http://patrobertson.com/
**Hugo Chavez et le Venezuela**
#31
Posté 25 août 2005 à 17:30
#32
Posté 26 août 2005 à 18:59
Avant même d'arriver au Venezuela, au cours d'une visite récente, j'ai été confronté au gouffre qui sépare les classes sociales dans ce pays. Durant mon vol de Miami à Caracas, je me suis trouvé assis à côté d'une Vénézuélienne extrêmement bien habillée. A en juger à son aspect prospère, je m'attendais à ce qu'elle saisisse la première opportunité qui se serait présentée pour se lancer dans une diatribe contre le président Hugo Chavez. Hélas, j'avais raison.
Nous eumes une conversation très courtoise, jusqu'au moment où nous avons abordé le combat politique en cours au Venezuela. « Ce Chavez », siffla-t-elle, « il est terrible. terrible !. » Il « trompe le peuple » et « il est en train de ruiner le pays ».
Cette femme possède une maison de prêt-à-porter de luxe pour dames, liée à des marques leader aux Etats-Unis. Lui ayant demandé si Chavez avait porté atteinte d'une quelconque manière à ses affaires, elle me répondit : « Non, non, absolument pas. » « Mais beaucoup d'hommes et de femmes d'affaires », s 'empressa-t-elle d'ajouter, « ont été lésés de manière irréparable, comme d' ailleurs l'économie vénézuélienne dans son ensemble ». Elle continua à dénoncer Chavez en termes définitifs, et m'avertit du désastre national qui ne manquera pas de se produire si « ce démon » continue à n'en faire qu'à sa tête.
D'autres détracteurs de Chavez, que j'ai rencontrés au Venezuela, partageaient le même système d'attaque : mesuré quant aux détails, mais venimeux, vociférant avec toute la férocité de gens qui craignent que leurs droits héréditaires (c'est-à-dire : leurs privilèges de classe) soient menacés simplement parce que des gens, situés au-dessous d'eux sur l'échelle sociale, obtiennent désormais une part légèrement plus généreuse du gâteau. Ce sont plus de 80% des Vénézuéliens qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Avant Chavez, la plupart des pauvres n'avaient jamais vu ni médecin, ni dentiste. Leurs enfants n'étaient jamais allés à l'école, dont ils auraient été incapables d'acquitter le coût annuel. Les « ajustements » néolibéraux du marché, dans les années 1980 et 1990 n'ont fait qu'empirer les choses, coupant les allocations sociales et éliminant toute subvention aux biens de consommation de première nécessité. Les gouvernements successifs n'ont rien fait contre la corruption généralisée, rien non plus à propos du gouffre qui allait s'élargissant entre les riches et les pauvres, de la malnutrition qui s'étendait, ni du désespoir qui se généralisait. Loin de ruiner le pays, voici certaines des mesures positives et menées à bien par le gouvernement Chavez :
- Une réforme agraire, visant à aider les petits possédants et les pauvres sans terres, a été instituée. En mars dernier, une énorme propriété terrienne que possédait une compagnie britannique de production de viande de bouf a été occupée par des ouvriers agricoles, afin d'exiger qu'elle soit transformée en exploitation agricole ; - Désormais, l'éducation est gratuite (y compris au niveau universitaire), ce qui a entraîné une augmentation spectaculaire dans l'assiduité et les inscriptions dans les établissements scolaires ;
- Le gouvernement a mis au point un programme de conservation des milieux marins, et il prend des mesures afin de protéger son territoire ainsi que les droits de pêche des populations indigènes :
- Des banques spécialisées assistent désormais les petites entreprises, les ouvriers des coopératives et les paysans ;
- Des tentatives de privatiser encore plus l'industrie pétrolière étatisée - publique encore à 80 % - ont été stoppées, et des limites ont été imposées à la pénétration du capital étranger ;
- Chavez a mis à la porte les conseillers militaires américains et il a interdit le survol du territoire du Venezuela par des avions militaires américains engagés dans la contre-insurrection en Colombie ;
- Des « Cercles bolivariens » ont été mis en place dans l'ensemble du pays, ainsi que des comités de quartiers destinés à mobiliser les citoyens, au niveau municipal, afin qu'ils apportent leur contribution à des campagnes d' alphabétisation, d'éducation populaire ou de vaccination, ainsi qu'à d' autres services publics ;
- Le gouvernement emploie des chômeurs, à titre temporaire, afin de réparer les rues ainsi que les systèmes d'adduction d'eau et d'assainissement dans les quartiers défavorisés.
Et puis - surtout - il y a le programme sanitaire. J'ai visité une clinique dentaire dans l'Etat d'où Chavez est originaire : celui de Barinas. Le personnel comportait quatre dentistes, dont deux jeunes femmes vénézuéliennes. Les deux autres dentistes étaient des Cubains, venus dans le cadre d'un programme de coopération d'une durée d'un an. Les dentistes vénézuéliennes m'ont indiqué qu'auparavant les dentistes n'avaient pas suffisamment de travail. Il y avait des millions de personnes qui avaient besoin de se faire soigner, mais les soins étaient sévèrement rationnés par la capacité pécuniaire des patients. Les soins dentaires étaient distribués de la même manière que n'importe quel produit commercial, non pas à tout ceux qui en avaient besoin, mais uniquement à ceux qui pouvaient les payer. Quand la première clinique gratuite de l'Etat de Barinas ouvrit ses portes, elle fut envahie par des patients souffrant de problèmes dentaires. Aucun n' a été refusé. Même des opposants au gouvernement Chavez, mettant temporairement leurs aversions politiques, ont profité de ces soins gratuits. La plupart des médecins et des dentistes qui travaillent dans les cliniques (ainsi que dans certains dispensaires, ou dans des pharmacies) de « barrio » (de quartier) sont originaires de Cuba. Chavez a aussi affecté des médecins et des dentistes militaires aux cliniques gratuites. Pendant ce temps, la majorité de l'establishment médical vénézuélien s'oppose de manière véhémente au programme des cliniques gratuites, dans lequel ils voient une campagne communiste castriste visant à saper les standards médicaux et les gains des médecins. Le fait que les économiquement faibles reçoivent des soins médicaux et dentaires pour la première fois de leur vie ne semble pas avoir beaucoup d'importance, chez les praticiens qui ont « l' esprit professionnel ».
J'ai rendu visite à un magasin d'alimentation communautaire subventionné par le gouvernement. Il y en a partout dans le pays, principalement dans les régions à faibles revenus. Ces modestes établissements vendent des conserves, des pâtes, des bananes, du riz, ainsi que des produits et des fruits à des prix bien inférieurs à ceux du marché : c'est une véritable bénédiction, dans une société où la malnutrition est endémique. Les marchés alimentaires populaires ont éliminé les multiples intermédiaires commerciaux, rendant les produits de base beaucoup plus accessibles aux habitants. La plupart de ces marchés sont tenus par des femmes. Le gouvernement a également créé une banque financée par l'Etat, qui a pour objet de fournir aux femmes économiquement faibles de percevoir des fonds qui leur permettent de créer des coopératives dans leurs communautés de quartier.
