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**Hugo Chavez et le Venezuela**


191 réponses dans ce topic

#1 mariuss66

    Anti-impérialisme notoire

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Posté 23 octobre 2003 à 15:09

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Un plan de la CIA pour renverser le président Chavez dénoncé
Le jeudi 23 octobre 2003

CARACAS - Des députés fidèles au gouvernement vénézuélien ont dénoncé un plan visant à faire tomber le président Hugo Chavez, orchestré par l'agence de renseignements américaine CIA. Une nouvelle grève générale serait prévue pour décembre, selon eux.

« L'opposition veut organiser une nouvelle grève générale et ainsi provoquer un soulèvement militaire », a déclaré à la presse le député Juan Barreto du parti gouvernemental Mouvement Cinquième République (MVR, créé par le président Chavez).

L'un de ses collègues, Nicolas Maduro, a affirmé que la CIA et les secteurs anti-chavistes chercheront à créer « le chaos » et « l'incertitude » entre le 28 novembre et le 2 décembre. Ces journées sont prévues par l'opposition pour collecter les signatures pour un référendum visant à obtenir le départ de M. Chavez.

Selon M. Maduro, des attentats à l'explosif pourraient être perpétrés contre les principaux ponts de Caracas par les polices des quartiers de Baruta et Chacao, dont les mairies sont tenues par des opposants au président. Les députés ont présenté une vidéo montrant une personne à l'accent étranger, présentée comme un colonel américain en retraite, qui entraînerait les dissidents.

Il a aussi jugé possible des actions de la part de militaires hostiles au pouvoir, qui ont pris le contrôle il y a un an de la place Altamira, dans l'est de la capitale. Ces 120 militaires, dont 14 généraux et amiraux, participèrent à un éphémère coup d'Etat contre M. Chavez le 11 avril 2002, déjoué après 47 heures.

Source:confidentiel.net
Source: swissinfo

Les ricains tentent par tout les moyens de faire tomber Chavez, qui n'est pas un homme de paille à la solde de Washington. Pour s'en convaincre, voici un article du site "humanité" datant de septembre 1999:

Citation

CHAVEZ VEUT AVOIR LES MAINS LIBRES
LE CONGRÈS PERD SES POUVOIRS AU PROFIT DE L'ASSEMBLÉE CONSTITUANTE

Pour mener à bien sa " révolution ", le président, fort d'un important soutien populaire, met sur la touche des forces politiques, qu'il accuse d'avoir encouragé la corruption.

De notre correspondante particulière.

Il y a un peu plus d'un mois, le président Hugo Chavez triomphait avec l'élection de l'Assemblée nationale constituante (ANC). Malgré une abstention dépassant 50 %, son parti, le Mouvement Ve République, et ses alliés du Pôle patriotique ont raflé 122 des 131 sièges en jeu. L'objectif d'Hugo Chavez est clair : il entend mener dans son pays " une révolution pacifique et démocratique ", en finir avec la corruption qui a conduit le Venezuela à la ruine et construire de nouvelles institutions.

Pour cela, il s'est donné les moyens légaux de mettre sur la touche les partis traditionnels, majoritaires au Parlement, Action démocratique (social-démocrate) et Copei (démocrate-chrétien) qui, pendant des années, se sont partagés le pays, et le parti de droite, Projet Venezuela. Le référendum sur la création d'une Assemblée nationale constituante en avril, puis l'élection de celle-ci en juillet ont assuré le chef de l'Etat d'un réel soutien populaire.

L'ANC a commencé ses travaux de rédaction d'une nouvelle Constitution. Après avoir décrété " l'état d'urgence judiciaire " provoquant la démission de la présidente de la Cour suprême de Justice, elle s'est attaquée au Congrès, actuellement en vacances, dont elle a limité les pouvoirs et suspendu les sessions. Les parlementaires d'opposition ont répliqué avec violence en tentant de pénétrer dans les locaux du Congrès encerclé par la garde nationale. Des affrontements ont alors eu lieu entre les partisans de Chavez et les militants d'AD, Copei et Projet Venezuela, et les efforts de médiation de l'Église ont échoué.

Dans une allocution télévisée, le président a dénoncé comme responsables des troubles " les partis traditionnels qui ont monté un dangereux show ". Il a nié que l'ANC porte atteinte à l'État de droit ou qu'un processus autoritaire soit en cours dans le pays. Il a affirmé que ces mêmes partis, au pouvoir depuis plus de quarante ans, sont " politiquement, moralement morts par la décision d'un peuple ", qu'ils ont détruit les institutions vénézuéliennes et que le vote du 25 juillet " les a définitivement enterrés ". À la radio, l'ancien colonel du Mouvement bolivarien 2000 a répété que l'État est en faillite et que la responsabilité en incombe aux dirigeants corrompus qui ont accaparé tous les pouvoirs et les ont concentrés dans les mains de quelques-uns.

Lundi, l'ANC a décidé d'assumer les fonctions des trois commissions du Congrès qui fonctionnent lorsqu'il n'est pas en session ordinaire, dissolvant de facto l'instance élue où le Pôle patriotique avait 33 % des sièges. Le président d'AD, Timoteo Zambrano, a affirmé que le Congrès n'existant plus, le Venezuela est devenu une dictature. Le président de la société nationale pétrolière, Roberto Mandini, a présenté sa démission, officiellement pour prendre sa retraite.

Le département d'État des États-Unis a manifesté sa " profonde inquiétude ", tout en reconnaissant que le processus actuel se déroule en toute légalité, et affirmant que Washington n'a pas l'intention de s'ingérer dans les affaires intérieures du Venezuela. Néanmoins, le porte-parole de la Maison-Blanche, James Foley, s'est alarmé des " pouvoirs impressionnants de l'ANC " et a déclaré qu'il était fondamental pour le peuple vénézuélien et tout le continent que les délibérations de l'ANC " maintiennent l'essence de la démocratie, c'est-à-dire le contrôle et les équilibres entre les différentes institutions ". À Buenos Aires, un émissaire du président Clinton s'est interrogé sur le caractère démocratique de la Constituante. Les relations entre Caracas et Washington sont encore dans une certaine indéfinition. Les États-Unis se sont vu récemment refuser l'aide proposée dans la lutte anti-drogue ainsi qu'une coopération militaire pour lutter contre la guérilla colombienne, qui fait quelques incursions sur le territoire vénézuélien.

Hugo Chavez continue de jouir d'un appui populaire incontestable. Il a mis en marche plusieurs programmes sociaux auxquels il a associé l'armée car " le soldat doit apprendre à connaître le peuple, à vivre avec le peuple et à souffrir avec lui ". Mais l'espoir doit se concrétiser rapidement dans la vie quotidienne de chaque Vénézuélien. Le pays est une véritable bombe à retardement, et personne n'a oublié le " caracazo ", les émeutes de la faim de 1989.

FRANÇOISE ESCARPIT

Lien vers l'article

Non seulement Chavez a été élu démocratiquement, mais en plus il veut en finir avec la corruption qui sévissait au Vénézuela, ce qui doit enrager les américains...

D'ailleurs, il est intéressant de noter que le Vénézuela est un gros producteur de pétrole... tiens tiens, comme l'Irak.... :neutre:
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#2 mariuss66

    Anti-impérialisme notoire

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Posté 23 octobre 2003 à 15:13

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19 décembre 2002  

VENEZUELA : PÉTROLE ET CORRUPTION

Depuis des semaines, classes moyennes et supérieures, médias privés et tout ce que le Venezuela compte d'oligarques se mobilisent contre le président Chavez, sous l'oeil attentif des Etats-Unis.

par Edouard Diago , Rouge

L'issue de la lutte de classes en cours au Venezuela est encore incertaine et les deux camps paraissent plus irréconciliables que jamais. Après avoir fait voté une nouvelle constitution, annoncé son opposition à la Zone de libre-échange des Amériques et mis en oeuvre une réforme agraire, Chavez est confronté à une alliance apparemment hétéroclite qui est prête à tout pour le renverser.

D'un côté, les classes populaires du Venezuela, derrière le projet démocratique radical de Chavez, de l'autre les classes moyennes et supérieures accompagnées des médias privés et de l'oligarchie balayée par les élections de décembre 1998. Les deux camps réunissent plusieurs centaines de milliers de Vénézuéliens à chaque manifestation ! Il faut revenir ici sur deux questions récurrentes de la situation vénézuélienne : le rôle de la Centrale des travailleurs du Venezuela (CTV) et la question pétrolière.

La corruption de la CTV vient du système politique mis en place en 1958, quand les deux principaux partis (social-démocrate et démocrate-chrétien) se sont alliés afin de marginaliser la gauche anticapitaliste (Parti communiste en particulier). La CTV, dirigée alors par Action démocratique (AD, section de l'Internationale socialiste) signe un pacte avec l'Etat et le patronat qui lui assure la représentativité exclusive des travailleurs ainsi que de substantielles subventions issues de la manne pétrolière. La bureaucratie syndicale devient, avec le patronat, un pilier du système populiste. L'opposition syndicale dans la CTV (Force bolivarienne des travailleurs, proche du parti actuellement au pouvoir, et Bloc classiste et démocratique, plus "lutte de classes") dénonce le putschisme de la direction et lui reproche d'avoir abandonné toute revendication syndicale depuis longtemps. A l'occasion des élections au sein de la centrale (en 2000), l'opposition aurait obtenu la majorité lors des élections à la base. Les procès-verbaux de la reconduction de Carlos Ortega, ami de l'ancien président social-démocrate Andres Pérez, au poste de secrétaire général de la confédération n'ont toujours pas été produits : la direction actuelle est donc illégitime. Sa base sociale se trouve notamment dans l'industrie pétrolière, l'aristocratie du salariat dans un pays où 50 % des travailleurs sont dans le secteur informel .

