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A TCHERNOBYL, LA VIE APPREND A RESISTER AUX RADIATIONS
Des travaux viennent de montrer que des arbres et des animaux inventent des modes d'adaptation originaux pour survivre en milieu contaminé.
Des pins proches de la centrale accidentée de Tchernobyl ont adapté leur génome pour résister à la contamination. Certains arbres survivants ont en effet "blindé" leur ADN en y ajoutant des groupes chimiques méthylés. Cette action permet aux plantes de protéger les gènes essentiels.
Des chercheurs canadiens et ukainiens ont vérifié en laboratoire : les jeunes pins plantés dans un terreau contaminé ont montré, après dix ans de croissance, un taux de méthylation de 30 % supérieur à la normale. Parallèlement, l'Institut de biologie des mers du Sud (Sébastopol) a établi que deux espèces d'un lac contaminé qui se produisent par autofécondation ou par accouplement ont opté pour la seconde solution sous la pression du milieu. Une façon d'assurer la survie par la diversité. Des découvertes prometteuses dans l'étude de la survie des espèces exposées à la forte dose de radioactivité.
L'explosion du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en 1986, a contaminé un territoire d'environ 320 000 km² en Ukraine, Biélorussie et Russie. Quatre millions de personnes vivent toujours dans ces zones et en exploitent les terres.
Des travaux viennent de montrer que des arbres et des animaux inventent des modes d'adaptation originaux pour survivre en milieu contaminé.
Des pins proches de la centrale accidentée de Tchernobyl ont adapté leur génome pour résister à la contamination. Certains arbres survivants ont en effet "blindé" leur ADN en y ajoutant des groupes chimiques méthylés. Cette action permet aux plantes de protéger les gènes essentiels.
Des chercheurs canadiens et ukainiens ont vérifié en laboratoire : les jeunes pins plantés dans un terreau contaminé ont montré, après dix ans de croissance, un taux de méthylation de 30 % supérieur à la normale. Parallèlement, l'Institut de biologie des mers du Sud (Sébastopol) a établi que deux espèces d'un lac contaminé qui se produisent par autofécondation ou par accouplement ont opté pour la seconde solution sous la pression du milieu. Une façon d'assurer la survie par la diversité. Des découvertes prometteuses dans l'étude de la survie des espèces exposées à la forte dose de radioactivité.
L'explosion du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en 1986, a contaminé un territoire d'environ 320 000 km² en Ukraine, Biélorussie et Russie. Quatre millions de personnes vivent toujours dans ces zones et en exploitent les terres.
Source : Science et Vie N°1034, novembre 2003
A suivre...
Ce message a été modifié par Hibiscus - 24 octobre 2003 à 10:09.