Les coopératives ouvrières sont de plus en plus nombreuses. Une d'entre elles, à Caracas, a débuté en transformant un vaste dépôt d'ordures en usine de chaussures, puis en atelier de production de T-shirts. Financée par le ministère du Pétrole, cette coopérative a donné du travail à près de mille personnes. Les employés semblent enthousiastes et optimistes. Etonnamment, beaucoup de Vénézuéliens ne savent que relativement peu de choses au sujet de ces coopératives ouvrières. Ou, peut-être, n'est-ce pas très surprenant, étant donné le quasi-monopole exercé par le capital privé sur la presse écrite ainsi que sur les médias audiovisuels. Les magnats des médias, ultrariches et véhémentement anti-Chavez, possèdent quatre des cinq stations de télévision, ainsi que la majorité des quotidiens. L'homme le plus responsable des développements révolutionnaires au Venezuela, Hugo Chavez, s'est vu gratifier du traitement ad hominem habituel dans les médias états-uniens. Un article du San Francisco Chronicle l'a décrit comme le « président pugnace du Venezuela ». Un autre article du Chronicle (du 30.11.2001) citait un opposant qui qualifiait Chavez de « psychopathe, de type terriblement agressif. » Le Financial Times, de Londres, le considère « de plus en plus autocratique », et comme quelqu'un qui préside un pays que l'on pourrait qualifier de « démocratie voyoute ». Dans The Nation du 6 mai 2002, Marc Cooper - un de ces libéraux du temps de la Guerre froide qui défendent aujourd'hui régulièrement l'empire américain
- écrit que le président démocratiquement élu Chavez s'exprime « souvent comme un malfrat », qui « flirte avec la mégalomanie ».
Le comportement de Chavez, persifle Cooper, « tutoie la paranoia », relève d' une « démagogie aux gros sabots », mise en scène dans un style « de plus en plus autocratique ». Comme beaucoup d'autres détracteurs de Chavez, Cooper minimise ses réalisations, et a recours à l'injure, en lieu et place d'une analyse étayée.
D'autres ténors des médias ont qualifié Chavez de « belliciste », « obsidional », « violent », « incompétent » et « dictatorial ». Pour eux, il s'agit d'un « populiste de caserne », d'un « fier à bras » et, par-dessus tout, d'un « gauchiste ». On n'explique jamais ce que ce terme de « gauchiste » peut bien signifier.
Un « gauchiste » (ou plus exactement : un tenant de la gauche) est quelqu'un qui préconise une distribution plus équitable des ressources sociales et des services humanitaires, et qui soutient le genre de programmes que le gouvernement Chavez est en train de mettre en place. (De même, un homme de droite est quelqu'un qui s'oppose à de tels programmes et ouvre à renforcer les privilèges insatiables du capital privé et de gens extrêmement riches se comptant sur les doigts de la main.) Le terme « gauchiste » est fréquemment brandi par les médias américains, mais il est rarement défini. Le pouvoir de cette marque d'infamie tient à ce qu'elle reste indéfinie, ce qui lui permet d'avoir un impact diabolisant abstrait et totalement artificiel, qui interdit tout examen rationnel de son contenu politique.
Pendant ce temps-là, les opposants de Chavez, qui ont mis en scène un coup d 'état illégal et anticonstitutionnel en avril 2002 contre le gouvernement démocratiquement élu, sont présentés, dans les médias américains, comme des champions d'une gouvernance « pro-démocratique » et « pro-occidentale ». Nous parlons ici des ploutocrates du libre marché et des dirigeants appartenant au complexe économico-militaire d'un ordre social inégalitaire qui ont tué plus de personnes, durant les quarante-huit heures qu'ils ont passé au pouvoir, en 2002, que Chavez n'en a jamais lésé durant toutes les années qu'il a passées au pouvoir.
Un de ces criminels, le général Carlos Alfonzo, ayant été mis en accusation pour le rôle qu'il a joué dans cette opération, le New York Times a décidé de le qualifier de « dissident », dont les droits fondamentaux étaient [comme de bien entendu] bafoués par le gouvernement Chavez. Quatre autres officiers supérieurs, accusés d'avoir été les meneurs du coup d'Etat avorté de 2002, vont vraisemblablement devoir répondre de leurs agissements devant la justice. Nu doute qu'eux aussi seront qualifiés non pas de conjurateurs ni de traîtres ayant tenté de détruire un gouvernement démocratique, mais de « dissidents », c'est-à-dire d'individus honnêtes auxquels ont dénie leur droit à ne pas être d'accord avec leur gouvernement.
Le président Hugo Chavez, aux conférences duquel j'ai assisté à trois occasions, a montré qu'il est un homme bien éduqué, éloquent, remarquablement bien informé et très cultivé. Il manifeste un dévouement sincère à apporter des changements salutaires à la grande masse de son peuple, c'est quelqu'un qui semble, à tous points de vue, digne de la révolution démocratique, pacifique et honnête qu'il dirige. Des millions de ses compatriotes voient en lui le seul président qui ait jamais apporté un intérêt aux zones les plus déshéritées du pays. Rien d'étonnant dès lors qu' il soit la cible des calomnies et des tentatives de le mettre à l'écart venues des échelons supérieurs de son propre pays et des cercles dirigeant d 'un grand voisin du nord.
Chavez accuse le gouvernement américain de comploter afin de l'assassiner. Je le crois aisément.
http://www.thirdworldtraveler.com/Parenti/..._Venezuela.html
Et bien vive Chavez!!
Ce message a été modifié par ferma - 26 août 2005 à 19:03.
#33
Posté 03 septembre 2005 à 23:54
XINHUANET, 29 août 2005
CARACAS, 28 août 2005. Le gouvernement vénézuélien a annoncé dimanche qu’il apporterait une aide a plus de 7 millions de pauvres vivant aux Etat-Unis, première puissance économique du monde.
Dans un programme diffusé à la radio et à la télévision, le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré qu’il existait un grand nombre de personnes pauvres aux Etats-Unis, et que chaque annéee nombreux d’entre eux mourraient de froid en hiver.
C’est pourquoi "nous allons offrir du combustible de chauffage 40% moins cher" que le prix sur le marché, a indiqué M. Chavez avant d’ajouter que ce plan aiderait 7 à 8 millions de pauvres aux Etats-Unis.
Il a également annoncé que le combustible pourrait être distribué par des organisations garanties par le vétéran des droits de l’Homme aux Etats-Unis Jesse Jackson, l’acteur Danny Glover et d’autres personnalités.
Jesse Jackson, actuellement en visite au Venezuela, a annoncé sa participation au plan aux côtés du président Chavez pendant la diffusion du programme à la télévision.
En plus de la distribution du combustible, le plan d’aide offre 150 000 opérations des yeux pour les patients américains et 242 000 pour les patients originaires d’autres pays d’amérique latine et des Caraïbes. Fin
Source :
www.french.xinhuanet.com/french/2005-08/29/content_155595.htm
Chavez veut aider les Américains pauvres à se chauffer cet hiver
ATS, 29 août 2005
Extrait :
CARACAS - Le président vénézuélien Hugo Chavez a fait part dimanche de son souhait d’aider les Américains les plus démunis à se chauffer l’hiver prochain. Il veut leur distribuer du combustible pour leur chauffage.
« Mais nous offrirons notre combustible au prix réel du marché. Nous ne perdrons pas un centime. Quelque 140 demandes de combustible ont été déjà adressées à notre ambassade à Washington », a-t-il assuré.
Le président vénézuelien a également appelé les Américains, « hommes, femmes, enfants », qui rencontrent des problèmes aux yeux à venir se faire opérer à Cuba. « Nous en avons parlé avec Fidel Castro. Nous avons déjà estimé à 150 000 par an le nombre d’Américains que nous pouvons soigner avec Cuba », a-t-il lancé, appelant en anglais les Américains à se rendre à l’ambassade vénézuélienne à Washington pour faire enregistrer leur demande.
Les hôpitaux des deux pays sont en mesure d’opérer chaque année de la vue, notamment de la cataracte, 600 000 patients d’Amérique latine dans le cadre du « Plan Miracle » lancé à Cuba, avaient indiqué Hugo Chavez et Fidel Castro.