Or, le pétrole est une des clés du conflit vénézuélien. Le coût d'extraction du pétrole à PDVSA, entreprise publique de 45 000 employés, est trois fois plus élevé que la moyenne internationale et l'encadrement anti-Chavez refuse depuis trois ans que l'entreprise soit soumise à un audit qui risquerait de révéler que les recettes se partagent entre quelques secteurs privilégiés et corrompus, ceux-là même qui sabotent l'entreprise ces derniers jours. En bloquant les exportations de pétrole, les putschistes étranglent le pays et suggèrent que tant que Chavez sera au pouvoir, les exportations de brut (un sixième des importations des Etats-Unis) seront aléatoires. En ces temps de préparation de guerre en Irak (membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole comme le Venezuela), la stabilité des flux pétroliers est un élément essentiel de la stratégie des Etats-Unis. Washington souhaite que le pétrole vénézuélien soit entre les mains d'alliés compréhensifs qui, à l'instar de l'Arabie saoudite, augmenteront la production pétrolière pour faire baisser les prix et assurer les exportations vers les Etats-Unis. Voilà pourquoi Bush se préoccupe tant de la situation à Caracas et relaie la demande d'élections de l'opposition. Selon que l'issue du conflit se résoudra en faveur de l'un ou l'autre des camps en présence, c'est l'ensemble de la gauche latino-américaine, en Argentine, au Brésil et en Equateur notamment, qui sera ou non encouragée à engager de nouvelles luttes pour la souveraineté démocratique et économique des peuples latino-américains.
--------------------------------------------------------------------------------
© COPYLEFT ROUGE 2002.

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#3 mariuss66

    Anti-impérialisme notoire

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Posté 08 décembre 2003 à 19:20

Encore une fois, la CIA déforme l'information afin de tromper son peuple sur le gouvernement Chavez.

Citation

Médias et désinformation - CNN et Vénézuela
Le dimanche 7 décembre 2003

Un magnifique exemple de désinformation : CNN, sur son site, fait passer une photo de venezueliens faisant la file dans un marche populaire organisé par le gouvernement Chavez pour... une file d'opposants qui attendent de signer des petitions demandant un referendum sur le mandat du president Hugo Chavez.

la photo : http://www.aporrea.org/dameletra.php ?docid=5888

Source

Image IPB

Voilà comment à l'aide de belles images on peut essayer de faire croire n'importe quoi aux gens.... :tresfache:
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#4 Cassiopée

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Posté 09 décembre 2003 à 01:32

Bonsoir Mariuss

Je ne pense pas qu'il y a désinformation à propos de la marche populaire pour demander un référendum ,
Chavez n'est pas vraiment un saint !!!!!!!! :poing:
La situation au venezuela est critique, plus de travail, une dévaluation galoppante, des tueries et tout ça depuis que chavez est au pouvoir!!!! :grognon:

Mais comme la presse est au service de l'état il n'y a pas beaucoup d'informations qui filtrent
Je vais essayer de te faire un petit résumé de tout ce qu'il s'est passé depuis 2 ans, et tu pourras te faire une opinion
A+
Cassiopée

#5 mariuss66

    Anti-impérialisme notoire

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Posté 09 décembre 2003 à 01:46

Si ça va mal, c'est que les américains font des sanctions économiques afin que la population se soulève contre Chavez. Comme à Cuba. Chavez a cherché à amélioré les conditions de vie de son peuple, mais cela ne fait pas le bonheur des ricains qui ne pouvaient plus autant exploiter la main d'oeuvre locale. Il me semble aussi qu'il a nationaliser des compagnies pétrolière si ma mémoire est exacte, autre chose qui a du drôlement déplaire à notre ami George. Les ricains frappent sur les pays qui élisent des gouvernement socialistes, et ce n'est pas pour sauver les peuples de ces pays, bien au contraire. Il me semble que quelqu'un qui lis ces forums devrait savoir qu'il n'y a qu'une seule chose qui a de la valeur aux yeux du gouvernement Bush: l'argent!

Alors, es-tu sûre de pas avoir été victime de désinformation?
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#6 Cassiopée

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Posté 09 décembre 2003 à 02:06

Mariuss,
J'ai des amis vénézuéliens ici, chez moi, ils sont partis de leur pays car il n'avaient plus rien, plus de travail plus d'argent, et pourtant ils ont des diplômes, et avaient leur propre petite entreprise!!
Et de plus ils ont peur , peur pour leur famille qui est là bas, et ils attendent avec impatience ce fameux référendum
Et c'est quoi ces sanctions économiques dont tu parles??? plus d'infos s'il te plait
merci
A+
Cassiopée

#7 diamant bleue

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Posté 09 décembre 2003 à 09:25

Ce qui se passe au Venezuela ressemble beaucoup à ce qui s'est passé au Chili : les manoeuvres des américains pour déstabiliser le pouvoir en place avec l'aide de la partie riche de la population n'est pas une première. Pour savoir comment ils font, je vous recommande "La maison aux esprits" de Isabel Allende. Vu de l'intérieur, comment les USA et la bourgeoisie chilienne ont provoqué un désastre économique pour justifier un coup d'état avec l'aide de l'armé.
Ca vous aidera peut etre à comprendre ce qui va arriver au Vénézuela... On change pas une tactique qui marche....
Diamant

#8 mariuss66

    Anti-impérialisme notoire

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Posté 09 décembre 2003 à 23:00

Cassiopée, le lundi 08 décembre 2003, 20:13, dit :

Mariuss,
J'ai des amis vénézuéliens ici, chez moi, ils sont partis de leur pays car il n'avaient plus rien, plus de travail plus d'argent, et pourtant ils ont des diplômes, et avaient leur propre petite entreprise!!
Je ne veux pas juger tes amis, mais il est clair à la lumière de tes propos que ceux-ci faisaient partis des privilégiés de l'ancien système, donc il est normal qu'ils ne soient pas content du gouvernement Chavez. C'est toujours les riches qui perdent un peu de leur argent qui critiquent le plus les gouvernements de gauche, et non pas la population, auparavant affamée, qui a maintenant accès à des services d'éducation et de santé. À moins que vous ne soyez tous victimes de désinformation, ce qui n'est pas impossible. Par contre, la population appuie fortement Chavez, malgré ce que les américains tentent de nous faire croire. Petit rappel:

Citation

Le coup d'Etat du 11 avril 2002 à échoué contre le président Chavez. Il aura duré tout juste 47 heures. C'est le temps qu'il a fallu à la population d'apprendre la nouvelle et de se diriger en masse vers le palais présidentiel. La junte militaire constituée essentiellement de chefs tire sur la foule : 13 morts, des blessés. Elle invente le prétexte de la démission du président Chavez. Celui-ci parvient à informer qu'il n'en est rien.La garde présidentielle intervient alors avec la partie de l'armée restée fidèle pour se joindre à la foule et exiger le retour de son président élu démocratiquement.

C'en est terminé des putschistes, ils seront jugés, les promesses électorales du président Chavez vont pouvoir se poursuivre. Une nouvelle constitution avait également été approuvée par les urnes pour permettre l'application d'un programme social. Il faut aussi préciser que la médiatique de ce pays étant entièrement privatisée, le coup d'Etat bénéficia de la complicité ou du silence de celle-ci. Il y eut aussi, mais qui imaginerait le contraire, le soutien moral et très actif des Etats-Unis. Les réformes en cours sont pour l'essentiel :

- Réforme agraire limitantà 1.000 hectares la propriété (ce qui n'est déjà pas si mal).

- Destruction des honteux bidonvilles au fur et à mesure de la construction de logements.

- Pour tous, l'école, la santé.

- Taxation dés grandes fortunes, des compagnies pétrolières pour se donner les moyens des réalisations.

Pour les grands privilégiés, les nantis du pays, c'en est trop ! Ils aiment la démocratie à leur manière, comme dans quelconque pays d'ailleurs : très limitée aux acquis qu'on ne touche pas sous peine d'en découdre, au besoin par la force.

Les sanctions économiques, la tyrannie ou la guerre eurent raison du président Alliende au Chili, des révolutions au Nicaragua, au Salvador, au Guatemala pour ne citer que le continent américain.

Alors, maintenant, que va-t-il se passer ? Le président Chavez aura besoin de l'appui constant de l'énorme majorité du peuple face à la mafia de ceux pour qui la paix civile ne vaut que dans la condition supérieure de n'exiger d'eux aucun abandon des scandaleux privilèges que leur confèrent les leviers de commandes économiques du pays. Face à la vigilance d'un peuple que restera-t-il d'action terroriste aux tenants de la fortune ? Accepteront-ils enfin leur rôle d'opposants dans le calme et la légalité après leur défaite.

A noter que l'expérience de la République Bolivarienne du Venezuela est intéressante au plus haut point.

C'est une première mondiale, un peuple va tenter des réformes sociales par la voie pacifique. La voie légale des élections, la voie des droits civiques associés aux droits humains, la voie vers une société plus juste.

Bien sûr, des questions restent en suspens. La caste privilégiée finira-t-elle par accepter quelques partages ? A défaut d'autres sanctions plus violentes, les sanctions économiques internes et extérieures auront-elles raison des reformes ?

Souhaitons un franc succès au peuple du Venezuela. D'abord parce que c'est sa volonté et ensuite pour l'histoire du monde. Il ferait mentir ceux qui ont écrit ou qui disent encore : « A la violence capitaliste, une seule solution : la révolution ». Une révolution pacifique ? A voir !
Source

"Pour les grands privilégiés, les nantis du pays, c'en est trop ! Ils aiment la démocratie à leur manière, comme dans quelconque pays d'ailleurs : très limitée aux acquis qu'on ne touche pas sous peine d'en découdre, au besoin par la force"

Tes amis font-ils parti du lot?

Citation

Et c'est quoi ces sanctions économiques dont tu parles???

Je trouve étrange que quelqu'un ébergeant des vénézuéliens chez soi n'en ait pas entendu parler. Je te donne un lien vers un texte trop long à mettre ici, que je te conseille de lire attentivement si tu veux bien comprendre la situation.

Lettre ouverte à John Sweeny

Pour ce qui est du référendum, la population soutient tellement Chavez que l'opposition en est rendue à tricher pour obtenir des signatures. Par ailleurs, il est bon de noter que la procédure de référendum permet, à mi-mandat, de foutre à la porte le gouvernement en place. Pour un dictateur, ce n'est pas si mal que ça! Bush est bien chanceux de ne pas avoir une telle politique chez lui...

Citation

Campagne de signatures pour organiser un référendum au Venezuela

VENEZUELA : LA DROITE RE-SIGNE. ET RE-FRAUDE ?

Pour convoquer un référendum contre le président, l'opposition de droite, minoritaire, cherche désespérément des signataires et a recours à la fraude, au chantage et à l'intimidation des travailleurs.

par Paul-Emile Dupret


Les opposants du président Chávez continuaient à récolter des signatures, ce dimanche 30 Novembre, pour convoquer le cas échéant un référendum révocatoire, et ayant recours de la sorte à un important mécanisme de démocratie participative qui avait été introduit dans la Constitution par le parti du Président lui-même. L'Organisation des États américains (OEA) et le Centre Carter ont reconnu que le gouvernement avait offert toutes les conditions pour que l'opposition puisse exercer ce nouveau droit qui n'existe dans aucun autre pays de la planète ; à savoir la possibilité pour les électeurs de révoquer tout mandataire élu, à la moitié de son mandat, si le peuple estime qu'il ne l'exerce pas de façon satisfaisante.

Mais comme l'opposition ne semble pas à même de récolter les 2,5 millions de signatures correspondant à 20% des électeurs, qui sont nécessaires pour convoquer le référendum révocatoire, (et encore moins les 3,8 millions de votes pour le gagner), elle a commencé une recherche désespérée de signature, et notamment en trichant.

Il flotte déjà une forte odeur de fraude à Caracas. Le porte-parole du Conseil national électoral (CNE) a annoncé qu'il allait adopter des sanctions contre les membres de l'opposition qui avaient exigé la signature des malades dans les hopitaux, en échange des soins de santé. Tandis que les télévisions commerciales ont lancé une offensive générale pour faire croire qu'il y a une pénurie de formulaires, ce qui justifierait le peu de signataires, le même porte-parole a démenti catégoriquement ces affirmations, en expliquant que le nombre de centre ne disposant pas de formulaires est minime, qu'il s'agit d'une situation tout à fait normale. Et qu'il suffit d'aller dans un autre centre dans le quartier. Le Conseil national électoral a aussi fait retirer les bureaux parallèles dotés d'ordinateurs avec lesquels l'opposition fichait les signataires. Cependant ces bureaux parallèles continuent à fonctionner, mais dans des maisons privées adjacentes aux bureaux officiels.

La veille, un groupe d'observateurs internationaux, parmi lesquels le juge Eric Halphen, le député italien Luigi Marino, le dirigeant du Mouvement des sans terres, Isaias Vedovatto, et la député hondurienne Doris Gutierrez, avaient dénoncé au cours d'une conférence de presse, le fait qu'ils avaient pu constater que la droite utilise des moyens d'intimidation pour tenter de forcer les gens à signer. Ils ont vu qu'à la plupart des tables de vote, les responsables de bureau donnent à chaque signataire une carte imprimée en couleur prouvant qu'il a voté, et sur laquelle il est invité à apposer son empreinte digitale et sa signature. Peu de jours auparavant divers employeurs ont annoncé qu'ils vérifieront que tous leurs employés ont bien signé et s'il disposent de la précieuse carte.

Le texte de la carte spécifie que le porteur de la carte "a laissé pour l'histoire la preuve de son souhait de chercher une issue pacifique (...) à la crise du pays". On en déduira donc que ceux qui ne sont pas titulaire de la carte sont violents, et ne méritent pas d'emploi, ni de pitié s'il s'agit de les réprimer demain.

Cependant l'odeur de fraude provient avant tout du divorce entre la réalité des faits, à savoir des tables de recollection assez désertées dès le second jour, et le discours triomphaliste, virtuel, divulgué dans les médias nationaux et internationaux, selon lequel le processus va bien, il y a une avalanche de signatures, on a dépassé toutes les attentes, etc.. Ces déclarations triomphalistes de l'opposition contrastent avec ce que les observateurs ont pu constater directement, à savoir une baisse considérable de l'affluence des signataires à partir du second jour.

Ce contraste entre les annonces virtuelles et la réalité de la rue, permet de penser que l'opposition prépare une méga-fraude, comme elle l'a fait en février pour éviter le coût politique de se laisser compter, et de voir s'effondrer toute son image internationale basée sur de la désinformation massive, distillée depuis des années au niveau national et international, selon laquelle Chávez est impopulaire et que les gens sont avec l'opposition. Début février 2003, pour détourner l'attention de l'opinion de l'échec de la "grève" pétrolière, la droite avait annoncé la récolte de 4 millions de signatures qui furent déclarées nulles par le nouveau Conseil national électoral nommé par consensus.

Divers observateurs internationaux ont exprimé leur préoccupation du fait que le règlement prévoit que ceux qui ont récolté les signatures peuvent les garder en leur pouvoir et les livrer au CNE après plusieurs jours, ce qui pourrait faciliter les fraudes.

Mais il y a des éléments importants en faveur de Chávez. L'appui populaire croissant au projet bolivarien, suite à la mise en place des programmes de réforme agraire, de réforme du foncier urbain, le plan médical Barrio Adentro, les plans éducatifs comme les écoles bolivarienne et le plan Robinson, l'accès à l'eau potable, etc.

Joue aussi en sa faveur le fait que l'opposition pourrait penser à deux fois avant de reprendre le chemin de la déstabilisation. Parce qu'elle est divisée, et parce qu'elle a subi des échecs à répétition, ce qui l'a considérablement démobilisée. En outre, à la différence d'il y a un an et demi, elle ne contrôle plus l'entreprise pétrolière PDVSA, et le groupe d'officiers qui s'était prêté à organiser le coup d'État a été écarté.

Et sur le plan international, ses grands alliés (Bush, Aznar, Blair, Berlusconi...) sont très occupés avec la guerre d'Irak et ne peuvent se payer le luxe du financement d'un nouveau front de guerre dans cette partie de l'Amérique latine.

Source

Tu voulais plus d'infos, eh bien en voilà! J'espère que cela t'aideras, toi et tes amis, à vous faire une opinion un peu plus juste de la situation dramatique du Vénézuéla. Et surtout, qu'il ne faut définitivement pas croire tout ce qui passe sur CNN!! Bien au contraire!

mariuss
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#9 Cassiopée

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Posté 10 décembre 2003 à 01:36

oooohhhh MARIUSS

D'après ce que je sais, les 13 morts dont tu parles ont été abattus une balle dans la tête par des tireur d'élite de la police de Chavez!!! du haut d'un pont !!!!
et non pas par des militaires qui ont eus peur pour leur vie, les manifestants n'avaient pas d'armes ils manifestaient c'est tout.

Et pour ce qui est de mes amis, ce ne sont pas des nantis bien au contraire, mais des simples travailleurs qui ont commencé au bas de l'échelle comme tout le monde et qui ont réussi à force de travailler 70 heures par semaine(c'est loin des 35 heures en france!!!!) et grâce à ça ils ont pu constituer une petite entreprise de publicité!!!

Et pour te donner un petit exemple de justice sociale, grâce à la nouvelle constitution de Chavez, les gens n'ont pas le droit de savoir ce qu'il y a sur leur casier judiciaire (j'ai lu le papier officiel!!) ils n'ont pas le droit de demander un extrait (quelque chose de banal chez nous). Ça leur a beaucoup coûté d'avoir ce papier, ils ont dû demander au gouvernement Andorran et au consulat Vénézuelien à Paris pour que l'administration Vénézuelienne daigne bien leur délivrer le papier!!

pour le reste j'ai fait un copier-collé de tout ce que tu as écrit jusqu'à présent, et après traduction je fait lire le tout à mes amis, je posterai la réponse plus tard, sûrement ce week-end (enfin j'espère on a beaucoup de travail!)

A+ Cassiopée

#10 diamant bleue

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Posté 13 mars 2004 à 14:44

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Le gouvernement vénézuélien a dit mercredi (10/3/04) qu'il dénoncerait les Etats-Unis lors d'une réunion de l'Organisation des Etats américains (OEA) pour leur ingérence dans ses affaires internes.Le représentant vénézuélien auprès de l'OEA, Jorge Valero, a indiqué que son pays soumettrait au Conseil permanent de l'OEA une preuve indiquant que les Etats-Unis avaient fourni leur soutien financier et logistique à l'opposition voulant évincer le président Hugo Chavez."
Voici un petit résumé de cette histoire de coup d'état, afin de ne pas oublier comment c'est arrivé... dès fois que cela arrive à nouveau puisque Chavez continue à pousser l'OPEP à revoir le prix du baril. :)
Extrait du Project Censored de la Soloma State University qui sélectionne 25 articles d'informations qui ont été ignoré ou "traité de façon partial" par les médias américains...

Citation

L'administration Bush derrière le coup d'état militaire manqué contre le président Chavez
Le coup d'état militaire du 11 avril 2002 au Venezuela aurait été soutenu par le gouvernement américain. Selon l'analyste du renseignement Wayne Madsen, ce coup d'état avait été activement préparé par la CIA. « La CIA a mis à disposition le personnel du Special Operations Group, sous la direction d'un lieutenant-colonel prêté par le US Special Operations Command de Frot Bragg, en Caroline du Nord, pour aider à organiser le coup d'état contre Chavez », affirme-t-il.
Depuis son élection à la présidence en 1998, Hugo Chavez n'avait cessé de socialiser le gouvernement vénézuelien. L'une de ses démarches les plus controversées avait été la nationalisation de la compagnie pétrolière vénézuelienne, PDV-SA. Le Venezuela est le quatrième plus gros fournisseur de pétrole des Etats-Unis. Le Venezuela était à la tête de l'OPEP. Chavez a voulu ralentir la production de pétrole afin de faire grimper les prix. Il a également modifié un accord signé il y a 60 ans avec les compagnies pétrolières en vue d'augmenter les redevances pour le Venezuela.
Chavez a irrité les Etats-Unis à bien des égards. Il a modifié la Constitution vénézuelienne en 1999, accordant davantage de droits fonciers aux pauvres, qui représentent plus de la moitié des 24 millions d'habitants que compte le pays. Il a refusé de laisser les avions américains survoler le Venezuela durant leurs activités militaires en Colombie. Le Président Chavez a en outre été le premier chef d'état à rendre visite à Saddam Hussein en Irak depuis l'imposition de l'embargo en 1990.
En raison de l'étroite relation que de nombreux riches Vénézueliens entretiennent avec les Etats-Unis, le coup d'état ne rencontra que peu d'opposition de la part de la communauté politique et économique vénézuelienne établie. L'administration Bush ne tarda pas à appuyer le changement de gouvernement, qui plaça au pouvoir Pedro Carmona, un riche homme d'affaires et ancien partenaire commercial de Georges Bush Sr. La première décision du nouveau président fut de « dissoudre la Constitution, le corps législatif national, la Cour Suprême, le bureau du Procureur général ainsi que celui du Contrôleur général des finances ».
Aux Etats-Unis, la presse corporative a couvert le coup d'état d'une façon assez favorable, prenant manifestement parti contre Chavez. Les chaînes de télévision vénézueliennes ont refusé de couvrir les manifestations contre le coup d'état, préférant diffuser leurs programmes habituels. Cinq des six principaux réseaux appartiennent à une même personne, laquelle a soutenu l'implication des Etats-Unis au Venezuela. Les agents de la division des Special Operations de la CIA spécialisés dans la guerre psychologique (PSYOPs) ont diffusé des spots télévisés, dans lesquels des hommes politiques et des chefs d'entreprises Vénézueliens soigneusement choisis disaient que Chavez avait « provoqué » cette crise en ordonnant à ses partisans de tirer sur des manifestants pacifiques à Caracas.
Bien que les médias vénézueliens aient dénaturé les événements, une immense opposition populaire impliquant des centaines de milliers de personnes apparut.
Plusieurs branches de l'armée vénézuelienne rejoignirent les forces anti-coups d'état. Des manifestants et des soldats envahirent les rues de Caracas, scandant avec véhémence des slogans anti-Carmona. En deux jours, Carmona se retira et Chavez revint au pouvoir.
source : http://www.projectce...blications/2004 - Nexus n°31 - mars/avril 2004
Plus de détails ici :Le scénario de la déstabilisation appliqué au Venezuela et Respecter l'état de droit

Diamant

#11 Blast The Hawks

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Posté 13 mars 2004 à 15:40

Arte a consacré l'année dernière un remarquable "théma" à ce sujet. Il y était question du coup d'état manqué d'aout 2002, et il en ressortait essentiellement la manipulation médiatique permanente dont est victime la population vénézuellienne, prise d'un coté entre les chaines de télévision publique (à la solde du pouvoir et les discours fleuves (presque Castristes) de Chavez chaque dimanche) et les chaines privées (opposées) détenues par des capitaux étrangers essentiellement américains qui ne cessent de vouer Chavez aux gémonies.

Il est difficile de se forger une opinion au sujet de la situation de ce pays, pris en tenaille entre un populisme démagogique à tendance ouvrière et le lobbying d'une élite aux accointances internationales libérales.

#12 diamant bleue

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Posté 13 mars 2004 à 16:52

Citation

Il est difficile de se forger une opinion au sujet de la situation de ce pays, pris en tenaille entre un populisme démagogique à tendance ouvrière et le lobbying d'une élite aux accointances internationales libérales.
Oui peut etre... mais il y en a un qui été elu et l'autre qui fonctionne aux coups d'état...
Si on suit leur raisonnement Bush aurait plus de raison de subir un coup d'état vu le trucage d'élection qui l'a amené dans son fauteuil. :)
Chaque pays devrait avoir le droit d'expérimenter la démocratie sans que des instances extérieures viennent s'en meler...

Diamant

#13 xox

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Posté 26 avril 2004 à 02:28

http://www.chavezthe...om/index_ex.htm

apres avoir vu ca..
je sais dans quel camp je suis.

Ce message a été modifié par xox - 26 avril 2004 à 02:28.


#14 gianco

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Posté 26 avril 2004 à 08:09

Bonjour à tous,

diamant blue, tu dit "expérimenter la démocratie...." tu pense que Chavez est sur cette route? :cry2:
Si tu pense celà j'doit changer, revoire et mettre en discussion que c'est la "VRAI DEMOCRATIE" :tas:

Que j'doit faire??

J'attend reponse :???:

#15 diamant bleue

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Posté 26 avril 2004 à 11:11

Oui gianco je pense cela car Chavez a été élu démocratiquement ce qui n'est pas souvent le cas dans certains pays d'Amérique Latine... ou même dans certains pays qui se disent démocratique et qui trafique les élections de manière informatique ou en utilsant les médias...
Il y a un topic sur la démocratie si tu souhaites participer.
Quand a Chavez, il faudrait que les américains arretent de s'ingérer dans les affaires de ce pays pour savoir réellement ce que ce président peut ou va faire.

Diamant

#16 gianco

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Posté 26 avril 2004 à 14:44

diamant blue merci pour ta repons :D

laissons tomber le terme "Democratie" j'voudrai parler de Chavez: si t'an a envie dit le moi: je suis marié depuis 8 ans avec une femme du Venezuela ou je passe 3-4 mois chaque an. J'ai suivi (à Caracas et autres Villes) les campagnes Electorales des different partits politiques avant l'élections à president de Chavez.

Si sur le forum il y a des Venezolanos je les invite à parteciper et exprimer leurs opinios.

Jespère de vous lires bientôt.

diamant blue merci pour l'indication du site sur la democratie, et.......... j'suis la si tu veut savoir c qui pensent les gens qui ont donné confiance au President Chavez. :shy: :salut:

#17 diamant bleue

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Posté 26 avril 2004 à 15:02

Ce que pensent les vénézueliens qui avait assez d'argent pour s'en aller du Venezuela, je connais... :)
Mais comme pour Allende, je pense qu'il faut attendre un peu avant de crier au loup et de jeter le bébé avec l'eau du bain...

Diamant

#18 xox

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Posté 11 mai 2004 à 19:47

Cassiopée, le Mardi 09 Décembre 2003, 01:56, dit :

>> Bonsoir Mariuss

Je ne pense pas qu'il y a désinformation à propos de la marche populaire pour demander un référendum ,
Chavez n'est pas vraiment un saint !!!!!!!!
les autres sont bien pires :poing:
La situation au venezuela est critique, plus de travail, une dévaluation galoppante, des tueries et tout ça depuis que chavez est au pouvoir!!!! :grognon:

Mais comme la presse est au service de l'état il n'y a pas beaucoup d'informations qui filtrent
Je vais essayer de te faire un petit résumé de tout ce qu'il s'est passé depuis 2 ans, et tu pourras te faire une opinion
A+
Cassiopée >>
primo, la presse n est pas au service de l etat, n importe quoi.. mais alors vraiment n importe quoi, mais au service des prives qui veulent renverser chavez.
si il a filtrage, il provient bien d eux.. (comme le texte suivant le demontre bien)

chavez n est peu etre pas un saint, mais il a ete elu democratiquement et il n est certainement pas pire que la mafia qui n a de cesse a vouloir le buter et prendre le pouvoir.

>> des tueries et tout ça depuis que chavez est au pouvoir!!!! >>
l article qui suit fait un peu comprendre de quoi il sagit..

trop facile de charger chavez..
les autres sont bien pires.. et au service de vous savez qui..

VENEZUELA_:_Rude_coup_pour_les_partisans_du_coup_d'État

10/05/04


À plusieurs reprises, le gouvernement vénézuélien a dénoncé le fait que des forces étrangères participent aux plans de destabilisation. Il apporte maintenant des preuves irréfutables.
Les évenements de la nuit de samedi à dimanche ont prouvé sans conteste possible qu'aussi bien des éléments de l'oligarchie nationale que des mercenaires des pays voisins trempaient dans les complots contre le gouvernement vénézuélien. Leurs liens avec la mafia des ultras anti-cubains de Miami apparaissent aussi au grand jour.
Quelque 150 paramilitaires colombiens ont été fait prisonniers en territoire vénézuélien. Ils s'y étaient infiltrés pour réaliser des attaques contre diverses installations et pour organiser un attentat contre le Président Hugo Chavez, comme l'a avoué l'un des paramilitaires arrêtés.
Ce groupe était l'avant-garde d'un contingent de quelque 3000 ou 4000 soldats colombiens qui devaient s'infiltrer au Venezuela. Ces hommes se sont entraînés sur les propriétés d'un mercenaire d'origine cubaine tristement célèbre, qui a avoué être l'auteur du " Plan Guarimba ". Ce plan prévoyait
de provoquer des incidents dans le but de déstabiliser le Venezuela et de rendre propice l'intervention de forces étrangères sous prétexte de " rétablir l'ordre ".
Ce personnage a des liens très étroits avec les groupes contre-révolutionnaires de Miami et a été l'un des organisateurs les plus actifs des tentatives de coups d'état et des complots pour renverser la Révolution vénézuelienne. Le fait que l'une de ses propriétés ait été choisie comme camp d'entraînement et de concentration des paramilitaires n'a donc rien d'étonnant. Il s'agit aussi d'une piste intéressante pour savoir d'où vient l'argent qui finance des opérations d'une telle envergure.
Un autre personnage impliqué dans cette nouvelle aventure contre le gouvernement vénézuélien est l'ex-président Carlos Andrés Pérez. Devenu très actif contre le gouvernement vénezuélien dans les couloirs de la Maison-Blanche, Carlos Andrés Pérez est également bien connu parce qu'il parle toujours trop. Il a dit il y a quelques mois que " le sang coulerait " dans le pays qu'il a gouverné il y a quelques années.
Les autorités colombiennes quant à elles, n'ont pas eu d'autre choix que d'offrir au gouvernement du Président Chavez toute la collaboration nécessaire pour identifier les prisonniers dont le nombre s'élève déjà à 90.
On s'attend à ce que ce chiffre augmente dans les prochaines heures, car une opération a été lancée pour arrêter ceux qui sont en fuite.
L'ambassadrice de Colombie à Caracas, Mariangela Holguin, a signalé que parmi les prisonniers, il y a plusieurs ex-militaires. Elle a expliqué qu'une fois revenus à la vie civile, un grand nombre d'entre eux deviennent membres des groupes paramilitaires.
Une chose attire l'attention : Le silence total ou presque de la grande presse vénézuelienne, celle-là même qui mène campagne constamment contre le Président Chavez. Certains médias n'ont en effet rien dit. D'autres comme "El Nacional" se sont limités à donner une information très brève. Pour sa part, "El Universal" a publié un démenti de l'un des chefs de file des paramilitaires colombiens.
En tout cas ce "rude coup aux partisans du coup d'État" comme l'a qualifié le Président Hugo Chavez est une preuve sans appel qui vient appuyer les dénonciations faites à maintes reprises par le gouvernement vénézuélien sur la présence de forces étrangères dans la contre-révolution interne. Au fur
et à mesure que l'enquête ouverte dans ce cas avancera, les obscures intérêts qui se cachent derrière tous ces complots apparaîtront en pleine lumière. D'ores et déjà tout pointe vers Miami et Washington...

que ce soit clair.. @cassiopee..

Ce message a été modifié par xox - 11 mai 2004 à 19:51.


#19 Cassiopée

    Bisounours et fière de l'être NA!

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Posté 12 mai 2004 à 01:49

Bonsoir Xox,

Il n'y a pas de problèmes, je ne suis ni pour ni contre Chavez, il est à mettre dans le même panier que tous les autres dirigeants du monde, mais je te rappelle, que Chavez lui aussi a tenté de prendre le pouvoir par un coup d'état il y a quelques années, et n'a pas réussi, du coup il a changé de tactique et s'est mis en quête de voix pour les élections et comme il plaidait en faveur du "petit peuple" (dont la plus part ne connaissent rien en politique) il a gagné les élections.
Il y a un truc pas clair dans sa politique, il a été élu pour 5 ans, je crois, et au bout d'une année, après une interminable série de référendums, pour changer la constitution (si ma mémoire est bonne) il a fait un dernier référendum pour tester sa popularité, et comme la majorité était encore en sa faveur, il a décrété que son mandat commencerait a partir de cette date. Donc au lieu de 5ans il en fera 6, malin le gars!!!!
De plus je ne sais pas si tu l'as déjà entendu parler ? mais ce n'est pas très fameux, on dirait un certain George!
Je ne nie pas que certains pays essaient de déstabiliser le pays, mais ce qui est sûr c'est que Chavez s'y prend très mal, et d'un pays florissant en voie de développement durable, il en a fait un pays en voie de régression.
Il y a aussi la hargne que met Chavez à s'attirer les foudres de Washington , ça n'arrange pas les choses.
Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'on ne vit pas au Vénézuela, et qu'il est difficile de comprendre tout ce qui s'y passe, et que les médias qu'ils soient d'ici ou là bas, ne nous disent pas tout mais seulement ce qui les arrangent qu'ils soient aux mains du gouvernement, ou de l'opposition!!!!
Allons vivre là bas une année, et puis on en discutera :marteau2: mais je ne crois pas qu'on sache jamais le fin fond de l'histoire!!
Cassiopée

#20 diamant bleue

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Posté 12 mai 2004 à 08:51

Citation

Il y a aussi la hargne que met Chavez à s'attirer les foudres de Washington , ça n'arrange pas les choses.
C'est un peu facile non ? C'est oublier une chose très importante : le Venezuela est un des plus gros pays producteur de pétrole en dehors du Golf Persique. De plus Chavez est très influent à l'OPEP et tente de pousser les autres pays à augmenter le prix du baril de pétrole.
Alors, c'est sur qu'il s'attire "les foudres de Washington" ! :) D'ailleurs tout pays producteur de pétrole qui ne dit pas "Yes sir" aux USA s'attire ce genre de foudres, il suffit de voir ce qui s'est passé en Irak ou en Afghanistan. Bien sur que Chavez a essayé par tout les moyens de venir au pouvoir, mais dans un pays qui était manipulé par les plus grosses fortunes du pays à la solde des USA, il est compréhensible que certains n'aient pas envie de devenir le 53e Etat d'Amérique. Encore une fois, l'ingérence n'est pas acceptable : le respect du résultat d'un vote populaire est un minimum. L'histoire d'Allende devrait servir d'exemple.

Diamant

#21 gianco

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Posté 12 juin 2004 à 07:27

Ecoutez www.aporrea.net MERCI :marteau2:

#22 diamant bleue

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Posté 21 septembre 2004 à 13:12

Jetez aussi un oeil sur cet article : http://www.onnouscachetout.com/themes/actu...rre-en-irak.php afin de comprendre pourquoi Chavez gêne autant les américains, qui sont prèt a tout pour le virer.

Citation

Et le Vénézuela...

Pendant que l'attention du monde est focalisée sur l'Irak, l'Amérique soutient, à la fois ouvertement et secrètement, la tentative de coup d'état des riches du Venezuela, qui avaient pris le pouvoir brièvement en avril 2002 avant d'être forcés à reculer devant le soutien massif des pauvres pour le président Chavez, démocratiquement élu. Les leaders du coup d'état continuent à utiliser leur contrôle des médias et de l'industrie, ainsi que l'oreille du Gouvernement Américain et de ses amis du pétrole, pour déstabiliser et ruiner le pays.

Les ressources pétrolières, propriété de l'état du Venezuela, seraient une aubaine pour les compagnies américaines et constitueraient une réserve de pétrole presque à domicile.

De nombreux auteurs ont relevé la contradiction entre le désir affiché d’établir la démocratie en Irak, et parallèlement, le travail de sape contre le gouvernement du Venezuela, pourtant démocratiquement élu. L'Amérique est allée jusqu'à se précipiter de reconnaître le coup d'état d'avril 2002, et plus récemment, le Président Bush a demandé des élections anticipées en ignorant le fait que le Président Chavez avait gagné trois élections et deux referendums, et que de toutes façons, ces élections anticipées seraient inconstitutionnelles.

Un des éléments du travail de sape des USA contre le Venezuela, s'est concrétisé par le « lock out » établi par les transnationales américaines en soutien à la grève nationale.

Imaginez-les agissant ainsi aux USA !

Il est clair qu'une opération souterraine est en cours pour renverser le gouvernement légitime du Venezuela. José Nayardi, député uruguayen, a rendu la chose publique en révélant que l'administration Bush avait demandé à l’Uruguay de soutenir les cadres supérieurs et les leaders syndicaux dans leur action contre l'administration de Chavez. Ce procédé, a-t-il noté, rappelait de manière choquante l'intervention de la CIA au Chili en 1973, quand le général Pinochet a fait son coup d'état militaire pour renverser dans un bain de sang, le gouvernement du Président Allende démocratiquement élu.

Le président Chavez se maintient à grand peine au pouvoir, mais face à la puissance conjuguée des USA et de l'opposition, combien de temps peut-il tenir ?
Si Chavez accepte l'euro comme monnaie d'achat pour son pétrole ou s'il continue à faire le pressing sur l'OPEP, sa situation va devenir encore plus difficile. Qui croyez vous qui bénéficiera de sa chute ? Les venezueliens ? :cogite:

Diamant

#23 joel

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Posté 19 mai 2005 à 23:56

Alexandre Adler, "fidèle messager de Washington", a encore fait des siennes, cette fois contre Chavez. Lisez, c'est sidérant ! Affligeant ! Navrant ! etc... :tss:

Image IPB

Citation

Le mercredi 11 mai, Le Figaro a publié un article d’Alexandre Adler intitulé Les tentations de Chavez. Il y est question des conséquences de la situation politique en Amérique latine sur le marché mondial des matières premières, sur fond d’antagonismes entre la Chine et les Etats-Unis. A ce sujet, Adler formule quelques généralités plus ou moins exactes, mais ne dit rien qui tranche avec la médiocrité du traitement de l’Amérique latine par la plupart des médias.

Cependant, il vaut d’autant moins la peine de s’arrêter sur cet aspect de l’article que l’analyse géopolitique n’est pas le véritable mobile de son auteur. Au fond, elle n’est qu’un prétexte à toutes sortes d’insinuations, de mensonges et de critiques à l’égard de gouvernements et de personnalités politiques auxquels l’administration Bush est hostile. Ce faisant, Alexandre Adler, qui s’est spécialisé dans la défense inconditionnelle de l’impérialisme américain, applique scrupuleusement les méthodes de Bush, Rice, Rumsfeld et compagnie.

Hugo Chavez est la principale cible d’Adler. D’entrée de jeu, il compare le président du Venezuela à « un primate ou un gorille » dont il faut craindre « le claquement brusque de [la] mâchoire ». Cette image raciste n’est pas nouvelle.

L’oligarchie vénézuélienne, dont l’écrasante majorité est de peau blanche, n’a cessé de comparer Chavez, qui est métis, à un « primate ». Adler a ramassé cette lamentable insulte dans la poubelle de l’opposition vénézuélienne, et l’a trouvée à son goût. Notons au passage que le racisme, ce fidèle compagnon de l’impérialisme, nous vient ici de quelqu’un qui se veut un chantre de la « lutte contre l’antisémitisme ».

De fait, chez Adler comme chez Bush et Sharon, cette dernière sert de justification idéologique à l’oppression impérialiste des Palestiniens et des peuples du monde arabe en général. (...)

La suite dans : http://www.pastoucheauvenezuela.org/

#24 Daman

    Démiurge désinvolte

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Posté 20 mai 2005 à 00:39

Si Bush touche au Vénézuela, il portera la guerre sur le continent américain et dans l'état actuel où sont les mentalités des peuples d'amérique latine, il est possible que cette guerre se termine sur le territoire US.

Les citoyens US auront à choisir entre leur dictateur et leur vision de la liberté. Il est extrêment peu probable que l'opinion US serait monolithique dans un pareil cas car le pourcentage des latinos est loin d'y être négligeable. On pourrait voir une deuxième guerre civile US. En tout cas, les US sont dans une très mauvaise passe. Ils se révèlent incapables de "pacifier" l'Irak, les alliances de fait se multiplient autour du Golfe persique ( Iran -Inde , par exemple et une ébauche de rapprochement Inde-Pakistan et Iran-Inde avec l'aval tacite des russes qui en profitent pour se rapprocher des chnois ).

Il reste aux US TRES peu d'alliés SÛRS dans le monde . Des amis de circonstance, quelques régimes corrompus en Asie centrale et les classes les plus riches dans le reste du monde. Mais tout ceci n'est pas solide. Au fur et à mesure que le sentiment anti-US croîtra dans le monde, l'armée US devra se déployer pour "secourir la démocratie" dans un nombre de plus en plus grand de pays offrant à ses ennemis un front de plus en plus étendu où les coup pourront la frapper n'importe où .. Aujourd'hui à Baghdad , demain à Caracas. Pour peu qu'un front anti-US mondial se forme à travers une multitude de pays. Evidemment les stratèges US ont prévu le coup et tiennent à bout de bras un tas de régimes militaires fantoches qui leur sont pour l'instant fidèles.

Mais en cas de conflagration sur plusieurs continents, beaucoup de pays vont jouer la prudence pour préserver leur prospérité relative et leurs élites leur pouvoir et éviteront de s'engager avant d'être sûrs de la victoire US. Ces derniers risquent, comme en Irak d'avoir à jouer de plus en plus aux méchants. Et leur opinion, groggy pour l'instant risque fort de se réveiller . Pour moi ,les US, pressés par leurs spécialistes en prospective pétrolière et inquiets de la puissance économique des grands blocs émergents, ont abattu leurs cartes un peu trop tôt du point de vue politique et cherché à imposer un ordre militaire qui n'est pas et ne sera plus jamais populaire auprès de quelque peuple que ce soit ( sauf peut-être les israeliens).

Le temps où Disney et Sélection du Reader's Digest noyaient les peuples sous la propagande dans laquelle l'"américain" , ce héros sympathique et jovial gagnait toujours est révolu et une guerre se gagne d'abord dans les esprits.

Pour moi, ils n'ont AUCUNE chance de s'en sortir d'autant plus que les côtés déplaisants de l'ordre selon Bush sont apparus très vite après le 11/09. Pas besoin d'être devin pour en déduire qu'Adler devrait donc bientôt retourner sa veste vite fait sinon à l'heure des réglements de comptes, il pourrait avoir quelques petits pépins, et pas qu'avec des services officiels, s'il ne prend pas l'avion assez vite... Cette remarque est valable pour beaucoup de pourris de sa maffia.

PS : si Chavez avait l'oreille des média, il pourrait à son tour parler de gros porc et je trouverais la comparaison plus judicieuse que celle d'Adler. Qui s'est littéralement engraissé d'immondices pendant toutes ces années ?

Ce message a été modifié par Daman - 20 mai 2005 à 00:43.

Laissez-moi rire... :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#25 ferma

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Posté 18 juin 2005 à 19:06

Etat de la Colombie
Les acteurs cachés du conflit colombien



Par Hernando Calvo Ospina
Journaliste. Auteur notamment de Rhum Bacardi. CIA, Cuba et mondialisation, EPO, Bruxelles, 2000.





Au terme du Tour de France 2004, les troisièmes places individuelle – Ivan Basso – et par équipes ont été remportées par les cyclistes de l’équipe CSC. Bien peu de supporteurs savent que ces initiales signifient Computer Science Corp., et encore moins qu’il s’agit d’une transnationale liée aux forces de sécurité américaines. Ce lien a été renforcé en mars 2003 quand CSC a acquis DynCorp, l’une des sociétés militaires privées (SMP) préférées de Washington.

Depuis la fin 1993, DynCorp est présente en Colombie. Bien que censée exercer ses activités dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic, l’entreprise participe, en compagnie de plus de trente SMP, à la guerre menée contre les guérillas – Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et Armée de libération nationale (ELN) –, mais aussi à la répression du mouvement social. Sous contrat direct avec le département d’Etat américain, le Pentagone ou l’US Agency for International Development (Usaid) (1), ces SMP défendent, de fait, les intérêts de la « superpuissance ». Grâce à elles, Washington a fabriqué le principal conflit privatisé du monde (hors Irak).

C’est le 23 septembre 1999 que le président Andrés Pastrana est rentré de Washington après avoir obtenu de M. William Clinton une aide de 1,7 milliard de dollars pour financer le plan Colombie : tant pour ménager l’opinion publique que pour éviter l’impact psychologiquement négatif d’une intervention trop visible, le nombre de militaires américains autorisés à travailler dans des opérations « anti-narco » en Colombie est limité à 400. Toutefois, s’il s’agit d’éviter une intervention ouverte – du type la Grenade (1983) ou Panamá (1989) –, il importe pour Washington de soutenir Bogotá à travers des systèmes performants d’information, de formation et d’entraînement. En approuvant le plan, en juillet 2000, le Congrès américain autorise, outre celle des militaires, la présence de 400 sous-traitants civils, restriction qui sera facilement contournée. La loi se référant à des « Américains », le département d’Etat et les entreprises comme DynCorp embaucheront du personnel guatémaltèque, hondurien ou péruvien, dépassant ainsi allégrement les limites fixées.

Dans les faits, le plan Colombie ne fait que légaliser les activités que réalisaient déjà plusieurs de ces entreprises. Car, hormis leur importance nouvelle et leur qualification, les SMP ne sont pas une nouveauté dans ce pays.

En 1987, sous l’œil bienveillant du gouvernement, grands propriétaires terriens et narcotrafiquants liés au cartel de Medellín faisaient appel à l’entreprise israélienne de sécurité Hod He’hanitin (Spearhead Ltd) pour entraîner des paramilitaires. Des installations et terrains de la Texas Petroleum Co. ont alors été utilisés pour cette formation dispensée par d’ex-officiers de l’armée israélienne et du Mossad (2) – tel le lieutenant-colonel Yair Klein (3) –, ainsi que par d’anciens commandos du SAS britannique. Ces mercenaires ont enseigné les techniques « antisubversives » utilisées ensuite pour « nettoyer » les zones bananières et pétrolières des personnes suspectées d’appuyer les guérillas. Ce savoir-faire fut également mis au service des assassinats, entre 1987 et 1992, de Jaime Pardo Leal et de Bernardo Jaramillo (Union patriotique), de Carlos Pizarro (M-19) et de Luis Carlos Galán (libéral), candidats à l’élection présidentielle en rupture avec l’establishment.

D’après un document du rapporteur spécial de l’Organisation des nations unies présenté en février 1990 à la commission des droits de l’homme de l’ONU, plus de 140 groupes paramilitaires opéraient alors dans le pays, en lien étroit avec l’armée et la police. S’attaquant non seulement aux sympathisants de la guérilla, mais aussi aux ouvriers, aux syndicalistes et aux paysans, ces milices ont fait des milliers de victimes (4). Habilement utilisé et mis en avant, employé de manière euphémique, le terme « paramilitaire » aura essentiellement pour fonction d’occulter le corps (l’armée) et les forces politiques qui promeuvent cette politique d’extermination (5). Surtout, en menant la « guerre sale » en lieu et place de l’armée et des agents de l’Etat, les paramilitaires ont permis à ces derniers de « redorer » leur image et de pouvoir prétendre à l’aide américaine, que leur interdisaient leurs violations massives des droits humains.

Cette politique de terreur ne suffisant pas pour éradiquer les insurgés, Washington entre dans le conflit par la porte de derrière. Les compagnies pétrolières présentes en Colombie, les industries d’armement et les SMP dépensent 6 millions de dollars en lobbying pour obtenir du Congrès américain le feu vert au plan Colombie. Une fois celui-ci approuvé, les contrats rembourseront largement l’investissement. De la somme de 1,30 milliard de dollars octroyée au plan par les Etats-Unis, 1,13 milliard est dépensé sans qu’un seul fonctionnaire colombien n’en voie un centime. Même les sommes obtenues de la Banque mondiale pour le plan seront canalisées par Washington en direction des SMP.

Le premier investissement réalisé avec cet argent a été l’achat au Pentagone d’un avion espion RC-7 de 30 millions de dollars pour remplacer un appareil similaire qui s’était écrasé contre la colline Patascoy, près de la frontière équatorienne, tandis qu’il collectait des informations sur les FARC, le 23 juillet 1999. La mort, à cette occasion, de cinq agents antidrogue américains déclencha un scandale en révélant le degré d’ingérence de Washington dans le conflit (6). Le nouvel avion fut prêté à Northrop Grumman Corp., une SMP, pour qu’elle poursuive le travail.

Tres Esquinas et Larandia, bases des forces spéciales américaines ancrées dans le sud de la Colombie depuis plusieurs années, ont également vu arriver les sous-traitants. Tout ce qui s’y consomme et utilise est importé depuis les Etats-Unis par les SMP. C’est principalement dans ces bases qu’ont été entraînés les milliers de militaires et de paramilitaires chargés de récupérer la zone du Caguán, territoire où le gouvernement de M. Andrés Pastrana avait entamé des négociations avec les FARC.

Le lien de ces compagnies privées se fait à travers « quelqu’un » de l’ambassade américaine. Aucune autorité colombienne n’a le droit de les contrôler, pas plus que leurs avions, leurs équipages ou leurs chargements. Leurs hommes entrent avec un visa de touriste, mais bénéficient de la protection diplomatique. Washington a menacé de suspendre l’aide économique les rares fois où, dans un sursaut de dignité, les autorités colombiennes ont osé protester.

Il existe en Colombie des SMP pour tout, la plus polyvalente étant DynCorp, qui fournit jusqu’à des cuisiniers. Arinc construit des systèmes d’approvisionnement en carburant des pistes d’atterrissage. Le Groupe Rendon enseigne aux officiers de la police et de l’armée comment expliquer le plan Colombie. ACS Defense apporte un appui logistique et conseille le personnel de l’ambassade américaine impliqué dans le plan.

Entre autres prestations, la Lockheed-Martin offre un soutien aux hélicoptères de combat et aux avions de transport de troupes. Northrop a installé et gère sept puissants radars coordonnés avec un puissant système aérien d’espionnage. Cette compagnie entraîne également des militaires et des paramilitaires pour des « opérations spéciales » (7). D’autres entreprises utilisent une haute technologie pour photographier depuis l’espace, intercepter les communications et les analyser : ManTech, TRW, Matcom, Alion. Ces informations sont transférées au Système de reconnaissance du commandement sud de l’armée des Etats-Unis (Southcom) et à la CIA, qui les traitent et les redistribuent aux instances de leur choix – les forces armées colombiennes étant les dernières à être informées.

Tant le Pentagone que le département d’Etat et l’Usaid ont clairement indiqué que la majorité des programmes d’assistance militaire et logistique, tout comme ceux touchant au renseignement, ne pourront être transférés rapidement aux Colombiens, ceux-ci ne disposant pas des « capacités techniques » pour les maîtriser (. On se demande dès lors à quoi ont servi les instructeurs recrutés !

Quelques affaires vite étouffées
Plus de vingt mercenaires sont morts depuis 1998, presque tous dans des circonstances « étranges » et immédiatement étouffées. Pour ce qu’on peut savoir, Eagle Aviation Service and Technology (EAST), entreprise sous-traitante de DynCorp jadis impliquée dans l’Iran-contragate pour le compte de la CIA (9), a déploré les deux premiers morts, en juillet 1998. Officiellement, ils se sont écrasés alors qu’ils procédaient à la fumigation aérienne de plantations de coca. D’après une autre version, la guérilla les aurait abattus.

Michael Demons, de la DynCorp, est décédé, lui, le 15 août 2000, avant d’arriver à l’hôpital de Florencia. L’autopsie a révélé qu’il a été victime d’une attaque cardiaque due à une overdose d’héroïne et de morphine. Il travaillait sur la base de Larandia. Alexander Wakefield Ross, également de la DynCorp, est mort accidentellement, officiellement déchiqueté par l’hélice d’un avion en août 2002. Mais il a été dit à sa mère qu’il avait été assassiné parce qu’il en savait beaucoup sur l’implication de certains de ses camarades dans le trafic de drogues.

Rumeurs ? Ce type de suspicion repose sur quelques fondements. Quand il aborda enfin la question, déjà traitée par les médias américains, l’hebdomadaire Semana précisa : « Les gringos qui pratiquent la fumigation dans le cadre du plan Colombie sont une bande de Rambos sans Dieu ni lois qui ont été impliqués dans un scandale de trafic d’héroïne (10). » En fait, le 12 mai 2000, la police de l’aéroport El Dorado de Bogotá a trouvé deux flacons contenant 250 grammes d’un liquide qui, après analyse, s’est révélé être un mélange d’huile et de latex de pavot, la base de l’héroïne. Pour le malheur de DynCorp, ses hommes avaient utilisé une entreprise privée – Federal Express – pour expédier le précieux chargement jusqu’à ses locaux situés dans la Patrick Air Force Base, une base militaire américaine située en Floride.

La police colombienne dut garder le silence jusqu’à ce que, un an plus tard, les médias américains rendent public un rapport de la Drug Enforcement Administration. Dix employés de DynCorp ont également été impliqués dans un trafic d’amphétamines, en 2000. Les éléments de l’enquête menée par le ministère de la justice colombien ont mystérieusement « disparu », tandis que l’entreprise se contentait d’expulser ou de muter les personnes incriminées.

Washington fait tout pour étouffer ce genre d’affaires risquant de mettre en danger les opérations que le Pentagone mène avec DynCorp dans plusieurs pays, notamment en Irak. C’est pour cette raison que la capture et la rétention par les FARC, le 13 février 2003, de trois employés – rebaptisés « otages » par les médias – de California Microwave Systems, qui, dans le sud du pays, « réalisaient des opérations de renseignement (11) », ont été peu médiatisées.

Avant les attentats du 11-Septembre, les guérillas colombiennes jouissaient du statut de forces politiques belligérantes. Depuis, le département d’Etat américain les a rebaptisées organisations « terroristes ». En octobre 2004, le Congrès des Etats-Unis a approuvé l’augmentation – jusqu’à 800 – du nombre de membres des forces spéciales présents en Colombie, tout en portant à 600 le seuil des sous-traitants autorisés. De la même manière, il a permis l’utilisation de l’aide militaire « anti-narco » à des fins de contre-insurrection, laquelle implique également les sous-traitants et les SMP.

En fait, abandonnant les faux-fuyants, Washington a officialisé ce qui a toujours été une réalité. Cette continuité dans le changement a pris un nom – le plan Patriote –, et l’axe de la guerre s’est déplacé, notamment en direction des zones pétrolières, à proximité de la frontière du Venezuela.

La guérilla fait obstacle à l’exploitation et au transport du pétrole, considérant qu’il ne profite qu’aux transnationales et à une poignée de Colombiens. La première entreprise à utiliser des mercenaires pour protéger ses infrastructures a été Texaco. En 1997 et 1998, la britannique Defence Systems Ltd. collaborait avec l’armée tout en entraînant des paramilitaires pour le compte de British Petroleum, Total et Triton, et en ayant recours à l’entreprise israélienne Silver Shadow pour acquérir de l’armement.

Le 13 décembre 1998, des hélicoptères ont bombardé des bicoques à Santo Domingo, un hameau situé à proximité du Venezuela. D’après l’armée, s’y trouvaient les membres d’une colonne guérillera. En réalité, les dix-huit victimes étaient des paysans. L’objectif avait été repéré et signalé par les mercenaires au service de l’Occidental Petroleum, sur les propriétés de laquelle a été préparée une partie de l’opération. C’est également de là que s’envolèrent les appareils de Florida Air Scan, avec, à bord, trois Américains, dont un militaire en activité. Ils se sont évanouis depuis, et le gouvernement des Etats-Unis refuse de les livrer à la justice colombienne (12).

