as crus celà pendant 5 mois !

Elle as tout de même trouver bizarre que ses régles ne venaient pas, (un fibrome n'empeche pas les regles de venir je pense ?) alors elle a consultée un autre medecin, qui lui affirme qu'elle est bien enceinte !

C'est vrais que le choc doit être térrible !

#4 Hibiscus

Hibiscus
  • Invités

Posté 22 octobre 2003 à 15:11

Alors là, je commence à m'inquièter.  :cogite:

Jai, rassure moi, ta tante a quel âge ?

Parce que je veus bien comprendre que dans des milieux dits ruraux, les enfants ne vont pas souvent à l'école, car ils faut qu'ils donnent un coup de main aux parents (et oui, moins maintenant, mais j'en connais). Et que par le fait, ils ne savent rien de l'éducation sexuelle, car avec les parents, c'est plutôt tabou ce genre de conversation.

Mais un bébé qui se constitue normalement dans le ventre, celui-ci prend une forme différente, tu as mal aux seins, au bout d'un moment tu as l'impression d'avoir la vessie constamment pleine car le bébé appui dessus. Donc cela donne une idée qu'il y a peut-être un problème quelque part non ?

Alors je voudrais bien savoir comment certaines mamans ne se rendent compte de rien ? Je pense que maintenant il y a suffisament d'outils de renseignement et assez de conversation entre les gens, pour que les femmes sachent ce qu'il se passe dans leur corp, car même si elles ne s'en rendent pas compte, leur entourage doit bien voir les transformations qui s'opèrent en elles quand même !!!

Ou alors, sommes nous tous aveugle, ou fermons-nous tous les yeux sur ces états de faits ?  :horreur_grosyeux:

C'est vraiment très grâve.  :grognon:

Hibis

#5 tituba

tituba

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Posté 22 octobre 2003 à 15:52

il y a eu un reportage sur la 5 il n'y a pas longtemps sur ce sujet dans l'émission "les maternelles" ou l'on interrogeais des femmes très modernes pas du tout arriérées a qui  ce phénomène est arrivé.
Evidemment celà peut paraitre incroyable mais il faut dire que ca existe meme si l'on en parle rarement il y a a peu près 2femmes sur dix par an  à qui celà arrive ça s'apelle bien le dénit de grossesse car psycologiquement et inconciemment la mère ne désire pas cette grossesse.Elle continue a avoir ses règles et ne grossit pas ,tous les symptomes habituels sont "dénit" mais a partir du moment ou elle s'en rend enfin compte, (l'examen d'un médecin  que la personne a consulter pour des maux de ventre ou autre chose de bizarre) le ventre grossit d'un coup comme si le corp redevenait en harmonie avec le l''esprit celà semble vraiment surprenant... :roll:

la preuve que l'inconscient est capable de    beaucoup de chose
:???:  :cingle:
ils sont vraiment trop ces smiles!!
bisous a tous

#6 Hibiscus

Hibiscus
  • Invités

Posté 22 octobre 2003 à 16:01

Merci beaucoup Tituba pour ces renseignements, je m'excuse de ma virulence que n'avait pas lieu d'être.

Mais je m'étonne encore que tant de femmes pouvant avoir des enfants s'y refusent, alors que d'autres attendent des années pour pouvoir en faire au moins un.

#7 Jai_arreté

Jai_arreté
  • Invités

Posté 22 octobre 2003 à 19:30

Citation

Alors là, je commence à m'inquièter.  

Jai, rassure moi, ta tante a quel âge ?

Citation

je m'excuse de ma virulence que n'avait pas lieu d'être.

Hib, tu sais, ce que tu a dit, c'est très représentatif de la réaction que les gens ont eut, pendant très longtemps, lorsqu'on leur racontait cette histoire.

Ma tante, comme surement beaucoup de femmes a qui cela arrive, en a énormement souffert.
Se faire prendre pour une conne qui ne "connait rien à la vie", pour une "paysanne" qui ne sait pas comment on fait les bébés... et bien, finallement, je crois que, dans cette situation, c'est peut-être cela le plus difficile à gérer.

Pour continer ce que Tituba disait, cela arrive à des femmes issues de TOUS les millieux, quelque soit leur âge.