Lire :
www.edicom.ch/news/international/050829022614.mo.shtml
#34
Posté 11 janvier 2006 à 19:01
Lisez cet article de LGS !
Chavez, antisémitisme et campagne de désinformation : à propos d’un article calomnieux de Libération, par Romain Migus.
10 janvier 2006
Caracas, lundi 9 Janvier 2005
A la lecture de l’article de Jean Hebert Armengaud, « le credo antisémite de Hugo Chavez » (Libération du 9 janvier 2006), je fus pris de sérieux doutes personnels. Vivrais-je dans un pays ou le président démocratiquement élu stigmatiserait une part de sa population en raison de sa religion ? Le chavisme serait-il un mouvement politique antisémite ? Serais-je devenu aveugle au point de ne pas voir les pogroms bolivariens ? Serais-je devenu sourd au point de ne pas entendre les appels à la haine contre les juifs professés depuis l’ exécutif ? ( Le Monde du 9 janvier n’est pas en reste... : Le centre Wiesenthal accuse Hugo Chavez d’antisémitisme. www.lemonde.fr/web Ndlr. )
Mes doutes personnels ne durèrent pas plus longtemps que la lecture du titre de l’article de Libération. Car placé légèrement en dessous, apparaissait le nom de l’auteur de cette accusation. Jean Hébert Armengaud se fait depuis plusieurs années l’écho des accusations les plus violentes contre le gouvernement bolivarien. Mes doutes ont rapidement changé d’objet pour se porter sur la validité de l’interprétation des sources du journaliste et sa définition de la déontologie.
L’affaire n’est pas mince. Chavez est décrit comme un antisémite notoire, reproduisant les pires stéréotypes sur les adeptes du judaïsme dans la ligne directe des « protocoles des sages de Sion ».
Le journaliste de Libération nous prévient que le délit eut lieu la veille de Noël, oú « Hugo Chávez visite un centre d’hébergement et de réinsertion de personnes sans domicile fixe à Miranda, dans l’Etat de Zulia. » Le 24 décembre accompagné du maire de Caracas et de quelques ministres le Président visitait un Noyau de Développement Endogène, modèle bolivarien d’une économie alternative, situé proche de Acevedo dans l’Etat du Miranda. Le noyau de développement endogène n’est en rien un centre d’hébergement de SDF, et l’Etat du Miranda ne peut évidemment pas être situé dans l’Etat du Zulia.
Ces précisions géographiques peuvent paraître inutile au lecteur français mais ils sont tout de même révélateurs sur la connaissance qu’à Mr Armengaud du pays bolivarien ainsi que sa capacité a vérifié ses sources.
suite et source ici :www.legrandsoir.info
#35
Posté 13 janvier 2006 à 02:53
La suite des événements : même la communauté juive du Vénézuéla est d'avis que ceux qui ont taxé Chávez d'antisémitisme ont été plus royalistes que le roi !
Citation
jeudi 12 janvier 2006 , par (R. B.) Agence PAF
La principale communauté juive vénézuélienne et plusieurs groupes juifs américains accusent le centre de Simon Wiesenthal de précipitation par rapport aux accusations d’antisémitisme portées contre le président du Venezuela, Hugo Chavez.
Les dirigeants de la communauté juive du Venezuela ont préparé un courrier en direction du Centre, en dénonçant le fait qu’il avait mal interprété le discours de Chavez et qu’ils ne les avaient pas consultés avant de prendre position et d’attaquer le président du Venezuela. « Vous avez interféré dans le statut politique, la sécurité, et la sérénité de notre communauté. Vous avez agi tout seuls, sans nous consulter, sur des questions que vous ne connaissez pas ou ne comprenez pas... ». Des copies de la lettre doivent également être envoyées aux dirigeants du congrès juif mondial et du comité juif américain.
La semaine dernière le Centre de Wiesenthal avait écrit à Chavez, exigeant qu’il fasse des excuses pour ce que le Centre affirmait être une référence négative aux juifs pendant un discours prononcé la veille de Noël. Le Centre avait également demandé aux gouvernements d’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay « de geler le processus » visant à incorporer le Venezuela dans Mercosur, (Marché commun du Cône sud) tant que le président vénézuélien n’aura pas fait des excuses publiques.
Cette prise de position de la communauté juive vénézuélienne intervient au moment ou en France, la plupart des « grands » médias nationaux, au rang desquels figurent Le Monde et Libération, ont relayé abondamment la prise de position du Centre Simon Wiesenthal, reprenant à leur compte l’affirmation selon laquelle Chavez aurait eu des propos antisémite et, de se fait, serait antisémite. La démonstration est ainsi faite que les rédactions de ces deux quotidiens ne prennent pas la peine de vérifier leurs sources et participent activement à la désinformation.
http://www.agence-pa...3?id_article=35
#36 fionabarber
Posté 13 janvier 2006 à 03:32
bush is crazy
#37 diamant bleue
Posté 13 janvier 2006 à 11:30
Citation
Citation
La question est plutot : pourquoi donc le Centre Wiesenthal a-t-il senti les juifs visés par ces propos ?
#38
Posté 15 janvier 2006 à 16:45
Citation
LIBERATION RELAIE LE CENTRE SIMON WIESENTHAL DANS SA CAMPAGNE ANTI-CHAVEZ . Un petit rappel de ce qu’est devenu ce Centre passé DE LA CHASSE AUX NAZIS A LA CHASSE DE TOUS LES ANTI-NEO-CONS DE LA PLANÈTE s’impose :
Ce n’est pas la première fois que ce Centre s’en prend a tout démocrate révulsé par la politique neo-conservatrice US et la politique d’Israel contre les Palestiniens
En 2003 le CSW organisait une conférence à l’UNESCO (Paris) où l’on a retrouvé tous nos neo-cons sionistes habituel : Sarkozy, Klarsfeld ...ainsi que les dirigeants US de ce lobby contemporain passant de sa vocation initiale de chasseur de nazis à la chasse de tout ce que la planète compte de critiques de la politique d’Israel : Desmond Tutu dénonçant l’apartheid contre les Palestiniens , l’Ambassadeur en Israel Cowper Poles de Grande Bretagne constatant qu’Israel avait construit le plus grand camp de concentration du monde pour 3 Millions de Palestiniens, la Présidente suedoise de l’UE dénonçant les assassinats ciblés ...
Qu’il fut le principal promoteur aux USA de l’accusation "France ANTISEMITE " allant jusqu’à organiser le boycott de la France n’étonnera personne ; pas plus que son role de grand thurerifaires de la guerre contre l’ Irak (lettre à Rumsfeld "nos prières vous accompagnent" )
Pour Chavez , le Neo-Cons CSW n’allait pas le rater ! C’est fait .
#39
Posté 15 janvier 2006 à 16:53
http://bellaciao.org...d_article=22231
#40
Posté 16 janvier 2006 à 00:57
Citation
Les soi-disant porte-paroles de certaines communautés, ce qui n'est pas la même chose.
#41 diamant bleue
Posté 16 janvier 2006 à 11:18
Isis Rider, le Lundi 16 Janvier 2006, 01:02, dit :
Citation
Les soi-disant porte-paroles de certaines communautés, ce qui n'est pas la même chose.
et la communauté dont je parle n'est pas religieuse mais politique... donc les portes paroles sont d'autant plus représentatif... enfin je leur souhaite... sinon ils sont encore plus c*** que ce que je pense...
#42
Posté 16 janvier 2006 à 12:23
Citation
#43
Posté 16 janvier 2006 à 18:43
de Michel Collon
Comment expliquer que des médiamensonges comme le "Chavez antisémite" de Libération (voir ci-dessous l’article truqué et nos preuves) soit produit, puis repris avec autant de facilité ? Explications sur les causes et les méthodes de la "diabolisation"...
Lundi 9, Libération accuse Chavez d’antisémitisme. Le lendemain, Le Monde et Le Soir de Belgique et bien d’autres recopient. Mais quiconque va vérifier le texte du discours en question sur le site du gouvernement du Venezuela peut constater que... la citation est tronquée. Libé a supprimé tout un passage ! Sans même ajouter les traditionnels (...).
Mensonge par omission. Un classique. Prenez n’importe quelle citation d’une certaine longueur, découpez-la à votre manière et vous pourrez lui faire dire le contraire de l’original !
Libé a fait ce qui est interdit dans toute école de journalisme qui se respecte. On reprend une source archi-suspecte, déjà prise en flagrant délit, on truque une citation, on ajoute quelques suppositions gratuites, on écarte les faits réels. Et les autres recopient. Pourquoi ? Bavure ? Erreur de journalistes pressés par le temps ? L’excuse serait valable si
1. Toutes les « erreurs » commises par Libé (et d’autres) sur le Venezuela depuis quatre ans n’allaient pas toujours dans le même sens : contre Chavez, pour le diaboliser.
2. Si les médias présentaient une rectification honnête quand les faits sont prouvés. On attend toujours.
Il y a quelques mois, j’avais eu l’occasion de prononcer à Caracas justement, au Forum Mondial de la Jeunesse un discours intitulé « Les cinq règles de la propagande de guerre ». Inspiré notamment des travaux d’Anne Morelli en critique des médias, j’y analysais comment les médias travaillent quand ils ont décidé de diaboliser un peuple ou un dirigeant. Relisant ce discours , je constate que tous les principes de la propagande de guerre ont été appliqués contre Chavez ces dernières années et dans ce cas-ci :
-1. Occulter les intérêts économiques
-2. Démoniser qui résiste
-3. Occulter l’histoire et la géographie
-4. « Notre guerre ne vise pas un peuple, mais seulement un dirigeant »
-5. Monopoliser l’info, empêcher le débat http://www.michelcollon.info/articles.php?...&log=attentionm
Les médias français, belges et occidentaux en général ont quasi tous « diabolisé » Chavez en l’étiquetant successivement de « populiste », « démagogue », « militariste », « simpliste », « primate » (sic), etc...
Ils ont caché l’essentiel : si Chavez déplaît tellement aux Etats-Unis mais aussi à toutes les multinationales, à tous les riches, c’est parce que sa révolution donne le mauvais exemple. Tous nos médias pleurent régulièrement sur la pauvreté dans le monde (en s’abstenant soigneusement de creuser les causes), or voici un homme qui résoud le problème, et on fait silence ou on le diabolise ! Comment est-ce possible ?
Parce que sa solution simple est un exemple « dangereux » si on l’appliquait dans tout le tiers monde : aujourd’hui, au Venezuela, l’argent du pétrole ne part plus dans les poches des multinationales et de l’élite locale ! Non, il sert à des programmes sociaux : nourrir, soigner, éduquer les pauvres. C’est-à-dire 60% de la population. Quand ces gens crevaient de faim non loin des piscines des riches, nos médias trouvaient le Venezuela tout à fait démocratique et fréquentable. A présent qu’ils ont à manger, c’est la « dictature » ! Et pour diaboliser Chavez on a déjà essayé diverses étiquettes qui n’ont pas marché, alors à présent, on essaie « antisémite ». En Europe, ça marche très bien pour étouffer un débat.
Ces médias qui décernent bons et mauvais points selon les intérêts des multinationales, ce sont eux que nous devons soumettre à un test-média sérieux. Voici une preuve de plus : un "vidéo-trottoir" a été réalisé à Bruxelles par ma partenaire Vanessa : elle demandait à des gens, au hasard, dans la rue : « Que savez-vous du Venezuela ? » Bilan catastrophique 1. La moitié ignorait quelle était la ressource principale de ce pays, à savoir le pétrole. 2. Personne n’était au courant que l’argent du pétrole servait à des réformes sociales. Mais si on cache ces deux éléments essentiels, comment le public pourrait-il comprendre pourquoi Bush veut à tout prix attaquer ce pays ? Une telle couverture médiatique, ce n’est pas une information, mais une propagande de guerre qui justifie de futures agressions.
Eh bien, de tels médiamensonges, ça suffit ! Quiconque souhaite lutter pour la paix, pour le progrès social, se retrouve forcé de lutter d’abord pour le droit à une information correcte ! Nous suggérons d’écrire à la rédaction de ces médias pour leur demander des explications et des rectifications.
Et comme nous ne nous faisons pas trop d’illusions, sachant que derrière la presse, il y a des intérêts puissants, nous appelons chacun à nous communiquer des exemples de médiamensonges qu’il a constatés ou qu’il soupçonne. Des choses sérieuses, précises, documentées. Nous préparons un groupe de travail anti-médiamensonges et vous tiendrons prochainement au courant.
Merci d’avance
Source : http://www.michelcollon.info/articles.php?...48&log=articles
#44 fionabarber
Posté 04 février 2006 à 20:46
www.cnn.com
watch video - "chavez: shred american empire"
anguille sous roche?
Ce message a été modifié par fionabarber - 04 février 2006 à 20:48.
#45
Posté 05 février 2006 à 13:47
Le gouvernement de Caracas expulse un millitaire américain accusé d'espionnage
Le Venezuela a ordonné l'expulsion immédiate du pays d'un capitaine de fregate de la marine americaine, a qui le gouvernement de Chavez accuse d'espionnage. Le president venezuelien a averti qu'il a été verifie que d'autres attachés millitaires americains ont réalisés des activités similaires, " le prochain pas sera d'expulser a la mission millitaire complete". L'officiel expulsé, John Correa, selon la version officielle, recevait des informations de plusieurs millitaires venezueliens et les incitait a organiser un mouvement rebelle qui s'allierait contre Chavez. Le departement d'etat americain a nie hier que son attache naval realisait "aucunes activites inadequates" et a annonce qu'il demandera des explications au gouvernement du Venezuela.
#46
Posté 23 septembre 2006 à 15:05
à la 61ème assemblée générale de l’ONU
Version française : [JFG-QuestionsCritiques]
"Représentants des gouvernements du monde, bonjour à tous. Tout d’abord, je voudrais très respectueusement inviter ceux qui n’ont pas lu ce livre à le lire.
Noam Chomsky, l’un des Américains et des intellectuels du monde les plus prestigieux, Noam Chomsky, et ceci est l’un de ces tout derniers ouvrages, ’Hegemony or Survival : The Imperialist Strategy of the United States.’ [L’hégémonie ou la survie : La stratégie impérialiste des Etats-Unis] [Chavez brandit le livre et l’agite en face de l’Assemblée Générale.] C’est un excellent livre qui nous aide à comprendre ce qui s’est passé dans le monde au cours du 20ème siècle, sur ce qui se passe aujourd’hui et sur la plus grande menace qui plane sur notre planète.
Les prétentions hégémoniques de l’Empire Américain mettent en danger la survie-même de l’espèce humaine. Nous continuons de vous alerter sur ce danger et nous en appelons au peuple des Etats-Unis et au monde à faire cesser cette menace, qui est une épée de Damoclès. J’avais pensé, un moment, vous faire la lecture de ce livre, mais pour des raisons de temps, [il fait tourner les pages du livre, qui sont nombreuses] je me contenterai de vous le recommander.
Il se lit facilement, c’est un très bon livre, et je suis sûr, Madame la Présidente, que vous le connaissez. Il a été publié en anglais, en russe, en arabe et en allemand. Je pense que les premiers qui devraient le lire sont nos frères et nos sœurs des Etats-Unis, parce que la menace se trouve exactement dans leurs propres foyers.
Le diable s’est introduit chez eux. Le diable, le diable lui-même, est dans leur maison.
Et Hier, le diable est venu ici. Ici, le diable est entré. Juste ici. [Il fait le signe de croix] Et ça sent encore le soufre aujourd’hui. Hier, Mesdames et Messieurs, de cette tribune, le président des Etats-Unis, le monsieur que j’appelle le Diable, est venu ici parler comme s’il possédait le monde entier. Vraiment. Comme s’il était le propriétaire du monde.
[NDLR : Les mass-medias ne répercutent quasiment que la phrase ci-dessus et ils appelent ça de l’information...]
Je pense que nous pourrions appeler un psychiatre pour analyser la déclaration que le président des Etats-Unis a faite hier. En tant que porte-parole de l’impérialisme, il est venu pour faire partager ses remèdes de charlatan afin d’essayer de préserver le modèle actuel de domination, d’exploitation et de pillage des peuples du monde.
Alfred Hitchcock aurait pu utiliser [cette déclaration] comme scénario pour un de ses films. Je peux même proposer un titre : "La Recette du Diable". Comme Chomsky le dit [dans son livre] de façon claire et détaillée, l’empire américain fait tout ce qu’il peut pour consolider son système de domination. Et nous ne pouvons pas lui permettre de faire cela. Nous ne pouvons autoriser que la dictature mondiale se consolide.
La déclaration du dépositaire du monde - cynique, hypocrite, emplie de cette hypocrisie impérialiste provenant de leur besoin de tout contrôler.
Ils disent qu’ils veulent imposer un modèle démocratique. Mais c’est cela leur modèle démocratique ! C’est le modèle fallacieux des élites et, je dirais, une démocratie très originale qui s’impose par les armes, les bombes et l’artillerie. Quelle étrange démocratie ! Aristote pourrait bien ne pas la reconnaître - ou les autres qui sont aux racines de la démocratie. Quelle sorte de démocratie imposez-vous avec les Marines et les bombes ?
Hier, le président des Etats-Unis nous a dit, ici-même, dans cette salle, et je cite : "Partout où vous regardez, vous entendez des extrémistes vous dire que vous pouvez échapper à la pauvreté et retrouver votre dignité par la violence, la terreur et le martyre". Partout où il regarde, il voit des extrémistes. Et vous, mes frères - il regarde la couleur de votre peau et il dit, oh ! il y a un extrémiste. Evo Morales, le valeureux président de Bolivie est, pour lui, un extrémiste.
Les impérialistes voient des extrémistes partout. Ce n’est pas que nous soyons des extrémistes. C’est que le monde se réveille. Il se réveille partout. Et les gens se lèvent. J’ai le sentiment, cher dictateur du monde, que vous allez vivre le reste de votre vie comme un cauchemar, parce que le reste d’entre nous se lève, tous ceux qui se soulèvent contre l’impérialisme américain, qui réclament l’égalité, le respect, la souveraineté des nations.
Oui, vous pouvez nous appeler des extrémistes, mais nous sommes en train de nous soulever contre l’empire, contre ce modèle de domination.
Alors, le président a dit - et c’est lui qui l’a dit - : "Je suis venu parler directement aux populations du Moyen-Orient, pour leur dire que mon pays veut la paix". C’est vrai. Si nous marchons dans les rues du Bronx, si nous nous promenons dans New York, Washington, San Diego, dans n’importe quelle ville, San Antonio, San Francisco et que nous demandons aux gens, aux citoyens des Etats-Unis, que veut ce pays ? Veut-il la paix ? Ils diront oui. Mais ce gouvernement ne veut pas la paix. Le gouvernement des Etats-Unis ne veut pas la paix. Il veut exploiter son système d’exploitation, de pillage, d’hégémonie par la guerre.
Il veut la paix ? Mais que se passe-t-il en Irak ? Que se passe-t-il au Liban ? En Palestine ? Que se passe-t-il ? Que s’est-il passé ces 100 dernières années en Amérique Latine et dans le monde ? Et à présent il menace le Venezuela - de nouvelles menaces contre le Venezuela, contre l’Iran ?
Il a parlé au peuple libanais. Beaucoup d’entre vous, leur a-t-il dit, ont vu comment leurs maisons et leurs communautés ont été prises dans les tirs croisés. Comment peut-on être cynique à ce point ? Quelle capacité à mentir d’un air penaud ! Les bombes sur Beyrouth d’une précision millimétrée ? Ce sont des feux croisés ? Il pense à un western, lorsque les gens dégainent de la hanche et tirent et que quelqu’un se trouve pris dans les feux croisés. Ceci est impérialiste, fasciste, assassin, génocide. L’empire et Israël qui tirent sur les Palestiniens et les Libanais. C’est ce qu’il s’est passé. Et à présent, nous entendons "Nous souffrons parce que nous voyons nos maisons détruites".
Le président des Etats-Unis est venu parler aux peuples - aux peuples du monde. Il est venir leur parler - J’ai apporté quelques documents avec moi, parce que ce matin je lisais quelques déclarations - et je vois qu’il s’est adressé au peuple d’Afghanistan, au peuple du Liban, au peuple de l’Iran. Et il s’est adressé directement à ces peuples.
Et vous pouvez vous demander, alors que le président des Etats-Unis s’adresse à ces peuples du monde, ce que ces peuples du monde lui diraient si on leur donnait la parole ? Qu’auraient-ils à dire ?
Et je pense avoir une petite idée de ce que les peuples du Sud, les oppressés pensent. Ils diraient "Impérialiste yankee, rentre chez toi !" Je pense que c’est ce que ces peuples diraient si on leur donnait le micro et s’ils pouvaient parler d’une seule voix aux impérialistes américains.
Et voici pourquoi, Madame la Présidente, mes chers collègues, mes amis, l’année dernière nous sommes venus ici dans cette même salle, comme nous l’avons fait ces huit dernières années, et nous avons dit quelque chose qui s’est à présent confirmée - entièrement, entièrement confirmée.
Je ne pense pas que quiconque dans cette pièce pourrait défendre ce système. Voyons les choses en face ! Soyons honnêtes ! Le système de l’O.N.U., né après la Deuxième Guerre Mondiale, a fait faillite. Il est inutile. Oh, oui ! Il est bon de nous réunir tous ensemble une fois par an, de nous rencontrer, de faire des déclarations et de préparer toutes sortes de longs documents et d’écouter de bons discours, comme celui que de (inaudible), hier, celui du Président Lula. Oui c’est bon pour cela. Et il y a beaucoup de discours et nous en avons entendu beaucoup, du président du Sri Lanka, par exemple, et de la Présidente du Chili. Mais nous, l’assemblée, avons été transformés en un organe à peine délibérant. Nous n’avons aucun pouvoir, aucun pouvoir d’avoir le moindre impact sur la terrible situation mondiale. Et c’est pourquoi le Venezuela propose une nouvelle fois, ici, aujourd’hui, le 20 septembre [2006] que nous ré-établissions les Nations-Unies.
L’année dernière, Madame, nous avons fait quatre propositions modestes que nous ressentions comme étant d’une importance cruciale. Nous devons en assumer la responsabilité, nos chefs d’Etats, nos ambassadeurs, nos représentants, et nous devons en discuter.
La première est l’extension [du Conseil de Sécurité], et Lula en parlé hier ici-même. Le Conseil de Sécurité comporte à la fois une catégorie permanente et une catégorie non-permanente, (inaudible) les pays en développement et les pays sous-développés doivent accéder à des sièges de membres permanents. C’est la première étape. Deuxièmement, des méthodes efficaces pour s’occuper et résoudre les conflits mondiaux, des décisions transparentes. Point trois, la suppression immédiate - et c’est une chose à laquelle tout le monde appelle - du mécanisme antidémocratique connu sous le nom de veto, le veto sur les décisions du Conseil de Sécurité.
Permettez-moi de vous donner un exemple récent. Le veto immoral des Etats-Unis qui a permis aux Israéliens, en toute impunité, de détruire le Liban. Exactement devant nous tous alors que nous étions debout à regarder, une résolution du conseil fut empêchée.
Quatrièmement, nous devons renforcer, comme nous l’avons toujours dit, le rôle et les pouvoirs du secrétaire général des Nations-Unies.
Hier, le secrétaire général nous a pratiquement livré son discours d’adieu. Et il a reconnu que pendant ces dix dernières années, les choses sont tout simplement devenues plus compliquées ; la faim, la pauvreté, la violence, les violations des droits de l’homme se sont aggravées. C’est la conséquence extrême de l’effondrement du système des Nations Unies et des prétentions hégémoniques des Etats-Unis.
Madame, le Venezuela, il y a quelques années, a décidé de livrer cette bataille au sein des Nations-Unies en reconnaissant l’ONU. En tant que membres, et nous prêtons nos voix, nos réflexions. Notre voix est une voix indépendante pour représenter la dignité et la recherche de la paix et ré-élaborer le système international ; pour dénoncer la persécution et l’agression par les forces hégémoniques de la planète.
Voici comment le Venezuela s’est présenté. La patrie de Bolivar a cherché à obtenir un siège permanent au Conseil de Sécurité. Voyons ! Bon, il y a eu une attaque en règle par le gouvernement étasunien, une attaque immorale, pour essayer d’empêcher le Venezuela d’être élu librement à un poste au Conseil de Sécurité.
L’imperium a peur de la vérité, il a peur des voix indépendantes. Il nous appelle extrémistes, mais ce sont eux les extrémistes. Et j’aimerais remercier tous les pays qui ont aimablement annoncé leur soutien au Venezuela, même si le scrutin est secret et qu’il n’est pas nécessaire d’annoncer ces choses.
Mais étant donné que l’imperium a attaqué, ouvertement, ils ont renforcé les convictions de nombreux pays. Et leur soutien nous renforce. Le Mercosur, en tant que bloc, a exprimé son soutien. Nos frères du Mercosur. Le Venezuela, avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay, est un membre à part entière du Mercosur.
Et de nombreux autres pays d’Amérique Latine, CARICOM et la Bolivie ont exprimé leur soutien au Venezuela. La Ligue Arabe, l’ensemble de la Ligue Arabe a exprimé son soutien, nos frères des Caraïbes, l’Union Africaine. Presque toute l’Afrique a exprimé son soutien pour le Venezuela et des pays comme la Russie et la Chine et beaucoup d’autres. Je vous remercie chaleureusement de la part du Venezuela, de la part de notre peuple et de la part de la vérité, parce que le Venezuela, avec un siège au Conseil de Sécurité, n’exprimera pas seulement la pensée du Venezuela, mais il sera aussi la voix de tous les peuples du monde et nous défendrons la dignité et la vérité.
Au-delà et au-dessus de tout cela, Madame la Présidente, je pense que nous avons des raisons d’être optimistes. Un poète aurait dit "désespérément optimistes", parce qu’au-dessus et au-delà des guerres et des bombes et de la guerre agressive et préventive et la destruction de peuples entiers, on peut voir qu’une nouvelle ère se dessine.
Ainsi que Silvio Rodriguez le dit, cette ère donne naissance à un cœur. Il y a des moyens alternatifs de penser. Il y a des jeunes gens qui pensent différemment. Et ceci s’est déjà vu en l’espace d’une simple décennie. Il a été démontré que la fin de l’histoire était une affirmation totalement fausse et la même chose a été démontrée à propos de la Pax Americana et de l’établissement du monde capitaliste néolibéral. Il a été démontré que ce système engendre la pauvreté. Qui le croit maintenant ?
Ce que nous avons à faire maintenant est de définir le futur du monde. L’aube se lève partout. Vous pouvez vous en rendre compte en Afrique et en Europe et en Amérique Latine et en Océanie. Je veux insister sur cette vision optimiste.
Nous devons nous renforcer, notre volonté de livrer bataille, notre conscience. Nous devons construire un monde nouveau et meilleur. Le Venezuela se joint à cette lutte et c’est pourquoi nous sommes menacés. Les Etats-Unis ont déjà planifié, financé et mis en place un coup d’Etat au Venezuela et ils continuent de soutenir les tentatives de coup d’Etat au Venezuela et ailleurs.
La Président Michelle Bachelet nous a rappelé, il y a juste un instant, l’assassinat horrible de l’ancien ministre des Affaires Etrangères, Orlando Letelier. Et je voudrais ajouter une chose : Ceux qui ont perpétré ce crime sont libres. Et cet autre événement où un citoyen américain est mort, tué par les Américains eux-mêmes. Ils étaient des tueurs de la CIA, des terroristes. Et nous devons rappeler dans cette pièce que dans exactement trois jours il y aura un autre anniversaire. Trente ans auront passé depuis cette attaque terroriste horrible contre l’avion cubain de la ligne Cubana de Aviacion, où 73 innocents ont trouvé la mort.
Et où se trouve le plus grand terroriste de ce continent qui a pris la responsabilité de faire sauter cet avion ? Il a passé quelques années en prison au Venezuela. Mais grâce à la CIA et aux responsables du gouvernement [vénézuélien] de l’époque, il fut autorisé à s’échapper et il vit dans ce pays, protégé par le gouvernement [des Etats-Unis].
Mais il a été condamné. Il avait avoué son crime. Mais les normes du gouvernement étasunien sont à géométrie variable. Il protège les terroristes lorsqu’il le veut.
Et ceci, pour dire que le Venezuela est entièrement engagé à combattre le terrorisme et la violence. Et nous sommes l’un des peuples qui combattent pour la paix.
Luis Posada Carriles est le nom de ce terroriste qui est protégé ici. Et d’autres personnes extrêmement corrompues qui se sont échappées du Venezuela vivent aussi ici sous protection : un groupe qui a posé des bombes dans diverses ambassades, qui a assassiné des gens pendant le coup d’Etat. Ils m’ont kidnappé et ils allaient me tuer, mais je pense que Dieu est descendu et notre peuple est sorti dans les rues et l’armée y était aussi et ainsi je suis ici devant vous, aujourd’hui.
Mais ces personnes qui ont dirigé ce coup d’Etat sont ici, aujourd’hui, dans ce pays, protégés par le gouvernement américain. Et j’accuse le gouvernement américain de protéger ces terroristes et d’avoir un discours complètement cynique.
Nous avons mentionné Cuba. Oui, nous y étions, il y a encore quelques jours. Nous sommes revenus de là-bas très heureux. Et là-bas, vous voyez qu’une nouvelle ère est née. Le Sommet des 15, le Sommet des non-alignés, ont adopté une résolution historique. Ceci est le document qui en a résulté. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous le lire. Mais vous avez toute une série de résolutions ici qui ont été adoptées d’une façon transparente après un débat ouvert - par plus de 50 chefs d’Etats. Pendant quelques semaines, La Havane était la capitale du Sud et nous avons donné, une fois encore, un nouvel élan au groupe des non-alignés.
Et s’il y a quelque chose que j’aimerais vous demander à tous ici, mes compagnons, mes frères et mes sœurs, c’est de bien vouloir prêter votre bonne volonté pour permettre un nouvel élan au Mouvement des Non-Alignés afin de donner naissance à une nouvelle ère, pour empêcher l’hégémonie et empêcher de nouvelles avancées de l’impérialisme. Et comme vous le savez, Fidel Castro est le président des non-alignés pour les trois prochaines années et nous pouvons lui faire confiance pour qu’il dirige cette charge efficacement. Malheureusement, ils ont pensé "Oh ! Fidel est en train de mourir." Mais ils vont être déçus parce qu’il n’est pas mort. Et non seulement il est en vie, il est de retour dans son uniforme vert et il préside désormais les non-alignés.
Donc, mes chers collègues, Madame la Présidente, un nouveau mouvement, fort, est né, un mouvement du Sud. Nous sommes des hommes et des femmes du Sud. Avec ce document, avec ces idées, avec ces critiques. Je referme à présent mon dossier. Je prends le livre avec moi. Et, n’oubliez pas, je le recommande très fortement et très humblement à vous tous. Nous voulons des idées pour sauver notre planète, pour sauver la planète de la menace impérialiste. Et espérons que dans ce siècle-même, dans pas trop longtemps, nous verrons cette, nous verrons cette nouvelle ère. Et pour nos enfants et nos petits-enfants, un monde de paix basé sur les principes fondamentaux des Nations-Unies, mais de Nations-Unies rénovées. Et peut-être devrons-nous déménager leur siège. Peut-être devons nous le mettre ailleurs ; peut-être dans une ville du Sud. Nous avons proposé le Venezuela.
Vous savez que mon médecin personnel a dû rester dans l’avion. Le chef de la sécurité a dû rester enfermé dans un avion verrouillé. Aucun de ces deux messieurs n’a été autorisé à venir assister à la réunion de l’Onu. Ceci est un autre abus et un autre abus de pouvoir de la part du Diable. Cela sent le soufre ici, mais Dieu est avec nous et je vous embrasse tous.
Que Dieu nous bénisse tous ! Bonne journée à vous."
Hugo CHAVEZ
Source : http://lesogres.info...id_article=2490
Ce soir ou demain, je mettrai en ligne un extrait du zapping montrant un bout du discours de Chavez.
Ce message a été modifié par joel - 23 septembre 2006 à 15:50.
#47
Posté 23 septembre 2006 à 16:22
Effectivement, il faut déplacer le siège de l'ONU et mettre fin au droit de véto.
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
#48
Posté 23 septembre 2006 à 16:54
Simple mais juste! moi qui croyait que les idéos pour lesquels se battait le Che était mort, mais la avec Chavez je voie que la lutte continue et quelle à de beaux jours.
#49
Posté 23 septembre 2006 à 18:07
voici une video de notre ami chavez sur la telé de KARLZERO
http://leweb2zero.tv...1644ffd5cd3d803
PAS MAL !! non
il est trop bon ce gars!!
#50
Posté 23 septembre 2006 à 18:23

Chavez invoquant à l'ONU la protection divine contre Bush le Diable

Chavez montrant le livre de N. Chomsky
Et enfin l'extrait du zapping : Discours de Chavez à l'ONU (20-09-2006) extrait du Zapping de Canal+
A faire partager !
#51
Posté 23 septembre 2006 à 18:32
#52 luimeme
Posté 23 septembre 2006 à 19:07
il y a beaucoup de sentiments qui en ressort,
et si ce n'est pas de l'envoutement et de la pommade,
alors il est une providence !!!!!!!!!!!
il faudrait que d'autres états suivent le pas,
pour créer un effet dominos!!
#53
Posté 23 septembre 2006 à 19:13
http://www.spikedhumor.com/articles/33086/...to_England.html
http://www.spikedhumor.com/articles/33158/...to_England.html
cette seconde video est vraiment interressante car HC parle des intentions politique us envers lui et envers le
venezuela. Si vous comprenez un peu l'anglais ou l'espagnol vous allez trouver ça
trés amusant
Ce message a été modifié par specialstar - 23 septembre 2006 à 19:16.
#54
Posté 23 septembre 2006 à 19:48
#55
Posté 23 septembre 2006 à 19:50
DOrénavant ils sont surtout contre toute forme d'impérialisme mais ne servent pas vraiment à grand chose ...
#56
Posté 23 septembre 2006 à 19:59
Je pose cette question de manière tout à fait rhétorique, je trouve la position et le discours de Chavez admirables, et ses actions menées dans son pays contre les States exemplaires.
Je dis ça parce qu'il y a, selon moi, et toujours d'un point de vue complètement théorique, trois/quatre phrasounettes qui ... 'finbon.
#57
Posté 23 septembre 2006 à 20:09
Maryse, le Samedi 23 Septembre 2006 à 19h41, dit :
Le Mouvement des Pays Non Alignés (NOAL ou MPNA) est un regroupement d' états qui s'est formé durant le conflit idéologique mondiale de la seconde moitié du XX eme siècle, nommé Guerre Froide, qui s' est manifesté par l' affrontement indirect des USA et de l'URSS. La finalité du MPNA était de conserver sa position neutre et ne pas s'allier à une des deux super-puissances déja nommées. Malgré la chute du Mur de Berlin (1989) et la disolution de l' URSS (1991), l' organisation reste en vigueur.
Histoire de l'organisation à travers le temps
Le Mouvement des Pays Non Alignés à ses antécédents originaires de la Conférence Afro-Asiatique de Bandung, Indonésie, en 1955, qui a réuni 29 chefs d' etats de la première génération post-coloniale de leaders des deux continents pour identifier et évaluer les problèmes mondiaux du moment, afin de dévelloper des politiques conjointes dans les relations internationales.
Dans cette conférence, il s' est énnonçé les principes qui devraient gouverner les relations entre les nations grandes et petites, connu comme les "Dix principes de Bandung". Ces principes furent adoptés postérieurement comme les principales fins et objectifs de la politique de non alignement et les critères centraux par les membres du Mouvement.
Six ans après Bandung, sur une plus grande base géographique, s' établit le Mouvement des Pays Non Alignés dans la Première Conférence, Sommet de Belgrade, célébrée du 1 au 6 septembre 1961. Vingt cinq pays, principalement nouveaux Etats indépendants, assistent à la Conférence. D' Amérique Latine, Cuba fut le seul pays participant en qualité de membre.
Les critères des membres formulés à la Conférence Préparatoire pour le Sommet de Belgrade (au Caire en 1961) démontrent que le Mouvement ne fut pas conçu pour excercer un rôle passif dans la politique internationale, mais pour formuler ses propres positions indépendantes, reflétant ses interets et conditions comme pays millitairement faible et économiquement sous dévelloppés.
Ainsi, les objectifs premiers des pays non alignés se centreront dans l'appui à l'autodetermination, l'opposition à l' Apartheid, la non adhésion aux pactes multilatéraux millitaires, la lutte contre l'impérialisme sous toute ses formes et manifestations, le désarmement, la non ingérence dans les affaires internes des Etats, le renforcement des Nations Unies, la démocratisation des relations internationales, le dévelloppement socio-economique et la restructuration du système économique international.
Jusqu'a aujourd'hui il s'est célébré 14 Conférences Sommets du MNOAL. La XIV Conférence des Chefs d' Etats et de Gouvernements du MNOAL se célébrera du 11 au 16 septembre 2006 à la Havane, Cuba.
Le mouvement inclu en majorité des pays en dévelloppement. Un nombre de pays sont restés hors du MNOAL car ils ne remplissent pas les critères des membres ou pour des considérations politiques nationales.
Critères des membres
1. Le Pays doit avoir adopté une politique indépendante basée sur la coexistence des Etats avec différents systèmes politiques et sociaux et dans le non alignement, ou doit démontrer une tendance en faveur d'une telle politique
2. Le Pays concerné devra appuiyer avec consistance les mouvement pour l' indépendance nationale.
3. Le Pays ne doit pas être membre d'une alliance multilatérale millitaire conlu dans le contexte des conflits des grandes puissances.
4. Si le Pays a un accord millitaire bilatèral avec une grande puissance, ou est membre d'un pacte de défense régionale, l' accord ou le pacte ne doivent pas avoir été conclus délibérement dans le contexte des conflits des grandes puissances.
5. Si le Pays a concédé des bases millitaires à une grande puissance étrangère, la concession ne doit pas avoir été faite dans le contexte des conflits des grandes puissances.
Pleins Membres du MNOAL (Par Régions)
Afrique: Angola, Algérie, Bénin, Bostwana, Burkina Faso, Burundi, Cap Vert, Cameroun, Tchad, Comores, Congo, Cote d' Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Guinée Equatoriale, Kenya, Lybie, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Maroc, Ile Maurice, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Niger, Congo, République Centrafricaine, Rwanda, Sao Tomé, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Somalie, Afrique du Sud, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Togo Tunisie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe.
Asie: Afghanistan, Arabie Saoudite, Bahrein, Bengladesh, Bouthan, Brunei, Cambodge, Emirats Arabes Unis, Philipinnes, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Jordanie, Koweit, Laos, Liban, Malaisie,Maldives, Mongolie, Birmanie, Népal, Oman, Pakistan, Palestine, Quatar, R.P.D de Corée, Singapour, Syrie, Sri Lanka, Thaïlande, Turkménistan, Yémen, Ouzbékistan et Viet Nam.
Amérique Latine et Caraïbes: Bahamas, Barbades, Belize, Bolivie, Chili, Colombie, Cuba, Equateur, Grenade, Guatemala, Guyana, Honduras, Jamaïque, Nicaragua, Panama, Pérou, Republique Dominicaine, Sainte Lucie, Surinam, Trinidad et Tobago et Venezuela.
Europe: Biélorussie, Chypre et Malte.
Océanie: Papouasie Nouvelle Guinée et Vanuatu
Différentes Conférences
I Sommet, 1961, Belgrade, Yougoslavie.
II Sommet, 1964, Le Caire, Egypte
III Sommet, 1970, Lousaka, Zambie
IV Sommet, 1973, Alger, Algerie
V Sommet, 1976, Colombo, Sri Lanka.
VI Sommet, 1979, La Havane, Cuba
VII Sommet, 1983, New Delhi, Inde
VIII Sommet, 1986, Harare, Zimbabwe
IX Sommet, 1989, Belgrade, Yougoslavie
X Sommet, 1992, Jakarta, Indonésie
XI Sommet, 1995, Cartagena, Colombie
XII Sommet, 1998, Durban, Afrique du Sud
XIII Sommet, 2003 Kuala Lumpur, Malaisie
XIV Sommet,2006, La Havane, Cuba
Liens
http://es.wikipedia....wiki/Movimiento … _Alineados
Site officiel (en anglais):
http://www.nam.gov.za/
#58
Posté 23 septembre 2006 à 20:10
La Havane, 13 septembre 2006
Le vice président cubain, Carlos Lage, a inauguré aujourd'hui le réunion ministerielle du XIV Sommet des Pays Non Alignés (NOAL), avec un discours critiquant avec dureté les Etats Unis et le modèle néo libéral.
"Il est nécéssaire, urgent et possible un autre monde et pas besoin de guerres pour le conquérir, en prenant conscience, si on s'unit, si nous nous disponsons à défendre avec des idées et fermeté nos droits, nous pouvons y arriver", a affirmé Lage devant les ministres de la quasi totalité des 116 pays membres du NOAL.
"Le rôle que doit jouer notre mouvement est essentiel dans la recherche d'un nouveau système de relations internationales", a t'il ajouté après avoir dénoncé l" absurde et cruel" ordre international imposé par le modèle néo libéral et l' hégémonie des Etats Unis.
"Nous ne sommes pas alignés aux guerres, pas alignés au terrorisme, à l'injustice", a signalé Lage, un des six hommes forts du gouvernement provisoire qui a à sa tête Raul Castro depuis le 31 juillet passé, quand le président cubain, Fidel Castro s'est vu obligé de déléguer les pouvoirs à son frère cadet tout en se récupérant d'une délicate intervention chirurgicale.
"Au milieu de guerres et de menaces de guerres", a t'il dit, le monde " est encore plus injuste et inégal"
"Une véritable dictature s'impose par la guerre et le pouvoir économique, en prétendant défigurer la réalité avec un discours intolérant et trompeur."
"La démocratie et les droits humains sont plus convertis en prétextes qu'en objectifs, qui ne peuvent exister dans un monde toujours plus inégal", a insisté Lage. La pauvreté, a t'il affirmé, est la conséquence du "colonialisme" et d'un ordre international "injuste et criminel, pas de la supposée corruption et incapacité de nos gouvernements."
"Plus de déreglements, de libre commerce equivaut à plus d'inégalités, plus de pauvreté, plus de marginalisation", a assuré le vice président cubain, convaincu que le terrorisme est la conséquence de l'injustice, la pauvreté et des inégalités et pas " des idéologies radicales qui doivent être balayées par des bombes et des missiles."
"C' est ce monde que nous a offert le consensus de Washington, ce monde que nous a offert le neo libéralisme, les multinationales, le Fond Monétaire International, la Banque Mondiale, le gouvernement des Etats Unis et les pays puissants", a t'il ajouté.
"Nous devons lutter pour un monde où soit impensable l' agression et l'occupation de certains pays pour atteindre des avantages matériels ou géopolitiques, un monde où l'on ne puisse pas permettre des agressions comme celle qu' a souffert le peuple libanais ou les atrocités d' Israel contre le peuple palestinien.", a t'il insisté.
"Un monde où l'on ne tente pas d'interdire qu'une nation souveraine accède à l' energie nucléaire avec des fins pacifiques, alors qu'en même temps on aide d'autres à accumuler un arsenal nucléaire", a t'il dit.
Il est nécessaire, a t'il ajouté, "de lutter pour la conception d'un nouvel ordre économique mondial plus juste et équitable dans lequel prime un traitement spécial et différencié pour les pays du Tiers Monde."
Les journées ministérielles se conclueront demain par laisser place au Sommet des chefs d' etats et de Gouvernements qui se terminera samedi avec l' approbation d'un document final dans lequel seront question des sujets comme le terrorisme, l' agression israelienne au Liban et la situation en Iran.
Source EFE
#59
Posté 26 septembre 2006 à 11:43
Hello,
deux années de suite, Hugo Chavez fait 2 discours plein de sens et anti-bush à la tribune de l'ONU :
Les deux sont un peu longs, mais les 30 premières lignes du discours ci-dessous valent leur pesant de cachuètes... Imaginez qu'il est devant les représentants des pays du monde...
61ème AG de l'ONU : discours anti-impérialisme américain, anti-bush
sur la vidéo, on ne voit pas tout l'hémicycle, mais il est fortement applaudi...
60ème AG de l'ONU : discours pour refonder l'ONU
C'est un homme bien ce Hugo
#60
Posté 26 septembre 2006 à 12:07
en plus, il attaque bush sur son propre terrain, la religion
imaginez l'effet que cela peut avoir sur les hispano-chretiens d'amerique
Ce message a été modifié par polales - 26 septembre 2006 à 12:08.