En septembre 2003, Bogotá a accepté de signer un accord avec les Etats-Unis, accord dans lequel le gouvernement colombien s’engage à ne pas envoyer de citoyens américains ayant commis d’éventuels crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale (CPI) sans l’autorisation de Washington. Qui se chargera dès lors de punir les crimes et les délits commis par les mercenaires travaillant pour les SMP ? Autre question : la politique de « sécurité démocratique » du président Alvaro Uribe s’appuie sur la création d’un contingent de 25 000 « soldats-paysans », de fronts locaux de sécurité dans les quartiers et d’un réseau d’un million d’« informateurs ». Déjà, on doit à ces informateurs des vagues de détentions massives, sur la base d’accusations fantaisistes, de supposés « agents de la guérilla ». Qui contrôlera ces nouveaux acteurs d’une guerre chaque jour davantage, et dangereusement, privatisée ?

Des paramilitaires aux « soldats-paysans » et aux SMP, rien d’autre, somme toute, que l’extension et l’actualisation de la stratégie théorisée dès 1967 : « Si une guerre limitée conventionnelle entraîne trop de risques, alors les techniques paramilitaires peuvent fournir une manière sûre et utile permettant d’appliquer la force en vue d’obtenir les fins politiques (13). »

Hernando Calvo Ospina.
« Mercenaires »

Sociétés militaires privées dans le chaos irakien, par Sami Makki
De tout temps, en tous lieux...
Un métier vieux comme le monde, par Peter Warren Singer
Le grand bazar des armes
Du côté de Carthage, par Gustave Flaubert
Les acteurs cachés du conflit colombien, par Hernando Calvo Ospina
Printemps 1640, par Georges Blond
Des aventuriers aux professionnels
En Afrique, une nouvelle génération de « chiens de guerre », par Philippe Leymarie
Défenses européennes en voie d’externalisation, par Philippe Leymarie
Le mercenariat est hors la loi, vive le mercenariat !, par Barbara Vignaux
« Mercenaires » : compléments documentaires

Amérique latine
Colombie
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Etats-Unis (affaires extérieures)
Affairisme
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Conflits
Drogue
Entreprise
Guérilla







LE MONDE DIPLOMATIQUE | novembre 2004 | Pages 26 et 27
http://www.monde-dip...VO_OSPINA/11669

#26 Daman

    Démiurge désinvolte

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Posté 18 juin 2005 à 19:47

Il est clair, ferma que dans ces conditions, certaines formes de "terrorisme" relèvent du devoir civique.
Laissez-moi rire... :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#27 ferma

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Posté 18 juin 2005 à 19:59

En effet DAMAN,sur ce qui s'y passe,c'est la dernière des solutions :bravo:

#28 ferma

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Posté 20 juin 2005 à 09:25

Un général US déclare le Venezuela un danger pour le continent


SARAH WAGNER Caracas (Venezuela) -



15 Juin 2005 Dans une interview au quotidien de Miami, El Nuevo Herald, le général John Craddock (sic - ndt) chef de la "Southern Command", a mis en garde contre le danger d'un "populisme radical" et des "menaces transnationales" en Amérique latine, et qualifia l'influence du Venezuela. sur ses voisins comme "génératrice de déstabilisations qui représentent un danger pour le continent." Le ministre vénézuélien de la Communication et de l'Information a répondu que le gouvernement des Etats-Unis constitue la véritable force déstabilisatrice dans le monde. Dans la lignée d'autres commentaires déjà formulés par la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, Craddock affirma "que la menace contre la démocratie au Venezuela" est bien réelle. La démocratie "est en train d'être changée au Venezuela afin d'éliminer la séparation des pouvoirs, le processus de contrôle et d'équilibre. Je crois qu'il existe un danger pour les voisins du Venezuela si ce processus était exporté, et s'ils tentent d'influencer leurs voisins ou d'autres pays dans la région, cela pourrait devenir une situation de déstabilisation qui ne rendrait pas service à la région... Je crois que les voisins se sentent plutôt concernés."

L'interview de Craddock eut lieu quelques heures après qu'il ait eut présidé la cérémonie de graduation de 22 officiers de l'Institut pour la Coopération pour la Sécurité Continentale (Institute for Cooperation for Hemispheric Security ), connu anciennement sous le nom de l'Ecole des Amériques (School of Americas), et situé à Fort Bennings, Géorgie. L'Ecole des Amériques a formé de nombreux unités militaires parmi les plus féroces de l'Amérique latine, et qui sont responsables de dizaines de milliers de meurtres, disparitions, tortures et viols...

Le ministre vénézuélien de la Communication et de l'Information Andres Izarra a qualifié les propos de Craddock comme la continuation "de la même rengaine qui été répétée par le Département d'Etat des Etats-Unis et que cette politique connu de nombreux échecs ces derniers temps." Izarra a dit que c'était la politique étrangère des Etats-Unis qui était "la plus déstabilisatrice au monde", à cause de ses invasions de pays et de leurs violations des droits de l'homme. Le Ministre de la Défense du Venezuela, le général Jorge Luis Garcia Carneiro, a aussi commenté cette interview, en affirmant que le Venezuela ne prêtait plus attention à ce genre de commentaires parce que "ceci a été la politique de l'administration Bush".

En tant que chef de la "Southern Command", le général Craddock est à la tête de toutes les opérations militaires et services de renseignement US en Amérique latine. A "quelques rares exceptions", comme Cuba et le Venezuela, a affirmé le général, il entretenait de bonnes relations avec le reste de l'Amérique latine. Il qualifia les relations avec l'Amérique centrale de "magnifiques" et celles avec le Brésil "d'excellentes". Il déclara que "plus nous avons de contacts, et plus nous aurons d'occasions pour comprendre leur fonctionnement, et plus ils auront d'occasions pour comprendre notre fonctionnement, comment nous formons et entraînons nos forces militaires."

Sarah Wagner journaliste états-unienne vivant au Venezuela
http://www.alia2.net/article5843.html

#29 ZeH

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Posté 23 août 2005 à 22:23

Et une petite fatwa chrétienne... :D

Un télévangéliste américain appelle à assassiner Chavez

WASHINGTON (AFP) - Un célèbre télévangeliste américain a créé une vive émotion mardi, aux Etats-Unis et au Venezuela, en appelant à assassiner le président vénézuélien Hugo Chavez, des propos immédiatement qualifiés de "déplacés" par Washington qui a affirmé ne pas partager le point de vue de ce "simple citoyen".
Le très conservateur Pat Robertson, volontiers polémiste, a exhorté les Etats-Unis à assassiner M. Chavez lors d'une émission religieuse lundi soir. "Si il (Chavez) croit que nous essayons de le tuer, je pense que nous devrions y aller et le faire", a déclaré le prédicateur, 75 ans, sur la chaîne câblée Christian Broadcasting Network (CBN), proche des chrétiens fondamentalistes.

L'élimination physique de Chavez, "dangereux ennemi" des Etats-Unis, "coûterait beaucoup moins cher que de lancer une guerre", a avancé M. Robertson. "Après avoir détruit l'économie du Venezuela, (Chavez) veut faire de son pays un tremplin pour l'infiltration communiste et l'extrémisme musulman sur tout le continent", a-t-il lancé.
Un porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack, a dénoncé mardi ces propos en assurant qu'"ils ne représentaient pas la politique des Etats-Unis". Les commentaires de M. Robertson sont "déplacés" et "toutes les allégations indiquant que nous préparons une action hostile contre le gouvernement du Venezuela sont complètement sans fondement", a-t-il dit.

"Les gens, partout dans le monde, doivent entendre ces propos pour ce qu'ils sont: la simple expression d'un citoyen", a-t-il insisté.

Interrogé de son côté pour savoir si l'assassinat de M. Chavez avait été envisagé, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a répondu: "Pas que je sache. Et je pense que je le saurais. (...) C'est un simple citoyen (Robertson) et les simples citoyens sont habitués à dire toutes sortes de choses tout le temps".

L'ambassadeur vénézuélien à Washington s'est inscrit en faux contre cette explication, rappelant que M. Robertson, candidat malheureux à l'investiture présidentielle du parti républicain en 1988, était "l'un des alliés les plus fidèles du président" Bush.

"M. Robertson n'est évidemment pas qu'un simple citoyen", s'est emporté Bernardo Alvarez Herrera, lors d'une conférence de presse retransmise par plusieurs chaînes américaines.

"La coalition chrétienne qu'il dirige compte 2 millions d'adhérents et un budget de plusieurs millions de dollars par an", a-t-il souligné, notant qu'en 2000 ce groupe avait aidé le futur président Bush à remporter une primaire déterminante en Caroline du Nord qui l'a catapulté dans la course pour la Maison Blanche.

L'ambassadeur a estimé que les propos du prédicateur méritaient "une condamnation très forte de la part de la Maison Blanche". Il a également appelé Washington à assurer la sécurité du président Chavez lors de sa visite prévue aux Nations Unies en septembre.

Farouche critique de la politique américaine, le président Chavez a plusieurs fois accusé les Etats-Unis de chercher à l'assassiner. Il soupçonne Washington d'être derrière le coup d'Etat d'avril 2002 et la grande grève de décembre 2002 à février 2003, qui visait à torpiller l'industrie pétrolière vénézuélienne, le poumon économique du pays.
En ce qui me concerne, je n'ai pas à m'inquiéter d'être un jour traitre à mes idées, J'en ai jamais eu.

#30 Tixi

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Posté 23 août 2005 à 22:26

que racontes-tu zeh ? il n'y a que les islamistes barbus criant allah ackbar et les méchants communistes avec le couteau entre les dents qui sont méchant le reste de la planète sont gentils et ne veulent que notre bien .....