#8 Tsunami

Tsunami

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Posté 23 octobre 2003 à 08:20

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"Le déni de grossesse"

Elle n°2829, 20 mars 2000

« Il y a 10 ans, Françoise, infirmière scolaire, était en poste dans un lycée de Bretagne. Un soir, vers 23 heures, une élève sonne à l'infirmerie. " Une gamine de 15 ans, bien charpentée, vêtue d'une simple chemise de nuit. Elle avait mal au ventre et voulait un cachet ", se souvient l'infirmière. Passer à côté d'une crise d'appendicite est la hantise de toute infirmière scolaire. Françoise demande alors à l'élève de s'allonger un moment. En soulevant sa chemise de nuit, stupéfaite, elle voit la forme d'un bébé se dessiner sous le ventre de l'adolescente. " La petite avait déjà perdu les eaux et ne semblait pas réaliser ce qui lui arrivait ". L'infirmière contacte d'urgence le médecin et tente doucement d'établir le dialogue avec la jeune fille avant son transfert à l'hôpital. " Elle ouvrait de grands yeux et me répétait : " Non, je n'ai rien, j'ai juste mal au ventre. " " Quelques heures après, elle donnait naissance à une petite fille. Dix ans plus tard, la crainte d'être passée à côté d'un drame taraude encore l'infirmière. Personne n'avait rien soupçonné. Et l'adolescente ne s'était pas confiée.

Des cas exceptionnels ? Plus fréquents qu'on ne l'imagine, affirment psychiatres, psychologues et gynécologues. Clairement répertoriés comme cas de " déni absolu ". Un mécanisme de défense puissant, rempart inconscient pour échapper au drame dans des situations limites ou de survie. (…) " Le déni n'a rien à voir avec le secret ni avec le mensonge, insiste le psychiatre et psychanalyste Serge Tisseron. Dans le déni, ce que l'on ne raconte pas aux autres, on ne se le raconte pas non plus à soi-même. "

Mais le déni de grossesse n'engage pas seulement l'aspect psychologique. Aucun signe habituel de grossesse n'est perçu comme tel. (…) " Même si, chaque jour, elle ressent les preuves de sa grossesse, une femme qui est dans le déni total n'" entendra " rien, explique David Elia, gynécologue. Chaque réponse est alors " adaptée " pour être conforme à la négation de son état. Le ventre et les seins grossissent ? Simple prise de poids. L'absence de règles ? Cela arrive. Des saignements, des règles irrégulières ? Quelque chose qui " tape " dans le ventre ? Des coliques ou des gaz. (…)

Comme cette jeune fille, blonde et diaphane, au corps moulé dans un jean et un tee-shirt, reçue en consultation de psychologie par Sophie Marinopoulos, psychologue clinicienne en milieu hospitalier. Un cas de " levée tardive de déni ", à 7 mois et demi de grossesse. A la maternité, Sophie Marinopoulos se souvient avoir fait plusieurs aller-retour entre la chambre de la jeune maman et la pouponnière, tant il lui était difficile de faire le lien entre le corps menu de l'adolescente et le gros bébé joufflu de 4 kilos.

Ghadha Hatem, gynécologue-obstétricienne et médecin-chef à la maternité des Bluets, à Paris, reçoit, elle aussi, des adolescentes et des femmes mûres, dont certaines déjà mères, à qui elle apprend une grossesse de 4, 6 ou même 8 mois. La gynécologue et son équipe de sages-femmes savent combien l'issue de ces grossesses longtemps niées peut s'avérer dramatique. (…)

Le déni n'a pas de classe sociale, ni d'âge. Et il est " contagieux ". L'entourage d'une femme dont ni l'attitude ni le corps ne montrent les codes habituels de la grossesse ne prendra pas forcément conscience de son état. (…) Comment alors, le déceler, aider ces femmes en souffrance et en grande solitude ? En cessant d'ignorer cette part d'ombre qui est en chacun de nous. Cette ambivalence entre désir d'enfant et difficulté à être parent. En osant questionner l'autre, quitte à se tromper, répondent psys et gynécologues. Le déni " ne tombe pas du ciel ". Il se construit, bien souvent, après qu'on eut déjà été confronté, autour de soi, à ce mécanisme, même si celui-ci concernait d'autres sujets que la maternité. »


"Enceinte sans le savoir"

20 ans, 2000

« Il est fréquent de voir arriver aux urgences des jeunes filles qui se plaignent de maux de ventre terribles ou disent avoir fait énormément pipi : en fait ce qu’elles ignorent (consciemment du moins), c’est qu’elles sont sur le point d’accoucher ! Cela s’appelle le "déni de grossesse".

Souvent, elles en sont au septième ou huitième mois de leur grossesse, mais ont tout fait pour se le cacher (le bébé bouge : non, non, ce sont des gaz !) et aussi, bien sûr, le cacher à leurs parents dont elles redoutent extrêmement la réaction. Du coup, elles rentrent toujours dans leur jean taille 36, n’ont pris que deux ou trois kilos et le bébé (à l’arrivée bien portant et plutôt dodu !) s’est développé là où il le pouvait, jusque dans le dos !

Dès que les médecins leur disent qu’elles sont enceintes et que les parents sont mis au courant, il n’y a plus cette résistance musculaire au niveau de la paroi abdominale, les filles se détendent physiquement et psychologiquement et leur ventre s’arrondit vite (en moins d’une semaine !)
Le bébé a enfin sa place ! En général, on a constaté que ces filles accueillaient plutôt bien leur bébé et qu’elles ne l’abandonnaient pas. D’ailleurs, ce déni de grossesse peut être aussi interprété comme une sorte de protection contre une éventuelle IVG que les parents auraient certainement exigée. »  


" Déni de grossesse : la force de l’inconscient"

Interview d’Alix Laban, psychologue, Le Figaro, 6 mars 2000

« - Qu’appelle-t-on un déni de grossesse ?
La reconnaissance tardive d’une grossesse. Une femme -généralement une adolescente- va tomber enceinte et -par crainte de s’avouer son état et de l’avouer à son entourage- va refuser d’admettre sa nouvelle situation. Son ventre et ses seins se développeront à peine, elle ne vomira pas et continuera même à avoir de petits saignements qu’elle prendra pour ses règles.
Il y deux types de déni : la dissimulation et la négation totale. Dans le premier cas, la jeune fille sait qu’elle est enceinte, mais décide secrètement de l’oublier, vit au jour le jour, sans jamais se soucier du lendemain. Dans le second cas, elle soupçonne très vaguement son état, s’achète un test de grossesse en pharmacie, mais ne va pas jusqu’à l’utiliser. Une partie d’elle-même sait qu’il y a un petit être en train de grandir en elle, l’autre ne le sait pas. Le jour où l’enfant naît, c’est la surprise générale.
Aussi incroyable que cela puisse sembler, il en va de même pour ses proches… qui, évidemment, s’en veulent de n’avoir rien vu. Pourtant, en dépit de leur meilleure volonté, ils ne le pouvaient pas. Ici, l’inconscient de la jeune fille est plus fort que tout.


http://www.sosbebe.org/aide/deni.html

#9 c-cube

c-cube
  • Invités

Posté 23 octobre 2003 à 09:19

Citation

D’ailleurs, ce déni de grossesse peut être aussi interprété comme une sorte de protection contre une éventuelle IVG que les parents auraient certainement exigée.

Cela me semble très juste, de même qu'il peut aussi être interprété comme le résultat d'un conflit entre désir d'enfant et prise de conscience des difficultés matérielles qu'il y aura pour l'élever. Dans le cas du déni, il faut croire que c'est le désir d'enfant qui l'emporte mais que l'ampleur du conflit intérieur est telle que cela demeure inconscient : il y a aussi un mécanisme de protection psychique de la mère qui est à l'oeuvre. Car au final le choix se situe bien entre vie et mort de l'enfant un peu comme si le psychisme était le siège d'un procès où l'enfant est l'accusé et où s'affrontent les éléments à charge et à décharge concernant sa survie.

Exemples d'éléments à charge contre l'enfant :
- Je ne pourrai jamais l'élever seule.
- Je n'ai pas les moyens d'avoir un enfant.
- Mes parents et ma famille vont me rejeter moi et l'enfant.

Exemples d'éléments à décharge :
- Je veux cet enfant.
- C'est un être vivant, je ne peux me résoudre à le tuer.
- Même si je ne peux l'élever il a le droit de vivre.

Quels que soient les arguments retenus dans ce conflit il y en a un qui, si on garde à l'esprit que tout cela demeure inconscient pour la mère, explique bien le déni en lui-même je trouve : c'est mon corps, personne n'a le droit de décider à ma place (d'où le "silence" y compris vis à vis de soi-même jusqu'au terme de la grossesse).

On voit bien aussi avec les éléments à charge et à décharge que c'est bien d'un "conflit" entre la personne et la société, entre perception du désir et perception de la réalité, entre "moi" et "les autres" qu'il s'agit.

#10 Patience

Patience

    Amoureuse de la Vie

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Posté 23 octobre 2003 à 13:10

Je ne comprends pas bien d'où vient le sang des règles si ces femmes sont enceintes ? Le corps s'arrange pour saigner malgré tout et répondre ainsi à leur attente ? C'est hallucinant ! Finalement, tout est possible...

#11 Nowar

Nowar

    congénitalement curieux

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Posté 27 octobre 2003 à 17:17

:D Hé oui,
Allo maman ici bébé :angeaile:

Cela pose le problème de la perception de soi, qui , malgré ce que pourraient laisser croire les exemples ci-dessus, et indépendamment du machisme relatif des autorité sanitaires, ne touche pas majoritairement les femmes mais plutôt les hommes. Mais comme ils ne sont pas soumis à grossesse, on n'en parle pas, même pas entre hommes 8-o

Nowar

:cingle:  :petard2:  :cingle: